Présentation

Rechercher

Liens

Calendrier

Mars 2010
L M M J V S D
1 2 3 4 5 6 7
8 9 10 11 12 13 14
15 16 17 18 19 20 21
22 23 24 25 26 27 28
29 30 31        
<< < > >>

MES CONTES MIS EN SCENE

 

 
                                                   LA VACHE Roussette

                                    «Enfance et Sortilèges, Contes de mon enfance»

                                                               Dana Lang

                         Oeuvre originale / Gestuelle / SPECTACLE VIVANT

                                       Conteur Auteur Interprète Metteur en Scène

  

             Mon père me parlait Souvent de l'Histoire de la vache Roussette ...

             Roussette, Son nom c'est, une vache est importante et prospère. Elle vit Dans un pré tout jaune, plein de boutons d'or, gros Comme des assiettes et des pissenlits, des Dents de lion, plus hauts que des Genêts.

             Roussette une toujours vécu ici. Elle ne se souvient pas d'avoir vécu ailleurs et elle ne sait rien de ce qu il ya par-delà les haies vertes et le ciel bleu.

             Roussette Possède Une grande dignité. Elle se conduit en parfaite femme du monde. Elle ne manque pas de bon sens. Pour une choisi elle est blanche ou noire. Elle Peut ne pas être rose ou grise! Les gens Sont bons ou mauvais jamais entre les deux! Tout Comme les pissenlits Sont amers ou sucrés mais passables jamais!

             Roussette Mène une vie très active il ne faut pas croire le contraire! Elle emploie ses matinées a donner des leçons à sa fille, La Génisse Rousse. L'après midi, elle enseigne Les Bonnes Manières à cette jeune personne. Elle lui apprend à mugir. Bref Tout Ce Que doit savoir Une Génisse bien élevée! Ensuite vient le temps de dîner.
  La vache apprend à sa fille le bon brin d'herbe du Mauvais. Le Soir LORSQUE la jeune vachette dort enfin, Dans VA Roussette Un coin du Pré pour ruminer et méditer en paix! Tous les mois, les saisons, les années s'écoulent exactement de la même façon! Une Génisse rousse vient au monde grandit et disparaît, Puis Une Autre Place SA Prend Donc ... Il est parfaitement naturel que la vache s'imagine sa vie toujours pareille. En vérité, elle a le sentiment que Rien n'est meilleur que cette vie ÉGALE Jusqu'à la fin de ses jours! Mais L'Aventure La Guette!

             Elle la surprend un soir ou cette pensée Une fois encore lui traverser l'esprit!

             Les étoiles ressemblent à des pissenlits et la lune à UNE GRANDE Pâquerette Au milieu de la nuit! Ce soir-là longtemps après que la Génisse Rousse SE Soit endormie La vache ... se lève tout à coup! ... Et se rencontre à danser:

--- «Je danse aujourd'hui,

    "Je saute sur le vent,

    'Je valse dans la nuit,

    «Je cours sur le temps,

    'Et je vole, cours,

    'Et tourne, à présent!

--- Mon Dieu! Dit Roussette ... Quelle choisi extraordinaire! J'ai toujours pensé que danser n'était pas convenable! Mais cela ne Peut être pas vrai Puisque je danse moi-même alors que je suis une vache modèle!

             Et la Roussette continuent de danser, de danser et de bien s'amuser. Au bout d'un moment, la fatigue la gagne. Elle décide d'en finir et d'aller se coucher. Mais à sa grande surprise, elle s'aperçoit Qu'elle NE PEUT plus S'arrêter de danser:

--- «Je danse aujourd'hui,

    "Je saute sur le vent,

    'Je valse dans la nuit,

    «Je cours sur le temps,

    'Et je vole, cours,

    'Et tourne, à présent!

             Chaque fois Qu'elle veut s'étendre près de la Génisse Rousse ses jambes se dérobent, elles Continuent de faire des entrechats ceux-là Qui bien entendu l'entrainent Dans cette danse endiablée!

             Roussette parcourt le pré sur les pointes de ses sabots, valse, saute, danse et tourbillonne sans pouvoir S'arrêter! Si bien que sur l'croirait Voir une toupie:

    «Je danse aujourd'hui

    "Je saute sur le vent,

    «Valse Je, dans la nuit,

    «Je cours sur le temps,

    'Et je vole, cours,

    'Et tourne, à présent!

 

--- Comme c'est singulier! Se dit-elle sur le ton d'une Femme du monde! Et pourtant rien n'y fait, elle NE PEUT Vraiment pas S'arrêter!

--- «Je danse aujourd'hui,

   "Je saute sur le vent,

   'Je valse dans la nuit,

   «Je cours sur le temps,

   'Et je vole, cours,

   'Et tourne, à présent!

 

              Au matin elle danse encore! La Génisse Rousse Doit Prendre son petit déjeuner seule de pissenlits voiture La Roussette Peut ne pas rester tranquille pour manger! "Elle danse tout le jour parcourt le pré en tout Sens et La Petite Génisse la poursuite en poussant mugissements des pitoyables!

--- «Je danse, aujourd'hui,

   "Je saute sur le vent,

   'Je valse dans la nuit,

   «Je cours sur le temps,

   'Et, je vole, cours,

   'Et, tourne, à présent!

 

             Quand vient la seconde nuit elle danse encore. Elle est très contrariée alors!

--- «Je danse aujourd'hui,

   "Je saute sur le vent,

   'Je valse dans la nuit,

   «Je cours sur le temps,

   'Et je vole, cours,

    'Et tourne un cadeau!

 

             Au Bout d'Une semaine folle Elle est au désespoir:

--- Il Faut que j'aille consulter le roi! Je ne peux plus Continuer à vivre ainsi! Décidez-t-elle.

             Elle embrasse Rousse et après Mille et Une recommandations, elle quitte la prairie Tout en dansant et elle s'en va voir le roi! Le long du chemin "Elle danse, arrache au passage des petites branches de haie. Elle danse et danse encore! Tous Ceux qui l'aperçoivent EN RESTENT ébarbelusés (ébarlus, stupéfaits, ébahis, ahuris!) Mais personne N'est plus étonné que la Roussette elle-même!

--- «Je danse aujourd'hui,

      Je saute sur le vent,

      Je valse dans la nuit,

      Je cours sur le temps

      Et je vole, cours

      Et tourne un cadeau!

 

             Enfin elle arrive au Palais du Roi. Elle Tire La Sonnette avec ses dents larges et LORSQUE la grille s'ouvre, elle pénètre en dansant dans la grande allée. Elle parvient Ainsi Aux Marches Qui conduisent au Trône!

--- «Je danse aujourd'hui,

     Je saute sur le vent,

     Je valse dans la nuit,

     Je cours sur le temps,

     Et je vole, cours,

     Et tourne un cadeau!

 

             Le Roi assis sur le Trône est occupé à Faire une série de lois nouvelles. Son secrétaire les consigne Dans un petit cahier rouge, au fur et à mesure Qu'elles naissent à l'esprit du Roi! Il ya partout autour de lui des courtisans et des dames d'honneur! Ils présage! Tous somptueux vêtements et parlent tous à la fois!

--- Combien Lois De Ai-je faites aujourd'hui? Questionne le roi à son secrétaire sur un ton hautain.

             Le secrétaire Compte les lois destinataires Dans le cahier rouge.

