Samedi 20 septembre 2008 6 20 /09 /Sep /2008 01:01

Bonjour, mes chers amis, fan-club et tous mes visiteurs que je remercie ici, pour leur fidèlité.

Pour vous récompenser de votre assiduité, aujourd'hui octobre 2008, j'ai éprouvé l'envie de lancer ce jeu concours que j'ai souvent pratiqué dans les écoles (ateliers contes).

En voici les termes et le règlement :

Les enfants de quatre à douze ans doivent créer une histoire ou un conte aidés par leur parents, leurs grand parents, leurs oncles et tantes, leurs nounous et autres personnes de leur entourage. Ils peuvent s'inspirer de leurs rêves et des images féériques du net, (des fées, des lutins, des sorcières, des enchanteurs, des animaux, des fleurs du jardin etc...) à l'aide aussi de cartes postales, de photos, de catalogues ou tout autre support...( pour vous aider, il vous faut vous servir  d'un héros, un personnage ou des personnes et d'un objet ou plusieurs objets magiques et construire votre histoire. Voyez en modèle, ci-dessous, l'histoire de Gaëtan et de Luce, sa grand-mère).


CRIQUETTE LA PETITE SOURIS GRISE
GAETAN ET LUCE

   Bonjour, je suis la petite souris de Momo et Dana.

   Je m'appelle Criquette, je dévore tous les livres de Dana  
    et je dors dans ses chaussures.

   Je vous présente mes frères et soeurs, mes cousins et  
    mes cousines. Et ce matin, nous attaquons la pastèque !

    Mais voilà, nous avons appris que Momo et Dana  vien-
    nent d'adopter un petit chat avec un drôle de nom : 
    POMME ! Un nom à se faire croquer ! Commençons par 
    les croquettes !
   
    Ensuite, un grand verre de lait, des câlins et hop ! Pomme c'est dans la poche !

    Et après tout çà, une bonne petite sieste ! A demain, Pomme.

    Qu'est-ce qu'on est bien chez Dana et Momo ! Merci !


Ecrit le 9 septembre 2008, par Gaëtan et Luce.


LE REGLEMENT  DU JEU-CONCOURS : LA FONTAINE AUX HISTOIRES :

1/ Les parents, grands parents, etc...devront faire m'informer, (N'OUBLIEZ PAS DE LE FAIRE) où et quand ils passeront leur histoire (texte) sur leur blog avec un lien sur le mien
http://danalangconteur.over-blog.com

...de mon côté, évidemment je saisirai  votre texte et images sur le mien.

2/ Chacun pourra voter sur mon blog pour une note artistique et pour une note technique et une seule fois sur 20 pour l'enfant que vous défendez, authentifiées par un blog ou un e.mail. 

3/ Les commentaires supplémentaires en rapport avec le sujet amène 5 points de bonus et sont illimités.

4/ Je me réserve le droit, comme conteur, de mettre une note artistique et technique qui seront comptabilisées.

5/ Le jeu se terminera le 30 septembre 2008.

6/ ATTENTION l'histoire doit être créer entièrement avec son ou ses enfants et non copié collé venant du net ! 

Pour me joindre sur mon blog :

-Au bas de chaque article se trouve deux phrases minuscules comme suit :

par la VALLEE DE DANA (DANA LANG) publié dans...
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Il vous suffit de cliquer sur la ligne que je vous ai soulignée pour mettre vos com's ensuite un carré s'affiche pour le déposer et vous devez écrire le code de 3 lettres comme indiqué. Cliquez et fermez ! C'est fait !

Vous pouvez me communiquer vos problèmes, je suis à votre écoute sur mon blog...












LES GAGNANTS RECEVRONT PAR COLISSIMO UN PETIT JOUET.
IL Y AURA :
* LE TROPHEE DE LA FEE / 1ER PRIX
* LE TROPHEE DE L' ENCHANTEUR / 2 EME PRIX
* LE TROPHEE DU LUTIN / 3 EME PRIX 
* ...et des récompenses jusqu'au 10 ème

ALORS TOUS A VOS HISTOIRES !   

Isabelle a posté :
Quelle excellente idée Dana, bravo ! Les miens sont bien trop grands et les 2 petites que j'accueille sont à la maternelle en petite et moyenne section et donc encore trop petites, mais je ne manquerais pas de venir lire et noter de bon coeur ceux qui auront participé.  

Par LA VALLEE DE DANA (DANA LANG) - Publié dans : GRAND JEU POUR MES LECTEURS
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Samedi 20 septembre 2008 6 20 /09 /Sep /2008 00:58

Une poule sort de son poulailler. Elle se plaint:
- Quel froid de canard!
A ce moment, un canard passe et dit:
- Tu as raison : J'ai la chair de poule!


Un chien rentre de l'école. Il dit à sa mère :
" Bonjour maman, aujourd'hui, j'ai appris une nouvelle langue.
- Ah oui ! Laquelle ?
- Miaou, Miaou..."

 




Une maman moustique dit à son petit :
- Ne t'approche pas des humains, ils pourraient te faire du mal !
Le petit moustique répond :
- Mais maman, quand je m'approche d'eux, ils m'applaudissent !

 

La mère à sa fille :
- Marie est-ce que tu as changé l'eau de tes poissons ?
- Mais Maman, ils n'ont pas fini celle de la semaine dernière !


Que dit une cigale à la plage  ?

-Grillions mes amies grillions.
 
 

  • Chauve souris

    - Maman, Maman, j'ai perdu une dent! dit le petit vampire.
    - Va vite la mettre sous ton oreiller,
    la petite chauve-souris va passer

  

C'est le plat !!!

Dame escargot demande à son mari :

Où i

rons nous pour les vacances?

Où tu veux sauf en bourgogne !

UN GRAND MERCI A LUCE ET A SES PETITS ENFANTS...

 

Par LA VALLEE DE DANA (DANA LANG) - Publié dans : POESIE
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Jeudi 18 septembre 2008 4 18 /09 /Sep /2008 14:07

Pour nous et notre famille, mois de septembre difficile :

*Valérie, ma fille aînée (ayant la même maladie génétique orpheline que moi) s'est cassé le pied droit la jour de son anniversaire.
*Mélissa ma petite fille qui entame l'année du bac, ayant choisi le football comme option, s'est fait taclé le genou par un grand gaillard, le jour des six ans d'Elsa et devra être opérée pour rupture des ligaments antérieurs.
*Hier, notre petite Pomme est passée sous l'ascenseur et a été tuée nette. Maurice s'est mis à pleurer si fort que j'en ai été bouleversée et nous avons pris l'option de reprendre immédiatement une petite chatte que j'ai nommée Zoé.
Bref ! Il y a des jours comme çà...
*Mais, il y a de plus grands chagrins encore, Sonia vient d'apprendre la maladie rare de son fils Raphaël (4ans). Gros bisous Raphaël.
*Et, India a perdu Kalika, sa petite filleule de 6 ans. Nous pensons à elle dans cette épreuve douloureuse.


 


Donc, je vous présente Zoé, grandes Z'oreilles ! Zoé aux zoreilles démesurées !...pour capter et capturer la souris RIRI ! 


COMMENTAIRES :

Laissé par : isabelle hier à 18h36
  • Bonsoir Dana
    Comme je l'ai écrit à Sonia, ma maman disait toujours : " la vie c'est une tartine de m.... et on en bouffe un bout tous les jours "

    Chacun à son lot , mais ya des lots tellement plus lourds que d'autres, mais en attendant chacun doit subir sa peine.
    Quand c'est un enfant qui est touché par la maladie c'esoffrirt encore plus dur à accepter.

    Bon courage à ta fille et à Melissa aussi en leur souhaitant bon rétablissement.

    C'est bien que Zoé soit arrivée, comme dit Momo " la famille est reconstituée ".
    Elle est toute mignonne sur tes photos.
    Avec toute mon affection.
    Isabelle

Dana répond :
Ma chère Isabelle,
Il ne faut pas s'aigrir le coeur, et ce que disaient nos mères venaient souvent de ce qu'elles avaient  vécues tant de souffrances...comme la mienne, notamment. 
La vie est belle, enthousiasmante et magnifique. Lorsque l'on est atteint par un immense chagrin, on croit souvent que tout est fini, qu'il ne reste plus rien.
Parfois, notre détresse est si grande que l'on pense à en finir...mais, la vie est plus forte et si elle nous écrase parfois, elle est capable de nous offrir de si grands cadeaux. Même au plus profond de l'abîme il reste toujours une espoir si infime parfois, mais il faut s'y accrocher désespérément. Quand on croit que tout est perdu, la vie nous remet sur les rails et nous envoie des soleils resplendissants qui soudain, nous font revivre et apprécier la vie doublement.
N'oublie jamais Isabelle que la vie nous sert des chagrins pour passer des épreuves, pour voir si l'on est assez fort pour en sortir grandi. On est venu sur terre pour apprendre tous les jours et nos épreuves servent à cela. Ce sont des tests renouvelés pour nous élever au-dessus de l'épreuve et s'en aller plus loin sur notre destin où de nouveau un obstacle se tendra pour avancer de nouveau. Cela fait partie de notre évolution ou non.
Toutes nos larmes, toutes nos souffrances ont un sens, tout s'explique. Au soir de sa vie, quant on fait le bilan on le voit bien, rien n'est anodin, tout se tient, tout sert, tout est utile. Même la maladie ou l'accident ont une signification que sur le moment on ne peut pas comprendre, comme être par exemple, un phare pour les autres. Nous sommes tous ces lumières qui brillent les unes, les autres pour nous entraider.
Avec toute mon affection,
Dana











Par LA VALLEE DE DANA (DANA LANG) - Publié dans : MES AMIS FIDELES COMPAGNONS
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Mercredi 17 septembre 2008 3 17 /09 /Sep /2008 22:15
Samedi 22 décembre 2001 : 12° la nuit / 20° je jour (435km)

Levés tôt, nous partons à 9 H 30. Le temps de faire le tour de VILA REA DO SANTO ANTONIO, de jour. Nous nous mettons en route, et nous constatons, ce matin, que la majorité des camping-caristes se sont parqués dans le camping cerné de grillage ! Les pôvres ! Ils sont complètement fous ! Ils ont peur sûrement. Nous avons rencontré en ville deux allemands et un suédois. Les français ne sont décidément pas trop hardis dans les voyages, sauf quelque uns. Nous voguons vers d'autres cieux...
Nous prenons l'autoroute, passons le RIO GUADIANA par un pont suspendu magnifique (c'est incroyable ce que nous avons pu traverser de ponts durant ce long voyage) ! Nous rejoignons AYAMONTE pour retirer 2500 pesetas "à la boite à sous". Après avoir tourné un peu, nous finissons par la trouver et reprenons l'autoroute sur 160 km jusqu'à SEVILLA...
 Hier soir, Maurice a consulté lui-même le plan de la ville, cela l'aide à s'y retrouver ce matin. Tout de suite, nous nous sommes engagés sur un premier pont et ensuite sur le pont Isabel II qui enjambe le GUADALQUIVIR. Il tourne de suite à droite et le ciel nous accorde sa grâce. Nous pouvons nous garer immédiatement, juste après un passage piéton.
Ainsi demain nous n'aurons plus qu'à suivre la route et nous serons en direction de CADIZ.
(Photo : Sévilla)

Par chance, encore, nous sommes juste à deux pas des principaux monuments à ne pas rater ! Double chance, nous avons un aperçu de ces bâtiments en parcourant le ville en calèche et trible chance, en bateau.
Donc, le bonheur ! Nous visitons SEVILLA en calèche.
La première impression que nous donne Séville c'est sa grande douceur, son charme romantique infini avec ses maisons et ses monuments caractéristiques, son merveilleux fleuve le Guadalquivir qui la traverse nonchalamment, ses parcs aux essences méditerranéennes, palmiers, plantes grasses et ses orangers qui, à l'approche de Noël, sont couverts d'oranges et nous offrent ainsi, des arbres de Noël originaux, pittoresques et exotiques. C'est splendide et inoubliable ! Je n'ai jamais rien vu d'aussi merveilleux ! Mêlés à la couleur des maisons, les calèches décorées et luisantes aux chevaux racés et lustrés jouent dans des tonalités de couleurs chaleureuses et festives.

De plus, après notre balade, nous découvrons les marchés de Noël sévillans. Sur le thème de la nativité, les stands proposent des scènes rurales étonnantes et animées par des automates. On rêve ! Mais, nous regrettons de plus en plus le fauteuil roulant, Maurice à tant de peine à marcher. Il serre les dents sous la douleur et moi, je souffre pour lui. Pourtant nous restons heureux, heureux d'avoir osé, heureux de nos découvertes, de notre émerveillement continu. Une valse de bonheur nous étreint devant tant de beauté. 
Or donc, nous sommes allés visiter en premier lieu l'ALCAZAR (sur le diaporama).

Ce palais nous accueille d'abord par une petite forteresse de grosses pierres taillées, puis vient le style espagnol et ensuite les bâtiments d'influence arabe, d'une beauté à vous couper le souffle, s'ouvrent sur des "patios", des jardins intérieurs puis extérieurs d'une inégalable beauté. Les monuments se referment sur un édifice de style baroque. C'est la merveille de Sévilla. Ce Palais superbe appartient désormais au Patrimoine de l'Humanité. Musée, on peut s'y promener à loisirs goûtant la fraîcheur des jardins intérieurs aux douces fontaines où les canards et les oiseaux du ciel s'y plaisent et y barbotent.
Cela me fait penser que j'ai pu observer des centaines de cigognes sur le delta du Rio Guadiana et un nid sur une cheminée dans l'Algarve. Nos cigognes d'Alsace sont venues, elles aussi, trouver ici, douceur, chaleur et soleil avec une nourriture abondante.

Comme c'est beau Séville ! Bercés par son charme romantique, nous avons pris beaucoup de photos. Les orangers poussent de partout. Les plantes exotiques et les palmiers se marient aux rhododendrons. Toutes ces plantations nous offrent un festival de couleurs, de verdure, de fraîcheur dont on ne se lasse pas. Si l'on y ajoute ces calèches colorées, le pas des chevaux qui se mêlent à la circulation et les balades de nuit en bateau, c'est le bonheur absolu.







Nous prenons le bateau à 20 heures. Il fait grand nuit.
Il vogue doucement sur le Guadalquivir (nom arabe) qui traverse la ville. Nous avons des commentaires en français. Nous découvrons la ville sous les lumières où chaque pont et chaque monument éclairés nous découvrent la grandeur architecturale dessinée par les maîtres du genre. Avec Gustave Eiffel (le pont Calatrava et aussi l'ancienne hall aux poissons), nous avons un éventail riche de diversité et d'intelligences.
C'est fou d'ailleurs le nombre de ponts, tous aussi spectaculaires les uns que les autres, que nous avons franchis durant notre long périple. Nous avons traversé tant de rios, de rias gigantesques qu'il a bien fallu franchir des ponts tous aussi vastes !

Notre balade achevée, nous regagnons notre gîte pour nous mieux vêtir chaudement et parcourir la ville à la recherche d'un bar à "tapas". Nous avons beaucoup marché cet après-midi en visitant l'Alcazar (où je n'ai pas cessé une minute de regretter son fauteuil) du coup, Maurice est vraiment fatigué. Une douleur si aigüe l'empêche de mettre un pied l'un devant l'autre. Il se heurte à toutes les marches, tous les trottoirs, tous les obstacles qui se trouvent devant lui. Mais avec une volonté farouche et féroce, il serre les dents et avance. Je dois cependant devenir ses yeux lorsqu'il marche.
Bon, mais nous nous sommes vraiment régalés entre l'Alcazar et la sortie en bateau
aussi un petit tour dans la ville n'est pas pour nous déplaire. Curieux, nous allons vaillamment en regardant tout. Les andalous vivent la nuit. Les commerces ouvrent à 17 heures et ferment à 22 heures. Il va falloir s'y habituer pour faire les courses. Là, voici un restau-bar à tapas ! Sans méfiance nous entrons. Le serveur nous conduit vers une table prête. Une ambiance sympathique se dégage de ce lieu et les andalous parlent très fort. Là, aussi, il va falloir s'y habituer. Je veux demander des "tapas", mais finalement, à notre place nous n'osons pas bouger.  Du coup on nous amène la carte. Nous comprenons plus tard, qu'il aurait fallu rester au bar pour déguster des tapas. Mais, Maurice ne peut pas rester debout, immobile plus de 3 mn, alors pour nous la chaise devient une absolue nécessité. Ses jambes le font souffrir cruellement. Nous choisissons le moins cher : un gaspacho, une sole grillée et une tourte glacée. 
 Le gaspacho se révèle un véritable délice, la sole grillée un régal et la tourte glacée la cerise sur le gâteau ! Seulement la sole fait 400 grs. Surprise ! Ensuite, au moment de l'addition la T.V.A. n'est pas comprise sur le prix affiché ! On aurait pu s'en douter ! Le guide du routard nous avait pourtant bien prévenus : Attention aux restos, restez sur les bars à tapas. Oui, mais voilà, sans chaise ? Enfin, nous en sommes quittes pour 320 francs soit 7550 pesetas H.T. soit 8079 pesetas TTC, mais cela nous reste un peu en travers de la gorge.
Un peu déçus quand même par cette fausse note, nous partons nous coucher. A midi, nous nous étions régalés pour 100 frs. Entre nos entrées : Alcazar, bateau, calèche, cela dépasse le budget que nous voulions y mettre. Tant pis, c'est Noêl après tout !

Zut ! Nous nous installons pour passer la nuit en plein centre de Séville. Mais, là où nous sommes garés, la nuit devient vite infernale. Les sévillans sortent et il y a soudain, une grosse activité, du mouvement et de la circulation. Il est 1 heures du matin. Nous nous levons pour les toilettes, lorsque que tout à coup, nous entendons cogner des coups répétés à la porte. cela nous réveille tout à fait :
---Policia, policia, policia ! Crie la voix d'un homme à l'extérieur. Je ne sais pas trop quoi faire et je m'apprête à lui ouvrir. Mais fort heureusement, Maurice me retient et lui demande de déguerpir. Nous nous installons en hâte dans la cabine, prêts à démarrer. J'ôte les volets du pare-brise et soudain, je l'aperçois ! J'entrouve un peu la vitre et Maurice lui demande sa "carta".
Là décontenancé, il nous réclame de l'argent pour manger. Nous sommes en colère par le procédé. Nous comprenons que ce gars devait garder son trottoir et ne nous ayant pas vu de jour, il est venu nous réveiller pour nous rançonner. Sous le coup, toujours en pyjama et moi aussi, Maurice roule, roule, roule jusqu'à l'autovia, puis jusqu'à la prochaine aire de service.
Nous faisons environ trente kilomètres lorsqu'enfin nous pouvons stationner près d'une cafétéria à l'écart du bruit et sur un parking éclairé. Ouf ! Nous tombons littéralement de sommeil ! Nous sommes bien renseignés sur les guides par ce genre de pratiques dont il est coutumes par ici, mais celui-ci vient de démontrer trop de zèle. Dans ces conditions, il valait mieux partir.  
Nous reprenons la route à 9 heures après avoir un peu récupéré d'une nuit agitée. En effet, sur notre halte, nous avons été réveillés par des rafales de vent inouïes, d'une grande violence. J'ai eu peur que cela renverse notre engin. Je dormais mal. La furie des éléments déchaînés m'en empêchait. Un vent brutal rugissait comme le diable ! Et puis, tout à coup, une pluie torrentielle s'abattait avec force et dévalait de tous côtés. Je fini par me rendormir et Maurice aussi, je crois. 

