Mercredi 18 juillet 2007 3 18 /07 /2007 17:11

         
                                                        TITRE


                           
‘ CŒUR DE CHEVAL ET VA SANS PEUR ’

                         Avec la participation de l’Artiste Tibétain Tenzin GONPO

                         Conte édité, N° de dépôt légal 2ème trimestre 1995- 2ème édition.

                         Enregistrement S.A.C.D. le 12.12.1994.

 

      Un conte sur la métempsychose pour adultes et adolescents...                                                        

Par DANA LANG - Publié dans : EDITES DANS LA PRESSE
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Mercredi 18 juillet 2007 3 18 /07 /2007 17:02

FLEUR DE CHÂTAIGNIER

   ‘ CONTES DU TIBET ’

ŒUVRE ORIGINALE ET GESTUELLE 
(tournée du 4.11.1998 au 09.11.1998)
                          
 
Dana LANG, Conteur Auteur, Interprète, Metteur en Scène.

 

       TITRES

 

 

1/ Fleur de Châtaignier.

 

2/ Le lièvre Loden et le Lion des Neiges.

 

3/ La Demoiselle Nacrée.

 

4/ Cheval Bariolé au miroir.

 

5/ Le marchand clairvoyant.

 

6/ Le Veilleur.

 

7/ Losang, le déluré.



   Adaptés par Dana Lang de la culture tibétaine...des contes merveilleux, drôles, riches d'enseignements. (Pour tous à partir de 12 ans).
Par DANA LANG - Publié dans : MES CONTES EDITES
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Mardi 17 juillet 2007 2 17 /07 /2007 10:14
Par DANA LANG - Publié dans : CONTES DU PATRIMOINE UNIVERSEL
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Mardi 17 juillet 2007 2 17 /07 /2007 01:19

   Enfants loups...Enfants sauvages


Le livre de la jungle, 1942

 

En l'an 1858, William Henry Sleeman rapporte dans " A journey through the Kingdom of Oude " qu'il se trouvait en 1850 au royaume de Oude, dans les Indes, afin d'y combattre les redoutables guerriers Thugs. Au cours de cette campagne, il se trouva confronté, à sept cas précis d'enfants humains adoptés par des louves allaitant encore leurs portées ou bien par des couples.

En fait les cas d'adoptions d'enfants sont nombreux de par le monde et particulièrement aux Indes ou ils se comptèrent par dizaines ou plus et ce pratiquement jusqu'à nos jours, dès qu'on pris la peine de les étudier et de les recenser, c'est à dire depuis la deuxième moitié du xixème siècle.

Le plus célèbre d'entre eux reste bien entendu Mowgli du nom moins célèbre "Livre de la Jungle" de Rudyard Kipling qui enchanta et fit rêver tant de jeunes et de moins jeunes lecteurs. Si le nom de Mowgli est inventé et si l'histoire est enjolivée, elle est quand même basée sur des faits bien réels.

De telle histoires, dont l'authenticité à été prouvée dans la majeure partie des cas, sont légion en Inde. Dans d'autres pays, on a souvent découvert des enfants humain qui avaient partagé la tanière des loups, grandis avec des louveteaux et copié leur comportement.

Même si cela paraît aberrant, il est bien réel que subsistent encore de nos jours, des Mowgli féminins et masculins. Mais que sont-ils au juste, des enfants loups ou des enfants humains ensauvagés ? Les profondes et encore inaccessibles forêts asiatiques recèlent encore bien des secrets.

En Inde, si un très jeune enfant est abandonné volontairement ou perdu, on ne cherche pas vraiment à le retouver, cela coûte trop cher ! Souventes fois les gens le disent adopté par les loups. Et cela, s'il s'agit d'un garçon, pour les filles, c'est bien pire. C'est presque d'une manière systématique que les familles villageoises pauvres les rejettent, ne pouvant les nourrir et encore moins les doter à leurs épousailles. Il faut donc s'en débarrasser et pour cela on les déposent à l'orée du village, le soir, espérant qu'un sort favorable mettra l'enfant sur le chemin d'une louve proche de tenir famille ou ayant donné le jour récemment. C'est dire si on se fie à son instinct maternel. Mais il n'y a pas toujours une louve qui passe miraculesement et c'est dans la gueule du tigre que s'achève la courte vie de la petite humaine. Durant la déjà lointaine période d'occupation britannique, le nombre de tanières occupées par d'étranges louvarts, découvertes par les autorités et mentionnées par les gazettes coloniales, fut très important.

Comme les personnes atteintes de lupémanie, les êtres trouvés couraient à quatre pattes, grondaient, mordaient ceux qui tentaient de les saisir (On les comprend !) lapaient l'eau et se nourissaient de viandes crues souvent décomposées. Une histoire vraie, la plus connue d'ailleurs internationalement, est celle de deux fillettes, Amala et Kamala, qui furent arrachées à leur famille de loups et moururent sans atteindre leur vingt ans, de misère physiologique et de tristesse, toujours regardant la forêt par les fenêtres de leur hôpital. Ces deux enfants remirent en cause l'inné et l'acquis, posant le problème de l'épais mystère de la nature humaine.

Les scientifiques s'interrogent encore sur les possibilités de survie des enfants loups. Ils se demandent aussi quelles sont les aptitudes et les qualités maternelles des louves qui adoptent les petits d'humains.

Mais nous savons à quel point la louve est maternelle, cela n'a rien d'une légende. Les Turcs croient qu'à l'aube des temps, ils furent allaités par des louves et c'est encore à cause des jumeaux Rémus et Romulus, mythe fondateur de la civilisation romaine, que les Italiens font preuve de tant d'intelligente tolérance envers canis lupus. Perçu comme un sauveur depuis des millénaires, le loup est non seulement accepté dans ce pays, mais la cohabitation est réelle. Les Français hostiles aux loups seraient bien avisés d'en faire autant au lieu de vouloir les soustraire à une nature qui à besoin de leur retour.


Homme sauvage illustrant un livre de Psaumes (1350)

 

 

Bibliographie
enfants-loups,enfants sauvages,
homme-loup

 

ABRAHAM  Nicolas, TÖROK Maria. Le Verbier de l’homme aux loups.
éd. Flammarion, 1999. Association Freudienne Internationale.

ABRAHAM  Nicolas, TÖROK Maria. Les embarras des psychanalistes devant le cas de l’homme aux loups.
éd. Association Freudienne, 1997

FLEMI. De Freud et de ses patients: L’homme aux loups.  
éd. Hachette, 1986

FREUD Sigmund. L’homme aux loups.
éd. P.U.F, 1970

GINESTE Thierry. Victor de l’Aveyron: dernier enfant sauvage.
éd. Hachette, 1993

ITARD Jean-Marc. Il y a 150 ans, l’enfant sauvage.
éd. Lieux de l’enfance, 1988

MAHONY Patrick J. Les hurlements de l’homme aux loups.
éd. P.U.F, 1995

MALSON Lucien. Les enfants Sauvages.
éd. Union Générale d’éditions, 1964

MARINOV Vladimir. Rêve et Séduction: art de l’homme aux loups.  
ed. P.U.F, 1999

PINKOLA-ESTES Clarissa. La femme qui court avec les loups.

SINGH A.T. Zing. L'homme en friche: de l' enfant-loup à Kaspar Hauser.
éd. Complexe, 1980

Par DANA LANG - Publié dans : LE LOUP DANS TOUS SES ETATS
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Mardi 17 juillet 2007 2 17 /07 /2007 01:13

Bête du Gévaudan

 

« Figure du Monstre, qui désole le Gévaudan »
« Figure du Monstre, qui désole le Gévaudan »

La Bête du Gévaudan est un animal légendaire, responsable d'une centaine d'attaques mortelles dans le Gévaudan (centre de la France) au XVIIIe siècle.

Sous ce terme de « Bête du Gévaudan », on regroupe une série d'événements qui eurent lieu du 30 juin 1764 au 19 juin 1767. Durant cette période, au moins cent quatre attaques mortelles et de nombreuses autres, non mortelles, furent attribuées à l'animal (considéré d'abord comme un loup) ou à plusieurs animaux.


 Localisation

La Bête a sévi dans le diocèse du Gévaudan, qui, de nos jours correspond au département de la Lozère, et des parties du Cantal et de la Haute-Loire.

Le Gévaudan est un pays sauvage délimité :

soit un territoire de 6 500 km².

L'environnement du Gévaudan est constitué de vallées et de montagnes très boisées. Les villages sont éloignés de plusieurs kilomètres les uns des autres, et la rareté des routes à l'époque de l'affaire rendait les déplacements difficiles, longs et dangereux.

Sur le lieu de la mort de la Bête : les montagnes de Margeride sont constituées de landes à bruyères, pins et myrtilles, de blocs de granit et de hêtraies dans les pentes. Elles étaient bien moins boisées à cette époque qu'actuellement (vastes plantations d'épicéas) et les troupeaux de moutons pouvaient donc paître très haut. Mais elles ont un climat très rude (il y subsiste des plantes de l'âge glaciaire) rendant impossibles les battues d'hiver, et les chevaux des chasseurs s'embourbaient même dans les nombreuses tourbières (les "sognes" ou "molières").

 

 
Les attaques
 

La première victime officielle de la Bête fut Jeanne Boulet, jeune fille âgée de quatorze ans, tuée le 30 juin 1764, au village des Hubacs (près de Langogne) dans la paroisse de Saint-Étienne-de-Lugdarès en Vivarais. La victime fut enterrée « sans sacrements », n'ayant pu se confesser avant sa mort. On relève toutefois que la consignation de sa mort par le curé de la paroisse mentionne qu'elle fut victime de la bête féroce, ce qui suggère qu'elle ne fut pas la première victime réelle mais seulement la première déclarée... Suivra un carnage qui va terroriser la région pendant trois ans.

 

Les conjectures

Certains supposent (sans qu'aucune preuve ait pour le moment été apportée) qu'un homme avait dressé un ou plusieurs croisements de chiens et de loups en leur apprenant à se nourrir de chair humaine. Certains indices pourraient laisser penser que cet homme ou ces hommes auraient été des détraqués sexuels (selon des témoignages de l'époque, la "bête" a déshabillé et décapité certaines de ses victimes). Parmi les suspects figure une famille défavorablement connue dans la région, les Chastel. L'emprisonnement des Chastel (de courte durée, pour des motifs d'outrage aux autorités venues chasser la bête) n'eut cependant aucune incidence notable sur les attaques.

D'autres hypothèses évoquent plus simplement un ou des animaux sauvages : loups, hybrides de loups et de chiens, hyène, ours, lion, singe, échappés des mains de leur conducteur. À moins que certains criminels n'aient profité des circonstances pour mettre leurs propres crimes sur le compte d'animaux.

 

La traque

Devant l'ampleur de l'affaire, les autorités se décidèrent à faire appel à divers chasseurs afin d'organiser des battues auxquelles participa de plus en plus de monde. Dragons, louvetiers et porte-arquebuse du roi se succédèrent alors pour « courir sus à la Bête ». Les résultats furent, à tout le moins, décevants. Il faudra attendre le 20 septembre 1765 pour qu'un grand loup soit abattu par le porte-arquebuse du roi, François Antoine (souvent surnommé, par erreur, de Beauterne). La « Bête », ou du moins ce qui en tenait lieu puisque l'animal tué était bien un loup, fut naturalisée et envoyée à Versailles puis déposée au Cabinet du Roi, futur Muséum national d'histoire naturelle. Pour le roi Louis XV et la Cour, l'affaire était close...

