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17 septembre 2008 3 17 /09 /septembre /2008 21:15

Samedi 22 décembre 2001 : 12° la nuit / 20° je jour (435km)

Levés tôt, nous partons à 9 H 30. Le temps de faire le tour de VILA REA DO SANTO ANTONIO, de jour. Nous nous mettons en route, et nous constatons, ce matin, que la majorité des camping-caristes se sont parqués dans le camping cerné de grillage ! Les pôvres ! Ils sont complètement fous ! Ils ont peur sûrement. Nous avons rencontré en ville deux allemands et un suédois. Les français ne sont décidément pas trop hardis dans les voyages, sauf quelque uns. Nous voguons vers d'autres cieux...
Nous prenons l'autoroute, passons le RIO GUADIANA par un pont suspendu magnifique (c'est incroyable ce que nous avons pu traverser de ponts durant ce long voyage) ! Nous rejoignons AYAMONTE pour retirer 2500 pesetas "à la boite à sous". Après avoir tourné un peu, nous finissons par la trouver et reprenons l'autoroute sur 160 km jusqu'à SEVILLA...
 Hier soir, Maurice a consulté lui-même le plan de la ville, cela l'aide à s'y retrouver ce matin. Tout de suite, nous nous sommes engagés sur un premier pont et ensuite sur le pont Isabel II qui enjambe le GUADALQUIVIR. Il tourne de suite à droite et le ciel nous accorde sa grâce. Nous pouvons nous garer immédiatement, juste après un passage piéton.
Ainsi demain nous n'aurons plus qu'à suivre la route et nous serons en direction de CADIZ.
(Photo : Sévilla)

Par chance, encore, nous sommes juste à deux pas des principaux monuments à ne pas rater ! Double chance, nous avons un aperçu de ces bâtiments en parcourant le ville en calèche et trible chance, en bateau.
Donc, le bonheur ! Nous visitons SEVILLA en calèche.
La première impression que nous donne Séville c'est sa grande douceur, son charme romantique infini avec ses maisons et ses monuments caractéristiques, son merveilleux fleuve le Guadalquivir qui la traverse nonchalamment, ses parcs aux essences méditerranéennes, palmiers, plantes grasses et ses orangers qui, à l'approche de Noël, sont couverts d'oranges et nous offrent ainsi, des arbres de Noël originaux, pittoresques et exotiques. C'est splendide et inoubliable ! Je n'ai jamais rien vu d'aussi merveilleux ! Mêlés à la couleur des maisons, les calèches décorées et luisantes aux chevaux racés et lustrés jouent dans des tonalités de couleurs chaleureuses et festives.

De plus, après notre balade, nous découvrons les marchés de Noël sévillans. Sur le thème de la nativité, les stands proposent des scènes rurales étonnantes et animées par des automates. On rêve ! Mais, nous regrettons de plus en plus le fauteuil roulant, Maurice à tant de peine à marcher. Il serre les dents sous la douleur et moi, je souffre pour lui. Pourtant nous restons heureux, heureux d'avoir osé, heureux de nos découvertes, de notre émerveillement continu. Une valse de bonheur nous étreint devant tant de beauté. 
Or donc, nous sommes allés visiter en premier lieu l'ALCAZAR (sur le diaporama).

Ce palais nous accueille d'abord par une petite forteresse de grosses pierres taillées, puis vient le style espagnol et ensuite les bâtiments d'influence arabe, d'une beauté à vous couper le souffle, s'ouvrent sur des "patios", des jardins intérieurs puis extérieurs d'une inégalable beauté. Les monuments se referment sur un édifice de style baroque. C'est la merveille de Sévilla. Ce Palais superbe appartient désormais au Patrimoine de l'Humanité. Musée, on peut s'y promener à loisirs goûtant la fraîcheur des jardins intérieurs aux douces fontaines où les canards et les oiseaux du ciel s'y plaisent et y barbotent.
Cela me fait penser que j'ai pu observer des centaines de cigognes sur le delta du Rio Guadiana et un nid sur une cheminée dans l'Algarve. Nos cigognes d'Alsace sont venues, elles aussi, trouver ici, douceur, chaleur et soleil avec une nourriture abondante.

Comme c'est beau Séville ! Bercés par son charme romantique, nous avons pris beaucoup de photos. Les orangers poussent de partout. Les plantes exotiques et les palmiers se marient aux rhododendrons. Toutes ces plantations nous offrent un festival de couleurs, de verdure, de fraîcheur dont on ne se lasse pas. Si l'on y ajoute ces calèches colorées, le pas des chevaux qui se mêlent à la circulation et les balades de nuit en bateau, c'est le bonheur absolu.







Nous prenons le bateau à 20 heures. Il fait grand nuit.
Il vogue doucement sur le Guadalquivir (nom arabe) qui traverse la ville. Nous avons des commentaires en français. Nous découvrons la ville sous les lumières où chaque pont et chaque monument éclairés nous découvrent la grandeur architecturale dessinée par les maîtres du genre. Avec Gustave Eiffel (le pont Calatrava et aussi l'ancienne hall aux poissons), nous avons un éventail riche de diversité et d'intelligences.
C'est fou d'ailleurs le nombre de ponts, tous aussi spectaculaires les uns que les autres, que nous avons franchis durant notre long périple. Nous avons traversé tant de rios, de rias gigantesques qu'il a bien fallu franchir des ponts tous aussi vastes !