--- Deux Septante, Votre Majesté! Dit-il en saluant très bas et en Prenant soin de ne pas s'embrocher sur sa très grande plume d'oie!

--- Hum! N'est ce pas mal Pour une heure de travail et c'est bien assez pour aujourd'hui! CONSTATE le roi très content de lui!

             Il se lève, arranger avec goût son manteau d'hermine et commande sur un ton plein de noblesse:

--- Qu 'on Carrosse lun. m'amène! Je dois aller chez le barbier!

            A ce moment, le Roi aperçoit la vache! Elle s'approche. Il s'assied de nouveau sceptre et PREND SON:

--- Oh! Qu'est-ce? Demande t-il. Tandis que la Roussette danse au pied du trône:

--- Je danse aujourd'hui,            

    Je saute sur le vent,

    Je valse dans la nuit,

    Je cours sur le temps,

    Et je vole, cours,

    Et tourne un cadeau!

 

--- Une vache! Votre Majesté! Se nomme la vache.

--- Cà je peux le voir, je ne suis pas aveugle! Mais que Désirez-vous? Dépêchez-vous de vous Expliquer Parce que j'ai rendez-vous chez le barbier à dix heures! Il n'attendra pas plus tard et il faut que je me Fasse couper les cheveux. Et pour l'cessez amour du ciel, de trémousser Ainsi vous! J'en suis tout Etourdi! Tonne Le Roi d'une voix courroucée.

--- Tout Etourdi! Reprennent en choeur les courtisans Qui ouvrent grand les yeux!

--- C 'est justement bien ce qui me tourmente Votre Majesté! Je ne peux plus m'arrêter! Gémit misérablement La Roussette.

--- Vous Pouvez nec plus Arrêter de vous? Quelle bêtise! Arrêtez-vous tout de suite! Moi, le roi je vous ORDONNE L'! S'exclame le Roi furieux.

             La Roussette fait de grands efforts. Elle essaie si fortement de ne plus danser que tous ses muscles et toutes ses côtes saillent et s'élèvent au-dessus d'elle Comme une chaîne de montagne! Mais c'est inutile:

--- Je danse aujourd'hui,

    Je saute sur le vent,

    Je valse dans la nuit

    Je cours sur le temps,

    Et je vole, cours,

    Et je tourne un cadeau!

             Et elle continuera de tourner, de valser et de danser au pied du trône!

--- J 'ai déjà essayé Votre Majesté. Je ne peux pas! Il ya SEPT JOURS et sept. nuits que je danse sans interruption! Je n'ai pas dormi et presque pas mangé! Une branche d'aubépine et c'est tout! C'est pourquoi je suis lieu Demander conseil vous?

--- Hum! ... C'est très curieux! Remarque le Roi en poussant sa couronne de côté, en se grattant la tête.

--- Très curieux! Très, très, très curieux! LES EN Répètent courtisans se grattant la tête.

--- Que Ressentez-vous? Demande-le-Roi soudain intrigue.

--- Que Ressentez-vous? Que Ressentez-vous? Que Ressentez-vous? Imitent Les courtisans.

--- Une sensation très étrange! Et pourtant aussi très agréable Comme si un Grand Rire éclatait à l'intérieur de tout corps de mon! Pose la Roussette en choisissant tous ses mots.

--- Extraordinaire! Clame le Roi et il Appuie Menton fils sur sa Main et se rencontre à contempler la vache méditant sur Ce qu'il Convient de faire!

             Tout à coup, il se rencontre sur pied et s'écrie:

--- Juste ciel!

--- Y Qu 'a-t-il? S'écrient Les courtisans!

--- Quoi? Vous ne le pas Voyez! Quel idiot je suis de ne pas l'Avoir remarque avant! Quels idiots vous faites! Ne voyez-vous pas QU'UNE étoile filante S'est Prise Dans une de ses cornes! Déclarez-le-Roi agité et furieux en laissant tomber son sceptre et en se tournant vers ses courtisans.

--- C 'est pourtant vrai! Crient-ils soudain en apercevant l'étoile.

             Et Tandis Qu'ils la regardent, l'étoile briller Semble plus fort!

Voilà --- D'où vient le mal! Et maintenant vous courtisans autres vous feriez mieux d'arracher cette étoile AFIN que cette ... hum ... que cette dame Puisse CESSER DE Sauter et Prendre Quelque nourriture! C'est l'étoile, madame, Qui vous oblige à danser! Lance t-il une roussette.

--- Allons vous venez ici! Présentez-vous devant la vache et commencez à Tirer sur l'étoile! Qu'on n'en finisse Une fois pour toute! Crie-t-il au chef des courtisans.

             Le chef des courtisans avec s'incline devant Grâce Roussette et demande à ses compères de Faire une longue chaîne pour détacher l'étoile tombée du ciel et lieu S'accrocher à la Corne de la Vache.

             Nations unies sur une s'approchent les courtisans de l'ONU pour faire la chaîne. Par tient la taille Celui Qui se Trouve devant lui chacun. Une lutte acharnée commence entre les courtisans et l'étoile! Mais l'étoile ne veut pas se détacher:

--- Je danse aujourd'hui,

    Je saute sur le vent,

    Je valse dans la nuit,

    Je cours sur le temps,

    Et je vole, cours, JE,

    Et tourne un cadeau!

--- Attention à ma tête! Implorer la pauvre vache.

--- Tirez, plus, plus, plus! Rugit le Roi.

             Ils tirent plus fort! Ils tirent et Deviennent rouges Comme des tomates! Ils tirent, ils tirent en arrière et tombent les uns par-dessus les autres!

             Mais l'étoile point ne bouge! Elle reste FIXEE à la Corne!

--- Fort bien! Cherchez Secrétaire Dans l'encyclopédie Ce que l'on dit à propos des vaches Qui Ont des cornes Dans Les Etoiles! ORDONNE le Roi.

             Le secrétaire s'agenouille Et il a rencontré SE ramper sous le Trône. Le roi le consulte toujours lorsqu'il veut savoir Quelque chose. Il Emerge Au bout d'un long moment avec un livre vert à queue. Il tourne les pages:

--- Il N'y a rien du tout Votre Majesté! Sinon l'histoire de la vache qui un sauté par-dessus la lune et vous la, connaissez très bien!

             Le Roi se frotte le menton Parce que cela l'aide à Réfléchir! Il soupire plein d'irritation et Considère la Roussette. Toujours elle danse!

--- Je danse aujourd'hui,

    Je saute sur le vent,

    Je valse dans la nuit,

    Je cours sur le temps,

    Et je vole, cours,

    Et tourne un cadeau!

 

--- Tout ce que je Puis c'est vous conseiller d'essayer cela aussi! 

--- Essayez quoi? Demande Roussette.

--- De sauter par-dessus la lune! Le Moyen Peut se Révéler efficace! En tout cas cela vaut la peine d'essayer!

--- De sauter par-dessus la lune, moi? Je vous prie de vous Rappeler que je suis un animal digne et respectable. On m'a pas enseigne depuis mon enfance que N'est sauter convenable pour dame une! S'écrie la vache horrifiée.

             Le Roi se lève, il agite son sceptre vers elle:

--- Madame! Vous êtes le lieu Demander moi mon avis, je vous le donne! Voulez-vous continuer à danser Jusqu'à la fin de vos jours? Demeurer affamée voulez-vous? Voulez-vous ne plus jamais dormir?

