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Un elfe (du norrois elf' ou alf[1]) est une créature légendaire issue de la mythologie nordique et germanique, qui survit encore aujourd'hui dans le folklore scandinave. Dans la mythologie nordique les elfes étaient originellement des divinités mineures de la nature et de la fertilité.
Dans l'imaginaire moderne, les elfes sont souvent décrits comme des hommes et femmes d'apparence jeune et de grande beauté, vivant dans des forêts ou des lieux souterrains. Ils sont considérés comme immortels et dotés de pouvoirs magiques.
À la suite du succès des livres de J. R. R. Tolkien, dans lesquels des personnages angéliques et sages sont désignés comme elfes, l'elfe est devenu un archétype de personnage dans la littérature fantastique.
Les elfes sont des créatures fantastiques pouvant atteindre la taille d'un etre humain, contrairement à ce que l'on pense.
Leur milieu naturel est associé, la plupart du temps, aux forêts, car ce sont des créatures
mystérieuses, discrètes et sauvages douées pour la magie et la pratique des armes magiques. Ils ont une espérance de vie d'une centaine d'années, voir même d'un millénaire.
On les identifie par leurs oreilles qui sont très grandes et pointues vers le haut. Mais peu de gens ont eu la chance d'en rencontrer sur leurs passages. Leurs origines restent à définir car
plusieurs versions leur sont données.
Mais il semblerait que leur existance soit liée au faite d'une déesse et d'un dieu qui furent condamnés à rester une race d'enfants pure et bénite.
UNE
SIRENE ET SON PETIT
Une fée est une créature légendaire issue des croyances populaires (folklore), des mythologies anciennes ou de la littérature fantastique.
- Les sorcières n’ont pas besoin de magie. Être sorcière est d’abord un caractère, un état d’esprit.
Est-ce que les sorcières existent ?Dans notre réalité, chaque chose est et n'est pas. La sorcellerie existe car des sorcières y croient. Elles montrent, dans tous leurs gestes, dans leurs mots, qu’elles sont profondément, intensément sorcières. Cela suffit pour faire d’elles ce qu’elles sont.
Pour répondre à la question d’une autre manière, voici une historiette. Vraie.
Cela se passait en colonie de vacances ; j’avais un poste d’animateur. Blandine était une gamine d’une dizaine d’années. Belle, réservée, avec de superbes yeux bleus et un regard qui vous scotchait… Un peu « à la masse » aussi, soyons franc. Les autres enfants la disaient sorcière. Ça la peinait un peu… juste un peu.
Un soir, on a organisé une « boum » au chalet. Comme toujours, les garçons n’osaient pas inviter les filles et les filles se morfondaient. Pour rigoler, on est allés leur chercher des oreillers, des balais. Les filles se sont mises à danser en serrant langoureusement l’oreiller.
Soudain, j’ai vu Blandine dans un coin. Elle tenait un balai tout contre elle et avait le regard plus magnétique que jamais…
Est-ce qu’elle jouait de sa réputation ? Est-ce qu’elle se donnait vraiment un plaisir de sorcière, en dansant avec son balai ? Ou bien était-elle, une fois de plus, « à la masse » ? En fait, je m’en foutais. Pour moi, et pour tous ceux qui ont pris la peine de l’observer ce soir-là, Blandine nous a fait cadeau d’une image…
Bienvenue parmi les sorcières…
Frithjof Schuon - Indiens d'Amérique
http://www.frithjof-schuon.com/indiens.htm
Comment se rencontrèrent les hommes et les femmes
Qui créa le monde ? Vieil Homme. Il fit bien toutes choses sauf une, qu'il fit mal. Dans un village, il mit les hommes (avec les hommes il habita) et dans un autre il mit les femmes. Il mit entre
eux une forêt. Hommes et femmes ainsi vécurent, chacun chez soi, chacun pour soi, les hommes ignorant l'existence des femmes, les femmes ignorant l'existence des hommes.
Leur vie d'abord fut en tout point semblable. Armés de presque rien, de bâtons, de cailloux, ils chassèrent le buffle, ils firent de leurs peaux des vêtements grossiers et se nourrirent de viande crue, de rien d'autre, car en ces temps lointains aucun d'eux ne savait que les fruits, le maïs, les légumes étaient bons.