Le calme sembla revenir, mais en décembre, les crimes reprenaient. Les autorités se désintéressaient alors de l'affaire, concluant à des coïncidences. Le pays du Gévaudan allait devoir vivre presque encore deux ans avec « sa Bête », celle-ci ne faisant cependant « que » six morts en 1766 et dix-huit durant les six premiers mois de 1767 malgré les continuelles battues (celles de 1765 comptèrent jusqu'à trente mille personnes, paysans pour la plupart). Enfin, le 19 juin 1767, au cours d'une chasse dans les bois de la Ténazeyre, au lieu-dit la Sogne d'Auvers, c'est Jean Chastel (lequel avait été précédemment emprisonné ainsi qu'il a été dit), un homme du hameau de la Besseyre-Saint-Mary, qui abat un animal ressemblant à un loup d'une taille très importante. Des récits ultérieurs relatèrent l'histoire, disant cet homme étrange et le soupçonnant de sorcellerie, lui faisant employer une balle bénite. Il est, en revanche, avéré que les agressions cessèrent à compter de cette date.

 

Les mystères 

Outre le fait que la Bête ait fait un nombre considérable de victimes, de nombreux détails la concernant sont curieux :

  • Sa nature morphologique : c'est très certainement un canidé, mais d'aspect inhabituel. Il pourrait s'agir d'un hybride de chien et de loup (cf rapport du notaire Marin, rédigé dans les heures qui ont suivi la mort de la Bête).
  • Sa relative invulnérabilité : le manque d'efficacité des armes a fait supposer qu'elle a pu porter parfois une cuirasse, par exemple faite en peaux de sanglier.
  • Son ubiquité : la bête est aperçue dans un très faible intervalle de temps en des lieux distants de plusieurs kilomètres les uns des autres. Ces distances, bien qu'extrêmes dans certains cas, restent cependant envisageables pour un seul animal.
  • Sa familiarité, son audace : elle ne semble pas craindre l'homme. Au moins vingt-deux fois, des victimes ont été attaquées en plein village et presque toutes les attaques ont eu lieu de jour.
  • Son agressivité : la bête ne semble pas attaquer uniquement sous l'impulsion de la faim et fait preuve d'un grand acharnement.
  • Son agilité : exceptionnelle aux yeux des témoins.
  • La mise en scène humaine dans certains meurtres (habits disposés près de la victime selon des sources non authentifiables).

 

Tentatives d'explication

Malgré le fait que les sources d'époque soient parfois peu fiables ou mal interprétées, notamment sur les lieux et les scènes exactes des carnages, un certain nombre de points obligent à privilégier un faisceau de probabilités qui dessinent un tableau s'approchant sans doute de la réalité.

  • L'hypothèse surnaturelle n'est pas prise en compte.
  • Les agressions ne peuvent pas toutes être l'œuvre d'un homme (toutes les personnes ayant survécu à une attaque ont décrit un animal dans les témoignages authentifiés).
  • Il semble que les agressions ont diverses origines, attaques classiques de loups, mais surtout attaques d'une bête particulière. On ne peut évidemment exclure, mais cela n'est pas prouvé, des attaques d'un ou de plusieurs criminels profitant du contexte.
  • L'hypothèse d'une mise en scène dans le cas de la bête tuée par François Antoine (utilisant un loup de taille spectaculaire amené du zoo de Paris) ne repose que sur des conjectures sans preuves. En effet, le zoo de Vincennes est né de l'exposition coloniale de 1931 et la ménagerie du Jardin des Plantes n'a vu le jour que sous Napoléon Ier...
  • La bête tuée par Jean Chastel pourrait avoir été un animal apprivoisé et entraîné à tuer, selon certaines théories ; en tout cas, sa description est, de toute évidence, celle d'un canidé.
  • Aucune preuve ne permet d'accuser la famille Chastel ni la noblesse locale qui aurait couvert ses agissements.
  • L'usage du terme "bête" (au lieu de "loup") par les témoins, alors que cet animal bien connu dans les campagnes de l'époque aurait dû être identifié sans conteste, est plus que troublant. De plus, les loups chassent généralement en meute, et il est admis par les spécialistes que les attaques de loups contre des êtres humains sont très rares. Le loup, même affamé, craint en effet l'humain, surtout s'il est seul face à lui.
  • Le fait que toutes les victimes n'ayant pas réchappé aux attaques aient été des femmes et des enfants, s'il peut de prime abord faire penser à l'œuvre d'un tueur sadique, s'explique sans doute par les circonstances de l'époque : ces victimes - souvent très jeunes - gardaient seules les troupeaux et constituaient donc des proies plus faciles que les hommes travaillant, eux, la plupart du temps en groupe et munis d'outils (faux, fourche, hache, ...) pouvant aisément se transformer en armes de défense.

Quoi qu'il en soit, Jean Chastel a tué une bête reconnue comme étant LA Bête par de nombreux témoins, y compris des rescapés d'attaques, dont la description mentionne qu'elle fait penser à un loup mais n'en est pas un, et les attaques ont cessé à compter de ce moment...

Pourtant, en 1819, dans un petit fascicule vendu un franc au Jardin des Plantes, on pouvait lire: « Description de ce qu’il y a de remarquable à la Ménagerie et au Cabinet d’Histoire Naturelle, concernant la vie et les habitudes des Animaux féroces qui sont renfermés tant à la Ménagerie que dans la Vallée Suisse : Suivie des Curiosités qui se trouvent au Cabinet d’Histoire Naturelle. Imprimerie J. MORONVAL, Paris, 1819. » aux pages 5 et 6 : « 5. La Hyenne barrée d’Orient.- ... Ce féroce et indomptable animal est rangé dans la classe du loup cervier ; il habite l’Egypte, il parcourt les tombeaux pour en arracher les cadavres ; le jour, il attaque les hommes, les femmes et les enfans, et les dévore. Il porte une crinière sur son dos, barrée comme le tigre royal ; celle-ci est de la même espèce que celle que l’on voit au cabinet d’Histoire Naturelle, et qui a dévoré, dans le Gévaudan, une grande quantité de personnes ». Ce petit fascicule est toujours consultable à la Bibliothèque Centrale du Muséum National d’Histoire Naturelle, 38 rue Geoffroy Saint Hilaire Paris 5 où il est archivé sous la cote : 8° Rés. 48.

Cet animal est donc clairement identifié comme une hyène rayée et non comme un loup. Ce spécimen naturalisé n'est plus présent dans les collections du Muséum National d'Histoire Naturelle. Quid de l'animal "que l'on voit au cabinet d'Histoire Naturelle, et qui a dévoré, dans le Gévaudan, une grande quantité de personnes" ? Le loup tué par François Antoine ? La bête tuée par Jean Chastel ? Le mystère reste entier ...

 

Les sites touristiques

Sculpture de la bête du Gévaudan à Saugues
Sculpture de la bête du Gévaudan à Saugues
  • Musée de la Bête du Gévaudan à Saugues : il restitue remarquablement, par des personnages en plâtre et des effets sonores, l'atmosphère de terreur qui régna entre 1764 et 1767 dans la région de Saugues. Une statue monumentale se dresse également dans le village ainsi que d'innombrables représentations.
  • Une statue se trouve au village d'Auvers : Marie Jeanne Vallet combattant la Bête, par le sculpteur Ph. Kaeppelin.
  • Une stèle à la mémoire de Jean Chastel, le vainqueur de la Bête, se trouve dans le village de La Besseyre-Saint-Mary.
  • Une statue de la Bête du Gévaudan sculptée par Auricoste figure à Marvejols.

 

Références 

  1. Acte visible sur le site des AD07, commune de Saint Étienne de Lugdares, types d'acte : baptêmes, mariages et sépultures datés de 1757 à 1780, page 113 [1]

 

Voir aussi

 

Représentations en fictions

  • La Bête du Gévaudan, dramatique de la série Le Tribunal de l'impossible diffusée en 1967 (ORTF).
  • Le Pacte des loups, film de Christophe Gans (2001)
  • La Bête du Gévaudan, téléfilm de Patrick Volson (2003)
  • La Bestia, Adrien Pouchalsac et Jan Turek, 2006, BD aux Editions Bois Sans Feuille.
  • Gévaudan, Philippe Mignaval, 2006, roman aux éditions du Pré aux Clercs.

 

Bibliographie

 

Lien externe

Par DANA LANG - Publié dans : LE LOUP DANS TOUS SES ETATS
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Mardi 17 juillet 2007 2 17 /07 /2007 00:42
 
Le Loup-garou, illustration de Lucas Cranach l'Ancien vers 1512
Le Loup-garou, illustration de Lucas Cranach l'Ancien vers 1512

Le loup-garou ou lycanthrope est un personnage de légende, vagabond et malfaisant, qui passait pour avoir le pouvoir de se transformer en loup.

 

La légende

Les trois éléments essentiels de la croyance au loup-garou sont les idées de métamorphose animale, de cannibalisme et de voyage nocturne.

 

Caractéristiques et attributs

Selon la légende, lors des nuits de pleine Lune, l’humain loup-garou, se transforme en un loup énorme avec des sens sur-développés et acquiert les caractères attribués à cet animal : puissance musculaire, agilité, ruse et férocité. Il chasse et attaque sans merci ses victimes pour les dévorer, ne contrôlant plus ses faits et gestes, et pouvant tuer de nombreuses victimes en une seule nuit. Les gens se sont mis à chasser les loups, s’en protégeant avec de l’eau bénite et les tuant avec une balle en argent ou avec des pieus d'argent.

Selon ces mêmes légendes, les loup-garous souffrent de la même répulsion que les vampires pour les choses sacrées et étaient, de même, considérés comme créatures du Diable. Ils se répandaient par morsures, et la malédiction commençait dès la première pleine lune après que la victime se soit fait mordre, et revenait à chaque pleine lune, sans que la victime ne puisse faire autre chose que subir sa malédiction ou mourir.

De même, selon la légende, les humains loup-garous pouvaient conserver quelques caractéristiques, telles une modification de leur voix et de leurs yeux, des sourcils se rejoignant au-dessus du nez, des ongles légèrement rougeâtres, le majeur un peu plus long, les oreilles implantées un peu plus bas et en arrière de la tête, et de façon générale un peu plus de poils sur les mains, les pieds et dans le dos.

Le loup-garou peut donc être un homme vivant métamorphosé, mais il peut aussi être un corps qui sort de la tombe sous la forme d'un loup, variété connu sous le nom de loup-garou fantôme. On croyait par là que le corps métamorphosé était celui d'une âme damnée qui ne trouvait pas le repos dans sa tombe.

La légende du loup-garou évoque également celle du voyage nocturne. En effet, la croyance qu'une personne donnée pouvait se trouver dans deux endroits en même temps est attestée dans les multiples récits où les blessures du loup se retrouvaient sur le corps humain qui demeurait au foyer.

A partir du XVe siècle, les légendes, en Scandinavie, en Russie occidentale et en Europe centrale, font état de l’existence de philtres magiques pouvant aider les humains loup-garous à retrouver tout leur aspect humain.

 

La lutte contre le loup-garou 

  • Le Lycanthrope ne se transformant qu’à la pleine lune, il suffit de l’enfermer durant cette période dans une cage ou une cellule solidement fermée et cadenassée.
  • Une fois la transformation effectuée, le lycanthrope voit ses forces décuplées, la seule arme efficace pour le tuer est un pistolet ou mieux un fusil à balles d’argent, si possible bénites.
  • L’exorcisme reste une autre façon de chasser l’esprit démoniaque qui a pris possession du corps du malheureux maudit et ainsi peut-être de sauver sa vie.