Notre balade achevée, nous regagnons notre gîte pour nous mieux vêtir chaudement et parcourir la ville à la recherche d'un bar à "tapas". Nous avons beaucoup marché cet après-midi en visitant l'Alcazar (où je n'ai pas cessé une minute de regretter son fauteuil) du coup, Maurice est vraiment fatigué. Une douleur si aigüe l'empêche de mettre un pied l'un devant l'autre. Il se heurte à toutes les marches, tous les trottoirs, tous les obstacles qui se trouvent devant lui. Mais avec une volonté farouche et féroce, il serre les dents et avance. Je dois cependant devenir ses yeux lorsqu'il marche.
Bon, mais nous nous sommes vraiment régalés entre l'Alcazar et la sortie en bateau
aussi un petit tour dans la ville n'est pas pour nous déplaire. Curieux, nous allons vaillamment en regardant tout. Les andalous vivent la nuit. Les commerces ouvrent à 17 heures et ferment à 22 heures. Il va falloir s'y habituer pour faire les courses. Là, voici un restau-bar à tapas ! Sans méfiance nous entrons. Le serveur nous conduit vers une table prête. Une ambiance sympathique se dégage de ce lieu et les andalous parlent très fort. Là, aussi, il va falloir s'y habituer. Je veux demander des "tapas", mais finalement, à notre place nous n'osons pas bouger.  Du coup on nous amène la carte. Nous comprenons plus tard, qu'il aurait fallu rester au bar pour déguster des tapas. Mais, Maurice ne peut pas rester debout, immobile plus de 3 mn, alors pour nous la chaise devient une absolue nécessité. Ses jambes le font souffrir cruellement. Nous choisissons le moins cher : un gaspacho, une sole grillée et une tourte glacée. 
 Le gaspacho se révèle un véritable délice, la sole grillée un régal et la tourte glacée la cerise sur le gâteau ! Seulement la sole fait 400 grs. Surprise ! Ensuite, au moment de l'addition la T.V.A. n'est pas comprise sur le prix affiché ! On aurait pu s'en douter ! Le guide du routard nous avait pourtant bien prévenus : Attention aux restos, restez sur les bars à tapas. Oui, mais voilà, sans chaise ? Enfin, nous en sommes quittes pour 320 francs soit 7550 pesetas H.T. soit 8079 pesetas TTC, mais cela nous reste un peu en travers de la gorge.
Un peu déçus quand même par cette fausse note, nous partons nous coucher. A midi, nous nous étions régalés pour 100 frs. Entre nos entrées : Alcazar, bateau, calèche, cela dépasse le budget que nous voulions y mettre. Tant pis, c'est Noêl après tout !

Zut ! Nous nous installons pour passer la nuit en plein centre de Séville. Mais, là où nous sommes garés, la nuit devient vite infernale. Les sévillans sortent et il y a soudain, une grosse activité, du mouvement et de la circulation. Il est 1 heures du matin. Nous nous levons pour les toilettes, lorsque que tout à coup, nous entendons cogner des coups répétés à la porte. cela nous réveille tout à fait :
---Policia, policia, policia ! Crie la voix d'un homme à l'extérieur. Je ne sais pas trop quoi faire et je m'apprête à lui ouvrir. Mais fort heureusement, Maurice me retient et lui demande de déguerpir. Nous nous installons en hâte dans la cabine, prêts à démarrer. J'ôte les volets du pare-brise et soudain, je l'aperçois ! J'entrouve un peu la vitre et Maurice lui demande sa "carta".
Là décontenancé, il nous réclame de l'argent pour manger. Nous sommes en colère par le procédé. Nous comprenons que ce gars devait garder son trottoir et ne nous ayant pas vu de jour, il est venu nous réveiller pour nous rançonner. Sous le coup, toujours en pyjama et moi aussi, Maurice roule, roule, roule jusqu'à l'autovia, puis jusqu'à la prochaine aire de service.
Nous faisons environ trente kilomètres lorsqu'enfin nous pouvons stationner près d'une cafétéria à l'écart du bruit et sur un parking éclairé. Ouf ! Nous tombons littéralement de sommeil ! Nous sommes bien renseignés sur les guides par ce genre de pratiques dont il est coutumes par ici, mais celui-ci vient de démontrer trop de zèle. Dans ces conditions, il valait mieux partir.  
Nous reprenons la route à 9 heures après avoir un peu récupéré d'une nuit agitée. En effet, sur notre halte, nous avons été réveillés par des rafales de vent inouïes, d'une grande violence. J'ai eu peur que cela renverse notre engin. Je dormais mal. La furie des éléments déchaînés m'en empêchait. Un vent brutal rugissait comme le diable ! Et puis, tout à coup, une pluie torrentielle s'abattait avec force et dévalait de tous côtés. Je fini par me rendormir et Maurice aussi, je crois. 