Plus tard, beaucoup plus tard, les hommes apprirent à tendre des arcs et à tailler des flèches, les femmes à tanner et à assouplir le cuir. Elles en couvrirent leurs tentes, puis s'en firent des robes ornées de belles pierres et de piquants de hérissons. Alors Vieil Homme un jour dans sa hutte de branches prit sa tête à deux mains et se dit : " Ma création pourrait être meilleure. J'ai mis hommes et femmes en des lieux séparés. J'ai eu tort. Il y a là ni plaisir ni chance de bonheur. En vérité, il faudrait qu'ils s'unissent, afin que naissent d'autres êtres. Et il faudrait que cette union soit tant agréable qu'aucun n'y puisse résister, sinon ils resteront chacun de son côté. Qui doit donner l'exemple ? C'est moi bien sûr, c'est moi, pauvre vieux fatigué ! "
Vieil homme s'en fut donc où les femmes vivaient. Au sortir de la forêt, de derrière un buisson il observa longtemps, dans le pré, leur village. " Comme leurs tentes sont lisses et hautes, comme leurs robes sont belles ! se dit-il. Quels grossiers arriérés nous sommes, pauvres hommes, nous qui n'avons pour toit que des branches mal jointes, et pour tout vêtement que du cuir brut et puant ! Il faut que cela change. Il faut absolument qu'elles viennent chez nous. " Le Vieux s'en retourna au village des hommes et conta ce qu'il avait vu. Chacun s'extasia et tous dirent ensemble : " Allons à leur rencontre ! Unissons-nous à elles ! - Outre qu'elles ont ce qui nous fait envie, dit encore Vieil Homme, vous trouverez aussi à caresser leur corps une sensation neuve et plus agréable que vous ne sauriez imaginer. Attendons quelque temps. A la belle saison, nous irons tous les voir ".
Comme il parlait ainsi, Vieille Femme étonnée découvrait dans le bois les empreintes de pas qu'avait laissées Vieil Homme. Elle suivit ces traces, chemina quatre jours, aperçut dans un pré un camp de huttes basses. C'était celui des hommes. Elle les épia puis s'en revint chez elle et dit à ses compagnes : " Il y a là-bas un lieu où vivent des humains. Ils sont plus grands que nous. Ils sont plus forts aussi. Ils possèdent des armes et tuent tant de gibier qu'ils ne connaissent pas comme nous la famine. " Les femmes émerveillées répondirent : " Si nous vivions comme eux, quel bonheur ce serait ! "
Un jour, comme elles allaient, rêveuses, à leur travail (c'était le premier jour de la saison nouvelle), les hommes apparurent au bord de la forêt. Ils s'approchèrent d'elles. Ils étaient tous vêtus de lambeaux de cuir brut. Leur peau était crasseuse, leurs cheveux hirsutes. Ils puaient. Elles dirent : " Ces êtres-là sont-ils des humains ou des bêtes ? Ils sont sales comme des porcs. Ils empestent ". Vieille Femme cria : " Allez-vous-en d'ici ! - Allez-vous-en d'ici ! " braillèrent ses compagnes en jetant des cailloux, des branches, de la boue à leurs faces barbues. En hâte, ils reculèrent, revinrent dans le bois. Leur Vieux leur dit alors : " J'ai bien fait de planter leur village loin de chez nous. Ces femmes sont cruelles. Je vais peut-être bien les jeter hors du monde ". Il ramena ses hommes et tous s'en retournèrent.
Dès qu'ils furent partis, Vieille Femme se retira dans sa tente de buffle, s'assit sur un tapis, resta la tête basse quatre jours pleins à réfléchir, puis elle se dit : " Nous aurions dû tenter d'aider ces pauvres êtres. Nous avons été sottes, orgueilleuses, méchantes. Pourquoi ne pas aller vers eux tout humblement, vêtues comme ils le sont, aussi crasseuses qu'eux ? Nos beaux habits les intimident. Il faut que nous soyons comme ils se voient eux-mêmes. "
Vieil Homme revenu dans sa hutte de branches au même instant pensait : " Peut-être sommes- nous des êtres repoussants. Peut-être est-ce pour cela que les femmes nous ont chassés comme des chiens errants. Peut-être, serait-ce une bonne idée de nous laver et de nous vêtir aussi bien que possible avant de revenir les voir ". Il alla se baigner au pied d'une cascade, peigna sa chevelure, l'orna de plumes d'aigle et s'habilla de daim. Quand ses compagnons le virent ainsi s'avancer parmi eux : " Vieil Homme, dirent-ils, tu es beau comme un astre ! - Décrassez votre corps, rasez votre figure, habillez-vous de peau souple et douce au toucher, et retournons ensemble au village des femmes, leur dit Vieil Homme ".
Le jour même, ils se mirent en route. Quand ils y arrivèrent, ils ne virent partout que des mégères sales. Toutes s'étaient vêtues de peaux de chèvre souillées de sang caillé, leurs joues étaient boueuses, leurs nattes emmêlées. Ainsi, pour plaire aux hommes s'étaient-elles enlaidies. " Horreur ! dirent-ils tous. Quelles affreuses bêtes ! - En vérité, dit Vieil Homme, elles sont infréquentables. Fuyons frères, fuyons avant que leurs guenilles sanglantes n'aient gâché nos ornements ! "
" Apparemment, nous faisons tout de travers, ronchonna Vieille Femme en les regardant fuir. Et pourtant, je le sens, nous devons nous unir à ces êtres bizarres, car ils ont Dieu sait quoi qui nous fait grande envie, nous avons Dieu sait quoi qu'ils aimeraient avoir, et ces deux Dieu sait quoi devraient aller ensemble. Femmes, essayons encore de les amadouer. Allons nous faire une beauté. " Elles allèrent à la rivière, et leurs cheveux lavés furent bientôt tressés, ornés de coquillages, de cordons colorés. Puis elles se vêtirent de robes de daim blanc, mirent autour du cou des colliers de graines multicolores, aux poignets des bracelets d'écaille, se chaussèrent enfin de mocassins souples. Ainsi parées elles prirent le chemin du village des hommes.