Pour survivre à coup sûr, il faut le toucher en plein cœur et la balle doit y rester. Si vous pouvez y parvenir avec une lance ou un pieu (il faut transpercer son cœur), il faut que la lame soit entièrement en argent et bénie au nom du saint des chasseurs. Pour le garder sans danger, il faut une cage en argent (bénie elle aussi). L’argent béni lui provoque des brûlures qu’il déteste et qu’il ne supporte pas; il ne touchera pas les barreaux de sa cage bien longtemps, si elle lui résiste, il devient plus furieux, ce qui lui donne encore plus de force.

 

Le mythe

Le Loup-garou, estampe allemande de 1722
Le Loup-garou, estampe allemande de 1722

Le mythe du loup-garou est très ancien et commun à de nombreux peuples européens. Du point de vue de la mythologie, le loup-garou a longtemps été indissociable du vampire, les deux étant en fait un seul et même monstre.

On retrouve le mythe de l’homme se transformant en animal féroce dans d’autres cultures.

  • Dans le panthéon de l’Égypte ancienne, de nombreux dieux étaient représentés sous la forme d’un hybride, moitié homme et moitié animal.
  • Dans une vieille et héroïque saga tartare, Bürûh Kahn qui régnait sur six cent loups, passait une partie de son temps sous l'apparence d'un loup resplendissant comme de l'or.
  • En Afrique, on connaît la très forte présence de l’homme-léopard (Afrique du sud), et même de l’homme-chacal et de l’homme-hyène (Abyssinie), en Asie de l’homme-tigre (Hindoustan), et en Océanie de l’homme-requin.

La tradition greco-romaine 

  • Au Ve siècle av. J.-C., Hérodote parle d’une race d’hommes habitant les contrées des bords de la mer Noire et capables en tant que magiciens habiles de se métamorphoser à volonté en loups, puis de reprendre leur apparence humaine.
  • Dès cette époque il y avait une croyance au fait que des êtres humains anthropophages, par la pratique de la magie, prenaient l’apparence d’un loup pour satisfaire plus facilement leurs appétits monstrueux.
  • La mythologie grecque raconte que Latona, la mère d’Apollon, se protégeait de la colère d’Héra en se transformant en louve.
  • Ovide (-43 - 17), rapporte aussi que Lycaon, roi d'Arcadie et ses cinquante fils qui étaient réputés pour leur impiété, servirent parmi de nombreux plats à Zeus qui était venu leur rendre visite sous l’apparence d’un pauvre hère, un plat à base de chair humaine qui s’avèra être celle du plus jeune des fils. Ainsi il pourrait démasquer le Dieu des Dieux. Mais ce dernier, indigné, repoussa au loin la table du festin, foudroya tous les fils du roi, sauf Nyctimos, qui monta sur le trône et changea Lycaon en loup :

Ses vêtements se changent en poils, ses bras en jambes
devenu un loup il conserve encore des vestiges de son ancienne forme.
Il a toujours le même poil gris, le même air farouche, les mêmes yeux ardents ;
il est toujours l’image de la férocité.
Ovide, les Métamorphoses (I,209)

  • Virgile (-70 -19) en parle également dans sa huitième églogue, où il fait dire à Alphésibée : « J’ai vu Moeris se faire loup et s’enfoncer dans les bois ».
  • Pline l'Ancien (23 - 79) parle d'un écrivain grec, Évanthes, citant lui-même les livres des Arcadiens, dans lequel un individu d'une certaine famille s'est transformé en loup après avoir suspendu ses vêtements à un chêne et traversé un étang à la nage. Il reprit sa forme humaine au bout de neuf ans et retrouva même ses vêtements. Il parle également d'un certain Déménète de Parrhasie qui fut métamorphosé en loup après avoir goûté des entrailles d'un enfant, immolé dans le sacrifice de victimes humaines que les Arcadiens faisaient encore dans ce temps à Jupiter Lycéen
  • Au Ier siècle, Arétée de Cappadoce explique que certains hommes qui se sentent transformés en loup sont travaillés par les appétits et les affres de cet animal féroce, se jettent sur les troupeaux et les hommes pour les dévorer, sortent la nuit de préférence, hantent les cimetières et les monuments, hurlant à la mort, avec une perpétuelle altération, les yeux enfoncés et hagards, ne voyant qu’obscurément comme s’il était entouré de ténèbres, les jambes meurtries par les égratignures et les morsures de chiens.

La tradition germanique 

De nombreuses autres légendes en Scandinavie, en Russie occidentale et en Europe centrale, font référence aux loups-garous. Les garous scandinaves ne sont par frappés du même ostracisme qu’ailleurs et, sans être ordinaire, le garou est plus ou moins accepté dans la société.

L'équivalent nordique du loup garou est le vargúlfr.
Dans la Saga d'Egill fils de Grímr le chauve, le grand-père Úlfr fut surnommé Kveld-Úlfr, le loup du soir, car chaque soir il devenait farouche et avait envie de dormir. Egill hérita de cette propriété.
Dans la Völsunga saga Sigmundr et Sinfjötli découvrent deux hommes endormis. Des peaux de loups étaient suspendues au-dessus d'eux dans la maison ; tous les dix jours, il leur était possible de sortir de ces peaux. Sigmundr et Sinfjötli leur passèrent les peaux de loups et alors, ils ne purent aucunement en sortir, quoiqu'en vérité, ils eussent conservé la même nature qu'auparavant : ils hurlaient comme des loups, chacun d'eux sachant la signification de ce hurlement.
Les femmes peuvent aussi se transformer en louve : dans l'Edda poétique (Hárbardhsljódh), vargynjur est la femme-louve que Thórr a molesté.
Le loup et l'ours sont les motifs des guerriers-fauves, les berserkir (qui porte une chemise d'ours) ou úlfhedhnar (qui porte une pelisse de loup), qui dans les combats entraient dans une fureur guerrière. Cette fureur était une frénésie sacrée, ces guerriers des combattants d'élite.

 

Le loup garou du moyen-âge

  • Au XIIe siècle, Guillaume de Palerme parle du Leu-Garou. De nombreux sorciers avaient à l’époque pris l’habitude de courir dans les champs, les nuits de pleine lune, munis de peaux de loup, afin d’effrayer les populations. Marie de France composa un lai (le Bisclavret) dans lequel un homme se métamorphose en loup après s'être débarassé de ses vêtements, et ne pouvant retrouver sa forme si on les lui dérobait.
  • De la fin du Moyen Âge et durant la Renaissance, en un peu plus de cent ans, on a enregistré, en France, près de 30 000 procès de loup-garous. Les populations rurales croyaient fortement à l’existence de ces « hommes loups » qui ravageaient les campagnes et s’attaquaient aux animaux comme aux être humains. En Europe, du XVe au XVIIIe siècle, près de 100 000 personnes ont été reconnues comme loup-garou et condamnées à être brûlées vives. Selon Collin de Plancy, des dizaines de milliers d’autres ont péri, sans autre forme de procès, lorsqu’un villageois était soupçonné d’être un loup-garou, il était attrapé et écorché vif, car la légende voulait que les poils se cachaient sous la peau.

le loup garou contemporain

  • Lors du XXe siècle, plusieurs affaires ont été liées au mythe du loup-garou :
    • l’affaire de la « bête de Sarlat », en Dordogne, jamais élucidée ;
    • l’affaire de la « bête de Senonges » dans les Vosges qui en 1994 égorgea plus de 80 animaux ;
    • l’affaire de la « bête du Valais », en Suisse, jamais élucidée ;
    • l’affaire de la « bête de Noth », en Suisse, jamais élucidée ;
  • Très récemment, le journal Courrier international du 6 novembre 2003 - n° 679, rapporte ces témoignages insolites tenus devant le tribunal criminel de Lausanne (Suisse) où un homme est poursuivi pour avoir massacré son épouse à coups de couteau : « J’ai vu ses canines pousser. Elles dégageaient une odeur étrange. Comme celle d’un loup-garou ». L’accusé a conservé « un contact avec la réalité », indiqua de son côté l’expert psychiatrique.

Etiologie

Les médecins latins connaissaient une maladie qu’ils nommaient insania lupina (folie louvière ou rage lupine).

 

Les voyages de l'âme

Selon Claude Lecouteux la croyance aux loups-garous est liée à celle des voyages de l'âme, dont elle ne représente qu'un cas particulier. Dans la mythologie nordique, hamr, "la peau", est une des formes que peut prendre "l'âme", l'homme pouvant en avoir plusieurs. Elle est précisemment la forme interne qui épouse intimement l'enveloppe corporelle. La manifestation de l' hamr s'accompagne d'un accroissement de force, peut prendre l'aspect d'un animal, et se jouer des distances et des obstacles. Le changement de forme, "tandis que l'individu tombe en léthargie", est "un point qui rappelle exactement la transe pendant laquelle l'esprit du chaman visite l'autre monde et entre en communication avec les esprits qu'il interroge".

Selon Régis Boyer, le Hugr, dans la tradition Scandinave, est un principe actif universel qui peut parfois être capté par des gens malveillants pour produire des effets nuisibles. C'est ainsi que dans la Saga de Thórdr hredha, un homme voit en rêve dix-huit loups qui sont en fait le "hugr de loups" de ses ennemis, en fait le "mauvais hugr".

 

Un trouble de l'imaginaire

Johann Weyer, médecin des Pays-Bas (1515-1588), explique la lycanthropie comme un phénomène imaginaire et maladif[12]. Il décrit ainsi les malades qui en sont atteints : ils sont pâles, ont les yeux enfoncés et la langue fort sèche.
Il en est de même de Jean de Nynauld qui publie en 1615 De la lycanthropie, transformation et extase des sorciers :

« mélancholie ou folie louvière à cause de ceux qui en estoient atteints pensent être transformés en loup ou en chien. »

Collin de Plancy, dans son Dictionnaire infernal, publié en 1818, définit la lycanthropie comme une

« maladie qui, dans les siècles où l’on ne voyait partout que démons, sorcelleries et maléfices, troublait l’imagination des cerveaux faibles, au point qu’ils se croyaient métamorphosés en loups-garous, et se conduisaient en conséquence. Les mélancoliques étaient plus que les autres disposés à devenir lycanthropes, c’est-à-dire hommes loups. ».

 

Une maladie psychiatrique

La croyance que son propre corps peut se transformer en loup est une zoopathie, à savoir un symptôme d'une maladie psychiatrique en cours. La structure de ce délire est de type paraphrénique.

 

Filmographie

Par DANA LANG - Publié dans : LE LOUP DANS TOUS SES ETATS
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Lundi 16 juillet 2007 1 16 /07 /2007 18:30
LE-LAC-DU-LOCH-NESS-copie-1.jpg  
Par DANA LANG - Publié dans : CREATURES FANTASTIQUES
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Lundi 16 juillet 2007 1 16 /07 /2007 18:28
 
Par DANA LANG - Publié dans : CREATURES FANTASTIQUES
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Lundi 16 juillet 2007 1 16 /07 /2007 18:13
...mais que sont vraiment les...

