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9 mars 2009 1 09 /03 /mars /2009 10:51

...(suite de notre périple en ESPAGNE en 2001-2002)... 

  Nous roulons à la tombée du jour jusqu'à Port Leucate. Nous ne trouvons pas le lieu où résident les camping-caristes. Aussi, nous nous garons sur la place du Port vers la Capitainerie, non sans une certaine inquiétude. Mais pourquoi viendrait-on nous virer ? Il faut dire que dans le midi de la France, sur la côte, nous en avons pris l'habitude ! Rassérénés, nous téléphonons aux enfants pour leur annoncer notre retour au pays.

Samedi 2 février 2002 : 15°,4 - PORT LEUCATE/ GRAU DU ROI

   A 9 heures, nous décollons. Nous allons sur Narbonne pour un arrêt à Narbonne accessoires, puis finalement nous rejoignons Béziers, Sète, Villeneuve les Magdelonnes, Palavas pour le Grau du Roi. Finalement nous retrouvons notre siège, au Grau du Roi avec le plus grand plaisir. De plus en ce début de février, il fait des températures printanières après les très gros froids de novembre, décembre et janvier lus dans la presse.

Dimanche 3 février 2002 : 12°,8 -GRAU DU ROI

    Nous reprenons nos petites habitudes sur le lieu. Ce matin, Maurice s'est levé rapidement pour aller me chercher des petits croissants à la boulangerie du coin. C'est un chou, mon amour ! Faut-il qu'il aille se fatiguer à courir ainsi ? Hier, il a fait la connaissance d'un brave espagnol attendant la retraite pour se retirer dans son pays à Alicante. Ils ont pu échanger ensemble toutes leurs impressions. Vive le camping-car qui ouvre ainsi les esprits et la compréhension au monde !
   En tout cas, aujourd'hui, Maurice retrouve avec bonheur ses petits coins de pêche à lui et moi, la télévision, le parler français qui commençait à me manquer furieusement.
   En fin de journée, Maurice rentre avec 1 kg de friture (203 petits poissons)  qu'il prépare lui-même.
   Fatigués, nous sommes au lit à 19 heures.

Lundi 4 février 2002 : 14° -GRAU DU ROI (582 km) Aire de repos entre PERIGUEUX et ANGOULEME

   Il pleut à verse ! A 8 heures nous sommes debout. Nous pensons faire venir le courrier jusqu'ici et puis devant le temps, au bout d'un moment, les bretons de coeur que nous sommes, décidons de filer en Bretagne.
   Et, nous voilà repartis. Envolé "L'oiseau Bleu" une fois encore ! Nous prenons la route via Montpellier, Beziers, Narbonne, Carcassonne, Toulouse, Agen, Bergerac par la N21 jusqu'à Périgueux. Passés devant Périgueux, nous passons sur Brantôme et plus loin nous arrêtons sur une aire de repos. Demain, nous approcherons d'Angoulème, Hiersac, Jarnac, Cognac, Saintes, Niort, Nantes, Vannes, Lorient. 
   Nous dormons sur une aire d'autoroute. 
 
                        (Photo: "la Baie des Trépassés) 

860 km-Mardi 5 février 2002-Angoulême/ Quimper + 580 km
   Nous enfilons rapidement l'autoroute. Nous arrivons à 12 heures 30 sur