--- Madame! Vous êtes Lui lieu Demander Avis fils ... poursuivent les courtisans.

             Soudain la vache pense aux plantes grasses et sucrés pissenlits! Elle songe à l'herbe du pré oü il est si doux de s'étendre près de sa Génisse. Elle songe à ses jambes fatiguées de faire des entrechats. Comme il Serait bon de se reposer. Et elle meugle:

--- Pour une seule fois ... Serait ce sans importance après tout ... et seul le Roi le SAURAIT!

--- Je danse aujourd'hui,

    Je saute sur le vent,

    Je valse dans la nuit,

    Je cours sur le temps,

    Et, je vole, cours,

    Et tourne un cadeau!

--- A quelle hauteur croyez-soit Qu'elle vous? Crie-t-elle en dansant.

--- Au moins à un kilomètre, je suppose! Répond-t-il.

            La Roussette hoche la tête. Elle suppose aussi! Elle réfléchit un moment, Puis se décide:

--- Je n'aurai jamais cru en venir à de Telles extrémités! Votre Majesté! Sauter et ... encore ... Par-dessus la lune! ... Mais ... je vais essayer! Dit-elle en Faisant Une gracieuse révérence au pied du Trône.

--- Bon Suivez-moi! Dit le roi Aimable s'apercevant Qu'il arrivera peut-être encore à temps chez le barbier.

--- Suivez-nous! Répètent Les courtisans!

            Le roi se dirige vers les jardins. Roussette et les courtisans le Suivent!

--- Et maintenant quand je sifflerai Dans ce sifflet sauterez vous! Annonce-le-Roi lorsqu'il Atteint La Pelouse à découvert.

 

            Il Tire un grand sifflet d'or de la poche gilet de fils dedans et légèrement soufflé pour S'ASSURER Qu'il n'ya point de poussière.

            Tout en dansant

--- Je danse aujourd'hui,

    Je saute sur le vent,

    Je valse dans la nuit,

    Je cours sur le temps,

    Et je vole, cours,

    Et tourne un cadeau!

            ... La vache se tients prête! Un, deux, trois! 

--- Un, deux, trois! Tonne-le-Roi.

            Puis il souffle Dans le sifflet. La vache ... Profondément respirer, fait un lien énorme et la Terre disparaît sous elle. Peut elle voir le roi et les courtisans devenir de plus en plus petits Jusqu'à ce Qu'elle les perde de vue! Elle continuera de monter vers le ciel. Les tournent étoiles, brillent, scintillent autour d'elle Comme de grandes Pâquerettes d'Or et au bout d'un moment Dans Une lumière aveuglante elle sent les froids rayons de la lune! Elle ferme les yeux en la franchissant! Des rayons éblouissants passent derrière elle à l'instant même Où elle baisse de nouveau la tête vers la terre. Elle a envoyé que l'étoile glisse de sa Corne et Qu'elle tombe Dans un grand choc pour Se mettre à rouler dans le ciel!

            Il Semble une roussette que LORSQUE L'Étoile se perd Dans l'obscurité de la nuit d'accords harmonieux en sortent et résonnent à travers l'espace!

 

             Une minute plus tard la vache atterrit. A sa grande surprise, elle N'est dans pas recettes Le Jardin du roi Mais dans son pré de pissenlits! Et elle ne danse plus!

            Ses pieds fermes Sont Comme de La Pierre Et elle marche aussi posément que n'importe Qu'elle vache respectable!

            Avec calme et sérénité la vache parcourt la prairie Où les pissenlits, les boutons d'ou éclatent de soleil et elle va au devant de Sa Génisse Rousse:

--- Je suis si contente de te voir de retour, je me sentais si seule! Se plainte la Rousse.

            Roussette l'embrasse et SE rencontré un brouter. Depuis Une semaine C'est son vrai repas de premier plan! Quand sa faim est apaisée elle se sent mieux. Elle recommencera de mener la même vie qu'avant la tombée de l'étoile!

            D'Abord elle se réjouit beaucoup de retrouver ses habitudes tranquilles et régulières. Elle est contente de pouvoir Prendre son petit déjeuner sans danser, de s'étendre sur l'herbe et de dormir la nuit Au lieu de faire des révérences à la lune Jusqu'au lever du soleil.

 

            Mais au bout d'un certain temps elle commence à se sentir mal à l'aise et insatisfaite. Avoir un champ de pissenlits et Une Génisse rousse, bien c'est fort. MAIS ELLE Désire Quelque chose de plus et elle n'arrive pas à trouver ce que c'est! Elle comprend enfin que Ce qu'il lui manque c'est l'Étoile. Elle S'est Si bien habituée à la danse et à la sensation de joie donnée par l'Étoile. Elle se sent Comme une envie de danser la gigue et D'avoir de nouveau l'étoile sur sa corne! Elle se tourmente, perd l'appétit, devient d'humeur irritable! Et sans raison elle Souvent Fond en larmes!

           

            Enfin un jour elle plus ambulatoire N'y! Elle s'en vient voir mon père, lui conte toute l'histoire et lui demande son avis.

--- Vous ne croyez tout de même pas Qu'il UNE SEULE étoile tombe du ciel. Il en tombe des millions tous les soirs. Mais bien sûr Dans des Endroits différents. On Ne Peut pas espérer que deux étoiles Puissent Tomber Dans le même pré Durant Toute une vie! Assure Père lun.

--- Alors ne pensez vous pas que si je voyageais ... Un peu?

--- Si j'étais à votre place j'irai Chercher une autre étoile! Proposer Père lun.

--- C 'est ce que je vais faire! C'est ce que je vais faire! S'exclame la Roussette toute joyeuse avec entrain fils retrouvé.

 

            Et là-dessus elle s'en va à la poursuite Étoile de fils!

 

Dana Lang "Enfances et Sortilèges, Contes de mon enfance» (tous droits réservés)

 ( Edvard Grieg, né le 15 juin 1843, à Bergen – décédé le 4 septembre 1907, également à Bergen, est un compositeur et pianiste norvégien de la période romantique. Il est surtout connu pour ses œuvres : "Concerto pour piano en la mineur" et "Peer Gynt", la célèbre musique de scène spécialement composée pour le drame d'Henrik Ibsen.
=====
L'auteur de ces illustrations, John Bauer, est né à Jonköping. Dès l’age de 16 ans, il part rejoindre la Capitale et deux plus tard intègre l’Académie Royale des Beaux Arts. Pour illustrer et inventer nombre de contes et légendes de Noël, il passe le plus clair de son temps dans les forêts, à pied ou en canoë, le carnet de croquis à la main. De 1907 à 1915, il illustre les contes du livre "Bland tomtar och troll", livre pour enfants édité en Suède. Il meurt en 1918, à l'âge de 35 ans, avec sa femme, Esther, et son fils, Putte, dans le naufrage de la barge "Per Brahe" qui les menait à Stockholm. Mort trop jeune, il était en passe de devenir un artiste majeur en Scandinavie. Malgré ce décès trop précoce, il reste l’illustrateur le plus chéri des Suédois).



Je dédie ce conte à toutes les mamans de la terre et plus particulièrement aux mamans qui élèvent un ou parfois plusieurs enfants handicapés.
 

