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7 mai 2016 6 07 /05 /mai /2016 22:35
Les arums en Bretagne
Les arums en Bretagne

Mardi 3 et mercredi 4 mai 2016,

Maurice passe une soirée et une nuit catastrophique. Il me sollicite pour lui retirer ses pansements qui font mal, sa jambe a triplé de volume, elle a pris sept centimètres. Puis l'eau coule de ses jambes inondant le sol... tout est trempé, les pantoufles, le pantalon, le drap du fauteuil... ça continue de plus belle !

Puis ses pieds dégonflent, ses jambes un peu, c'est selon... son érysipèle est moche à gauche et sur la droite, sa jambe garde une grosse plaie qui ne se referme pas. Il me demande de lui mettre un pansement américain là où sa jambe repose pour le soulager, car les pansements trop serrés font garrots... cela lui fait mal.

Il me réclame de lui frotter énergiquement avec de l'eau froide la cheville gauche très rouge... ses jambes très gonflées demeurent extrêmement dures. Il ne cesse de dire qu'il en a marre... trop c'est trop. Tout va tellement mal qu'il ne ferme pas l'œil de la nuit, à peine s'assoupit-il que cela repart de plus belle. Il n'en peut plus.

Je me couche à minuit trente. Ce matin à sept heures trente les bruits qu'il fait dans la salle de bains car il est en train de se raser le crâne puis la barbe, et à la cuisine me réveillent... je comprends que je dois me lever.

Nous déjeunons, mais déjà Céline, l'infirmière arrive pour les soins. Il a 12, 7 de tension. Force est de constater que les pansements ne réussissent pas à Maurice. Elle en refait d'autres... Maurice les supportent jusqu'au soir, puis rebelote... j'ai dû tout enlever... et les mêmes crises recommencent !

Hier, Maurice a réussi à vendre la moitié de ses gaules. Il vend son siège et tout son matériel de pêche. Il a vendu toutes ses machines électriques pour le jardin. Cet après-midi, un couple est venu nous livrer une tondeuse à gazon d'occasion car la nôtre ne fonctionne plus. Rouillée d'avoir passé l'hiver dans un abri ouvert et cassée du fait que je suis tombée dessus comme toujours en perdant l'équilibre, lorsque je me tiens debout un seul petit instant.

La tondeuse nous aurons bien toujours quelqu'un pour venir nous la passer. Mais le reste ne nous servira plus et cela va faire de la place. Ces personnes très sympathiques restent un moment en notre compagnie à discuter autour d'un café, cela est fort agréable.

Ensuite, en fauteuil roulant je file chez André pour lui rendre un plat. Du coup, il vient rendre une visite éclair à Maurice.

Nous avons soupé puis Maurice s'est couché non sans avoir encore besoin de moi pour lui retirer ses pansements, lui passer de la crème, le couvrir car il a froid.

Hier, nous avons enfin connu un vrai jour de printemps, chaud et ensoleillé. Aujourd'hui, même type de temps mais avec du vent.

Déjà, Maurice souffre de la chaleur... qu'il ne supporte plus depuis plusieurs années et le grand froid non plus.

Pour ma part, je suis lancée à fond dans l'écriture et je remets de l'ordre dans mon disque dur. Cela fait du bien à mes dossiers mais ce n'est pas simple d'engranger la quantité de livres et de recueils que j'ai écrit... il y en a tant !

Jeudi 5 mai 2016, jour de l'Ascension...

Maurice a pu enfin dormir un peu. Au matin cela s'en ressent. À sept heures je l'entends dans la cuisine.

Caroline, l'infirmière arrive à huit heures. Elle lui prend sa tension a 12,7 il faut faire attention, c'est beaucoup trop bas et il peut tomber. Ce soir elle est à 15,8. Ses jambes sont toujours aussi horribles et il perd toujours autant d'eau... cela lui fait de très vilaines plaies à présent.