 

Le dragon a toujours été calomnié, maljugé et harcelé par l'homme simplement parce qu'il était différent. Comme plusieurs êtres vivants, il a expérimenté la mort et la persécution au nom de la pseudo-supériorité de l'homme civilisé. Peut-être que dans le futur, l'homme apprendra qu'avec la mort d'un simple animal ou une espèce de plante, un irremplaçable avantage -souvent plus précieux que toute richesse en ce monde- est perdue. Voici donc une petite encyclopédie des dragons européens pour votre bon plaisir, agrémenté de quelques images...Les caractères psychologiques

Le dragon adulte est rusé, puissant et sûr de sa force. Son astuce l'aide à échapper aux pièges des hommes avec un esprit que l'on pourrait qualifier de "sportif". Il est habituellement avare et insolent, pour prouver quelque peu ses capacités physiques. Les dragons sont vraiment amoureux des bijoux et des pierres précieuses, et ils amassent avidement leur trésor. Parfait connaisseur, ils peuvent évaluer la valeur d'un de ces pierres et ce n'est certes pas facile de les tromper sur ce sujet. Ils adorent aussi les énigmes et parfois promettent de laisser libre leurs victimes à condition qu'ils trouvent la réponse à une devinette. Habituellement fiers, rien ne les exaspère plus qu'être ridiculisé par les hommes. C'est une chose dont nous devons tenir compte quand nous sommes en relation avec un dragon. Quand on l’embarrasse, il se réfugie dans son antre, honteux, et refusera de nous reparler.

Mais si nous lui adressons la parole avec circonspection et que nous nous montrons capable de garder ses secrets, nous gagnerons sa confiance et aurons une grande influence sur lui. Le dragon est vraiment expert en magie et connaît les pouvoirs qui y sont associés. Son plus grand secret reste son vrai nom. Celui-ci est la synthèse de sa personnalité et de son histoire. Il indique ses origines, tout ce que le dragon fera dans sa vie, ses aspiration, son savoir et son niveau de maîtrise de la magie. Son nom est d 'habitude donné par son père à la naissance mais se modifie au court du temps. Ce secret est gardé si jalousement que le vrai nom du dragon n'est sut que par lui-même et son père... Il possède aussi un ou plusieurs pseudonymes sous lequel il est connu.

Commentaires généraux et physiologiques L'esclavage Le squelette Les écailles La coloration Magie Sa voix La poésie Les énigmes Les trésors La demeure des dragons Le Père-Dragon Les femelles L'héritage

Le dragon (drago drago) est un reptile à sang chaud et sa température est contrôlée à l’intérieur de son corps. Cette caractéristique lui permet de s'adapter aux différents climats de son vaste habitat et de maintenir ses activités la nuit comme le jour durant l'année entière, ce qui ne le pousse pas à être dépendant de la chaleur du soleil comme la plupart des reptiles. Le dragon a généralement des ailes et ses os sont creux, pour la légèreté. Cependant, les rares survivants ont de petites pattes mais pas d'ailes; ils sont intelligents et agressifs.

Ils vivent sur une longue période de temps. Bien des dragons ont vécus plus de 500 ans, même 1000 ans et aucun cas nous ait été rapport qu'un d'entre eux soit mort de vieillesse. Ils meurent par accidents, certainement dû à une maladie ou par le résultat d'une action porté par leur implacable ennemi: l'HOMME. Ils sont sujets à quelques maladies et les plus sérieuses menaces varient d'une famille à l'autre. Dans le cas du dragon de feu, la pire maladie est la "corrosion des écailles" qui peut lui être fatal. La "Démence sénile" est la plus commune parmi les dragons de terre et la gastrite aiguë non virginae affecte principalement les dragons d'eau qui ont l'estomac très délicat. Malgré sa force, le dragon perd de son agilité avec l'âge et peut facilement être la proie du singulier et terrible tueur de dragon : Ichneumon. Cet habitant des marais, lequel Pline l'Ancien (Cône 23-Stabies 79), auteur de la fameuse encyclopédie «Historia Naturalis», le décrit comme un poisson boueux avec un museau pointu recouvert de dures plaques, est l'ennemi mortel non-humain des dragons. L'Ichneumon creuse entre les écailles du dragon et, utilisant son museau pointu, fait des tunnels dans la tendre chair jusqu’à ce qu'il trouve les entrailles, qu'il dévore, tuant du même coup sa victime.

Le dragon peut parler. Sa langue maternelle est le latin, qui est innée chez tous les espèces de dragons, mais n'éprouve aucune difficulté à apprendre et à s'exprimer correctement dans le dialecte de la région où il vit. Amoureux des bois et de l'air pur, le dragon ne peut soutenir la pollution ou le tumulte de la civilisation. La seule exception à cette règle appartient à la race de dragons Drago flamula sur lequel nous reviendrons plus tard. Aujourd'hui les dragons ne survivent qu'à de rares endroits où ils peuvent échapper à la pollution, petits endroits isolés de l'ancien monde où le futur des dragons semble précaire.

Comme ils ne peuvent rester avec les femelles et que certains ont besoin d’affection, de contacts physiques et sociaux (étant antisocial et en compétition constante avec les autres dragons et que cette situation provoque l’impossibilité de développer l’amitié) ils se créent des « favoris » parmi leurs esclaves humains. Ces derniers chantent, les caressent et leur accordent tous leurs voeux.

Le dragon est la plus large créature volante connue. Pour maintenir son énorme corps dans les airs, sa structure physique doit être différente des autres reptiles. Les os de ses ailes s'attachent à ses omoplates lesquelles supportent les muscles puissants des ailes. Ils requièrent un extraordinaire système d'articulations inconnu chez d'autres espèces.

Le corps du dragons est complètement recouvert d'écailles résistantes et brillantes. Seule exception en ce domaine, le dragon de terre (ou dragon commun), ne possède pas cette armure sur le cou ou l'estomac, possiblement dû à son habitude de creuser des tunnels. Pour protéger son souple abdomen cette espèce porte parfois un plastron ou une cuirasse d'un métal précieux. Usant de sa salive, sécrétée par son estomac vide et possédant des propriétés adhésives puissantes, le dragon commun colle des pierres précieuses sur son cou et son estomac pour sa protection aussi bien que pour sa parure. Les écailles sont pentagonales, formées comme une larme, avec deux longs côtés, deux très courts et un tout petit côté attaché à sa peau. Le dragon peut les remonter quand il le veut pour les lisser. Il faut se rappeler que le dragon est une créature très propre et prend toujours grand soin de garder sa peau et ses écailles propres, voire immaculées. Dans leurs positions normales les écailles se chevauchent très très rapprochés pour permettre une parfaite liberté de mouvements. Si nous étudiions une écailles de plus près, la plus profonde partie est composée d'une formation compacte de poils fermement enracinés dans l'épiderme. Sur le bout du poil, quelques minuscules glandes y siègent et sécrètent une substance qui adhère fermement à la peau. Cette substance est riche en minéraux, et c'est ce qui détermine la dureté et la couleur de l'écaille du dragon. La surface externe possède une texture transparente qui procure aux écailles leur lustre de tous les jours. Les dragons n'ont pas besoin de perdre et de renouveler leur peau comme la plupart des autres reptiles. Les écailles poussent et se renouvellent automatiquement comme les ongles et les cheveux humains. Ils ne les perdent donc pas sauf en cas de maladie.

Il serait impossible de lister l'énorme variété de teintes que provoque la couleur éclatante du dragon, mais nous pouvons les diviser en trois groupes de couleur:

Bleu, se situant entre le bleu foncé et l'argent en passant par le nâcre;
Rouge, du cuivre au rouge foncé en passant par le noir rougeâtre;
Vert, lequel inclut toutes les nuances du vert, du jaune et même le brun foncé, le vert émeraude et l'or en fusion.

Bien que ces trois principaux groupes ne soient pas habituellement mélangés, la couleur du dragon est rarement uniforme. En général ses écailles possèdent plusieurs teintes d'une des catégories principales de couleur, avec un lustre métallique qui est difficile à définir.

Quand les écailles ont une apparence pâle, opaque, c'est un signe certain d'une maladie. Plusieurs dragons sont connus par la couleur prédominante de leurs écailles, tel Ancalagon le Noir, Smaug le dragon d'Or, Spars le Vert.

Le dragon est expérimenté en matière de magie mais pas dans la redoutable Magie Noire. Il utilise la magie brune (ou de terre); magie verte (des plantes) et magie bleue (de l'eau). Il sait comment manipuler la nature sans débalancer l'ordre écologique pour lequel il a toujours démontré un respect incroyable. Il est capable d'invoquer le pouvoir des éléments et peut créer des illusions comme se déguiser en une partie de paysage ou en jeune enfant et maintenir ces illusions sur une longue période de temps, pour échapper à ses persécuteurs. Un énorme pouvoir de concentration est requis pour maintenir un déguisement et les jeunes dragons en manquent souvent. Un adulte peut le maintenir plusieurs jours avec des périodes de repos la nuit tandis que le grand dragon-sorcier peut tenir durant des mois avec de brèves périodes de repos. Ces dragons-sorciers haïssent les sorciers-humains maladroits, qui n'ayant aucun respect des lois de la nature, les trafiquent et les dérangent. L'animosité est mutuelle : l'humain en apprentissage de la magie envie au dragon sa supériorité dans les sciences occultes. De ce fait, plusieurs sorciers affirment que le dragon est l'incarnation du Mal, du Démon. Dans les bestialités médiévale, il représentait la corruption et l'esprit diabolique.

La musique est un des passe-temps favoris du dragon. Il a une voix merveilleuse et quand il adopte l'apparence humaine, il est un virtuose. Sa voix, riche, basse ou baryton, exprime une grande passion, suscitant une profonde émotion au sein de l'auditoire. C'est bien connu, le son de la voix du dragon a un effet enchanteur sur l'humain et quand il parle, ce serait assez téméraire d'écouter sans rester captivé. Contrairement à la croyance populaire, le dragon n'utilise pas sa voix pour séduire sa victime, mais elle est tellement fabuleuse, et d’une diction impeccable, que si nous ne prenons aucune précaution, nous pouvons tomber sous le charme, ce qui peut être dangereux car nous sommes en présence d'un terrible prédateur

Les dragons sont aussi poètes et probablement auteurs de plusieurs poèmes du 13e siècle qui ont survécu jusqu'ici que par la tradition orale. Voici un exemple de poème "dragonnien" :

Veni dulcis amica mea (Viens mon tendre ami)
Cam Qua iocari suaviari (Amuse-toi et embrasse)
Et teneras delicas sumere (Et apprécie ces délices)
Et in amore finire (Et meurt en amour)

Les dragons adorent les énigmes et les devinettes, l’un essayant souvent d’être plus malin que l’autre. Il arrive même qu’ils prennent part à des tournois de prouesses mentales à la cour du Père Dragon. Il arrive aussi qu’un humain puisse voir et même participer, tel Merlin le Magicien, qui avait gagné l’affection des dragons dû à son utilisation prudente de la Magie. Voici la devinette qu’il dû résoudre pour gagner le concours :

C’est froid et chaud
C’est blanc et noir
C’est dur et c’est de cire
Mais sa vrai nature est de chair
Et est revêtu de la couleur de la honte, de la couleur de la colère et même de l’amour.

Le cœur humain.

Le dragon aime beaucoup les trésors. Il ne fabrique pas les bijoux lui-même, préférant de loin les activités intellectuelles. C’est pour cette raison qu’il les acquière des humains de plusieurs façons : le vol, le pillage, l’échange, le troc, la fraude, ou par tout autre moyen qui lui procurerait les bijoux et les pierres précieuses qu’il convoite. Il croit ne jamais en avoir assez et trouve difficile de se séparer d’un seul bijou de son trésor. Il fait un inventaire détaillé de toutes ses possessions de telle sorte qu’il sera alerté tout de suite si quelque chose venait à manquer.

Les dragons vivent habituellement dans les grottes et les cavernes naturelles qu’ils adaptent à leur besoin. Leur demeure consiste en deux ou plusieurs pièces et la plus rapprochée de l’entrée est toujours décorée ou aménagée de manière à ce qu’elle conserve son aspect original pour apaiser la trop grande curiosité de l’homme. Normalement, l’entrée est dissimulée par des rochers ou des plantes et est juste assez grosse pour que la créature entre et sorte facilement. Après plusieurs années, le continuel frottement des écailles rend les parois lisses. La caverne est assez grande pour que le dragon puisse se déplacer mais par contre pas assez pour y dissimuler un ennemi.

Les familles des dragons sont organisées en sociétés hiérarchiques tout autour d’une figure mâle prudente et judicieuse, la tête de la famille, connu sous le nom de Père Dragon, à qui tous doivent obéissance. C’est sa tâche de maintenir la paix et de trancher dans les querelles familiales ou les disputes territoriales et d’assigner le vrai nom à chaque sujet. Sa cour est formée d’innombrables jeunes dragons qui protègent le Roi, et de jeunes femelles vierges qui n’ont pas la maturité requise pour s’unir. C’est le Père Dragon qui décide quand elles sont prêtes à s’accoupler, conseillé par les femelles plus âgées. Expertes elles aussi dans la magie, elles ont le titre de reines et ont pleine autorité sur le Conseil. Elle sélectionnent les candidats pour le vol nuptial et ce sont elles qui choisissent le successeur du Père Dragon à sa mort.

Une chose : elle sont vraiment rares. Elles doivent donc être traités de façon spéciale et attentionnée. Le mâle qui couve un œuf femelle ne doit aucunement l’abandonner pour une quelconque raison. Il doit garder les yeux dessus, le retourner régulièrement. Quand vient le temps de l'éclosion, le père, anxieux, l'emmène en un lieu sûr, loin des humains. Une fois que le dragonet est sorti de sa coquille, le père le nourrit et quand la force de la petite femelle est assez grande pour rester sur les épaules de son père il l’emmène à la cour, où elle vivra avec le reste des jeunes femelles jusqu’à ce que le Père Dragon considère qu’elle soit assez mature pour s’accoupler. Le développement physique de la femelle est plus lent que chez le mâle même si elle atteint la maturité plus rapidement. Les femelles dragons commandent un grand respect et sont traitées comme des reines. Souvent plus fières que les mâles, elles sont vraiment jalouses de leurs privilèges. Avec le temps elles sont prêtes pour leur premier vol nuptial. Elles entreprennent le vol seul, et sont rejoints par les mâles qui veulent s’accoupler avec elles. Elles en viennent à être le centre d’un essaim de plusieurs centaines de mâles. Le vol des dragons, qui peut être reconnu dû à sa grosseur, voyage vers une destination choisie par le Père Dragon pour l’union. Les jeunes femelles, expertes en magie, se transforment parfois en femmes de grande beauté et entrent dans la société des humains comme dans la légende de Melusine. Les dragons s’accouplent six à sept fois durant leur vie s’il sont chanceux.

Tous les dragons gardent jalousement en leurs demeures quelques pierres anciennes, brillantes et rondes. Connus sous le nom de Lapis draconiensis aurulucentis, ces pierres ont une phosphorescence naturelle. Elles ne peuvent être trouvées ailleurs que chez les dragons. Elles sont sacrées et valent énormément pour eux, comme un symbole de leur identité. Beaucoup de légendes rapportent l’existence de ces pierres étranges convoitées aussi par les nains et les gnomes.

PS ne pas utiliser si vous avez Explorer. Vous n'avez qu'à descendre dans cette page.

Les caractères psychologiques

Commentaires généraux et physiologiques

L'esclavage

Le squelette

Les écailles

La coloration

Magie

Sa voix

La poésie

Les énigmes

Les trésors

La demeure des dragons

Le Père-Dragon

Les femelles

L’héritage

Les grandes familles

Le dragon de terre ou le dragon commun
Le dragon d’eau
Le dragon de feu
Le dragon doré


Par DANA LANG - Publié dans : CREATURES FANTASTIQUES
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Lundi 16 juillet 2007 1 16 /07 /2007 17:47

 

A PROPOS DES DRAGONS [27/04/2006]


L’image du dragon semble être dérivée du grand serpent primordial représentant le chaos indifférencié et lié à la déesse-mère la terre.

Mais avant l’apparition des dieux masculins, ce serpent primordial n’était pas exclusivement porteur d’une symbolique négative. Il était simplement symbole de fécondité, de naissance et de mort(début et fin) du fait qu’il frotte en permanence son ventre contre la terre mère.

Cette symbolique est notamment exprimée par le motif médiéval de l’ouroboros, serpent ou dragon qui se mord la queue, motif principalement utilisé dans le domaine de l’alchimie. Il exprime l’idée que la fin fait partie du début et vice versa et représente la transformation, l’évolution , l’œuvre alchimique appliquée soit à la matière, soit à l’individu.

La diabolisation du dragon, en quelque sorte, peut s’expliquer par les effets de la lutte des dieux masculins pour s’imposer contre la domination de la divinité terre-mère.


Dragon (mythologie)

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Paris - Musée du louvre - Dragon
Paris - Musée du louvre - Dragon

Le dragon est une créature mythique, représentée comme une sorte de gigantesque et puissant serpent ou reptile, doté de pouvoirs magiques et spirituels. Dans de nombreuses mythologies à travers le monde, on retrouve de telles créatures, possédant plus ou moins de caractéristiques similaires, désignées comme dragons[1].

 

Symbole de vie et de puissance en Chine, protecteur en Indonésie, gardien des sabres au Japon, maléfique et ravisseur de princesses en Europe médiévale.

Dans la tradition européenne (mythologie grecque, celtique et nordique), il s'agit d'une créature ailée et soufflant le feu, dont le corps écailleux fait penser à une appartenance au monde des reptiles. Il a donné son nom au dragon de Komodo. Toutefois, c'est un non-sens que de classer une créature fantastique dans une taxinomie du règne animal. Cela signifierait de facto que des dragons réels ont été vus, voire étudiés au cours de l'Histoire…

En outre, la catégorie des reptiles est elle-même sujette à caution du point de vue scientifique, incluant ou non les oiseaux en raison de considérations morphologiques.

Le terme dragon désigne également des créatures similaires d'autres cultures, comme les ryu japonais ou les dragons chinois.

Les chevaliers tueurs de dragons sauroctones (si tant est qu'ils ont existés) se virent par la suite canonisés, ou octroyés des exploits historiquement incohérents (le saint Georges historique tuant un dragon plusieurs siècles après sa propre mort).
Le seul témoignage de ces chevaliers est une iconographie médiévale abondante et largement diffusée dont on ne connaît pas la raison d'être exacte.

Devant la violence véhiculée au niveau symbolique en Occident (puisque les faits à charge ainsi que certains protagonistes sont fictifs jusqu'à preuve du contraire), et la vénération de ces créatures en tant que porteurs de lumière et de sagesse en Orient (les dragons luong et ryu font partie du tembu pour protéger l'enseignement de Bouddha, le Dharma), il est compréhensible de rester perplexe. De cette perplexité (un véritable conflit cognitif) pourrait découler :

  • un effet de mode visant à expliquer le pourquoi de l'universalité d'un tel symbole.
  • une explication psychologique représentant les luttes intérieures des différentes facettes de la psyché humaine.

Autour du mystère se sont construits deux mouvements de fans des Dragons cités ici à titre de curiosité :

  • La draconologie, une sorte d'étude anatomique raisonnée et comparée des Dragons : "Si les Dragons existaient, comment seraient-ils structurés afin de respecter les lois de l'évolution naturelle ?"
  • La magie draconique, une sorte de shamanisme totémique tournant autour des dragons.

 

Origine du dragon

Une hypothèse sur l'origine des dragons remonterait aux premières civilisations. Les habitants auraient trouvé des ossements de dinosaures. Ce serait comme cela que les légendes sur les dragons seraient apparues. Cependant, cette théorie n'explique pas l'universalité du mythe, puisqu'il est assez rare de trouver ces fossiles à l'air libre, dégagés par l'érosion. De manière plus problable, les dragons apparaissent, sous une forme ou une autre, en même temps que les autres monstres de l'imaginaire. Les plus anciennes traces connues remontent à 6 000 ans environ, dans une tombe du Henan, en Chine : formée de coquillages, sa forme se détache nettement aux côtés du défunt. La découverte de cette tombe ne datant que des années 1980, il est possible que d'autres recherches archéologiques trouvent au monstre une origine plus ancienne, dans un futur proche. Cependant, il s'agit là d'une figure religieuse imaginaire, tout comme le sont le sphynx, les sirènes ou toute autre créature fabuleuse. Celles-ci s'appuient davantage sur des espèces animales existantes, que l'homme hybride à sa fantaisie, que sur la découverte d'un squelette gigantesque de dinosaure. On trouve ainsi des monstres aux formes semblables, mais néanmoins différents, dans presque toutes les cultures antiques, et ces mythes se sont par la suite "contaminés" les uns les autres, pour s'approcher de la figure actuelle, désormais universelle.

 

Une histoire de démons

Pendant des années, dit Mao, les dragons volaient et protégeaient le démon Chang Dong. Et le jour où Chang Dong tua un dragon, plus de cent dragons vinrent le tuer.

 

Apparence et symbolique

Animal fabuleux, héros maléfique ou bienfaisant de nombreux récits et légendes, objet de culte, de terreur sacrée ou de lutte acharnée, le dragon a marqué de son empreinte presque toutes les civilisations. Le dragon est formé d'un corps ressemblant à un crocodile, mais plus souvent à un reptile ; ensuite viennent des ailes et des griffes. En se basant sur les écritures hébraïques, le serpent est le symbole du Mal (voir Diable, Satan) ; les ailes sont un symbole de puissance et d'influence puisque le mot chaldéen désignant la puissance (Abir) est très proche de celui désignant une aile (Aber). Les griffes donnent une information sur le côté animal, bestial de la créature.

Il est à noter que paradoxalement:
- les dragons orientaux ont soit trois griffes, soit cinq griffes pour une patte. En Chine, les dragons impériaux ont cinq griffes, et les subalternes trois. Au Japon, c'est l'inverse. Il existe à ce sujet une amusante polémique sur le nombre de griffes relativement à l'éloignement de l'un de ces deux pays.
- les Sarafim : Cette classe d'anges référencée en Kabbale a donné le nom au chœur des séraphins, représentés par des enfants ailés, à l'instar des chérubins. La représentation infantile de ces derniers est due, semble-t-il, à une erreur de traduction de kerubim. Or linguistiquement parlant, et selon VIRYA, SARAF signifierait au choix Brasier, Enduire de résine ou Dragon. Les Sarafim auraient le pouvoir de purifier et bonifier toutes choses par un Feu spécial, qui pourrait bien être celui contenu dans les Perles de Feu de leurs homologues chinois.

Il est symboliquement relié aux éléments (les quatre éléments de la tradition occidentale, mais uniquement aux éléments des directions Est (Chine, ennemi du Phénix) et Ouest (Japon) de la tradition orientale :

  • par son caractère reptilien, le dragon appartient à la terre, et il vit souvent dans grottes et cavernes,
  • mais il est souvent décrit dans un habitat plus aquatique, fleuves ou mers, voire de gros nuages d'orage; certains crachent même des torents d'eau, comme la fameuse gargouille, combattue par saint Romain au Ve siècle pour délivrer la ville de Rouen.
  • souvent pourvu d'ailes, il appartient aussi au monde aérien; le dragon chinois est également maître des cieux, bien qu'aptère.
  • quant au fait que, le plus souvent, il crache du feu, comment s'en étonner, lorsqu'on a pu voir des fleuves de lave incandescente, filmés par Haroun Tazieff, par exemple, dévalant une pente dans la nuit, et évoquant indiscutablement les contorsions d'un dragon furieux !

