Dans les années 1991
et 1992, j'ai donné plusieurs fois, le spectacle LES DAMES DU LAC tiré de la Légende Arthurienne, accompagnée de Lob Fulup, un barde celtique (harpe).
J'ai travaillé cette légende durant douze ans pour découvrir les livres de Marion ZIMMER BRADLEY qui correspondait à
mes recherches et le cheminement que je m'étais faite de cette légende fondatrice du monde occidental. Je l'ai faite mienne...et au bout de cette quête, je me suis retrouvée en Brocéliande, la
tête pleine de tous ces merveilleux héros. A cette occasion, à l'orée de la forêt de Brocéliande, j'y ai découvert Job Fulup. Ce fut un moment magique. L'occasion aussi, pour moi,
d'y rencontrer Jean Markale, dont j'avais lu tous les livres et Claudine Glot au Centre Arthurien de Comper.
Un jour
d’hiver une paysanne se penche au-dessus d’un berceau.
---Mon petit garçon mon soleil qu’allons-nous devenir maintenant que la mer a emporté ton papa notre seul soutien ! Chuchote
la mère.
Là-dessus
elle sursaute. Elle vient d’entendre un bruit étrange. Elle écoute mieux puis distingue faiblement à la porte un :
---Klop klop klop !
---Qui va là ? Qui frappe ? Souffle-t-elle effrayée.
Elle
entrouvre la porte et à la lumière de la cheminée elle aperçoit une petite, toute petite bonne femme noirâtre avec une petite barbe noire. Elle porte un minuscule enfant dans ses bras.
L’inconnue pénètre dans la chaumine :
---Aide-moi ma brave femme je suis malade et mon bébé va mourir car je ne suis plus capable de le garder en vie !
Implore-t-elle.
La femme
du pêcheur ne prend pas le temps de réfléchir. Elle saisit dans ses bras le bébé si petit, si faible habillé de soie verte et elle le nourrit comme s’il était le sien. Puis elle le dépose
dans le berceau tout à côté de son propre fils. Elle ranime le feu, verse ce qu’il lui reste de farine dans un chaudron, y ajoute un morceau de poisson, des légumes et en un rien de temps
elle cuisine une appétissante soupe de poissons ! Ensuite elle prépare un bon lit frais pour la petite dame. Un moment plus tard tout le monde dort dans la chaumière.
Au matin,
des pleurs d’enfants réveillent la fermière. Elle jette un coup d’œil dans le lit voisin mais elle frissonne d’effroi ! La visiteuse n’est plus là ! S’il n’y avait pas son bébé elle
croirait avoir rêvé ! Sans réfléchir davantage elle soupire, saisit les deux bébés et les nourrit comme des jumeaux. Lorsqu’ils sont enfin rassasiés elle examine sa maison. Elle ne peut
en croire ses yeux. Sur sa table elle trouve un sac rempli de farine blanche, du pain bien doré, du beurre frais, du miel. La pauvre paysanne n’en a jamais goûté de meilleur ! Sous la
voûte de la cheminée elle découvre suspendu un gigot fumé dont la bonne odeur se répand dans toute la maisonnée et lui fait monter l’eau à la bouche ! Puis elle pose son regard sur le
banc et elle y voit soudain des vêtements tous neufs posés là des habits de garçon et de petite fille tout en soie et en laine brodée, légers et fins comme toile
d’araignée :
---C’est assurément la Reine des Fées ! Se dit la femme du pêcheur.
A partir
de ce moment il n’y a plus de place pour la misère dans la petite maison en bord de mer. Les enfants bien nourris poussent comme de jeunes arbres. La petite fille a un visage mat où brillent
des yeux verts comme l’eau d’un lac. Un soir où l’été approche la femme du pêcheur tente d’endormir les enfants. Elle chantonne une berceuse :
---C’est la légende de l’enfant
de
l’enfant du pays d’Armor
qui
naquit, un jour de grand vent
avec un
cœur tout remplit d’or
plus il
allait en grandissant
et, plus
son cœur devenait grand
plus son
trésor devenait lourd
plus, il
avait le mal d’amour !
Oh !
Mon enfant souviens-toi de la chanson du joli temps passé
que les
mamans chantaient à leurs anges blonds le soir pour les bercer !
Mais
soudain elle perçoit faiblement :
---Klop klop klop !
La jeune femme se lève, entrouvre la porte et elle se trouve à nouveau devant la petite bonne femme en habit de soie verte. La
visiteuse lui sourit. Ses yeux verts dans son visage noirâtre brillent comme des étoiles dans la nuit. Elle lui dit :
---Je suis venue te remercier de nous avoir sauvé ma fille et moi. Tu nous a rendu la vie. A présent je viens chercher mon enfant.
Mais je te demande de me suivre tout de suite avec ton fils. N’aie pas peur, ne crains rien tu seras de retour demain !