Après avoir déjeuner, je passe ma matinée à la cuisine. J'ai fait tourner une machine, puis je prépare le repas de midi avec cuisses de poulet à la crème et aux champignons avec une belle ratatouille bien assaisonnée de plantes aromatiques (basilic, herbes de Provence, ciboulette, ail, oignon) bien revenue à l'huile d'olive. Mon repas sera prêt pour demain.

Après le déjeuner de midi, Maurice décide de lire mon livre à succès 'Les Sanglots du Vent'. Il le finit dans l'après-midi et il le trouve formidable.

C'est vrai, je n'en ai plus, il est épuisé et c'est dommage car dès sa sortie j'en ai vendu sept cent... et je conserve une liste d'attente des personnes qui veulent l'acheter pour le lire. Maurice n'a pas lu mes livres sauf mes contes et mes nouvelles, un peu de ma prose poétique et ma prose insurrectionnelle.

Mais ce soir, il est fatigué et il a mal à la tête, cet effort intellectuel a été difficile pour lui, mais une fois le livre ouvert, il n'a plus pu le lâcher comme tous les lecteurs et principalement les lectrices.

Près de Maurice au salon, je me suis reposée, brisée de douleurs effarantes. Je me suis assoupie et l'infirmière est arrivée pour les soins du soir.

En fin de journée, Maurice m'a fait retirer ses pansements, il ne pouvait plus les supporter. Puis il m'a demandé de le couvrir et à neuf heures, il s'est endormi.

C'est le premier jour de chaleur en Bretagne. Nous étions bien aérés avec les baies grandes ouvertes de la véranda. Nos animaux semblaient très heureux. Les poules chantaient et nos biquettes ce soir se sont défoulées en sautant comme des folles sur leur estrade, en se poursuivant à toute vitesse et en faisant de la balançoire. Des lapereaux se sont promenés toute la journée dans le jardin et parfois, nous les regardions s'enfuir à toutes pattes en direction de leur terrier sous la cabane aux chèvres.

Aujourd'hui, j'ai écrit une nouvelle 'La Grâce de Kelly' en écoutant les nombreux oiseaux dans la lande et le jardin... et je travaille encore ce soir...

Vendredi 6 mai 2016,

Une journée de plus dans la descente aux enfers. Il est cinq heures vingt alors que je me déplace dans le couloir, Maurice me hèle :

– Je sens que je vais mourir !

– Tu veux que je m'installe près de toi ?

– Non, non ça va aller, retourne te coucher.

– Bon, alors, je retourne au lit !

Je suis si fatiguée et si douloureuse... on croirait une somnambule. Je me recouche et je me rendors.

Au matin, Maurice dans la cuisine prépare les tartines grillées. Je regarde ses jambes énormes, ses plaies sont catastrophiques, violacées et ouvertes. L'eau sur ses jambes pissent comme une cascade.

Sylvie arrive juste pour nous faire le café et Caroline, l'infirmière pour panser Maurice, mais elle s'obstine à lui faire des pansements qui lui font mal et tombent sans arrêt en plusieurs petits morceaux dans toute la maison, ça m'embête de les ramasser au sol, moi qui ne peux pas bouger !

Et surtout Maurice supporte tout cela avec tout le reste... les soignants se rendent-ils compte de la situation où nous sommes plongés... j'en doute !

Ce matin Sylvie après m'avoir aidé dans les tâches de la maison, m'emmène à la boulangerie et à la poste où j'envoie ma participation à un nouveau concours. Ensuite, nous allons au jardin. Le temps est lourd. Nous nettoyons et rangeons correctement l'espace où Maurice avait déposé des balles de foin. C'est tout de suite plus net et le passage de circulation entre les pelouses est de nouveau libre. Nous ferons un petit morceau de rangement par jour et nous finirons par y arriver.

Je fais un repas rapide. Sylvie nous quitte. Après le déjeuner de midi Maurice se couche et reste un peu sur l'ordinateur.