Quimper,       (Photo : Quimper/ Festival de Cornouaille-3ème semaine de juillet)
puis nous nous engageons dans la direction Audierne-Douarnenez, notre destination de prédilection.
   Nous prenons la petite route de Plozévet, ma préférée. Nous retrouvons le site tel que nous l'avons quitté l'an dernier, éclatant sous le soleil avec une mer agitée.
   La nuit précédente et toute la matinée nous avons dormi puis roulé sous une pluie battante, mais à la hauteur de Vannes, le temps s'est éclairci doucement. Cela n'empêche pas l'océan d'être "en fort coup de vent".
   Nous flânons sur ce littoral tant aimé. Nous rencontrons une petite maison à vendre avec un petit terrain attenant. Elle me fait envie, j'aimerai pouvoir l'acquérir. Nous nous arrêtons sur ce bord de côte sauvage pour manger sur la plage en contrebas.
   Je prépare le repas et à ce moment là, Maurice aperçoit un guillemot en difficulté. Il vient de prendre un "coup de tabac" et atterrit sur la plage au bord des vagues. Il s'ébroue de ses deux courtes ailes. Il reste sur place, semble chercher ses esprits, assommé, il ne bouge presque pas. On le sent en difficulté. Nous le regardons évoluer, tous les deux inquiets de son sort. Nous nous rappelons les trois couples que nous avons observés, joyeux de les trouver libres. Ils nageaient, pêchaient, vivaient sur leur rocher en mer à quelques mètres de nous. Quel plaisir de les voir filer tels une torpille sous l'eau à la recherche de leur nourriture. ! Quels excellents nageurs et puissants pêcheurs ! Et là, aujourd'hui, celui-ci semble se débattre dans la tempête. Un moment, nous pensons aller le recueillir. Maurice s'en va le chercher, mais les rochers et le manque de chemin accessible rend cette tentative trop périlleuse pour lui. Il rebrousse chemin. Reste libre, Guillemot, débrouille-toi comme tu le fais si bien contre les éléments déchaînés et la cruauté de la vie. Ne viens pas chez les humains, dans leur monde immonde et barbare où tu n'as pas de place et où les gestes pour te sauver ne sont que tortures et souffrances pour rien, sauf pour l'homme de se donner bonne conscience et de faire joujou ! Nous l'observons une dernière fois, tristement, puis nous partons. 
                             

   A Pors-Poul'han, nous faisons un tour de vue dans ces lieux que nous connaissons si bien, puis nous nous rendons au petit hôtel habituel où nous prenons un café. Nous continuons via Douarnenez, mais devant la fureur du vent et de la pluie, nous allons faire nos courses et vider notre engin dans la station camping-car. Nous avons des problèmes avec les bouchons de fermeture des vannes de vidange et de la citerne d'eau et nous devons en acheter pour tenter de les colmater. Nous recherchons une aire de repos pour la nuit. En même temps, nous en profitons pour partir en quête de maisons à vendre sur le site. Nous téléphonons pour la petite maison entrevue sur la côte. Nous prenons vraiment l'envie de venir vivre ici, le climat nous convient si bien. Nous allons la visiter et nous faisons la revue des maisons entre Douarnenez et Audierne. Nous allons jusqu'à nous renseigner sur un programme de construction dans la baie d'Audierne.   Le projet est beau, sur un site fort bien placé mais hélas collectif. Il y a le pour, la beauté du site et le contre, voisins, charges etc...Nous réfléchissons beaucoup au pour et au contre de s'installer ici...la santé de Maurice et nos enfants nous empêchent de sauter le pas.
   Nous nous installons sur la côte et tentons de faire marcher la télévision. Elle nous a manquée parfois pour les infos, mais voilà, en Espagne elle fonctionnait parfaitement, ici peine perdue, rien à faire ! Le vent en furie et la télé nous contraignent à chercher un autre refuge plus abrité. Nous sommes obligés de nous garer dans un petit parc entre les maisons et l'église de Pors-Poul'han. Mais soudain l'appareil de télévision pète ! Plus d'images, plus de son, coupée nette, elle refuse de transmettre quoi que ce soit ! Voilà s'est dit ! Ras le bol, ras la couette ! Ils se foutent de nous, la première avait déjà subit un sort identique et la seconde, rebelote ! Demain, ils faudra aller leur mettre une secouée !
   Dépités, nous allons nous coucher après deux scrabbles. Rien de telle qu'une bonne nuit pour nous remettre de nos émotions ! 
   Nous nous endormons, quand subitement à deux heures trente du matin, la tempête nous oblige à nous lever et à fuir dans les terres. Il y a du vent dans les voiles ! Le bidon amarré à l'arrière avec le fauteuil roulant danse la gigue, la bâche claque à grands coups et notre engin s'envole presque ! Nous nous réfugions sur le parking derrière intermarché. Mais le toit de tôles claque, les frigos bourdonnent, ce n'est pas une bonne idée. Nous allons nous ranger plus loin. Hélas, à peine recouchés, nous comprenons qu'il est impossible de s'endormir tant le souffle du vent rugit de toutes parts. Nous repartons au milieu de la nuit. Maurice en pyjama pilote le camping-car durant vingt cinq kilomètres. Il pense au port de Tréboul. Nous déambulons dans ses rues étroites à moitié endormis ! La situation est, une fois de plus, rocambolesque ! Et comme à chaque fois, j'éclate d'un rire communicatif, Maurice en fait de même. Nous voici enfin sur le port, car entretemps nous nous sommes perdus et égarés sur la plage. Installés à Tréboul, effectivement le port nous offre un abri contre la tempête rugissante. Tranquillisés, nous trouvons enfin le sommeil. 
   Au matin, les klaxons, des trompes, le train, les autos mènent un tintamarre indescriptible. Un rossignol s'égosille par-dessus les toits à séduire sa belle de son chant mélodieux. Lorsqu'il cesse enfin, la nuit cède la place au lever du soleil. Il est huit heures. On se lève.