Enfin, nous prenons la direction de la ville de CADIZ, mais nous passons d'abord par JEREZ DE LA FRONTERA, où il n'y a que des immeubles à perte de vue et une zone industrielle. Nous roulons et voici CADIZ et soudain, s'ouvre devant nous un cauchemar d'immeubles surgissant de terre comme des champignons en voilant définitivement toute vue sur l'océan. Dégoûtés par un tel panorama nous roulons sans vouloir nous arrêter. 
Nous faisons un arrêt à TARIFA. Là, c'est mieux ! Ville non touristique, nous sommes heureux de découvrir un très joli point de vue sur la mer, avec une rade qui rejoint un fort où se trouve planté là, le phare. Nous déjeunons ici, devant l'océan en furie alors que d'énormes nuages noirs perçés par instant de soleil laissent échapper une grosse radée inondant tout sur son passage. Du coup, notre véhicule bien rincé devient tout regaillardi. Nous sommes situés sur la pointe entre TARIFA et le MAROC, le morceau de terre espagnole le plus éloigné sur la mer. 
Après nous être restaurés, nous partons sur ALGECIRAS. Le paysage change. Après la Sierra, où les andalous cultivent, ici, des milliers d'oliviers et d'orangers, voici des collines qui s'élèvent doucement. Tiens des coucous fleurissent de partout dans les prés et aussi des narcisses (est-ce le printemps dans ce pays toujours chaud ?)
Et puis des moutons paissent et des taureaux circulent dans les prés. Les montagnes s'élèvent encore. Dommage, le ciel s'assombrit et nous obscurcit la vue poutant spectaculaire sur l'océan et la Méditerrannée. A cet endroit précis se mêlent les deux eaux de ces deux mers.
La vue sur la baie d'ALGECIRAS et sur le ROCHER de GIBRALTAR est grandiose !

Un ciel dégagé nous permettrait de mieux apercevoir les montagnes et rendu la couleur des mers plus éclatantes. On ne peut pas tout avoir ! C'est splendide ! Nous suivons cette baie où nous découvrons l'embarquement des ferry-boat en partance pour CEUTA ou TANGER. Je remarque aussi, avec surprise et bonheur un champ marécageux empli d'un troupeau de cigognes. Combien sont-elles ? Innonbrables ! Sont-elles elles aussi en partance pour la Maroc, après une halte ? C'est fort probable. 
Et voilà GIBRALTAR et son énorme rocher ! Impressionnant ! Photo ! Nous sommes parvenus au bout de l'Europe !
Un petit tour et nous filons vers ESTEPONA, avec toujours le même effarement devant des immeubles qui parfois reprennent un style adapté au pays, ou copient des formes et des couleurs, mais d'autres fois des alignements de maisons jumelles horribles placées dans des lieux insolites et choquants ! C'est hideux !
Sur ESTEPONA, MARBELLA et FUENGIROLA les andalous ont construit partout...sur toutes les crêtes des collines et cela donne un paysage étrange de montagnes de toutes les hauteurs totalement colonisées et si possible avec vue sur mer ! 
Pour TORRELINOS c'est la même chose. MALAGA, ville géante et à TORRE DEL MARRE, on retrouve le même principe de colonisation du lieu. Sauf que, Maurice fourbu se faufile à travers les buildings pour trouver une place en bord de mer. Nous trouvons ! Nous nous installons et décidons d'aller manger quelque part. Nous désespérons de trouver quoi que ce soit un dimanche, mais contre toute attente, nous apercevons une crèperie ouverte tenu par un basque et une parisienne. Nous parlons tous français et le basque nous raconte son parcours. Il nous offre la deuxième bouteille de cidre. Enfin, repos, nous ne roulerons pas ce soir. La journée s'achève sur une bonne note !

TORRE DEL MARE, le 24 décembre 2001 : 11° dehors (260 km).
Après une nuit calme, malgré quelques pétards tardifs sur la place, nous déjeunons et rangeons rapidement. Ce matin nous devons trouver un supermercado pour les courses de Noël. Aussi, nous nous éloignons rapidement.
Nous empruntons la route pour gagner NERJA, joli pays et superbe horizon ! Voici, MOTRIL et puis ADRA, le paysage fait d'une succession de montagnes rondes se déroule sur des kilomètres.
Les promoteurs s'en donnent à coeur-joie ! Plus haut, plus loin nous distinguons les montagnes de la SIERRA NEVADA dont un sommet culmine à 3398 m et un autre à 3182 m, puis un à 3482 m, et un autre à 2609 m. Sierra remarquable ! GRANADA se situe juste derrière. Nous irons plus tard. Pour l'instant, nous poursuivons notre chemin via ALMERIA.  Après une route très pittoresque dans la Sierra nous découvrons une vaste baie et le port de pêche d'Alméria. La ville est très belle avec des aspects désertique.
Nous cherchons, dans la circulation, un supermercado. Nous apercevons Carrefour, mais nous perdons ses traces. Nous tombons sur Elcampo, c'est à dire Auchan. Nous faisons nos courses parmi la foule des andalous dans une ambiance de fête de Noël. La sono nous envoie des Flamenco

(Photo : les moulins à vent dans les environs d'Alméria. Au-dessous : nous traversons des rios à sec ou parfois inondés !) 
endiablés entrecoupés de chants de Noël bien de chez nous. Nous entrons par le parking et nous pénétrons à l'intérieur avec notre caddy sur un passage roulant et arrivons au 1er étage. Une vaste galerie marchande, la Part Dieu en plus petit, nous accueille avant de trouver Elcampo (Auchan).
Pour réveillonner à deux, nous choisissons toutes les spécialités espagnoles, pour goûter à tout. Le réveillon sera pour nous, un moment de dégustation et en prime, il ne sera pas trop cher. Nous mangeons sur place et nous repartons cap sur le CABO DE GATA.
Nous ne suivons pas la petite route de la mer, nous remontons sur MURCIA. Dans l'intervalle, nous croisons sur des hectares et des hectares et ce sur des kilomètres, des serres géantes sur les collines alternées en bosses, de loin cela donne l'étrange impression de voir des nappes d'eau...C'est monstreux mais cela produit des tomates par milliers ! Un désastre pour l'environnement, ces longueurs épouvantables de filets plastiques que le vent emporte à la mer ! 
Nous filons sur la voie rapide vers MURCIA puis nous obliquons à droite dans la direction de CARBONERAS. Nous traversons les collines de la Sierra sur une petite route. Elle monte et redescend sans cesse. Soudain, au détour, elle s'élève en à pic sur la mer par des ponts suspendus au-dessus du vide. Je ne suis pas trop rassurée.
Et, tout soudain, devant nos yeux émerveillés, une baie magnifique et on recommence à jouer ainsi à cache-cache. Quand enfin surgit MOJACAR ! L'endroit se dévoile grandiose, le village enchanteur, d'un style marocain, avec ses petites habitations blanches ourlées de plages magnifiques, ses figuiers de Barbarie et puis, presque à côté GARRUCHA avec sa criée et son port si sympathiques.
Alors voilà, ces deux villages deviennent notre port d'attache, notre lieu de résidence, notre coup de foudre ! Nous nous établissons ici, au port. Nous repérons une corréios (poste) pour faire suivre notre courrier.
OUF ! Après un si long périple, un grand repos s'impose. Joyeux Noël !

NOËL 2001 : 24 décembre 2001 : 8°,2 le matin et 14,5° l'après-midi au soleil. 
Installé à Garrucha, sur un petit parking entre les lauriers roses en fleurs, devant la plage, un peu à l'écart de la route et des petits immeubles, nous fêtons Noël. 
Notre réveillon se compose d'olives vertes du pays, d'oeufs de poisson sur mie de pain beurrée. Ensuite, nous avons un éventail de petits beignets espagnols délicieux, et de très grosses crevettes roses, un yaourt, un "montécao" biscuit que j'adore, mais les espagnols l'appelle autrement. Nous avons acheté un assortiment de saucisses fameuses et de pâtés du cru. Nous y touchons à peine pas plus que les noix et les figues. Nous nous réservons pour le dessert "la torta turron de Alicante" un délice et quelques petits chocolats emballés façon "paquet de café". Et puis, bien sûr, comme il se doit, pour la traddition, une belle bougie rouge et un gros morceau de bûche de Noêl façon espagnole que nous réservons pour demain.

MARDI 25 décembre 2001 :
Nous nous levons tard. Cela n'était pas arrivé depuis longtemps. Après la toilette et le rangement, nous réfléchissons à notre parcours. Nous relisons nos notes de voyages. Hier, après notre installation, nous avons fait un tour dans Garrucha. Nous avons repéré les commerces, la poste, la banque, le supermercado et la peluqueria aussi. Mais Mojacar, tout à côté rend les mêmes services. Ce village ravissant se situe sur un site remarquable. De plus nous avons repéré un coin sauvage près d'un gros rocher avec une tour, qui nous paraît à la réflexion calme et tranquille pour la pêche. Le coin est beau et sauvage. Un camping-car allemand est installé, plus loin quelques voitures et des pêcheurs près de la tour. Après le repas de midi, nous nous y rendons. Hier soir, comme souvent, j'ai téléphoné aux enfants.
Sitôt arrivés, Maurice jette sa canne à l'eau. Et moi, je me remets à l'écriture. Le soleil perce enfin. Depuis Sévilla, nous avons enduré une grosse tempête et des rafales de vent et de pluie énormes. A présent, le calme revient. Il fait meilleur. En France aussi où les températures depuis notre départ avaient chutées très largement en-dessous du zéro avec -10° dans l'ain, -12° à Toulouse et -14° en Alsace. Brrrrrr !...

MERCREDI 26 décembre 2001 :
 (Le camping-car que j'ai baptisé l'oiseau bleu et sur lequel Maurice a fait posé une sérigraphie avec son nom et un bel oiseau, sur les côtés et derrière le bahut)
Nous avons bien dormi, au bord de cette plage sauvage. Au matin seul, l'allemand demeure planté là, avec nous.
Il fait un temps superbe...pas un seul nuage, à perte de vue, la méditerrannée et le ciel immense s'épousent de bleu. Mojacar au loin, étincelle de blancheur. Dehors, il fait déjà 18°. Il nous reste une seule bouteille de gaz et il va falloir faire avec. Nous allons en courses à Garrucha, d'abord à la correios pour notre courrier, ensuite au supermercado pour faire le plein nécessaire à la confection de salades variées. La vie, ici, n'est vraiment pas chère. Même l'essence et le gasoil affichent un prix record, le Portugal encore plus. Cela nous change de la vie chère de chez nous. Combien de temps cela durera-t-il ? 
A notre retour, la place est envahie de véhicules. A 15 heures on peut compter onze camping-cars. Il en viendra certainement d'autres. Le thermomètre annonce 26°,5, du pur bonheur. Maurice installé à la pêche sur les rochers d'où il a une situation trop instable revient sur la plage près du véhicule. Nous avons préparé un feu de camp au cas où il ramènerait un gros poisson et même acheté une poêle pour cet usage. Mais de gros poisson point ! Du coup pour le jour de l'an, nous escomptons faire le réveillon autour de notre feu improvisé avec une ventrée de moules et de patates en papillottes. Une paëlla ne serait pas mal non plus ! Mais les plats simples sont les meilleurs !

JEUDI 27 décembre 2001 : 6,5° au réveil et 17,5° à 13 heures.
Bien entendu, n'ayant pas fait de liste, j'ai oublié d'acheter le café, hier. Il manque d'autres petites choses, mais le village est à 2 km. Mojacar est plus près, nous allons cette fois-ci au 1er supermercado de ce village très pittoresque. Dans la boutique nous sommes étonnés d'y rencontrés des commerçants français. Mais, les français ont paraît-il, bien colonisés le secteur. D'ailleurs il y a un restaurant breton. On est pas si dépaysé ! Une fois les courses faites, nous voici revenus sur notre plage. Exédés d'y trouver toujours autant de saletés, bidons plastiques, bouteilles de verre, etc...Maurice et moi, sans se concerter décidons de nettoyer au moins les abords du camping-car. je ramasse quatre sacs de poubelle. On trie les papiers du plastique et nous alimentons notre feu avec. Je récupère un sac de bouteilles de verre et un sac de boites métalliques genre boissons coca cola. C'est fou ce que les gens peuvent être dégueulasses ! L'environnement est très sale en Espagne et pire au portugal ! La nature est carrément une poubelle à ciel ouvert ! C'est attristant ! Le pire, je crois, ce sont les sacs en plastique. Avec le vent, ils s'envolent et s'accrochent de partout, aux barbelés, aux arbres, aux plantes épineuses, à tout ce qui leur fait obstacle et malheureusement, ils flottent en grand nombre dans la mer ! Les serres de tomates que nous avons croisées pendant notre voyage illustrent bien la néglignece et le m'enfoutisme des gens. Pire, lorsque les bâches sont usées, ils les arrachent et les balancent dans le fossé en-dessous. Ni vu, ni connu, le fossé c'est la route ou la colline voisine. Et, nos regards se posent, immanquablement sur ces km de plastique qui volent avec la tempête. Vraiment il faudrait qu'ils prennent tous conscience de ce qu'ils font !
Voilà, maintenant, Maurice est à la pêche. Le temps clair, dégagé, frissonne sans un nuage à l'horizon. Nous refaisons le feu. Ce soir, nous resterons autour, et je ferai cuire une omelette sur les braises. Nous avons téléphoné et avons des nouvelles fraîches de France, très fraîches :
-10° ces jours derniers. Nos enfants grelottent et sont installés devant leur cheminée. Maurice, lui, en caleçon de bain va repêché ses articles de pêche coincés dans les rochers, puis installé au soleil, nous dessinons Mojacar au loin. La journée s'achève sur ces dessins.
(Photo : dessin de Maurice qui pourtant atteind de la maladie des tremblements essentiels...tremble comme une feuille)

VENDREDI 28 décembre 2001 : Il fait 9,5° au matin et 10,2 dans le camion. L'air est frais et vif au bord de l'eau. A 14 h, nous avons 15, 9° à l'ombre. Maurice, s'évertue à laisser ses marques autour de notre endroit. Il borne notre emplacement avec des pierres laissant deux ouvertures pour entrer et sortir, comme un amusement d'enfant. Cela me fait rire. Puis, par jeu il écrit notre numéro d'immatriculation avec des galets blancs sur le sol, espèrant qu'ainsi après les courses nous regagnerons notre territoire...mais, rien n'est moins sûr ! 
Je range et nettoie le sol et fait une lessive rapide. Nous n'avons pas trouvé de laverie.  Le problème du gaz devient lancinant. Nous vivons sur la bouteille qu'il nous reste et ce serait dommage d'écourter notre voyage pour ce problème. Nous allons cherché le pain et une autre poêle pour la cuisine de nos camps improvisés.  J'achète aussi, une casserole à paëlla. Elle a le mérite d'être profonde et large. Nous choisissons une dorade et goûtons du "cazon" à midi. Poisson délicieux à la poêle, Mais ne s'agit-il pas de saumonette ? Nous achetons des cartes postales ! Encore ?
Et oui, je ne peux pas m'enempêcher. Elles sont si belles et il faut faire profiter de notre joie à nos enfants et nos amis. Pendant que je rédige, Maurice gratte avec frénésie autour du bahut. Cela visiblement, l'occupe agréablement. La mer est belle, le ciel bleu pur avec quelques petits moutons blancs.
Un coup de fil de ma fille Valérie qui me demande de la rappeler car le prix de la communication est trop élévée. Elle cherche à savoir où nous sommes et si tout va bien. Elle nous explique combien, ils ont souffert du froid mais après la neige se dessine une amorce de redoux et de dégel. Les enfants partent trois jours en Auvergne, espérons que le temps soit clément. 
Nous quittons notre camp et pour changer nous allons sur la plage de Mojacar. On se balade. On est heureux, on se sent libres. Les gens peuvent faire du vélo ou de la marche à pied. Le site est délicieux et agréable.

SAMEDI 29 décembre 2001 : 9°4 dehors et 10, 8° dedans au matin. 
Nous nous réveillons sur le bord de plage à l'entrée su village si blanc, devant l'immeuble de l'hôtel et de la piscine, assez loin , tout de même pour ne pas être virés. Nous nous préparons en quête d'eau pour le véhicule, en d'eau potable, de pain, de laverie et qui sait, de gaz. Nous roulons pour chercher un point d'eau. La station d'essence vient de nous la refuser (c'est bien la première fois)! Tant pis, il faut trouver un point d'eau. Dans les campings ? Rien à faire ! On ne va pas aller s'enfermer derrière des grillages ! Nous roulons en direction de VERA, puis de VILLARICOS et vers ST JUAN DE LOS TERREROS.
Quand après avoir traversé un paysage sauvage de Sierras, nous débouchons sur des maisons " style marocain" et nous apercevons de loin un groupe de camping-caristes. Il doit y avoir de l'eau. Nous y courrons. Arrivé là, nous les voyons lavant leur linge, s'approvisionnant en eau. On s'arrête. On fait le plein. Nous questionnons des français sur le problème du gaz...et oh, miracle ! La solution existe ! Elle se situe, tout près à VERA. Un ingénieur nous installe un adaptateur sur une bouteille orange barrée d'un trait noir. Voilà, c'était simple comme bonjour ! Bon, après le plein, nous passons à la laverie car il en existe bien une ! C'est pas vrai ! Cela paraît normal avec tous ces touristes...Tenu par un allemand, ou est-ce un américain, notre linge est tout prêt et même plié ! Nous reviendrons pour une tournée de blanc délicat. Il ferme la boutique à 14 heures et nous devons encore faire les courses. Après cela, nous avons décidé de retrouver "notre coin" toute de suite après Mojacar entre les montagnes, les rias et le bord de la plage. Notre périmètre nous attend, nous y ajoutons la pallette ramenée de la plage pour essuyer nos pieds plein de sable...de vrais Robinsons !
Après le repas d'une belle dorade, Maurice retourne à la pêche et moi...dans mes écritures. Il fait un temps chaud et calme, déjà 22,4° à l'ombre ! Je repense à Mojacar...je suis envoûtée, comme tombée sous un charme...et il y a de quoi !
(Photos : une carte postale de l'intérieur de ce village et la photo faite par moi au même endroit).