                                             ‘ L’ENFANT TROLL ’

                                   (à partir du conte de Selma Lagerlöf)

                                 ‘ Fantine ou l’Enfance et les Sortilèges ’

                              Œuvre Originale/ Gestuelle/ Spectacle vivant/

                                                  DANA LANG

                               Conteur Auteur Interprète Metteur en Scène

 

 

            …où…la femme d’un troll se promène…  

            …elle porte accrochée dans son dos une hotte d’écorce où son petit gros et laid est blotti. Deux oreilles pointues poussent sur sa tête aux soies de sanglier, de son groin apparaissent de longues dents aigues et au petit doigt une griffe s’allonge.

            Sa mère le trouve très beau.

            Elle arrive là, dans un endroit où la forêt s’éclaircit. Un chemin y passe défoncé, bosselé par les racines des arbres. Sur cette sente justement avance un paysan et sa femme à cheval. En les voyant venir la femme du troll veut se sauver vers les profondeurs de la forêt. Mais tout à coup elle se ravise. Elle remarque que la femme porte un bébé dans ses bras :

---Je voudrais bien voir si un enfant des hommes peut-être aussi beau que le mien ! Se dit-elle.

            Elle s’accroupit derrière un fourré et là, elle attend. Le paysan et sa femme passent devant elle. Elle tend le cou pour regarder l’enfant. Les chevaux soudain aperçoivent l’horrible grosse tête noire de la trolle. Ils se cabrent et s’emballent ! La paysanne, les bras encombrés par son petit, manque d’être désarçonnée. Elle pousse un hurlement de frayeur ! D’instinct, elle se penche pour saisir les guides. Le père et la mère disparaissent emportés par la course folle des bêtes effrayées. La femme troll renifle de dépit. Elle n’a même pas eu le temps de voir l’enfant ! Soudain elle se calme. Il est là par terre ! Sa mère l’a lâché quand le cheval s’est cabré ! Par bonheur le petit gît sur un tas de feuilles sèches et de brindilles. Il n’a aucun mal. Il crie de peur. Quand la trolle se penche sur lui, il est si surpris qu’il s’arrête net et tend sa petite main pour lui tirer sa barbe noire ! Stupéfaite le troll regarde l’enfant des hommes ! Elle examine les doigts frêles et minces aux ongles roses, les yeux bleus limpides et la bouche vermeille. De plus en plus surprise, elle tâte les cheveux blonds et soyeux, elle passe sa main velue sur les joues du bébé. Elle n’en revient pas de le voir si blanc, si rose, si délicat. Tout à coup elle hôte sa hotte d’écorce. Elle en retire son petit et le pose à côté de l’autre. A les voir si différents elle se prend à hurler sans pouvoir se dominer !

            Pendant ce temps l’homme et la femme finissent par maîtriser les chevaux emballés. Ils rebroussent chemin pour chercher l’enfant. La trolle les entend approcher. Elle ne peut plus se rassasier de regarder le bel enfant humain. Soudain elle prend une brusque décision. Elle abandonne son propre petit par terre au bord du fossé ! Elle s’empare du petit d’homme le fourre dans sa hotte d’écorce, la charge sur son dos et détale.

            A peine disparue le paysan et sa femme apparaissent sur le chemin. Ce sont des gens opulents, estimés, propriétaires d’une belle ferme dans une vallée fertile au pied de la montagne. Ils sont mariés depuis plusieurs années c’est leur unique enfant. Ils sont désespérés de sa perte ! La femme arrive la première. Elle voit l’enfant par terre. Il crie de toutes ses forces. Ce cri est inhumain et féroce. Elle devrait reconnaître qu’il ne s’agit pas là de son fils mais son angoisse est si forte qu’elle ne comprend pas ! Elle se réjouit seulement que l’enfant ne soit pas mort dans sa chute. Quand son mari la rejoint, il la trouve assise sur le bord de la route les yeux hagards, effarée. Elle ne peut pas croire à ce qu’elle voit !

---Mais mon enfant n’avait pas de dents pareils à des crocs ! Ni de cheveux comme des soies de sanglier ! Pas de griffes aux petits doigts et, encore moins d’oreilles pointues ! Gémit-elle bouleversée!

            Le paysan pense que sa femme devient folle. Il saute rapidement au bas de sa monture. La femme lui tend le petit. Elle supplie:

---Qu’est ce qu’on lui a fait ?

            Il le reçoit dans ses bras. Lorsqu’il le voit, il crache trois fois par terre et il le jette au loin !

---Mais c’est le petit d’un troll ! Ce n’est pas notre enfant ! S’écrie t-il horrifié.

            La femme reste assise par terre, comme paralysée. Lente à comprendre elle ne s’explique pas se qui s’est passé. Alors il lui crie méchamment :

---Tu ne vois donc pas ? Quand les chevaux se sont emballés, les trolls ont volé notre petit et ils nous ont laissé le leur à la place ! Notre enfant à présent se trouve chez les trolls !

            La femme réalise alors toute l’étendue de son malheur. Elle devient affreusement pâle. Son mari pense qu’elle va rendre l’âme ! Pour la calmer il décide d’aller explorer les bois. Il attache les chevaux à un arbre et pénètre dans les taillis. La femme se lève pour le suivre   mais elle remarque que le petit troll est couché à la portée des sabots des bêtes. Elles piétinent inquiètes de cette présence. La mère frissonne de dégoût à l’idée de toucher le petit monstre. Pourtant elle le change de place. Ainsi les chevaux ne lui feront pas de mal. Le mari trouve le hochet de l’enfant dans la forêt. Il est sur la bonne piste. La femme accourt. Ensemble ils s’enfoncent dans les bois. Mais ils ne trouvent plus aucune trace, ni d’enfant, ni de troll. Comme la nuit tombe ils renoncent à leur recherche. La pauvre mère pleure et se tord les mains. Le mari sombre, marche les dents serrées. Il ne dit pas un seul mot pour la consoler.

Il est d’une bonne vieille famille. Elle s’éteindra avec lui s’il n’a pas de fils. Il en veut à sa femme d’avoir laissé tomber l’enfant mais devant son désespoir il ne lui fait aucun reproche.

Il l’aide à remonter à cheval. Une fois installée sur sa selle elle ne pense plus qu’au petit troll. Elle murmure :

---Que va-t-on en faire ? Devra-t-il rester là par terre abandonné en proie aux bêtes sauvages ?

            Le paysan secoué d’un rire amer répond :

---Il est bien là où il est qu’il y reste !

            Elle lui donne raison. Ce n’est pas à eux de s’inquiéter des petits des trolls. Pourtant c’est un enfant et elle ne peut pas accepter de le laisser manger par les loups. Elle commande à son époux :

---Passe-le moi ! Je t’en prie !

---Non ! Mais il se ravise car il éprouve un grand amour pour son épouse et il lui cède en tout. Les trolls ont enlevé mon fils mais ils ont aussi tourné la tête de ma femme. Se dit-il.

 

            Le lendemain le bruit du malheur se répand comme une traînée de poudre dans tout le  pays. Les gens expérimentés et sages viennent de tous côtés pour donner des conseils et des  avertissements au couple devenu tellement malheureux à présent.

---Battez le avec un gros gourdin jusqu’au sang. Quand le sang coule, la femme troll arrive en coup de vent, se jette sur son petit, vous lance le vôtre et s’envole avec le sien !

---Oui mais hélas ! Ces enfants là n’ont pas survécus longtemps ! Dit une autre.