Les dragons sont des créatures magiques d'une formidable puissance. Presque toujours dotés de parole, ils peuvent être de très puissants magiciens, prendre figure humaine, séduire les humains par le son de leur voix… Ils sont parfois considérés comme étant d'une espèce supérieure (et antérieure) à toutes les autres créatures mythologiques et à l'Homme.

Dans les légendes de l'Inde et de tout le Sud-Est asiatique, des dragons à tête humaine surmontée d'un capuchon à tête de cobra, les Nâgas, sont les habitants du domaine souterrain où ils gardent jalousement les trésors de la Terre. Ils ont pour ennemis naturels des vautours mythiques appelés Garudas, dragons aériens opposés aux Nâgas, dragons des eaux et de la terre. Mais Nâga et Garuda ne sont en fait que deux incarnations de Vishnou, les deux aspects de la substance divine, en qui ils se réconcilient.

Et ce n'est pas un hasard si le Dragon est tant vénéré en Chine, pays du Tao ou voie du milieu. Céleste et chtonien, gardien des eaux, crachant le feu, à la fois Yin et Yang, le Dragon chinois réunit les principes opposés de l'univers : le feu et l'eau, le ciel et la terre.

 

Les trois « âges du Dragon »

On peut distinguer trois grandes étapes dans l'histoire des croyances liées au Dragon, trois « âges du Dragon » dans l'histoire des hommes, correspondant aux stades successifs de Dragon cosmique, c'est-à-dire Dragon, force de la nature et par là même Dragon-Dieu ; de Dragon-gardien, principe qui veille et qui protège ; et de Dragon maléfique, force du mal.

Dragon cosmique, à la fois ange ou démon, serpent et oiseau… conflit mythique qui a toujours hanté l'imagination des hommes. Certaines légendes s'arrêtent à cette opposition. Ainsi il a été découvert une gravure préhistorique représentant le combat de l'Oiseau et du Serpent se disputant l'Œuf du Monde. On retrouve en Égypte le combat entre Horus, le soleil mais aussi le faucon, et Typhon (ou Apophis), le Dieu Serpent. En Inde, le serpent Kāliya combat Krishna. De même le soleil aztèque s'oppose au serpent. Dans la mythologie égyptienne, Apophis, le dragon des Ténèbres, était vaincu chaque matin par , le dieu du Soleil.

En revanche, d'autres mythes réunissent ces deux forces, primitivement antagonistes, en un être hybride, appelé « serpent à plumes », comme Quetzalcoatl, ou « dragon ».

 

Le dragon cosmique : puissance de la nature et symbole de la régence [modifier]

Puissance du ciel en Chine [modifier]

Les dragons font partie des mythes fondateurs de la civilisation chinoise, et ils sont souvent à l'origine des Dynasties. Le cycle des exploits de Yu montre par exemple comment cet empereur mythique organise son empire avec l'aide décisive d'un dragon ailé. Tous les empereurs de Chine ont régné sous le signe du Dragon, et ils étaient même considérés comme « Fils du Dragon » ayant reçu le « mandat du ciel » : leurs vêtements de parade, comme les murs de leurs palais, étaient abondamment décorés de Dragons à 5 griffes, (les hauts dignitaires devant se contenter de dragons à 3 ou 4 griffes), et il n'était pas rare qu'un empereur envoie en présent à un chef rebelle qu'il n'avait pu vaincre par la force, une somptueuse robe brodée de dragons.

Ce dragon est la manifestation de la toute-puissance impériale : la « Face de Dragon » désigne l'empereur, la « Perle du Dragon » la sagesse du chef, la perfection de sa pensée et de ses ordres. Mao Zedong dit un jour, paraît-il : « on ne discute pas la perle du dragon ». Voulait-il faire entendre que la perfection ne peut être connue, ou simplement qu'il n'était pas souhaitable que sa pensée soit remise en cause ?

En 1894, ce n'est pas si lointain, le gouverneur de la Province de Moukden aurait interdit la construction d'un chemin de fer : on croyait en effet qu'un dragon vivait sous terre à cet endroit, et l'on craignait que les trains ne lui brisent la colonne vertébrale…

De nombreux dragons hantent le ciel de la Chine. Certains poursuivent inlassablement le Soleil et la Lune, provoquant les éclipses. (Il est intéressant de noter qu'astronomiquement, la tête et la queue de la constellation du Dragon sont les nœuds de la lune, les points où ont lieu les éclipses). Un grand dragon de feu conditionne de ses humeurs la vie en Chine : il ouvre les yeux et c'est le jour, il les ferme et c'est la nuit. Son souffle provoque les tempêtes. Le tonnerre est une manifestation de sa colère, ou de ses combats avec d'autres dragons.

Toujours en Chine, les dragons jouent également un rôle essentiel dans l'agriculture. Gardiens des eaux, ils sont plutôt bienfaisants, mais ils peuvent être maladroits, se tromper de tâche, s'endormir, voire même s'enivrer, et c'est alors la catastrophe : le fleuve déborde, la tempête ravage les côtes, ou bien, au contraire, les sources tarissent, la sécheresse menace. Il faut alors les rappeler à l'ordre, ou même les punir : si la pluie tarde trop malgré les prières, on sort la statue du Dragon hors de son temple pour l'exposer au grand soleil : car il est bien connu que les Dragons n'aiment pas trop le soleil...

Le Dragon représente aussi le cycle de la végétation. Il est figuré par l'hexagramme K'ien, principe du ciel et de la création, et dont les 6 traits pleins représentent les 6 étapes de la manifestation :

  • La première de ces manifestations est le "dragon invisible", à l'image de la semence enterrée, le pouvoir de la création non encore exprimée.
  • La deuxième est nommée "dragon des champs", à l'image du germe qui croît, mais n'est pas encore visible.
  • La troisième se nomme "dragon visible", et symbolise le germe apparaissant hors de terre.
  • La quatrième est le "dragon bondissant" : la plante croît et donne ses fruits.
  • La cinquième est dite "dragon volant", à l'image des graines et pollen qui essaiment.
  • La sixième enfin est le "dragon planant", c'est l'esprit qui ordonne le tout, le roi-dragon céleste.

On retrouve cette association du dragon avec l'élément eau et le cycle végétal dans le festival des bateaux dragons, qui se déroule sur les lacs de certaines provinces chinoises, en souvenir du suicide en 290 avant J.-C., du poète Qu Yuan, désespéré de ce que ses talents ne soient pas reconnus par le roi. Cette cérémonie-souvenir est également liée au temps du repiquage des pousses vertes du riz, qui a lieu à la même époque, après les grandes pluies de printemps.

Dans la légende arthurienne [modifier]

On retrouve d'ailleurs cette assimilation du dragon à la toute-puissance du Chef en Bretagne, avec le Roi Uther (père d'Arthur) surnommé « Pendragon », ou « tête de dragon ».

Restons en Bretagne un instant, pour évoquer Merlin l'Enchanteur, dont la sagesse était légendaire dès l'enfance. Le tyran Vortigern, celui-là même qui avait exilé Uther Pendragon et ses frères, pour usurper leur trône, voulait bâtir une forteresse imprenable. Or, malgré tous les efforts de ses ouvriers, et les invocations de ses mages, l'édifice s'écroulait à peine sorti de terre, et de ses fondations s'élevait une clameur terrifiante. Un sacrifice humain s'imposait pour conjurer les mauvais esprits, et Vortigern allait condamner le jeune Merlin, que sa naissance illégitime désignait comme victime idéale, lorsque celui-ci lui donna la solution : « il y a dessous le sol, juste au point où la construction doit prendre appui, deux dragons énormes. Lorsqu'ils commencent à éprouver sur eux le poids de la bâtisse, ils s'agitent, et les murs s'écroulent. » Le tyran fit creuser plus profond, et l'on découvrit deux dragons, l'un rouge et l'autre blanc, qui, sitôt mis à jour, s'affrontèrent en un terrible combat, que gagna finalement le Dragon Rouge. Merlin donna alors la signification de ce combat : « Roi, je te dirai que ces dragons représentent, le rouge, la nation Bretonne, le blanc, toi, Vortigern. Ce pays, tu le possèdes indûment. Mais le Dragon rouge est en route, malheur au Dragon blanc, car il court sa perte. »

Nous retrouvons ces dragons habitant la terre dans les légendes concernant Mélusine, et, plus généralement, la Vouivre. La terre, elle-même, a longtemps été comparée à un dragon, et les anciens nommaient Veines du Dragon ces courants telluriques qu'ils essayaient de concentrer en y élevant pierres levées et monuments.


Le dragon-gardien
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Le gardien des trésors [modifier]

Le rude combat qui mettait en lice dragon et soleil (symbolisé par le lion, dans la tradition perse), serpent et oiseau, retraçant sans doute le combat que livraient nos premiers ancêtres contre les éléments, cède peu à peu la place aux grands exploits mythiques peuplés de dragons gardiens de trésors, et dont les demi-dieux ou héros deviennent les acteurs.

Du Proche-Orient à la Chine, de l'Irlande à la Méditerranée, le monde des traditions et légendes est peuplé de veilleurs et gardiens mono- ou multicéphales, munis d'écailles, de griffes et d'ailes, crachant le feu ou les vapeurs mortelles, et montrant la garde des trésors que seuls les plus courageux essaieraient de leur ravir.

Dans l'Antiquité, au Proche-Orient, le dragon symbolisait le mal et la destruction. Cette conception se retrouve, par exemple, dans l'Enuma Elisha, œuvre épique de la littérature mésopotamienne (v. 2000 av. J.-C.). Incarnation des océans sous forme de dragon, la déesse Tiamat, l'un des principaux personnages de cette légende, commande aux hordes du chaos et son anéantissement précède l'apparition de l'univers ordonné.

La mythologie grecque nous dresse un arbre généalogique particulièrement fourni en dragons. Échidna engendra d'une première union avec Typhon aux cent têtes de dragon, l'Hydre de Lerne, Chimère et Cerbère, le chien aux trois têtes des Enfers. Puis elle s'unit à Orthros, et enfanta, entre autres monstres, le Sphinx, le Lion de Némée, Ladon, gardien du Jardin des Hespérides, et l'Aigle de Prométhée. Le héros présentant le plus beau tableau de chasse est sans doute Hercule qui, au cours des 12 travaux que lui imposa Héra, rencontra, entre autres, plusieurs de ces monstres que je viens de citer.

Ces dragons qu'affrontent les héros personnifient parfois des dangers naturels, tels Charybde et Scylla (autre fille d'Echydna), gouffre et rocher bien réels près du détroit de Messine, ou le dragon gardant le jardin des Hespérides, qui personnifie le Gulf-stream entourant ces îles, ce grand serpent de la mer, ou grand dragon des océans, tels que le connaissaient toutes les traditions de navigateurs, Vikings, Danois, Saxons, Celtes.

Ce trésor que gardent les dragons, quel est-il ? Souvent enfoui au fond d'une caverne, symbole du cœur caché de la Terre, de la matrice où le héros, tel le récipiendaire des anciens Mystères d'Éleusis, doit mourir pour renaître, ou caché au fond des mers, le trésor (qu'il soit, selon les légendes, or, pierres précieuses ou Pierre du dragon, perle ou autres joyaux, Œuf de serpent ou oursin des mers) représente la vie intérieure, et les dragons qui gardent ces trésors, gardiens féroces d'un lieu interdit au profane, ne sont que les images de nos désirs et de nos passions qui nous empêchent d'accéder à ce qu'il y a au plus profond de nous. Descendre dans l'antre du Dragon, c'est sans doute descendre au fond de nous même pour nous préparer à recevoir la lumière. L'or, métal réputé inaltérable et pur, symbolise souvent sous différentes formes cette lumière, ce trésor à découvrir en nous-même. Dans la mythologie grecque, il apparaît sous la forme des pommes d'or du Jardin des Hespérides que parvient à dérober Héraklès. Les pierres précieuses, autre forme de trésor enfoui au fond de l'antre du dragon, ne seraient-elles pas le pâle reflet de cette pierre symbolique : « pierre cachée des Sages », ou « pierre brute » ?

