Mercredi 1 octobre 2008
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A propos de la sorcière :
Il ne faut pas mettre de l'obscurantisme là où il n'y en a pas et de la religion où il n'en faut pas !
La religion doit rester dans la sphère privée car elle est affaire privée.
La sorcière, comme la fée, les lutins, l'épée, le chaudron et d'autres objets magiques font partie de notre imaginaire. Ils appartiennent au Patrimoine Mondial
Universel.
Leur origine est celte car nos ancêtres les plus lointains l'étaient. En cette époque reculée la religion catholique romaine a voulu bannir et anéantir définitivement cette société tout
comme les chinois bannissent et anéantissent les tibétains et leur Culture.
Il n'empêche que l'histoire arthurienne est le mythe fondateur de notre société occidentale tout comme les Contes des Mille et Une Nuits que nous aimons tant, le
sont du monde arabe.
Les contes et légendes sont des histoires que notre imaginaire collectif s'est approprié, ils appartiennent à tous.
La symbolique du conte, comme tous les contes universels véhicule et transmet des messages fort depuis la nuit des temps de tolérance, d'amour, de sagesse, de
respect des autres et de la vie, etc...Le conte permet de grandir, de structurer sa personnalité et aiguise le sens critique loin de toute religion. Je dirai qu'il est l'écologie de
l'âme.
*Dans un conte le héros c'est nous, l'enfant qui est en nous avec nos rêves, notre personnalité.
*Ce héros part à la conquête du vaste monde et doit protéger son royaume (son soi intérieur, son âme, sa personne) et sa famille.
*Sur la route, chemin initiatique, il va rencontrer des moments de joie, mais aussi des épreuves, des tests (et la sorcière représente ces embûches, ces pièges, ces
coups du mauvais sort) cette part d'ombre de la vie, ces aspects négatifs qu'il faudra vaincre, qui peuvent l'aider ou le fourvoyer. Chemin qu'il prendra ou ne prendra pas, le héros est son
propre arbitre.
*Les lutins dresseront eux aussi des embûches magiques ou maléfiques. C'est au héros de juger, de voir, de soupeser ce qu'il doit faire ou ne pas faire.
*La fée (dont la symbolique représente la féminité qui est en chacun de nous, garçon ou fille) est le personnage qui accorde sa grâce, vient en aide, envoie des
dons, des objets magiques, porteuse de paix, d'amour, de spiritualité.
*Le chevalier, l'enchanteur, symbolisent la force qui est en chacun de nous et qui doit mettre avec cette vertu là, toutes ses forces au service de la féminité,
vertus féminines qui représentent l'amour, la paix, la sagesse, la tolérance. Il doit les mettre au service de ces vertus féminines et non masculines (qui sont en nous, fille ou garçon) qui elles
(du mauvais côté) représentent la violence, la haine, la guerre, l'intolérance.
*L'épée, le chaudron et l'oeuf sont des objets magiques de très hautes significations dans la Légende Arthurienne. L'épée, représente l'objet au service des fées
(valeurs féminines) le chaudron et l'oeuf symbolise la vie et l'origine de la vie.
*Le dragon évoque toutes les vertus des valeurs féminines.
Le héros est confronté sans cesse au négatif (cette part d'ombre de la vie) et au positif (soleil, embellie, joie de la vie). Il doit trouver assez de force en lui
pour atteindre l'harmonie, cette troisième force qui équilibre le bien et le mal, le positif et le négatif, le ying et le yang, la féminité et la masculinité. Car tout comme nous avons besoin de
l'ombre fraîche quand il y a trop de soleil, nous avons besoin du mauvais comme du bien, du masculin comme du féminin pour évoluer, pour avancer, pour surmonter les obstacles, pour apprendre.
Car, nous sommes venus sur terre pour apprendre (et Satan n'a rien à y voir). Du mal symbolisé par l'échec, nous devons retenir la leçon.
Le conte induit aussi que pour grandir des règles, des limites sont à respecter.
Nous avons besoin de ces trois forces pour gagner l'harmonie, la sérénité et la porte se trouve à l'intérieur, la clef est en soi, symbolisé par le triskel arthurien en Bretagne et aussi par
le bouddhisme qui n'est pas une religion mais le développement de sa propre spiritualité.
Quant à la Fête d'halloween, les celtes fêtaient leur visite dans le monde de l'au-delà, ils honoraient de cette manière leurs chers disparus. C'était une fête joyeuse, car ils croyaient en la
réincarnation, et non pas cette horrible tristesse, ce désespoir que la religion catholique nous fait supporter...d'où la peur de la mort (que l'on cache, que l'on tait). Les celtes fêtaient
tous les solstices, du printemps (Pâques), de l'été (Feux de la St Jean), de l'automne (Halloween) et de l'hiver (Noël) dont la religion catholique s'est inspirée et emparée pour mieux détruire
toute trace de religion ancienne et le culte des druides.
Plus tard, l'Inquisition à fait brûler vives des femmes ( bien entendu, la femme, porteuse de tous les péchés) qui pratiquaient la médecine par les simples (comme les anciens chamans), les
baptisant de sorcières, leur faisant endosser tous les crimes.
Alors Hallowween fête païenne? Pourquoi ne pas dire, tout simplement fête laïque ?
Quant à la peur que peuvent inspirer les contes, elle permet justement de mieux exorciser ses propres
peurs...JOUER A SE FAIRE PEUR, les enfants adorent.
Le conte console aussi. Le conte joue un rôle régulateur et formateur dans la
construction du soi.
QUESTION /: Les enfants ne sont-ils pas soumis quotidiennement à des peurs, des angoisses sourdes tellement plus inquiétantes, à des violences gratuites et inouïes
devant la télévision, devant certains films, jeux violents et publicité dégradantes jusque sur le net ? La vie actuelle est d'une violence insoutenable, heureusement les contes existent avec des
sorcières qui viennent contrebalancer, exorcer de tels cauchemars...dans la tête des enfants et des grands.
Pour finir je dirai cette devise : Rien dans la vie n'est tout à fait bon ni tout à fait mauvais. A nous de chercher à atteindre la perfection.
Dana LANG
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