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25 mars 2017 6 25 /03 /mars /2017 11:41
PLEURER POUR VOUS / José Luis LABAD, notre ambassadeur de la Paix (ESPAGNE)
PLEURER POUR VOUS / José Luis LABAD, notre ambassadeur de la Paix (ESPAGNE)
PLEURER POUR VOUS / José Luis LABAD, notre ambassadeur de la Paix (ESPAGNE)
PLEURER POUR VOUS / José Luis LABAD, notre ambassadeur de la Paix (ESPAGNE)

PLEURER POUR VOUS

 

Laissez-moi pleurer aujourd'hui pour Bruxelles, Paris, Londres

mais aussi laissez-moi pleurer

pour le Liban, l'Irak, la Palestine, Israël et la Syrie

et tous ces lieux où le moissonneur trouve sa niche.

 

Permettez-moi de rappeler à Madrid

de la barbarie que nous souffrons dans notre chair.

Et bien sûr, à New York, au Japon, à Londres ou en Russie

ou tous ces endroits où les lâches

remplissent avec le sang et la mort des sentiments.

 

Permettez-moi de dire maintenant muet

Je pense au Pakistan, au Kenya, aux Philippines et au Maroc

tandis que mes larmes se perchent parmi ses morts

et dans le cœur de toutes ces familles

ils ne peuvent jamais sourire avec eux.

 

Laissez-moi maintenant et pour toujours,

Respectez ma douleur en silence,

sans bombes, sans larmes,

sans larmes lacunes dans les lits quittés

sans fleurs qui sentent la mort.

 

Laisse-moi vivre en paix que je demande,

Laissez-nous vivre sans crainte ou horreur,

de plus en plus dans la liberté et l'harmonie,

sentiment que nous sommes ensemble et unis.

Laissez-nous vivre en paix, je vous en prie !

PLEURER POUR VOUS / José Luis LABAD, notre ambassadeur de la Paix (ESPAGNE)
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Published by Dana LANG, CONTEUR AUTEUR CREATEUR
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24 mars 2017 5 24 /03 /mars /2017 18:43
Prix décernés à Dana LANG
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Vendredi 24 mars 2017... visite en soins palliatifs...

 

Je me suis endormie à vingt deux heures devant le très beau film 'Rappelle-toi', bien déçue d'avoir raté la fin, mais j'ai filé dans la chambre. J'ai dormi jusqu'à six heures trente du matin. Bloquée par mes douleurs excessives et insupportables, j'ai tenté de me rendormir en vain, trop mal.

Du coup je me lève, je déjeune et je me prépare car j'ai l'intention d'arranger l'enclos des animaux, nettoyer les poulaillers, etc... avec Nelly qui m'est d'un très grand secours. Marc m'a téléphoné hier pour me conduire à l'hôpital cet après-midi et j'apprécie vraiment sa très gentille et aimable proposition. Du coup cela me permet de travailler avec Nelly, bien que je ne sois guère efficace, mais je la soutiens ainsi moralement.

Dynamique et dévouée, elle emmène tous les outils sur place et se met à nettoyer l'enclos, cependant que je balaie les estrades. Nous remettons la balançoire en activité, la tempête l'ayant renversée ainsi que le toit de la cabane aux chèvres. Elle gratte le dortoir des poules, le nettoie bien et remet du foin pour leur nid. Nous tentons de mettre en place une mangeoire mais nous n'avons plus le temps nécessaire.

J'ai fait sortir Aig (Aik-Petit Bisou) mais elle ne veut plus rentrer malgré tous nos efforts, l'herbe est si verte et si tendre, les pousses de fusain si succulentes et la liberté si belle ! Pas folle, Aig ! Bon, tant pis, je la rentrerai plus tard.

Une des oies fait une grossesse nerveuse, elle couve ses œufs. J'ai tenté de la faire sortir sans succès. Il aurait fallu que je la saisisse par le cou et par les ailes, à deux personnes pour profiter de lui retirer ses œufs, ce que m'expliquait l'agriculteur qui me les a vendu et que j'ai appelé vers midi. Zut avec Nelly j'aurai pu y parvenir, à moi toute seule l'oie me ferait tomber.