Enfin, nous prenons la direction de la ville de CADIZ, mais nous passons d'abord par JEREZ DE LA FRONTERA, où il n'y a que des immeubles à perte de vue et une zone industrielle. Nous roulons et voici CADIZ et soudain, s'ouvre devant nous un cauchemar d'immeubles surgissant de terre comme des champignons en voilant définitivement toute vue sur l'océan. Dégoûtés par un tel panorama nous roulons sans vouloir nous arrêter. 
Nous faisons un arrêt à TARIFA. Là, c'est mieux ! Ville non touristique, nous sommes heureux de découvrir un très joli point de vue sur la mer, avec une rade qui rejoint un fort où se trouve planté là, le phare. Nous déjeunons ici, devant l'océan en furie alors que d'énormes nuages noirs perçés par instant de soleil laissent échapper une grosse radée inondant tout sur son passage. Du coup, notre véhicule bien rincé devient tout regaillardi. Nous sommes situés sur la pointe entre TARIFA et le MAROC, le morceau de terre espagnole le plus éloigné sur la mer. 
Après nous être restaurés, nous partons sur ALGECIRAS. Le paysage change. Après la Sierra, où les andalous cultivent, ici, des milliers d'oliviers et d'orangers, voici des collines qui s'élèvent doucement. Tiens des coucous fleurissent de partout dans les prés et aussi des narcisses (est-ce le printemps dans ce pays toujours chaud ?)
Et puis des moutons paissent et des taureaux circulent dans les prés. Les montagnes s'élèvent encore. Dommage, le ciel s'assombrit et nous obscurcit la vue poutant spectaculaire sur l'océan et la Méditerrannée. A cet endroit précis se mêlent les deux eaux de ces deux mers.
La vue sur la baie d'ALGECIRAS et sur le ROCHER de GIBRALTAR est grandiose !

Un ciel dégagé nous permettrait de mieux apercevoir les montagnes et rendu la couleur des mers plus éclatantes. On ne peut pas tout avoir ! C'est splendide ! Nous suivons cette baie où nous découvrons l'embarquement des ferry-boat en partance pour CEUTA ou TANGER. Je remarque aussi, avec surprise et bonheur un champ marécageux empli d'un troupeau de cigognes. Combien sont-elles ? Innonbrables ! Sont-elles elles aussi en partance pour la Maroc, après une halte ? C'est fort probable. 
Et voilà GIBRALTAR et son énorme rocher ! Impressionnant ! Photo ! Nous sommes parvenus au bout de l'Europe !
Un petit tour et nous filons vers ESTEPONA, avec toujours le même effarement devant des immeubles qui parfois reprennent un style adapté au pays, ou copient des formes et des couleurs, mais d'autres fois des alignements de maisons jumelles horribles placées dans des lieux insolites et choquants ! C'est hideux !
Sur ESTEPONA, MARBELLA et FUENGIROLA les andalous ont construit partout...sur toutes les crêtes des collines et cela donne un paysage étrange de montagnes de toutes les hauteurs totalement colonisées et si possible avec vue sur mer ! 
Pour TORRELINOS c'est la même chose. MALAGA, ville géante et à TORRE DEL MARRE, on retrouve le même principe de colonisation du lieu. Sauf que, Maurice fourbu se faufile à travers les buildings pour trouver une place en bord de mer. Nous trouvons ! Nous nous installons et décidons d'aller manger quelque part. Nous désespérons de trouver quoi que ce soit un dimanche, mais contre toute attente, nous apercevons une crèperie ouverte tenu par un basque et une parisienne. Nous parlons tous français et le basque nous raconte son parcours. Il nous offre la deuxième bouteille de cidre. Enfin, repos, nous ne roulerons pas ce soir. La journée s'achève sur une bonne note !

TORRE DEL MARE, le 24 décembre 2001 : 11° dehors (260 km).
Après une nuit calme, malgré quelques pétards tardifs sur la place, nous déjeunons et rangeons rapidement. Ce matin nous devons trouver un supermercado pour les courses de Noël. Aussi, nous nous éloignons rapidement.
Nous empruntons la route pour gagner NERJA, joli pays et superbe horizon ! Voici, MOTRIL et puis ADRA, le paysage fait d'une succession de montagnes rondes se déroule sur des kilomètres.
Les promoteurs s'en donnent à coeur-joie ! Plus haut, plus loin nous distinguons les montagnes de la SIERRA NEVADA dont un sommet culmine à 3398 m et un autre à 3182 m, puis un à 3482 m, et un autre à 2609 m. Sierra remarquable ! GRANADA se situe juste derrière. Nous irons plus tard. Pour l'instant, nous poursuivons notre chemin via ALMERIA. Après une route très pittoresque dans la Sierra nous découvrons une vaste baie et le port de pêche d'Alméria. La ville est très belle avec des aspects désertique.
Nous cherchons, dans la circulation, un supermercado. Nous apercevons Carrefour, mais nous perdons ses traces. Nous tombons sur Elcampo, c'est à dire Auchan. Nous faisons nos courses parmi la foule des andalous dans une ambiance de fête de Noël. La sono nous envoie des Flamenco