Les bains de Mojacar est un endroit à ne pas rater !
DIMANCHE 30 décembre 2001 : Il fait 17,8° dans le C.C. (sans chauffage) et 13,5° dehors à 9 heures du matin. 
Maurice, hier, était à la pêche. Cette fois-ci, avec une mer très calme, il ne revenait pas bredouille. Il attrapait toutes sortes de poissons. Tellement heureux, il rentrait à la nuit avec son chargement. Ah, vraiment ! Quel mordu ! Comme tout ce qu'il entreprend dans n'importe quel domaine d'ailleurs...Moi...évidemment, je demeurais le nez plongé dans les écritures ! Je relisais aussi tout le courrier échangé pour écrire le parcours de mon père dans le bulletin d'Histoire de son village natal en Alsace. Aussi les recherches sur l'arbre généalogique de ma famille paternelle remontant jusqu'en 1757 ensuite les traces se perdent faute d'écriture dans les registres. J'étais allée chercher tous les extraits de naissance et de décès dans les diverses mairies des trois villages concernés lors de notre dernier voyage en Alsace. C'est ainsi que du pays basque, durant ce voyage, j'ai pu en rédiger le texte pour l'envoyer.
Maurice parti à la pêche, revient vers 16 heures. Après une petite collation, nous décidons d'aller explorer la tour au bout de la plage. Maurice l'a déjà fait. A l'intérieur on trouve une salle en demi cercle, puis au 1er étage la même forme ornée d'une grande cheminée. Au 2ème étage, une très grande terrasse donne sur la vue alentour. Je ne peux y accéder. Les escaliers en colimaçon, la hauteur et l'étroitesse des marches sur mon déséquilibre des jambes ajoute au vertige qui, à présent, ne me quitte plus. Nous redescendons, faisons le tour du secteur, dans l'espoir de trouver un coin sanitaire. Mais, malgré la présence de plusieurs campaing-caristes, trois anglais et trois allemands regroupés et une caravane. Nous ne trouvons rien. Nous ramassons des branches, des morceaux de bois pour notre feu du nouvel an. Nous trouvons deux poubelles vides, y installons nos branches et roulons le tout jusqu'à notre campement. Nous commençons à faire brûler nos déchets, lorsqu'arrivent, on ne sait d'où deux cyclistes (camping-caristes) français. Ils entament la conversation puis doucement en viennent à la sécurité et nous font comprendre qu'ici on pourrait facilement nous attaquer : "Ils s'y mettent à quatre voitures, vous encerclent jusqu'à ce qu'ils aient tout vidé". Nous sommes persuadés que les camping-caristes français font courir des rumeurs. C'était pareil sur la Bretagne alors que nous y sommes tant de fois allés sans aucun problème. Ici, nous savons que ce genre de rumeur se propage pour remplir les campings surtout à la morte saison...Sans céder à la panique, ni à la psychose et à supposer que cela soit vrai, ce dont nous ne sommes pas du tout convaincus, en y regardant de plus près le site, certes, n'est pas très engageant. Et comme nous restons toujours vigilants, nous préférons partir, bien que nous n'ayons jamais été seuls dans ce site. Des campings caristes ont habité le lieu une nuit jamais plus. Sauf, parfois un ou deux allemands, seuls sans aucune compagnie. Du coup, nous abandonnons notre feu et tout compte fait, à vingt kilomètres au-dessus de la côte, il y a un point sanitaire avec en prime un point de vue formidable, mais Maurice ne pourra pas pêcher. Nous arrivons à la nuit pour un autre campement.

LUNDI 31 décembre 2001 : 13° le matin.
La nuit se révèle calme et chaude. Histoire de ne pas se faire oublier elle déverse quelques très légères gouttes. Mais au matin, tout est plus sec que jamais et le soleil se montre déjà dans un ciel peu couvert.  
Nous allons faire nos courses, cette fois, non plus à 2km mais à vingt. Nous retirons notre courrier à la poste où nous attend un gros paquet de lettres. Nous achetons nos moules du réveillon au supermercado, quelques yaourts et fruits. Nous passons poser notre linge à la laverie : 1500 pesetas pour une machine, linge rendu lavé, séché et plié.
J'écris ces lignes devant une vue splendide, d'énormes blocs de rochers se précipitent dans la mer au lointain et, tout près sur ma gauche une belle villa jaune bordée de palmier et d'un araucaria (l'arbre aux singes). Le ciel gris couvert depuis seize heures nous laisse présager qu'il va pleuvoir. Après être passés au "multibanco" boite à sous, nous avons retiré un peu d'argent, car un de mes cousins veut un billet pour l'ajouter à sa collection et nous sommes à court de pesetas. L'euro arrive d'ici à demain le 1er janvier 2002. Nous profitons de l'occasion pour faire le plein de "turron" (pour les enfants) et de bons gâteaux espagnols. Olé ! Ainsi nous aurons un beau billet de 1000 pesetas pour le cousin.
Une fois sur le lieu de notre séjour, nous mangeons un casse croûte et faisons les comptes. Ce mois encore sera juste. Il faut payer 6000 frs d'impôts, 4200 frs d'électricité et 5300 frs de mutuelle. Dur, dur. Bon, il va bien falloir faire avec.
Le temps se couvre de plus en plus.  
Vaguement, sans grande conviction, derrière mes brouillons, je brosse une esquisse du panorama devant moi, mais il y a si longtemps que je n'ai ni dessiné, ni peint..,je ne sais plus.
Maurice pêche toujours. Le réveillon semble être à l'eau. Les rochers devant moi s'approchent. Ils s'assombrissent.  Les montagnes dans le lointain s'estompent...
Par LA VALLEE DE DANA (DANA LANG) - Publié dans : CARNETS DE VOYAGES
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Mardi 16 septembre 2008 2 16 /09 /Sep /2008 11:25

MARDI 1er janvier 2002 : Cette nuit, il pleut assez fort et la mer se démonte. Au matin, nous la découvrons totalement déchaînée sous un ciel chargé de gros nuages sombres. Nous traînons au lit. Hier, Maurice n'a pas pu tenir jusqu'à minuit. Nous nous sommes couchés à 11 heures après un petit festin moules-frites, quelques biscuits espagnols arrosé d'un peu de vin d'Alsace. Mais cela l'a contrarié. Il ne lui en faut plus guère. A moi, aussi !
(Photo : calendrier andalou 2002) Nous avons cherché en vain, le bouchon de ligne, perdu hier, mais la mer violente a dû le balancer et le casser contre les rochers.
Après le rangement, nous optons pour une petite balade jusqu'au PUERTO DE MAZZARRON, mais depuis AGUILAS, il faut encore rouler 50 km. Nous rebroussons chemin. Il ne fait vraiment pas beau et cela ne vaut pas le coup d'aller si loin. Finalement, nous montons à la CUEVAS DEL AMANZORA, au milieu de la Sierra au-dessus de VERA. Nous pensons y découvrir  un lac, mais il s'agit d'un barrage. Le RIO déclenché par l'ouverture de cette retenue d'eau et des pluies excessives peut  devenir large comme un fleuve. Endigué de berges de béton, trois routes passent dans son lit  pour rejoindre les maisons d'une rive à l'autre. C'est vraiment surprenant et pour le moins insolite. Dans les environs, un peu en-dessous du barrage, nous découvrons des montagnes percées comme des fromages de Gruyère. Dans ces trous logent de nombreuses maisons troglodytes. Certaines proposent un seuil très élaboré d'autres s'exposent telles quelles, façon naturelles. Stupéfaits nous apercevons un berger et ses moutons contre la paroi en a-pic sur le vide. Ils semblent qu'ils logent là dans la bergerie à l'abri de la montagne avec portes et fenêtres. Tout ce troupeau sur une corniche aussi abrupte, nous sidère !
En grimpant vers le barrage nous apercevons des lavandes sauvages que Maurice se plaît à tailler au sécateur : Ce bien odorant bouquet contre les moustiques dans le camping-car sera le bienvenu. Il y a très peu d'eau dans cette retenue. L'eau manque déjà cruellement ici. Ce liquide si précieux permet l'irrigation des cultures dans les creux des collines arides de la Sierra et l'arrosage des milliers de pieds de tomates se fait exigeant.
Nous retournons à Mojacar, faisons quelques courses chez le français et mangeons sur place à la plage d'où nous ramassons une palette pour nous frotter les pieds à l'entrée du C.C. et quelques pavés pour le caler.
Nous rentrons vers 15 heures sur notre campement de Garrucha, ST JUAN DE LOS TERREROS ET AGUILAS.  Nous nous installons correctement, bien calés pour passer la nuit. Nous jouons trois partie de scrabble et après le souper, Maurice file au lit. Il est 19 heures. Nous ne regardons pas la télévision, la TV espagnoles retransmet des films en langue espagnole mais entrecoupée sans arrêt par des annonces publicitaires intempestives qui coupe constamment l'attention ! Impossible de suivre quoi que ce soit dans ces conditions et puis elle ne nous passionne guère. J'écris ces lignes alors que la mer roule des vagues furibondes et audacieuses. Ses rouleaux déferlent dans un tintamarre puissant qui se répercute sur tout le littoral. 

MERCREDI 2 janvier 2002 : 14° le matin et 15,3° l'après-midi.
La mer en furie rugit toute la nuit. Je me lève pensant à un raz de marée tant le vacarme va grandissant, les vagues féroces montent à l'assaut de la côte. Cela ne nous empêche pas de dormir durant treize heures. Au réveil, je veux capturer ce spectacle dans mon appareil, mais celui-ci refuse...plus de poses ! Et zut !
Nous n'avons pas grand chose à faire, ce matin. Le courrier et le gaz serons nos soucis du soir. En attendant nous jouons plusieurs partie de scrabble. Le temps ne se prête pas à d'autres loisisrs. L'heure est venue de nous rendre à la poste qui ferme ses locaux à 14 heures 30. Nous envoyons nos chèques depuis l'Espagne. Nous devrons repasser pour nos lettres. Ensuite, nous allons chez le marchand de bouteilles de propane (boutella de gas propano) susceptible de nous placer un adaptateur. Mais le technicien arrive à...19 heures ! Nous nous voyons contraints de
l'attendre 2 heures 30 devant le magasin.
AH ! Les horaires de l'Espana ! Nous devons nous armer de patience, ce qui n'est pas le point fort de Maurice. Le temps se calme et le soleil réapparaît à 17 h10. Formidable ! Le producteur de gaz se trouve à l'entrée de VERA face à l'intermarché er à côté de Deportes Blanes, grand magasin de vêtements et de chaussures. Maurice s'impatiente, c'est long. 

JEUDI 3 janvier 2002 : Il pleut toute la journée après une nuit de tempête. Nous passons à la poste mais elle est fermée. Nous cherchons des euros et la première boite à sous ne fonctionne pas. Nous faisons la queue une bonne demi-heure à la banque. Une fois au guichet, refus sous le prétexte que notre chèque est barré ! C'est juste qu'ils ne veulent pas s'enquiquiner avec des français. Maurice s'énerve, lui qui ne peut pas tenir debout la trouve mauvaise. T'énerve pas, reste cool, on va en chercher une autre ! Et, oh merveille ! Cà fonctionne ! Nous avons reçus nos premiers euros en billets de dix pour une demande de 150 euros. Et, maintenant plus de problème de conversion, c'est tout de même pas mal ! Nous rentrons à notre base. Nous nous jetons à corps perdus dans le scrabble. Maurice se pique au jeu. Après une dixaine de parties pour occuper le temps entre l'après-midi et la soirée, nous pouvons nous coucher. Dehors, il pleut toujours.

VENDREDI 4 janvier 2002 : Le téléphone nous réveille, comme chaque mardi et vendredi pour faire nos comptes. Cette fois-ci, nous dormions profondément. Surprise ! Il fait un temps superbe !
La mer profondément bleue et le site resplendissent de beauté sous le soleil. Nous faisons les courses pour quelques jours de tranquillité. A côté du supermercado, nous trouvons Dia. Nous en profitons pour nous fournir en
produits courants. Sitôt à notre place, Maurice saute sur ses cannes à pêche et je prépare le repas : un délicieux riz, poivrons, tomates aux calamars. Un pur régal. Je vais à la pêche, moi aussi. Il fait 21,6°. La mer se la coule douce. Si le beau temps se poursuit, on va bientôt pouvoir se baigner.  

SAMEDI 5 janvier 2002 : GRANDE FETE DES ROIS DANS TOUTES LES VILLES D'ESPAGNE ! 
Toute la nuit, la mer roule ses vagues déchaînées dans des grondements terribles. Au matin, il pleut fortement. Nous devons nous déplacer près des toilettes pour remplir d'eau et vider nos wc chimiques naturels. Hier soir nous nous sommes calés face à la mer, ce matin il souffle si fort, Maurice doit inverser le camping-car. Il le place fenêtre sur la mer. Nous pouvons chauffer. Le vent refroidit tout. La mer redouble de violence. Les vagues affluent jusque sur la ligne d'horizon qui porte assez loin pourtant.
L'écume battue et rebattue se monte en neige. Les océans doivent être encore plus impressionnants si l'on songe aux tempêtes d'équinoxe en hiver en Bretagne. Nous sommes allés voir si nous trouvions des éponges, nous revenons bredouilles.
Après le repas de midi, nous reprenons nos parties de scrabble. Elles s'annoncent mal. Maurice retourne sur la plage, vérifier si des éponges n'auraient pas échouées. Question éponges, il faut dire que nos voisins ont fait la rasia. Tiens, depuis ils sont partis ! Aujourd'hui, sur notre campement, on remarque un ballet incessant de camping-caristes. Beaucoup d'allemands vont et viennent, des hollandais aussi, à bord d'engins qui ressemblent plus à des autobus avec en prime moto et voiturette. Cela devient compliqué de se déplacer avec pareil standing. Cela nous amuse de les observer. De même nous constatons que certaines femmes lavent leur linge à la main. Ils ne doivent pas savoir où se trouve la laverie ou peut-être cherchent-elles à faire quelques économies.
Avec ce temps déchaîné Maurice ne peut pas pêcher. Hier en fin de journée, il a pu s'approvisionner en matériel de pêche, bouchons, arrêts de ligne, hameçons, très satisfait de pouvoir faire le plein à un coût aussi bas. Ici, en Espana, la vie est tellement moins chère. Nos voisins reviennent et nous leur cédons la place. C'est bien pour leur faire plaisir car aucune place n'est réservée à quiconque dans les voyages itinérants...mais, comme il ira nous chercher des éponges, un service en vaut un autre. Et puis, il nous a tuyauté pour le gaz, on ne peut pas toujours vivre comme des "Robinsons". Il fait toujours aussi mauvais et je crains que la nuit ne soit pareille.
Les séances de scrabble nous pompent. Lorsque nous avons changé de place pour notre voisin, Maurice croyant la marche sortie s'est retourné le genou dans le vide. A présent, il souffre le martyre et doit s'allonger. Encore heureux qu'il ne s'agisse pas de sa prothèse ! Mais celui-ci aurait dû être opéré car il est vraiment très mal en point. Dur, dur...Finalement nous mangeons rapidement pour s'installer devant la télévision espagnole.

Qu'elle n'est pas notre surprise de découvrir une immense fête dans toutes les villes d'Espagne pour les rois, fête des enfants et des caramelos ! Beaucoup de très beaux chars d'où l'on jette des caramels la foule. Défilés joyeux et haut en couleurs où les enfants sont partout à l'honneur. Dans le port d'Alméria, les rois sont juchés sur de gros navires venant du Maroc, puis ils descendent dans la rue et distribuent des cadeaux, des caramels surtout ! Maurice est déçu, il aurait aimé faire le plein et y aller ! C'est tout de même curieux que nous soyons entourés de français habitués à l'Espagne et qu'ils ne sachent pas que cette fête existe ? Les images de Madrid montrent une fête gigantesque. Quant aux émissions andalouses, elles nous retransmettent les magnifiques défilés d'Alméria, de Huelva, de Sévilla, de Granada, de Jaën, etc...

DIMANCHE 6 janvier 2002 :
La mer s'assagit sur le matin. Nous décidons de faire un tour après le petit déj. et le rangement. Nous allons en direction d'AGUILAS dans l'idée de nous rendre au puerto dal Mazarron. Après Aguilas, nous dénichons un petit village niché sur la colline sympa et....tout blanc. Quelle lumière dégagent ces petits villages andalous toujours resserrés sur eux-même comme pour mieux affronter les tempêtes ! De nombreuses villas très coquettes jouent les fières au milieu des arbustes en fleurs et de leur petit port niché dans un écrin de mer. Plus loin, du côté de Mazarron, la côte découpée offre un beau spectacle sur des petites baies prisonnières entre d'énormes rochers. Très vite ces endroits sont colonisés par des constructions plus ou moins sauvages. Certaines zones habitées autrefois semblent totalement désertes comme livrées aux promoteurs. D'ici peu, tout sera construit de manière, hélas, plus ou moins heureuse. Et puis, toujours des tonnes de détritus dans les trous, dans les remblais, dans les passages de l'eau, tous ces rios qui charriront d'un jour à l'autre tous ces immondices à la mer. C'est une horreur ! Et ces bords de mer sauvages recrachent chaque jour le surplus sur les plages ! 

A CABO COPE, nous nous promenons dans l'espoir de trouver quelques éponges. Et, par hasard, mes yeux se posent sur les premières...deux et puis deux autres. Cela nous encourage à chercher sur la rive. Mais rien ! Nous rentrons et allons au bout du camp sur la plage et là, de belles découvertes...des éponges dont une entière. Nous sommes contents. Mais maurice d'avoir tant marché soulevé par la curiosité, se met à souffrir le martyre de ses deux jambes et son dos l'a fait souffrir toute la journée. Nous nous couchons en hâte pour reposer tout çà.

LUNDI 7 janvier 2002 : 
Nous courons à la poste mais nous nous heurtons le nez sur un panneau Jour Férié ! Pour les mages trois jours de fête sont accordés pour tout le monde ! Viva Espana !
Mais, Maurice peste...un voyage pour rien ! Nous restons sur notre lieu de séjour , non sans avoir vadrouiller sur les plages à la recherche d'éponges...rien ! Je lave quelques bricoles, fais le repas. Un va et vient incessant de camping-cars font la navette vers le point d'eau. C'est l'occasion de discuter avec les chauffeurs. Ce matin, il pleut. Des allemands arrivent, des français aussi, avec leur groupe électrogène et leur...meuleuse ! C'est vrai leur camping-car part en brioche...vive le marché de l'occasion. Ce brave type passe des journées entières à réparer son véhicule à grands fracas ! On voit de tout...

MARDI 8 janvier 2002 :
Jour anniversaire de mon fils Yvan ! Nous allons chercher nos lettres. Nous attendons des justificatifs à renvoyer avant le 20 pour les pensions d'invalidité de Maurice, mais il n'y a toujours rien au courrier. Inquiets, nous téléphonons partout. On nous rassure, nous ne pouvons pas les avoir reçus à partir du moment où ces courriers ne pas encore partis. Visiblement, il y a des problèmes. Nous faisons une lettre pour prendre les devants. Nous en profitons pour faire nos courses et achetons moules et calamars (pas chers). Puis nous rentrons au camp. Nous recontrons un allemand affolé qui nous prévient "policia, policia". Bon, il vaut mieux savoir ce qu'ils veulent. On se gare près de nos français. Nous voyons un policier de la "guarda civile" qui fait les cent pas entre chaque camping-cars. Beaucoup se sont envolés, mais d'autres sont restés. Bizarre...le policier arrive vers nos voisins. Maurice sort. Je les entends parler. La policia relève les identités de tous. Puis, il vient me dire que nous devons nous déplacer de six mètres par rapport à la borne "protection de la mer". Tu parles ! Les maisons sont bien plus près de la mer que nous. Enfin, il s'agit d'un prétexte. Nous ne pouvons stationner ici, que trois jours. Cà, je l'accepte. Je trouve normal de ne pas dépasser ce délai dans un emplacement pour quelques camping-cars. Nous sommes en voyage itinérant, après tout...sauf qu'il manque des bornes de partout. Les municipalités devraient laisser à dispositions des touristes un ou plusieurs emplacements (suivant leur grandeur) sur leur commune permettant de séjourner de 24 à 48 heures pour quatre à six camping-caristes...de même pour les services. Seulement voilà, chaque camping-cariste devrait s'autodiscipliner et ce n'est pas facile quand des couillons font circuler des bruits d'attaque ! Sinon, il faut aller dans les campings et ce n'est pas la vocation de ces engins. Après le repas, nous retournons à la poste qui, comme de juste, est fermée. Nous achetons timbres et cartes postales dans une boutique et nous posterons nos lettres vers 17 heures. Au courrier nous avons une lettre de Mélissa, notre petite fille. Pendant que Maurice pêche, je m'empresse de lui répondre une lettre de sept pages, elle va en être toute remuée ! Nous rentrons à notre base pour la nuit. Tiens, le français et sa femme ont mis les voiles. Elle souhaitait que nous restions ensemble. Mais nous croyant envolés, ils sont partis à leur tour. Nous restons pour la nuit. Demain, on verra...

MERCREDI 9 janvier 2002 :
9 heures, il fait grand beau et très doux. La mer s'est enfin apaisée. Plus personne autour de nous. Tous ont pris la fuite. Le français à la meuleuse s'est évaporé. Tout de même, en voilà un qui ne manquait pas d'air ! Hier, nous l'avions rencontré au supermercado venu acheter sa chopine de vin. Au retour, ils se vantait d'être allé se ravitailler gratuitement auprès des maraîchers occupés dans les champs prétendant que nous, nous ne savions pas y faire !
...Il faut de tout pour faire un monde.
Nous prenons la route pour Garrucha et allons chercher notre courrier...et, des euros pour la semaine. Il faut aussi aller faire le plein de gasoil. Nous nous installons sur la plage de Mojacar à l'entrée de la station balnéaire. Maurice pêche et je prépare les calamars avec du riz, des tomates et des poivrons. Je réserve les déchets. Avec çà, il fait un malheur à la pêche. La soupe de poissons n'est pas loin. Derrière nous s'est déjà installé des camping-caristes allemands. Ceux-là, ils trimballent deux grands lévriers dans leur soute. Le monde est totalement fou ! D'autres s'amènent. On ne peut vraiment pas être seuls...Nous avons reçu des lettres d'amis et d'autres administratives.
Notre courrier se perd dans les différentes adresses de notre parcours...mais, il fini par arrivé.  Un colis envoyé par des cousins leur est revenu en miettes. Les colis sont refoulés aux frontières, vigie pirate entre en action. Il fait toujours aussi froid en France. 

JEUDI 10 janvier 2002 :
Il fait beau, la mer est calme. Hier soir, Maurice a péché jusqu'à 19 heures. Il faisait presque nuit et il était transi. Quel passionné ! N'empêche, il a prit plus d'un kilo de poissons, de quoi faire une bonne soupe. A son retour, un message téléphonique nous annonce notre facture téléphonique ! J'avais oublié les coûts élevés des communications jusqu'au fin fond de l' Espagne ! Donc, plus de téléphone !  
Il fait de plus en plus beau. le cyclamen acheté au Portugal se porte à merveille. Je compte plus de cinquante fleurs roses, du plus bel effet sur le bleu. Magnifique, il fleurit sans arrêt. Hier soir à Mojacar, de la plage du port où nous étions garés nous sommes allés nous couchés vers notre fameux point d'eau à St Juan de los Torreros. Une fois debout nous avons levé le camp pour passer la journée vers Balardina, un mignon petit village tout blanc sur la côte, et trouver juste après, une immense esplanade, genre camping sauvage avec une jolie plage entre deux rochers. Seulement voilà, a peine arrivés nous avons été délogés. La "Guardia civile" nous a fait déguerpir avec de grands gestes. Dégoûtés, nous sommes partis. Voici le beau temps sur la Costa Blanca et sûrement les campings donnent l'ordre à la police de chasser tous les camping-caristes afin que ceux-ci, lassés, viennent s'engouffrer dans leurs parcs payants. Mais qu'avons-nous à faire dans les campings ? Sinon à être parqués. Bref, nous depuis trois jours, nous avons vraiment l'impression de jouer aux gendarmes et aux voleurs ! En tout cas, tout soudain, les endroits tranquilles en bord de mer sont désertés. Donc, sur la route nous ne savons plus où nous diriger. Faut-il se rendre à Alméria, retrouver définitivement le beau temps là-bas ? Chassent-ils aussi les camping-caristes ? Nous passons relever notre courrier à Garrucha et finalement nous allons sur le port de Garrucha à côté de la plage. Si la police ne vient pas nous déloger, on pourra toujours s'installer pour la pêche. Quelle stupidité ! Tous ces grands espaces libres en bord de mer sans aucun camping-cariste ! Tous se sont réfugiés dans les villes, sur les parkings. D'ici que nous retournions au Portugal, il n'y a qu'un pas. Mais retrouver la panique sur les routes cela ne nous tente guère. A Aguilas, nous nous sommes retrouvés coincés dans des impasses sans issue sans aucune signalisation et des ruelles où passait difficilement notre véhicule. La flèche obligatoire, nous envoyait, comme toujours sur des sens interdits ou des culs de sac !
Plus jamais nous ne repasserons par Aguilas ! Ras la couette ! Marre !
Maurice pour se détendre part à la pêche, direction les gros cailloux du port. Cette matinée l'a contrarié, et moi aussi. Nous espérons que ce manège ne va pas trop durer. La poste n'est pas loin, le marché pour demain à côté, et nous sommes si bien entre Garrucha et Mojacar. On devrait pourvoir être tranquilles. Trois autres français, deux allemands et un suisse se sont eux aussi garés sur cette place pour allés au marché. Les français sont allés à la rencontre des pêcheurs et la criée ne va pas tarder à commencer. Maurice revient de la pêche avec une vieille, six civelles et quelques poissons blancs. Puis, nous repartons ensemble. Il faut grimper sur la rade et je ne suis pas à l'aise avec mes jambes flageolantes et le vertige qui m'assaille. Je ne suis pas du tout rassurée, peur de l'accident. Maurice tente une escalade pour pouvoir atteindre l'eau. Il rate un poisson, puis il accroche sa ligne plusieurs fois au fond. Nous rentrons. A ce moment là, une française nous accoste pour nous demander si nous voulons acheter des crevettes. Un pêcheur leur en propose au moins douze kilos soit 30 frs par couple. Nous acceptons avec plaisir. Et, nous voilà à la criée avec nos plats et un bol pour la mesure.Chacun recevra 3 à 4 bolées soit six grosses assiettes par couple. Donc, je cuis les crevettes et prépare la soupe de poissons. Quel boulot mais quelle saveur ! Nous avons tout mangé !
Ensuite parties de scrabble endiablées où Maurice se révèle performant. Il me bat dès la première partie ! Je dois être vraiment épuisée. Il est 10 heures 45, un record !

VENDREDI 11 janvier 2002 :
Nous avons bien dormi. Nous nous préparons pour le marché. Quelle douceur de vivre nous étreind soudain !
Déjà le soleil resplendit, il fait très doux et flâner ainsi sur un marché méditerranéen devient une vraie jouïssance. Nous faisons le tour des forains avant de découvrir les nombreux maraîchers qui se tassent entre ces étroites et  longues ruelles. Ils proposent des étals emplis d'agrumes tous frais cueillis, des légumes aux douces saveurs du midi, des olives, évidemment et des oeufs. C'est un pur régal d'autant plus grand que nous évoluons parmi les andalous. Les gens jacassent, parlent fort, s'interpellent de tous côtés. Ils échangent des sourires, ils prennent le temps de comprendre et de compter cette nouvelle monnaie européenne, les euros. Nous achetons des mandarines, des tomates cerises, des poivrons, des citrons, des olives. Le poulet pas encore cuit, nous allons l'attendre au bar plein a craqué. Nous commandons dehors, assis entre les cagettes de légumes et de fruits. L'ambiance dans ce matin ensoleillé prête à la flânerie et à la rêverie. Comme on se sent bien. Nous redescendons mollement vers notre maison roulante, sur le quai, pour y déposer nos achats. En remontant dans les ruelles de Garrucha, nous passons relever le courrier. La postière nous connaît à présent...pas de lettres ce matin. Puis nous allons à la panederia. J'achète un grand sac de montécao pour 12 frs. Nous allons chercher notre poulet découpé et déposé dans un plat en alu avec son couvercle. Notre repas chaud est tout prêt. Hier Maurice s'est rendu chez la peluqueria. Il a été accueilli par une ambiance chaude, très couleur locale, avec les mamas toutes en noires, bavardant comme des pies. Il en a prit plein les oreilles mais il en est ressorti allégé, plus de cheveux.
Après ce moment de grâce, nous pensons qu'il ferait bon rester ici, jusqu'en avril. Nous aimons ce coin, où il nous est possible de vivre plongés dans la vie locale d'un petit port de pêche.

Justement revoici mon cher époux et nous décidons d'aller voir ce qu'il se passe à la criée. Dans l'immense hall aux carreaux blancs lavés à grande eau s'accumulent les caisses de poissons disposés par lots et par bateau (sans doute). Les caisses pesées d'abord sont tirées ensuite à l'aide de pique-feu retrournés et glissées jusque sur le lieu de la vente. L'appariteur muni d'un micro accroché au cou crie les enchères.
En espagnol c'est encore plus drôle. Un ballet incessant de pêcheurs, de porteurs de caisses, d'acheteurs, va et vient de tous les côtés en ébullition dans les cris de l'homme.  Les bateaux en bois colorés ne cessent d'arriver. Ils s'arriment les uns aux autres par des cordages. Puis des hommes poussant de grandes charrettes tirées par deux grosses roues viennent charger les caissons pour les emmener vers la balance.
Chaque pêcheur dans chaque bateau décharge autant de caisses qu'ils ont pêcher de poissons dans leur filet. Ils arrivent dans leur combinaison et leurs bottes trempées apportant leur cargaison encore grouillante de vie. Sur le sol gisent une vingtaine d'espadons dont un petit billet posé dessus proclame le poids. La vente finie, les hommes s'emparent des bêtes en les tirant par la queue pour aller les dépecer dans de profonds éviers. Un sang rouge coule par le trou d'évier sur les grans carreaux blancs que l'eau emporte à l'égout. Délà plus d'épée, plus de nageoires, ni de queue, ils sont prêts à partir dans les camions frigos qui attendent le moteur vrombrissant. Tout un étalage de crevettes, de langoustines, de poulpes, de gambas, de crabes, de calamars, de seiches côtoient des poissons étranges et variés. La scène odorante et colorée nous fascine. En colère de grands poulpes crachent leur encre et tentent désespérément une dernière fois de prendre la fuite. Leurs efforts les mènent seulement dans la caisse voisine. Les crabes, les langoustines agitent leurs pinces de tous côtés. De longs serpents plats et argentés rangés dans des caissons de glace attendent d'être ficelés pour le départ. L'animation est à son comble dans le petit port de pêche, où les bateaux de bois et la criée ouverte au public se pratique encore quand la criée de Douarnenez vient dêtre fermée par l'Europe (quelle belle idiotie) ! Ainsi les criée deviendront denrées rares...Les pêcheurs retirent des chaluts les filets abîmés. Sur le quai les hommes s'affairent avec dextérité à leur remaillage. Sur les bateaux on livre des seaux à glace. Les pêcheurs les tassent dans leur frigo pour le lendemain et jettent les caisses dans les soutes. La criée commence à 16 heures 30 et s'achève à 19 h 30. Maurice et moi assistons à ce spectacle haut en couleur. A côté de moi, une femme excitée par la curiosité crache son chewingum à mes pieds. Cà alors! Il a faillit atterrir dans la caisse de poissons. Faut pas se gêner ! Les pêcheurs continuent d'affluer et avec eux toute leur cargaison. Certains parviennent à prélever sur leur prise du jour, une poignée de poissons pour leurs besoins ou pour un copain. La personne occupée à la pesée reçoit une poignée du précieux butin à chaque bateau. La journée finie, elle part avec son sac plein. C'est la coutume. Voilà deux heures que nous piétinons ici, dans le hall à regarder l'arrivée du poisson et Maurice ne tient vraiment plus sur ses jambes douloureuses. Nous rentrons fourbus.




COMMENTAIRES :
Isabelle a posté :
  •  En te lisant des chansons de Luis Mariano m'ont traversé l'esprit et j'ai revu en mémoire les beaux paysages de certains de ses films !
Dana répond :
Tu as raison, Isabelle. Ces chansons me sont souvent revenues à l'esprit là-bas et en retraçant ce voyage, elles me reviennent encore. Mais, je n'ai pas encore fini mon article, ni déposées les photos...à bientôt Isabelle.


 





Par LA VALLEE DE DANA (DANA LANG) - Publié dans : CARNETS DE VOYAGES
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Lundi 15 septembre 2008 1 15 /09 /Sep /2008 13:19

SAMEDI 12 janvier 2002 :
Nous avons passé une nuit excellente. Il est 9 heures.
Ce matin, nous partons pour la laverie et puis faire la vidange et le plein d'eau. 
La lessive lavée, séchée et pliée nous coûte 18 euros pour deux machines. Nous retournons chez le marchand d'articles de pêche, Maurice a besoin de quelques hameçons et puis il se procure un mini système de bricolage pour la manette de la vidange de la salle de bains cassée lors d'un passage dans un trou. On ne se méfiera jamais assez des routes, bien que celles d'Espagne se trouvent dans un état excellent en comparaison à celles du portugal. Rouler ici, devient un plaisir. 
Depuis hier, nous constatons le désertification des campings-cars sur les zones sauvages. Ils ont tous été jetés. Nous rencontrons certains de ceux-là parqués derrière de hauts grillages, sans un arbre, sans vue, sans horizon marin...le guetto quoi ! En tout cas, ils se sont tous volatilisés...où çà?...certains des plus aventuriers en partance pour le Maroc. Il faut reconnaître que la Guardia Civile a beaucoup à faire le long des côtes andalouses avec les clandestins et aussi avec la drogue. Il n'est pas aisé d'en venir à bout.
Nous, nous restons derrière le port de Garrucha, en face des ruelles commerçantes, du marché et de la poste. Si l'on ne nous chasse pas (mais comment le pourraient-ils ?)nous sommes heureux sur ce petit parking entre la plage et la criée, cernés par des lauriers roses. En face des palmiers grandissent le long du quai.

DIMANCHE 13 janvier 2002 :
Quel calme dans Garrucha et son petit port de pêche. Toutes activités ayant cessées, nul doute, les espagnols se sont rendus à la messe. Ce pays est très pieux et les fêtes religieuses passent au tout premier plan. 
Nous sommes tranquilles pour aller pêcher dans le port, ce matin. Maurice prend une quantité de petits poissons plats et argentés avec la queue en V.
Les espagnols revenus de la messe, en tenues du dimanche tournent autour de lui en s'exclamant : "Palometta ! Palometta !" . Nous comprenons qu'il s'agit du nom de ces poissons. Ils ont l'air d'en être friands ! Nous pensons qu'il doit être très bon et l'après-midi je me mets à pêcher aussi, tous les deux confortablement installés dans nos fauteuils. Nous attrapons trois kilos de cette friture. Qu'elle n'est pas ma surprise de constater le bas rempli d'une espèce de bave d'escargot gluante et gélatineuse ! Ces poissons doivent se défendre de cette façon ? Ils le font aussi par une rangée d'aiguilles acérées sur la nageoire dorsale et deux pics aigûs sur la nageoire caudale ! J'en garde les marques dans la main. N'importe nous coupons cette rangée d'épines, nous rinçons ces fameux "Palometta" dans de l'eau vinaigrée. Ils ne possèdent pas d'écailles seulement une peau luisante genre hareng ou les serpents (les sabres) entrevus à la criée. Nous les faisons frire. Un régal ? Pas tout à fait...ils sont remplis d'arêtes acérées et dures et le peu de chair autour n'en fait pas un plat de gourmet. Comment font les andalous pour les manger ? Quoiqu'il en soit nous renonçons et jetons ce que la poêle ne peut plus contenir par manque d'huile...je pense que nous avons avalé plus d'huile que de chair de poissons ! Moralité : ces beaux poissons d'argent, vivaces et goulus resteront de la nourriture pour les oiseaux ! Ils n'ont aucun intérêt culinaire...Peut-être se moquait-on de nous pour pêcher de tels poissons...on ne le saura pas ! 
Maurice observe les pêcheurs à la dérobée. Ils font des pièges à pieuvres. Ayant vu cela , ce soir, il récupère sur le port beaucoup de fil épais et des bout de cordes. Avec ses triplards, il confectionne des attrape-poulpes. A la nuit, il les accroche sous un rocher. Demain, il vérifiera ses prises. 
Nous finissons la journée par trois parties de scrabble. A la troisième, il se venge. Enfin, il l'a eut sa revanche !

LUNDI 24 janvier 2002 :
Le trafic à repris de plus belle dans le port de Garrucha. Un va et vient de gros bateaux que l'on charge de sable à ras la soute. Ils arrivent très hauts et monumentaux et repartent très bas sur la limite de flottaison, alourdit au maximum. 
Ce matin, après une nuit embrumée de songes variés et étranges, je me réveille comme tous les matins vaseuse et endormie. Maurice saute dèjà dans ses baskets, comme toujours. Nous filons au premier point d'eau où nous recontrons nos français "aux crevettes". Dissimulés et réfugiés là, sur ce bout de côte, derrière une tranchée, peureux, ils attendent. La policia n'a pas pu les remarquer ou bien ils font semblants de ne pas les voir. Ensuite, nous nous approvisionnons chez Dia. Puis, nous retournons au port. 
Nous allons à la posta prendre nos lettres. Nous avons deux cartes. L'une d'amis et l'autre de mon fils avec un envoi de caoutchoucs, un stop fond et un bout de laine,
Maurice est heureux. C'est bien, le courrier ne se perd plus à présent. 
Maurice pêche, toujours avec autant de fièvre et de passion. Je fais le repas. Pour changer des calamars, ce sera des pommes de terre, petits pois aux lardons et des pâtes au beurre. Après sa partie de pêche où il attrape des civelles, il s'affale sur le sable. Une belle chute où il aurait pu, une fois de plus se faire très mal. Je pense toujours à sa prothèse...Le temps qu'il se remette de ses émotions, nous revoici lancés dans une séance de scrabble effrénée. Il me bat à l'usure comme il dit et trois fois ! Il est fier de lui et si excité qu'il ne parvient plus à s'endormir ! Le comble ! 

MARDI 15 février 2002 :
Nous nous réveillons à 9 h 30 ! Enfin, comme chaque jour, nous en avons pour une heure à nous préparer et nous quittons finalement notre base pour aller acheter...des calamars au supermercado après Olé. Très pratique pour la pêche, je lui laisse tous les déchets et en râlant un peu, quelques bouts de tentacules dont les poissons raffolent (moi aussi).
Puis, dans ce but, nous nous installons sur la plage au bout de Mojacar face à la petite rade. Je prépare ma cuisine. Il revient vers 12 heures. Cà ne veut pas mordre aujourd'hui ! Nous changeons d'endroit pour nous rendre sur la plage sauvage vers la tour. Ici, il peut pêcher depuis les rochers et la pêche est bonne dans ce coin. Les français revenus de leurs courses à Garrucha se garent derrière nous. A nouveau, les revoilà derrière nous à Mojacar. C'est à croire qu'ils nous ont suivis. Vont-ils nous rejoindre dans les rochers ? Pas sûr...
Bon, après mes écritures, je retrouve Maurice sur son rocher. Près de nous, une femme seule en mini camping-acr fait bronzette. Avec son engin, elle doit passer partout. Maurice me fait signe de rentrer, il vient de casser sa gaule. Il peste furieusement. Il doit reprendre ses vieilles cannes increvables. Dégoûté nous finissons par nos scrabbles. Nous ne regardons plus la télé depuis longtemps, nous avons le souci d'économiser électricité pour son assistance respiratoire.

MERCREDI 16 janvier 2002 : temps superbe, 20° à l'ombre, et nous reprenons notre âme vagabonde...
Après la poste et l'achat d'un "barra pan", nous décidons de faire un tour.  Nous reprenons la route de Mojacar, Turre puis l'autovia pour Alméria. Nous retrouvons la ville avec sa forteresse et son parc promenade empli de palmiers.
Sa longue avenue sur la mer, son aspect désertique et sauvage rendent cette ville très agréable propice à la flânerie sur ces beaux trottoirs andalous. Nous suivons cette route à bord de notre véhicule. Nous passons devant l'embarcadère pour le Maroc. Je prends une photo du ferry qui vient juste de partir. Nous longeons la côte très longtemps. Puis nous suivons la signalisation pour CABO DE GATA. Nous pensons qu'il faut se munir de casses croûtes plutôt que de s'investir en cuisine. Les calamars, tous prêts, attendront ce soir. Nous continuons notre route et nous tombons sur un petit village neuf, tout blanc, avec quelques pêcheurs. Leurs barques gisent sur la plage. Nous nous arrêtons pour manger sur une place occupée par quatre camping-cars allemands. Installés au soleil, ils attendent devant des jeux pour distraire leurs enfants. 
L'espagne décidément avance dans des chantiers gigantesques où des villes, des villages neufs, jaillissent du sol du jour au lendemain. Partout des grues, des travaux, des montagnes éventrées pour le passage de nouvelles routes nous surprennent à chaque détour. Comme elle était belle l'autovia en descendant sur Alméria... et ces routes qui, à travers les sierras débouchent à chaque fois sur un village blanc, un horizon, un point de vue sur la mer...inoubliables ! 
Après un repas rapide, nous poursuivons sur Cabo de Gata où s'offre à nos yeux émerveillés un nouveau paysage remarquable ! Nous traversons une zone aride recouverte d'aloès de quelques eucalyptus et de figuiers de Barbarie. Sur des kilomètres nous observons un panorama étrange entre sierras et Méditerrannée. Des maisons blanches isolées près de marais salants et là, deux petits villages typiques reconstruits un peu à l'ancienne nous arrêtent. Nous avons une grande envie de rester là, devant les cabanes et les barques multicolores des pêcheurs. Leurs maisons de l'autre côté de la rue laissent pendre leur linge au soleil. Il fait très chaud ! 
Le village au bout de l'entrée du Cabo étincelle de blancheur devant la mer d'un bleu profond. Toujours du linge suspendu et à la terrasse d'un petit café, deux touristes perdus là, boivent leur bière, nonchalants. Nous entrevoyons des camping-cars installés sur une petite route au bout du village et juste devant la mer. Nous prenons la voie qui grimpe au-dessus de ce village où nous remarquons les vestiges d'une cave ou maison enterrée, la moitié du toit effondré laisse entrevoir un endroit très frais sous le niveau du sol, indispensable dans une région aussi brûlée par le soleil. 
Nous grimpons puis la route rétrécit brusquement en à-pic sur la mer. Ah ! Je ne suis pas rassurée ! Il n'y a de passage que pour une seule voiture sur cette voie en lacets et tout à côté la beauté pure s'offre à nous sur le paysage d'une côte découpée et d'un phare posé sur le rocher. Tout en bas, cinq ou six maisons luxueuses avec un tennis occupent le seul bout de terrain sur ce coin aride et très sauvage.  Arrivés au "faro" Maurice me prend en photo devant ce remarquable endroit, mais nous sommes arrivés devant un cul de sac...
Nous faisons demi-tour jusqu'au rond point qui indiquait "San José". Arrivés là, nous constatons avec regret que ce lieu magnifique est squatté par les constructions pour  les touristes. On se console de n'y trouver aucun immeuble uniquement des maisons cubes blancs avec terrasse bâchée (tissu rideau) pour maintenir l'ombre indispensable.  Nous visitons chaque côté de la baie...à l'autre bout un petit port de plaisance. Ballotté par les dos d'ânes notre camping-car doit passer sans péter à nouveau ses vannes...une gageure lorsque toutes les voitures et tous les cars grattent le cul par terre !  Au port nous prenons un café sur une terrasse chauffée à blanc. Cela promet pour l'été ! Port touristique, l'interdiction de pêcher est de mise. Nous voici plongés sans le savoir dans le milieu snob espagnol !
Nous n'insistons pas et repartons pour prendre la
(Photos : LAS NEGRAS, la "Guardia Civile" à cheval dans les rues)
route de Nijar, cap sur le "parque natural de las Negras".
Nous découvrons un site typique du lieu et encore un merveilleux petit village en bord de mer. Là aussi, les promoteurs construisent ! Mais tout s'harmonise avec l'endroit. Au centre du pays, nous découvrons une petite place, un hotel au bout et au milieu huit bacs de lavage (lavoirs). Maurice en profite pour faire le plein et moi celui de photos. Des blocs de rochers énormes surgissent de la mer. La place sur le côté semble offrir l'hospitalité à quelques touristes de passage. On y resterait volontiers mais nous avons promis à nos voisins de nous retrouver à la criée de Garrucha. Dommage ! Las Negras et toute sa région demeure un site à découvrir en détail. Nous reviendrons.
Plus loin, un autre bourg accédant à la mer nous propose ses ruelles en cul de sac. Poussés par la curiosité, nous abandonnons notre véhicule pour le visiter à pied. Les casas en bord de mer exposent toutes de très belles terrasses au bord de l'eau. Quelques petites barques de pêche demeurent étalées au soleil. Près d'une maisonnette, accrochée à une bite d'amarrage une barque expose ses couleurs neuves bleu, blanc, rouge.
Nous rentrons par la route à travers la sierra pour rejoindre la voie rapide jusqu'à TURRE-MOJACAR. Nous retraversons ces deux jolis villages. Il semble que l'ardeur du soleil fasse étinceler plus fort leur blancheur et rende le paysage plus beau. Il renforce leurs tonalités chaudes et vives.  
Arrivés sur notre camp, nos voisins pas revenus, nous allons à la criée. Je prends quelques photos mais le spectacle n'est pas aussi riche qu'hier. Maurice se met en quête d'un magasin pour obtenir une boisson gazeuse, nous avons pris chaud. Il fait tout le village avant de trouver une boutique ouverte. Il revient, évidemment, sans plus pouvoir se traîner. Nos voisins arrivent et pourtant, il repart avec eux ! Finalement, rien à la criée ce soir ! Rideau ! 
J'ai pris froid durant le voyage. J'ai mal à l'oreille.

JEUDI 17 janvier 2002 :
J'ai souffert toute la nuit. Nous partons vider et faire le plein d'eau. Je souffre toujours avec un plus un mal de tête carabiné.
Nous nous garons à notre place favorite habituelle. Maurice s'en va à la pêche plein de bonnes résolutions et moi, j'écris. Plongée dans nos souvenirs d'hier, il surgit trempé, glacé dans un pull qui lui arrive aux chaussettes. Lui aussi vient de plonger, mais...dans la mer !
Il a glissé sur un rocher et pour ne pas se blesser ou casser sa prothèse, il s'est jeté sur le dos à trois mètres du bord. Du coup, il vient de se baigner ce 17 janvier 2002 dans une eau très, très fraîche. C'est vraiment le roi de la catastrophe ! Il se change de la tête au pied. Deux pêcheurs en barque, surpris par ce plongeon étrange, ont proposé de lui porté secours en ramant vers lui mais il avait déjà regagné le rivage. Tout les pêcheurs alentour ont dû être stupéfaits et heureusement, moi, je n'ai rien vu ! Tous les jours il en trouve une nouvelle !
Bon, après le repas nous rencontrons nos voisins sur la rade de Mojacar. Je fais la sieste. Je ne me sens pas très bien. Sans se protéger, Maurice accumule les coups de soleil sur le crâne et le visage. La soirée se termine la tête dans le scrabble.

VENDREDI 18 janvier 2002 : 
Jour de marché à Garrucha, trois énormes camping-car allemands et un anglais squattent le parking. Nous déambulons dans les petites rues affublés de notre super petit kaddy que tout le monde nous envie. Nous faisons le plein de bonnes oranges et mandarines à la peau très épaisse et fripée, si fraîches et garnies de leurs feuilles, un vrai délice ! Nous trouvons d'excellents poivrons colorés, aubergines, tomates, et de merveilleuses olives. Cette fois, nous prenons des lasagnes, des tranches de saucisses rouges et du jambon 'serrano" chez le boucher qui nous a attiré par son pain. Puis le sac plein de victuailles nous rentrons dans notre maison sur roues.
L'après-midi se déroule comme hier sur la plage de Mojacar. Nous faisons quelques rencontres déplaisantes. Nous tournons la page.

SAMEDI 19 janvier 2002 :
Nous décidons de rouler vers CARBONERAS. Nous reprenons cette route qui m'avait tant impressionnée la première fois. Quel panorama grandiose s'ouvre devant nous sur la mer ! Ces points de vue sur les Sierras plongeant dans la Méditerranée nous impressionnent. Nous prenons un café sur une magnifique terrasse :
"Buenas dias, dos cafés solos por favor" ! 
Ce sont des mots magiques ! Aussitôt prononcés, aussitôt servis ! Bon, il faut bien se remettre de ses émotions. Puis, nous rentrons pour revenir à notre point de départ, Garrucha.
Fatigués après les traditionnelles parties de scrabble, nous plongeons au lit, épuisés.

DIMANCHE 20 janvier 2002 : de GARRUCHA à CORDOBA (Cordoue)
Encore une nuit agitée où j'ai mal dormi, réveillée par mes ronflements et mes positions où je me bloque. De plus, les andalous font la fiesta (ils ont bien raison). des jeunes viennent jouer au ballon autour de nous à 1h30 du matin et le ballon rebondit deux à trois fois sur notre véhicule. Ensuite des cris, des rires et des sifflements retentissent dans la rue, quelques pétards puis à 5 h20, un groupe de fêtards, hommes et femmes, riant fort passent autour de nous en cognant dans notre engin. A moitié endormie, je sursaute en repensant à Sévilla, mais les voix disparaissent dans la nuit et je m'endors, Maurice se réveille brusquement.
Au matin, une sorte de malaise d'angoisse me trouble. Je ne sais pas pourquoi.
Est-ce un pressentiment ou le mal du pays ou d'être restée trop longtemps dans le même coin, j'ai subitement envie de partir. Un noeud me serre dans le dos comme une ernie. Maurice le ressent. Aussitôt, il prend le taureau par les cornes et décide de lever les voiles. En fait, j'ai envie d'aller faire le tour des villes que nous nous étions promis d'aller voir absolument, le moment semble venu.
CORDOBA, GRANADA, nous arrivons ! Et...nous voilà partis !
Nous faisons le plein d'eau, vérifions tout, rangeons le matériel, quittons les français, enfin nous ne traînons pas ! Heureusement, nous avons eu le temps de diverses emplettes pour nous et les enfants.

HUERCAL-OVERA  :
Nous filons sur la voie rapide de VERA à HUERCAL-OVERA, puis nous prenons la C323 jusqu'à BAZA. Là nous traversons la Sierra de Los Filabres, éberlués par le paysage qui se déroule sous nos yeux. Les montagnes paraissent des tas de sable somme enquistés, comme d'énormes dunes soudées les unes après les autres (Studio de cinéma, décor de cartons pâtes pour des westerns célèbres). 
Puis les montagnes changent. Après l'aridité extrème quelques cimes recouvertes de pins surgissent autour de BAZA. Puis vers ZUGAR (C323) apparaît un lac d'où la vue devient vite impressionnante de beauté à CRUEVAL DEL CAMPO. On se croirait dans l'Arizona tant ces montagnes semblent faites pour y tourner des westerns (et...effectivement nous apprendrons plus tard qu'il y a un studio de cinéma (car nous passerons devant au retour) et que certains westerns y ont été réalisés). Et puis, voici POZO ALCON et la route sinueuse et étroite se met à grimper dans la montagne de plus en plus haut. Les essences se métamorphosent. Là, les plantes ressemblent à nos pays méditerranéens, thyms, lavandes, pins, génévriers, etc...mais, nous voici à 1300 mètres. Maurice commence à refaire ses malaises à plus de mille mètres, comme aux Asthuries et dans le briançonnais. Il prend de plus en plus mal à la tête et son coeur lui serre. Aussi, je préfère que nous ne montions pas à AZORLA que le guide nous indique comme un point de vue remarquable. Il semble, bien entendu que nous ayons la vue sur le petit et très grand lac formé par le Guadalquivir...mais, nous avons une vue imprenable sur la Sierra et c'est déjà superbe. Puis, nous redescendons bien vite sur QUESADA. Quelle vision incroyable entre les montagnes. D'un paysage à l'autre nos regards sont attirés sur des hectares et des hectares d'oliviers ! Voici bien l'Espagne de la démesure ! Après les millions de tomates et ses serres gargantuesques, des orangers et des citronniers par milliers, voici des oliviers par milliards ! Une telle vision vous décoiffe ! Nous traversons cette zone, ahuris de contempler ainsi, le travail des hommes. Les montagnes ressemblent à têtes africaines toutes nattées par des rangées d'oliviers ! Quesada se révèle à son tour un village andalou splendide  surplombant les collines alentour avec la chaîne de la Sierra de Segura dans son dos. Clic ! Clac ! Merci Kodak, je prends la photo ! Nous venons de franchir un col avec de la glace à son sommet, nous avons encore du mal à le croire. Nous abandonnons ce merveilleux village blanc et perché comme tous les autres villages d'Andalousia et nous continuons à traverser des collines cultivées d'oliviers à perte de vue. Nous traversons UBEDA qui mérite le détour et laissons de côté BAEZA. Nous réservons CORDOBA pour demain. Nous regagnons la direction de BAILEN, puis nous bifurquons sur la N IV (E5) via CORDOBA. L'autovia est rapide, le soleil vif nous gêne pour rouler, mais nous trouvons enfin une aire d'autoroute après ALCOLEA et à vingt kilomètres notre destination. Ouf, encore une bonne journée !

SAMEDI 21 janvier 2002 : 2° extérieur et 8° intérieur (panne de gaz) 184 km.
Hier soir, nous avons dû quitter notre aire, un camion frigo venait de se garer à côté de nous. En pleine partie de scrabble, nous avons fuit ce vacarme épouvantable pour trouver un autre endroit plus tranquille loin des poids lourds. Nous bénéficions des autovias gratuites en Espagne mais les aires de repos sont rares et minuscules souvent les camions les occupent à eux seuls, obligés alors de se faufiler entre eux. Les coins tranquilles deviennent alors très rares. Nous tombons en panne de gaz en pleine nuit, comme de juste par une nuit froide. Heureusement sous les plumes il fait très chaud, mais Maurice avec sa machine, garde le nez gelé toute la nuit. Au matin, nous faisons une toilette rapide et il me conserve un peu d'eau tiède pour me laver les cheveux tous collés et poisseux d'embruns. Il me sèche les cheveux rapidement pendant que j'enfile en hâte mes chaussettes. Le moteur en roulant réchauffe le bahut et au bout d'un moment nous parvenons à la température décente de 18°. 
Nous roulons via CORDOBA. Très vite, nous arrivons dans une grande et belle ville aux larges avenues ornées de parcs exotiques dont les palmiers, plantes grasses et orangers nous accueillent gracieusement. De loin, nous apercevons la cathédrale mais nous sommes entrés par le nord et il faut descendre les avenues pour se retrouver au centre ville. Malheureusement, je fais tourner Maurice à droite au lieu de prendre à gauche l'avenue des arabes et du coup, nous sortons de la ville. Il doit faire une manoeuvre inverse pour regagner le centre. Cette fois, nous suivons attentivement les flèches mais nous nous perdons encore ! Enfin, nous nous dirigeons vers le Guadalquivir. Le fleuve se présente, ici, avec moins de débit et plus sauvage qu'à Sévilla. Cela le rend étrange.
Nous traversons le pont Romano. Il faut reprendre en arrière, retraverser le pont et prendre la route à droite, voici l'ALCAZAR et tout à côté le PONT ROMAIN,  la GRANDE ROUE, la PORTE ROMAINE, et enfin la MEZQUITA (mosquée-cathédrale). Nous trouvons une place, juste derrière devant les calèches. Nous tentons de payer notre place, en vain, la boite refuse les euros. Nous laissons notre véhicule pour nous engager dans les jolies ruelles piétonnes emplies d'orangers où pendent les merveilleux fruits. Encore de belles calèches, cette fois,  attelées à deux chevaux attendent devant la MEZQUITA. Nous entrons avec délice à l'intérieur de ce monument célèbre par le jardin des orangers. Jardin arabe où chaque pied planté dans un système de rigoles ingénieux reçoit l'arrosage nécessaire et renvoie une douce fraîcheur. Une place au dalage de galets recouvre cet ensemble lui offrant le plus bel effet. Des galeries encadrent cet agréable jardin apaisant et frais. C'est ici que nous achetons nos billets d'entrée. Nous pénétrons dans l'ancienne mosquée de Cordoue (Cordoba). Quel spectacle !!! Quel architecture extraordinaire !!! Nous ressentons tout de suite à quel point il est biennommé au Patrimoine Universel !
D'abord à l'entrée nous somme saisis, le souffle court par autant de beauté. Le monument islamiste nous accueille avec pas moins de 850 colonnes en fer à cheval dont les couleurs et les sculptures nous pètent au visage. Nous sommes abasourdis par cet extraordinaire bâtiment religieux. Le temps de nous remettre pas à pas, d'avancer avec lenteur dans la fraîcheur des lieux, un nouveau choc nous saisit. Pas croyable, une cathédrale en plein coeur, juste au milieu de la mosquée !  Le temps de se remettre, nous observons le mélange des styles, l'évolution architecturale d'un édifice époustouflant de beauté et de travail grandiose ! La forêt de 850 colonnes en arcs de fer à cheval formés de pierres blanches et de briques rouges restent un souvenir ineffaçable. Nous visitons la cathédrâle au coeur de cet ensemble où les styles se mélangent et se confondent. Nous ressortons encore sous le charme du lieu, époustouflés, dans le jardin des orangers où l'eau s'écoule et murmure doucement autour de la symétrie des arbres. Ce sont de tels jardins qui deviendront un exemple pour les habitations particulières, notamment le "patio andalou" que nous retrouverons partout omniprésent dans la ville.  Aussi le fer forgé prédomine dans CORDOBA nous ramenant à tout ce que nous avons pu observer au cours de ce périple andalou. 
La visite terminée, nous retournons vers notre véhicule déposer quelques affaires et nous nous dirigeons vers la "JUDERIA", l'ancien quartier juif, très typé au centre ville avec ses petites ruelles aux maisons blanches et aux commerces bien achalandés. Boutiques aux souvenirs et aux cartes postales, aux bars à tapas et aux restaurants imbriqués les uns aux autres rendent ce quartier populaire et touristique. Nous pénétrons dans ces magasins, achetons cartes postales et souvenirs tout en recherchant une restauration rapide. Mais, nous nous fatiguons plus dans la quête d'un repas que pour la visite quand nous le trouvons, enfin !
(Photo : Palais del marques de Viana)
Un petit restau sympa avec une belle terrasse au soleil et sous les orangers ! Le rêve...En chemisette à manches courtes, nous commandons un gaspacho et une paëlla. (Photo: monument à Manolete, célèbre torréador)                                                       Avec l'apéritif nous dégustons les fameuses olives andalouses. Nous revoyons toutes les merveilles que nous avons découvertes et traversées ce matin. Nous en avons plein les yeux et plein la tête ! Nous repensons à ces oliviers qui recouvraient les collines et où les forêts naturelles étaient défrichées au profit de nouvelles pousses de cet arbre magique et très rentable. 
Nous sommes exténués et nous nous renseignons pour une balade de la ville en calèche. Visite agréable sur des lieux que nous n'aurions jamais pu visiter ni avec notre engin du fait de l'étroitesse des rues, et certainement pas à pied, Maurice déjà trop fatigué par la visite de la mosquée-cathédrale.
La balade se déroule dans une calèche qui ne sent pas bon. Je le fais remarquer à Maurice en lui disant : "Je ne serai pas étonnée si nous chopions des puces ! Elle a une drôle d'odeur cette calèche !".

(Photo: devant l'Alcazar de Cordoba/ Palais des Rois Chrétiens)

Nous avons une autre envie celle d'aller voir l'Alcazar, à deux pas de nous, mais aujourd'hui lundi, nous nous heurtons à la fermeture des portes. Dommage, nous ratons la visite d'un merveilleux jardin, sans doute en tout point remarquable, mais sans le fauteuil de Maurice cette perspective, malgré l'envie, aurait été difficilement envisageable.
 
(Diaporama : patios cordobans)

Notre périple relève déjà du hors-norme et de l'insensé, il ne faut tout de même pas trop en vouloir ! 
Enfin, nous nous consolons car à GRANADA, nous obtiendrons, sans aucun doute, notre dose de visites !
Il nous faut partir, déjà ! Il reste 163 km jusque là-bas. En outre, nous devons trouver une "boutella de gas", un supermercado pour de l'eau et appareil photo que nous venons, évidemment d'oublier dans nos achats ! Quand on a pas de tête...
Sur la route, nous croisons toujours des transports d'olives. Nous nous engageons sur la N432. 
Nous traversons des collines entières d'oliviers parsemés de merveilleux villages typiquement andalous, blancs étincelants sous le soleil et sur fond de ciel bleu.  De belles collines vertes comme BAENA, ALCAUDETTE, ALCALA LA REAL, etc...

MARDI 22 janvier 2002 : GRANADA (Grenade), 163 km depuis CORDOBA (Cordoue).
Dans la calèche de velours vert qui doit dormir on ne sait où, Maurice évidemment a prit des puces. Des démangeaisons frénétiques le dévorent. En rentrant, il s'est dévêtu en grande hâte. Il a enfoui son linge dans un sac étanche puis il est allé se "dépucer" sous la douche ! Souvenir cuisant de Cordoba !
Il pleut abondamment en ce jour du 22 janvier. Il a plut toute la nuit et au matin, cela se poursuit de plus belle. Il fait 9,6° dehors et 16,1° dedans. Nous n'allons pas visiter Granada avec un temps pareil, sinon adieu les photos, adieu les jardins. Il faut trouver un endroit et attendre le soleil.
Nous allons à MOTRIL (64km) et visiterons la CUEVAS DE NERJA.
De Granada à MOTRIL nous empruntons la N323 (E902). Le panorama magnifique traverse la SIERRA NEVADA dont nous n'apercevons que les montagnes les moins élevées, les autres restent cachées par d'épais nuages et de la brume. Il doit sûrement neiger là-haut ! Nous traversons les canyons sur de grands viaducs et la route supporte des travaux. Ils l'élargissent afin de poursuivre l'autovia.
Nous apercevons BEZNAR, petit village blanc, au-dessus d'un lac. Les eaux du Guadalféo forment une retenue à cet endroit pour l'irrigation. Comme partout, nous observons des rigoles et des aqueducs pour la porter plus loin. Des réserves semblables à de grosses piscines rondes la stockent.
Plus loin, ils construisent un autre barrage.
Nous entrons dans un défilé de montagnes.

A PINOS PUENTE, nous dénichons un supermercado et juste un peu plus tôt Maurice avait répéré un marchand de boutella de gas qui ouvrait juste devant nous ! Comme quoi tout arrive à point ! Ensuite, il faut trouver une aire de repos. Nous nous engageons sur la N342 (A92) sur la direction de MURCIA via GRANADA et nous tombons pile sur une aire avec par chance un coin retiré des camions, juste à côté du lavage voiture et station service...Nous nous garons ici, protégé par un grillage devant un passage pour piétons, vélos etc...les autos et les camions patientent de l'autre côté de la station...et contre trois parties de scrabble Maurice me bat pour pouvoir se coucher à 9 heures.
Avant PINOS PUENTE, la SIERRA NEVADA a surgit sur l'horizon dans sa blancheur immaculée, là sous le chaud soleil, avec Granada agenouillée à ses pieds ! Je m'endors sur cette image inattendue et extraordinaire ! Une merveille de beauté !

Sur notre route, nous lisons les pancartes d'un cultivateur qui vend ses fruits et légumes sur le bord opposé de la route. Ses prix attractifs nous invitent à faire demi-tour. Nous achetons de tomates, des fraises, des petits pois, des mandarines et d'étranges légumes. Je lui demande "Comment faut-il les préparer, cuits à l'eau"? Je tente de lui expliquer à grands renforts de mains, visiblement il veut me dire qu'il faut éplucher comme les mandarines. Maurice règle les achats et pour mieux se comprendre, je sors un stylo et un cahier. Il écrit le prix ! C'est cher ! Sécrie Maurice. Mais en y réfléchissant cela le vaut bien. Nous croûlons sous le ravitaillement ! Le brave homme revient vers nous. Il nous tend un autre "fameux légume" bien mûr. Je comprends alors qu'il s'agit d'un fruit. Nous le goûtons. Il a le goût de la poire, de la mangue et de la grenade réunis. Hum c'est bon !
Sur le marché de Garrucha, je n'avais pas osé en acheter ne sachant pas comment le cuire ! Nous rions de ma bêtise et à ce que cela aurait donné une fois cuit ! Plus tard, je découvrirai que ce fruit s'appelle: "anone". 

Encore de beaux villages blancs et nous voici à MOTRIL, station balnéaire. Nous cherchons le puerto pour un coin tranquille. Au bord de la mer, un grand espace nous invite à nous garer et plus loin s'étale un immense parking près du camping. La place ne manque pas ! Cinq camping-car sont garés à cet endroit. Il est 10h20 et Maurice n'a pas envie de s'arrêter. Nous reprenons pour la CUEVA DE NERJA, que nous n'avons pas pu visiter la première fois. Nous nous y rendons et retrouvons les mêmes paysages. (Je découvre des arbres étranges, serait-ce ceux-là qui portent les anones ?). Ainsi, nous nous sommes engagés sur la route à rebrousse poil. Une fois sur le lieu, qu'elle n'est pas notre surprise d'y trouver un grand parking pour automobilistes, bus, etc...Bizarre? Je consulte le guide vert...il s'agit d'une grotte ! Sauve qui peut ! Je ne peux pas descendre là dedans sans manquer de mourir ! On laisse tomber ! Et, Maurice reprend la route...Bon sang, on va encore rouler, rouler, rouler ! Non? Mais si ! Car effectivement en faisant demi-tour, nous songeons à RONDA ! Et, si aussi près de cette ville, nous regrettions de ne pas y être allés ? Aussi sec, on refait demi-tour via ALGECIRAS ! Oh, là, là ! Si nous continuons à cette allure nous allons nous retrouver au Maroc ! Sur la route, des tickets sont vendus pour le ferry-boat via CEUTA en une demi-heure...et il y une quantité de boites pour proposer ce voyage ! Nous filons, non pas par la route C339 à prendre vers SAN PEDRO DE ALCANTARA mais vers la plus longue, vers SAN ROQUE, où là nous nous perdons trois fois, sans compter notre recherche pour un coin tranquille où les panneaux nous dirigent sur un club et à un camping à 5 km de l'autovia et ainsi de suite pour les aires suivantes. C'est réellement à devenir fou où bien ils sont débiles (mais en France on trouve aussi ce genre de surprise, sauf que là c'est encore plus éloigné de l'autoroute)!

Enfin, nous finissons par trouver la C3331 pour JIMENA DE LA FRONTERA et RONDA. Nous nous y faufions. Tout de suite le paysage change. Voici une petite route de l'Andalousie profonde et une voie ferrée la longe. Des muriers sauvages s'entremêlent aux palmiers et aux bananiers. Des péchers et des amandiers mêlent leurs fleurs aux flamboyants, aux bougainvillées et à toutes sortes de plantes exotiques. Vers MOTRIL et sur toutes les embouchures de rios nous avons trouvé des rizières et le long des torrents de montagne des cultures de salades et de fraises. Comme ci chaque menue parcelle espagnole devait absolument produire...encore la démesure espagnole. Et là, enfin, nous découvrons les vaches et les taureaux des arênes. Nous sommes engagés sur la route des taureaux andalous...et des cigognes ! En voilà justement plusieurs perchées dans leurs nids. Maurice les aperçoit, sidéré. De mon côté je découvre un cigogneau dans un nid et une cigogne affairée à nettoyer ses plumes salies de boue dans un autre. Nous pourrions rester là, à les observer durant des heures et nous sourions en les entendant claqueter du bec : "Entend, elles jouent des cascagnettes ! " dis-je à Maurice. Nous n'osons plus avancer sans risque de les déranger. Plus loin, devant un village blanc, nous apercevons trois d'entre elles en vol, puis deux autres et là, dans ce pré au milieu des vaches, deux autres encore. Il est vrai que lorsque nous traversions la région avant Noël, j'avais repéré des centaines de cigognes dans l'estuaire d'un rio et c'est bien par là qu'elles ont élu domicile ! Je ressens soudain, un vrai bonheur de les revoir et j'espère bien que cela n'est pas fini. Mais nous voilà arrivés à JIMENA DE LA FRONTERA au coeur du PARQUE NATURAL DE LOS ALCORNOCALES. Cette région recouverte de rivières, de rios et de lacs attirent nos amies. A JIMENA DE LA FRONTERA nous cherchons un espace pour dormir. Le village très vivant nous accueille avec des commerces en bord de route. Soudain, j'aperçois une petite église sur la droite, derrière la voie ferrée. Sûrement y serons-nous au calme. Le lieu paraît paisible. Une route dallée y mène, cernée de pots de fleurs. Autour quelques maisons se tassent horizontalement le long de ce chemin et à droite une touffe d'eucalyptus déjà hauts nous invitent à nous poser près d'eux. Nous nous garons dessous dans l'espoir que les habitants ne verront pas d'un mauvais oeil ce refuge vers un lieu de culte sans quoi, nous sommes foutus...Maurice est littéralement crevé. Il vient de faire 385 km, mais obstiné, il ne me passera pas le volant ! Pourtant, il fait encore quelques parties de scrabble où il fini par m'avoir une bonne fois ! Lassé, il va au lit. Notre merveilleux refuge s'avère être une gare où passe un train tous les quarts d'heure dans un bruit d'enfer et en sifflant encore plus fort ! Nous éclatons de rire ! Il faudra pourtant dormir !

MERCREDI 23 janvier 2002 : 10,2° dehors et 16° dedans (280 km) de JEMINA A GRANADA !
Est-ce le climat, les senteurs d'eucalyptus, les claquètement des cigognes qui s'interpellent, cette ambiance moite, il y a dans l'air un "je ne sais quoi" qui me ramène à des impressions déjà ressenties en Afrique où bien était-ce ailleurs...peut-être à Sotchi ? Un coq s'égosille à cinq heures trente. Des cris d'oiseaux s'élèvent dans le matin, des cigognes au-dessus de nous dans leurs nids ! Nous avons pu dormir. Le dernier train est passé à 22 h 30. Le premier me sort du lit. Du coup, je n'ai plus sommeil. C'est curieux mais je me sens à l'aise dans cette vallée. Retrouverons-nous nos belles ciognes sur la route ? Au coeur du parque natural, il semble logique de s'attendre à des merveilles. 
Hier en repassant au large de Motril, j'ai constaté un net changement. Les plantes grasses, les arbres, les hibiscus, les flamboyants, les péchers, les amandiers fleurissent. Des plantes grasses recouvrent les sols et offrent aux yeux de tous leurs chaleureuses parures orange, bleue, rouge et jaune. Le trèfle d'or éclate dans le gazon. Et, en grimpant sur cette route qui nous mène à RONDA des narcisses s'ouvrent quand les coucous finissent leur floraison. Je tire une photo du camping-car sous les hauts eucalyptus dans l'air mouillé d'embruns.
Nous faisons un tour du village avant de partir. Je prends notre engin en photo. Comme il serait bon de s'attarder. La femme (mujer) de la maison d'en face nous envoie de grands gestes d'amitié. Elle nous paraît fort sympathique. Nous retournons observer les cigognes. Pour cela il faut refaire 28 km, mais l'effort de Maurice paie nous trouvons une douzaine de nids et il y en a sans doute bien plus. Un couple par nid juché sur les pylônes électriques où certains ont des tiges métalliques afin de surélever le nid au-dessus de ces piliers dangereux. Nous les suivons du regard à travers les jumelles de poche. (Je repense à la LPO qui chez nous prépare des supports au-dessus des hautes cheminées des anciennes usines textiles. Des cigognes y ont séjournées et fait des petits à BOEN. Il faut encourager de tels gestes et les cheminées inactives sont légion dans la Loire et toute la vallée de la Trambouze). Qu'est-ce qu'elles sont belles ! Nous croyons apercevoir des cigogneaux, mais il semble que ce soit la femelle qui couve alimentée par le mâle. Nous restons là un moment. Alerté par son chien, un espagnol sort de sa propriété. Il nous observe. Je le crois content de notre intérêt pour les oiseaux. Nous reprenons la route dans le sens de RONDA. Que de kilomètres, mais cela valait bien le détour ! Et voici trois nids juste là où nous étions garés pour passer la nuit ! Plus loin, voici un couple dans un pré, un peu plus loin, un autre, et encore un, puis un couple sur l'église de CASTELLAR de la FRONTERA, nous apercevons un autre couple en vol. Une concentration de cigognes vivent dans le PARQUE NATURAL, et ce n'est peut-être pas pour rien que celui-ci existe. 
Après toutes ces observations notre chemin grimpe de plus en plus dans la montagne. Nous croisons des orangeraies, puis des citronniers, des eucalyptus et des chênes lièges(...il y en avait un stockage près de notre aire de repos. Au matin, un homme travaillait à dépouiller les cubes de bois. Ceux-ci avaient été débités mais le plus gros des arbres restent en place où on les épluche...), des palmiers, des plantes tropicales ou méditerranéennes ou montagnardes se mêlent ici, dans le Parque Natural. La route devient sinueuse et vertigineuse sur trente kilomètres et je les trouve bien longs ces kilomètres au dessus des précipices. Et quels précipices ! De véritables falaises...mais il faut l'admettre c'est incroyablement beau ! Je tremble pour Maurice, mais il semble aller bien. Je mesure toute notre chance. Enfin, nous commençons à redescendre. Heureusement, car nous avons franchi une altitude de 1500 ou 1600 mètres.
Ouf ! La chaussée coule mieux jusqu'à la ville de RONDA et subitement après un joli petit village blanc, elle apparaît avec son gouffre du diable. Un gros bourg construit sur une falaise de montagne entaillée par les eaux du TAJO relie ses deux quartiers par un pont suspendu au-dessus d'un vide vertigineux ! Quel panorama du diable !
Maurice prend une photo du vide, moi, je ne peux pas m'approcher victime du vertige qui me prend chaque fois. Nous abandonnons notre véhicule sur l'unique place pour se garer devant l'église et l'hôtel de police. Heureusement nous sommes les seuls camping-caristes. La ville n'offre aucun parking pour les visiteurs, ce n'est vraiment pas pratique, mais nous n'avons pas fait tous ces kilomètres pour rien...cela vaut le déplacement ! La plateforme de RONDA est creusée par les gorges du guadalevin, le TAJO, ce qui provoque un site impressionnant et grandiose !

Après cette visite surprenante, nous nous engageons sur la route pour CAMPILLOS par la C341. Déjà les vallées s'élargissent et les collines se couvrent d'oliviers espacés régulièrement dans leurs champs. Nous laissons derrière nous des montagnes aux rochers spectaculaires qui dominent la vallée du GENAL. 
Nous filons sur cette route devenue plus roulante et nous apercevons un grand lac formé par les eaux du RIO GUADALHORCE. Nous stoppons pour manger un bout devant cette large vue. Un pont géant accompagne la route de MALAGA et MARBELLA à CAMPILLOS. Maurice se plaint d'une douleur dans la poitrine, décidément, jamais plus nous ne pourrons franchir des montagnes ! Mais, il reprend cependant le volant. La route bifurque sur ANTEQUERA pour se retrouver la N342 puis l'A92 via GRANADA, à 90 km. Puis je retrouve l'aire où nous avions passé la nuit avant hier. Maurice n'en revient pas, il a encore fait 280 km ! Demain, quoiqu'il arrive nous serons à GRANADA. C'est trop ! Après cette visite, il devra se ménager et je tâcherai de trouver des aires de repos plus souvent...ce n'est pas facile. Il pleut et il s'inquiète pour demain. Je le rassure en lui promettant le beau temps...Il est 16 heures et pendant que j'écris, il s'endort vaincu par la fatigue.  

JEUDI 24 janvier 2002 : De GRANADA à GARRUCHA : 244 km, température 17° le matin et 20° l'après midi. 
Nous nous réveillons à 7h30. Il a plut fortement hier soir et comme je l'avais annoncé à Maurice, les fées nous accompagnent car le soleil resplendit. En ouvrant les volets, je sens déjà une superbe journée ensoleillée. Pourtant de gros vilains nuages traînent dans le ciel, mais à l'horizon, j'entrevois un éclat de lumière. Non décidément, il fera beau, je lui promets. Maurice n'en croit rien.
Une fois prêts nous nous dirigeons sur l'autovia vers MOTRIL. Une chance que nous soyions déjà passé il y a deux jours car nous avions repéré une sortie directe sur l'ALHAMBRA.
(Photo : La Sierra Nevada et Granada à ses pieds telle que nous la découvrons la première fois. Saisissante de beauté ! )
La direction bien flêchée, nous arrivons sans aucune difficulté sur le site.






 



 
 




 



 
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Par LA VALLEE DE DANA (DANA LANG) - Publié dans : CARNETS DE VOYAGES
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Dimanche 14 septembre 2008 7 14 /09 /Sep /2008 11:39

La SIERRA NEVADA eneigée nous époustouffle une fois encore, bien que la vue ne soit pas aussi impressionnante que celle d'avant hier lorsque nous arrivions pleine face. Des parkings immenses nous attendent à l'entrée, bien aménagés et arborés, construits en plusieurs paliers. Des portes avec des marches larges et peu hautes permettent d'y accéder facilement et des boites à sous pour payer le parking nous guettent sur chacun. Nous parvenons à l'entrée toute proche, un vaste hall s'ouvre sur un jardin magnifique et un long couloir entre de vieux cyprès taillés au laser nous enchante déjà. On entre peu à peu dans le mystère des contes des mille et une nuits. A droite, le PARADOR avec son drapeau (photo) puis l'église (photo) et les bains à gauche et une porte ouvragée splendide. Nous avançons dans cette ruelle de graviers rose pour arriver sur une esplanade, un jardin (photo) et nous tournons à droite. A l'entrée, déjà, nous sommes saisis par l'immense beauté du lieu. C'est à mourir de bonheur ! Lorsque nous pénétrons le bâtiment, dans une perfection de travail inouïe, des pavés de galets blancs et noirs figurent les grenades, symboles de la ville. Sur les murs et les plafonds, nous lisons toute la magnificence de l'art grenadin. De salle en salle nous traversons des splendeurs de labeur et de recherches ornementales. Les plafonds souvent (toujours) des coupoles en stuc nous frappent, travaillées en volume triangulaire. Le jeu de leurs couleurs donnent l'impression de scruter le ciel étoilé. Les bassins et les rigoles dans toutes les pièces apportent la note de fraîcheur indispensable dans la chaleur étouffante de ce pays andalou. Les points d'eau sont aussi sources de purification avant les prières. La COUR DES LIONS reste le point culminant de la beauté ensorcelante de ce palais enchanteur. La demeure de CHARLES QUINT se révèle l'endroit le plus propice à la fraîcheur et à l'intimité des maîtres de ces lieux. Il se dégage ici, un romantisme exacerbé. Je suis envoûtée par le charme de l'Andalousie et de ses palais grandioses. De partout, le murmure de l'eau proclame sa présence bienfaitrice. Nous arrivons par un dédale de couloirs et de jardin reposants sur une esplanade où trône les vestiges du premier palais. Remarquable ! Au-dessus des jardins étagés nous invitent par des labyrinthes de verdure à la méditation, au repos et au calme. Tout ici respire la sérénité. Ensuite, nous suivons une allée le long des remparts du premier palais où se situent les deux tours en réfection. Elles semblent, elles aussi, majestueuses. Puis nous sortons pour nous retrouver à gauche sur l'esplanade d'un merveilleux jardin.
Il semble que tout ait été étudié pour aller de merveilles en merveilles ! Au bout, les appartement du Généralife sont en travaux. Dommage...ils profitent de la saison calme pour restaurer. De même le Palais Central se trouve lui aussi en rénovation. Lorsque nous quittons les jardins par le haut, Maurice n'en peut plus. Trois heures sur ses jambes l'ont torturées et lessivées et en plus il meurt de faim. Une fois de plus, je maugrée sur l'absence de son fauteuil. Il ne souffrirait pas autant et moi, j'aurai pû restée à flâner dans ces jardins romantiques, odorants et merveilleux.
Maurice tente de payer le parking mais le parcmètre ne fonctionne plus. Nous retrouvons notre bus. Nous mangeons un morceau et nous revoici sur l'autovia vers Motril puis Alméria et Murcia et la route pour rejoindre Garrucha. Mais avant, comme l'autoroute est belle à suivre avec la splendeur des neiges de la SIERRA NEVADA !
Nous avons quitté ce merveilleux PALAIS DE L'ALHAMBRA (cerise sur le gateau) devant ces neiges. Elles étincelaient sous le soleil. Dans le ciel, un nuage tout blanc et de la forme d'une soucoupe volante formait une auréole à la montagne immaculée. Il me semblait que toute cette journée fut placée sous des cieux auspicieux...les fées étaient avec nous et elles ne nous avaient pas quittées !

A GARRUCHA, nous retrouvons notre port d'attache et avec lui, nos voisins de Narbonne. Ils s'expriment contents de nous revoir et plus encore de notre hallucinant voyage. Nous échangeons nos impressions. Maurice rentre s'allonger dix minutes...déjà, il repart à la criée! Ensuite, il veut acheter une réserve de boissons. Sacré nom d'un chien...qui pourra arrêter un pareil homme ???

VENDREDI 25 janvier 2002 : GARRUCHA
Nous retrouvons le supermercado, le marché, les points d'eau, les commerces, le port ! Au matin, nous faisons le marché. Nous nous fournissons en olives, figues, dattes fraîches, artichauts, citrons. Au supermarché, nous faisons la plein d'eau, de sépias (seiches) et espadon (cazon). Ce poisson possède une chair délicieuse mais quel dommage de tuer de si jolies espèces. Nous cherchons notre courrier. Beaucoup de lettres nous attendent ce matin. Et puis nous filons au point d'eau et revenons sur le port pour vivre un après-midi de détente.
Maurice pêche sur la plage de MOJACAR cependant que j'expédie une vingtaine de cartes. Hier, Maurice vivait un cauchemar de fatigue sur ses jambes. Il faut qu'il parvienne à se ménager. Cela ne peut plus durer ainsi et son fauteuil n'est vraiment pas un luxe. Le repos prolongé lui est absolument nécessaire, très peu de marche et par petites étapes seulement. Nous avons aperçu deux minis autos fauteuils sur le marché ce matin. Il rêve...
Ce soir nous faisons un tour à la criée. Il y a un arrivage d'espadons dont un de 76 kg. Nous faisons des photos. Maurice se couche tôt et j'écris une lettre de réconfort à mon ex-belle-soeur pour l'anniversaire de la perte de ses deux petits enfants de 6 et 8 ans en 1999 :
Je t'envoie toute la beauté sauvage de ces paysages en espérant t'apporter leur chaleur et leur réconfort après de telles épreuves. Nous avons pensé à vous dans ce moment tellement, oh tellement, effroyablement douloureux. Je formule des voeux pour que tout s'apaise à présent, avec le temps, à l'ombre de vos petits, qui jamais ne s'oublieront. Qu'ils veillent sur vous de l'autre côté de la berge, là où vous ne pouvez pas les voir, mais là, où ils vous entendent.
Et puis ces mots aux enfants, aux amis :
Viva l'Andaloucia ! Ses petits villages blancs étincellent sous un soleil ardent. Perchés sur les sierras, ils surplombent les collines couvertes d'oliviers et d'orangers. Les ruelles étroites des villes, leurs maisons et leurs pations garnis de fleurs, de céramiques et de fers forgés chantent ce pays éclatant. La splendeur du littoral, sa flore, ses cigognes sympathiques accentuent sa beauté. Granada s'agenouille devant la Sierra Nevada blanche comme une mariée. L'Alcazar de Sévilla, la Mezquita de Cordoba et l'Alhambra de Granada témoignent de son merveilleux romantisme. La magnificence de ses édifices, palais et mosquées vous renversent de bonheur et vous coupent le souffle ! Voici bien, encore, d'autres merveilles de notre Patrimoine Mondial ! A voir absolument ! Olé ! Adios ! Bisous. Dana et Maurice
...Bon, je file au lit !

SAMEDI 26 janvier 2002 : 21,5°
Garrucha : Hier soir un groupe de jeunes gens s'est mis à chanter et à danser en tapant dans leurs mains sur la route puis ils se sont dirigés vers la plage, un petit moment, histoire de faire la fiesta. Ils travaillent tous beaucoup du lundi au samedi et ils font la fête le samedi. Mais la température se réchauffe et les andalous commencent à sortir davantage le soir, moment où ils vivent loin de la chaleur écrasante de la journée. Pour l'instant les journées s'écoulent plutôt agréablement.
Nous allons faire nos courses pour quelques bricoles qui nous manquent. Puis nous nous dirigeons vers la laverie pour deux grosses machines, cette fois-ci. Maurice rempli les réservoirs et s'étonne du manège d'un allemand, seul ici, depuis plusieurs jours, en grande conversation avec une personne dans une voiture immatriculée en Espagne. Les deux hommes échangent des petites cassettes métalliques. Le gars dans la voiture converse un long moment avec l'autre. Nous pensons au trafic de drogue ou pédophilie. Nous comprenons, soudain, la vigilance de la police. Chaque jour, nous la rencontrons autour des camping-caristes, cela n'a rien d'étonnant avec tous les trafics et la crise actuelle ne fait qu'accentuer la surveillance.
Maurice se rend chez son marchand d'articles de pêche. Après cet intermède nous regagnons la plage avant LOS TORREROS. Une allée de palmiers nous ouvre la voie sur un espace à construire, resté en suspens et dont les lampadaires sont cassés. Nous nous installons ici, sur un site rempli de touristes allemands. Garnie d'eucalyptus et de palmiers la plage nous offre une ombre légère et bienvenue.
Le soir, Valérie se fait la messagère de sa soeur, nous allons être de nouveau grand-parents. A 37 et 33 ans, Eric et Nathalie vont apprécier ce petit enfant du bonheur qui entre dans leur foyer.
DIMANCHE 27 janvier 2002 : Maurice se réveille dans la nuit avec mal de tête. Il me réveille pour chercher des remèdes dans la soute. Quelque chose ne va pas et je n'arrive plus à me rendormir. Au matin, malgré une envie de traîner au lit, nous nous réveillons tout à fait. Et...il me parle de sa souffrance, de ses tracas avec ses propres enfants. Il rumine ses contrariétés. Je l'avais bien senti en achetant quelques petits souvenirs pour Naïli et Mélissa. Mais ses enfants nous ont démontré leur mauvaise volonté. En nous interdisant d'écrire aux petits enfants, ils rompaient ainsi tous les liens possibles. Selon eux, Maurice ne devait pas se remarier, il devait rester seul...et depuis les punitions pleuvent sur lui. Nos derniers paquets n'ont reçus aucune réponse et ses lettres non plus, alors à quoi bon !  Maurice souffre et ils le savent bien. Leur écrire encore ? Non, cela ne lui fera que plus de mal, et renforcer leur position négative. Après avoir bien balancé le pour et le contre, il part à la pêche. De mon côté, je souffre aussi, car le bonheur que nous vivons ensemble et avec mes enfants est entaché par les siens. Le bonheur ne peut jamais être parfait.
Hier soir, nous avons retrouvé notre aire dans la Sierra, notre point d'eau et nos habitudes. La guardia civile ne passe plus depuis une quinzaine.
Evidemment, ils entreprennent des travaux sur le site et pire que tout, ils font tomber les sierras avec leurs engins.
Nous rencontrons des français pittoresques du 44. De vrais barroudeurs avec leurs deux chiens...et leur corbeau "Pepette". Bavards et drôles, ils nous racontent leurs aventures au Maroc...mais, cette année ils n'ont pas renouvelés leurs passeports. Ainsi, ils ne seront pas tentés d'y retourner. Jean-Claude affiche un camping-car bien bosselé et accroché de tous les côtés, un grand coffre à l'arrière pour mettre le groupe électrogène qui cette fois se retrouve sur le toit. Il faut bien trouver de la place pour loger "Pepette" ! Les yeux bleus, bien bronzé et velu, il a la parole facile et le rire contagieux...sa femme le suit...et "Pepette" picore les croquettes du chien ! 
Au soir, nous partons nous coucher sur le port de Garrucha où nous retrouvons les gens de Narbonne. Eux, ce sont les timides...l'inverse, quoi ! Mais bien contents de nous raconter qu'ils ont été contrôlés sur la plage de Mojacar. Décidémment, il y en a bien peu qui passent au travers...sauf les allemands qui s'enfuient dès qu'ils voient un képi !
Parties de scrabble et au lit à 9 heures, dans le lointain résonne les attractions d'un cirque venu se planter là. 

LUNDI 28 janvier 2002 : 7° matin, 17° après midi. GARRUCHA...226 km...
Nous nous levons frais et dispos à 8 h15, décidés à aller visiter le pueblo de Mojacar. Nous passons d'abord relever le corréios à la posta et prendre du pan à la panederia.
Puis, nous montons au pueblo. Nous nous garons à mi-hauteur et nous allons à pied. Inutile de tenter la moindre approche avec le véhicule, les ruelles restent impratiquables à toute circulation.
Nous déambulons dans ce labyrinthe de maisons enchevêtrées en paliers et adossées à la montagne. Nous arrivons sur une large esplanade, balcon ouvert sur la Sierra et la mer et nous grimpons. Au fil du chemin, nous découvrons de charmantes boutiques d'artisanats et leur spécialité "les tapis de chiffons". Nous faisons l'acquisition d'un très beau dessus de lit.
Puis nous flânons dans les rues pour une redescente parfois vertigineuse. Je prends des photos. C'est un site remarquable et nous sommes là dans un des bijoux de la côte d'Alméria. Nous nous dirigeons vers le camping-car resté au pied du pueblo pour s'arrêter à la fontaine, l'un des lieux les plus pittoresque du village et des alentours et au petit mercado pour un peu de charcuteria.
Nous partons ensuite en quête d'eau à l'intermarché du coin et à la recherche d'une boutique de bricolage pour la vanne cassée, mais impossible de trouver le moindre bouchon pour nos eaux usées. Nous casse-croûtons devant la plage de Mojacar en plein centre et réfléchissons à notre départ. Après un examen de la carte et du guide vert, nous décidons de remonter via la France.
Nous avons encore de quoi découvrir et visiter le long de la côte.
 (Photos patios andalous)
Nous prenons la route de VERA direction LORCA puis MURCIA.  
Déjà, le paysage change. Les Sierras s'élargissent laissant place à des plaines où la culture est intensive. Des champs de citronniers, d'arbres fruitiers poussent sur le moindre petit lopin de terre. Rien n'est perdu ici. Les hommes et les femmes s'activent sur ces terres.
Avant MURCIA, nous obliquons sur CARTAGENA puis nous prenons la N332 pour la MAR MENOR, mer fermée aux eaux peu profondes où se pêche la daurade, le mulet et les langoustines. Hélas cette cité de marinas empilées en cauchemars ne nous permet pas d'accéder à la mer. Chaque ruelle se termine en cul de sac épouvantable. Nous rebroussons chemin pour remonter sur SANTIAGO DE LA RIBERA où nous avançons vers une magnifique voie longeant le bord de mer ornée de palmiers aux larges troncs et une vaste vue se profile sur la Méditerranée par un temps grand bleu. Nous découvrons le Musée Océanographique et avec lui une large esplanade où quelques camping-cars sont garés. Nous recherchons une place discrète et derrière un bâtiment carré, nous avisons un grand parking où se tiennent déjà deux néerlandais. A peine garés, j'entrevois de l'autre côté de cette petite mer, une ligne d'horizon tracée par un long ruban de camping-caristes. L'endroit doit être tranquille pour qu'il y en ait une telle colonie. Je montre à Maurice cette découverte pour le moins saugrenue. Nous y allons avant la nuit. Et, devant nous s'ouvre une route immensément longue comme une rade jetée entre la mer d'un côté et des marais salants de l'autre. Et là-dessus, le long d'une haie de palmiers des camping-cars à la queue leu leu forment un écran de bus. Les gens bien installés, assis dans leur fauteuil au soleil discutent entre voisins. Nous circulons dans l'espoir de trouver une place. Hollandais, allemands, américains, francais, etc...taillent la bavette, échangent des tuyaux ou des impressions de voyages. Le site devient de cette manière très pittoresque et les espagnols se baladent en admirant les camping-cars. Cela nous amuse beaucoup ! 
Une fois garés, nous allons à pied voir de quoi, il retourne sur ce coin de mer. Puis nous rentrons pour le repas. Ensuite partie de scrabble où Maurice se surprend à être totalement déconcentré par un bruit réccurent d'avions qui décollent sans arrêt. Crise de rires ! Ainsi c'était cela ! Nous ne sommes pas chassés à cause des avions ?! Maurice devient fou. Demain, nous partons! Eclats de rires...Mais soudain tout s'arrête à 9 heures. Qu'est-ce donc ? Une pompe? Pourtant sur la carte existe bien, pas très loin un terrain d'aviation. Peut-être ont-ils cessé le travail? Quoiqu'il en soit, Maurice se couche et s'endort. Ouf !...on est sauvés !

MARDI 29 janvier 2002 : 13°,9 à 9 heures...90 km
Nous avons bien dormi. Des cauchemars peuplent mes nuits tous ces jours derniers. Un bruit continu ce matin nous pousse a quitté notre aire près des palmiers, dommage. Nous vérifions d'abord s'il est possible de pêcher, mais tout semble réservé aux pêcheurs espagnols. Nous décidons d'aller voir ailleurs. Je fais une photo de la lignée de camping-cars sur cette rade. Nous partons en restant sur la droite pour contempler le bord de mer. Une pancarte nous indique le puerto. Nous la suivons. Nous nous trouvons au milieu des marais salants. La route file au-delà, plus en avant sur la droite. Nous voici au port mais interdit d'accès. Un rond point non goudronné mène vers un espace sur la mer sans macadam. A gauche, au rond point quatre camping-cariste et une caravane sont installés. Maurice observe la berge. Beaucoup d'algues ramenées par les vagues flottent sur l'eau et recouvrent le bord des dunes. Cependant, il s'installe pour pêcher, nous verrons bien. Bruit de frigos, bruits continu de machines, ici aussi.
Il fait grand beau temps. Et...la pêche ne donne rien du tout !
Nous quittons le site et filons en direction d'ALICANT (Alicante) via ELX (Elche) pour aller visiter le HUERTO DEL CURA (jardin exotique) et AL PALMERAL (la palmeraie)... mais, toute la ville ELX s'expose en une gigantesque palmeraie avec 200000 à 300000 arbres ! MAGNIFIQUE !!! 
Nous trouvons rapidement un parking payant devant l'entrée. La visite magique nous permet d'entrer dans un jardin luxuriant aux vieux palmiers aux troncs multiples. GEANT !

Nous sortons de ce jardin envoûtant pour traverser la ville et reprendre la direction de SAN POLA sur la mer. Après avoir vu des centaines de palmiers poussant de partout, des plantes exotiques dans toutes les villas où se mêlent avec bonheur orangers, citronniers, palmiers, fleurs exotiques, bougainvillées, géraniums, roses, etc..., nous enfilons les artères de STA POLA, une très grande ville, station balnéaire aux belles avenues longeant la Méditerranée. Des camping-caristes stationnent ici et là sur cette avenue.
Nous poursuivons notre route pour rejoindre ALICANT par la N332. Nous voyons le port d'embarquement pour l'ISLA DE TABARCA. Bien que le site paraisse remarquable nous préférons pour aujourd'hui restés sur la terre ferme. A SANTA POLA, comme partout ailleurs nous retenons les esplanades et les trottoirs recouverts de carreaux soit de faïence, soit de marbre ou tout simplement d'autobloquants. Partout d'immenses chantiers s'affairent. Il n'y a pas une route, pas une parcelle de terrain qui ne soient livrées aux pelles mécaniques et aux grues. Ces artères sont préparées à l'avance. Le réseau routier, les plus grands axes une fois terminés offrent une circulation aisée et confortable. Les réseaux annexe pratiquables eux aussi, des cités neuves peuvent surgir des prés ou malheureusement sur des sites sauvages d'une grande beauté. Quelques parcs par ci, par là laisseront le champ libre à la nature, la flore et la faune. Cela va vite, très vite ! Les espagnols mettent le turbo pour redresser leur pays.
Nous nous arrêtons sur une grande place en bordure de mer devant des immeubles neufs et des villas au style arabe. Installés sous de vieux palmiers, Maurice à la pêche et moi dans un fauteuil au soleil.
Demain, nous verrons ALICANT et ALCOY et nous arriverons à ALTEA sur la côte.
Maurice revient...pas terrible la pêche ! Autour dix huit camping-caristes viennent se garer au fur et à mesure que passe la journée. Nous discutons avec une résidente du coin, un couple à l'hôtel et un vieux vient se plaindre de ses déconvenues espagnoles (maisons vendues, etc...). Quelques scrabbles et le lit...

MERCREDI 30 janvier 2002 : 9,7° et 18,6° STA POLA...158 km.

Nous décampons à 8h30, via ALICANT (Alicante). Le paysage côtier est en friche. Cela donne un environnement sauvage agréable jusqu'à Alicant. Nous croisons quelques camping-caristes esseulés sur la côte, surprenant ! 
Nous arrivons sur la ville, une station balnéaire remarquable par sa promenade le long de la côte. Une jolie fresque représentant les vagues de la mer fait danser les piétons. La petite route de PLATJA SAN JUAN jusqu'à EL CAMPO offre elle aussi une jolie balade en bordure de mer. LA VILA JOIOSA, se pavane sur la Méditerranée avec ses murs de toutes les couleurs. Dommage les constructeurs ne reprennent pas cette traddition !  BENIDORN, New York sur la côte espagnole ne nous attire pas du tout. Protégée par ses deux baies, elle offre aux voyageurs ses buildings et ses tours immensément hauts, ses nombreux commerces très prisés par les touristes étrangers, sauf nous ! ALTEA bourg tout blanc sur la colline nous attire davantage. Merveilleux site, incontournable aux ruelles étroites, avec son église à la coupole vernissée et ses fleurs multicolores font d'elle un endroit enchanteur. Puis nous nous rendons à CALP, tout près du PENYAL D'IFAC, ce rocher pointu, énorme, ancré sur la mer donne un cachet supplémentaire à cette région. Une multitude de maisons ont poussées toutes plus belles les unes que les autres enfouies dans des écrins de verdure où les piscines sont judicieusement cachées. Tout ce cap est ainsi construit. Et la promenade du CABO DE LA NAO n'a certainement plus le même cachet qu'autrefois. Un promontoire nous offre une vue spectaculaire entre le CAP DE MORAIRA aux superbes maisons et le CAP DE SANT ANTONI sue nous traversons. Là, le paysage grandiose sur cette route en lacet débouche sur la magnifique vue sur DENIA, ville du jouet. Nous stoppons ici tout au bout de la baie, après le port, sur une aire de sable entre mer et habitations où une douzaine de camping-cars stationnent déjà.

JEUDI 31 janvier 2002 : 20° à 9 heures. (272 km...DENIA---PENISCOLA)
Nous partons en direction de VALENCIA et nous suivons la N332. Nous tentons une sortie sur OLIVA mais le site est littéralement squattés par des immeubles affreux qui nous barrent l'entrée de la mer. Nous nous cassons le nez sur des voies sans issues aux ruelles parfois si étroites qu'il faut, comme toujours, faire demi-tour.  Pour PILES, DAIMUS et GANDIA nous n'essayons même plus. Nous filons sur CULLERA dans l'espoir de rejoindre la petite route du bord de mer via EL PERELLO et EL SALER. Malheureusement, la circulation s'avère impossible car les espagnols ont construits là tant d'immeubles que nous devons suivre la route loin de la mer au milieu des champs de mandariniers, de clémentiniers et de serres ici, çà et là.
Et puis, tout redevient sauvage à proximité d'un immense étang sur une zone protégée. Il s'agit du PARQUE NATURAL de L'ALBUFERA. Une vaste pinède longe la mer et les marécages.
                                                                                                    Puis au loin se profile la très grande ville de VALENCIA. Nous pourrions aller visiter le MUSEE DE LA CERAMIQUE et divers autres édifices mais nous préférons boycotter l'endroit. Nous suivons l'autovia pour éviter la ville et ses embouteillages. Nous filons toujours en direction de BARCELONA (ville que j'ai visité à 40 ans). des champs immenses, comme toujours, réservés cette fois à la ciulture de mandarines, clémentines, citrons et quelques oranges sur des kilomètres. 
Nous faisons un arrêt à SAGUNT ou SAGUNTO. Un vaste château et ses remparts domine la ville que l'on aperçoit de loin sur un monticule et toujours accrochées au flanc de la colline les maisons aux murs blancs bien serrées les unes contre les autres. Du haut des remparts on doit avoir une vue impressionnante sur la mer et nous nous dirigeons vers le puerto. Fort heureusement la chaussée nous fait dévier la file de poids lourds ininterrompue à cet endroit. Nous allons au bout de la ville sur la mer, SAGUNTO/MER dirons-nous ! Ici, une promenade est en cours d'achèvement et nous dînons là. Des palmiers un peu partout renforce la beauté de la ville.
Une fois avalé le casse-croûte nous nous envolons. Nous empruntons la N340. Nous ne nous arrêtons plus, les bords totalement barrés par des tours affreuses, sauf pour acheter une belle jarre pour notre cascade. 
Nous passons BURRIANA, BENICASSIM. La route se module entre l'autopista et le train. Nous bifurquons sur PENISCOLA et filons droit sur la ville. Je devine déjà un très beau site avce le château qui se dessine dans le lointain mais des barres, des tours empêchent de bien voir. Par chance nous arrivons tout droit sur le site. Nous découvrons alors une cité remarquable tellement belle que nous en restons le souffle court. Quelle merveille ! Aussitôt, nous décidons de partir à la découverte de ce village blanc sur la colline à l'intérieur de son château, édifice des Templiers, en cours de restauration. La visite par les ruelles étroites nous mène droit sur les remparts ouvrant sur deux baies, l'une à gauche, l'autre à droite. Le promontoire rocheux en avant sur la mer se distingue par un jardin exotique merveilleux où l'on devine une esplanade où doit se tenir des fêtes où un spectacle son et lumière. Le port devant le château offre l'animation de l'arrivée de nombreux chaluts le soir. Nous les regardons venir les uns après les autres déchargeant leurs caissons de poissons de toutes sortes. Bâtiments de bois aux couleurs vives, ils traînent derrière eux des centaines d'oiseaux, goélands et mouettes. Nous abordons une petite marchande de poissons. Nous achetons des coquillages et un petit hippocampe séché. Nous l'accrochons aussitôt dans notre petit filet décoratif. Bon ! Au travail. Je fais des crêpes et nous allons nous balader à PENISCOLA by night. Mais le zèle de la police locale va faire envoler les sept camping-caristes de la place. Au retour, nous retrouvons notre véhicule planté là, tout seul, au milieu de la nature avec un beau papier d'avertissement en guise de carte postale. Du coup, nous partons chercher refuge sur l'aire d'autoroute la plus proche. Horreur ! Nous devrons dormir dans l'enfer des poids lourds. Au matin, la tête comme une coucourde me sonne les cloches. Partons vite ! Vite partons !

VENDREDI 1er février 2002 : Aire d'autoroute du DELTA DE l'EBRE. Il fait chaud et humide : 16° à 10 heures à l'ombre. 
Nous sautons du lit. Le cauchemar de la nuit infernale nous pousse à réagir vite. Mauvais réveil. 
Nous sortons de l'autovia tout de suite après cette aire à l'AMPOLLA pour aller visiter le Delta de l'Ebre (EBRO) via DELTEBRE ET RIOMAR. Nous traversons le Delta tout mis à niveau pour la culture du riz. Nous ne voyons que très peu d'eau et apercevons le fleuve qu'à grand peine. Tout est asséché pour la culture. A RIOMAR nous nous trouvons à droite sur un embarquement pour les balades sur l'EBRO. Le site offre une rangée de mimosas espagnols et une boutique aux souvenirs. Nous voulons acheter du riz hélas trop cher sur les lieux touristicos. Nous allons jeter un coup d'oeil côté ville. On trouve une large pormenade plantée de palmiers encore en travaux et des passerelles jetées sur les dunes pour accéder à la plage et au loin, la mer. C'est tout.
Nous retournons sur nos pas et empruntons la route qui mène à AMPOSTA. Ainsi nous aurons fait le tour du secteur, un peu décevant moins sauvage que notre Camargue. 
Nous retrouvons la N340 via l'AMETTLA de MAR, joli petit port de pêche à l'ancienne. Pas de constructions tapageuses, pas d'immeubles trop hauts, arrivés au port directement par la route nous levons la tête pour voir la ville blanche en balcon sur son port et la mer. Le lieu est sympathique, le parking pour se garer aussi.
Nous trouvons ici un français (88). A l'entrée de la cité nous avons acheté 5 litres d'huile d'olive. 
Maurice sympathise avec un pépère belge, français, espagnol sur le port de pêche. A son tour il prend ses cannes et va le rejoindre. Ils parlent français ainsi, un long moment. Une fête va avoir lieu dans le pays durant tout le week-end, en hommage à la Vierge. Déjà des tentures peintes tombent des fenêtres ! Nous ne resterons pas. Il va falloir se garer ailleurs et à rester trop longtemps sur nos jambes, nous préférons la fuite.
Alors, comme les cigognes nous reprenons la route.
Un coup de blues de la France, des enfants, de chez nous et hop, nous voilà partis en un éclair. le temps d'apercevoir les vignobles autour de BARCELONA, des arbres fruitiers, et déjà l'autopista nous emporte vers GIRONA et la JONQUERA. Nous retrouvons des paysages connus...çà sent l'Ecurie...tiens ils contrôlent...et nous voilà chez nous. 

ADIOS CHERE ESPANA...viva la france !
    
  

  
















 

Par LA VALLEE DE DANA (DANA LANG) - Publié dans : CARNETS DE VOYAGES
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Dimanche 14 septembre 2008 7 14 /09 /Sep /2008 00:21
Pour visionner l'article sur le PORTUGAL allez dans la liste des catégories à "CARNETS DE VOYAGES". Celui-ci ayant été effacé ici, par mégarde...














Par LA VALLEE DE DANA (DANA LANG) - Publié dans : CARNETS DE VOYAGES
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Samedi 13 septembre 2008 6 13 /09 /Sep /2008 23:59

la danse des leprechaunes ridicules! envoyé par ShoujoKitsune

Paroles de la chanson (au cas où vous voudriez faire un karaoké entre amis...)

"Dag ploppertjes
Het is hier veel te droog
En daarom dansen we de regendans
Zijn jullie klaar

Omhoog omlaag omhoog omlaag omhoog omlaag
iedereen doet mee vandaag (2 x)

Het is droog het is heet
Mijn baar hangt vol kabouterzweet
Maar ik weet wat ik moet doen
Dus ga maar eens opzij

Er is geen (?) aan de lucht
Iedereen kucht en iedereen zucht
Dans dans dan nu allemaal de regendans met mij

Heeyaah Heeyaah Heyoohaa
(Heeyaah Heeyaah Heyoohaa)
Heeyaah Heeyaah Heyoohaa
(haaaaaaaaaaaaa)

Refrein

Habakahabaha hou je handen hoog
Habakahabaha regenboog
Habakahaba hou je handen laag
Zo komt er een regenvlaag(2x)

Omhoog omlaag omhoog omlaag Omhoog omlaag
Iedereen doet mee vandaag (2 x)

Kijk eens naar de horizon
Wolken komen voor de zon
Dankzij onze regendans
Valt straks de regen neer
Eerst vullen wij onze kruik
Daarna de kabouterbuik
Kom wij doen de regendans
Gezellig nog een keer

Heeyaah Heeyaah Heyoohaa
(Heeyaah Heeyaah Heyoohaa)
Heeyaah Heeyaah Heyoohaa
(haaaaaaaaaaaaa)

Habakahabaha hou je handen hoog
Habakahabaha regenboog
Habakahaba hou je handen laag
Zo komt er een regenvlaag(2x)

Omhoog omlaag omhoog omlaag Omhoog omlaag
Iedereen doet mee vandaag (2 x)

Habakahabaha hou je handen hoog
Habakahabaha regenboog
Habakahaba hou je handen laag
Zo komt er een regenvlaag(2x)

Omhoog omlaag omhoog omlaag Omhoog omlaag
Iedereen doet mee vandaag

Habakahabaha hou je handen hoog
Habakahabaha regenboog
Habakahaba hou je handen laag
Zo komt er een regenvlaag(2x)

plotter de plop het begint te regenen."
Par LA VALLEE DE DANA (DANA LANG) - Publié dans : LEGENDES / VIDEOS
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Samedi 13 septembre 2008 6 13 /09 /Sep /2008 23:36

 

Irlandeenvoyé par eths90




                                       LES CHAUSSETTES VERTES DE MAMIE MARINETTE

                            
                                                    Dana Lang
                             
(En souvenir de cette petite grand-mère Marie Soleil Que J'ai Tant Aimée)

Collection'Enfhantements'

Oeuvre originale / Gestuelle / Comptine

Conteur Auteur Interprète Metteur en Scène

 

             Dans la forêt de sapins des Monts du Haut-Beaujolais, il ya Une maisonnette de roses et pierres sèches. Dans habite Maisonnette cette grand-mère Marinette elle tricote de chaussettes vertes:

--- Je tricote dans mon coin

... Je tricote, je tricote,

Dans pièce ... je tricote lun.

... Des chaussettes pour mon voisin!

             Un soir Comme Elle tricote encore ses lunettes sur le bout du nez Quelqu'un frappe à la porte:

--- Qui vient là? Demande de Grand-mère Marinette ......

   

Par LA VALLEE DE DANA (DANA LANG) - Publié dans : MES CONTES EDITES
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Présentation

Profil

  • Dana LANG, CONTEURE AUTEURE DIRECTRICE D'EDITION
  • DANA LANG, CONTEUR AUTEUR CREATEUR
  • Femme
  • 13/04/1946
  • En couple
  • Loire
  • cinéma peinture littérature théâtre jardin
  • Conteur Auteur,d'inspiration celtique,je poursuis mon travail d'écriture entrepris depuis de très longues années. A la demande des Salons du Livre, je conte à nouveau après une interruption de 9 ans. J'ai écrit, treize spectacles, comportant ch

Texte Libre

 

Novembre 2011 /

Vous écouter est un enchantement ! Vos talents d'écriture et

d'orateur sont un plaisir ! Continuez, et merci (S.) 

 

Dana LANG a une écriture si fluide qu'elle vous embarque jusqu'à la

fin du livre sans que vous voyez tourner les pages ! (Christian L.) 

 

008 SALON ST JEAN DE LOSNE 2011 

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Pour commander, vous devez vous rendre au catalogue puis sur la barre galerie n°2 présente aussi sur cette page... il faut descendre votre souris sur cette page pour atteindre le livre avec une barre rouge qui indique "ajouter au panier".
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Dana LANG,
Conteur Professionnel

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img323.jpg   img274.jpg img285.jpg img300-copie-1.jpg  Ici, à ABIDJAN, Festival des Conteurs Francophones

 img325.jpg img330-copie-1.jpg  img324.jpg img243.jpg  img256.jpg img261.jpg

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UN AUTRE ART MERVEILLEUX / LA SCULPTURE SUR BOIS

 

  

  

 CUINZIER 013  

CUINZIER 014 

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  CUINZIER 017  

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CHABRE NEULISE 014   2 LES DEUX PRINCESSES CAPTIVES

CHABRE NEULISE 012   

 

1 LES DEUX PRINCESSES CAPTIVES

ST ROMAIN AU MT DOR 015

 



    

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