Mercredi 6 février 2002-10°,9-TEMPETE 

                     
   Nous faisons le tour du petit marché de Tréboul qui sent si bon la Bretagne. Maurice râle. Les prix sont vraiment exagérés en comparaison de l'Espana. Ils semblent que tout le monde profite de l'euros pour gonfler les prix à satiété. En effet nous achetons le pain et des calamars pour 22 euros !
   Nous roulons jusqu'au port de Douarnenez.

    Maurice entreprend de réparer ses gaules pour la pêche. Il doit encore acheter un scion mais le mal est réparé. Sur le port aucun pêcheur n'est présent ! Le vent violent annule toute résistance et visiblement ils y ont tous renoncé. Pourtant les bars et les maquereaux viennent au rendez-vous. Sur une éclaircie, Maurice tente un essai mais il doit se rendre à l'évidence. La force du vent et sa froidure le contraignent à déclarer forfait. Pour l'occuper, je téléphone pour visiter la petite maison. Après le repas nous nous rendons sur le lieu du rendez-vous. Nous croyons être les seuls mais deux autres couples visitent aussi. Entre les deux, nous réussissons à passer avant notre heure (15 heures). Nous entrons par le garage mais à l'intérieur tout doit être refait. De gros travaux sont nécessaires pour la rendre habitable. Très petite, la maison se montre bien sympathique. Les baies vitrées à petits carreaux ouvrent sur la mer, celle de la chambre sur le côté, aussi. La cuisine à l'arrière dont le terrain n'est pas draîné, a souffert de l'humidité ambiante. Je pense à la vente de ma maison mais Maurice me retient. Combien il a raison. Nous apprendrons par la suite qu'elle s'est vendue à quelqu'un du pays, un voisin, pour presque rien. Les bretons semblent appuyer abusivement sur le
portefeuille des touristes.  Nous laissons nos coordonnées et promettons de porter les papiers demain à Pont Aven.
   Dans un bar, nous discutons du coup. Est-ce bien judicieux ? En tout cas, Maurice ne se sent pas prêt à affronter de tels soucis. Vendre la maison rapidement, cela risque de nous faire vivre des nuits d'insomnie et il faut aussi trouver l'avance pour la réservation de la vente. L'idée est belle mais bizarrement, je réfléchis plus qu'à l'accoutumée et je ressens ce projet comme inopportun. Finalement, je me ravise et Maurice se tranquillise. Pas de contrariétés, pas de soucis, le camping-car nous suffit. 

