Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
8 août 2017 2 08 /08 /août /2017 12:51
L'ECRIVAIN GONZAGUE SAINT BRIS MEURT DANS UN ACCIDENT DE VOITURE... (AFP)

AFP, publié le mardi 08 août 2017 à 13h25

 

Longtemps figure de proue des nouveaux romantiques, l'écrivain et journaliste Gonzague Saint Bris, 69 ans, a trouvé la mort dans la nuit de lundi à mardi dans un accident de voiture sur une petite route de Normandie.

Le romancier, lauréat de l'Interallié en 2002 et dont le nouvel ouvrage "Les Aristocrates rebelles" (Les Arènes) est attendu en librairie le 30 août, circulait avec sa compagne Alice Bertheaume près de Pont-L'Evêque (Calvados) quand, pour des raisons inconnues, leur véhicule a violemment percuté un arbre à hauteur de Saint-Hymer.

"Le choc a été très violent", a raconté à l'AFP la maire de Saint-Hymer, Joël Lebrun. Il a indiqué avoir vu le moteur à plusieurs mètres de la voiture sur la chaussée. L'accident s'est produit sur une départementale au niveau d'un virage "pas plus dangereux que ça", a-t-il dit en évoquant une "perte de contrôle du véhicule". 

Au volant au moment de l'accident, la compagne de l'écrivain a été grièvement blessée et évacuée vers l'hôpital de Lisieux.

Le décès de Gonzague Saint Bris est "une tragédie, une perte immense", a dit à l'AFP Marie-Claude Mahiette, collaboratrice de l'écrivain et directrice de La Forêt des livres, un festival littéraire créé par le romancier et qui devait avoir lieu le 27 août près de Loches (Indre-et-Loire), la ville natale de l'écrivain.

Historien, romancier, essayiste, journaliste, Gonzague Saint Bris est l'auteur d'une cinquantaine d'ouvrages, parmi lesquelles une vingtaine de biographies dont celle du marquis de Sade, du général de La Fayette ou encore d'Alfred de Musset et Alfred de Vigny.

Volontiers dandy, un brin excentrique, vrai passionné d'histoire, l'écrivain aux cheveux longs était fasciné par les romantiques. En 1983, il fut à l'origine de la création du festival du film romantique de Cabourg.

En 2002, il connaît une consécration littéraire quand son roman, "Les Vieillards de Brighton" (Grasset) est couronné par le prix Interallié. Également journaliste, il a écrit notamment pour Le Figaro, France Soir, Elle et Paris Match et a longtemps animé une émission sur Europe 1.

Réagissant à sa "disparition brutale", son ami Stéphane Bern a fait part sur son compte Twitter de sa "stupeur et émotion". "Quelle tristesse !", a affirmé quant à elle la romancière Tatiana de Rosnay saluant un homme "élégant, pétillant, unique".

La ministre de la Culture, Françoise Nyssen, s'est déclarée "très émue" en rendant hommage à l'"infatigable organisateur de la Forêt des Livres en Touraine".

- Candidat à l'Académie française -

Né le 26 janvier 1948, dans une fratrie de sept garçons et une fille, héritier d'une famille qui fut propriétaire du château du Clos-Lucé, près d'Amboise, résidence de François Ier et dernière demeure de Léonard de Vinci, l'écrivain a été par trois fois candidat, toujours malheureux, à l'Académie française.

Ses grands-parents (à qui il a dédié le livre à paraître à la fin du mois) sont morts en déportation pour faits de Résistance, son père, Hubert Saint Bris était diplomate, sa mère, Agnès Manne était descendante de Louis Manne, premier éditeur de la Comédie Humaine de Balzac.

Élevé parmi tous ces fantômes de l'Histoire, une de ses plus grandes fiertés était la création, il y a 22 ans, du festival littéraire de La Forêt des livres à Chanceaux, près de Loches, un événement culturel gratuit qui attire chaque année plusieurs milliers de visiteurs.

Quelque 200 écrivains et personnalités du monde du spectacle dont l'écrivain et journaliste Franz-Olivier Giesbert, le chanteur et nouvelliste Raphaël, le cinéaste Claude Lelouch et la romancière et journaliste Valérie Trierweiler étaient attendus pour la prochaine édition prévue le 27 août. 

Bouleversée par le décès de Gonzague Saint Bris, Mme Mahiette n'a pu confirmer dans l'immédiat si le festival aurait bien lieu comme prévu.

Repost 0
Published by Dana LANG, CONTEUR AUTEUR CREATEUR
commenter cet article
7 août 2017 1 07 /08 /août /2017 13:02
LE BOUFFEUR DE VIE / Dana LANG, conteuse aux plumes de Sioux, artiste internationale, auteure de romans fantastique (Héroic-Fantasy) et de contes, poète insurrectionnelle, ambassadeure de la Paix,...

Lundi 7 août 2017... diurétiques : l'art de faire gonfler d'eau le malade cardiaque jusqu'à étouffement !...

