Partager l'article ! NOS VOYAGES AU PAYS BASQUE...: Aujourd'hui, je reprends mes carnets de voyages... Après le pays basque français, nous nous engageons&n ...
Aujourd'hui, je reprends mes carnets de voyages...
Après le pays basque français, nous nous engageons malgré quelques
brèves hésitations dans le pays basque espagnol. A droite, l'autoroute sur des kilomètres surmonte l'océan, à gauche la montagne tombe en à-pic au-dessus de nous.
Nous débouchons à San Sébastian vers quartorze heures trente. Nous découvrons la beauté de la ville toute offerte à l'océan avec de belles bâtisses et des bâtiments cossus
dont l'architecture diffère de celle de notre pays. Dans le centre, Maurice s'engage sur une route à deux voies de circulation. De nombreux véhicules occupent ces deux couloirs, le
trafic est dense. Il tourne sur un rond point tout en suivant sa trajectoire à gauche. A ce moment là, une automobiliste croyant pouvoir doubler ce camping car, un peu encombrant sans
doute, s'engage de force et comme une folle sur ce passage à deux voies et se jette contre notre véhicule. Nous sommes anéantis et contrariés. Notre voyage commence bien
et nous sommes écoeurés par cette conduite stupide. En pleine ville nous voici obligés de dresser un constat à l'amiable, évidemment l'occupante de la voiture cumule tous les tords. Au bout
d'un moment la policia arrive pour gérer la situation. Fort heureusement, cela permet à cette "trompe la mort" de s'arrêter de râler. La policia lui démontre son erreur et se montre
très sympathique envers nous. Bon, après une heure de perdue et de gêne pour tous nous reprenons la route, sans nous démonter pour autant mais très déçus tout de même car elle a embouti tout
le coin arrière gauche et rayé profondément tout le côté de notre engin tout neuf. Il ne l'est plus. Les dommages dûs aux accidents à l'étranger sont réglés avec une très grande lenteur.
Nous attendrons leurs remboursements par l'assurance adverse près d'un an et demi ! Attention danger ! Les gens roulent mal ici ! On a vu !
Nous voici engagés, à présent, sur une petite route côtière. Quel régal !
Quel panorama grandiose. Au milieu des montagnes nous surplombons l'océan pour mieux redescendre près des plages, puis remonter et descendre vers des ports de pêche pittoresques et de plus en
plus beaux. Nous oublions presque notre déconvenue.
LEKEITO : Ce soir, nous avons fait le tour à pied de cette petite ville étagée, aux ruelles pavées et très étroites. Leur largeur permettent seulement le passage de deux
personnes. Les toits se frôlent. Les balcons de bois sombres et fleuris des hautes maisons laissent pendre une ribambelle de chemises, de draps et toute sorte de linge blanc ou coloré.
Ce village si typique nous dépayse totalement. Les gens s'interpellent. Ils
parlent fort et cela résonne, claque contre les murs blancs et rapprochés. Des gamins avec leurs sacs à dos sortant de l'école musardent encore. Ils ont dû drôlement traîner, l'horloge indique
vingt heures.
(Photo prise à Lekeito : La fameuse parka du phare de la baleine, beaucoup trop grande, elle servira davantage à Maurice)
Ce soir, nous couchons à Leikeito en pays basque espagnol.
Nous ne nous arrêtons pas à ONDARROA, mais un spectacle tout aussi enchanteur s'offre à nous. La côte très découpée présente des refuges aux eaux piégées entre d'énormes rochers.
Demain, nous tâcherons de prendre quelques photos furtives et de
trouver une poste pour envoyer notre constat d'accident. Constat posté finalement à GERNIKA-LUMO ou BERMEO.
DES CRÉATEURS CONTRE LA BARBARIE
Réveillés trop tôt, nous sommes repartis à huit heures. Nous avons
quitté la Côte Basque en direction de BILBAO (BILBO) pour filer vers SANTANDER, deux grandes villes polluées, surpeuplées et lancées dans de vastes chantiers.
Nous roulons jusqu'à SAN VINCENTE DE LA BARGUERA. Un panorama merveilleux et grandiose s'offre à nos yeux émerveillés. Soudain, nous ne regrettons plus rien. Une baie bleue et immense, un
port de pêche, un parc ensoleillé planté de palmiers, des hautes montagnes, la douceur du temps nous séduisent et le paysage est si spectaculaire que j'ai envie de rester là. Nous
décidons de faire halte. Maurice lance sa canne à pêche et je repense à notre journée. Les estuaires de BERMEO et GETXO furent impressionnants, inoubliables. Dommage le temps couvert et
brouillasseux n'a pas permis de faire des photos. LAREDO aussi, en bord de mer, fut un spectacle grandiose avec sa cathédrâle sur un piton rocheux, lequel rocher s'ouvre en deux arches. Mes
yeux en restent encore éblouis. Nous passerons la nuit, ici.
(Carte postale de la porte des ASTURIES : SAN VINCENTE DE LA BARGUERA)
LA ISLA (14 décembre 2001 : 225 km) est un très joli petit village au bord de l'océan. Nous avons pris quatre photos des maisons typiques des Asturies (Pays
celtique) mais, je m'aperçois de ma méprise, il s'agit de sèchoirs à grains. Entretemps, nous sommes allés jusqu'au MIRADOR DEL FITO, par une route en lacets jusqu'aux sommets. Vue
imprenable sur l'océan
et le
PICOS DA EUROPA, mais le soleil joue à cache-cache avec les nuages.
(Silos à grains typiques de la Région des Asturies appelés "hérréos") Nous nous restaurons dans le charmant village de "LA ISLA".
Nous partons vers LASTRES où je pense que nous coucherons...
à suivre...
COMMENTAIRES :
Isabelle a posté :
Te lire est un vrai plaisir, on a l'impression de voyager avec toi.
Kajoline a posté :
Merci de nous faire partager votre periple avec ces photos et ton reciit
on s'y croirait mais bon la je suis chez moi !