Jeudi 7 février 2002- Plouhinec 13°
   La maison est vite tombée aux oubliettes comme une mauvaise prémonition ! Signer un sept aurait sûrement été favorable mais en l'occurence j'enterre très vite ce projet. Maurice n'a vraiment pas la forme entraînant à coup sûr une baisse de moral. Depuis que nous sommes arrivés ici, je le vois bien Maurice va mal à nouveau. Nous en avons beaucoup parlé hier et cela nous rend tristes. Il souffre et par ricochet, moi aussi. Peut-être vaut-il mieux rentrer et revoir le cardiologue et le pneumologue et peut-être envisager la pose d'un pacemaker (malgré une bradycardie cela ne sera jamais possible). Il m'est très pénible de le voir ainsi souffrir et malheureux, d'autant plus fort qu'il fait tout pour m'adoucir la vie et ne rien laisser paraître afin que je ne manque, ni ne souffre de rien. De mon côté sans le lui dire, je me comporte de la même façon. Il me rend la vie encore plus bouleversante quand je suis consciente de ce qu'il vit. De mon côté je ne veux qu'il ne manque de rien et tente avec lui, par tous les moyens, de profiter de la beauté de l'instant, de ce merveilleux que nous apporte la vie chaque jour. Aussi nous vivons fort et intensément.
   Aujourd'hui, il crachine sur Pors-Poul'han. La mer s'est adoucie et le vent s'est calmé après une nuit à recracher la saleté du monde. Notre véhicule a reçu bidons de toutes sortes, bouteilles plastiques et autres immondices vomis par l'océan et que le vent charrie sur des kilomètres...déchets de plastiques qui tuent les oiseaux marins et toute la faune mais qui empoisonnent aussi les humains sans qu'ils le sachent...jusqu'où iront nous dans la destruction de notre propre environnement ?
   Nous allons à la laverie pour une grande tournée de linge et cela nous occupe par ce temps irrascible d'autant mieux que la télévision une fois de plus nous a lâchée. Apparemment, il s'agit d'un mauvais cablâge de notre engin et les fusibles pètent. Nous mangeons sur le port d'Audierne devant la baie.
   Je passe l'après-midi chez le coiffeur entre 15 heures 30 et 18 heures 30, Maurice en profite pour régler les problèmes de dépannage par téléphone.  Il faudra donc tenter de se dépanner nous-même en attendant notre retour en région lyonnaise. Nous devrons aussi voir notre assurance pour l'accident survenu à San Sébastian (On verra par la suite qu'il nous faudra attendre un an pour recevoir l'argent pour la réparation de notre véhicule) ! 
   Après cela, Maurice se sent vraiment trop seul et se met en quête de son épouse chez tous les coiffeurs...nombreux dans ce quartier. Evidemment celui que j'ai trouvé ouvert, entre midi et deux, se situe à l'écart de la route, dans une ruelle pas facile à dénicher. Moi aussi, je me sens seule, loin de lui. J'ai grand hâte d'en finir seulement la coiffeuse en l'absence de sa collègue éprouve bien du mal à faire face à la clientèle à elle seule. Elle paraît, visiblement, stressée. Je dois attendre...la couleur d'une cliente, la coupe d'une autre pour avoir droit à mon broching...et le temps passe lentement...Lorsque je m'échappe enfin, il fait presque nuit et la brume s'est épaissie. Il fait doux et la pluie a cessée.
   Le temps va sans doute s'améliorer. Ce serait très heureux pour Maurice qui attend avec une impatience fébrile de pouvoir pêcher. Pour le cas où la météo s'acharnerait à nous faire des misères et pour taire toute mauvaise humeur nous achetons le guide vert de la Bretagne. Nous pourrons, ainsi, partir à la découverte de ce que nous ne connaissons pas de la Bretagne, la Côte des Légendes par exemple au Nord de Brest et retour sur Brest...un parcours d'une beauté à vous couper le souffle ! Et il y a tant de merveilles qui restent à découvrir. Samedi s'il pleut nous irons voir Astérix et Cléopâtre (ce que nous n'avons pas fait, finalement) ! Et puis, nous aurons peut-être réussi à réparer la télévision, cela nous évitera de nous coucher comme les poules. Certains jours, il est bon de rester une heure ou deux devant l'appareil, car il fait nuit encore tôt le soir, et les jours de pluie cela console. 
   Maurice fatigué ayant mal à la tête se couche à 20 heures trente. Il faudra appeler le médecin. Il prend deux comprimés et s'endort à 21 heures. 
   Aujourd'hui, au moment du repas, j'ai aperçu un guillemot plonger et replonger dans le Goyen. C'est étrange de les trouver si près de la côte mais là carrément dans le port et sur le Goyen c'est totalement anormal. Ne serait-ce pas les rescapés de l'Erika ? J'ai bien peur que oui. Ces oiseaux marins vivent en pleine mer, sur des rochers, bien loin, de toute présence humaine. Et voilà qu'à présent, nous les rencontrons à chaque instant. Ces oiseaux ont été imprégnés par les hommes et maintenant ils s'en rapprochent.
   Aux infos des bidons de déchets excessivement dangereux sont recherchés en pleine mer, dans le passage du Raz de Sein, largués par des américains (en perdition) ? Cà recommence ! Il y a peu, une catastrophe a été évitée de justesse entre deux pétroliers, toujours au large de Sein. C'est absurde et révoltant !

Vendredi 8 février 2002- Port de Tréboul
   Au réveil, nous téléphonons à notre toubib. Il confirme nos craintes. Il faut consulter. Nous passons la matinée chez un médecin de Tréboul. Il faut voir un cardiologue avant de prendre la route pour un bilan coeur et assistance respiratoire (assistance que nous avons fait aménager dans le camping-car sur une batterie alimentée par le moteur et les panneaux solaires). Il faut changer le remède pour l'hypertension et le cardio conseille le Sectral et Nitriderm plutôt que Natyspray. J'ai de gros doutes. Notre ancien cardiologue avait mis en garde de ne pas changer de traitement Maurice ne supportant pas les bétabloquants dangereux et néfastes pour lui et déjà essayés sans succès...et on reviendra au Natyspray quelques mois plus tard sur le conseil d'un autre spécialiste. Je rappelle notre généraliste. Il faut rentrer et voir en urgence notre cardiologue. La prise de sang ne révèle rien de suspect mais la montée de tension doit être endiguée par un changement de remède. De plus, la pose de trinitrine en spatch s'avère mieux appropriée...que croire ? 
   Nous rentrons demain. Je conduirai malgré que je rencontre de grosses difficultés douloureuses et musculaires. 
   Cela a assez duré ! Il se fatigue des heures au volant sous le prétexte de me ménager ou de ne pas trop penser (çà, je l'accepte mieux) ! 
   Je téléphone aux enfants, aux amis. Maurice revient de la pêche écoeuré. Non seulement il a accroché sa ligne, mais il vient d'apercevoir un guillemot mazouté, flottant sur l'eau puant le gaz oil ! Cet oiseau est bagué, un de ceux que nous avons soigné durant l'Erika ! Nous avons le coeur gros.
   Dégoûtés, nous quittons la Bretagne sans regret. La pêche s'avère inutile. Le port de Douarnenez est si sale, si pollué ! Un gros bar flotte le ventre à l'air et constater l'état des oiseaux, une fois de plus, victimes innocentes de cette immense inconscience . Cette monstruosité nous dégoûte. Le genre humain paiera pour çà comme pour tout le reste ! La nature ne peut pas rester ainsi continuellement violée et agressée de toute part.