La femme
du pêcheur ne réfléchit pas. A la hâte elle enfile un vêtement couvre son fils l’enveloppe d’une couverture et suit la korrigane à travers la montagne. Elles traversent la forêt sombre et
profonde puis elles s’arrêtent devant un buisson. Soudain il s’écarte devant elles et une porte de feuillage s’ouvre. Elles pénètrent dans le passage et le buisson se referme derrière elles.
L’herbe piétinée se relève comme si personne n’était jamais passé par là. La reine des elfes guide la paysanne à travers une campagne luxuriante. Les fruits des arbres sont si sucrés qu’ils
coulent en goutte de miel sur son passage ! Les blés d’or plus haut que la taille d’un homme mûrissent et croulent de leurs épis lourds comme des têtes de chevaux ! Un château Royal
s’élève là. Une musique tantôt allègre, légère, gaie ou mélancolique se répand alentour. De petits elfes aériens, joyeux et sereins dansent sur ces airs éternels. La femme ne sait plus quoi
regarder. Elle s’émerveille des tapis et des rideaux venus de tous les coins du monde. La reine l’entraîne et la guide vers une table où elle lui offre les mets les plus exquis, les boissons
les plus douces et sucrées. Les enfants dorment dans des berceaux d’or, ornés de pierres précieuses, garnis de draps de soie. Ils font des rêves très doux car ils sourient d’aise dans leur
sommeil. Au matin la Reine remercie une fois encore la jeune femme :
---A présent nous devons nous séparer mais je n’oublierai jamais ta grande bonté. Je veux te laisser un souvenir : tes plats
seront toujours rempli de bonne nourriture. Vous ne connaîtrez plus jamais la faim ni toi, ni ton fils. Je t’offre aussi ce récipient rempli de remèdes. Ils soigneront les plaies et les os
brisés ! Mais ni toi, ni ton fils n’en aurez jamais besoin. Allez maintenant et vivez dans la paix et le bonheur ! Dit-elle.
Au même
instant le Château Royal disparaît aux yeux de la jeune mère. Et l’épais buisson se referme sur elle. Elle se retrouve dans la montagne et se dépêche de rentrer chez elle.
£££££££££££££££££££££££££££££££££
Bientôt
la réputation des soins et des remèdes de la jeune femme fait le tour du pays. Du matin au soir et bien souvent du soir au matin la jeune paysanne soigne les plaies et les maladies. Elle
arrache plus d’un patient à la mort. Jamais elle ne manque de remèdes pour tous pauvres ou riches malades qu’elle nourrit à sa table. Et malgré tout ses plats sont toujours aussi
pleins.
Ainsi
vécu-t-elle avec son fils et plus tard avec ses petits-enfants toujours en bonne santé et en harmonie avec chacun.
Et jamais
on ne pu oublier la bonté de cette femme et jamais il n’y eut de meilleur médecin que son fils.
Où comment celui qui est différent et que tout le monde rejette ou méprise parviendra à lui seul à sauver sa tribu...
-" Nuage d'Avril "
Où comment une petite souris partira à la recherche de son étoile...
-"L'Enfant loup "
Trois orphelins devront survivre seuls dans la grande prairie mais très vite, malgré la promesse faite à leurs parents les deux ainés abandonneront le plus petit. Que
devriendra-t-il seul dans la forêt ?
*P'TIT BRIN D'COQ : (A partir d'un conte de mon enfance) Un poussin pas comme les autres s'en va à Paris pour voir le roi...
*OUMBAYE DAME SCARABEE : (A partir d'un conte maghrébin) Une petite dame scarabée s'en va à la ville pour trouver un mari...
* MELISSA ET LE VIEUX CHÊNE : (A partir d'un conte de Grimm) Mélissa va devoir vivre seule dans la forêt mais quel est cet oiseau étrange qui vient la secourir ?
* L'OEIL MAGIQUE DE LA PRINCESSE FELINE (A partir d'un conte du patrimoine universel) : Cette princesse n'épousera que celui qui saura se cacher ! Mais quel est donc son secret ? CHUT...
*DEUSIEU (d'un conte de Grimm) n'est pas comme tout le monde. Elle a deux yeux et devient le souffre douleur de sa mère et de ses deux soeurs. Pourtant une fée va la protéger et la
sortir de ce mauvais pas...
* LA BICHE DU LAC : (Conte du patrimoine régional) Le fils du seigneur de Beaujeu n'aime pas la chasse. Il préfère écrire. Mais un jour de chasse, il fait une rencontre
étrange...Quelle est cette biche qui l'invite à le suivre ?
* L'ENFANT-LOUP : (A partir d'un conte indien) Trois jeunes indiens orphelins vont devoir apprendre à survivre seuls. Mais les deux aînés abandonnent le plus petit. Que va-t-il
devenir ?