Vieil Homme dans sa hutte était de mauvaise humeur. Plus rien ne lui plaisait. Il mangeait sans envie, faisait des rêves troubles. Pour un rien il hurlait. Et tous, autour de lui, étaient comme il était : pâles, les joues creusées, négligés et fiévreux. Le Vieux, voyant ainsi dépérir sa tribu, se dit : " Ils ont été déçus par ces créatures imprévisibles. Un jour elles sont crasseuses, un autre jour cruelles. Ils les espéraient belles, accueillantes et tendres. Pourquoi diable se sont-elles enlaidies ? Il doit y avoir une raison à cela ". Comme il pensait ainsi, il entendit dehors crier les sentinelles. Il sortit. " Une troupe de femmes marche sur notre camp ! hurlait-on çà et là. Gare, elles sont féroces ! Tous à vos arcs, vos flèches, vos lances, vos épieux ! - Du calme dit Vieil Homme. Il étendit ses mains. Les guerriers alentour cessèrent de courir. Alors il dit encore : " Je crois que j'ai compris. Allez à la cascade et lavez votre corps. Frottez vos muscles d'huile, parfumez-vous d'encens et coiffez votre front de plumage brillant ". Lui-même se vêtit de ses plus beaux habits, mit sa grande coiffure, son collier de dents d'ours, puis entraîna ses frères à l'entrée du village. Ils attendirent là, en silence, les femmes.
Elles sortirent du bois en chantant et riant. Leurs robes de daim blanc étaient éblouissantes. Leurs parures étaient comme des arcs-en-ciel. Vieil Homme émerveillé dit à ses compagnons : " Voyez-vous ce que je vois ? " Les hommes répondirent : " Courons à leur rencontre, nos coeurs dans nos poitrines sont comme des pur-sang, ils bondissent, ils s'emballent, ils vont nous échapper ! Tandis qu'ils parlaient ainsi, Vieille Femme disait à ses compagnes : " Regardez ces êtres. Ne sont-ils pas superbes ? Leur rudesse me plaît. Leur voix rauque m'émeut. Ne les effrayons pas. Allons vers eux sans hâte ". Vieil Homme et Vieille Femme s'avancèrent l'un vers l'autre. Quand ils furent face à face, le Vieux dit : " Parlons ensemble à l'écart de nos gens. - Je te suis, lui dit-elle ". Ils allèrent sous les arbres. Là ils se regardèrent. Ils se trouvèrent beaux. " J'aimerais découvrir avec toi un plaisir inconnu et secret, dit Vieil Homme. - C'est une bonne idée, répondit Vieille Femme. - Peut-être faudrait-il nous allonger, dit Vieil Homme. - Peut-être faudrait-il, dit-elle. " Ils s'allongèrent. Plus tard, Vieil Homme dit : " Jamais je n'aurais cru me sentir aussi bien. - C'est trop beau, c'est trop bon pour être mis en mots, répondit Vieille Femme en s'étirant dans l'herbe. - Allons apprendre aux autres ce que nous avons découvert, dit Vieil Homme ". Ils retournèrent au village, le coeur léger, les jambes lentes. Ils n'y trouvèrent personne. Les hommes et les femmes s'en étaient tous allés, chaque couple en son lieu. " Nous n'aurons pas à les instruire, dit Vieil Homme. Ils ont trouvé tout seuls. "
Quand les hommes et les femmes s'en revinrent au camp, ils souriaient. Leurs yeux souriaient. Leurs lèvres souriaient. Leurs corps mêmes semblaient sourire. Les femmes au village des hommes
apportèrent tout ce qu'elles avaient, tout ce qu'elles savaient, l'art de tanner le cuir et de le décorer, de faire la cuisine, de tisser des tapis, des couvertures chaudes. Les hommes chassèrent
pour elles. Ainsi vint l'amour. Ainsi vint le bonheur. Ainsi vinrent les épousailles. Ainsi vinrent les enfants. (Conte des Indiens d'Amérique du Nord, Henri Gougaud, L'arbre d'amour et de
sagesse, Ed. du Seuil)
COMMENTAIRES :
Luce a posté :
CE MATIN UN PEU DE FRAICHEUR POUR NOUS SORTIT DU LIT !!!!! avant le lever du soleil !!!! demain nous avons une partie
des petits enfants avant la rentrée !!!!! ensuite le calme va revenir !!!!!!!! et davantage de temps pour venir voyager sur ton blog !! merci pour tout ce que tu fais! tu as beaucoup de mérite et
de courage !!!!!
gros bisous à tous les deux et bonne continuation !!!! Luce
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PAROLES DE SÉRÉNITÉ "Vous trouverez en vous le repos" |
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La sérénité ne peut être atteinte que par un esprit désespéré, il faut avoir beaucoup vécu et aimer encore le monde. |
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Blaise Cendrars
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Si la sérénité résidait dans les plaisirs du corps, nous dirions que les boeufs atteignent la sérénité quand ils trouvent du foin à brouter. |
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Héraclite
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Le ciel est par-dessus le toit ... |
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Paul Verlaine
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Harmonie du soir Voici venir les temps où vibrant sur sa tige Chaque fleur s'évapore ainsi qu'un encensoir ; Les sons et les parfums tournent dans l'air du soir ; Valse mélancolique et langoureux vertige ! Chaque fleur s'évapore ainsi qu'un encensoir ; Le violon frémit comme un coeur qu'on afflige ; Valse mélancolique et langoureux vertige ! Le ciel est triste et beau comme un grand reposoir. Le violon frémit comme un coeur qu'on afflige, Un coeur tendre, qui hait le néant vaste et noir ! Le ciel est triste et beau comme un grand reposoir ; Le soleil s'est noyé dans son sang qui se fige. Un coeur tendre, qui hait le néant vaste et noir, Du passé lumineux recueille tout vestige ! Le soleil s'est noyé dans son sang qui se fige ... Tout souvenir en moi luit comme un ostensoir ! |
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Charles Baudelaire
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Nous ne sommes jamais chez nous, nous sommes toujours au-delà. La crainte, le désir, l'espérance nous élancent vers l'avenir, et nous dérobent le sentiment et la considération de ce qui est, pour nous amuser à ce qui sera, voire quand nous ne serons plus. "Calamitosus est animus futuri anxius" [Malheureux est l'esprit tourmenté de l'avenir. Sénèque, Lettres à Lucilius, XCVIII]. Ce grand précepte est souvent allégué en Platon : "Fais ton fait et te connais" [Timée]. Chacun de ces deux membres enveloppe généralement tout notre devoir, et semblablement enveloppe son compagnon. Qui aurait à faire son fait, verrait que sa première leçon, c'est connaître ce qu'il est et ce qui lui est propre. Et qui se connaît, ne prend plus l'étranger fait pour le sien ; s'aime et se cultive avant toute autre chose ; refuse les occupations superflues et les pensées et propositions inutiles. "Comme la folie, quand on lui octroiera ce qu'elle désire,ne sera pas contente, aussi est la sagesse contente de ce qui est présent, ne se déplaît jamais de soi". [Cicéro, Tusculanes, V, 18]. |
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Michel de Montaigne
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Le royaume des cieux est l'impassibilité de l'âme, |
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Evagre le Pontique
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Si, avec un mental impur, quelqu'un parle ou agit, alors la douleur le suit comme la route suit le sabot du boeuf. Si, avec un mental pur, quelqu'un parle ou agit, alors le bonheur le suit comme l'ombre qui jamais ne le quitte. |
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Le Bouddha
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Comment prendre conscience de notre Etre essentiel ? Il semble qu'on ne puisse y arriver qu'en procédant de façon négative, en se posant toujours la question : "Est-ce que mon attitude présente, est-ce que ma façon de vivre cette situation, est-ce que ma manière de m'adresser et de répondre à cette personne est conforme à ce, qu'au fond, l'Etre essentiel exige de moi ?" Il est tout de même curieux que l'homme ait le don de sentir qu'il n'est pas "juste" quand il n'agit pas en conformité avec l'Etre. Bien qu'il nous soit donné de vivre à chaque instant une nouvelle situation qui ne peut se rapporter à aucune autre expérience passée, il y a en nous, à l'évidence, un modèle fondamental, une référence, le sentiment "qu'il nous faut agir ainsi". Ce sentiment est enraciné profondément, il devrait nous guider dans toute situation, et tout manquement à son égard devrait nous être perceptible, sensible, quand par exemple nous nous laissons aller, quand une situation purement corporelle l'emporte en nous, quand nous nous abandonnons à une fausse idée de nous-même, quand nous voulons paraître, ou quand, dans une situation particulière, nous réagissons d'une manière telle qu'à l'évidence ce n'est pas notre Etre qui nous guide, mais notre petit moi existentiel. |
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Karlfried Graf Dûrckheim
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Un maître se promenait dans la montagne. |
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Taisen Deshimaru
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J'ai passé bien des heures de ma vie à regarder pousser l'herbe ou à contempler la sérénité des grosses pierres au clair de lune. Je m'identifiais tellement au mode d'existence de ces choses tranquilles, prétendues inertes, que j'arrivais à participer à leur calme béatitude. |
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George Sand
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Quand l'esprit est parfaitement calme, il est comparable à l'eau tranquille d'un lac de montagne. La première ride qui se forme sur l'eau est une émotion. Qu'en advient-il ? Si l'être laisse cette ride, si légère soit-elle, s'intensifier et devenir une vague, il sera lui-même englouti par elle. L'émotion aveugle est alors maîtresse de la situation sans avoir, en fait, aucune raison d'être. Si cette émotion, alors qu'elle n'est qu'une ride sur l'eau, est volontairement intériorisée, peu à peu, à cause même de son manque de consistance, elle se désintégrera d'elle-même pour retourner d'où elle vient. |
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Shri Anirvan
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Une étrange clarté inonde notre âme
quand nous acceptons de bonne foi notre néant dans un ordre quelconque. |
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William James
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Il est souvent dit que le mental est la cause de la servitude |
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Chandra Swami
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"ERUDIT AUDITOIRE, ceux qui s'entraînent à la sérénité ne devraient pas,
ERUDIT AUDITOIRE, que sont la méditation et la concentration suprême ? |
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Houeï Neng
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Arrête, ou cours-tu donc, le ciel est en toi : |
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Angelus Silesius
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Entre le monde-esprit et le monde-matière, il est un sentier que nous parcourons comme si nous étions engourdis par le sommeil. Il soutient nos pas, mais nous n'avons pas conscience de sa force. Et lors de notre éveil, nous découvrirons que nous portons dans nos vraies mains les semences qu'il nous faudra soigneusement planter dans la bonne terre de notre vie quotidienne pour qu'elles produisent nos bonnes actions et nos plus belles paroles. S'il n'y avait pas ce sentier entre nos vies et celles qui nous ont quittés, il n'y aurait jamais eu parmi nous ni prophète, ni poète, ni génie. Ne retournent à l'Eternité que ceux qui l'ont cherchée sur terre. |
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Khalil Gibran
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Tes jours sombres et courts comme les jours d'automne,
Dieu, pour le concevoir, a fait l'intelligence ; |
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Alphonse de Lamartine
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La plus belle chose
que nous puissions éprouver c'est le côté mystérieux de la vie. C'est le sentiment profond qui se trouve au berceau de l'art et de la science véritable. |
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Albert Einstein
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Les disciples lui disaient : |
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Evangile de Thomas
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L'Eternité Elle et retrouvée. Quoi ? L'Eternité. C'est la mer allée Avec le soleil. Ame sentinelle, Murmurons l'aveu De la nuit si nulle Et du jour en feu. Des humains suffrages, Des communs élans Là tu te dégages Et voles selon. Puisque de vous seules, Braises de satin, Le Devoir s'exhale Sans qu'on dise : enfin. Là pas d'espérance, Nul orietur. Science avec patience, Le supplice est sûr. Elle est retrouvée. Quoi ? - L'Eternité. C'est la mer allée Avec le soleil. |
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Arthur Rimbaud
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La contemplation procure à l'homme l'unique faveur |
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Claude Lévi-Strauss
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Ne veux pas qu'il arrive ce que tu veux qu'il arrive, mais veux qu'il arrive ce qu'il arrive et tu coulera des jours heureux. |
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Epictète
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Nous cherchons toujours à jeter un pont entre ce qui est et ce qui devrait être ; et par là donnons naissance à un état de contradiction et de conflit où se perdent toutes nos énergies. |
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Krishnamurti
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Le roi indien Akbar avait tout en excès. Traditionnellement,
Un jour, brusquement, il s'adresse à eux dans la salle d'audience : |
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Conte indien
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L'expérience de la vie humaine sur une terre ne se déroule pas |
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Sri Aurobindo
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Oui, même si l'humanité est détruite,
Ce qui l'anime est tout entier ici et ne peut jamais se perdre. |
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D.H. Lawrence
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Marcher est aussi le Zen ... |
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Taisen Deshimary
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| Contes : Les rois, les reines et les galettes... |
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Nous n'étions même pas nés, et bien sûr, les dessins ont vieilli, mais l'histoire fonctionne toujours à merveille, car il s'agit d'un texte randonnée, c'est-à-dire découpé en courtes séquences répétitives, ponctuées d'une ritournelle rimée, facile à retenir et à répéter par les tout-petits qui apprennent à parler.
Il s'agit donc d'un vieux et d'une vieille qui mangeraient bien une galette. Le vieux envoie sa femme chercher de la farine au grenier (il n'est pas très partageur de tâches, c'est le moins que l'on puisse dire, mais bon...).
La vieille confectionne la galette et la pose sur le rebord de la fenêtre pour la mettre à refroidir. Là, la galette s'ennuie, se laisse glisser et file sur le chemin où elle rencontre le lapin, le loup et l'ours qui tous annoncent : "Je vais te manger !" "Non, non", répond la galette. "Ecoute plutôt ma petite chanson : 'Je suis la galette, la galette. Je suis faite avec le blé ramassé dans le grenier. On m'a mise à refroidir mais j'ai mieux aimé courir !'".
Puis arrive le renard, même scène, sauf que le renard lui dit : "Plus près, je suis vieux, je suis sourd, je n'entends pas bien". Alors, elle se rapproche : "Je suis la galette, la galette" et... Ham ! Le renard la croque ! Cruel, non ? Oui, mais on dirait du La Fontaine chez les petits.
Avec La Galette des trois chez Père-Castor-Flammarion, pour les enfants à partir de 5 ans, on pourrait s'attendre à être chez les rois mages puisqu'ils sont trois et s'appellent
Meltapar, Gastazar et Balthachior. Mais pas du tout, nous sommes ici chez trois vieillards qui ne sont ni mages ni sages, puisqu'ils ont décidé de décrocher la lune.
Et comment ? Là est la question. Meltapar monte à l'échelle avec son filet à papillon. Mais les deux autres ne sont pas bien forts et l'échelle tangue, tangue. Et il finit par se casser − c'est fatal, dit le texte − la margoulette. Gastazar, qui, lorsqu'il était petit, a construit, des avions à hélice, décide de s'envoler... en cerf-volant et se reçoit... dans un étang.
C'est alors que Balthachior promène son miroir jusqu'à obtenir le reflet de la lune dans l'eau. Alors, il plonge pour l'attraper mais sans savoir nager. Un vagabond plonge alors pour le repêcher et propose de leur fabriquer la lune avec... de la farine, du sel et du beurre.
Il confectionne une galette, la galette des trois qui dira lequel des trois, ce soir, sera roi. Et qui sait si ce n'est pas la lune qui dans chaque galette, dépose comme ici, une petite perle noire, une fève qui fait de nous les rois d'une fois ?
Moins farfelu, mais plus exotique, Le Lion et la Galette de mil aux éditions Gautier-Languereau, où on trouve une peinture, une pâte très épaisse et des couleurs très vives qui
rappellent la palette de Gauguin et rendent cet album très sensuel, comme les aiment les jeunes enfants, ici à partir de 4 ans. Bref, c'est la fête au village et Tibobo, le petit garçon, obtient
de sa maman une galette de mil.
Mais il rencontre Bô, le roi des lions, qui a très très faim. Tibobo lui fait goûter un gros, enfin... un moyen morceau de galette. Jamais le lion n'a mangé quelque chose d'aussi doux. Tibobo propose de lui en donner la recette, qui apparaît d'une complexité inouïe : Il faut attendre cent jours, chasser les mauvaises herbes...
Plus le petit raconte, raconte. Plus le roi s'impatiente... Bô n'en peut plus. Il va dévorer le petit garçon mais en s'élançant, il tombe dans un silo à légumes. C'est ainsi que grâce à la galette, Tibobo a capturé le roi des animaux...
Mais revenons à des rois et des reines plus humains, si l'on peut dire, avec le roi Hardi. Hardi qui laissait toujours à ses adversaires le choix : périr ou le servir. Jamais il ne quittait son
armure. La nuit, il dormait avec son cheval Jean-Jean.
Tandis que la reine Bisou-bisou s'impatientait de ne pouvoir voir son visage que Hardi-Hardi cachait parce qu'il se trouvait laid. En fait, il était chou, avec un charme fou...
Cette série d'Alex Sanders pour les enfants à partir de 4 ans a, elle aussi, un charme fou. Les enfants en font collection. Ils connaissent par cœur tous les héros de la série : le roi Miam-Miam, la reine Guili-Guili, le roi Pipi-Caca (un succès), la reine Vilaine-Vilaine... Beaucoup de rires en perspective...
Pour en savoir plus
(Photo : dessin / CHRISTINE WILSDORF/ Droits
Réservés)














QUESTIONNAIRE :
Et...la porte du conte
s'ouvre sur le mystère, le monde de l'au-delà, l'autre monde, de l'autre côté du miroir, le mystère des fées...des elfes...des lutins, des trolls, des korrigans, des farfadets, des
leprechauns...des tomtes...des niebelungens, tant d'êtres fantastiques et merveilleux...
Et...l'enfant est transporté dans l'univers magique...des rêves, des poèmes
des histoires de princesses
et des contes de fées
des tartes à la crème
des dragons, des sorcières
aux longs poils plein le nez
des géants, des chimères
des loups affamés
et des monstres ventrus ! Turlututu !
( Dana LANG, Extraits de "Eclats de Dires", tous Droits réservés)
" La Biche au Bois " Maison de la conteuse.

Maison de la Conteuse, vue du ciel


et, dans le bruissement des arbres,
le son de ta voix.
Je n’ai pas pu grimper sur la montagne,
solitaire,
pour hurler ton nom
jusqu’à ce que jaillissent mes larmes
et le sang de mes plaies contenu.
Figée sur ce mur rêche et dur
j’ai observé le ciel
la mort en dedans.
.../...
Ose aimer pour traverser les chagrins
Ose, pour éclater de joie
Ose, pour étouffer la douleur,
Ose, pour affronter la vie
Mais ose,…ose aimer.
.../...Femme, petite femme
Ton âme ressemble à un cœur
Dans l’écrin de ma main
Où gémit
La souffrance de tes sœurs
Ton regard
s’étale comme un lac blanc
où se cherchent la paix et le bonheur
Tes mains caressent l’eau
appel de la liberté où le vent
envole la colombe
Ton ventre
berceau de la vie
enfante l’avenir
Ton corps entier érigé
devient la figure de proue
d’humanité
Tu bâtis dans le chagrin
le bonheur de demain
De quel fardeau
peux-tu être affligée
dont tu ne sortes
victorieuse et anoblit
Peux-tu le savoir
Toi si petite
petite femme ?
.../...
ne pas leur montrer
ne rien leur faire voir
Etre la vitrine
où tout scintille
où l’on a envie d’entrer
de découvrir
d’apprendre et d’entendre.
Ne pas leur montrer
que ce long chemin parcouru
fut semé d’embûches,
d’obstacles en tous genres
où la course fut si rude
et le combat si âpre
que tu en sors blessée
meurtrie
a bout de fatigue
de souffrances
Mais il valait la peine
Car il fut si beau
conduit par le seul vouloir
cherche et trouve le bonheur
Voilà ce qu’elle te dira ma vitrine
elle te fera croire
que tout était facile
comme une recette rapide
mais si tu es curieux
tu souhaiteras y pénétrer
comme dans un livre d’images
alors…je te parlerai
de mes rêves
Ils furent fous mes rêves
et insensés aussi
parce que femme
et comme un fil ténu,
ils ont tissé une histoire
capable de tenir
sur un simple
tableau.
.../...
Mois d’avril triste, où les abricotiers et les amandiers ont gelés. Le forsysthia avec un mois de retard frissonne et ses fleurs ont bien du mal à garder leur éclat jaune flamboyant.
La vie est belle, redresse la tête, baisse pas les bras.
Pourtant, je rêve d’évasion, de soleil et d’espace, de la caresse du vent, du mouvement de la mer, comme de ton cœur qui bat contre moi.
Et, je m’enivre de l’air du temps, du cri des mouettes sur le sable, en courant.
Mes yeux avides retiennent la beauté sauvage pour la fixer dans la mémoire sans âge.
Je chasse les mauvais jours pour
ne plus me souvenir, encore et encore que de toi.
.../...
Désemparée, esseulée, triste,
Pourquoi est-ce que je résiste ?
Je chante, je ris sur le seuil,
pourquoi tant de trilles ?
quand mon cœur est en deuil
et mon âme vacille.
.../...
Des cerises, des pivoines et des fraises
Pour cueillir les coquelicots et les bleuets
Dans mes cheveux la marguerite préférée
Je m’en irai par les chemins
A la recherche de la maisonnée
Où toi, dans ce coin de ciel bleu
Plein de ciments sur les mains
Tu me tendras ta bouche gourmande
Comme une rose. .../...
Juin 1986 :
Il y a des sources
D’où naissent des rivières
Où s’ébattent des oiseaux
Et des enfants
Et de l’eau qui ruisselle
Et se mêle
en coulant délicieusement
au milieu des champs
où paissent des vaches
qui s’approchent des barrières
pour nous voir passer
comme deux enfants
deux enfants fous
heureux et tendres
qui se sont couchés
en rêvant
au milieu des champs.
Sonnera l'heure de ce rendez-vous fébrile,
Tendre et joyeux
Cet instant où je veux
Retenir le temps
Et l'adieu déchirant
Comme la mort
Qui nous retire
Là, du bonheur.
.../...
J'entends nos rires aigrelets
Comme l'écho du bonheur
Et les souvenirs
Reviennent en chapelets
Fous d'avenir
Où Carillonne le malheur
.../...
Mettre l’empreinte de mes pas sur le sable
mon cœur malheureux, mes yeux emplis de larme
et, comme un cri étouffé
un chagrin, un
sanglot
Esquisser mon âme sur le soleil
puis disparaître avec lui dans la
mer
Dessiner face aux pins et aux vents
une fille seule aux cheveux fous
sans amour, éteinte, sous le
drap du ciel.
Aérienne comme la neige
Détachée, insensible
Point de suspension
Pareil à la plume
D'un cygne
Elle se déplace légère
Et n'attend rien
Rieuse et radieuse
Tel l'edelweiss
Elle darde ses rayons
Quand elle a traversé
Toutes les guerres
Etonnée de vivre encore
Forte et sereine devant sa vie
Solitaire
Elle ouvre les yeux
Et parcourt le monde
Plus de chaînes, ni d'entraves,
Plus de prison
Elle croque dans la vie
Comme Eve dans la pomme
Et tant pis si le regard des autres
L'accusent comme un péché
Elle vit !
.../...
Pense à tes enfants
Broyés par l’école
Les laissant là
Pour tout compte
Cette machine infernale
Se soucie seulement
De former une élite
Où il est interdit
De créer, de rêver et de rire
Et où ce qui n’est pas
maths
Et sciences n’est pas roi
Puisqu’ ils sont si mauvais
Tous ces cancres, ces débiles
N’oublie pas mon enfant
Que tu peux tout, toi
Si ton cœur est vaillant
Et tes rêves assez grands
Impossible ne sera
rien
Car avant que d’être le premier
Sois un homme
Mon fils !
.../...
Ciel d’hiver
L’horizon blanc de neige et de brume
S’effiloche dans les airs
En blanches plumes
Est-ce les oiseaux qui se tuent
Où les rêves d’un dieu ?
Le froid engourdi les pas
Des passants qui se pressent
Et, j’ouvre des yeux étonnés
Sur ce monde aveugle
Qui ne comprend pas.
Femme, bats-toi
Secoue le joug de la neige
Tes enfants te suivront
Dans le sillage des airs
Et demain la terre
Refusera ses chaînes
Les hommes répandent le sang
Et la haine
Et la guerre
Et tu portes la vie
Ils ont besoin de toi
Ils ont construits l’enfer
Gratte tes lourds sabots
Et cours les délivrer
Femme, force de frappe
Demain se lèvera
Dechirant ses voiles
Et ses cris, et ses larmes
Jetant ses oripeaux
Sa misère et ses maux
Au feu de cet enfer
Femme demain
Se nommera
Et deviendra
L’irréelle humanité
Dana Lang " MIROIRS " Livret proses 2 (Tous Droits Réservés)
Rouge sang sur la neige
Le cœur de l’enfant martyr
Et de la femme violée respire
Rouge sang sur la neige
Le merle noir se tient gelé
Sur ses pattes fines
Là-bas, au loin
Au même instant
Un enfant meurt de faim
Celle-ci, couchée dort
Sur la bouche d’égout
Un autre à ta porte
Pitoyable, mendie
Dans le métro erre la foule
Des sans logis
Rouge sang sur la neige
Dans la poubelle, un plus pauvre
Découvre l’enfançon
Dans un plastique
La femme battue se suicide
Un bébé vient au monde
Aujourd’hui
Une fille
Cœur rouge dans la neige
Là-bas des hommes font la guerre...
A suivre dans "Miroirs " février 1987 (Dana Lang).
AVRIL
Avril 2008, trois anniversaires
Nous n’aurons pas le temps
De vivre encore, de sourire, de nous
plaire
Ce sauvage printemps
Me déçoit, m’indiffère
Quand la vie brusquement
De soucis nous atterre
Nous accable maintenant
Tant de deuils faut-il faire
De tous ces jours lentement
Filent nos soupirs souvenirs
Se dégradent et s’enferrent
Il n’y aura plus de chants
Et jamais de mystères
Car la vie peut finir
Ce matin.
IL PLEUT
Il pleut, il pleut
Je ne suis pas trop vieux
Il pleut, il pleut
Méfie-toi de tes yeux
Il pleut, il pleut
Prend ma petite menotte
Il pleut, il pleut
En voilà des carottes
Il pleut, il pleut
Envole-toi, si tu peux
Il pleut, il pleut
Formule un petit vœu
Il pleut, il pleut
Regarde tout est gris
Il pleut, il pleut
Voilà que tu souris
Il pleut, il pleut
Allons chercher des œufs
Il pleut, il pleut
Je me sens un peu mieux
Il pleut, il pleut
Va voir dans la cabane
Il pleut, il pleut
C’est un aéroplane
Il pleut, il pleut
Vois le bel arc en ciel
Il pleut, il pleut
Me fait pousser des ailes
Il pleut, il pleut
Je m’envole et je vole
Il pleut, il pleut
Prend garde à la bagnole
Il pleut, il pleut
J’entends l’accordéon
Il pleut, il pleut
Je ne vois pas Léon
Il pleut, il pleut
Je n’irai pas Germaine
Il pleut, il pleut
Boire à la p’tite fontaine
Il pleut, il pleut
Ne sois pas si grognon
Il pleut, il pleut
Regarde ton pantalon
Il pleut, il pleut
Voici des escargots
Il pleut, il pleut
Demain il fera beau !

…Ne pleure pas, si tu perds le soleil, tes larmes t’empêcheront de voir les étoiles !
…Les oiseaux ont appris à broder le silence mais ignorent
comment repriser le ciel bleu ? Il faudrait l’aiguille d’un cri et la laine d’un jour brumeux.
DANA LANG, extraits de "Eclats de Dire, Paroles au Gré du Temps " PROSE livret quatrième (TOUS DROITS RESERVES)

Vole papillon vole, dans les derniers feux de l'été.
Comme toi, je vagabonde vers les régions
nostalgiques et romantiques de mon coeur.
L'automne est amer comme les désillusions,
comment croire, quand tant de maux nous
assaillent que les humains changeront ?
Je tourne mon regard vers toi, papillon
insouciant sous le soleil rasant d'octobre,
je t'observe, aérien, si léger.
Ici, là, maintenant, tu détiens à toi seul l'amour
et la beauté du monde. Les fleurs rutilantes
des asters qui t'attirent te bercent sous le vent.
Mon âme au même instant chavire d'enchantement.
Vole, papillon vole, dans les derniers feux de l'été...
Dana Lang, "Dans la maison rose et bleue", livret de
prose cinquième (Droits Réservés) 
La fin de l'été s'annonce et déjà les feuilles rouges,
jaunes, chamarrées explosent de couleurs parmi les
sapins et les pins.
Des coups de fusils sauvages résonnent au loin.
Ils effraient les animaux apeurés et la forêt terrifiée
tremble.
Agacées, les fées se terrent dans leurs palais de
verre.
Un vent furieux souffle, gémit car la paix n'est
plus en ce vert paradis.
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