                      
Nous nous arrachons ainsi, plus facilement de cette terre bretonne que nous aimons tant.
   Nous allons jusqu'à Concarneau tenter de trouver une poupée du pays pour ma belle-soeur. Nous allons rapidement dans la Citadelle que nous connaissons bien pour y avoir vécu la fête des "Filets Bleus" à plusieurs reprises. Il est déjà 18 heures 15. Lorsque nous pénétrons à l'intérieur nous constatons les magasins fermés comme à chaque fois que nous passons ici, l'hiver. La semaine prochaine, aux vacances de février nous aurions eu une chance. A Concarneau, un seul magasin fait ce genre de poupée folklorique. On en trouve aussi à Pont Aven. Nous avons fait toute la grande rue commerçante, en vain. Tant pis, elle devra se contenter de la poupée ramenée du Portugal en attendant une autre fois. 
   Nous nous garons devant la Citadelle pour la nuit. Nous allons déguster une pizza délicieuse et un nougat glacé rarement goûté d'aussi bon (jamais !) dans un petit bar en face de la place...pratique ! Puis, nous rentrons. Maurice à bout de ses maux de tête insupportables se couche à 20 heures trente après avoir avalé deux comprimés en attendant le premier comprimé "d'Hyzaar" à la place de "Cozaar" demain matin. Avec cela, nous espérons une amélioration.
   Le lendemain, nous rentrons la soute pleine de souvenirs après un périple de six mois loin de chez nous...
   Nous ne savons pas encore que nous reviendrons bientôt..

   


Les druides_1 envoyé par padepanix

 
  
COMMENTAIRES /
Posté par Tata-berna :
comme il est bon de voyager avec toi dana, je m'y vois
merci
bizzz




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Published by LA FONTAINE AUX FEES (DANA LANG) - dans CARNETS BLEUS (mes voyages)
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Présentation

  • : Dana LANG, artiste Internationale, conteuse aux plumes de Sioux, citoyenne du monde, auteure Fantasy, poète, lauréate de 59 Prix Littéraires Internationaux, éditrice, ambassadrice de la PAIX, membre SACD, UERAA, AEB, World Académy of Arts and Culture and World Congress Poets, ...
  • Dana LANG, artiste Internationale, conteuse aux plumes de Sioux, citoyenne du monde, auteure Fantasy, poète, lauréate de 59 Prix Littéraires Internationaux, éditrice, ambassadrice de la PAIX, membre SACD, UERAA, AEB, World Académy of Arts and Culture and World Congress Poets, ...
  • : *1979-1989, bibliothécaire jeunesse en banlieue lyonnaise (Vénissieux) où elle conte déjà trois fois par semaine. Les classes s'inscrivent sur des listes d'attente. *1989-2002, conteuse professionnelle internationale (artiste, durant 12 ans intermittente du spectacle / Cie du Soleil Noir). Elle conte dans les écoles, collèges, lycées, bibliothèques, médiathèques, salles de spectacle, théâtres, festivals... etc... *1991, fondatrice d'une Maison du Conte 'La Biche au Bois' au Cergne (42-Loire). Elle reçoit 20 000 scolaires en attractions contées sur les terres d'Anne de Beaujeu dans les Monts du Haut-Beaujolais, et organise un Festival du Conte et des Conteurs en Forêt et en Cabarets «Flèches des Fées» pendant cinq ans. Elle conte avec divers musiciens dont Tenzin Gonpo artiste Tibétain qui l'accompagne aux instruments et à la voix. Elle parraine un enfant tibétain durant plusieurs années. *1994, sociétaire des Auteurs et Compositeurs Dramatiques. Elle participe à divers festivals... *Avril 1998, elle conte dans les écoles françaises, Instituts, hôtels, villages pour le Festival International des Conteurs Francophones à Abidjan en Côte d'Ivoire. *2003, auteure, poète, en situation de handicap, elle poursuit en écrivant toute son Œuvre. Elle réécrit ses contes adaptés pour la scène (120 contes) et écrit de très nombreux ouvrages dont des contes merveilleux et fantastique, un récit autobiographique ' Les Sanglots du Vent' ; une trilogie Fantasy ' Les 3 Héritiers de la Clef des 7 Mondes' (t.1 : La Dragonne et l'Œuf d'Or Sacré ; t.2 : Éloïse et le Commandeur du Temps ; t.3 à paraître) ; des témoignages de vie ' Docteurs, vous m'avez tué ! ' suite à paraître : ' La Danse de la Méduse ', ' L'Arbre d'Or ', 'La Fuite du Temps', 'La Maison du bout... de la Terre', 'Plus fort souffle le vent', 'Un Radeau dans le Ciel'… un recueil de prose poétique de 7 livrets ' Puisque tu vis, Philippe', une suite de nouvelles et de prose poétique 'À l'Aube d'un Jour' et un livret de pamphlets (prose insurrectionnelle : 'Je vous écris, Frères Humains', ... *2011, à la création de la Maison du Conte, de l'Illustration et de l' Édition Fantastique ' LA FONTAINE AUX FÉES ' édite dix de ses livres (sur plus de 30) et avec son époux Maurice JANIN, architecte d'exécution (en situation de handicap), fréquente les Salons du Livre de Rhône-Alpes, Auvergne, Bourgogne, Yonne, Paca chaque week-end durant deux ans. Sur le Salon du Livre de Lorette (42-Loire), elle rencontre Michel COUROT, Dico d'Or, grand gagnant de la Dictée de Bernard Pivot en 1995. Il deviendra son relecteur et son très grand ami. En avril 2011, elle écrit un conte merveilleux : Flora, Pipi et Scratch, la sorcière. *2012, sociétaire des Arts et des Lettres de France, membre du bureau de l' UERA A (Union des Écrivains de Rhône-Alpes-Auvergne), ambassadrice du Cercle des Ambassadeurs Universels de la Paix, 'La Fontaine aux Fées' édite 'Le Grand Livre de Marina' de Marina FERREIRA et ' Le Monde de Lucas ' de Didier POUDIÈRE. *13 octobre 2013, elle est nommée Membre de la World Académy of Arts and Culture and World Congress of Poets. *Le 18 mai 2014, elle parraine le 1er Festival du Livre et de l'Illustration Jeunesse «Les P'Tits Z'Amis de Marina » à Saint-Didier-de-Formans dans l'Ain (01). *13 Juillet 2014, après avoir vécu deux ans dans le village natal de son père en Alsace près de Bâle et de très longues années en région lyonnaise, elle vit désormais à Plogoff dans le Finistère et devient Membre de l'Association des Écrivains Bretons (AEB). Elle écrit et publie un nouveau conte ' La Fontaine de la Mer Feunteun Aod '. *Décembre 2014, elle collabore au Festival International du Conte de Guillaume ÉKOUMÉ, au Cameroun. Elle écrit un nouveau conte 'Max, le Petit Sorcier'. *Février 2015, elle écrit un conte 'Louka, le Petit Loup de Brocéliande' dédié à son arrière petit-fils, Louka né le 5 février 2015. *23 avril 2015, elle écrit 'Le Dragon de Pors Loubous', un conte fantastique. Fin juillet, par son épouse Danyèle, elle apprend dans une profonde tristesse le décès de son indéfectible ami, Michel COUROT. *20 décembre 2015, elle conte 'Plume de Corbeau' au théâtre Georges Madec à Esquibien pour les enfants des écoles et leurs parents. *de septembre 2013 à ce jour, elle devient lauréate de 59 distinctions Littéraires Internationales (Trophées, Mérites, Médailles, Prix, Mentions...) décernés par 14 concours Littéraires Internationaux. *2015-2016, elle recherche un Éditeur sérieux pour lui reprendre toute son Oeuvre. *En 2015, elle est invitée à Sacramento en Californie et à Prague en Tchécoslovaquie du 5 au 10 septembre 2016 par le Président de la World Académy of Arts and Culture and World Congress of Poets où elle ne pourra pas se rendre. *Le 1er février 2016, elle écrit le conte 'Justine et le Pays Contraire'. *Février 2016, elle s'inscrit dans les Salons Festivals du Livre en Bretagne qu'elle espère honorer de sa présence... le 24 avril 2016, elle se rend au Salon du Livre de Botmeur (Finistère) où elle conte et dédicace... En juin 2016, elle écrit le conte 'Kaoura, la Princesse aux Sept Dragons'... en 2017 'La Princesse aux Mensonges', 'L'Œil du Dragon'... et autres...
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