Pendant ce temps, je vais nourrir nos animaux. Évidemment Aig (Aik, Petit Bisou) me voit dehors et elle pousse des bêlements si pointus que l'on pourrait croire qu'on la tue ! Et si je n'arrive pas assez vite, elle s'énerve et crie encore plus fort. Froudenn m'appelle aussi dans un petit bêlement charmant et régulier. Elle consent maintenant à se laisser caresser très doucement sur le museau, cependant que Aig me lèche et me donne les coups de cornes de l'amour ! Nos trois poules aussi m'amusent beaucoup. Enfin tout ce petit monde donne de la vie et de l'amusement dans notre vie chahutée et de plus en plus bouleversée de chaque jour.

Du coup, après trois sacs de taille des haies, je suis crevée et je m'étends à côté de Maurice au Salon, victime de mes sempiternelles crises d'asthénie accompagnées de douleurs intenables... je m'endors en souffrant dans mon sommeil... je m'entends ronfler.

Je dors toujours à l'arrivée de l'infirmière et rebelote, elle remet les mêmes pansements que ce matin et ils se font la malle aussitôt !... Idiot et débile !

Je file en fauteuil roulant chez mes amis Éliane et Pierre, histoire de leur dire bonjour et prendre de leurs nouvelles. Je ne reste pas très longtemps, ils vont sortir. Éliane m'offre un merveilleux bouquet de quatre beaux arums... les arums font de superbes massifs ici en Bretagne. Ils sont incroyablement beaux, florissants et très hauts. J'en ai mis trois dans le jardin avec l'aide de Nelly, ils ont fleuris en décembre et ils recommencent en mai. Dès qu'ils auront bien pousser cela fera une haie spectaculaire dans ce coin.

Ce soir Maurice de plus en plus épuisé et essoufflé ne tient plus le coup, le teint cireux n'en peut plus de la vie qu'il mène. De nouveau, la détresse s'entend dans sa voix... c'est très dur pour nous deux.

Samedi 7 mai 2016,

Il a dormi à peu près, sommeil entrecoupé de ses prises de morphine et de ses allées et venues aux toilettes. Ses maux de tête réapparaissent tôt, dès ce matin ! Ses jambes ont ruisselé toute la nuit.

Je l'entends dans la cuisine, je dois me lever. Nous déjeunons puis Julien, l'infirmier arrive, regarde ses plaies et se demande comment on peut faire pour que le pansement tienne. Il pense aux filets... dans l'absolu, il faudrait qu'ils ne fassent pas garrot... et moi, je me demande si en couvrant d'éosine et en laissant sécher à l'air ce ne serait pas mieux... mais l'eau ne cesse de passer par là toute la journée, mouillant tout... ses pantoufles, ses draps, provoquant même de petits lacs au pied de son fauteuil où il pourrait glisser... cette situation est insoluble ! Et ce ne serait rien s'il n'en souffrait pas avec tout le reste !

Il pleut... la journée s'annonce sous les meilleurs auspices.

Je prépare un gâteau de foie délicieux que nous mangeons avec la ratatouille bien assaisonnée d'hier... betterave rouge persillée en entrée et comme dessert un flan aux œufs maison de toute beauté avec les œufs orange de nos poules.

Au courrier nous recevons nos drapeaux breton et celte car le nôtre en lambeau n'est plus qu'un mince filet malmené par les tempêtes. Tout ce qui était dehors a beaucoup souffert l'hiver dernier.

Fracassée de douleurs avec un lumbago dans les reins depuis des semaines, je me couche cet après-midi... le temps mauvais comme un jour d'hiver ne nous donne guère envie d'autre chose. Maurice en fait de même. Mais il ne parvient pas à se calmer. Du coup, il me réveille en fanfare pour l'arrivée de Julien et de Marc. Une crampe énorme me saisit et j'ai du mal à me lever.

Bon, j'arrive toute ensommeillée et ébouriffée à la cuisine où se trouve Marc. Il nous rend une petite visite, histoire de prendre de nos nouvelles, et nous apporte des épluchures de légumes et de fruits. Les poules et les biquettes vont se régaler.

Au milieu de l'après-midi, il fait beau avec le retour du grand soleil.

Julien a glissé un filet sur les pansements de Maurice... sur le moment c'est confortable et le pansement américain (à 150 euros la boite !) a le grand mérite d'éponger tout ce qui coule... seulement une heure plus tard, sa jambe explose, elle double, voire triple de volume et il faut tout retirer car Maurice souffre ! Y'en a marre ! Des bouts de petits pansements mouillés, qui ne tiennent plus sur la jambe se répandent dans la maison... ras-le-bol !

Maurice n'en peut plus et moi non plus de le voir acculé à tant d'insupportables maux ! La douleur psychologique le reprend au repas du soir, il voudrait s'éclater la tête dans un mur !

Puis il va sur son fauteuil-lit et une détresse respiratoire s'empare de lui, je dois ouvrir deux grandes baies de la véranda. Soudain, une accalmie vient avec un gant d'eau froide sur la tête car il reprend mal... puis, tout à coup, il se sent mieux.

Il veut dormir dès vingt heures... espérons-le.

PLUS FORT SOUFFLE LE VENT / Dana LANG
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Published by Dana LANG, CONTEUR AUTEUR CREATEUR - dans PLUS FORT SOUFFLE LE VENT
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Présentation

  • : Dana LANG, artiste Internationale, conteuse aux plumes de Sioux, citoyenne du monde, auteure Fantasy, poète, lauréate de 54 Prix Littéraires Internationaux, éditrice, ambassadrice de la PAIX, membre SACD, UERAA, AEB, World Académy of Arts and Culture and World Congress Poets, ...
  • Dana LANG, artiste Internationale, conteuse aux plumes de Sioux, citoyenne du monde, auteure Fantasy, poète, lauréate de 54 Prix Littéraires Internationaux, éditrice, ambassadrice de la PAIX, membre SACD, UERAA, AEB, World Académy of Arts and Culture and World Congress Poets, ...
  • : *1979-1989, bibliothécaire jeunesse en banlieue lyonnaise (Vénissieux) où elle conte déjà trois fois par semaine. Les classes s'inscrivent sur des listes d'attente. *1989-2002, conteuse professionnelle internationale (artiste, durant 12 ans intermittente du spectacle / Cie du Soleil Noir). Elle conte dans les écoles, collèges, lycées, bibliothèques, médiathèques, salles de spectacle, théâtres, festivals... etc... *1991, fondatrice d'une Maison du Conte 'La Biche au Bois' au Cergne (42-Loire). Elle reçoit 20 000 scolaires en attractions contées sur les terres d'Anne de Beaujeu dans les Monts du Haut-Beaujolais, et organise un Festival du Conte et des Conteurs en Forêt et en Cabarets «Flèches des Fées» pendant cinq ans. Elle conte avec divers musiciens dont Tenzin Gonpo artiste Tibétain qui l'accompagne aux instruments et à la voix. Elle parraine un enfant tibétain durant plusieurs années. *1994, sociétaire des Auteurs et Compositeurs Dramatiques. Elle participe à divers festivals... *Avril 1998, elle conte dans les écoles françaises, Instituts, hôtels, villages pour le Festival International des Conteurs Francophones à Abidjan en Côte d'Ivoire. *2003, auteure, poète, en situation de handicap, elle poursuit en écrivant toute son Œuvre. Elle réécrit ses contes adaptés pour la scène (120 contes) et écrit de très nombreux ouvrages dont des contes merveilleux et fantastique, un récit autobiographique ' Les Sanglots du Vent' ; une trilogie Fantasy ' Les 3 Héritiers de la Clef des 7 Mondes' (t.1 : La Dragonne et l'Œuf d'Or Sacré ; t.2 : Éloïse et le Commandeur du Temps ; t.3 à paraître) ; des témoignages de vie ' Docteurs, vous m'avez tué ! ' suite à paraître : ' La Danse de la Méduse ', ' L'Arbre d'Or ', 'La Fuite du Temps', 'La Maison du bout... de la Terre', 'Plus fort souffle le vent', 'Un Radeau dans le Ciel'… un recueil de prose poétique de 7 livrets ' Puisque tu vis, Philippe', une suite de nouvelles et de prose poétique 'À l'Aube d'un Jour' et un livret de pamphlets (prose insurrectionnelle : 'Je vous écris, Frères Humains', ... *2011, à la création de la Maison du Conte, de l'Illustration et de l' Édition Fantastique ' LA FONTAINE AUX FÉES ' édite dix de ses livres (sur plus de 30) et avec son époux Maurice JANIN, architecte d'exécution (en situation de handicap), fréquente les Salons du Livre de Rhône-Alpes, Auvergne, Bourgogne, Yonne, Paca chaque week-end durant deux ans. Sur le Salon du Livre de Lorette (42-Loire), elle rencontre Michel COUROT, Dico d'Or, grand gagnant de la Dictée de Bernard Pivot en 1995. Il deviendra son relecteur et son très grand ami. En avril 2011, elle écrit un conte merveilleux : Flora, Pipi et Scratch, la sorcière. *2012, sociétaire des Arts et des Lettres de France, membre du bureau de l' UERA A (Union des Écrivains de Rhône-Alpes-Auvergne), ambassadrice du Cercle des Ambassadeurs Universels de la Paix, 'La Fontaine aux Fées' édite 'Le Grand Livre de Marina' de Marina FERREIRA et ' Le Monde de Lucas ' de Didier POUDIÈRE. *13 octobre 2013, elle est nommée Membre de la World Académy of Arts and Culture and World Congress of Poets. *Le 18 mai 2014, elle parraine le 1er Festival du Livre et de l'Illustration Jeunesse «Les P'Tits Z'Amis de Marina » à Saint-Didier-de-Formans dans l'Ain (01). *13 Juillet 2014, après avoir vécu deux ans dans le village natal de son père en Alsace près de Bâle et de très longues années en région lyonnaise, elle vit désormais à Plogoff dans le Finistère et devient Membre de l'Association des Écrivains Bretons (AEB). Elle écrit et publie un nouveau conte ' La Fontaine de la Mer Feunteun Aod '. *Décembre 2014, elle collabore au Festival International du Conte de Guillaume ÉKOUMÉ, au Cameroun. Elle écrit un nouveau conte 'Max, le Petit Sorcier'. *Février 2015, elle écrit un conte 'Louka, le Petit Loup de Brocéliande' dédié à son arrière petit-fils, Louka né le 5 février 2015. *23 avril 2015, elle écrit 'Le Dragon de Pors Loubous', un conte fantastique. Fin juillet, par son épouse Danyèle, elle apprend dans une profonde tristesse le décès de son indéfectible ami, Michel COUROT. *20 décembre 2015, elle conte 'Plume de Corbeau' au théâtre Georges Madec à Esquibien pour les enfants des écoles et leurs parents. *Septembre 2013 à 2015, elle devient lauréate de 52 distinctions Littéraires Internationales (Trophées, Mérites, Médailles, Prix, Mentions...) décernés par 13 concours Littéraires Internationaux. *2015-2016, elle recherche un Éditeur sérieux pour lui reprendre toute son Oeuvre. *En 2015, elle est invitée à Sacramento en Californie et à Prague en Tchécoslovaquie du 5 au 10 septembre 2016 par le Président de la World Académy of Arts and Culture and World Congress of Poets où elle ne pourra pas se rendre. *Le 1er février 2016, elle écrit le conte 'Justine et le Pays Contraire'. *Février 2016, elle s'inscrit dans les Salons Festivals du Livre en Bretagne qu'elle espère honorer de sa présence... le 24 avril 2016, elle se rend au Salon du Livre de Botmeur (Finistère) où elle conte et dédicace... En juin 2016, elle écrit le conte Kaoura, la Princesse aux Sept Dragons...
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