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14 septembre 2008 7 14 /09 /septembre /2008 10:39

La SIERRA NEVADA eneigée nous époustouffle une fois encore, bien que la vue ne soit pas aussi impressionnante que celle d'avant hier lorsque nous arrivions pleine face. Des parkings immenses nous attendent à l'entrée, bien aménagés et arborés, construits en plusieurs paliers. Des portes avec des marches larges et peu hautes permettent d'y accéder facilement et des boites à sous pour payer le parking nous guettent sur chacun. Nous parvenons à l'entrée toute proche, un vaste hall s'ouvre sur un jardin magnifique et un long couloir entre de vieux cyprès taillés au laser nous enchante déjà. On entre peu à peu dans le mystère des contes des mille et une nuits. A droite, le PARADOR avec son drapeau (photo) puis l'église (photo) et les bains à gauche et une porte ouvragée splendide. Nous avançons dans cette ruelle de graviers rose pour arriver sur une esplanade, un jardin (photo) et nous tournons à droite. A l'entrée, déjà, nous sommes saisis par l'immense beauté du lieu. C'est à mourir de bonheur ! Lorsque nous pénétrons le bâtiment, dans une perfection de travail inouïe, des pavés de galets blancs et noirs figurent les grenades, symboles de la ville. Sur les murs et les plafonds, nous lisons toute la magnificence de l'art grenadin. De salle en salle nous traversons des splendeurs de labeur et de recherches ornementales. Les plafonds souvent (toujours) des coupoles en stuc nous frappent, travaillées en volume triangulaire. Le jeu de leurs couleurs donnent l'impression de scruter le ciel étoilé. Les bassins et les rigoles dans toutes les pièces apportent la note de fraîcheur indispensable dans la chaleur étouffante de ce pays andalou. Les points d'eau sont aussi sources de purification avant les prières. La COUR DES LIONS reste le point culminant de la beauté ensorcelante de ce palais enchanteur. La demeure de CHARLES QUINT se révèle l'endroit le plus propice à la fraîcheur et à l'intimité des maîtres de ces lieux. Il se dégage ici, un romantisme exacerbé. Je suis envoûtée par le charme de l'Andalousie et de ses palais grandioses. De partout, le murmure de l'eau proclame sa présence bienfaitrice. Nous arrivons par un dédale de couloirs et de jardin reposants sur une esplanade où trône les vestiges du premier palais. Remarquable ! Au-dessus des jardins étagés nous invitent par des labyrinthes de verdure à la méditation, au repos et au calme. Tout ici respire la sérénité. Ensuite, nous suivons une allée le long des remparts du premier palais où se situent les deux tours en réfection. Elles semblent, elles aussi, majestueuses. Puis nous sortons pour nous retrouver à gauche sur l'esplanade d'un merveilleux jardin.
Il semble que tout ait été étudié pour aller de merveilles en merveilles ! Au bout, les appartement du Généralife sont en travaux. Dommage...ils profitent de la saison calme pour restaurer. De même le Palais Central se trouve lui aussi en rénovation. Lorsque nous quittons les jardins par le haut, Maurice n'en peut plus. Trois heures sur ses jambes l'ont torturées et lessivées et en plus il meurt de faim. Une fois de plus, je maugrée sur l'absence de son fauteuil. Il ne souffrirait pas autant et moi, j'aurai pû restée à flâner dans ces jardins romantiques, odorants et merveilleux.
Maurice tente de payer le parking mais le parcmètre ne fonctionne plus. Nous retrouvons notre bus. Nous mangeons un morceau et nous revoici sur l'autovia vers Motril puis Alméria et Murcia et la route pour rejoindre Garrucha. Mais avant, comme l'autoroute est belle à suivre avec la splendeur des neiges de la SIERRA NEVADA !
Nous avons quitté ce merveilleux PALAIS DE L'ALHAMBRA (cerise sur le gateau) devant ces neiges. Elles étincelaient sous le soleil. Dans le ciel, un nuage tout blanc et de la forme d'une soucoupe volante formait une auréole à la montagne immaculée. Il me semblait que toute cette journée fut placée sous des cieux auspicieux...les fées étaient avec nous et elles ne nous avaient pas quittées !

A GARRUCHA, nous retrouvons notre port d'attache et avec lui, nos voisins de Narbonne. Ils s'expriment contents de nous revoir et plus encore de notre hallucinant voyage. Nous échangeons nos impressions. Maurice rentre s'allonger dix minutes...déjà, il repart à la criée! Ensuite, il veut acheter une réserve de boissons. Sacré nom d'un chien...qui pourra arrêter un pareil homme ???