(Photo : les moulins à vent dans les environs d'Alméria. Au-dessous : nous traversons des rios à sec ou parfois inondés !) 
endiablés entrecoupés de chants de Noël bien de chez nous. Nous entrons par le parking et nous pénétrons à l'intérieur avec notre caddy sur un passage roulant et arrivons au 1er étage. Une vaste galerie marchande, la Part Dieu en plus petit, nous accueille avant de trouver Elcampo (Auchan).
Pour réveillonner à deux, nous choisissons toutes les spécialités espagnoles, pour goûter à tout. Le réveillon sera pour nous, un moment de dégustation et en prime, il ne sera pas trop cher. Nous mangeons sur place et nous repartons cap sur le CABO DE GATA.
Nous ne suivons pas la petite route de la mer, nous remontons sur MURCIA. Dans l'intervalle, nous croisons sur des hectares et des hectares et ce sur des kilomètres, des serres géantes sur les collines alternées en bosses, de loin cela donne l'étrange impression de voir des nappes d'eau...C'est monstreux mais cela produit des tomates par milliers ! Un désastre pour l'environnement, ces longueurs épouvantables de filets plastiques que le vent emporte à la mer ! 
Nous filons sur la voie rapide vers MURCIA puis nous obliquons à droite dans la direction de CARBONERAS. Nous traversons les collines de la Sierra sur une petite route. Elle monte et redescend sans cesse. Soudain, au détour, elle s'élève en à pic sur la mer par des ponts suspendus au-dessus du vide. Je ne suis pas trop rassurée.
Et, tout soudain, devant nos yeux émerveillés, une baie magnifique et on recommence à jouer ainsi à cache-cache. Quand enfin surgit MOJACAR ! L'endroit se dévoile grandiose, le village enchanteur, d'un style marocain, avec ses petites habitations blanches ourlées de plages magnifiques, ses figuiers de Barbarie et puis, presque à côté GARRUCHA avec sa criée et son port si sympathiques.
Alors voilà, ces deux villages deviennent notre port d'attache, notre lieu de résidence, notre coup de foudre ! Nous nous établissons ici, au port. Nous repérons une corréios (poste) pour faire suivre notre courrier.
OUF ! Après un si long périple, un grand repos s'impose. Joyeux Noël !

NOËL 2001 : 24 décembre 2001 : 8°,2 le matin et 14,5° l'après-midi au soleil. 
Installé à Garrucha, sur un petit parking entre les lauriers roses en fleurs, devant la plage, un peu à l'écart de la route et des petits immeubles, nous fêtons Noël. 
Notre réveillon se compose d'olives vertes du pays, d'oeufs de poisson sur mie de pain beurrée. Ensuite, nous avons un éventail de petits beignets espagnols délicieux, et de très grosses crevettes roses, un yaourt, un "montécao" biscuit que j'adore, mais les espagnols l'appelle autrement. Nous avons acheté un assortiment de saucisses fameuses et de pâtés du cru. Nous y touchons à peine pas plus que les noix et les figues. Nous nous réservons pour le dessert "la torta turron de Alicante" un délice et quelques petits chocolats emballés façon "paquet de café". Et puis, bien sûr, comme il se doit, pour la traddition, une belle bougie rouge et un gros morceau de bûche de Noêl façon espagnole que nous réservons pour demain.

MARDI 25 décembre 2001 :
Nous nous levons tard. Cela n'était pas arrivé depuis longtemps. Après la toilette et le rangement, nous réfléchissons à notre parcours. Nous relisons nos notes de voyages. Hier, après notre installation, nous avons fait un tour dans Garrucha. Nous avons repéré les commerces, la poste, la banque, le supermercado et la peluqueria aussi. Mais Mojacar, tout à côté rend les mêmes services. Ce village ravissant se situe sur un site remarquable. De plus nous avons repéré un coin sauvage près d'un gros rocher avec une tour, qui nous paraît à la réflexion calme et tranquille pour la pêche. Le coin est beau et sauvage. Un camping-car allemand est installé, plus loin quelques voitures et des pêcheurs près de la tour. Après le repas de midi, nous nous y rendons. Hier soir, comme souvent, j'ai téléphoné aux enfants.
Sitôt arrivés, Maurice jette sa canne à l'eau. Et moi, je me remets à l'écriture. Le soleil perce enfin. Depuis Sévilla, nous avons enduré une grosse tempête et des rafales de vent et de pluie énormes. A présent, le calme revient. Il fait meilleur. En France aussi où les températures depuis notre départ avaient chutées très largement en-dessous du zéro avec -10° dans l'ain, -12° à Toulouse et -14° en Alsace. Brrrrrr !...

MERCREDI 26 décembre 2001 :
 (Le camping-car que j'ai baptisé l'oiseau bleu et sur lequel Maurice a fait posé une sérigraphie avec son nom et un bel oiseau, sur les côtés et derrière le bahut)
Nous avons bien dormi, au bord de cette plage sauvage. Au matin seul, l'allemand demeure planté là, avec nous.
Il fait un temps superbe...pas un seul nuage, à perte de vue, la méditerrannée et le ciel immense s'épousent de bleu. Mojacar au loin, étincelle de blancheur. Dehors, il fait déjà 18°. Il nous reste une seule bouteille de gaz et il va falloir faire avec. Nous allons en courses à Garrucha, d'abord à la correios pour notre courrier, ensuite au supermercado pour faire le plein nécessaire à la confection de salades variées. La vie, ici, n'est vraiment pas chère. Même l'essence et le gasoil affichent un prix record, le Portugal encore plus. Cela nous change de la vie chère de chez nous. Combien de temps cela durera-t-il ? 
A notre retour, la place est envahie de véhicules. A 15 heures on peut compter onze camping-cars. Il en viendra certainement d'autres. Le thermomètre annonce 26°,5, du pur bonheur. Maurice installé à la pêche sur les rochers d'où il a une situation trop instable revient sur la plage près du véhicule. Nous avons préparé un feu de camp au cas où il ramènerait un gros poisson et même acheté une poêle pour cet usage. Mais de gros poisson point ! Du coup pour le jour de l'an, nous escomptons faire le réveillon autour de notre feu improvisé avec une ventrée de moules et de patates en papillottes. Une paëlla ne serait pas mal non plus ! Mais les plats simples sont les meilleurs !

JEUDI 27 décembre 2001 : 6,5° au réveil et 17,5° à 13 heures.
Bien entendu, n'ayant pas fait de liste, j'ai oublié d'acheter le café, hier. Il manque d'autres petites choses, mais le village est à 2 km. Mojacar est plus près, nous allons cette fois-ci au 1er supermercado de ce village très pittoresque. Dans la boutique nous sommes étonnés d'y rencontrés des commerçants français. Mais, les français ont paraît-il, bien colonisés le secteur. D'ailleurs il y a un restaurant breton. On est pas si dépaysé ! Une fois les courses faites, nous voici revenus sur notre plage. Exédés d'y trouver toujours autant de saletés, bidons plastiques, bouteilles de verre, etc...Maurice et moi, sans se concerter décidons de nettoyer au moins les abords du camping-car. je ramasse quatre sacs de poubelle. On trie les papiers du plastique et nous alimentons notre feu avec. Je récupère un sac de bouteilles de verre et un sac de boites métalliques genre boissons coca cola. C'est fou ce que les gens peuvent être dégueulasses ! L'environnement est très sale en Espagne et pire au portugal ! La nature est carrément une poubelle à ciel ouvert ! C'est attristant ! Le pire, je crois, ce sont les sacs en plastique. Avec le vent, ils s'envolent et s'accrochent de partout, aux barbelés, aux arbres, aux plantes épineuses, à tout ce qui leur fait obstacle et malheureusement, ils flottent en grand nombre dans la mer ! Les serres de tomates que nous avons croisées pendant notre voyage illustrent bien la néglignece et le m'enfoutisme des gens. Pire, lorsque les bâches sont usées, ils les arrachent et les balancent dans le fossé en-dessous. Ni vu, ni connu, le fossé c'est la route ou la colline voisine. Et, nos regards se posent, immanquablement sur ces km de plastique qui volent avec la tempête. Vraiment il faudrait qu'ils prennent tous conscience de ce qu'ils font !
Voilà, maintenant, Maurice est à la pêche. Le temps clair, dégagé, frissonne sans un nuage à l'horizon. Nous refaisons le feu. Ce soir, nous resterons autour, et je ferai cuire une omelette sur les braises. Nous avons téléphoné et avons des nouvelles fraîches de France, très fraîches :
-10° ces jours derniers. Nos enfants grelottent et sont installés devant leur cheminée. Maurice, lui, en caleçon de bain va repêché ses articles de pêche coincés dans les rochers, puis installé au soleil, nous dessinons Mojacar au loin. La journée s'achève sur ces dessins.
(Photo : dessin de Maurice qui pourtant atteind de la maladie des tremblements essentiels...tremble comme une feuille)

VENDREDI 28 décembre 2001 : Il fait 9,5° au matin et 10,2 dans le camion. L'air est frais et vif au bord de l'eau. A 14 h, nous avons 15, 9° à l'ombre. Maurice, s'évertue à laisser ses marques autour de notre endroit. Il borne notre emplacement avec des pierres laissant deux ouvertures pour entrer et sortir, comme un amusement d'enfant. Cela me fait rire. Puis, par jeu il écrit notre numéro d'immatriculation avec des galets blancs sur le sol, espèrant qu'ainsi après les courses nous regagnerons notre territoire...mais, rien n'est moins sûr ! 
Je range et nettoie le sol et fait une lessive rapide. Nous n'avons pas trouvé de laverie.  Le problème du gaz devient lancinant. Nous vivons sur la bouteille qu'il nous reste et ce serait dommage d'écourter notre voyage pour ce problème. Nous allons cherché le pain et une autre poêle pour la cuisine de nos camps improvisés.  J'achète aussi, une casserole à paëlla. Elle a le mérite d'être profonde et large. Nous choisissons une dorade et goûtons du "cazon" à midi. Poisson délicieux à la poêle, Mais ne s'agit-il pas de saumonette ? Nous achetons des cartes postales ! Encore ?
Et oui, je ne peux pas m'enempêcher. Elles sont si belles et il faut faire profiter de notre joie à nos enfants et nos amis. Pendant que je rédige, Maurice gratte avec frénésie autour du bahut. Cela visiblement, l'occupe agréablement. La mer est belle, le ciel bleu pur avec quelques petits moutons blancs.
Un coup de fil de ma fille Valérie qui me demande de la rappeler car le prix de la communication est trop élévée. Elle cherche à savoir où nous sommes et si tout va bien. Elle nous explique combien, ils ont souffert du froid mais après la neige se dessine une amorce de redoux et de dégel. Les enfants partent trois jours en Auvergne, espérons que le temps soit clément. 
Nous quittons notre camp et pour changer nous allons sur la plage de Mojacar. On se balade. On est heureux, on se sent libres. Les gens peuvent faire du vélo ou de la marche à pied. Le site est délicieux et agréable.