            La paysanne les écoute. Elle n’aura jamais le cœur à faire une chose pareille, elle le sait ! Le soir elle reste seule avec le petit troll. Un regret douloureux la tourmente. Un désir violent la saisit de revoir son fils !

---Peut-être après tout devrai-je essayer de le battre ! Pense t-elle. Mais elle ne parvient pas à se décider.

            Juste à cet instant son mari rentre avec un gros gourdin à la main. La femme comprend bien ce qu’il veut faire.

---Tant mieux après tout je suis trop bête ! Mais je ne pourrai jamais faire souffrir un être innocent même pour sauver le mien.

            Aussi à peine l’homme a-t-il levé le bras sur le petit qu’elle se précipite en criant. Elle retient son bras :

---Non, non, ne le bats pas ! Ne le bats pas ! Il n’a rien fait, je t’en prie !

            Le paysan lève encore son bras pour frapper mais la femme se jette sur l’enfant de sorte que c’est elle qui reçoit le coup !

---Je veux retrouver mon fils mais pas de cette façon là ! Supplie-t-elle.

            Le paysan furieux reste un moment à attendre. Mais la femme couvre toujours le petit de son corps ! Dépité, désolé, il jette le bâton et sort. Il se demande pourquoi il n’a pas exécuté sa volonté mais sa femme à quelque chose en elle qui le domine.

 

            Quelques jours passent encore avec des larmes et du chagrin. Comme il est douloureux pour une mère de perdre son enfant mais plus encore de le voir remplacé par un autre ! La vue de l’intrus ravive la peine, elle ne peut plus s’apaiser. Un matin, elle ne sait plus comment nourrir le petit. Il refuse tout ce qu’elle lui offre. Son mari lui dit :

---Les trolls ne mangent que des grenouilles et des souris ! De toute façon ce sera une bonne chose s’il meurt de faim !

            La semaine passe toute entière. La paysanne n’arrive toujours pas à nourrir l’enfant troll. Elle a beau lui faire goûter des tas de bonnes choses le petit fait la grimace et recrache tout. Un soir trop affaibli le petit troll va mourir. Le chat entre dans la maison avec une souris dans la gueule. La paysanne se précipite, lui arrache, la jette au petit et sort très vite pour ne pas le voir manger. Depuis lors la femme ramasse des limaces, des crapauds, des lézards, des araignées. Le paysan s’en aperçoit. Dégoûté, il finit par ne plus lui adresser un seul mot de tendresse. Pourtant elle possède encore, un pouvoir sur lui et il reste à la maison. Les domestiques, à leur tour, perdent tout respect pour leur maîtresse. Ils n’obéissent plus. Le maître fait semblant de ne rien voir. La femme se dit :

---A présent, ma vie avec ce petit monstre va devenir un long calvaire ! Tout le monde le déteste et moi je ne peux pas l’abandonner ! Elle se sent un besoin impérieux de lui venir en aide. Plus elle souffre pour le petit troll plus elle veille, fidèlement, sur lui pour le défendre.

 

Deux ans passent…

            Seule à la maison la paysanne s’occupe à rapiécer le blouson de son fils. Elle soupire :

---On n’est pas heureux quand on est forcé d’élever un étranger dans sa maison ! Il est certain que s’il s’agissait du blouson de mon fils je ne regarderai pas à la peine. J’ai bien du mal avec celui-là, je ferai mieux d’aller le perdre dans les bois. Si je le laissais seul, il aurait tôt fait de se noyer, de se faire mordre par un chien ou de se brûler devant la cheminée. Bêtes et gens de la ferme le haïssent tellement qu’ils le feraient disparaître facilement !

            Elle se dépêche. Ses yeux se remplissent de larmes. Soudain elle se lève. Elle jette un  coup d’œil sur le troll. Il dort blotti dans un coin de la pièce. Il a grandi et il est devenu encore plus laid. Sa bouche s’avance comme un groin, ses sourcils et ses oreilles pointes comme des touffes de crins, sa peau est noirâtre.

---A cause de toi mon mari, les valets me méprisent, les filles de ferme se moquent de moi, le chat crache, le chien grogne, les chevaux s’affolent et lorsque je te regarde je pense à mon fils ! Oh ! Où es-tu mon enfant, mon petit, mon trésor, mon amour ? Dors-tu sur la mousse et les feuilles là-bas chez les trolls loin dans la forêt profonde ?

 

            La porte s’ouvre, son époux entre. Curieusement il a une bonne figure. Il lui parle plus gentiment qu’à l’ordinaire. Il lui propose d’aller ensemble à la fête du village. Heureuse de cette offre soudaine elle se prépare. Ils doivent partir à pied, les chevaux sont aux champs. En passant par la montagne ils arriveront à temps. Quelques minutes après la paysanne se trouve sur le seuil coiffée et habillée prête à partir. Voilà longtemps qu’elle n’a pas été aussi heureuse ! Tout à sa joie elle a complètement oublié le troll. Soudain une pensée l’éclaire ! Son mari ne cherche t-il pas à l’éloigner pour que ses valets tuent l’enfant durant son absence ? Elle rentre vite à la maison, revient avec le gros bébé sur les bras. Le paysan s’étonne doucement. Il lui fait remarquer qu’il sera lourd à porter sur la sente de la montagne. Ils se mettent en chemin sur une route pénible et raide. Il leur faut franchir la crête pour retrouver une piste carrossable. La femme vite fatiguée ne peut plus faire un pas. Le gamin refuse de marcher. Le mari plus aimable et plus gai que d’habitude propose de le porter à son tour. A cet endroit la sente est mauvaise, inégale et glissante. Le passage étroit laisse juste la place pour une personne. Tout à coup la femme a peur que son mari bute avec l’enfant dans ses bras. En effet à ce moment là, il fait un faux pas et manque de le perdre ! Elle comprend alors les intentions de son mari. Il veut jeter le petit dans la crevasse et faire croire à un accident ! De nouveau il bute contre une racine et de nouveau, le petit va glisser dans le gouffre ! La femme derrière veut arracher le bébé mais déjà son mari glisse pour la troisième fois ! Il se raccroche à une branche et laisse échapper le petit monstre. La femme lui emboîte le pas se précipite, saisit un pan du vêtement du troll et le ramène sur la route !

            Le mari furieux fait demi-tour. Son visage transformé devient livide :     

---Ah ! Tu n’étais pas aussi vive le jour où tu as laissé tomber notre enfant dans la forêt ! S’exclame-t-il méchamment.

            La femme frappée en plein cœur ne répond pas. La bonne humeur de son mari était feinte ! Atteinte d’une profonde tristesse elle se met à pleurer. Soudain elle n’a plus envie de faire la fête, lui non plus d’ailleurs. Ils rebroussent chemin. En route il se demande combien de temps il pourra supporter de vivre avec elle. Une obsession le ronge : Tuer le troll pour retrouver son petit ! Mais pétrifié par son regard si tourmenté, si douloureux il reste vaincu !