VENDREDI 25 janvier 2002 : GARRUCHA
Nous retrouvons le supermercado, le marché, les points d'eau, les commerces, le port ! Au matin, nous faisons le marché. Nous nous fournissons en olives, figues, dattes fraîches, artichauts, citrons. Au supermarché, nous faisons la plein d'eau, de sépias (seiches) et espadon (cazon). Ce poisson possède une chair délicieuse mais quel dommage de tuer de si jolies espèces. Nous cherchons notre courrier. Beaucoup de lettres nous attendent ce matin. Et puis nous filons au point d'eau et revenons sur le port pour vivre un après-midi de détente.
Maurice pêche sur la plage de MOJACAR cependant que j'expédie une vingtaine de cartes. Hier, Maurice vivait un cauchemar de fatigue sur ses jambes. Il faut qu'il parvienne à se ménager. Cela ne peut plus durer ainsi et son fauteuil n'est vraiment pas un luxe. Le repos prolongé lui est absolument nécessaire, très peu de marche et par petites étapes seulement. Nous avons aperçu deux minis autos fauteuils sur le marché ce matin. Il rêve...
Ce soir nous faisons un tour à la criée. Il y a un arrivage d'espadons dont un de 76 kg. Nous faisons des photos. Maurice se couche tôt et j'écris une lettre de réconfort à mon ex-belle-soeur pour l'anniversaire de la perte de ses deux petits enfants de 6 et 8 ans en 1999 :
Je t'envoie toute la beauté sauvage de ces paysages en espérant t'apporter leur chaleur et leur réconfort après de telles épreuves. Nous avons pensé à vous dans ce moment tellement, oh tellement, effroyablement douloureux. Je formule des voeux pour que tout s'apaise à présent, avec le temps, à l'ombre de vos petits, qui jamais ne s'oublieront. Qu'ils veillent sur vous de l'autre côté de la berge, là où vous ne pouvez pas les voir, mais là, où ils vous entendent.
Et puis ces mots aux enfants, aux amis :
Viva l'Andaloucia ! Ses petits villages blancs étincellent sous un soleil ardent. Perchés sur les sierras, ils surplombent les collines couvertes d'oliviers et d'orangers. Les ruelles étroites des villes, leurs maisons et leurs pations garnis de fleurs, de céramiques et de fers forgés chantent ce pays éclatant. La splendeur du littoral, sa flore, ses cigognes sympathiques accentuent sa beauté. Granada s'agenouille devant la Sierra Nevada blanche comme une mariée. L'Alcazar de Sévilla, la Mezquita de Cordoba et l'Alhambra de Granada témoignent de son merveilleux romantisme. La magnificence de ses édifices, palais et mosquées vous renversent de bonheur et vous coupent le souffle ! Voici bien, encore, d'autres merveilles de notre Patrimoine Mondial ! A voir absolument ! Olé ! Adios ! Bisous. Dana et Maurice
...Bon, je file au lit !