SAMEDI 29 décembre 2001 : 9°4 dehors et 10, 8° dedans au matin. 
Nous nous réveillons sur le bord de plage à l'entrée su village si blanc, devant l'immeuble de l'hôtel et de la piscine, assez loin , tout de même pour ne pas être virés. Nous nous préparons en quête d'eau pour le véhicule, en d'eau potable, de pain, de laverie et qui sait, de gaz. Nous roulons pour chercher un point d'eau. La station d'essence vient de nous la refuser (c'est bien la première fois)! Tant pis, il faut trouver un point d'eau. Dans les campings ? Rien à faire ! On ne va pas aller s'enfermer derrière des grillages ! Nous roulons en direction de VERA, puis de VILLARICOS et vers ST JUAN DE LOS TERREROS.
Quand après avoir traversé un paysage sauvage de Sierras, nous débouchons sur des maisons " style marocain" et nous apercevons de loin un groupe de camping-caristes. Il doit y avoir de l'eau. Nous y courrons. Arrivé là, nous les voyons lavant leur linge, s'approvisionnant en eau. On s'arrête. On fait le plein. Nous questionnons des français sur le problème du gaz...et oh, miracle ! La solution existe ! Elle se situe, tout près à VERA. Un ingénieur nous installe un adaptateur sur une bouteille orange barrée d'un trait noir. Voilà, c'était simple comme bonjour ! Bon, après le plein, nous passons à la laverie car il en existe bien une ! C'est pas vrai ! Cela paraît normal avec tous ces touristes...Tenu par un allemand, ou est-ce un américain, notre linge est tout prêt et même plié ! Nous reviendrons pour une tournée de blanc délicat. Il ferme la boutique à 14 heures et nous devons encore faire les courses. Après cela, nous avons décidé de retrouver "notre coin" toute de suite après Mojacar entre les montagnes, les rias et le bord de la plage. Notre périmètre nous attend, nous y ajoutons la pallette ramenée de la plage pour essuyer nos pieds plein de sable...de vrais Robinsons !
Après le repas d'une belle dorade, Maurice retourne à la pêche et moi...dans mes écritures. Il fait un temps chaud et calme, déjà 22,4° à l'ombre ! Je repense à Mojacar...je suis envoûtée, comme tombée sous un charme...et il y a de quoi !
(Photos : une carte postale de l'intérieur de ce village et la photo faite par moi au même endroit).

Les bains de Mojacar est un endroit à ne pas rater !
DIMANCHE 30 décembre 2001 : Il fait 17,8° dans le C.C. (sans chauffage) et 13,5° dehors à 9 heures du matin. 
Maurice, hier, était à la pêche. Cette fois-ci, avec une mer très calme, il ne revenait pas bredouille. Il attrapait toutes sortes de poissons. Tellement heureux, il rentrait à la nuit avec son chargement. Ah, vraiment ! Quel mordu ! Comme tout ce qu'il entreprend dans n'importe quel domaine d'ailleurs...Moi...évidemment, je demeurais le nez plongé dans les écritures ! Je relisais aussi tout le courrier échangé pour écrire le parcours de mon père dans le bulletin d'Histoire de son village natal en Alsace. Aussi les recherches sur l'arbre généalogique de ma famille paternelle remontant jusqu'en 1757 ensuite les traces se perdent faute d'écriture dans les registres. J'étais allée chercher tous les extraits de naissance et de décès dans les diverses mairies des trois villages concernés lors de notre dernier voyage en Alsace. C'est ainsi que du pays basque, durant ce voyage, j'ai pu en rédiger le texte pour l'envoyer.
Maurice parti à la pêche, revient vers 16 heures. Après une petite collation, nous décidons d'aller explorer la tour au bout de la plage. Maurice l'a déjà fait. A l'intérieur on trouve une salle en demi cercle, puis au 1er étage la même forme ornée d'une grande cheminée. Au 2ème étage, une très grande terrasse donne sur la vue alentour. Je ne peux y accéder. Les escaliers en colimaçon, la hauteur et l'étroitesse des marches sur mon déséquilibre des jambes ajoute au vertige qui, à présent, ne me quitte plus. Nous redescendons, faisons le tour du secteur, dans l'espoir de trouver un coin sanitaire. Mais, malgré la présence de plusieurs campaing-caristes, trois anglais et trois allemands regroupés et une caravane. Nous ne trouvons rien. Nous ramassons des branches, des morceaux de bois pour notre feu du nouvel an. Nous trouvons deux poubelles vides, y installons nos branches et roulons le tout jusqu'à notre campement. Nous commençons à faire brûler nos déchets, lorsqu'arrivent, on ne sait d'où deux cyclistes (camping-caristes) français. Ils entament la conversation puis doucement en viennent à la sécurité et nous font comprendre qu'ici on pourrait facilement nous attaquer : "Ils s'y mettent à quatre voitures, vous encerclent jusqu'à ce qu'ils aient tout vidé". Nous sommes persuadés que les camping-caristes français font courir des rumeurs. C'était pareil sur la Bretagne alors que nous y sommes tant de fois allés sans aucun problème. Ici, nous savons que ce genre de rumeur se propage pour remplir les campings surtout à la morte saison...Sans céder à la panique, ni à la psychose et à supposer que cela soit vrai, ce dont nous ne sommes pas du tout convaincus, en y regardant de plus près le site, certes, n'est pas très engageant. Et comme nous restons toujours vigilants, nous préférons partir, bien que nous n'ayons jamais été seuls dans ce site. Des campings caristes ont habité le lieu une nuit jamais plus. Sauf, parfois un ou deux allemands, seuls sans aucune compagnie. Du coup, nous abandonnons notre feu et tout compte fait, à vingt kilomètres au-dessus de la côte, il y a un point sanitaire avec en prime un point de vue formidable, mais Maurice ne pourra pas pêcher. Nous arrivons à la nuit pour un autre campement.