Dans la tradition chinoise, le dragon veille sur la perle miraculeuse qui renferme la sagesse et la connaissance, pure comme l'or, symbole de perfection spirituelle et d'immortalité. Ce trésor est associé à la vie, à l'énergie vitale, à la lumière, au bonheur, à la vertu, à tout ce qui est positif et digne d'être recherché.

Dans l'Évangile de saint Matthieu, la perle figure le Royaume des Cieux. Elle « ne doit pas être jetée aux pourceaux » : une autre manière de dire que la connaissance ne doit pas être livrée inconsidérément à ceux qui n'en sont pas dignes, ou qui n'y sont pas préparés. Le christianisme a repris ici à son compte, comme tant d'autres choses, cette éternelle mise en garde à l'égard de celui qui accède à une connaissance sans y avoir droit (= y être préparé), ainsi qu'à l'égard de celui qui, tel Prométhée, dévoile sans permission cette connaissance aux profanes.

La perle du dragon rappelle aussi l'escarboucle que porte au front la Vouivre, et qui lui permet de voir et de se diriger.

La mission essentielle du Dragon-gardien de trésor est de tuer tous ceux qui convoitent celui-ci, et qui ne possèdent pas un cœur assez pur. Seul le héros, celui qui a été élu par les Dieux, du fait même de sa sincérité et de la pureté de son cœur, pourra, grâce à des artifices, et souvent grâce à l'aide d'une femme, s'emparer du trésor et accéder à l'immortalité de l'âme et à la Connaissance suprême.

On retrouve ce thème dans l'Ancien Testament lorsque Dieu, après avoir chassé Adam et Ève du Paradis Terrestre, fait garder l'arbre de la connaissance du Bien et du Mal par des Chérubins, autrement dit, d'après leur étymologie grecque, des Griffons. L'effigie de ces griffons gardait l'Arche d'Alliance renfermant les Tables de la Loi.

En tant que gardien de trésor, le dragon préserve ce qui est essentiel dans les êtres et les choses. Le secret qui ne peut être révélé qu'à l'issue d'un affrontement entre celui qui le recherche et celui qui le garde caché aux regards des hommes ordinaires.

Et en fait, étymologiquement, le dragon est lui-même « regard » : le mot grec Drakon vient de derkomai, regarder ou fixer du regard. Certains dragons sont caractérisés par leur regard. Le serpent, le plus « simple » des dragons, celui du Jardin d'Eden et qui a survécu jusqu'à nos jours, fixe sa proie du regard et la rend incapable de fuir. Le regard de la gorgone Méduse tue (ou pétrifie, selon la tradition) ceux qui le rencontrent (Persée parviendra à la tuer grâce au miroir qu'il utilisera pour ne pas rencontrer directement son regard).

Celui qui regarde, qui voit tout (Argos aux cent yeux, par exemple), possède la puissance, et peut surveiller, garder, le royaume ou le trésor qui lui est confié. Les Parthes, au IIIe siècle avant J.C., avaient donné à leurs troupes de cavaliers-archers chargés de surveiller les frontières le nom de dragons, et ce nom fut repris en France par des troupes royales, dont les expéditions punitives en pays protestant, sous le règne de Louis XIV, sont restées tristement célèbres sous le nom de dragonnades.

Le gardien des connaissances [modifier]

L'image du Dragon comme « voyant universel » nous renvoie à la connaissance mystique. Celui qui regarde révèle celui qui est regardé. Le regard du Dragon devient le symbole de la révélation. Le dragon est le miroir qui renvoie à l'homme l'image de sa nature cachée.

Il est difficile de ne pas évoquer aussi Python, cet autre dragon qui ne dévoile la connaissance à celui qui vient l'interroger à Delphes que par les révélations « hermétiques » de sa prêtresse.

Le dragon maléfique : l'incarnation du Mal [modifier]

L'évolution du dragon cosmique au dragon gardien se prolonge dans une véritable escalade. Le gardien devient actif, il rançonne les passants, exige des sacrifices, terrorise et ravage des pays entiers. Devenu méchant, destructeur, maléfique, le dragon-serpent peuple les contes. Certains évènements historiques alimentèrent cette image : l'arrivée de dragons envahisseurs. Ils arrivèrent par la mer, (ce qui n'étonna personne, à une époque où les navigateurs pouvaient lire sur leurs cartes marines : « au-delà de cette limite, habitent les dragons… »), Vikings venus du Nord sur leurs Drakkars et Snekkars à têtes de dragons ou de serpents ; mais aussi par la terre, Mongols et Tatares venus de l'Est, avec leurs étendards décorés de dragons.

Le christianisme a intégré cette peur du dragon, en transformant sa signification. Il devint le symbole de tout ce qui est opposé au christianisme, le symbole de la barbarie, de la Bête maléfique, incarnation de Satan et du paganisme. Déjà illustré depuis des millénaires, en Mésopotamie, et en Égypte, en Chine (où le dragon est, au même titre que les fleurs de cerisier ou les bambous, un sujet favori pour les peintres chinois, dont certains, comme Ch'en Jung, lui ont consacré leur œuvre), le dragon deviendra, avec le thème de l'Apocalypse, une source inépuisable d'inspiration pour les artistes. L'art qui s'en inspire fait du dragon l'image du péché et du paganisme, dont triomphent avec éclat les saints et le(s) martyrs. Les personnages apocalyptiques sont surtout illustrés dans les sculptures des chapiteaux et des porches d'églises. Les dragons ornent souvent les majuscules et les fins de lignes des Psautiers enluminés. On ne compte plus les tableaux représentant saint Michel ou saint Georges terrassant le Dragon.

L'Apocalypse de Jean décrit le combat du Dragon, et de la Bête de la Terre contre l'Agneau divin. Le dragon est enchaîné pour mille ans, puis revient le temps de l'ultime combat, et le dragon vaincu cède sa place au règne définitif de Dieu. Ce combat entre l'Agneau, Verbe triomphant, sauveur, et le dragon qui incarne Satan, symbolise le combat livré par l'homme à lui-même afin de maîtriser ses tendances destructrices et régressives.

Sa puissance demeure, mais il n'est plus invincible : il n'est plus que l'adversaire du bien, destiné à être détruit. Le devoir des Chevaliers est de le terrasser.

Champion de la foi chrétienne, le chevalier doit être un preux, courageux et au cœur pur. Indifférent aux biens matériels, il ne possède que son cheval et ses armes, qu'il conquiert grâce à ses victoires. Les vertus acquises résident dans l'être, non dans l'avoir. En ce sens, le combat contre le dragon représente une épreuve initiatique. Le dragon symbolise l'adversaire le plus fort, le plus merveilleux que l'on puisse combattre. De même, l'enjeu du combat est souvent capital pour le héros : délivrance d'une princesse inaccessible, acquisition d'un objet au pouvoir puissant, reconnaissance éternelle des populations délivrées. Cet enjeu incarne le but de la vie du chevalier où priment l'absolu et les vertus cardinales (courage, maîtrise de soi, etc.) qui doivent lui permettre d'arriver à cette liberté intérieure qui résume l'idéal chevaleresque : valeur et pureté absolues. La valeur établit la dignité de l'homme nouveau, de l'initié. La pureté est indispensable, elle seule lui donne accès au trésor, à la connaissance de sa propre nature. Ainsi, celui qui affronte le dragon avec succès devient-il ce qu'il est, atteint-il sa réalisation pleine et entière. Dans un registre semblable, l'hagiographie chrétienne rapporte des histoires où des religieux (ermites, moines, saints, etc.) arrivent à dominer des dragons souvent par la seule force de leur prière et l'aide d'un simple objet (corde, écharpe) : en-dehors de l'aspect pédagogique présentant la victoire du Bien sur le Mal, cette action n'est possible que grâce à l'intégrité des saints, qui montrent ainsi par leur vie exemplaire qu'il est possible de combattre aussi bien les forces naturelles que surnaturelles.

Donc, le dragon possède différentes significations selon les cultures.

 

Par DANA LANG - Publié dans : CREATURES FANTASTIQUES
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  • : LA FONTAINE AUX FEES (DANA LANG)
  • DANA LANG
  • : Femme
  • : 13/04/1946
  • : Marié/Pacsé/Union libre
  • : Loire
  • : cinéma peinture littérature théâtre jardin
  • : Conteur Auteur,d'inspiration celtique je ne conte plus en public mais je poursuis mon travail d'écriture. J'ai écrit, treize spectacles, comportant chacun de sept à treize contes et légendes. Une saga fantastique(trilogie), plusieurs livrets de p

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La fée, la sorcière, les lutins seront là pour le guider...sur le bon ou le mauvais chemin...lequel suivra notre héros...et s'il se trompe, une fée lui  viendra-t-elle en aide? A moins que la sorcière et autres personnages cruels n'en profitent pour le conduire vers le royaume du mal...
 
  Tel un parcours initiatique, une quête, le conte nous invite à le suivre...La fée, les chevaliers ne symbolisent-ils pas les valeurs féminines et masculines qui sommeillent en nous ? Et, ce héros ne figure-t-il pas nous-même parti à la conquète de notre royaume à construire ? Le héros n'est-il pas celui là même qui recherche l'équilibre entre le yin et le yang, le positif et le négatif, la lumière et l'ombre, la chaleur et la fraîcheur? Trouver la voie du milieu...le triskel ?...

  Quoiqu'il en soit, le conte demeure  l'indispensable nourriture de l'esprit.  Il aide le jeune à se construire et l' adulte à conserver son âme d'enfant, ce qui est aussi  nécessaire à l'humain que de manger ou de dormir.
 
   Il nous entraîne dans le rêve et il faut rêver pour construire la réalité de demain.
                                                                                                    

Dans la forêt des contes, il nous fait avancer...au pays magique des fées où
                                        tout devient possible...




Et, en récompense
je viendrai raconter 

des rêves, des poèmes

des histoires de princesses
et des contes de fées

des tartes à la crème

des dragons, des sorcières

aux longs poils plein le nez

des géants, des chimères

des loups affamés

et des monstres ventrus ! Turlututu ! 

  ( Dana LANG, Extraits de "Eclats de Dires", tous Droits réservés)




 



  
 
 
   " La Biche au Bois " Maison de la conteuse.


Maison de la Conteuse, vue du ciel

 
       

 

  

 

 

 



 


bof Out of Africa Main title (I had a farm in Africa) envoyé par cynthiabachelore

La musique et le film que je préfére







 


  
    

Texte Libre

    


J’ai cherché tes yeux dans les nuages,

et, dans le bruissement des arbres,

le son de ta voix.

Je n’ai pas pu grimper sur la montagne,

solitaire,

pour hurler ton nom

jusqu’à ce que jaillissent mes larmes

et le sang de mes plaies contenu.

Figée sur ce mur rêche et dur

j’ai observé le ciel

la mort en dedans.

.../...

Dana Lang, extraits de "SOLITUDE : Soleils d'hiver"
(Trois livrets de proses: 1985-86-87/ Droits Réservés)


Ose aimer pour traverser les chagrins

            Ose, pour éclater de joie

            Ose, pour étouffer la douleur,

            Ose, pour affronter la vie

Mais ose,…ose aimer.

                                                         .../...
  