 

Deux ans passent…

            Une nuit d’été le feu prend à la maison. Les habitants se réveillent, les pièces s’emplissent de fumée…Le grenier devient un vaste brasier. On a juste le temps de se précipiter dehors. Le paysan compte son monde. Tous sont là sauf le troll. Qui peut bien être la cause de ce malheur sinon cet horrible monstre qui joue à ramasser des bouts de bois et des brindilles pour y mettre le feu ? Au moment où chacun souhaite qu’il y reste on aperçoit une femme. Elle sort de la maison en feu en traînant le troll par la main ! Comme un fou le paysan se précipite, arrache le gamin, le rejette dans les flammes. Des langues de feu sortent maintenant de toutes les fenêtres, la chaleur et la fumée sont intenses. Une seconde comme étourdie, livide de terreur la paysanne regarde son mari. Puis de nouveau elle se lance dans la maison derrière l’enfant. Son mari ne souhaite plus qu’une seule chose qu’elle y reste elle aussi ! Mais elle ressort avec le petit troll ! Ses mains, ses cheveux sont brûlés. Personne ne lui adresse la parole. Elle traverse la cour, se dirige vers le puits, éteint quelques étincelles attachées à sa jupe, puis elle s’assied dans l’herbe adossée à la margelle. Le petit troll étendu sur ses genoux s’endort. Elle reste toute droite comme pétrifiée, les yeux tristement fixés devant elle. Des gens l’évitent ou passent sans vouloir la remarquer. A l’aube la maison n’est plus qu’un tas de cendres et de pierres calcinées et fumantes !

            Le paysan vient la trouver :

---Je ne peux plus supporter cette vie ! Je te quitte à regret mais je ne peux plus vivre avec un troll sous mon toit. Je m’en vais et je ne reviendrai plus !

            En entendant ces mots puis en voyant partir son mari il lui semble qu’on lui arrache le cœur dans la poitrine. Elle veut courir derrière lui, le retenir mais hélas le petit sur ses genoux pèse lourd et elle ne se sent plus la force de le rejeter.

 

            Le paysan s’engage sur la sente de la forêt. C’est sans doute la dernière fois qu’il emprunte ce chemin familier. Au moment ou il arrive à mi-côte, un petit garçon court à sa rencontre. Il est mince, élancé comme un jeune arbre. Ses cheveux blonds sont légers comme de la soie et ses yeux ont l’éclat de l’acier :

---C’est comme çà que serait mon fils si je ne l’avais pas perdu ! Soupire l’homme au lieu de ce sinistre troll que ma femme s’obstine de garder à la maison…

---Bonjour ! Si vous devenez qui je suis, je vous dirai où je vais ! Dit l’enfant.

            Au son de sa voix le paysan pâlit.

---Tu es mon fils ! Tu as la voix de notre famille ! Répond-t-il.

---Oui je suis votre fils ! Et je vais voir ma mère !

---N’y va pas ! Elle n’a d’affection que pour ce troll ! Supplie le père.

---Vous croyez, père ? Interroge l’enfant en le regardant étrangement.

            L’homme si heureux de retrouver son fils sent les larmes lui monter aux yeux. Il a si peur de le perdre qu’il continue son chemin en portant le petit dans ses bras.

---Vous me portez beaucoup mieux que lorsque vous portiez le petit troll dans la montagne, père ! Heureusement que Mère était là pour le rattraper à chaque fois car je serai mort. La femme troll marchait de l’autre côté de la crevasse me tenant dans ses bras et à chaque fois que vous butiez elle me suspendait dans le vide pour m’y laisser tomber !

            Le paysan ralentit son pas. Il s’arrête pour lui demander encore :

---Comment vivais-tu, là-bas ?

---C’était dur parfois. Quand Mère était bonne pour le troll, ils l’étaient pour moi aussi. Quand tu battais le petit, je prenais des coups aussi ! Quand vous donniez des légumes et du pain au petit monstre moi, je recevais des serpents et des chardons. Mais quand Mère lui donnait des    souris et des crapauds alors on me nourrissait avec du pain blanc et du beurre. La première semaine j’ai faillis mourir de faim ! Heureusement que Mère était là !

            A ces mots le paysan arrête son pas. Il fait demi-tour. Il redescend le chemin de la forêt. Puis le père remarque :

---Mais il me semble que tu sens la fumée !

---Bien sûr ! J’ai failli mourir dans le feu la nuit dernière, quand tu jetais le petit troll dans le brasier de notre maison ! Ah ! Si ma mère n’avait pas été là !

            L’homme allonge le pas mais il s’arrête net et demande soudain :

---Pourquoi les trolls t’ont-ils enfin libéré ?

---Les trolls n’avaient plus aucun pouvoir sur moi parce que ma mère a sacrifié ce qui lui était plus cher que la vie ! Car c’est vous et vous seul qu’elle a laissé partir pour sauver l’enfant troll ! S’écrie alors son fils.

 

            La paysanne assise au même endroit ne bouge pas. A côté du puits elle ne dort pas, elle paraît engourdie. Elle ne peut plus remuer et ne voit rien de ce qui se passe autour d’elle. On croirait une morte. Tout à coup elle s’entend appeler par la voix de son mari de très loin et son cœur se reprend à battre. La vie revient. Elle ouvre les yeux, regarde autour d’elle comme si elle sortait d’un profond sommeil. Il fait grand jour. Le soleil brille, l’alouette chante. Il semble impossible d’être condamnée à un gros malheur par un jour pareil ! Ses yeux tombent sur les poutres noircies et les pierres calcinées de ce qui était sa maison. Elle voit des gens aux mains noires, aux figures rougies. Elle pense qu’elle se réveille à une vie plus triste encore que la précédente. Pourtant, le sentiment domine que sa longue misère est finie. Elle cherche des yeux le troll, il ne dort plus sur ses genoux et elle ne le voit nulle part. Un étrange pressentiment lui dit qu’il est maintenant inutile de le chercher. De nouveau, elle entend la voix de son époux. Il l’appelle. Cette voix vient de la forêt ! Il apparaît d’ailleurs au même moment sur le chemin qui mène à la ferme. Sa voix apporte le message d’une grande joie. Elle reste clouée sur place. Elle n’ose pas bouger. Enfin le mari se détache du groupe qui l’entoure de tous côtés. Il dépose sur ses genoux un bel enfant :

---Voici notre fils ! Il nous est rendu ! Et c’est toi, toi seule qui l’as sauvé !

Les Indiens d'Amérique envoyé par fanstes


                                                   L’ENFANT LOUP   

                                     ‘ Fantine ou l’enfance et les sortilèges ’

ŒUVRE ORIGINALE/ GESTUELLE/ SPECTACLE VIVANT/ DANA LANG

Conteur Auteur Interprète Metteur en Scène.

  

            Sous son wigwam ‘Nuage Rapide’ assis, observe ses frères.

---Toutes ces guerres sont absurdes qui tuent les enfants et font pleurer les femmes ! Pense t-il. 

            Il se sent si vieux tout à coup, si las, si fatigué de toutes ces querelles. Son cœur est tendre et bon. Il se prend à rêver d’un pays heureux, d’une terre fertile et douce, d’un endroit paisible où vivre en harmonie avec les siens et la nature. Il décide de s’en aller. Nuage Rapide quitte le village en pleine nuit emmenant avec lui sa femme, ses trois enfants, leurs chevaux et leur wigwam.

            Ils marchent ainsi longtemps, longtemps très longtemps. Ils errent à travers les prairies, les forêts, le long des rivières, autour des lacs, à l’ombre des montagnes, dans les creux des vallées. Enfin ils découvrent un endroit où règne le calme parfait sur une vaste plaine grasse et verte, au bord d’une rivière transparente, limpide, bondissante, emplie de truites et de poissons d’argent tout près d’une immense forêt bruissante de mille et un chants d’oiseaux. Il plante son tepee.