LUNDI 31 décembre 2001 : 13° le matin.
La nuit se révèle calme et chaude. Histoire de ne pas se faire oublier elle déverse quelques très légères gouttes. Mais au matin, tout est plus sec que jamais et le soleil se montre déjà dans un ciel peu couvert.  
Nous allons faire nos courses, cette fois, non plus à 2km mais à vingt. Nous retirons notre courrier à la poste où nous attend un gros paquet de lettres. Nous achetons nos moules du réveillon au supermercado, quelques yaourts et fruits. Nous passons poser notre linge à la laverie : 1500 pesetas pour une machine, linge rendu lavé, séché et plié.
J'écris ces lignes devant une vue splendide, d'énormes blocs de rochers se précipitent dans la mer au lointain et, tout près sur ma gauche une belle villa jaune bordée de palmier et d'un araucaria (l'arbre aux singes). Le ciel gris couvert depuis seize heures nous laisse présager qu'il va pleuvoir. Après être passés au "multibanco" boite à sous, nous avons retiré un peu d'argent, car un de mes cousins veut un billet pour l'ajouter à sa collection et nous sommes à court de pesetas. L'euro arrive d'ici à demain le 1er janvier 2002. Nous profitons de l'occasion pour faire le plein de "turron" (pour les enfants) et de bons gâteaux espagnols. Olé ! Ainsi nous aurons un beau billet de 1000 pesetas pour le cousin.
Une fois sur le lieu de notre séjour, nous mangeons un casse croûte et faisons les comptes. Ce mois encore sera juste. Il faut payer 6000 frs d'impôts, 4200 frs d'électricité et 5300 frs de mutuelle. Dur, dur. Bon, il va bien falloir faire avec.
Le temps se couvre de plus en plus. 
Vaguement, sans grande conviction, derrière mes brouillons, je brosse une esquisse du panorama devant moi, mais il y a si longtemps que je n'ai ni dessiné, ni peint..,je ne sais plus.
Maurice pêche toujours. Le réveillon semble être à l'eau. Les rochers devant moi s'approchent. Ils s'assombrissent.  Les montagnes dans le lointain s'estompent...

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Published by LA VALLEE DE DANA (DANA LANG) - dans CARNETS BLEUS (mes voyages)
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Présentation

  • : Dana LANG, artiste Internationale, conteuse aux plumes de Sioux, citoyenne du monde, auteure Fantasy, poète, lauréate de 59 Prix Littéraires Internationaux, éditrice, ambassadrice de la PAIX, membre SACD, UERAA, AEB, World Académy of Arts and Culture and World Congress Poets, ...
  • Dana LANG, artiste Internationale, conteuse aux plumes de Sioux, citoyenne du monde, auteure Fantasy, poète, lauréate de 59 Prix Littéraires Internationaux, éditrice, ambassadrice de la PAIX, membre SACD, UERAA, AEB, World Académy of Arts and Culture and World Congress Poets, ...
  • : *1979-1989, bibliothécaire jeunesse en banlieue lyonnaise (Vénissieux) où elle conte déjà trois fois par semaine. Les classes s'inscrivent sur des listes d'attente. *1989-2002, conteuse professionnelle internationale (artiste, durant 12 ans intermittente du spectacle / Cie du Soleil Noir). Elle conte dans les écoles, collèges, lycées, bibliothèques, médiathèques, salles de spectacle, théâtres, festivals... etc... *1991, fondatrice d'une Maison du Conte 'La Biche au Bois' au Cergne (42-Loire). Elle reçoit 20 000 scolaires en attractions contées sur les terres d'Anne de Beaujeu dans les Monts du Haut-Beaujolais, et organise un Festival du Conte et des Conteurs en Forêt et en Cabarets «Flèches des Fées» pendant cinq ans. Elle conte avec divers musiciens dont Tenzin Gonpo artiste Tibétain qui l'accompagne aux instruments et à la voix. Elle parraine un enfant tibétain durant plusieurs années. *1994, sociétaire des Auteurs et Compositeurs Dramatiques. Elle participe à divers festivals... *Avril 1998, elle conte dans les écoles françaises, Instituts, hôtels, villages pour le Festival International des Conteurs Francophones à Abidjan en Côte d'Ivoire. *2003, auteure, poète, en situation de handicap, elle poursuit en écrivant toute son Œuvre. Elle réécrit ses contes adaptés pour la scène (120 contes) et écrit de très nombreux ouvrages dont des contes merveilleux et fantastique, un récit autobiographique ' Les Sanglots du Vent' ; une trilogie Fantasy ' Les 3 Héritiers de la Clef des 7 Mondes' (t.1 : La Dragonne et l'Œuf d'Or Sacré ; t.2 : Éloïse et le Commandeur du Temps ; t.3 à paraître) ; des témoignages de vie ' Docteurs, vous m'avez tué ! ' suite à paraître : ' La Danse de la Méduse ', ' L'Arbre d'Or ', 'La Fuite du Temps', 'La Maison du bout... de la Terre', 'Plus fort souffle le vent', 'Un Radeau dans le Ciel'… un recueil de prose poétique de 7 livrets ' Puisque tu vis, Philippe', une suite de nouvelles et de prose poétique 'À l'Aube d'un Jour' et un livret de pamphlets (prose insurrectionnelle : 'Je vous écris, Frères Humains', ... *2011, à la création de la Maison du Conte, de l'Illustration et de l' Édition Fantastique ' LA FONTAINE AUX FÉES ' édite dix de ses livres (sur plus de 30) et avec son époux Maurice JANIN, architecte d'exécution (en situation de handicap), fréquente les Salons du Livre de Rhône-Alpes, Auvergne, Bourgogne, Yonne, Paca chaque week-end durant deux ans. Sur le Salon du Livre de Lorette (42-Loire), elle rencontre Michel COUROT, Dico d'Or, grand gagnant de la Dictée de Bernard Pivot en 1995. Il deviendra son relecteur et son très grand ami. En avril 2011, elle écrit un conte merveilleux : Flora, Pipi et Scratch, la sorcière. *2012, sociétaire des Arts et des Lettres de France, membre du bureau de l' UERA A (Union des Écrivains de Rhône-Alpes-Auvergne), ambassadrice du Cercle des Ambassadeurs Universels de la Paix, 'La Fontaine aux Fées' édite 'Le Grand Livre de Marina' de Marina FERREIRA et ' Le Monde de Lucas ' de Didier POUDIÈRE. *13 octobre 2013, elle est nommée Membre de la World Académy of Arts and Culture and World Congress of Poets. *Le 18 mai 2014, elle parraine le 1er Festival du Livre et de l'Illustration Jeunesse «Les P'Tits Z'Amis de Marina » à Saint-Didier-de-Formans dans l'Ain (01). *13 Juillet 2014, après avoir vécu deux ans dans le village natal de son père en Alsace près de Bâle et de très longues années en région lyonnaise, elle vit désormais à Plogoff dans le Finistère et devient Membre de l'Association des Écrivains Bretons (AEB). Elle écrit et publie un nouveau conte ' La Fontaine de la Mer Feunteun Aod '. *Décembre 2014, elle collabore au Festival International du Conte de Guillaume ÉKOUMÉ, au Cameroun. Elle écrit un nouveau conte 'Max, le Petit Sorcier'. *Février 2015, elle écrit un conte 'Louka, le Petit Loup de Brocéliande' dédié à son arrière petit-fils, Louka né le 5 février 2015. *23 avril 2015, elle écrit 'Le Dragon de Pors Loubous', un conte fantastique. Fin juillet, par son épouse Danyèle, elle apprend dans une profonde tristesse le décès de son indéfectible ami, Michel COUROT. *20 décembre 2015, elle conte 'Plume de Corbeau' au théâtre Georges Madec à Esquibien pour les enfants des écoles et leurs parents. *de septembre 2013 à ce jour, elle devient lauréate de 59 distinctions Littéraires Internationales (Trophées, Mérites, Médailles, Prix, Mentions...) décernés par 14 concours Littéraires Internationaux. *2015-2016, elle recherche un Éditeur sérieux pour lui reprendre toute son Oeuvre. *En 2015, elle est invitée à Sacramento en Californie et à Prague en Tchécoslovaquie du 5 au 10 septembre 2016 par le Président de la World Académy of Arts and Culture and World Congress of Poets où elle ne pourra pas se rendre. *Le 1er février 2016, elle écrit le conte 'Justine et le Pays Contraire'. *Février 2016, elle s'inscrit dans les Salons Festivals du Livre en Bretagne qu'elle espère honorer de sa présence... le 24 avril 2016, elle se rend au Salon du Livre de Botmeur (Finistère) où elle conte et dédicace... En juin 2016, elle écrit le conte 'Kaoura, la Princesse aux Sept Dragons'... en 2017 'La Princesse aux Mensonges', 'L'Œil du Dragon'... et autres...
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