Marc vient à quatorze heures et nous partons en direction de l'hôpital. Nous trouvons Maurice dans sa chambre particulièrement énervé et désorienté comme il l'était toute cette dernière semaine à la maison. Il a passé une très mauvaise nuit et le personnel a été très sollicité. Il se plaint de ses maux de tête atroces et trouve qu'il ne reçoit pas assez de morphine intercalaire. Sa douleur est à 10. Cela m'attriste profondément. Nous le quittons à quinze heures trente et lui promet de l'appeler et de donner le numéro de téléphone aux enfants.

Nous rentrons, Marc remonte mon fauteuil roulant manuel puis il me quitte. J'apprécie vraiment une telle gentillesse car il lui faut non seulement manier mon fauteuil par quatre fois pour le rentrer dans la voiture et le sortir, mais il faut encore me pousser dans l'hôpital. C'est fou !... Et moi qui chéris si fort mon autonomie !

Bon cette fois, je dois aller rentrer ma chèvre... oh, la coquine ! Je prends du pain et j'arrive auprès d'elle. Elle est restée gentiment autour de l'enclos à se régaler toute la journée de bonnes pousses. Je pénètre dans l'enclos avec mes béquilles et je lui tends du pain tout en tenant la porte ouverte. Elle hésite longuement puis elle finit par rentrer. Ouf ! Me voici tranquille à présent.

Je téléphone aux enfants et petits-enfants pour leur donner le numéro de téléphone de leur grand-père. J'appelle Maurice mais il ne répond pas, sans doute dort -il ou n'est-il pas dispos ou ne peut-il pas saisir l'appareil. Je n'insiste pas... je sais trop bien combien sa tête lui pose des problèmes. Je le rappelle plus tard, il est mal, très mal, il ne me dit que deux mots.

La journée s'achève sur un immense beau temps malgré le vent nordet qui a soufflé fort ce matin.

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23 mars 2017 4 23 /03 /mars /2017 19:51
A VOUS TOUS CHERS POETES / Guillaume EKOUME, conteur camerounais,...

A vous tous chers poètes, ces quelques vers pour notre journée. A partager avec tous vos amis poètes du monde afin que cette synergie s’épanouisse encore et toujours

 

A VOS GUEULES DE BRISE (pour notre journée) Ce 21-03-2017

 

 

 

 

Cool est l’atmosphère

En ces temps de Carême

Comme enfant sous baptême

On dirait un jour de noël

 

Tout le monde ce ciel éblouit

Comme une aube de frénésie

De chiennes de chaleur éprises

Pour un mâle au calme inouï

 

 

Que de chants en chorus

Des cœurs de mots mordus

Le ciel pissant cette frénésie

Du grand jour de la poésie.

 

A vos gueules de brise

Vous hommes de muse.

A VOUS TOUS CHERS POETES / Guillaume EKOUME, conteur camerounais,...
A VOUS TOUS CHERS POETES / Guillaume EKOUME, conteur camerounais,...
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23 mars 2017 4 23 /03 /mars /2017 18:38
JE SUIS LA PAIX / André JACOB, notre ambassadeur de la Paix (CANADA)
JE SUIS LA PAIX / André JACOB, notre ambassadeur de la Paix (CANADA)

Je suis la paix

Au bord d’une mer étale

irisée par la lumière de l’aube

un rideau se lève la paix se dessine

à travers des cirrostratus.

Nymphe évanescente

elle avance à tâtons

en équilibre instable

sur un fil de fer.

Je l’observe, je tremble.

Elle peut basculer

dans le vide de l’horizon

mystère aux mille visages

je l’appelle je l’implore.

Pour briser le mur de la peur

je crie à pleins poumons

je suis la paix.

Pour adoucir les deuils

je clame en mille poèmes

je suis la paix.

Pour rappeler la tolérance

je sculpte un gigantesque monument

Je suis la paix

Pour dénoncer la haine

je chante fortissimo

je suis la paix

Pour exiger le respect

j’écris en lettres d’or

je suis la paix.

Pour casser les murs

je peins une fresque infinie

Je suis la paix.

Pour éradiquer l’intolérance

je sculpte en lettres majuscules

je suis la paix.