SAMEDI 26 janvier 2002 : 21,5°
Garrucha : Hier soir un groupe de jeunes gens s'est mis à chanter et à danser en tapant dans leurs mains sur la route puis ils se sont dirigés vers la plage, un petit moment, histoire de faire la fiesta. Ils travaillent tous beaucoup du lundi au samedi et ils font la fête le samedi. Mais la température se réchauffe et les andalous commencent à sortir davantage le soir, moment où ils vivent loin de la chaleur écrasante de la journée. Pour l'instant les journées s'écoulent plutôt agréablement.
Nous allons faire nos courses pour quelques bricoles qui nous manquent. Puis nous nous dirigeons vers la laverie pour deux grosses machines, cette fois-ci. Maurice rempli les réservoirs et s'étonne du manège d'un allemand, seul ici, depuis plusieurs jours, en grande conversation avec une personne dans une voiture immatriculée en Espagne. Les deux hommes échangent des petites cassettes métalliques. Le gars dans la voiture converse un long moment avec l'autre. Nous pensons au trafic de drogue ou pédophilie. Nous comprenons, soudain, la vigilance de la police. Chaque jour, nous la rencontrons autour des camping-caristes, cela n'a rien d'étonnant avec tous les trafics et la crise actuelle ne fait qu'accentuer la surveillance.
Maurice se rend chez son marchand d'articles de pêche. Après cet intermède nous regagnons la plage avant LOS TORREROS. Une allée de palmiers nous ouvre la voie sur un espace à construire, resté en suspens et dont les lampadaires sont cassés. Nous nous installons ici, sur un site rempli de touristes allemands. Garnie d'eucalyptus et de palmiers la plage nous offre une ombre légère et bienvenue.
Le soir, Valérie se fait la messagère de sa soeur, nous allons être de nouveau grand-parents. A 37 et 33 ans, Eric et Nathalie vont apprécier ce petit enfant du bonheur qui entre dans leur foyer.
DIMANCHE 27 janvier 2002 : Maurice se réveille dans la nuit avec mal de tête. Il me réveille pour chercher des remèdes dans la soute. Quelque chose ne va pas et je n'arrive plus à me rendormir. Au matin, malgré une envie de traîner au lit, nous nous réveillons tout à fait. Et...il me parle de sa souffrance, de ses tracas avec ses propres enfants. Il rumine ses contrariétés. Je l'avais bien senti en achetant quelques petits souvenirs pour Naïli et Mélissa. Mais ses enfants nous ont démontré leur mauvaise volonté. En nous interdisant d'écrire aux petits enfants, ils rompaient ainsi tous les liens possibles. Selon eux, Maurice ne devait pas se remarier, il devait rester seul...et depuis les punitions pleuvent sur lui. Nos derniers paquets n'ont reçus aucune réponse et ses lettres non plus, alors à quoi bon !  Maurice souffre et ils le savent bien. Leur écrire encore ? Non, cela ne lui fera que plus de mal, et renforcer leur position négative. Après avoir bien balancé le pour et le contre, il part à la pêche. De mon côté, je souffre aussi, car le bonheur que nous vivons ensemble et avec mes enfants est entaché par les siens. Le bonheur ne peut jamais être parfait.
Hier soir, nous avons retrouvé notre aire dans la Sierra, notre point d'eau et nos habitudes. La guardia civile ne passe plus depuis une quinzaine.
Evidemment, ils entreprennent des travaux sur le site et pire que tout, ils font tomber les sierras avec leurs engins.
Nous rencontrons des français pittoresques du 44. De vrais barroudeurs avec leurs deux chiens...et leur corbeau "Pepette". Bavards et drôles, ils nous racontent leurs aventures au Maroc...mais, cette année ils n'ont pas renouvelés leurs passeports. Ainsi, ils ne seront pas tentés d'y retourner. Jean-Claude affiche un camping-car bien bosselé et accroché de tous les côtés, un grand coffre à l'arrière pour mettre le groupe électrogène qui cette fois se retrouve sur le toit. Il faut bien trouver de la place pour loger "Pepette" ! Les yeux bleus, bien bronzé et velu, il a la parole facile et le rire contagieux...sa femme le suit...et "Pepette" picore les croquettes du chien ! 
Au soir, nous partons nous coucher sur le port de Garrucha où nous retrouvons les gens de Narbonne. Eux, ce sont les timides...l'inverse, quoi ! Mais bien contents de nous raconter qu'ils ont été contrôlés sur la plage de Mojacar. Décidémment, il y en a bien peu qui passent au travers...sauf les allemands qui s'enfuient dès qu'ils voient un képi !
Parties de scrabble et au lit à 9 heures, dans le lointain résonne les attractions d'un cirque venu se planter là. 

LUNDI 28 janvier 2002 : 7° matin, 17° après midi. GARRUCHA...226 km...
Nous nous levons frais et dispos à 8 h15, décidés à aller visiter le pueblo de Mojacar. Nous passons d'abord relever le corréios à la posta et prendre du pan à la panederia.
Puis, nous montons au pueblo. Nous nous garons à mi-hauteur et nous allons à pied. Inutile de tenter la moindre approche avec le véhicule, les ruelles restent impratiquables à toute circulation.
Nous déambulons dans ce labyrinthe de maisons enchevêtrées en paliers et adossées à la montagne. Nous arrivons sur une large esplanade, balcon ouvert sur la Sierra et la mer et nous grimpons. Au fil du chemin, nous découvrons de charmantes boutiques d'artisanats et leur spécialité "les tapis de chiffons". Nous faisons l'acquisition d'un très beau dessus de lit.
Puis nous flânons dans les rues pour une redescente parfois vertigineuse. Je prends des photos. C'est un site remarquable et nous sommes là dans un des bijoux de la côte d'Alméria. Nous nous dirigeons vers le camping-car resté au pied du pueblo pour s'arrêter à la fontaine, l'un des lieux les plus pittoresque du village et des alentours et au petit mercado pour un peu de charcuteria.
Nous partons ensuite en quête d'eau à l'intermarché du coin et à la recherche d'une boutique de bricolage pour la vanne cassée, mais impossible de trouver le moindre bouchon pour nos eaux usées. Nous casse-croûtons devant la plage de Mojacar en plein centre et réfléchissons à notre départ. Après un examen de la carte et du guide vert, nous décidons de remonter via la France.
Nous avons encore de quoi découvrir et visiter le long de la côte.
 (Photos patios andalous)
Nous prenons la route de VERA direction LORCA puis MURCIA.  
Déjà, le paysage change. Les Sierras s'élargissent laissant place à des plaines où la culture est intensive. Des champs de citronniers, d'arbres fruitiers poussent sur le moindre petit lopin de terre. Rien n'est perdu ici. Les hommes et les femmes s'activent sur ces terres.
Avant MURCIA, nous obliquons sur CARTAGENA puis nous prenons la N332 pour la MAR MENOR, mer fermée aux eaux peu profondes où se pêche la daurade, le mulet et les langoustines. Hélas cette cité de marinas empilées en cauchemars ne nous permet pas d'accéder à la mer. Chaque ruelle se termine en cul de sac épouvantable. Nous rebroussons chemin pour remonter sur SANTIAGO DE LA RIBERA où nous avançons vers une magnifique voie longeant le bord de mer ornée de palmiers aux larges troncs et une vaste vue se profile sur la Méditerranée par un temps grand bleu. Nous découvrons le Musée Océanographique et avec lui une large esplanade où quelques camping-cars sont garés. Nous recherchons une place discrète et derrière un bâtiment carré, nous avisons un grand parking où se tiennent déjà deux néerlandais. A peine garés, j'entrevois de l'autre côté de cette petite mer, une ligne d'horizon tracée par un long ruban de camping-caristes. L'endroit doit être tranquille pour qu'il y en ait une telle colonie. Je montre à Maurice cette découverte pour le moins saugrenue. Nous y allons avant la nuit. Et, devant nous s'ouvre une route immensément longue comme une rade jetée entre la mer d'un côté et des marais salants de l'autre. Et là-dessus, le long d'une haie de palmiers des camping-cars à la queue leu leu forment un écran de bus. Les gens bien installés, assis dans leur fauteuil au soleil discutent entre voisins. Nous circulons dans l'espoir de trouver une place. Hollandais, allemands, américains, francais, etc...taillent la bavette, échangent des tuyaux ou des impressions de voyages. Le site devient de cette manière très pittoresque et les espagnols se baladent en admirant les camping-cars. Cela nous amuse beaucoup ! 
Une fois garés, nous allons à pied voir de quoi, il retourne sur ce coin de mer. Puis nous rentrons pour le repas. Ensuite partie de scrabble où Maurice se surprend à être totalement déconcentré par un bruit réccurent d'avions qui décollent sans arrêt. Crise de rires ! Ainsi c'était cela ! Nous ne sommes pas chassés à cause des avions ?! Maurice devient fou. Demain, nous partons! Eclats de rires...Mais soudain tout s'arrête à 9 heures. Qu'est-ce donc ? Une pompe? Pourtant sur la carte existe bien, pas très loin un terrain d'aviation. Peut-être ont-ils cessé le travail? Quoiqu'il en soit, Maurice se couche et s'endort. Ouf !...on est sauvés !

MARDI 29 janvier 2002 : 13°,9 à 9 heures...90 km
Nous avons bien dormi. Des cauchemars peuplent mes nuits tous ces jours derniers. Un bruit continu ce matin nous pousse a quitté notre aire près des palmiers, dommage. Nous vérifions d'abord s'il est possible de pêcher, mais tout semble réservé aux pêcheurs espagnols. Nous décidons d'aller voir ailleurs. Je fais une photo de la lignée de camping-cars sur cette rade. Nous partons en restant sur la droite pour contempler le bord de mer. Une pancarte nous indique le puerto. Nous la suivons. Nous nous trouvons au milieu des marais salants. La route file au-delà, plus en avant sur la droite. Nous voici au port mais interdit d'accès. Un rond point non goudronné mène vers un espace sur la mer sans macadam. A gauche, au rond point quatre camping-cariste et une caravane sont installés. Maurice observe la berge. Beaucoup d'algues ramenées par les vagues flottent sur l'eau et recouvrent le bord des dunes. Cependant, il s'installe pour pêcher, nous verrons bien. Bruit de frigos, bruits continu de machines, ici aussi.
Il fait grand beau temps. Et...la pêche ne donne rien du tout !
Nous quittons le site et filons en direction d'ALICANT (Alicante) via ELX (Elche) pour aller visiter le HUERTO DEL CURA (jardin exotique) et AL PALMERAL (la palmeraie)...mais, toute la ville ELX s'expose en une gigantesque palmeraie avec 200000 à 300000 arbres ! MAGNIFIQUE !!! 
Nous trouvons rapidement un parking payant devant l'entrée. La visite magique nous permet d'entrer dans un jardin luxuriant aux vieux palmiers aux troncs multiples. GEANT !

Nous sortons de ce jardin envoûtant pour traverser la ville et reprendre la direction de SAN POLA sur la mer. Après avoir vu des centaines de palmiers poussant de partout, des plantes exotiques dans toutes les villas où se mêlent avec bonheur orangers, citronniers, palmiers, fleurs exotiques, bougainvillées, géraniums, roses, etc..., nous enfilons les artères de STA POLA, une très grande ville, station balnéaire aux belles avenues longeant la Méditerranée. Des camping-caristes stationnent ici et là sur cette avenue.
Nous poursuivons notre route pour rejoindre ALICANT par la N332. Nous voyons le port d'embarquement pour l'ISLA DE TABARCA. Bien que le site paraisse remarquable nous préférons pour aujourd'hui restés sur la terre ferme. A SANTA POLA, comme partout ailleurs nous retenons les esplanades et les trottoirs recouverts de carreaux soit de faïence, soit de marbre ou tout simplement d'autobloquants. Partout d'immenses chantiers s'affairent. Il n'y a pas une route, pas une parcelle de terrain qui ne soient livrées aux pelles mécaniques et aux grues. Ces artères sont préparées à l'avance. Le réseau routier, les plus grands axes une fois terminés offrent une circulation aisée et confortable. Les réseaux annexe pratiquables eux aussi, des cités neuves peuvent surgir des prés ou malheureusement sur des sites sauvages d'une grande beauté. Quelques parcs par ci, par là laisseront le champ libre à la nature, la flore et la faune. Cela va vite, très vite ! Les espagnols mettent le turbo pour redresser leur pays.
Nous nous arrêtons sur une grande place en bordure de mer devant des immeubles neufs et des villas au style arabe. Installés sous de vieux palmiers, Maurice à la pêche et moi dans un fauteuil au soleil.
Demain, nous verrons ALICANT et ALCOY et nous arriverons à ALTEA sur la côte.
Maurice revient...pas terrible la pêche ! Autour dix huit camping-caristes viennent se garer au fur et à mesure que passe la journée. Nous discutons avec une résidente du coin, un couple à l'hôtel et un vieux vient se plaindre de ses déconvenues espagnoles (maisons vendues, etc...). Quelques scrabbles et le lit...

MERCREDI 30 janvier 2002 : 9,7° et 18,6° STA POLA...158 km.

Nous décampons à 8h30, via ALICANT (Alicante). Le paysage côtier est en friche. Cela donne un environnement sauvage agréable jusqu'à Alicant. Nous croisons quelques camping-caristes esseulés sur la côte, surprenant ! 
Nous arrivons sur la ville, une station balnéaire remarquable par sa promenade le long de la côte. Une jolie fresque représentant les vagues de la mer fait danser les piétons. La petite route de PLATJA SAN JUAN jusqu'à EL CAMPO offre elle aussi une jolie balade en bordure de mer. LA VILA JOIOSA, se pavane sur la Méditerranée avec ses murs de toutes les couleurs. Dommage les constructeurs ne reprennent pas cette traddition ! BENIDORN, New York sur la côte espagnole ne nous attire pas du tout. Protégée par ses deux baies, elle offre aux voyageurs ses buildings et ses tours immensément hauts, ses nombreux commerces très prisés par les touristes étrangers, sauf nous ! ALTEA bourg tout blanc sur la colline nous attire davantage. Merveilleux site, incontournable aux ruelles étroites, avec son église à la coupole vernissée et ses fleurs multicolores font d'elle un endroit enchanteur. Puis nous nous rendons à CALP, tout près du PENYAL D'IFAC, ce rocher pointu, énorme, ancré sur la mer donne un cachet supplémentaire à cette région. Une multitude de maisons ont poussées toutes plus belles les unes que les autres enfouies dans des écrins de verdure où les piscines sont judicieusement cachées. Tout ce cap est ainsi construit. Et la promenade du CABO DE LA NAO n'a certainement plus le même cachet qu'autrefois. Un promontoire nous offre une vue spectaculaire entre le CAP DE MORAIRA aux superbes maisons et le CAP DE SANT ANTONI sue nous traversons. Là, le paysage grandiose sur cette route en lacet débouche sur la magnifique vue sur DENIA, ville du jouet. Nous stoppons ici tout au bout de la baie, après le port, sur une aire de sable entre mer et habitations où une douzaine de camping-cars stationnent déjà.

JEUDI 31 janvier 2002 : 20° à 9 heures. (272 km...DENIA---PENISCOLA)
Nous partons en direction de VALENCIA et nous suivons la N332. Nous tentons une sortie sur OLIVA mais le site est littéralement squattés par des immeubles affreux qui nous barrent l'entrée de la mer. Nous nous cassons le nez sur des voies sans issues aux ruelles parfois si étroites qu'il faut, comme toujours, faire demi-tour.  Pour PILES, DAIMUS et GANDIA nous n'essayons même plus. Nous filons sur CULLERA dans l'espoir de rejoindre la petite route du bord de mer via EL PERELLO et EL SALER. Malheureusement, la circulation s'avère impossible car les espagnols ont construits là tant d'immeubles que nous devons suivre la route loin de la mer au milieu des champs de mandariniers, de clémentiniers et de serres ici, çà et là.
Et puis, tout redevient sauvage à proximité d'un immense étang sur une zone protégée. Il s'agit du PARQUE NATURAL de L'ALBUFERA. Une vaste pinède longe la mer et les marécages.
                                                                                                    Puis au loin se profile la très grande ville de VALENCIA. Nous pourrions aller visiter le MUSEE DE LA CERAMIQUE et divers autres édifices mais nous préférons boycotter l'endroit. Nous suivons l'autovia pour éviter la ville et ses embouteillages. Nous filons toujours en direction de BARCELONA (ville que j'ai visité à 40 ans). des champs immenses, comme toujours, réservés cette fois à la ciulture de mandarines, clémentines, citrons et quelques oranges sur des kilomètres. 
Nous faisons un arrêt à SAGUNT ou SAGUNTO. Un vaste château et ses remparts domine la ville que l'on aperçoit de loin sur un monticule et toujours accrochées au flanc de la colline les maisons aux murs blancs bien serrées les unes contre les autres. Du haut des remparts on doit avoir une vue impressionnante sur la mer et nous nous dirigeons vers le puerto. Fort heureusement la chaussée nous fait dévier la file de poids lourds ininterrompue à cet endroit. Nous allons au bout de la ville sur la mer, SAGUNTO/MER dirons-nous ! Ici, une promenade est en cours d'achèvement et nous dînons là. Des palmiers un peu partout renforce la beauté de la ville.
Une fois avalé le casse-croûte nous nous envolons. Nous empruntons la N340. Nous ne nous arrêtons plus, les bords totalement barrés par des tours affreuses, sauf pour acheter une belle jarre pour notre cascade. 
Nous passons BURRIANA, BENICASSIM. La route se module entre l'autopista et le train. Nous bifurquons sur PENISCOLA et filons droit sur la ville. Je devine déjà un très beau site avce le château qui se dessine dans le lointain mais des barres, des tours empêchent de bien voir. Par chance nous arrivons tout droit sur le site. Nous découvrons alors une cité remarquable tellement belle que nous en restons le souffle court. Quelle merveille ! Aussitôt, nous décidons de partir à la découverte de ce village blanc sur la colline à l'intérieur de son château, édifice des Templiers, en cours de restauration. La visite par les ruelles étroites nous mène droit sur les remparts ouvrant sur deux baies, l'une à gauche, l'autre à droite. Le promontoire rocheux en avant sur la mer se distingue par un jardin exotique merveilleux où l'on devine une esplanade où doit se tenir des fêtes où un spectacle son et lumière. Le port devant le château offre l'animation de l'arrivée de nombreux chaluts le soir. Nous les regardons venir les uns après les autres déchargeant leurs caissons de poissons de toutes sortes. Bâtiments de bois aux couleurs vives, ils traînent derrière eux des centaines d'oiseaux, goélands et mouettes. Nous abordons une petite marchande de poissons. Nous achetons des coquillages et un petit hippocampe séché. Nous l'accrochons aussitôt dans notre petit filet décoratif. Bon ! Au travail. Je fais des crêpes et nous allons nous balader à PENISCOLA by night. Mais le zèle de la police locale va faire envoler les sept camping-caristes de la place. Au retour, nous retrouvons notre véhicule planté là, tout seul, au milieu de la nature avec un beau papier d'avertissement en guise de carte postale. Du coup, nous partons chercher refuge sur l'aire d'autoroute la plus proche. Horreur ! Nous devrons dormir dans l'enfer des poids lourds. Au matin, la tête comme une coucourde me sonne les cloches. Partons vite ! Vite partons !

VENDREDI 1er février 2002 : Aire d'autoroute du DELTA DE l'EBRE. Il fait chaud et humide : 16° à 10 heures à l'ombre. 
Nous sautons du lit. Le cauchemar de la nuit infernale nous pousse à réagir vite. Mauvais réveil. 
Nous sortons de l'autovia tout de suite après cette aire à l'AMPOLLA pour aller visiter le Delta de l'Ebre (EBRO) via DELTEBRE ET RIOMAR. Nous traversons le Delta tout mis à niveau pour la culture du riz. Nous ne voyons que très peu d'eau et apercevons le fleuve qu'à grand peine. Tout est asséché pour la culture. A RIOMAR nous nous trouvons à droite sur un embarquement pour les balades sur l'EBRO. Le site offre une rangée de mimosas espagnols et une boutique aux souvenirs. Nous voulons acheter du riz hélas trop cher sur les lieux touristicos. Nous allons jeter un coup d'oeil côté ville. On trouve une large pormenade plantée de palmiers encore en travaux et des passerelles jetées sur les dunes pour accéder à la plage et au loin, la mer. C'est tout.
Nous retournons sur nos pas et empruntons la route qui mène à AMPOSTA. Ainsi nous aurons fait le tour du secteur, un peu décevant moins sauvage que notre Camargue. 
Nous retrouvons la N340 via l'AMETTLA de MAR, joli petit port de pêche à l'ancienne. Pas de constructions tapageuses, pas d'immeubles trop hauts, arrivés au port directement par la route nous levons la tête pour voir la ville blanche en balcon sur son port et la mer. Le lieu est sympathique, le parking pour se garer aussi.
Nous trouvons ici un français (88). A l'entrée de la cité nous avons acheté 5 litres d'huile d'olive. 
Maurice sympathise avec un pépère belge, français, espagnol sur le port de pêche. A son tour il prend ses cannes et va le rejoindre. Ils parlent français ainsi, un long moment. Une fête va avoir lieu dans le pays durant tout le week-end, en hommage à la Vierge. Déjà des tentures peintes tombent des fenêtres ! Nous ne resterons pas. Il va falloir se garer ailleurs et à rester trop longtemps sur nos jambes, nous préférons la fuite.
Alors, comme les cigognes nous reprenons la route.
Un coup de blues de la France, des enfants, de chez nous et hop, nous voilà partis en un éclair. le temps d'apercevoir les vignobles autour de BARCELONA, des arbres fruitiers, et déjà l'autopista nous emporte vers GIRONA et la JONQUERA. Nous retrouvons des paysages connus...çà sent l'Ecurie...tiens ils contrôlent...et nous voilà chez nous. 

ADIOS CHERE ESPANA...viva la france !
    
  

  
















 

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Published by LA VALLEE DE DANA (DANA LANG) - dans CARNETS BLEUS (mes voyages)
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Présentation