            Avec sa femme Verte Colline et ses trois enfants il vit là heureux. Près de la rivière de nombreuses années s’écoulent dans la paix et le bonheur. Il ne s’éloigne de sa retraite que pour chasser les bêtes sauvages dont ils utilisent la peau pour les vêtements et la chair pour se nourrir. Il pêche aussi.

            Verte Colline tanne les peaux et les enfants vont cueillir les baies de la forêt, les fraises, les framboises, les mûres, les myrtilles et aussi les champignons des prés et des bois.

            Un jour l’indien sent qu’il devient plus faible. Son heure est venue de rejoindre le Grand Manitou. Il réunit sa famille un soir et leur dit :

---Je vais partir pour toujours et dans sept lunes ma femme me rejoindra. Mais pour vous mes enfants la vie ne fait que commencer. Vous allez apprendre à connaître la méchanceté, la cruauté, l’ingratitude. Tout ce que j’ai fui naguère ! Je quitterai cette vie sans regrets et sans angoisse si vous me promettez mes enfants de vous aimer toujours et de ne jamais abandonner votre petit frère.

            Chante Soleil, le frère aîné et Lune Claire, la sœur aînée promettent de ne jamais abandonner le petit frère, Petit Frère de la Prairie.

            Et le vieil homme s’en va retrouver le Grand Esprit comme une étoile dans le ciel. Sept lunes se sont écoulées Verte Colline à son tour le rejoint comme une étoile du matin.

 

            Et les saisons passent. Chante Soleil chasse et pêche, Lune Claire tanne les peaux. Petit frère de la Prairie s’en va cueillir les baies et les champignons de la forêt…

…et le printemps avec ses jeunes pousses tendres et vertes et l’été ensoleillé et joyeux et l’automne avec ses érables rouges, ses arbres flamboyants couverts d’or et l’hiver avec la neige qui recouvre tout, tout même la rivière…Et les jours passent encore.

 

            Voici le printemps à nouveau tout emplit de parfum et de sève. Chante Soleil sent naître en lui le désir irrésistible d’aller rejoindre la tribu de son père. Il en parle à Lune Claire :

---Mon frère je te comprends et je partage ton désir mais souviens-toi de la promesse que nous avons faite à notre père et à notre mère de toujours prendre soin du tout petit frère. Allons-nous l’oublier ?

            Le frère aîné garde le silence. Il se souvient. Et…les jours passent avec des pleurs et des joies et la rivière coule lentement.

---…et, le printemps avec ses jeunes pousses tendres et vertes, l’été ensoleillé et joyeux, l’automne avec ses érables rouges, ses arbres flamboyants couverts d’or, et l’hiver avec la neige qui recouvre tout, tout même la rivière. Et les jours passent encore…

 

            Sept lunes se sont à peine écoulées que Chante Soleil sent renaître en lui le désir impérieux de retrouver ses frères au village des hommes. Une nouvelle fois il en parle à Lune Claire, une nouvelle fois, elle lui rappelle leur promesse.

            Mais Chante Soleil ne veut plus rien entendre et sans plus d’hésitations il prend son arc et quitte la tente.

 

       Et…le temps passe. La rivière coule.

…et le printemps arrive avec ses jeunes pousses vertes et tendres, l’été ensoleillé et joyeux, l’automne avec ses érables, ses arbres flamboyants couverts d’or, et l’hiver avec la neige qui recouvre tout, tout même la rivière. Et les jours passent encore…

 

            Le frère ne revient jamais et Lune Claire durcit son cœur. Elle chasse, tanne les peaux tandis que le petit frère cueille les baies et les champignons de la forêt. Elle supporte de plus en plus difficilement le poids que représente le petit. Pour lui il faut chasser pour le vêtir, lui enseigner la vie. Surtout elle songe à son frère aîné qui est allé rejoindre le village des indiens.

 

            Et…le temps passe, la rivière coule et le désir de Lune Claire s’accentue au fil du temps. Un jour elle dit à son petit frère :

---Tiens voici de quoi manger pour une semaine ! Je pars au village des hommes retrouver notre frère. Quand je l’aurai retrouvé, je reviendrai !

            Après un long voyage elle arrive dans la tribu où son frère s’est marié. Elle rencontre un jeune homme et se marie à son tour. Elle oublie pour toujours Petit frère de la Prairie resté seul dans la forêt.


      
      Le petit indien a épuisé les réserves que lui a laissé sa sœur aînée. A son tour il chasse, se nourrit des baies et des champignons des bois. Tant que le soleil brille il vit content. Mais la neige tombe à nouveau il ne lui reste plus rien à manger. Puis le vent se met à gémir et il tremble de froid. Alors doucement il se cache dans les arbres pour écouter les hurlements des loups qui viennent dévorer leur proie…Et…il vient manger les restes des loups !

            Puis peu à peu il s’habitue à leur présence. Et,…il mange ce que mangent les loups et…il marche avec les loups et…il court avec les loups et…il hurle avec les loups !…Puis un jour de grand froid il pénètre dans la tanière des loups, se roule en boule et s’endort contre leurs poils si chauds. A l’époque de la fonte des neiges les loups descendent au bord d’un grand lac et le garçon les suit.


      
      Le temps passe, la rivière coule, le printemps renaît avec ses jeunes pousses tendres et vertes…et de nouveau les loups ont regagné la grande prairie.

            Ce matin-là ‘Chante Soleil’ descend de la rivière dans son canoé. Il s’approche du rivage et se met à pêcher lorsqu’il entend :

---Mon frère, mon frère…je deviens loup, je deviens loup…je deviens LOUP !

            Le frère aîné cherche des yeux dans le taillis. Il se souvient maintenant du tout petit frère. Il appelle :

---Petit frère ! Petit frère viens avec moi !

            Mais il entend encore :

---Mon frère, mon frère …je deviens loup, je deviens loup,…je deviens LOUP !

            Chante Soleil fouille du regard les buissons. Un grand remord le saisit à la gorge. Mais soudain il voit un regard…un regard qu’il reconnaît !...et…des pattes !…des pattes de loup !…des oreilles…de loup !…une queue de loup qui disparaît sous les halliers dans un hurlement plaintif.

---Mon frère, je deviens LOUP…HOU…HOU…HOU !


      
      La honte et le chagrin oppressent l’âme du frère aîné. Bouleversé il s’en retourne vite auprès de sa sœur. Il lui raconte toute l’histoire. Aussitôt elle gémit :

---Vite ! Vite ! Il faut le retrouver, le ramener parmi nous chez ses frères humains.

---Non ! Répond son frère tristement. Il deviendra un loup car seuls les loups l’ont nourri et soigné, ils lui ont donné de la nourriture lorsqu’il avait faim, réchauffé quand il avait froid et nous, nous avons oublié la promesse que nous avions faite à notre père et à notre mère de toujours prendre soin de notre petit frère. Seuls les loups ne l’ont pas abandonné. 

            Alors Lune Claire s’effondre de chagrin. Elle se rappelle la promesse oubliée. Et pour toujours le frère et la soeur vécurent le cœur rongé par le remords.

             Et là-bas Petit Frère de la Prairie est devenu un loup parmi les loups !