Pour vivre dans la dignité

je décline en poésie

Je suis la paix.

Pour établir la justice sociale

je filme en gros plan

je suis la paix.

Pour faire taire les canons

je rejoue sur toutes les scènes

je suis la paix.

Pour stopper les producteurs d’armes

je gueule sans vergogne

je suis la paix.

Pour réinventer le monde ensemble

parlons écrivons chantons dansons

sculptons et peignons

je suis la paix.

Pour briser le silence

L’écho reprend en chœur

Je suis la paix.

 

 

JE SUIS LA PAIX / André JACOB, notre ambassadeur de la Paix (CANADA)
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23 mars 2017 4 23 /03 /mars /2017 16:37
Prix décernés à Dana LANG
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Jeudi 23 mars 2017... nos âmes tristes...

J'ai dormi sept heures d'affilée. Je me lève, déjeune et m'habille puis je prépare sa valise pour lui porter linge et affaires de toilette à l'Unité de Soins Palliatifs.

Sylvie frappe à la porte et entre. Je lui annonce que Maurice n'est pas là et que nous partons lui rendre visite à l'hôpital.

Dans sa chambre je le trouve sans douleurs, le visage a retrouvé sa pâleur, il n'est plus cyanosé mais il demeure tourmenté par sa paranoïa où il voit des ennemis partout. Je le trouve toujours aussi désorienté mais il parle peu, s'enlise dans un sommeil irrépressible. Je sens que Maurice est en train de nous lâcher pour de bon, cette fois.

Je dois quitter mon époux et l'abandonner là aux bons soins d'une équipe formidable qui veille à le soulager le plus possible et le mieux possible.

Nous restons à peine une heure, il nous faut rentrer pour midi et je dois encore passer chez Urgences 29 rapporter la couverture que les ambulanciers ont oubliée à la maison. Nous tournons en rond pour trouver leur adresse aussi nous retournons à l'hôpital au service des Urgences où Sylvie dépose la couverture.

Nous arrivons et Sylvie a juste le temps de relever le courrier, chercher les œufs, étendre une dernière lessive et elle me quitte.

Je me prépare un repas rapide, je n'ai guère d'appétit, donne quelques coups de fil à des ami(e)s et je me pose dans le fauteuil où finalement je m'endors.

Corinne doit passer faire mes soins. La journée bien tristounette offre un ciel changeants chargés de vilains nuages aux reflets de nos âmes en déroute.

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22 mars 2017 3 22 /03 /mars /2017 23:54
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Published by Dana LANG, CONTEUR AUTEUR CREATEUR - dans CINEMA ACTUALITES
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22 mars 2017 3 22 /03 /mars /2017 19:10
1er Prix du Souvenir décerné par Les Rencontres Culturelles et Artistiques Jolas...
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Prix Littéraires Internationaux décernés à Dana LANG
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Mercredi 22 mars 2017... de retour en soins palliatifs...

 

La nuit a été terrifiante... des appels au secours incessants. Des maux de tête impensables et des détresses respiratoires insensées... dix fois au moins j'ai dû me lever pour lui remettre sa lunette, qu'il perdait ou enlevait sans même savoir à quoi cela servait. Il l'enroulait sur la potence ou la jetait par dessus bord inconscient, perdu, totalement désorienté.

Par quatre fois, je le retrouvais suspendu, le lit en l'air ayant renversé sa table de nuit, répandu la bouteille d'eau et son canard si bien qu'en chaussettes, je me retrouvais les pieds trempés. Je devais aller en enfiler d'autres, mais ce n'est pas facile pour moi car je mets un temps fou, ce qui fait qu'il se mettait à hurler au secours... il étouffait, cyanosait. Je montais la pression à quatre.

Sur le matin il me fait des comédies ingérables, jette ses draps et couvertures par-dessus bord pliant la sonde qui d'un coup lui fait affreusement mal car elle lui tire dessus. Il se retrouve nu sur le lit. Je le recouvre plusieurs fois en lui disant que l'auxiliaire de vie va arriver. Il n'entend rien, ne veut rien savoir... il attend un bateau, en manie les cordages.

Les détresses respiratoires augmentent et du coup, je monte encore la pression à cinq et il recommence arrache sa lunette, tire dessus, la réduit en miettes. Annie arrive et le trouve nu sur le lit.

Corinne vient elle aussi et constate ses divagations. Annie tente de l'aider mais il la rabroue... elle comprend l'horrible difficulté.

Complètement désorienté il se croit à Chalôn-sur-Saône (pourquoi là? Alors qu'il est de Macôn et de la Bresse ?), il veut que j'appelle le Samu et je refuse, encore aller aux urgences de Douarnenez et se battre pour ne pas se retrouver en cardiologie, en neurologie, et que sais-je encore pour un acharnement thérapeutique qu'il refuse !

Je tente de lui mettre une autre lunette mais c'est encore l'impossible qui s'invite entre nous et il instaure un rapport de force.

Du coup j'appelle l'infirmière pour qu'elle vienne. Mais non il veut le Samu. Une ambulance va venir le chercher. Je dis qu'il faut le mettre en soins palliatifs là où il se trouvait précédemment... mais trop tard, il ira aux urgences. Soudain, je me dis que je dois appeler le médecin, trop tard l'ambulance arrive.

Je suis dans un état indescriptible, dévastée. Les ambulanciers qui nous connaissent bien arrivent et cognent à la maison. Ils le préparent et l'emportent.

Je m'écroule dans le fauteuil où je réprime de lourds sanglots, je m'endors.

Vers dix-sept heures le médecin des soins palliatifs m'appelle. Il me dit qu'il aurait dû rentrer directement dans le service plutôt que de passer aux urgences cela lui aurait éviter la fatigue et l'attente. C'est bien ce que je voulais, mais au standard du Samu la personne m'a répondu que c'est la procédure obligatoire, le protocole, d'abord aux urgences après on avise ! Je comprends bien que le Samu ne connaisse pas la situation du malade et qu'il y a lieu de faire d'abord un 'état des lieux'... mais avec un cas hors norme comme celui de Maurice, ils commencent à le connaître à l'hôpital.

Corinne passe à la maison. Je veux la toute dernière ordonnance et nous ne parvenons pas à retrouver parmi toutes les nouvelles. Je téléphone au cabinet du médecin afin qu'il envoie par fax les derniers protocoles directement à l'USP.

Ensuite vidée je file chez mes amis et voisins où je me fais offrir un bon café et je vide mon sac.

Je vais passer la soirée seule, le cœur serré et l'âme triste, tellement triste.

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Published by Dana LANG, CONTEUR AUTEUR CREATEUR
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21 mars 2017 2 21 /03 /mars /2017 20:42
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Mardi 21 mars 2017... chahutés sur le radeau de notre vie...

La nuit a été pire que celle de la veille. Son état de santé se détériore chaque jour un peu plus. Cela devient de plus en plus insupportable pour lui comme pour moi. Je suis obligée de me tenir à côté de lui pour lui passer tout ce dont il a besoin et qu'il n'arrive ni à saisir, ni à reconnaître, être là aussi quand il se plaint si fort, quand il crie au secours, quand il a des crises de panique, souvent énervé, agité... je ne peux pas le lâcher dix minutes. Ses effarants maux de tête à présent sont constants, tout comme la douleur du corps et les crises cardiaques se succèdent toutes les deux nuits à peu près, de plus ses problèmes respiratoires s'accentuent gravement. Je dois très souvent remonter la pression. Peut-être dû aussi au manque d'oxygène, il déraisonne aussi bien les yeux fermés que les yeux ouverts. Parfois ses yeux fixent le vide ou bien il voit des personnages insolites dans la maison, d'autres fois des objets. Quand il réalise qu'il est perdu c'est la panique dans sa tête car il a encore fort heureusement quelques moments de lucidité où il me reconnaît. Il réalise aussi avec effroi qu'il ne peut plus se lever, ni rien faire, il crie alors et se débat en voulant se lever et hurle qu'il s'ennuie et qu'il veut voir la kiné. Il revoit des pans entiers de son passé et me rappelle des souvenirs que j'avais oubliés. Il parle seul pendant des heures à des interlocuteurs inconnus ou a des copains, aux enfants et petits-enfants qui lui manquent. Il me fait de grandes déclarations d'amour et me pare de toutes les vertus. Cette situation excessivement éprouvante se durcit dans une épreuve toujours plus lourde au fur et à mesure que le temps passe. Je ne sais pas où nous allons chercher notre résistance à la souffrance physique et morale. Nous sommes forts mais jusqu'où irons-nous avec une telle charge émotionnelle sur les épaules.

La journée se déroule comme chaque jour renouvelé sauf que Maurice se trouve chaque fois un cran plus bas. Les soins lui deviennent martyr où il souffre intensément. Malgré cela il les accepte selon les moments comme un soulagement, une accalmie, un répit bienfaiteur, d'autres fois comme une épreuve insurmontable.

Aujourd'hui son agitation permanente s'est un peu assoupie et il a dormi... un peu. Son manque respiratoire s'aggrave vite et dangereusement. Comment fait-il pour ne pas dormir et si peu manger ?

De quatorze heures à seize heures, vaincue par notre nuit catastrophique, je me suis endormie dans le fauteuil près de lui... et lui un instant. Au réveil, il parle tout seul, une fois encore les yeux fermés ou grands ouverts. Il me cause ou à d'autres, me dit par exemple que si nous avons trop de sable nous pourrons le mettre aux poules... ou bien il tire sa canule d'oxygène car il recherche des films... quotidiennement des incohérences se poursuivent puis il revient. Il voit des gens qui l'inquiétent, cela ressemble fort à des petites crises de paranoïa.

Ce matin Véronique m'a beaucoup aidé dans les tâches de la maison. Puis un jeune gars est venu changer le compteur électrique, la société nous avait fixé un rendez-vous téléphonique il y a environ un mois... nous avons dû brancher Maurice sur la bouteille d'oxygène en attendant qu'il ait fini son travail. Voilà c'est fait, encore un truc de passé.

Demain nous recevrons la livraison du matelas à air, enfin ! Le premier fournisseur fut strictement incapable de nous le fournir, il n'en avait pas ou bien je devais l'acheter, or cela ne s'achète pas... nous y avions renoncé mais je ne pouvais pas m'y résoudre devant son état de détresse permanente. J'ai finalement eu recours au fournisseur du respirateur donné par le CHRU de Brest qui m'a envoyé sur Fouesnant. Et là j'ai enfin obtenu ce que je voulais ! Ce fournisseur nous avait déjà livré un verticalisateur qui malheureusement ne sert à rien au vu de l'état de Maurice. J'ai demandé à nos amis d'Urgence 29 de venir nous aider car nous ne pouvons pas soulever Maurice de son lit sans l'aide de gros bras et d'un brancard. Ils seront là et nous pourrons ainsi faire le transfert d'un lit à l'autre. Ils sont tellement formidables qu'ils seront là à n'en pas douter. Ouf !

Maintenant il va falloir aussi que je m'occupe de sa demande de procuration pour les prochaines élections. À chaque jour suffit sa peine !

Notre charmant médecin arrive en coup de vent... demain il ne le pourra pas. Il ausculte Maurice et constate l'aggravation dramatique de son état. Son problème respiratoire et cardiaque s'est accentué très nettement depuis sa dernière visite. Il craint que Maurice nous lâche d'un moment à l'autre. Il prescrit pour le soulager au maximum deux aérosols par jour afin de lui faciliter la respiration, remet une dose d'hydrocortisone qui peut aider pour la douleur cérébrale.

Je le remercie chaleureusement pour sa visite éclair. Soucieux, dévoué, très compétent ce jeune médecin surbooké se fait remplacer par un très jeune confrère tout aussi talentueux, leurs grandes qualités compensent le manque notoire de médecins qui exercent sur la presqu'île.

Corinne présente lors de la consultation se dépêche d'aller prendre les remèdes à la pharmacie puis elle installe l'aérosol pour Maurice. Très dévouée, elle reste un long moment près de nous puis nous quitte.

Ensuite je me débats avec la respiration très difficile de Maurice et toutes ses demandes parfois farfelues comme prendre des photos des personnes imaginaires qu'il voit dans le jardin. Il faut encore lui donner à manger et accéder à ses lubies attacher sa lampe au-dessus de lui avec du scotch noir à l'aide d'un ciseau ! Il voit des rideaux au bas des baies vitrées qu'il veut que je photographie. Du coup, je baisse les rideaux. Il crie après tous ses interlocuteurs présents dans la pièce et parle aux toutous qui l'entourent...

La nuit va être plus que mouvementée.

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20 mars 2017 1 20 /03 /mars /2017 20:17
Prix décernés à Dana LANG
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Lundi 20 mars 2017... 1er jour du printemps...

La nuit fut horrible et au matin point de répit. Éreintés le sommeil nous saisit sur le matin après les violentes crises de maux de tête, du cœur et du corps.

Au milieu de ce désespoir ses déclarations et nos souvenirs revisités viennent ponctuer la nuit d'instants de bonheur fugace et magique.

Au réveil je suis sonnée... je ne tiens plus debout... et la journée va se dérouler difficilement à son tour.

Nathalie frappe à huit heures trente et me réveille endormie près de lui. Elle se met au travail et me rend un service que je juge à sa juste valeur tant le week-end se passe très durement pour moi.

Je me lève en me traînant sur mon fauteuil. Comme à l' ordinaire je fais le déjeuner.

Puis notre amie Corinne vient pour les soins. Très heureux de la retrouver, Maurice demeure excessivement douloureux... très difficile de le tourner d'un côté et de l'autre, mais Corinne fait cela avec beaucoup de douceur et de persuasion. Il geint beaucoup.

Il ne parviendra nullement à s'apaiser tout au long de la journée ponctuée par ses crises de douleur récurrentes, ses prises de remèdes, ses divagations et mes soins constants.

Il m'appelle toutes les dix minutes... sa position dans le lit... ses oreillers... sa lunette d'oxygène qui se déplace et à remettre, le froid, le chaud... le ventilo... le non ventilo... étouffements... crises de douleurs... gants froids sur le crâne... etc... etc...

Les seuls moments sympathiques restent mes efforts à lui présenter un repas attrayant... j'y réussis pas trop mal car il les apprécie fort et se remet un peu à manger.

Le soir Corinne revient et il est déjà dans une situation de souffrance indicible après son départ... et le ballet incessant à son chevet recommence.

La nuit sera longue et insupportable...

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19 mars 2017 7 19 /03 /mars /2017 20:15
FAIS-MOI MOURIR ! / Dana LANG, conteuse aux plumes de sioux, artiste internationale, auteure de Fantasy, poète, ambassadeure de la Paix,...
FAIS-MOI MOURIR ! / Dana LANG, conteuse aux plumes de sioux, artiste internationale, auteure de Fantasy, poète, ambassadeure de la Paix,...

Dimanche 9 mars 2017... jour et nuit, nuit et jour à son chevet...

 

La soirée a commencée difficilement dès vingt heures. De méchants maux de tête l'ont accablés jusque vers trois heures du matin. Son œdème cérébral plus que jamais présent se fait ressentir très douloureusement, il a fallu lutter pied à pied contre la douleur, puis à quatre heures une violente douleur cardiaque a surgi dans son bras et son épaule, il a pris du natipray par deux fois, je lui recommandais pas plus de deux giclées à la fois à cause de son cerveau.

La nuit désastreuse nous a emmenés ainsi jusqu' à cinq heures, puis réveillés à six et à sept.

Je me lève sur les genoux à huit heures. Mon corps se paralyse de plus en plus. Comme chaque matin je lui prépare une tartine et il me réclame un peu de cacao, puis je déjeune.

L'infirmier arrive et passe aux soins qui ont le grand mérite de soulager Maurice d'une nuit de très grosse galère ; enfin il passe aux miens et je m'habille.

Je fais la vaisselle et prépare mes tomates, courgettes, poivrons farcis. J'ai l'art de me lancer dans les difficultés... comme d'habitude j'en bave avec mes mains de singe. Maurice évidemment m'appelle à de très nombreuses reprises, ce qui me mets en retard.