  • : LE MONDE IMAGINAIRE de Dana LANG, artiste Internationale, conteuse aux plumes de Sioux, citoyenne du monde, auteure Fantasy, poète, lauréate de 59 Prix Littéraires Internationaux, éditrice, ambassadrice de la PAIX, membre SACD, UERAA, AEB, World Académy of Arts and Culture and World Congress Poets, ...
  • LE MONDE IMAGINAIRE de Dana LANG, artiste Internationale, conteuse aux plumes de Sioux, citoyenne du monde, auteure Fantasy, poète, lauréate de 59 Prix Littéraires Internationaux, éditrice, ambassadrice de la PAIX, membre SACD, UERAA, AEB, World Académy of Arts and Culture and World Congress Poets, ...
  • : *1979-1989, bibliothécaire jeunesse en banlieue lyonnaise (Vénissieux) où elle conte déjà trois fois par semaine. Les classes s'inscrivent sur des listes d'attente. *1989-2002, conteuse professionnelle internationale (artiste, durant 12 ans intermittente du spectacle / Cie du Soleil Noir). Elle conte dans les écoles, collèges, lycées, bibliothèques, médiathèques, salles de spectacle, théâtres, festivals... etc... *1991, fondatrice d'une Maison du Conte 'La Biche au Bois' au Cergne (42-Loire). Elle reçoit 20 000 scolaires en attractions contées sur les terres d'Anne de Beaujeu dans les Monts du Haut-Beaujolais, et organise un Festival du Conte et des Conteurs en Forêt et en Cabarets «Flèches des Fées» pendant cinq ans. Elle conte avec divers musiciens dont Tenzin Gonpo artiste Tibétain qui l'accompagne aux instruments et à la voix. Elle parraine un enfant tibétain durant plusieurs années. *1994, sociétaire des Auteurs et Compositeurs Dramatiques. Elle participe à divers festivals... *Avril 1998, elle conte dans les écoles françaises, Instituts, hôtels, villages pour le Festival International des Conteurs Francophones à Abidjan en Côte d'Ivoire. *2003, auteure, poète, en situation de handicap, elle poursuit en écrivant toute son Œuvre. Elle réécrit ses contes adaptés pour la scène (120 contes) et écrit de très nombreux ouvrages dont des contes merveilleux et fantastique, un récit autobiographique ' Les Sanglots du Vent' ; une trilogie Fantasy ' Les 3 Héritiers de la Clef des 7 Mondes' (t.1 : La Dragonne et l'Œuf d'Or Sacré ; t.2 : Éloïse et le Commandeur du Temps ; t.3 à paraître) ; des témoignages de vie ' Docteurs, vous m'avez tué ! ' suite à paraître : ' La Danse de la Méduse ', ' L'Arbre d'Or ', 'La Fuite du Temps', 'La Maison du bout... de la Terre', 'Plus fort souffle le vent', 'Un Radeau dans le Ciel'… un recueil de prose poétique de 7 livrets ' Puisque tu vis, Philippe', une suite de nouvelles et de prose poétique 'À l'Aube d'un Jour' et un livret de pamphlets (prose insurrectionnelle : 'Je vous écris, Frères Humains', ... *2011, à la création de la Maison du Conte, de l'Illustration et de l' Édition Fantastique ' LA FONTAINE AUX FÉES ' édite dix de ses livres (sur plus de 30) et avec son époux Maurice JANIN, architecte d'exécution (en situation de handicap), fréquente les Salons du Livre de Rhône-Alpes, Auvergne, Bourgogne, Yonne, Paca chaque week-end durant deux ans. Sur le Salon du Livre de Lorette (42-Loire), elle rencontre Michel COUROT, Dico d'Or, grand gagnant de la Dictée de Bernard Pivot en 1995. Il deviendra son relecteur et son très grand ami. En avril 2011, elle écrit un conte merveilleux : Flora, Pipi et Scratch, la sorcière. *2012, sociétaire des Arts et des Lettres de France, membre du bureau de l' UERA A (Union des Écrivains de Rhône-Alpes-Auvergne), ambassadrice du Cercle des Ambassadeurs Universels de la Paix, 'La Fontaine aux Fées' édite 'Le Grand Livre de Marina' de Marina FERREIRA et ' Le Monde de Lucas ' de Didier POUDIÈRE. *13 octobre 2013, elle est nommée Membre de la World Académy of Arts and Culture and World Congress of Poets. *Le 18 mai 2014, elle parraine le 1er Festival du Livre et de l'Illustration Jeunesse «Les P'Tits Z'Amis de Marina » à Saint-Didier-de-Formans dans l'Ain (01). *13 Juillet 2014, après avoir vécu deux ans dans le village natal de son père en Alsace près de Bâle et de très longues années en région lyonnaise, elle vit désormais à Plogoff dans le Finistère et devient Membre de l'Association des Écrivains Bretons (AEB). Elle écrit et publie un nouveau conte ' La Fontaine de la Mer Feunteun Aod '. *Décembre 2014, elle collabore au Festival International du Conte de Guillaume ÉKOUMÉ, au Cameroun. Elle écrit un nouveau conte 'Max, le Petit Sorcier'. *Février 2015, elle écrit un conte 'Louka, le Petit Loup de Brocéliande' dédié à son arrière petit-fils, Louka né le 5 février 2015. *23 avril 2015, elle écrit 'Le Dragon de Pors Loubous', un conte fantastique. Fin juillet, par son épouse Danyèle, elle apprend dans une profonde tristesse le décès de son indéfectible ami, Michel COUROT. *20 décembre 2015, elle conte 'Plume de Corbeau' au théâtre Georges Madec à Esquibien pour les enfants des écoles et leurs parents. *de septembre 2013 à ce jour, elle devient lauréate de 59 distinctions Littéraires Internationales (Trophées, Mérites, Médailles, Prix, Mentions...) décernés par 14 concours Littéraires Internationaux. *2015-2016, elle recherche un Éditeur sérieux pour lui reprendre toute son Oeuvre. *En 2015, elle est invitée à Sacramento en Californie et à Prague en Tchécoslovaquie du 5 au 10 septembre 2016 par le Président de la World Académy of Arts and Culture and World Congress of Poets où elle ne pourra pas se rendre. *Le 1er février 2016, elle écrit le conte 'Justine et le Pays Contraire'. *Février 2016, elle s'inscrit dans les Salons Festivals du Livre en Bretagne qu'elle espère honorer de sa présence... le 24 avril 2016, elle se rend au Salon du Livre de Botmeur (Finistère) où elle conte et dédicace... En juin 2016, elle écrit le conte 'Kaoura, la Princesse aux Sept Dragons'... en 2017 'La Princesse aux Mensonges', 'L'Œil du Dragon'... et autres...
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