Femme, petite femme

            Ton âme ressemble à un cœur

            Dans l’écrin de ma main

            Où gémit

            La souffrance de tes sœurs

            Ton regard

            s’étale comme un lac blanc

            où se cherchent la paix et le bonheur

            Tes mains caressent l’eau

            appel de la liberté où le vent

            envole la colombe

            Ton ventre

            berceau de la vie

            enfante l’avenir

            Ton corps entier érigé

            devient la figure de proue

            d’humanité

            Tu bâtis dans le chagrin

            le bonheur de demain

            De quel fardeau

            peux-tu être affligée

            dont tu ne sortes

            victorieuse et anoblit

            Peux-tu le savoir

            Toi si petite

             petite femme ?

                                                         .../...



  Ah ! Vivre, vivre

  ne pas leur montrer

  ne rien leur faire voir

  Etre la vitrine

  où tout scintille

  où l’on a envie d’entrer

  de découvrir

  d’apprendre et d’entendre.

  Ne pas leur montrer

  que ce long chemin parcouru

 fut semé d’embûches,

d’obstacles en tous genres

où la course fut si rude

et le combat si âpre

que tu en sors blessée

meurtrie

a bout de fatigue

de souffrances

Mais il valait la peine

Car il fut si beau

conduit par le seul vouloir

cherche et trouve le bonheur

Voilà ce qu’elle te dira ma vitrine

elle te fera croire

que tout était facile

comme une recette rapide

mais si tu es curieux

tu souhaiteras y pénétrer

comme dans un livre d’images

alors…je te parlerai

de mes rêves

Ils furent fous mes rêves

et insensés aussi

parce que femme

et comme un fil ténu,

ils ont tissé une histoire

capable de tenir

sur un simple tableau.

                                .../...

 

Mois d’avril triste, où les abricotiers et les amandiers ont gelés. Le forsysthia avec un mois de retard frissonne et ses fleurs ont bien du mal à garder leur éclat jaune flamboyant.

La vie est belle, redresse la tête, baisse pas les bras.

Pourtant,  je rêve d’évasion, de soleil et d’espace, de la caresse du vent, du mouvement de la mer, comme de ton cœur qui bat contre moi.

Et, je m’enivre de l’air du temps, du cri des mouettes sur le sable, en courant.

Mes yeux avides retiennent la beauté sauvage pour la fixer dans la mémoire sans âge.

Je chasse les mauvais jours pour ne plus me souvenir, encore et encore que de toi.       

.../...
 

Désemparée, esseulée, triste,

Pourquoi est-ce que je résiste ?

Je chante, je ris sur le seuil,

pourquoi tant de trilles ?

quand mon cœur est en deuil

et mon âme vacille.                                              

 

 .../...



    Que vienne le temps du muguet

  Des cerises, des pivoines et des fraises

  Pour cueillir les coquelicots et les bleuets

  Dans mes cheveux la marguerite préférée

  Je m’en irai par les chemins

  A la recherche de la maisonnée

  Où toi, dans ce coin de ciel bleu

   Plein de ciments sur les mains

   Tu me tendras ta bouche gourmande

   Comme une rose.                .../...

 

Juin 1986 :

Il y a des sources

D’où naissent des rivières

Où s’ébattent des oiseaux

Et des enfants

Et de l’eau qui ruisselle

Et se mêle

en coulant délicieusement

au milieu des champs

où paissent des vaches

qui s’approchent des barrières

pour nous voir passer

comme deux enfants

deux enfants fous

heureux et tendres

qui se sont couchés

en rêvant

au milieu des champs.

 

         .../...


Sonnera l'heure de ce rendez-vous fébrile,

Tendre et joyeux
Cet instant où je veux
Retenir le temps
Et l'adieu déchirant
Comme la mort
Qui nous retire
Là, du bonheur. 

 

     .../...

                                 
J'entends nos rires aigrelets
Comme l'écho du bonheur
Et les souvenirs
Reviennent en chapelets
Fous d'avenir
Où Carillonne le malheur


              .../...

 

 
 Peindre dans les nuages tes yeux, ton visage
  puis ton corps dans les vagues

  Mettre l’empreinte de mes pas sur le sable

  mon cœur malheureux, mes yeux emplis de larme
  et, comme un cri étouffé
  un chagrin, un sanglot
  Esquisser mon âme sur le soleil
  puis disparaître avec lui dans la mer
  Dessiner face aux pins et aux vents
  une fille seule aux cheveux fous
  sans amour, éteinte, sous le drap du ciel.

 
  .../..

Pleure pas…pleure pas

Blottie dans le train tu dois partir et tu t’en vas
Le plus malheureux se tient à l’écart
Dans la gare
Encore un signe, un adieu
Sa main se lève et tu souris
Lui, sur le quai, immobile
L’âme en blanc, sans mémoire
Aura mille ans demain…                        
                    .../...
 
 

Aérienne comme la neige
Détachée, insensible
Point de suspension
Pareil à la plume
D'un cygne
Elle se déplace légère
Et n'attend rien
Rieuse et radieuse
Tel l'edelweiss
Elle darde ses rayons
Quand elle a traversé
Toutes les guerres
Etonnée de vivre encore
Forte et sereine devant sa vie
Solitaire
Elle ouvre les yeux
Et parcourt le monde
Plus de chaînes, ni d'entraves,
Plus de prison
Elle croque dans la vie
Comme Eve dans la pomme 
Et tant pis si le regard des autres
L'accusent comme un péché
Elle vit ! 

 
    .../...


Pense à tes enfants

Broyés par l’école

Les laissant là

Pour tout compte

Cette machine infernale

Se soucie seulement

De former une élite

Où il est interdit

De créer, de rêver et de rire

Et où ce qui n’est pas maths
Et sciences n’est pas roi

Puisqu’ ils sont si mauvais

Tous ces cancres, ces débiles

N’oublie pas mon enfant

Que tu peux tout, toi

 Si ton cœur est vaillant

 Et tes rêves assez grands

 Impossible ne sera rien
 Car avant  que d’être le premier

 Sois un homme

 Mon fils !

.../... 

 

Ciel d’hiver

L’horizon blanc de neige et de brume

S’effiloche dans les airs

En blanches plumes

Est-ce les oiseaux qui se tuent

Où les rêves d’un dieu ?

Le froid engourdi les pas

Des passants qui se pressent

Et, j’ouvre des yeux étonnés

Sur ce monde aveugle

Qui ne comprend pas.

   

            Femme, bats-toi

            Secoue le joug de la neige

            Tes enfants te suivront

            Dans le sillage des airs

            Et demain la terre

            Refusera ses chaînes

            Les hommes répandent le sang

            Et la haine

            Et la guerre

            Et tu portes la vie

Ils ont besoin de toi

Ils ont construits l’enfer

Gratte tes lourds sabots

Et cours les délivrer

            Femme, force de frappe

Demain se lèvera

            Dechirant ses voiles

Et ses cris, et ses larmes

Jetant ses oripeaux

Sa misère et ses maux

Au feu de cet enfer

Femme demain

Se nommera

Et deviendra

L’irréelle humanité


     Dana Lang " MIROIRS " Livret proses 2 (Tous Droits Réservés) 

            Rouge sang sur la neige

Le cœur de l’enfant martyr

Et de la femme violée respire

Rouge sang sur la neige

Le merle noir se tient gelé

Sur ses pattes fines

Là-bas, au loin

Au même instant

Un enfant meurt de faim

Celle-ci, couchée dort

Sur la bouche d’égout

Un autre à ta porte

Pitoyable, mendie      

Dans le métro erre la foule

Des sans logis

Rouge sang sur la neige

Dans la poubelle, un plus pauvre

Découvre l’enfançon

Dans un plastique

La femme battue se suicide

Un bébé vient au monde

Aujourd’hui

Une fille

 Cœur rouge dans la neige

Là-bas des hommes font la guerre...

A suivre dans "Miroirs " février 1987 (Dana Lang). 

        
 
     



 











 

 

Texte Libre

Extraits de " Dans notre Maison Rose et Bleue" PROSE Livret cinquième (tous droits réservés)

AVRIL                                                                              

Avril 2008, trois anniversaires

Nous n’aurons pas le temps

De vivre encore, de sourire, de nous plaire                        

Ce sauvage printemps

Me déçoit, m’indiffère

Quand la vie brusquement

De soucis nous atterre

Nous accable maintenant

Tant de deuils faut-il faire

De tous ces jours lentement

Filent nos soupirs souvenirs

Se dégradent et s’enferrent

Il n’y aura plus de chants

Et jamais de mystères

Car la vie peut finir

Ce matin.



IL PLEUT

Il pleut, il pleut

Je ne suis pas trop vieux

Il pleut, il pleut

Méfie-toi de tes yeux 

Il pleut, il pleut

Prend ma petite menotte

Il pleut, il pleut

En voilà des carottes

Il pleut, il pleut

Envole-toi, si tu peux

Il pleut, il pleut

Formule un petit vœu

Il pleut, il pleut

Regarde tout est gris

Il pleut, il pleut

Voilà que tu souris

Il pleut, il pleut

Allons chercher des œufs

Il pleut, il pleut

Je me sens un peu mieux

Il pleut, il pleut

Va voir dans la cabane

Il pleut, il pleut

C’est un aéroplane

Il pleut, il pleut

Vois le bel arc en ciel

Il pleut, il pleut

Me fait pousser des ailes

Il pleut, il pleut

Je m’envole et je vole

Il pleut, il pleut

Prend garde à la bagnole

Il pleut, il pleut

J’entends l’accordéon

Il pleut, il pleut

Je ne vois pas Léon

Il pleut, il pleut

Je n’irai pas Germaine

Il pleut, il pleut

Boire à la p’tite fontaine

Il pleut, il pleut

Ne sois pas si grognon

Il pleut, il pleut

Regarde ton pantalon

Il pleut, il pleut

Voici des escargots

Il pleut, il pleut

Demain il fera beau ! 
 






…Ne pleure pas, si tu perds le soleil, tes larmes t’empêcheront de voir les étoiles !

 …Les oiseaux ont appris à broder le silence mais ignorent comment repriser le ciel bleu ? Il faudrait l’aiguille d’un cri et la laine d’un jour brumeux.


DANA LANG, extraits de "Eclats de Dire, Paroles au Gré du Temps " PROSE livret quatrième (TOUS DROITS RESERVES) 

 

 

   Vole papillon vole, dans les derniers feux de l'été.
   Comme toi, je vagabonde vers les régions
   nostalgiques et romantiques de mon coeur.
   L'automne est amer comme les désillusions, 
   comment croire, quand tant de maux nous
   assaillent que les humains changeront ?
  Je tourne mon regard vers toi, papillon
   insouciant sous le soleil rasant d'octobre,
   je  t'observe, aérien, si léger.
   Ici, là, maintenant, tu détiens à toi seul l'amour
   et la beauté du monde. Les fleurs rutilantes
   des asters qui t'attirent te bercent sous le vent.
   Mon âme au même instant chavire d'enchantement.
   Vole, papillon vole, dans les derniers feux de l'été...

   Dana Lang, "Dans la maison rose et bleue", livret de 
   prose cinquième (Droits Réservés) 

  
   La fin de l'été s'annonce et déjà les feuilles rouges,
   jaunes, chamarrées explosent de couleurs parmi les 
   sapins et les pins.
   Des coups de fusils sauvages résonnent au loin.
   Ils effraient les animaux apeurés et la forêt terrifiée
   tremble.
   Agacées, les fées se terrent dans leurs palais de 
   verre. 
   Un vent furieux souffle, gémit car la paix n'est  
   plus en ce vert paradis. 

   

Texte Libre

     


                  

               



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