J'ai mis le four à chauffer, mes légumes sont prêts et je confectionne la farce en me servant du mixer. Puis je garnis les tomates, courgettes, poivrons et glisse mon plat au four. Maurice ne veut pas attendre la fin de la cuisson alors je lui fais un en-cas avec saucisson, gruyère, yaourt.

Puis je file nourrir les animaux n emportant les épluchures et les restes de table. Je n'ai pas le temps de cueillir du fusain, je leur coupe un sac d'herbe. Pour faciliter les choses je me jette à quatre pattes. Au bout d'un moment, j'entends les hurlements de Maurice au travers de la maison fermée.

Mais que veut-il encore ?

Me voilà coincée car il faut à présent que je réussisse à me relever et cela me prend un temps énorme. J'avance à quatre pattes jusqu'à mon fauteuil roulant électrique et je dois m'y reprendre en cinq fois pour parvenir à me redresser.

J'enrage, je suis épuisée, sans plus aucune force je rentre à la maison. Il a perdu son oreiller qui se trouve sous le lit et je le vois perché dans son lit qui m'attend. Je râle tout ce que je peux mais ça ne sert à rien.

Je vais arrêter le four où cuit le repas et ô désastre j'ai oublié de le remettre en route ! Eh bien ma foi, mon plat sera pour ce soir ou demain !

Finalement je retourne finir le travail à l'extérieur, je jette l'herbe aux animaux, je les abreuve et je rentre. Ouf ! Mais Maurice ne va pas cesser de me solliciter jusqu'à dix-sept heures... pas de répit ! 

L'infirmier revient et ensuite nous dînons... vers vingt heures il reprend des maux de tête catastrophiques... la nuit s'annonce sous de très mauvais auspices...

déjà il reprend ses délires incroyables !

 

 

 

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Présentation

  • : Dana LANG, artiste Internationale, conteuse aux plumes de Sioux, citoyenne du monde, auteure Fantasy, poète, lauréate de 54 Prix Littéraires Internationaux, éditrice, ambassadrice de la PAIX, membre SACD, UERAA, AEB, World Académy of Arts and Culture and World Congress Poets, ...
  • Dana LANG, artiste Internationale, conteuse aux plumes de Sioux, citoyenne du monde, auteure Fantasy, poète, lauréate de 54 Prix Littéraires Internationaux, éditrice, ambassadrice de la PAIX, membre SACD, UERAA, AEB, World Académy of Arts and Culture and World Congress Poets, ...
  • : *1979-1989, bibliothécaire jeunesse en banlieue lyonnaise (Vénissieux) où elle conte déjà trois fois par semaine. Les classes s'inscrivent sur des listes d'attente. *1989-2002, conteuse professionnelle internationale (artiste, durant 12 ans intermittente du spectacle / Cie du Soleil Noir). Elle conte dans les écoles, collèges, lycées, bibliothèques, médiathèques, salles de spectacle, théâtres, festivals... etc... *1991, fondatrice d'une Maison du Conte 'La Biche au Bois' au Cergne (42-Loire). Elle reçoit 20 000 scolaires en attractions contées sur les terres d'Anne de Beaujeu dans les Monts du Haut-Beaujolais, et organise un Festival du Conte et des Conteurs en Forêt et en Cabarets «Flèches des Fées» pendant cinq ans. Elle conte avec divers musiciens dont Tenzin Gonpo artiste Tibétain qui l'accompagne aux instruments et à la voix. Elle parraine un enfant tibétain durant plusieurs années. *1994, sociétaire des Auteurs et Compositeurs Dramatiques. Elle participe à divers festivals... *Avril 1998, elle conte dans les écoles françaises, Instituts, hôtels, villages pour le Festival International des Conteurs Francophones à Abidjan en Côte d'Ivoire. *2003, auteure, poète, en situation de handicap, elle poursuit en écrivant toute son Œuvre. Elle réécrit ses contes adaptés pour la scène (120 contes) et écrit de très nombreux ouvrages dont des contes merveilleux et fantastique, un récit autobiographique ' Les Sanglots du Vent' ; une trilogie Fantasy ' Les 3 Héritiers de la Clef des 7 Mondes' (t.1 : La Dragonne et l'Œuf d'Or Sacré ; t.2 : Éloïse et le Commandeur du Temps ; t.3 à paraître) ; des témoignages de vie ' Docteurs, vous m'avez tué ! ' suite à paraître : ' La Danse de la Méduse ', ' L'Arbre d'Or ', 'La Fuite du Temps', 'La Maison du bout... de la Terre', 'Plus fort souffle le vent', 'Un Radeau dans le Ciel'… un recueil de prose poétique de 7 livrets ' Puisque tu vis, Philippe', une suite de nouvelles et de prose poétique 'À l'Aube d'un Jour' et un livret de pamphlets (prose insurrectionnelle : 'Je vous écris, Frères Humains', ... *2011, à la création de la Maison du Conte, de l'Illustration et de l' Édition Fantastique ' LA FONTAINE AUX FÉES ' édite dix de ses livres (sur plus de 30) et avec son époux Maurice JANIN, architecte d'exécution (en situation de handicap), fréquente les Salons du Livre de Rhône-Alpes, Auvergne, Bourgogne, Yonne, Paca chaque week-end durant deux ans. Sur le Salon du Livre de Lorette (42-Loire), elle rencontre Michel COUROT, Dico d'Or, grand gagnant de la Dictée de Bernard Pivot en 1995. Il deviendra son relecteur et son très grand ami. En avril 2011, elle écrit un conte merveilleux : Flora, Pipi et Scratch, la sorcière. *2012, sociétaire des Arts et des Lettres de France, membre du bureau de l' UERA A (Union des Écrivains de Rhône-Alpes-Auvergne), ambassadrice du Cercle des Ambassadeurs Universels de la Paix, 'La Fontaine aux Fées' édite 'Le Grand Livre de Marina' de Marina FERREIRA et ' Le Monde de Lucas ' de Didier POUDIÈRE. *13 octobre 2013, elle est nommée Membre de la World Académy of Arts and Culture and World Congress of Poets. *Le 18 mai 2014, elle parraine le 1er Festival du Livre et de l'Illustration Jeunesse «Les P'Tits Z'Amis de Marina » à Saint-Didier-de-Formans dans l'Ain (01). *13 Juillet 2014, après avoir vécu deux ans dans le village natal de son père en Alsace près de Bâle et de très longues années en région lyonnaise, elle vit désormais à Plogoff dans le Finistère et devient Membre de l'Association des Écrivains Bretons (AEB). Elle écrit et publie un nouveau conte ' La Fontaine de la Mer Feunteun Aod '. *Décembre 2014, elle collabore au Festival International du Conte de Guillaume ÉKOUMÉ, au Cameroun. Elle écrit un nouveau conte 'Max, le Petit Sorcier'. *Février 2015, elle écrit un conte 'Louka, le Petit Loup de Brocéliande' dédié à son arrière petit-fils, Louka né le 5 février 2015. *23 avril 2015, elle écrit 'Le Dragon de Pors Loubous', un conte fantastique. Fin juillet, par son épouse Danyèle, elle apprend dans une profonde tristesse le décès de son indéfectible ami, Michel COUROT. *20 décembre 2015, elle conte 'Plume de Corbeau' au théâtre Georges Madec à Esquibien pour les enfants des écoles et leurs parents. *Septembre 2013 à 2015, elle devient lauréate de 52 distinctions Littéraires Internationales (Trophées, Mérites, Médailles, Prix, Mentions...) décernés par 13 concours Littéraires Internationaux. *2015-2016, elle recherche un Éditeur sérieux pour lui reprendre toute son Oeuvre. *En 2015, elle est invitée à Sacramento en Californie et à Prague en Tchécoslovaquie du 5 au 10 septembre 2016 par le Président de la World Académy of Arts and Culture and World Congress of Poets où elle ne pourra pas se rendre. *Le 1er février 2016, elle écrit le conte 'Justine et le Pays Contraire'. *Février 2016, elle s'inscrit dans les Salons Festivals du Livre en Bretagne qu'elle espère honorer de sa présence... le 24 avril 2016, elle se rend au Salon du Livre de Botmeur (Finistère) où elle conte et dédicace... En juin 2016, elle écrit le conte Kaoura, la Princesse aux Sept Dragons...
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