Rêverie au milieu des elfes envoyé par frimous                           



                                       
L’ENFANT DE LA REINE DES ELFES

                                                                ‘Elféelutins ’

                                          GESTUELLE SPECTACLE VIVANT
                                                              DANA LANG

                                       Conteur Auteur Interprète Metteur en Scène

                                            (Tous Droits Réservés SACD )

 

            Un jour d’hiver une paysanne se penche au-dessus d’un berceau.

---Mon petit garçon mon soleil qu’allons-nous devenir maintenant que la mer a emporté ton papa notre seul soutien ! Chuchote la mère.

 

            Là-dessus elle sursaute. Elle vient d’entendre un bruit étrange. Elle écoute mieux puis distingue faiblement à la porte un :

---Klop klop klop !

---Qui va là ? Qui frappe ? Souffle-t-elle effrayée.

            Elle entrouvre la porte et à la lumière de la cheminée elle aperçoit une petite, toute petite bonne femme noirâtre avec une petite barbe noire. Elle porte un minuscule enfant dans ses bras. L’inconnue pénètre dans la chaumine :

---Aide-moi ma brave femme je suis malade et mon bébé va mourir car je ne suis plus capable de le garder en vie ! Implore-t-elle.

 

            La femme du pêcheur ne prend pas le temps de réfléchir. Elle saisit dans ses bras le bébé si petit, si faible habillé de soie verte et elle le nourrit comme s’il était le sien. Puis elle le dépose dans le berceau tout à côté de son propre fils. Elle ranime le feu, verse ce qu’il lui reste de farine dans un chaudron, y ajoute un morceau de poisson, des légumes et en un rien de temps elle cuisine une appétissante soupe de poissons ! Ensuite elle prépare un bon lit frais pour la petite dame. Un moment plus tard tout le monde dort dans la chaumière.

           

            Au matin, des pleurs d’enfants réveillent la fermière. Elle jette un coup d’œil dans le lit voisin mais elle frissonne d’effroi ! La visiteuse n’est plus là ! S’il n’y avait pas son bébé elle croirait avoir rêvé ! Sans réfléchir davantage elle soupire, saisit les deux bébés et les nourrit comme des jumeaux. Lorsqu’ils sont enfin rassasiés elle examine sa maison. Elle ne peut en croire ses yeux. Sur sa table elle trouve un sac rempli de farine blanche, du pain bien doré, du beurre frais, du miel. La pauvre paysanne n’en a jamais goûté de meilleur ! Sous la voûte de la cheminée elle découvre suspendu un gigot fumé dont la bonne odeur se répand dans toute la maisonnée et lui fait monter l’eau à la bouche ! Puis elle pose son regard sur le banc et elle y voit soudain des vêtements tous neufs posés là des habits de garçon et de petite fille tout en soie et en laine brodée, légers et fins comme toile d’araignée :

---C’est assurément la Reine des Fées ! Se dit la femme du pêcheur.

            A partir de ce moment il n’y a plus de place pour la misère dans la petite maison en bord de mer. Les enfants bien nourris poussent comme de jeunes arbres. La petite fille a un visage mat où brillent des yeux verts comme l’eau d’un lac. Un soir où l’été approche la femme du pêcheur tente d’endormir les enfants. Elle chantonne une berceuse :

---C’est la légende de l’enfant

            de l’enfant du pays d’Armor

            qui naquit, un jour de grand vent

            avec un cœur tout remplit d’or

            plus il allait en grandissant

            et, plus son cœur devenait grand

            plus son trésor devenait lourd

            plus, il avait le mal d’amour !

            Oh ! Mon enfant souviens-toi de la chanson du joli temps passé

            que les mamans chantaient à leurs anges blonds le soir pour les bercer !

 

            Mais soudain elle perçoit faiblement :

---Klop klop klop !

La jeune femme se lève, entrouvre la porte et elle se trouve à nouveau devant la petite bonne femme en habit de soie verte. La visiteuse lui sourit. Ses yeux verts dans son visage noirâtre brillent comme des étoiles dans la nuit. Elle lui dit :

---Je suis venue te remercier de nous avoir sauvé ma fille et moi. Tu nous a rendu la vie. A présent je viens chercher mon enfant. Mais je te demande de me suivre tout de suite avec ton fils. N’aie pas peur, ne crains rien tu seras de retour demain !

            La femme du pêcheur ne réfléchit pas. A la hâte elle enfile un vêtement couvre son fils l’enveloppe d’une couverture et suit la korrigane à travers la montagne. Elles traversent la forêt sombre et profonde puis elles s’arrêtent devant un buisson. Soudain il s’écarte devant elles et une porte de feuillage s’ouvre. Elles pénètrent dans le passage et le buisson se referme derrière elles. L’herbe piétinée se relève comme si personne n’était jamais passé par là. La reine des elfes guide la paysanne à travers une campagne luxuriante. Les fruits des arbres sont si sucrés qu’ils coulent en goutte de miel sur son passage ! Les blés d’or plus haut que la taille d’un homme mûrissent et croulent de leurs épis lourds comme des têtes de chevaux ! Un château Royal s’élève là. Une musique tantôt allègre, légère, gaie ou mélancolique se répand alentour. De petits elfes aériens, joyeux et sereins dansent sur ces airs éternels. La femme ne sait plus quoi regarder. Elle s’émerveille des tapis et des rideaux venus de tous les coins du monde. La reine l’entraîne et la guide vers une table où elle lui offre les mets les plus exquis, les boissons les plus douces et sucrées. Les enfants dorment dans des berceaux d’or, ornés de pierres précieuses, garnis de draps de soie. Ils font des rêves très doux car ils sourient d’aise dans leur sommeil. Au matin la Reine remercie une fois encore la jeune femme :

---A présent nous devons nous séparer mais je n’oublierai jamais ta grande bonté. Je veux te laisser un souvenir : tes plats seront toujours rempli de bonne nourriture. Vous ne connaîtrez plus jamais la faim ni toi, ni ton fils. Je t’offre aussi ce récipient rempli de remèdes. Ils soigneront les plaies et les os brisés ! Mais ni toi, ni ton fils n’en aurez jamais besoin. Allez maintenant et vivez dans la paix et le bonheur ! Dit-elle.

            Au même instant le Château Royal disparaît aux yeux de la jeune mère. Et l’épais buisson se referme sur elle. Elle se retrouve dans la montagne et se dépêche de rentrer chez elle.

 

                                          £££££££££££££££££££££££££££££££££

 

            Bientôt la réputation des soins et des remèdes de la jeune femme fait le tour du pays. Du matin au soir et bien souvent du soir au matin la jeune paysanne soigne les plaies et les maladies. Elle arrache plus d’un patient à la mort. Jamais elle ne manque de remèdes pour tous pauvres ou riches malades qu’elle nourrit à sa table. Et malgré tout ses plats sont toujours aussi pleins.

            Ainsi vécu-t-elle avec son fils et plus tard avec ses petits-enfants toujours en bonne santé et en harmonie avec chacun.

 

            Et jamais on ne pu oublier la bonté de cette femme et jamais il n’y eut de meilleur médecin que son fils.

Images Aléatoires

  • FORET-IMAGINAIREN4152-copie-1.jpg

Images Aléatoires

  • FORET-IMAGINAIREN4152-copie-1.jpg

Présentation

Texte Libre

Texte Libre

Texte Libre

overblog

Liens

Syndication

  • Flux RSS des articles
Créer un blog gratuit sur OverBlog - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés