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14 décembre 2017 4 14 /12 /décembre /2017 07:07
L'ULTIME VOYAGE D'UN COMBATTANT DE LA VIE / Dana LANG, conteuse aux plumes de sioux, artiste internationale, auteure de romans fantastique (Héroic Fantasy) de contes et de nouvelles, poète insurrectionnelle, ambassadeure de la Paix,...

Mercredi 13 décembre 2017... il réclame l'euthanasie !...

 

Je me lève à trois heures quinze... impossible de dormir. Je file sur l'ordinateur où je découvre de nombreux message auxquels je réponds.

J'attends l'arrivée d'Annie, elle me fait mon déjeuner. J'ai le temps de lui évoquer la situation. Puis je vais me préparer dans la salle de bains... je prends de plus en plus de temps à m'habiller tant mes mouvements sont difficiles et toujours aussi instable sur mes jambes à la limite de la chute, ce qui est très pénible à vivre.

Je l'appelle à l'aide pour mettre ma doudoune et mon bonnet de laine... il fait froid. Comme hier le même rituel se met en place et une fois dans la voiture nous partons. Nous passons d'abord prendre les papiers dont j'ai besoin chez le garagiste puis nous allons poster une lettre faite ce matin.

Annie s'engage sur la route qui mène à l'hôpital et nous arrivons. Elle se gare sur la place 'handicapé' comme à chaque visite. Nous montons et arrivons dans le couloir où nous apercevons le branle-bas de combat du matin où il faut procéder aux toilettes, changer les draps, nettoyer les chambres.

On me regarde de travers, mais j'ai prévenu que je ne pouvais pas faire autrement. Je n'ai personne pour me conduire l'après-midi. Nous devons rester au petit salon jusque presque onze heures. Lorsque nous pénétrons dans la chambre Maurice réveillé souffre atrocement. Il se plaint d'avoir très soif et on ne lui donne rien.

Mais les infirmières attendent ce que dira le médecin. On lui a injecté dix fois plus de morphine qu'hier. N'empêche il n'en peut plus et réclame l'euthanasie d'une voix où perce une extrême douleur. Ils peuvent, ils doivent me faire une piqûre pour en finir ! Ce sont des s...... de me laisser endurer un tel supplice... ah, dis-leur à ces médecins de Paris qui sont venus jusque là pour ne rien faire, dis-leur qu'ils peuvent avoir honte, nos animaux sont mieux traités que nous !    

Il est dans tous ses états :                                                                -Je veux mourir, je veux en finir de ce supplice affreux !

Annie entend tout cela.                                                                   -Oui, mon chéri mais tu sais ce qu'il en est de cette loi sortie d'esprits pervers et hypocrites. Les médecins frileux s'en lavent les mains et ils préfèrent refiler le bébé à l'étranger, ils manquent de courage. Mais une nouvelle loi passera... un texte de loi bien meilleur, plus proche de la loi Belge et Suisse a été écrite par le député Olivier Falorni et les pétitions organisées par des Françaises comme Marie Godard et d'autres, notamment l'ADMD, que nous soutenons, sont entre les mains du CESE qui d'ailleurs a reçu en audition ces militantes. Gageons que nous parviendrons à faire aboutir cette loi au printemps par l'Assemblée, même si nous devons faire virer la Ministre de la Santé par la peau des fesses... ce qu'elle mérite amplement tout médecin qu'elle est à la solde des grands laboratoires et des industries pharmaceutiques !

Il se calme un peu. Je lis dans son regard toute son immense détresse. Il a très soif. L'infirmière vient lui poser une fiole de morphine. Le médecin va passer et c'est elle qui décidera pour la quantité d'eau. Il ne doit pas manger, mais il le sait. La douleur le rappelle à l'ordre.

Il est déjà l'heure pour nous de nous retirer. Je l'embrasse et je le caresse. Je sens que cela lui apporte un rayon de soleil sur son désespoir. J'ai le cœur crevé.

Nous partons, nous quittons l'hôpital et prenons la route du retour à la maison. L'infirmière a déposé un mot sur la porte. Elle n'a pas le temps d'attendre aujourd'hui, elle passera demain.

Annie s'en va. Je demeure seule. Je réchauffe le reste du plat d'hier, j'en aurai encore pour demain ! Puis je m'installe dans le fauteuil où je commence à m'endormir. Je file me mettre sous la couette.

Une nouvelle tempête de vent revient et s'amplifie dans la soirée du côté ouest. Le vent hurle dans la lande et fait chanter les volets. Je me remets sur l'ordinateur. J'ai le tort d'accepter la remise à jour d'un logiciel et cela me bloque l'appareil pendant toute la soirée. Tant pis, je resterai devant la télévision.

Enfin j'appelle l'hôpital pour avoir des nouvelles et si possible lui parler. L'infirmière m'annonce qu'elle vient d'augmenter la dose de morphine et lui a donné aussi de l'ipnovel. Il ne dort pas, elle peut me le passer au téléphone.

Maurice me dit qu'il a été transféré dans une chambre où il se trouve seul, c'est mieux quand on va mourir. Il ajoute qu'il pense que cela va se passer dans la nuit au pire demain, maintenant il l'espère et l'appelle de ses vœux... il n'en peut plus.

Il rajoute qu'il est vraiment content de ce service. Je lui parle du Dr Gayet, chirurgien qui l'a reçu à l'hôpital de Quimper, que j'ai eu au téléphone et que j'ai tant apprécié. Il me répond que celui-ci se tient en relation avec l'équipe qui le soigne et leur fait ses recommandations. Cela a le mérite de me soulager, de me rassurer. Il est entre de très bonnes mains.

Il me fait ses adieux, il pense que l'on ne se reverra plus. Je lui parle des enfants, que j'aurai pu faire mettre le téléphone dans sa chambre.

Il me répond :                                                                               –Oh non, cela me fatigue trop de tenir l'appareil, tu leur diras comme je les aime tous... tu sauras bien le faire pour moi.

Je lui redis que nous allons nous retrouver dans la prochaine vie avec un destin fabuleux. Nous ne saurons plus handicapés, ni malades, nous serons deux leaders, des gens célèbres, une vie où je viendrai finir ce que je n'ai pas terminé, une vie très heureuse.

Il m'annonce qu'il a reçu la visite de Céline, notre infirmière si dévouée, si passionnée par son travail. Quelle petite femme incroyable, qu'il apprécie tant et moi également ! Puis Alain est venu le voir... sensationnel Alain, fidèle et chaleureux ami, si sensible aussi, si touché par le drame que nous vivons.

J'embrasse mon époux, je lui redis que je ne cesse de penser à lui, d'être avec lui. Il me remercie pour ma présence constante à ses côtés malgré ma grande maladie, mes douleurs, ma fatigue intense... je lui dis que je suis sa femme qu'il ne peut pas en être autrement puisque je l'aime.

Il pense qu'il ne me reverra plus. Nous nous quittons sur ces mots... ma tristesse est immense, la sienne est à son comble, mais je le sens déterminé et confiant. Il faut quitter cette enveloppe charnelle douloureuse et l'esprit se réincarnera très vite dans une autre prochaine nouvelle vie où je le retrouverai plus tard...

Soudain on cogne à la porte. Au milieu de la tempête je découvre Alain et Delphine bouleversés qui viennent me faire un gros câlin, braves, merveilleux, adorables amis. Nous parlons de son courage, de sa force incroyable, de sa résistance, de son intense souffrance, des douleurs inouïes qu'il a dû endurer depuis trois ans et plus particulièrement ses quinze derniers mois où je me suis tenue à son chevet nuits et jours. Ils demeurent un petit moment avec moi, leur fille est restée dans la voiture.

Nous nous embrassons fort. Puis ils rentrent chez eux.

L'âme emplie de tristesse, je dîne rapidement d'une bonne soupe de potiron-châtaignes en brique... puis je m'installe dans le fauteuil... j'attends un appel... sera-ce le dernier ?

Maurice et moi au Salon du Livre de Morières-les-Avignon de Nadia Bergougnoux-Zékri

Maurice et moi au Salon du Livre de Morières-les-Avignon de Nadia Bergougnoux-Zékri

Mardi 12 décembre 2017... visite à l'hôpital...

 

Je me lève vers sept heures trente. Je déjeune et Véronique arrive. Je suis installée sur l'ordinateur, d'habitude je suis encore au lit. Elle sent quelque chose d'anormal.

Ce matin nous irons à l'hôpital. Mais voici Pierre qui vient aux nouvelles. Il est presque dix heures lorsque je sursaute, je ne suis pas prête, nous allons être en retard !

Un moment plus tard, Véronique m'aide à enfiler ma veste car je n'y parviens plus. Elle prend le fauteuil manuel et ma sacoche qui pèse trop lourd à la main et autour de mon cou. Elle dépose le matériel dans sa voiture puis elle prend mes béquilles qu'elle met à l'arrière du véhicule et m'ouvre la porte.

Nous partons. Il faudra que je passe au garage si nous en avons le temps. Devant l'hôpital elle m'installe le fauteuil roulant manuel et me pousse jusqu'à l'ascenseur. Nous le prenons jusqu'au deuxième étage. Nous arrivons et je me renseigne sur le numéro de sa chambre.

Nous toquons et découvrons Maurice épuisé, shooté par la morphine qui coule dans la perfusion. Il dort, sa tête dodeline sur le côté gauche et avec l'aide de Véronique je lui arrange son coussin. Il ouvre un œil où je pense qu'il m'aperçoit.

Nous allons rester ainsi vingt minutes à le regarder dormir. Son voisin de lit est absent. Une infirmière passe et nous parlons un peu de son parcours dans le handicap et la maladie.

Lorsque je lui annonce qu'il a été opéré soixante et une fois, elle s'écrie :                                                                                         -Mais c'est impossible !                                                                      -Si, si, Madame c'est tout ce qu'il y a de possible !

Elle ajoute que le médecin voudra me voir, mais le matin prise par sa tournée des malades cela ne sera pas possible.

J'embrasse Maurice et le caresse une fois encore et nous sortons. Nous reprenons la route en sens inverse pour trouver devant la maison l'automobile de l'infirmière où elle nous attend.

Je lui donne des nouvelles, elle compatit à notre drame. Nous entrons, Véronique dépose le matériel et s'en va.

Céline pratique mes soins de pieds... nous avons le temps de discuter de la situation bien pire que ce qu'elle pensait. Moi, j'ai tout de suite pensé à un infarctus abdominal depuis ses premiers vomissements.

Elle me quitte et je me prépare un plat. Je mange seule devant la télévision sur la petite table où chaque jour Maurice et moi avons déjeunés.

C'était un moment où nous pouvions échanger, parler. Souvent je devais le faire manger mais il insistait toujours pour le faire seul, hélas, la nourriture tombait sur sa serviette et cela l'agaçait au plus haut point.

Mais au milieu de son enfer, c'était un petit moment magique qui lui faisait dire :

-Chaque jour de passé, est un jour de plus près de ma petite femme. Il a eut l'occasion tous les jours de la semaine de me dire je t'aime, il ne s'en est pas privé.

Il ajoutait :

-Je vais mourir, ma chérie !

L'après-midi je demeure un moment dans le fauteuil, puis épuisée je regagne ma couche. Le soir venu, j'appelle l'hôpital, mais l'infirmière très occupée me demande de renouveler mon appel dans une heure sauf qu'elle a oublié de me donner le numéro d'appel du service. Je tente l'opération une heure plus tard mais l'accueil reste fermé, le service aussi... bon, tant pis.

J'essaie de joindre mes enfants et petits-enfants. Je reçois un appel de mon fils qui vient aux nouvelles.

Je reste sur l'ordinateur à répondre à mes courriels. Enfin je reçois un coup de téléphone tardif, c'est l'infirmière qui s'inquiète de ne pas m'avoir eue. Elle m'annonce qu'il est très douloureux et qu'elle vient de lui mettre de la morphine dans la perfusion.

Elle me demande si en cas d'urgence je serai à la maison... je lui réponds :

-oui, mais téléphonez deux fois de suite le temps que je puisse arriver en fauteuil jusqu'à l'appareil.

Je dîne seule puis je m'installe devant la télévision où je finis par m'endormir. L'âme chavirée, je file me coucher...

Maurice était là aussi !

Maurice était là aussi !

Lundi 11 décembre 2017... il rentre en urgence à l'hôpital...

 

Un ouragan de vent et de pluie s'abat dans la nuit du côté nord. La nuit a été très pénible pour lui... de mon côté je suis allée aux toilettes par trois fois et en me rendant dans la salle de bains celle-ci était inondée... je cherche de partout la fuite et soudain je vois l'eau tomber du lampadaire comme si il s'agissait d'un robinet, incroyable ! Du coup je saisis toutes les serviettes de toilette qui me tombent sous la main pour les jeter au sol. Que c'est-il passé ?... une ardoise a due être soulevée ou arrachée du toit. Zut alors... cela pourrait provoquer un court-circuit... manquerait plus que ça ! Voici la troisième année que nous connaissons des inondations dans la maison à cause des tempêtes rugissantes dans ce coin de France !

Je soigne Maurice à plusieurs reprises, et du coup je dors profondément sur le matin... je n'entends pas l'infirmière. Puis Nathalie arrive et Maurice me sonne à neuf heures. Il a déjà déjeuné de deux kiwis mais il se sent très mal. Les maux de ventre viennent s'ajouter aux maux d'estomac, aux vomissements, aux maux de tête et du cœur, du pancréas, du foie, de la colonne vertébrale, de la hanche, des jambes, des pieds, des muscles, des tremblements, les démangeaisons... etc... etc... sa situation est proprement intenable. Demain cela fera quinze mois qu'il se trouve grabataire dans le lit sans pouvoir se lever, ni changer de côté, sauf d'être bloqué sur le flanc gauche sur la même hanche dont il souffre abominablement.

Il n'en peut plus et me le répète sans arrêt avec des 'je t'aime' incessants. Je suis horriblement triste et tellement impuissante de le voir dans cet état de souffrance qui n'en finit plus... je souffre de son état invivable.

Avec Nathalie, je fais un saut rapide à la poste pour envoyer le 1er tome de ma trilogie fantastique (Héroic Fantasy) 'Les 3 Héritiers de la Clef des 7 Mondes' dont le premier titre se nomme 'La Dragonne et l'Œuf d'Or Sacré' à une amie qui vient de me le commander. J'en profite pour acheter des kiwis et des clémentines.

Lorsque nous rentrons l'infirmière si dévouée à notre cause se présente à la porte. Elle trouve Maurice bien mal en point et la toubib vient derrière elle. Elle prépare son entrée à l'hôpital... manquait plus que ça... je suis découragée, il n'y a pas de mot pour dire la tragédie que nous vivons depuis octobre 2014 !

Les ambulanciers devenus des ami-e-s depuis le temps qu'ils emmènent Maurice en catastrophe, arrivent avec le brancard par le jardin et la rampe de derrière. Celle-ci on l'aura bien utilisée, tout comme celle de devant où je sors en fauteuil roulant ! Ils l'installent sur le brancard à l'aide du lève-personne, le branchent sur leur bouteille d'oxygène, l'emportent avec sa sonde, vérifient les papiers, prennent la valise que je viens de préparer, franchissent la maison par la rampe arrière et traversent le jardin détrempé.

Je me retrouve seule, désemparée... mais je déjeune, m'installe un moment sur le fauteuil où je m'endors. J'ai très froid, je suis continuellement gelée, mon corps est un glaçon, ce n'est pas bon signe. Je file me réchauffer sous la couette dans le lit où je finis par m'endormir. Je me lève juste au moment où l'infirmière repasse pour mes soins de pieds.

Elle a pris des nouvelles de Maurice mais il était toujours dans la salle d'attente... je m'inquiète car il ne supporte pas de rester des heures sur un brancard à cause de ses deux hernies discales, et dans l'état où il se trouve actuellement. J'appelle l'hôpital à vingt heures. Il a subi une batterie d'examens et les infirmières attendent l'avis du médecin. Je dois rappeler dans une heure et demie...

Maurice au téléphone me dit qu'il a une occlusion intestinale très grave, qu'il faut l'opérer sinon il va souffrir le martyr et mourir, mais il ne sait pas quoi décider. Lui tout ce qu'il veut c'est en finir de cette vie qui n'est plus la vie, crucifié au fond d'un lit depuis déjà trop, trop longtemps.

C'est au tour du médecin de m'appeler... il me dit que le chirurgien recommande de l'opérer à l'hôpital de Quimper. Il me parle de tout ce que lui a dit Maurice, il veut mourir maintenant, il a donné ses directives anticipées, il ne veut plus souffrir... mais quand on connaît la belle hypocrisie qu'est la loi Claeyts-Léonetti, une sudation profonde et continue où l'on vous laisse mourir de faim et de soif dans des souffrances atroces, et que l'on vous réveille de temps en temps pour vous demander si vous voulez toujours mourir, c'est bon on a compris ! Quel raffinement pour soi-disant abréger les souffrances d'un être. Il faut avoir un esprit bien pervers pour avoir pensé et faire appliquer une telle loi !

Le médecin sait tout ce qu'il vient de subir et son parcours incroyable. Moi, je pense qu'on ne peut pas l'opérer après l'aventure de sa prothèse alors que les chirurgiens ne l'endormaient plus depuis quinze ans... se risquer à la soixante-deuxième opération c'est encore une aventure périlleuse... mais, de toute façon si on ne fait rien il va souffrir comme un damné et perdu pour perdu, espérons qu'il parte le moins mal possible... que sa fin soit plus douce...

Il est vingt-trois heures quinze... Maurice vient d'être transféré de l'hôpital de Douarnenez à celui de Quimper. Il me rappelle et il m'explique qu'il refuse l'opération... l'après-opération serait encore plus invivable avec une poche pour les matières fécales. Quelle torture physique à supporter encore ! Maintenant il lui reste trois jours au plus... mais nous sommes prêts nous en avons suffisamment parler, plus particulièrement depuis  2009.

Il me demande de rester près du téléphone car le médecin veut me parler. Au bout de cinq minutes, je reçois son appel. Il me parle longuement. Il me dit que Maurice à une perforation au niveau de l'estomac et une dans l'intestin. C'est très grave ! Une partie de son intestin est nécrosée. Le cœur a y voir quelque chose. Il me dit que l'opération n'apporterait pas un plus à son état et qu'au niveau respiratoire ce serait dramatique. Je lui parle aussi longuement de son vécu incroyable dans la maladie. Il me tient un discours humain que j'aime entendre... enfin quelqu'un qui comprend qu'il ne sert plus à rien de s'acharner sur lui sinon d'amplifier sa douleur et sa souffrance. Félicitations docteur. Il me certifie qu'il sera sous morphine, que les médecins feront tout pour lui épargner le plus possible douleur.

Dans tous les cas de figure il est condamné alors autant lui adoucir ses derniers jours...

Ce soir je ne dormirai pas...

VOIR LE SITE : MOMO HUMOUR DU JOUR

VOIR LE SITE : MOMO HUMOUR DU JOUR

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commentaires

Ciska GLACHANT, amie 16/12/2017 13:17

Oh Super Dana

Ciska GLACHANT, amie 14/12/2017 22:38

Bonjour Dana,
Tu fais des nuits blanches, mais c'est logique... La maison doit être étrangement vide sans Maurice.
J'ai beaucoup pensé à t'appeler mais je n'ai pas osé, il doit y avoir pas mal des appels en ce moment et j'avais aussi peur de te réveiller - au cas où tu te serais enfin endormie un peu.
J'ai lu "Jusqu'au bout du voyage" jusqu'à 13 décembre 2016. De 21h à 01h, quand je me suis couchée. Mon petit Vic était resté avec moi dans le salon. C'est marquant comment nos ami(e)s sur quatre pattes s'accrochent à nous quand il nous sentent peinées.
La spiritualité est indispensable dans la vie. À mon avis, la vie n'est pas une chose qui est née au hasard. La force, l'énergie universelle qui crée la vie et toute chose vivant ou non vivant (les molécules d'une pierre sont bien vivants je dirai) est merveilleuse. C'est triste qu'il n'y a pas beaucoup de gens qui sont conscient du fait que nous sommes tous liés, les uns aux autres et tout qui nous entoure dans cette terre: animaux, plantes, arbres et lieux magiques. Mais ceux qui sont conscients, se retrouvent tôt ou tard sur le chemin de la vie.
Comment va Maurice, est-il toujours conscient? J'espère qu'il a enfin les calmants intraveineuse nécessaires pour soulager ses douleurs - la morphine IV est tellement plus efficace que les gélules.
Et d'ailleurs, 420 milligrammes ce n'était pas une dose trop élevée dans son cas. Les opioïdes n'ont pas trop d'effets néfastes sur la santé tant qu'on n'a pas des problèmes hépatiques ou rénales. Diminuer la posologie est plutôt basé sur le cliché de dépendance - chose dont on s'en fiche quand on a mal du à des pathologies incurables.
As tu toujours des pansements Versatis? Un maigre remède contre la douleur mais un des rare choses qui contiennent un produit pour l'anesthésie locale... Toujours mieux que rien et sans effets secondaires...
Est-ce que une de tes aides va t'amener à Douarnenez ce matin? As tu des amies qui sont à proximité?
Arrives tu à te reposer un peu, physiquement, car tu as dépassé largement la limite d'un burn-out après ces 15 mois des soins intensifs pour Maurice 24/24... !?!
Encore des questions

Présentation

  • : LE MONDE IMAGINAIRE de Dana LANG, conteuse aux plumes de sioux, fée des loups, auteure Fantasy, contes, nouvelles, poète insurrectionnelle (trilogie de prose poétique), lauréate de 76 Prix littéraires
  • : BIOGRAPHIE Dana LANG *1989-2002, conteuse professionnelle internationale (artiste, durant 12 ans intermittente du spectacle / Cie du Soleil Noir). Elle conte dans les écoles, collèges, lycées, bibliothèques, médiathèques, salles de spectacle, théâtres, festivals... etc... *1991, fondatrice d'une Maison du Conte 'La Biche au Bois' au Cergne (42-Loire). Elle reçoit 20 000 scolaires en attractions contées sur les Terres d'Anne de Beaujeu dans les Monts du Haut-Beaujolais, et organise un Festival du Conte et des Conteurs en Forêt et en Cabarets «Flèches des Fées» pendant cinq ans. Elle conte avec divers musiciens dont Tenzin Gonpo artiste tibétain qui l'accompagne aux instruments et à la voix. Elle parraine un enfant tibétain pendant plusieurs années. *1994, sociétaire des Auteurs et Compositeurs Dramatiques. Elle participe à divers festivals... *Avril 1998, elle conte dans les écoles françaises, Instituts, hôtels, villages pour le Festival International des Conteurs Francophones à Abidjan en Côte d'Ivoire. *2003, auteure, poète, en situation de handicap, elle poursuit en écrivant toute son Œuvre. Elle réécrit ses contes adaptés pour la scène (120 contes) et écrit de très nombreux ouvrages dont des contes merveilleux et fantastique, un récit autobiographique ' Les Sanglots du Vent' ; une trilogie Fantasy ' Les 3 Héritiers de la Clef des 7 Mondes' (t.1 : La Dragonne et l'Œuf d'Or Sacré ; t.2 : Éloïse et le Commandeur du Temps ; t.3 à paraître) ; des témoignages de vie ' Docteurs, vous m'avez tué ! ' suite à paraître : ' La Danse de la Méduse ', ' L'Arbre d'Or ', 'La Fuite des Jours', 'La Maison du bout... de la Terre', 'Plus fort souffle le vent', 'Un Radeau dans le Ciel', 'Jusqu'au bout du Voyage', 'La Vie comme un Défi', 'Fais-moi Mourir !', 'Le Bouffeur de Vie', 'L'Ultime Voyage d'un Combattant de la Vie', 'Vogue là où te mènera ton Rêve', 'L' Envol les Ailes Brisées',... édité en juin 2019 par Horizon Littéraire Contemporain : un recueil de prose poétique et de pamphlets de 7 livrets ' Puisque tu vis, Philippe', 'Je vous écris, Frères Humains', 'À l'Aube d'un Jour, Humanité' et un livret de nouvelles 'Poindra le Jour', ... *2011, à la création de la Maison du Conte, de l'Illustration et de l' Édition Fantastique ' LA FONTAINE AUX FÉES ' édite dix de ses livres (sur plus de 30) et avec son époux Maurice JANIN, architecte d'exécution (en situation de handicap), fréquente les Salons du Livre de Rhône-Alpes, Auvergne, Bourgogne, Yonne, Paca chaque week-end durant deux ans. Sur le Salon du Livre de Lorette (42-Loire), elle rencontre Michel COUROT, Dico d'Or, grand gagnant de la Dictée de Bernard Pivot en 1995. Il deviendra son relecteur et son très grand ami. *En avril 2011, elle écrit un conte merveilleux : Flora, Pipi et Scratch, la sorcière. *2012, sociétaire des Arts et des Lettres de France, membre du bureau de l' UERA A (Union des Écrivains de Rhône-Alpes-Auvergne), ambassadrice du Cercle des Ambassadeurs Universels de la Paix, 'La Fontaine aux Fées'  édite 'Le Grand Livre de Marina' de Marina FERREIRA. *13 octobre 2013, elle est nommée Membre de la World Académy of Arts and Culture and World Congress of Poets. *Le 18 mai 2014, elle parraine le 1er Festival du Livre et de l'Illustration Jeunesse «Les P'Tits Z'Amis de Marina » à Saint-Didier-de-Formans dans l'Ain (01). *13 Juillet 2014, après avoir vécu deux ans dans le village natal de son père en Alsace près de Bâle et de très longues années en région lyonnaise, elle vit à Plogoff dans le Finistère et devient Membre de l'Association des Écrivains Bretons (AEB). Elle écrit et publie un nouveau conte ' La Fontaine de la Mer Feunteun Aod '.   *Décembre 2014, elle collabore au Festival International du Conte de Guillaume ÉKOUMÉ, au Cameroun. Elle écrit un nouveau conte 'Max, le Petit Sorcier'. *Février 2015, elle écrit un conte 'Louka, le Petit Loup de Brocéliande' dédié à son arrière petit-fils, Louka né le 5 février 2015. *23 avril 2015, elle écrit 'Le Dragon de Pors Loubous', un conte fantastique. Fin juillet, par son épouse Danyèle, elle apprend dans une profonde tristesse le décès de son indéfectible ami, Michel COUROT. *20 décembre 2015, elle conte 'Plume de Corbeau' au théâtre Georges Madec à Esquibien pour les enfants des écoles et leurs parents. *De septembre 2013 à ce jour, elle devient lauréate de 76 distinctions Littéraires  Internationales (Trophées, Mérites, Médailles, Prix, Mentions...) décernés par 16 concours Littéraires Internationaux. *2015-2016, elle recherche un Éditeur sérieux pour lui reprendre toute son Oeuvre. *En 2015, elle est invitée à Sacramento en Californie et à Prague en Tchécoslovaquie du 5 au 10 septembre 2016 par le Président de la World Académy of Arts and Culture and World Congress of Poets où elle ne pourra pas se rendre. *Le 1er février 2016, elle écrit le conte 'Justine et le Pays Contraire'. *Février 2016, elle s'inscrit dans les Salons Festivals du Livre en Bretagne qu'elle espère honorer de sa présence... le 24 avril 2016, elle se rend au Salon du Livre de Botmeur (Finistère) où elle conte et dédicace... *En juin 2016, elle écrit le conte 'Kaoura, la Princesse aux Sept Dragons'... *En 2017 'La Princesse aux Mensonges', 'L'Œil du Dragon'... et autres... *Le 9 et 10 septembre 2017, elle reçoit le TROPHEE John Ronald TOLKIEN pour le 2ème volet de sa trilogie fantastique 'Les 3 Héritiers de la Clef des 7 Mondes' tome 2 'Éloïse et le Commandeur du Temps par le CEPAL à Thionville en Lorraine. Elle reçoit d'autres Prix Littéraires Internationaux et le TROPHEE le LAUZUN de BRONZE remis par Pierre BELLEMARE... *Le 26 décembre 2017, elle perd à Douarnenez son époux bien-aimé à la suite de très grandes souffrances et d'une longue agonie de trois ans. Il sera incinéré à Quimper et ses cendres jetées en mer à 300 mètres de leur habitation. *Année 2018, elle devient membre de Bibliothéca Universalis.           * En février 2018, elle écrit plusieurs contes et nouvelles... qu'elle présente à des concours littéraires... *4 avril 2018, elle reçoit une Mention des Arts et Lettres pour son conte 'L'Œil du Dragon'. *10 août 2018, veuve elle revient s'installer avec sa fille aînée dans les Monts du Haut-Beaujolais où de plus en plus atteinte par sa maladie, elle tente de faire éditer tous ses livres. Quelques uns de ses textes paraissent dans diverses revues et livres. *Le 26 janvier 2019, elle devient membre de l'Académie Littéraire et Historique du Val-de-Saône. *Le 1er juin 2019, elle reçoit trois nouveaux Prix Littéraires Internationaux sur un conte, une nouvelle et une poésie décernés par les Arts et Lettres de France. *Le 29 juin 2019, elle reçoit le TROPHEE d'EXCELLENCE sur son OEUVRE LITTERAIRE et le PRIX d'EXCELLENCE sur son conte MAX, LE PETIT SORCIER en Français et traduit en Roumain par les Editions HORIZON LITTERAIRE CONTEMPORAIN représenté par Noëlle ARNOULT et Daniel DRAGONMIRESCU.
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