Dimanche 15 juillet 2007 7 15 /07 /2007 17:26
ELFE-REVEUR-copie-1.jpg
Par DANA LANG - Publié dans : CREATURES FANTASTIQUES
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Dimanche 15 juillet 2007 7 15 /07 /2007 17:25
 
Des elfes, d'après Arthur Rackham
Des elfes, d'après Arthur Rackham

Un elfe (du norrois elf' ou alf[1]) est une créature légendaire issue de la mythologie nordique et germanique, qui survit encore aujourd'hui dans le folklore scandinave. Dans la mythologie nordique les elfes étaient originellement des divinités mineures de la nature et de la fertilité.

Dans l'imaginaire moderne, les elfes sont souvent décrits comme des hommes et femmes d'apparence jeune et de grande beauté, vivant dans des forêts ou des lieux souterrains. Ils sont considérés comme immortels et dotés de pouvoirs magiques.

À la suite du succès des livres de J. R. R. Tolkien, dans lesquels des personnages angéliques et sages sont désignés comme elfes, l'elfe est devenu un archétype de personnage dans la littérature fantastique.

Par DANA LANG - Publié dans : CREATURES FANTASTIQUES
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Dimanche 15 juillet 2007 7 15 /07 /2007 17:13

ELFENOEL.jpg Les elfes sont des créatures fantastiques pouvant atteindre la taille d'un etre humain, contrairement à ce que l'on pense.

Leur milieu naturel est associé, la plupart du temps, aux forêts, car ce sont des créatures mystérieuses, discrètes et sauvages douées pour la magie et la pratique des armes magiques. Ils ont une espérance de vie d'une centaine d'années, voir même d'un millénaire.

On les identifie par leurs oreilles qui sont très grandes et pointues vers le haut. Mais peu de gens ont eu la chance d'en rencontrer sur leurs passages. Leurs origines restent à définir car plusieurs versions leur sont données.

Mais il semblerait que leur existance soit liée au faite d'une déesse et d'un dieu qui furent condamnés à rester une race d'enfants pure et bénite. 

Par DANA LANG - Publié dans : CREATURES FANTASTIQUES
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Dimanche 15 juillet 2007 7 15 /07 /2007 16:45
SIRENE-ET-SON-BEBE.jpg          UNE SIRENE ET SON PETIT
Par DANA LANG - Publié dans : CREATURES FANTASTIQUES
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Dimanche 15 juillet 2007 7 15 /07 /2007 15:43
Un épisode demeuré célèbre de l'ODYSSEE, célèbre, pour la première fois, les sirènes (Seirènes).

Il raconte comment ULYSSE parvint, en suivant les conseils de la magicienne Circé, à vaincre ces êtres redoutables, mi-femmes, mi-oiseaux, ou plus exactement à résister au charme fatal de leur chant.

Celui-ci, en effet, si beau que les malheureux navigateurs qui s'aventuraient à proximité de l'île méditerranéenne où séjournaient ces cruelles vierges jetaient leurs navires sur les écueils alentour et étaient dévorés sans pitié.

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...beaucoup de contes, parlent du charme envoûtant du chant des sirènes.


LA PETITE SIRENE de l'auteur danois Hans Christian Andersen est restée très célèbre dans le coeur de tous. 

Ici, la sirène n' est autre qu' une jeune fille ensorcelée, avec une queue de poisson séjournant dans la mer.


On raconte que les pêcheurs étaient envoûté par le chant des lamantins, qui dans l'imaginaire, s'est traduit par une belle sirène.
Par DANA LANG - Publié dans : CREATURES FANTASTIQUES
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Dimanche 15 juillet 2007 7 15 /07 /2007 10:50

 

Take the Fair Face of Woman... de Sophie Anderson
Take the Fair Face of Woman... de Sophie Anderson

Une fée est une créature légendaire issue des croyances populaires (folklore), des mythologies anciennes ou de la littérature fantastique.

  • Dans la culture moderne, la fée est généralement décrite comme une créature humanoïde féminine, ayant des pouvoirs surnaturels comme par exemple la capacité de voler, de lancer des sorts ou d'influencer le futur. L'oubli et l'assimilation des folklores a créé une confusion, et finit par amalgamer autour d'une vision identique (fée Fata), des créatures aux noms et aux caractéristiques parfois opposées, issues de langues et traditions distinctes.
Par DANA LANG - Publié dans : CREATURES FANTASTIQUES
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Samedi 14 juillet 2007 6 14 /07 /2007 17:15
  

- Les sorcières n’ont pas besoin de magie. Être sorcière est d’abord un caractère, un état d’esprit.

Est-ce que les sorcières existent ?

Dans notre réalité, chaque chose est et n'est pas. La sorcellerie existe car des sorcières y croient. Elles montrent, dans tous leurs gestes, dans leurs mots, qu’elles sont profondément, intensément sorcières. Cela suffit pour faire d’elles ce qu’elles sont.

Pour répondre à la question d’une autre manière, voici une historiette. Vraie.

Cela se passait en colonie de vacances ; j’avais un poste d’animateur. Blandine était une gamine d’une dizaine d’années. Belle, réservée, avec de superbes yeux bleus et un regard qui vous scotchait… Un peu « à la masse » aussi, soyons franc. Les autres enfants la disaient sorcière. Ça la peinait un peu… juste un peu.

Un soir, on a organisé une « boum » au chalet. Comme toujours, les garçons n’osaient pas inviter les filles et les filles se morfondaient. Pour rigoler, on est allés leur chercher des oreillers, des balais. Les filles se sont mises à danser en serrant langoureusement l’oreiller.

Soudain, j’ai vu Blandine dans un coin. Elle tenait un balai tout contre elle et avait le regard plus magnétique que jamais…


Est-ce qu’elle jouait de sa réputation ? Est-ce qu’elle se donnait vraiment un plaisir de sorcière, en dansant avec son balai ? Ou bien était-elle, une fois de plus, « à la masse » ? En fait, je m’en foutais. Pour moi, et pour tous ceux qui ont pris la peine de l’observer ce soir-là, Blandine nous a fait cadeau d’une image…


Bienvenue parmi les sorcières…

Par DANA LANG - Publié dans : SORCIERES SORCIERES
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Samedi 14 juillet 2007 6 14 /07 /2007 17:04

Comment se rencontrèrent les hommes et les femmes


 

Frithjof Schuon - Indiens d'Amérique

http://www.frithjof-schuon.com/indiens.htm


Comment se rencontrèrent les hommes et les femmes


Qui créa le monde ? Vieil Homme. Il fit bien toutes choses sauf une, qu'il fit mal. Dans un village, il mit les hommes (avec les hommes il habita) et dans un autre il mit les femmes. Il mit entre eux une forêt. Hommes et femmes ainsi vécurent, chacun chez soi, chacun pour soi, les hommes ignorant l'existence des femmes, les femmes ignorant l'existence des hommes.

Leur vie d'abord fut en tout point semblable. Armés de presque rien, de bâtons, de cailloux, ils chassèrent le buffle, ils firent de leurs peaux des vêtements grossiers et se nourrirent de viande crue, de rien d'autre, car en ces temps lointains aucun d'eux ne savait que les fruits, le maïs, les légumes étaient bons.

Plus tard, beaucoup plus tard, les hommes apprirent à tendre des arcs et à tailler des flèches, les femmes à tanner et à assouplir le cuir. Elles en couvrirent leurs tentes, puis s'en firent des robes ornées de belles pierres et de piquants de hérissons. Alors Vieil Homme un jour dans sa hutte de branches prit sa tête à deux mains et se dit : " Ma création pourrait être meilleure. J'ai mis hommes et femmes en des lieux séparés. J'ai eu tort. Il y a là ni plaisir ni chance de bonheur. En vérité, il faudrait qu'ils s'unissent, afin que naissent d'autres êtres. Et il faudrait que cette union soit tant agréable qu'aucun n'y puisse résister, sinon ils resteront chacun de son côté. Qui doit donner l'exemple ? C'est moi bien sûr, c'est moi, pauvre vieux fatigué ! "

Vieil homme s'en fut donc où les femmes vivaient. Au sortir de la forêt, de derrière un buisson il observa longtemps, dans le pré, leur village. " Comme leurs tentes sont lisses et hautes, comme leurs robes sont belles ! se dit-il. Quels grossiers arriérés nous sommes, pauvres hommes, nous qui n'avons pour toit que des branches mal jointes, et pour tout vêtement que du cuir brut et puant ! Il faut que cela change. Il faut absolument qu'elles viennent chez nous. " Le Vieux s'en retourna au village des hommes et conta ce qu'il avait vu. Chacun s'extasia et tous dirent ensemble : " Allons à leur rencontre ! Unissons-nous à elles ! - Outre qu'elles ont ce qui nous fait envie, dit encore Vieil Homme, vous trouverez aussi à caresser leur corps une sensation neuve et plus agréable que vous ne sauriez imaginer. Attendons quelque temps. A la belle saison, nous irons tous les voir ".

Comme il parlait ainsi, Vieille Femme étonnée découvrait dans le bois les empreintes de pas qu'avait laissées Vieil Homme. Elle suivit ces traces, chemina quatre jours, aperçut dans un pré un camp de huttes basses. C'était celui des hommes. Elle les épia puis s'en revint chez elle et dit à ses compagnes : " Il y a là-bas un lieu où vivent des humains. Ils sont plus grands que nous. Ils sont plus forts aussi. Ils possèdent des armes et tuent tant de gibier qu'ils ne connaissent pas comme nous la famine. " Les femmes émerveillées répondirent : " Si nous vivions comme eux, quel bonheur ce serait ! "

Un jour, comme elles allaient, rêveuses, à leur travail (c'était le premier jour de la saison nouvelle), les hommes apparurent au bord de la forêt. Ils s'approchèrent d'elles. Ils étaient tous vêtus de lambeaux de cuir brut. Leur peau était crasseuse, leurs cheveux hirsutes. Ils puaient. Elles dirent : " Ces êtres-là sont-ils des humains ou des bêtes ? Ils sont sales comme des porcs. Ils empestent ". Vieille Femme cria : " Allez-vous-en d'ici ! - Allez-vous-en d'ici ! " braillèrent ses compagnes en jetant des cailloux, des branches, de la boue à leurs faces barbues. En hâte, ils reculèrent, revinrent dans le bois. Leur Vieux leur dit alors : " J'ai bien fait de planter leur village loin de chez nous. Ces femmes sont cruelles. Je vais peut-être bien les jeter hors du monde ". Il ramena ses hommes et tous s'en retournèrent.

Dès qu'ils furent partis, Vieille Femme se retira dans sa tente de buffle, s'assit sur un tapis, resta la tête basse quatre jours pleins à réfléchir, puis elle se dit : " Nous aurions dû tenter d'aider ces pauvres êtres. Nous avons été sottes, orgueilleuses, méchantes. Pourquoi ne pas aller vers eux tout humblement, vêtues comme ils le sont, aussi crasseuses qu'eux ? Nos beaux habits les intimident. Il faut que nous soyons comme ils se voient eux-mêmes. "

Vieil Homme revenu dans sa hutte de branches au même instant pensait : " Peut-être sommes- nous des êtres repoussants. Peut-être est-ce pour cela que les femmes nous ont chassés comme des chiens errants. Peut-être, serait-ce une bonne idée de nous laver et de nous vêtir aussi bien que possible avant de revenir les voir ". Il alla se baigner au pied d'une cascade, peigna sa chevelure, l'orna de plumes d'aigle et s'habilla de daim. Quand ses compagnons le virent ainsi s'avancer parmi eux : " Vieil Homme, dirent-ils, tu es beau comme un astre ! - Décrassez votre corps, rasez votre figure, habillez-vous de peau souple et douce au toucher, et retournons ensemble au village des femmes, leur dit Vieil Homme ".

Le jour même, ils se mirent en route. Quand ils y arrivèrent, ils ne virent partout que des mégères sales. Toutes s'étaient vêtues de peaux de chèvre souillées de sang caillé, leurs joues étaient boueuses, leurs nattes emmêlées. Ainsi, pour plaire aux hommes s'étaient-elles enlaidies. " Horreur ! dirent-ils tous. Quelles affreuses bêtes ! - En vérité, dit Vieil Homme, elles sont infréquentables. Fuyons frères, fuyons avant que leurs guenilles sanglantes n'aient gâché nos ornements ! "

" Apparemment, nous faisons tout de travers, ronchonna Vieille Femme en les regardant fuir. Et pourtant, je le sens, nous devons nous unir à ces êtres bizarres, car ils ont Dieu sait quoi qui nous fait grande envie, nous avons Dieu sait quoi qu'ils aimeraient avoir, et ces deux Dieu sait quoi devraient aller ensemble. Femmes, essayons encore de les amadouer. Allons nous faire une beauté. " Elles allèrent à la rivière, et leurs cheveux lavés furent bientôt tressés, ornés de coquillages, de cordons colorés. Puis elles se vêtirent de robes de daim blanc, mirent autour du cou des colliers de graines multicolores, aux poignets des bracelets d'écaille, se chaussèrent enfin de mocassins souples. Ainsi parées elles prirent le chemin du village des hommes.

Vieil Homme dans sa hutte était de mauvaise humeur. Plus rien ne lui plaisait. Il mangeait sans envie, faisait des rêves troubles. Pour un rien il hurlait. Et tous, autour de lui, étaient comme il était : pâles, les joues creusées, négligés et fiévreux. Le Vieux, voyant ainsi dépérir sa tribu, se dit : " Ils ont été déçus par ces créatures imprévisibles. Un jour elles sont crasseuses, un autre jour cruelles. Ils les espéraient belles, accueillantes et tendres. Pourquoi diable se sont-elles enlaidies ? Il doit y avoir une raison à cela ". Comme il pensait ainsi, il entendit dehors crier les sentinelles. Il sortit. " Une troupe de femmes marche sur notre camp ! hurlait-on çà et là. Gare, elles sont féroces ! Tous à vos arcs, vos flèches, vos lances, vos épieux ! - Du calme dit Vieil Homme. Il étendit ses mains. Les guerriers alentour cessèrent de courir. Alors il dit encore : " Je crois que j'ai compris. Allez à la cascade et lavez votre corps. Frottez vos muscles d'huile, parfumez-vous d'encens et coiffez votre front de plumage brillant ". Lui-même se vêtit de ses plus beaux habits, mit sa grande coiffure, son collier de dents d'ours, puis entraîna ses frères à l'entrée du village. Ils attendirent là, en silence, les femmes.

Elles sortirent du bois en chantant et riant. Leurs robes de daim blanc étaient éblouissantes. Leurs parures étaient comme des arcs-en-ciel. Vieil Homme émerveillé dit à ses compagnons : " Voyez-vous ce que je vois ? " Les hommes répondirent : " Courons à leur rencontre, nos coeurs dans nos poitrines sont comme des pur-sang, ils bondissent, ils s'emballent, ils vont nous échapper ! Tandis qu'ils parlaient ainsi, Vieille Femme disait à ses compagnes : " Regardez ces êtres. Ne sont-ils pas superbes ? Leur rudesse me plaît. Leur voix rauque m'émeut. Ne les effrayons pas. Allons vers eux sans hâte ". Vieil Homme et Vieille Femme s'avancèrent l'un vers l'autre. Quand ils furent face à face, le Vieux dit : " Parlons ensemble à l'écart de nos gens. - Je te suis, lui dit-elle ". Ils allèrent sous les arbres. Là ils se regardèrent. Ils se trouvèrent beaux. " J'aimerais découvrir avec toi un plaisir inconnu et secret, dit Vieil Homme. - C'est une bonne idée, répondit Vieille Femme. - Peut-être faudrait-il nous allonger, dit Vieil Homme. - Peut-être faudrait-il, dit-elle. " Ils s'allongèrent. Plus tard, Vieil Homme dit : " Jamais je n'aurais cru me sentir aussi bien. - C'est trop beau, c'est trop bon pour être mis en mots, répondit Vieille Femme en s'étirant dans l'herbe. - Allons apprendre aux autres ce que nous avons découvert, dit Vieil Homme ". Ils retournèrent au village, le coeur léger, les jambes lentes. Ils n'y trouvèrent personne. Les hommes et les femmes s'en étaient tous allés, chaque couple en son lieu. " Nous n'aurons pas à les instruire, dit Vieil Homme. Ils ont trouvé tout seuls. "

Quand les hommes et les femmes s'en revinrent au camp, ils souriaient. Leurs yeux souriaient. Leurs lèvres souriaient. Leurs corps mêmes semblaient sourire. Les femmes au village des hommes apportèrent tout ce qu'elles avaient, tout ce qu'elles savaient, l'art de tanner le cuir et de le décorer, de faire la cuisine, de tisser des tapis, des couvertures chaudes. Les hommes chassèrent pour elles. Ainsi vint l'amour. Ainsi vint le bonheur. Ainsi vinrent les épousailles. Ainsi vinrent les enfants. (Conte des Indiens d'Amérique du Nord, Henri Gougaud, L'arbre d'amour et de sagesse, Ed. du Seuil)


COMMENTAIRES :
Luce a posté :
CE MATIN UN PEU DE FRAICHEUR POUR NOUS SORTIT DU LIT !!!!! avant le lever du soleil !!!! demain nous avons une partie des petits enfants avant la rentrée !!!!! ensuite le calme va revenir !!!!!!!! et davantage de temps pour venir voyager sur ton blog !! merci pour tout ce que tu fais! tu as beaucoup de mérite et de courage !!!!!
gros bisous à tous les deux et bonne continuation !!!! Luce

Par DANA LANG - Publié dans : CONTES DU PATRIMOINE UNIVERSEL
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Samedi 14 juillet 2007 6 14 /07 /2007 16:53

 

  PAROLES DE SÉRÉNITÉ
"Vous trouverez en vous le repos"
   
   
  La sérénité ne peut être atteinte
que par un esprit désespéré,
il faut avoir beaucoup vécu
et aimer encore le monde.
 
Blaise Cendrars
   
 
   
  Si la sérénité résidait dans les plaisirs
du corps, nous dirions que les boeufs
atteignent la sérénité quand ils trouvent
du foin à brouter.
 
Héraclite
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bas  
 

Le ciel est par-dessus le toit ...

Le ciel est, par-dessus le toit,
Si bleu, si calme !
Un arbre, par-dessus le toit,
Berce sa palme.

La cloche, dans le ciel qu'on voit
Doucement tinte.
Un oiseau sur l'arbre qu'on voit
Chante sa plainte.

Mon Dieu, mon Dieu, la vie est là,
Simple et tranquille.
Cette paisible rumeur-là
Vient de la ville.

- Qu'as-tu-fait, ô toi que voilà
Pleurant sans cesse,
Dis, qu'as-tu-fait, toi que voilà,
De ta jeunesse ?

 
Paul Verlaine
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  Harmonie du soir

Voici venir les temps où vibrant sur sa tige
Chaque fleur s'évapore ainsi qu'un encensoir ;
Les sons et les parfums tournent dans l'air du soir ;
Valse mélancolique et langoureux vertige !

Chaque fleur s'évapore ainsi qu'un encensoir ;
Le violon frémit comme un coeur qu'on afflige ;
Valse mélancolique et langoureux vertige !
Le ciel est triste et beau comme un grand reposoir.

Le violon frémit comme un coeur qu'on afflige,
Un coeur tendre, qui hait le néant vaste et noir !
Le ciel est triste et beau comme un grand reposoir ;
Le soleil s'est noyé dans son sang qui se fige.

Un coeur tendre, qui hait le néant vaste et noir,
Du passé lumineux recueille tout vestige !
Le soleil s'est noyé dans son sang qui se fige ...
Tout souvenir en moi luit comme un ostensoir !
 
Charles Baudelaire
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  Nous ne sommes jamais chez nous, nous sommes toujours au-delà.
La crainte, le désir, l'espérance nous élancent vers l'avenir,
et nous dérobent le sentiment et la considération de ce qui est,
pour nous amuser à ce qui sera, voire quand nous ne serons plus.

"Calamitosus est animus futuri anxius"
[Malheureux est l'esprit tourmenté de l'avenir.
Sénèque, Lettres à Lucilius, XCVIII].

Ce grand précepte est souvent allégué en Platon :
"Fais ton fait et te connais"
[Timée].

Chacun de ces deux membres enveloppe généralement tout notre devoir,
et semblablement enveloppe son compagnon.
Qui aurait à faire son fait, verrait que sa première leçon,
c'est connaître ce qu'il est et ce qui lui est propre.
Et qui se connaît, ne prend plus l'étranger fait pour le sien ;
s'aime et se cultive avant toute autre chose ;
refuse les occupations superflues et les pensées et propositions inutiles.

"Comme la folie, quand on lui octroiera ce qu'elle désire,ne sera pas contente,
aussi est la sagesse contente de ce qui est présent, ne se déplaît jamais de soi".
[Cicéro, Tusculanes, V, 18].
 
Michel de Montaigne
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Le royaume des cieux est l'impassibilité de l'âme,
accompagnée de la science vraie des êtres.

Huit sont en tout les pensées génériques qui comprennent toutes les pensées :
la première est celle de la gourmandise, puis vient celle de la fornication,
la troisième est celle de l'avarice, la quatrième celle de la tristesse,
la cinquième celle de la colère, la sixième celle de l'acédie,
la septième celle de la vaine gloire, la huitième celle de l'orgueil.
Que toutes ces pensées troublent l'âme ou ne la troublent pas,
cela ne dépend pas de nous ; mais qu'elles s'attardent ou ne s'attardent pas,
qu'elles déclenchent les passions ou ne les déclenchent pas,
voilà qui dépend de nous.

Si la colère et la haine font croître l'irascibilité,
la compassion et la douceur diminuent même celle qui existe.

 
Evagre le Pontique
   
 
   
  Si, avec un mental impur,
quelqu'un parle ou agit,
alors la douleur le suit
comme la route suit
le sabot du boeuf.

Si, avec un mental pur,
quelqu'un parle ou agit,
alors le bonheur le suit
comme l'ombre
qui jamais ne le quitte.
 
Le Bouddha
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  Comment prendre conscience de notre Etre essentiel ?
Il semble qu'on ne puisse y arriver qu'en procédant de façon négative,
en se posant toujours la question : "Est-ce que mon attitude présente,
est-ce que ma façon de vivre cette situation, est-ce que ma manière de m'adresser
et de répondre à cette personne est conforme à ce, qu'au fond,
l'Etre essentiel exige de moi ?"

Il est tout de même curieux que l'homme ait le don de sentir qu'il n'est pas "juste"
quand il n'agit pas en conformité avec l'Etre. Bien qu'il nous soit donné de vivre
à chaque instant une nouvelle situation qui ne peut se rapporter à aucune autre expérience passée, il y a en nous, à l'évidence, un modèle fondamental, une référence, le sentiment "qu'il nous faut agir ainsi". Ce sentiment est enraciné profondément,
il devrait nous guider dans toute situation, et tout manquement à son égard
devrait nous être perceptible, sensible, quand par exemple nous nous laissons aller, quand une situation purement corporelle l'emporte en nous, quand nous nous abandonnons à une fausse idée de nous-même, quand nous voulons paraître,
ou quand, dans une situation particulière, nous réagissons d'une manière telle qu'à l'évidence ce n'est pas notre Etre qui nous guide, mais notre petit moi existentiel.
 
Karlfried Graf Dûrckheim
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Un maître se promenait dans la montagne.
A son retour, un de ses disciples lui demanda :
"Maître, où êtes-vous allé vous promener ?
"Dans la montagne", répondit le maître.
Le disciple insista : "Mais quel chemin avez-vous pris, qu'avez-vous vu ?"
Le maître lui répondit :
"J'ai suivi l'odeur des fleurs et j'ai flâné selon les jeunes pousses."

Il faut se laisser guider par le dharma du Bouddha,
faire confiance aux herbes et aux fleurs qui poussent sans but,
sans égoïsme, naturellement, inconsciemment.
Cette réponse venait de la source de la sagesse.
la véritable sagesse doit être créée au-delà du savoir
et de la mémoire.

 
Taisen Deshimaru
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bas  
  J'ai passé bien des heures de ma vie à regarder pousser l'herbe
ou à contempler la sérénité des grosses pierres au clair de lune.
Je m'identifiais tellement au mode d'existence de ces choses tranquilles,
prétendues inertes, que j'arrivais à participer à leur calme béatitude.
 
George Sand
   
 
   
  Quand l'esprit est parfaitement calme,
il est comparable à l'eau tranquille d'un lac de montagne.
La première ride qui se forme sur l'eau est une émotion.

Qu'en advient-il ? Si l'être laisse cette ride, si légère soit-elle,
s'intensifier et devenir une vague, il sera lui-même englouti par elle.
L'émotion aveugle est alors maîtresse de la situation sans avoir,
en fait, aucune raison d'être.

Si cette émotion, alors qu'elle n'est qu'une ride sur l'eau, est volontairement
intériorisée, peu à peu, à cause même de son manque de consistance,
elle se désintégrera d'elle-même pour retourner d'où elle vient.
 
Shri Anirvan
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bas  
 
Une étrange clarté inonde notre âme
quand nous acceptons de bonne foi
notre néant dans un ordre quelconque.
 
William James
   
 
   
 

Il est souvent dit que le mental est la cause de la servitude
aussi bien que la cause de la liberté. Un mental purifié,
développé et maîtrisé devient un moyen d'émancipation
tandis qu'un mental non maîtrisé et indiscipliné s'avère être la cause
de la servitude - de même qu'un homme chevauchant une monture
est libre lorsque son cheval est maîtrisé alors qu'il se sent prisonnier
si son cheval galope d'une façon désordonnée.

la maîtrise de soi n'implique pas la suppression des sens et du mental ;
ceux-ci doivent être utilisés comme de bons serviteurs
mais ne doivent jamais devenir des maîtres dangereux.

la maîtrise de soi révèle cette capacité de l'âme grâce à laquelle le corps
est consciemment maîtrisé, et le mental et les sens retenus de se lancer
dans des actes que réprouverait la conscience. Ainsi un homme maître de lui
est un homme capable de détourner à volonté ses sens et son mental
de tout objet qu'il choisit et de les fixer partout où il estime
qu'il est convenable de le faire.

 
Chandra Swami
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"ERUDIT AUDITOIRE, ceux qui s'entraînent à la sérénité ne devraient pas,
dans leurs rapports avec les différents types d'homme, voir leurs défauts.
Ils devraient rester indifférents aux mérites ou aux démérites d'autrui, bons ou mauvais. Prendre cette attitude témoigne de la sérénité de la nature propre.

ERUDIT AUDITOIRE, il peut arriver qu'un homme non éclairé reste physiquement calme, mais dès qu'il ouvre la bouche, il critique les autres et parle de leurs mérites ou démérites, de leur habilité ou de leur faiblesse, de ce qu'ils ont de bon ou de mauvais et ainsi il dévie de la bonne voie. D'un autre côté, nous attacher à notre propre nature ou à la pureté, est une autre pierre d'achoppement sur le Sentier."

Une autre fois, le patriarche prêcha à l'assemblée comme suit :

"ERUDIT AUDITOIRE, qu'est-ce que la méditation ? Dans notre Ecole,
méditer signifie acquérir une liberté absolue, ne pas être troublé mentalement,
quelles que soient les circonstances extérieures, bonnes ou mauvaises.
Méditer signifie réaliser, intérieurement, la sérénité de notre propre nature.

ERUDIT AUDITOIRE, que sont la méditation et la concentration suprême ?
Etre en méditation signifie être libre de tout attachement envers les objets extérieurs
et la suprême concentration signifie conquérir la paix intérieure."

 
Houeï Neng
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Arrête, ou cours-tu donc, le ciel est en toi :
et chercher Dieu ailleurs,
c'est le manquer toujours.

Le Royaume de Dieu est en nous.
Si tu possèdes dès cette terre un royaume
en toi, pourquoi craindre de tomber
dans la pauvreté ?

L'esprit qui se dirige vers Dieu en tous temps
conçoit sans cesse en lui-même
la lumière éternelle.

 
Angelus Silesius
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  Entre le monde-esprit et le monde-matière, il est un sentier
que nous parcourons comme si nous étions engourdis par le sommeil.
Il soutient nos pas, mais nous n'avons pas conscience de sa force.
Et lors de notre éveil, nous découvrirons que nous portons dans nos vraies mains
les semences qu'il nous faudra soigneusement planter dans la bonne terre
de notre vie quotidienne pour qu'elles produisent nos bonnes actions
et nos plus belles paroles.

S'il n'y avait pas ce sentier entre nos vies et celles qui nous ont quittés,
il n'y aurait jamais eu parmi nous ni prophète, ni poète, ni génie.

Ne retournent à l'Eternité que ceux qui l'ont cherchée sur terre.
 
Khalil Gibran
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Tes jours sombres et courts comme les jours d'automne,
Déclinent comme l'ombre au penchant des coteaux ;
L'amitié te trahit, la pitié t'abandonne,
Et seule, tu descends le sentier des tombeaux.

Mais la nature est là qui t'invite et qui t'aime ;
Plonge-toi dans son sein qu'elle t'ouvre toujours :
Quand tout change pour toi, la nature est la même,
Et le même soleil se lève sur tes jours.

De lumière et d'ombrage elle t'entoure encore :
Détache ton amour des faux biens que tu perds ;
Adore ici l'écho qu'adorait Pythagore,
Prête avec lui l'oreille aux célestes concerts.

Suis le jour dans le ciel, suis l'ombre sur la terre :
Dans les plaines de l'air vole avec l'aquilon ;
Avec le doux rayon de l'astre mystère,
Glisse à travers les bois dans l'ombre du vallon.

Dieu, pour le concevoir, a fait l'intelligence ;
Sous la nature enfin découvre son auteur !
Une voix à l'esprit parle dans son silence :
Qui n'a pas entendu cette voix dans son coeur ?

 
Alphonse de Lamartine
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La plus belle chose
que nous puissions éprouver
c'est le côté mystérieux de la vie.
C'est le sentiment profond
qui se trouve au berceau de l'art
et de la science véritable.
 
Albert Einstein
   
 
   
 

Les disciples lui disaient :
- Le Royaume, quand viendra-t-il ?
Jésus répondit :
- Ce n'est pas en le guettant qu'on le verra venir.
On ne dira pas :
Voici il est là, ou il est ici.
le Royaume du Père est répandu sur toute la terre,
et les hommes ne le voient pas.

 
Evangile de Thomas
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textes
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  L'Eternité

Elle et retrouvée.
Quoi ? L'Eternité.
C'est la mer allée
Avec le soleil.

Ame sentinelle,
Murmurons l'aveu
De la nuit si nulle
Et du jour en feu.

Des humains suffrages,
Des communs élans
Là tu te dégages
Et voles selon.

Puisque de vous seules,
Braises de satin,
Le Devoir s'exhale
Sans qu'on dise : enfin.

Là pas d'espérance,
Nul orietur.
Science avec patience,
Le supplice est sûr.

Elle est retrouvée.
Quoi ? - L'Eternité.
C'est la mer allée
Avec le soleil.
 
Arthur Rimbaud
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textes
bas  
 

La contemplation procure à l'homme l'unique faveur
qu'il sache mériter : suspendre la marche,
retenir l'impulsion qui l'astreint à obturer l'une après l'autre
les fissures ouvertes au mur de la nécessité et à parachever son oeuvre
en même temps qu'il clôt sa prison ;
(...) chance, vitale pour la vie, de se déprendre et qui consiste
- adieu sauvages ! adieu voyages !
- pendant les brefs intervalles où notre espèce supporte d'interrompre
son labeur de ruche, à saisir l'essence de ce qu'elle fut et continue d'être,
en deçà de la pensée et au-delà de la société ; dans la contemplation
d'un minéral plus beau que toutes nos oeuvres ; dans le parfum,
plus savant que nos livres, respiré au creux d'un lis ;
ou dans le clin d'oeil alourdi de patience, de sérénité et de pardon réciproque,
qu'une entente involontaire permet parfois d'échanger avec un chat.

 
Claude Lévi-Strauss
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  Ne veux pas qu'il arrive
ce que tu veux qu'il arrive,
mais veux qu'il arrive
ce qu'il arrive
et tu coulera des jours heureux.
 
Epictète
   
 
   
  Nous cherchons toujours à jeter un pont
entre ce qui est et ce qui devrait être ;
et par là donnons naissance à un état de contradiction
et de conflit où se perdent toutes nos énergies.
 
Krishnamurti
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Le roi indien Akbar avait tout en excès. Traditionnellement,
dans chaque cour royale, il y avait un sage.
Lui en avait neuf, dit la légende.

Un jour, brusquement, il s'adresse à eux dans la salle d'audience :
"Dites-mois donc qu'est-ce qui pourrait faire que, lorsque je suis dans la joie,
je ne sois pas emporté par la joie ?
Et lorsque je suis dans la tristesse, je ne sois pas emporté par la tristesse ?
Répondez-moi rapidement."

Les sages se regardent, se concertent, et disent au roi :
"Maharaj, confie-nous ta bague royale, nous te répondrons demain."

Surpris, le roi accepte.

Le lendemain, le plus jeune des sages, presque un enfant, s'avance vers lui et dit :
"J'ai la réponse : mais pour l'écouter il te faut quitter le trône et me laisser la place". Toujours surpris, mais déjà à demi courroucé, le roi accepte et se met en position d'entendre, d'un air sévère, la réponse à sa question.
Le jeune homme installé sur le trône tend alors la bague royale au roi en disant :
"Es-tu en ce moment dans la joie ou dans la tristesse ?"
"Non, répond le roi de plus en plus énervé, j'entre dans la colère et je sens qu'elle va m'emporter !"
"Alors regarde ta bague", dit le jeune sage en descendant du trône.
Et le roi découvre alors, gravée sur l'anneau, cette phrase :
"Même cela passe".

 
Conte indien
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L'expérience de la vie humaine sur une terre ne se déroule pas
aujourd'hui pour la première fois.
Elle s'est faite un million de fois déjà,
et ce long drame se répétera encore un million de fois.
Dans tout ce que nous sommes actuellement, dans nos rêves,
nos découvertes, nos réalisations rapides ou laborieuses,
nous profitons subconsciemment de l'expérience d'innombrables précurseurs
et nos labeurs porteront des fruits sur des planètes que nous ne connaissons pas,
dans des mondes encore incréés.

 
Sri Aurobindo
   
 
   
 

Oui, même si l'humanité est détruite,
si notre race est anéantie comme Sodome,
il suffit qu'il y ait ce beau soir sur la terre et les arbres illuminés ...

Ce qui l'anime est tout entier ici et ne peut jamais se perdre.
Après tout, qu'est-ce que l'humanité sinon une expansion de l'incompréhensible ?

 
D.H. Lawrence
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Marcher est aussi le Zen ...
Que l'on bouge ou que l'on soit immobile
Le corps demeure toujours en paix
Même si l'on se trouve face à une épée
L'esprit demeure tranquille

 
Taisen Deshimary
   
 
   
 

 

Par DANA LANG - Publié dans : POESIE
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Mercredi 11 juillet 2007 3 11 /07 /2007 14:58

 

     Contes : Les rois, les reines et les galettes...

 

Les livres pour enfants
Commençons par le très célèbre Roule galette... que recommande Laurence, un best-seller des enfants à partir de 2 ans depuis plusieurs générations puisqu'il a été publié pour la première fois en 1950.

Nous n'étions même pas nés, et bien sûr, les dessins ont vieilli, mais l'histoire fonctionne toujours à merveille, car il s'agit d'un texte randonnée, c'est-à-dire découpé en courtes séquences répétitives, ponctuées d'une ritournelle rimée, facile à retenir et à répéter par les tout-petits qui apprennent à parler.

Il s'agit donc d'un vieux et d'une vieille qui mangeraient bien une galette. Le vieux envoie sa femme chercher de la farine au grenier (il n'est pas très partageur de tâches, c'est le moins que l'on puisse dire, mais bon...).

La vieille confectionne la galette et la pose sur le rebord de la fenêtre pour la mettre à refroidir. Là, la galette s'ennuie, se laisse glisser et file sur le chemin où elle rencontre le lapin, le loup et l'ours qui tous annoncent : "Je vais te manger !" "Non, non", répond la galette. "Ecoute plutôt ma petite chanson : 'Je suis la galette, la galette. Je suis faite avec le blé ramassé dans le grenier. On m'a mise à refroidir mais j'ai mieux aimé courir !'".

Puis arrive le renard, même scène, sauf que le renard lui dit : "Plus près, je suis vieux, je suis sourd, je n'entends pas bien". Alors, elle se rapproche : "Je suis la galette, la galette" et... Ham ! Le renard la croque ! Cruel, non ? Oui, mais on dirait du La Fontaine chez les petits.


Avec La Galette des trois chez Père-Castor-Flammarion, pour les enfants à partir de 5 ans, on pourrait s'attendre à être chez les rois mages puisqu'ils sont trois et s'appellent Meltapar, Gastazar et Balthachior. Mais pas du tout, nous sommes ici chez trois vieillards qui ne sont ni mages ni sages, puisqu'ils ont décidé de décrocher la lune.

Et comment ? Là est la question. Meltapar monte à l'échelle avec son filet à papillon. Mais les deux autres ne sont pas bien forts et l'échelle tangue, tangue. Et il finit par se casser − c'est fatal, dit le texte − la margoulette. Gastazar, qui, lorsqu'il était petit, a construit, des avions à hélice, décide de s'envoler... en cerf-volant et se reçoit... dans un étang.

C'est alors que Balthachior promène son miroir jusqu'à obtenir le reflet de la lune dans l'eau. Alors, il plonge pour l'attraper mais sans savoir nager. Un vagabond plonge alors pour le repêcher et propose de leur fabriquer la lune avec... de la farine, du sel et du beurre.

Il confectionne une galette, la galette des trois qui dira lequel des trois, ce soir, sera roi. Et qui sait si ce n'est pas la lune qui dans chaque galette, dépose comme ici, une petite perle noire, une fève qui fait de nous les rois d'une fois ?


Moins farfelu, mais plus exotique, Le Lion et la Galette de mil aux éditions Gautier-Languereau, où on trouve une peinture, une pâte très épaisse et des couleurs très vives qui rappellent la palette de Gauguin et rendent cet album très sensuel, comme les aiment les jeunes enfants, ici à partir de 4 ans. Bref, c'est la fête au village et Tibobo, le petit garçon, obtient de sa maman une galette de mil.

Mais il rencontre Bô, le roi des lions, qui a très très faim. Tibobo lui fait goûter un gros, enfin... un moyen morceau de galette. Jamais le lion n'a mangé quelque chose d'aussi doux. Tibobo propose de lui en donner la recette, qui apparaît d'une complexité inouïe : Il faut attendre cent jours, chasser les mauvaises herbes...

Plus le petit raconte, raconte. Plus le roi s'impatiente... Bô n'en peut plus. Il va dévorer le petit garçon mais en s'élançant, il tombe dans un silo à légumes. C'est ainsi que grâce à la galette, Tibobo a capturé le roi des animaux...


Mais revenons à des rois et des reines plus humains, si l'on peut dire, avec le roi Hardi. Hardi qui laissait toujours à ses adversaires le choix : périr ou le servir. Jamais il ne quittait son armure. La nuit, il dormait avec son cheval Jean-Jean.

Tandis que la reine Bisou-bisou s'impatientait de ne pouvoir voir son visage que Hardi-Hardi cachait parce qu'il se trouvait laid. En fait, il était chou, avec un charme fou...

Cette série d'Alex Sanders pour les enfants à partir de 4 ans a, elle aussi, un charme fou. Les enfants en font collection. Ils connaissent par cœur tous les héros de la série : le roi Miam-Miam, la reine Guili-Guili, le roi Pipi-Caca (un succès), la reine Vilaine-Vilaine... Beaucoup de rires en perspective...

Pour en savoir plus

 

Les livres

 

  • Roule galette...
    Natha Caputo, Pierre Belvès
    Ed. Flammarion-Père Castor, 1950-2002
    1,83 euro
    Dès 2 ans.

     

  • La Galette des trois
    Hubert Ben Kemoun, Isabelle Chatellard (ill.)
    Ed. Flammarion-Père Castor
    12,04 euros
    Dès 5 ans.

     

  • Le Lion et la Galette de mil
    Hélène Leroy, Cécile Geiger
    Ed. Gautier-Languereau, 2002
    11,50 euros
    Dès 4 ans.

     

  • Les Rois et les Reines
    "Le Roi Hardi ! Hardi !"...
    Alex Sanders Ed. Gallimard Jeunesse, coll. Giboulees Rois et Reines, 2002
    6 euros
    Dès 4 ans. Série de 22 titres.
Par DANA LANG - Publié dans : CONTES DU PATRIMOINE UNIVERSEL
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Présentation

Profil

  • : LA FONTAINE AUX FEES (DANA LANG)
  • DANA LANG
  • : Femme
  • : 13/04/1946
  • : Marié/Pacsé/Union libre
  • : Loire
  • : cinéma peinture littérature théâtre jardin
  • : Conteur Auteur,d'inspiration celtique je ne conte plus en public mais je poursuis mon travail d'écriture. J'ai écrit, treize spectacles, comportant chacun de sept à treize contes et légendes. Une saga fantastique(trilogie), plusieurs livrets de p

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Texte Libre

(Photo : dessin / CHRISTINE WILSDORF/ Droits Réservés)

















"NOELS ENCHANTES" DE DANA LANG / PARU LE 27 NOVEMBRE 2009 / EST EN VENTE AU PRIX DE  :      15 EUROS + 7,10 DE PORT /  
SOIT = 22 EUROS 10 / POUR 1 à 2 LIVRES. 

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Conteuse d'inspiration celtique, j'ai produit de nombreux spectacles accompagnée par des musiciens dans les écoles, bibliothèques, salle de spectacles, théâtres, en forêt, et festivals en France et à l'étranger...
J'ai écrit des contes et une saga fantastique (trilogie) et d'autres suivent...


Vous pouvez répondre à ce questionnaire en cliquant sur ajouter un commentaire (en minuscule) au bas de chaque article. MERCI A VOUS.    
Dana


undefined      Et...la porte du conte s'ouvre sur le mystère, le monde de l'au-delà, l'autre monde, de l'autre côté du miroir, le mystère des fées...des elfes...des lutins, des trolls, des korrigans, des farfadets, des leprechauns...des tomtes...des niebelungens, tant d'êtres fantastiques et merveilleux...
      Entendons-nous encore la douce musique des fées ? 


      Si oui, laissez-vous guider au travers de ces pages. 




       Au-dessus  vous avez une liste qui vous permet d'atteindre les genres (catégorie)...le fantastique et les contes merveilleux, contes de Noël, contes du patrimoine universel, contes tibétains, les grands conteurs, écrivains, poètes, concours de poésie, vidéos, etc...






undefined  Et...l'enfant est transporté dans l'univers magique...

  pour y vivre des aventures inoubliables...

  Quel chemin se présentera à lui ?
  Quels seront ses choix ? Devant le bien et le mal, quel parti prendra-t-il ?
  Quelle route choisira-t-il de suivre, d'emprunter ?
   
La fée, la sorcière, les lutins seront là pour le guider...sur le bon ou le mauvais chemin...lequel suivra notre héros...et s'il se trompe, une fée lui  viendra-t-elle en aide? A moins que la sorcière et autres personnages cruels n'en profitent pour le conduire vers le royaume du mal...
 
  Tel un parcours initiatique, une quête, le conte nous invite à le suivre...La fée, les chevaliers ne symbolisent-ils pas les valeurs féminines et masculines qui sommeillent en nous ? Et, ce héros ne figure-t-il pas nous-même parti à la conquète de notre royaume à construire ? Le héros n'est-il pas celui là même qui recherche l'équilibre entre le yin et le yang, le positif et le négatif, la lumière et l'ombre, la chaleur et la fraîcheur? Trouver la voie du milieu...le triskel ?...

  Quoiqu'il en soit, le conte demeure  l'indispensable nourriture de l'esprit.  Il aide le jeune à se construire et l' adulte à conserver son âme d'enfant, ce qui est aussi  nécessaire à l'humain que de manger ou de dormir.
 
   Il nous entraîne dans le rêve et il faut rêver pour construire la réalité de demain.
                                                                                                    

Dans la forêt des contes, il nous fait avancer...au pays magique des fées où
                                        tout devient possible...




Et, en récompense
je viendrai raconter 

des rêves, des poèmes

des histoires de princesses
et des contes de fées

des tartes à la crème

des dragons, des sorcières

aux longs poils plein le nez

des géants, des chimères

des loups affamés

et des monstres ventrus ! Turlututu ! 

  ( Dana LANG, Extraits de "Eclats de Dires", tous Droits réservés)




 



  
 
 
   " La Biche au Bois " Maison de la conteuse.


Maison de la Conteuse, vue du ciel

 
       

 

  

 

 

 



 


bof Out of Africa Main title (I had a farm in Africa) envoyé par cynthiabachelore

La musique et le film que je préfére







 


  
    

Texte Libre

    


J’ai cherché tes yeux dans les nuages,

et, dans le bruissement des arbres,

le son de ta voix.

Je n’ai pas pu grimper sur la montagne,

solitaire,

pour hurler ton nom

jusqu’à ce que jaillissent mes larmes

et le sang de mes plaies contenu.

Figée sur ce mur rêche et dur

j’ai observé le ciel

la mort en dedans.

.../...

Dana Lang, extraits de "SOLITUDE : Soleils d'hiver"
(Trois livrets de proses: 1985-86-87/ Droits Réservés)


Ose aimer pour traverser les chagrins

            Ose, pour éclater de joie

            Ose, pour étouffer la douleur,

            Ose, pour affronter la vie

Mais ose,…ose aimer.

                                                         .../...
  

Femme, petite femme

            Ton âme ressemble à un cœur

            Dans l’écrin de ma main

            Où gémit

            La souffrance de tes sœurs

            Ton regard

            s’étale comme un lac blanc

            où se cherchent la paix et le bonheur

            Tes mains caressent l’eau

            appel de la liberté où le vent

            envole la colombe

            Ton ventre

            berceau de la vie

            enfante l’avenir

            Ton corps entier érigé

            devient la figure de proue

            d’humanité

            Tu bâtis dans le chagrin

            le bonheur de demain

            De quel fardeau

            peux-tu être affligée

            dont tu ne sortes

            victorieuse et anoblit

            Peux-tu le savoir

            Toi si petite

             petite femme ?

                                                         .../...



  Ah ! Vivre, vivre

  ne pas leur montrer

  ne rien leur faire voir

  Etre la vitrine

  où tout scintille

  où l’on a envie d’entrer

  de découvrir

  d’apprendre et d’entendre.

  Ne pas leur montrer

  que ce long chemin parcouru

 fut semé d’embûches,

d’obstacles en tous genres

où la course fut si rude

et le combat si âpre

que tu en sors blessée

meurtrie

a bout de fatigue

de souffrances

Mais il valait la peine

Car il fut si beau

conduit par le seul vouloir

cherche et trouve le bonheur

Voilà ce qu’elle te dira ma vitrine

elle te fera croire

que tout était facile

comme une recette rapide

mais si tu es curieux

tu souhaiteras y pénétrer

comme dans un livre d’images

alors…je te parlerai

de mes rêves

Ils furent fous mes rêves

et insensés aussi

parce que femme

et comme un fil ténu,

ils ont tissé une histoire

capable de tenir

sur un simple tableau.

                                .../...

 

Mois d’avril triste, où les abricotiers et les amandiers ont gelés. Le forsysthia avec un mois de retard frissonne et ses fleurs ont bien du mal à garder leur éclat jaune flamboyant.

La vie est belle, redresse la tête, baisse pas les bras.

Pourtant,  je rêve d’évasion, de soleil et d’espace, de la caresse du vent, du mouvement de la mer, comme de ton cœur qui bat contre moi.

Et, je m’enivre de l’air du temps, du cri des mouettes sur le sable, en courant.

Mes yeux avides retiennent la beauté sauvage pour la fixer dans la mémoire sans âge.

Je chasse les mauvais jours pour ne plus me souvenir, encore et encore que de toi.       

.../...
 

Désemparée, esseulée, triste,

Pourquoi est-ce que je résiste ?

Je chante, je ris sur le seuil,

pourquoi tant de trilles ?

quand mon cœur est en deuil

et mon âme vacille.                                              

 

 .../...



    Que vienne le temps du muguet

  Des cerises, des pivoines et des fraises

  Pour cueillir les coquelicots et les bleuets

  Dans mes cheveux la marguerite préférée

  Je m’en irai par les chemins

  A la recherche de la maisonnée

  Où toi, dans ce coin de ciel bleu

   Plein de ciments sur les mains

   Tu me tendras ta bouche gourmande

   Comme une rose.                .../...

 

Juin 1986 :

Il y a des sources

D’où naissent des rivières

Où s’ébattent des oiseaux

Et des enfants

Et de l’eau qui ruisselle

Et se mêle

en coulant délicieusement

au milieu des champs

où paissent des vaches

qui s’approchent des barrières

pour nous voir passer

comme deux enfants

deux enfants fous

heureux et tendres

qui se sont couchés

en rêvant

au milieu des champs.

 

         .../...


Sonnera l'heure de ce rendez-vous fébrile,

Tendre et joyeux
Cet instant où je veux
Retenir le temps
Et l'adieu déchirant
Comme la mort
Qui nous retire
Là, du bonheur. 

 

     .../...

                                 
J'entends nos rires aigrelets
Comme l'écho du bonheur
Et les souvenirs
Reviennent en chapelets
Fous d'avenir
Où Carillonne le malheur


              .../...

 

 
 Peindre dans les nuages tes yeux, ton visage
  puis ton corps dans les vagues

  Mettre l’empreinte de mes pas sur le sable

  mon cœur malheureux, mes yeux emplis de larme
  et, comme un cri étouffé
  un chagrin, un sanglot
  Esquisser mon âme sur le soleil
  puis disparaître avec lui dans la mer
  Dessiner face aux pins et aux vents
  une fille seule aux cheveux fous
  sans amour, éteinte, sous le drap du ciel.

 
  .../..

Pleure pas…pleure pas

Blottie dans le train tu dois partir et tu t’en vas
Le plus malheureux se tient à l’écart
Dans la gare
Encore un signe, un adieu
Sa main se lève et tu souris
Lui, sur le quai, immobile
L’âme en blanc, sans mémoire
Aura mille ans demain…                        
                    .../...
 
 

Aérienne comme la neige
Détachée, insensible
Point de suspension
Pareil à la plume
D'un cygne
Elle se déplace légère
Et n'attend rien
Rieuse et radieuse
Tel l'edelweiss
Elle darde ses rayons
Quand elle a traversé
Toutes les guerres
Etonnée de vivre encore
Forte et sereine devant sa vie
Solitaire
Elle ouvre les yeux
Et parcourt le monde
Plus de chaînes, ni d'entraves,
Plus de prison
Elle croque dans la vie
Comme Eve dans la pomme 
Et tant pis si le regard des autres
L'accusent comme un péché
Elle vit ! 

 
    .../...


Pense à tes enfants

Broyés par l’école

Les laissant là

Pour tout compte

Cette machine infernale

Se soucie seulement

De former une élite

Où il est interdit

De créer, de rêver et de rire

Et où ce qui n’est pas maths
Et sciences n’est pas roi

Puisqu’ ils sont si mauvais

Tous ces cancres, ces débiles

N’oublie pas mon enfant

Que tu peux tout, toi

 Si ton cœur est vaillant

 Et tes rêves assez grands

 Impossible ne sera rien
 Car avant  que d’être le premier

 Sois un homme

 Mon fils !

.../... 

 

Ciel d’hiver

L’horizon blanc de neige et de brume

S’effiloche dans les airs

En blanches plumes

Est-ce les oiseaux qui se tuent

Où les rêves d’un dieu ?

Le froid engourdi les pas

Des passants qui se pressent

Et, j’ouvre des yeux étonnés

Sur ce monde aveugle

Qui ne comprend pas.

   

            Femme, bats-toi

            Secoue le joug de la neige

            Tes enfants te suivront

            Dans le sillage des airs

            Et demain la terre

            Refusera ses chaînes

            Les hommes répandent le sang

            Et la haine

            Et la guerre

            Et tu portes la vie

Ils ont besoin de toi

Ils ont construits l’enfer

Gratte tes lourds sabots

Et cours les délivrer

            Femme, force de frappe

Demain se lèvera

            Dechirant ses voiles

Et ses cris, et ses larmes

Jetant ses oripeaux

Sa misère et ses maux

Au feu de cet enfer

Femme demain

Se nommera

Et deviendra

L’irréelle humanité


     Dana Lang " MIROIRS " Livret proses 2 (Tous Droits Réservés) 

            Rouge sang sur la neige

Le cœur de l’enfant martyr

Et de la femme violée respire

Rouge sang sur la neige

Le merle noir se tient gelé

Sur ses pattes fines

Là-bas, au loin

Au même instant

Un enfant meurt de faim

Celle-ci, couchée dort

Sur la bouche d’égout

Un autre à ta porte

Pitoyable, mendie      

Dans le métro erre la foule

Des sans logis

Rouge sang sur la neige

Dans la poubelle, un plus pauvre

Découvre l’enfançon

Dans un plastique

La femme battue se suicide

Un bébé vient au monde

Aujourd’hui

Une fille

 Cœur rouge dans la neige

Là-bas des hommes font la guerre...

A suivre dans "Miroirs " février 1987 (Dana Lang). 

        
 
     



 











 

 

Texte Libre

Extraits de " Dans notre Maison Rose et Bleue" PROSE Livret cinquième (tous droits réservés)

AVRIL                                                                              

Avril 2008, trois anniversaires

Nous n’aurons pas le temps

De vivre encore, de sourire, de nous plaire                        

Ce sauvage printemps

Me déçoit, m’indiffère

Quand la vie brusquement

De soucis nous atterre

Nous accable maintenant

Tant de deuils faut-il faire

De tous ces jours lentement

Filent nos soupirs souvenirs

Se dégradent et s’enferrent

Il n’y aura plus de chants

Et jamais de mystères

Car la vie peut finir

Ce matin.



IL PLEUT

Il pleut, il pleut

Je ne suis pas trop vieux

Il pleut, il pleut

Méfie-toi de tes yeux 

Il pleut, il pleut

Prend ma petite menotte

Il pleut, il pleut

En voilà des carottes

Il pleut, il pleut

Envole-toi, si tu peux

Il pleut, il pleut

Formule un petit vœu

Il pleut, il pleut

Regarde tout est gris

Il pleut, il pleut

Voilà que tu souris

Il pleut, il pleut

Allons chercher des œufs

Il pleut, il pleut

Je me sens un peu mieux

Il pleut, il pleut

Va voir dans la cabane

Il pleut, il pleut

C’est un aéroplane

Il pleut, il pleut

Vois le bel arc en ciel

Il pleut, il pleut

Me fait pousser des ailes

Il pleut, il pleut

Je m’envole et je vole

Il pleut, il pleut

Prend garde à la bagnole

Il pleut, il pleut

J’entends l’accordéon

Il pleut, il pleut

Je ne vois pas Léon

Il pleut, il pleut

Je n’irai pas Germaine

Il pleut, il pleut

Boire à la p’tite fontaine

Il pleut, il pleut

Ne sois pas si grognon

Il pleut, il pleut

Regarde ton pantalon

Il pleut, il pleut

Voici des escargots

Il pleut, il pleut

Demain il fera beau ! 
 






…Ne pleure pas, si tu perds le soleil, tes larmes t’empêcheront de voir les étoiles !

 …Les oiseaux ont appris à broder le silence mais ignorent comment repriser le ciel bleu ? Il faudrait l’aiguille d’un cri et la laine d’un jour brumeux.


DANA LANG, extraits de "Eclats de Dire, Paroles au Gré du Temps " PROSE livret quatrième (TOUS DROITS RESERVES) 

 

 

   Vole papillon vole, dans les derniers feux de l'été.
   Comme toi, je vagabonde vers les régions
   nostalgiques et romantiques de mon coeur.
   L'automne est amer comme les désillusions, 
   comment croire, quand tant de maux nous
   assaillent que les humains changeront ?
  Je tourne mon regard vers toi, papillon
   insouciant sous le soleil rasant d'octobre,
   je  t'observe, aérien, si léger.
   Ici, là, maintenant, tu détiens à toi seul l'amour
   et la beauté du monde. Les fleurs rutilantes
   des asters qui t'attirent te bercent sous le vent.
   Mon âme au même instant chavire d'enchantement.
   Vole, papillon vole, dans les derniers feux de l'été...

   Dana Lang, "Dans la maison rose et bleue", livret de 
   prose cinquième (Droits Réservés) 

  
   La fin de l'été s'annonce et déjà les feuilles rouges,
   jaunes, chamarrées explosent de couleurs parmi les 
   sapins et les pins.
   Des coups de fusils sauvages résonnent au loin.
   Ils effraient les animaux apeurés et la forêt terrifiée
   tremble.
   Agacées, les fées se terrent dans leurs palais de 
   verre. 
   Un vent furieux souffle, gémit car la paix n'est  
   plus en ce vert paradis. 

   

Texte Libre

     


                  

               



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