Je me lève deux fois cette nuit à deux heures quinze et à trois et demi pour ses douleurs prostatiques violentes accompagnés de maux de tête la deuxième fois. Voilà trois nuits qu'il reprend ses méchants maux de crâne...

Au matin il m'appelle à sept heures quarante-cinq pour me dire que le jeune architecte de son cabinet veut l'emmener avec lui sur un chantier mais il ne sait pas comment faire... je dormais à poings fermés et je râle qu'il me réveille pour cela. Je retourne au lit et me rendors pour me réveiller sur l'arrivée d'Annie. L'infirmière est passée tôt matin, à peine l'ai-je entendue.

Annie nous prépare le petit-déjeuner... je dors assise. Puis Maurice me réclame, je vais prendre mon café sur la petite table dressée à côté de lui. Il s'ennuie ferme.

Je ne le vois pas dégonfler malgré le fameux diurétique (lazilix) que les médecins s'obstinent à lui faire avaler de force... il recommence à se frotter frénétiquement la jambe gauche. J'avais réussi à lui faire cicatriser sa jambe droite et son genou gauche aux vilaines plaies coulantes d'eau et aussi les trous épouvantables de son ventre d'où l'eau s'échappait depuis qu'il ne prenait plus le diurétique (modurétic) durant cinq mois !

Cette affaire est insoluble... les médecins ne veulent pas entendre que les diurétiques lui rendent le cœur encore plus malade et qu'il réagit en faisant trois fois plus d'eau... une fois de plus quand il sera gonflé d'eau comme une baleine c'est encore nous qui en paieront les résultats épouvantables... comme étouffer au point d'être sous oxygène... et ne plus pouvoir bouger, ni se lever de son lit ! ! !

De toute façon avec l'acharnement thérapeutique qu'il subit depuis que nous sommes en Bretagne... je ne vois plus aucune issue ! ! ! D'autant que pour remarcher il lui faudrait à présent trois prothèses (2 hanches et une totale de genou droit) et la rééducation est impossible sur un Parkinsonien, sans compter une opération de la prostate... nous sommes bien barrés !

Tout cela me dégoûte car si nous en sommes là c'est bien par la faute des médecins et des chirurgiens trop contents de relever des challenges impossibles sur des personnes trop malades et trop âgées pour cela !

Bon en attendant mon pauvre Maurice se trouve dans une impasse terrifiante et nous sommes condamnés à un drame inqualifiable !

Après le repas de midi où je l'ai fait manger et où je fais de nombreux allers retours entre la cuisine et la véranda, il s'endort et il me dit qu'il se sent profondément fatigué et épuisé de dormir... comme hier il a trop chaud. Pourtant j'ai plongé la maison dans le frais en baissant les volets au plus bas et je lui ai mis le ventilateur tout près au maximum de vitesse.

Moi aussi, je suis épuisée... par mon week-end où je n'ai pas arrêté et ce matin où j'ai refait une grosse compote. Annie a bien rempli sa tâche, étendre le linge, plier le sec, nettoyer partout rapidement, aider l'infirmière, nourrir les animaux autant de tâches que je suis obligée de faire d'ordinaire.

Cet après-midi comme depuis plusieurs jours, je me mets en recherche de location de maison afin de retourner auprès de nos enfants.

LE BOUFFEUR DE VIE / Dana LANG, conteuse aux plumes de Sioux, artiste internationale, auteure de romans fantastique (Héroic-Fantasy) et de contes, poète insurrectionnelle, ambassadeure de la Paix,...

Dimanche 6 août 2017... nuit catastrophique...

 

Je me suis endormie dans le fauteuil à vingt-deux heures... j'ai filé au lit. Maurice m'a réveillée toutes les heures pour des quintes de toux, puis pour des démangeaisons où j'ai dû lui passer de la pommade sur le corps, puis il avait froid, puis à boire, puis maux de tête, puis des démangeaisons, puis des maux de tête violents à cinq heures, puis il étouffait, puis il avait faim, puis l'infirmière est passée à sept heures, puis le soleil l'éblouissait... enfin il n'a rien dormi.

Du coup je me lève pour baisser le volet côté Est car le soleil l'éblouit tôt matin. Je chauffe mon café. Je déjeune puis je lui fais manger une compote de fruits confectionnée hier. Il aime beaucoup. Cela remplace les kiwis que j'ai oublié d'acheter vendredi, mais il y a tellement d'autres fruits... c'est le moment d'en profiter.

Ce matin après un court passage sur mes courriels, je vais m'habiller, faire la vaisselle et préparer une tartiflette. On va se régaler... c'est toujours ça de pris. Je téléphone à mes enfants.

L'infirmière passe plus tôt et c'est moi qui suis en retard. Comme d'habitude je me débats à la cuisine et je laisse tomber une cocotte en 'arcopal' trop lourde pour mes forces et elle se casse en mille morceaux... super pour nous avancer ! Nous terminons le repas à quatorze heures.

La journée s'étire comme d'habitude... Maurice a très chaud et je règle les ventilateurs au plus fort. Je vais nourrir les animaux et il m'appelle alors que je me trouve au fin fond du jardin à l'extérieur sur la route car il est gelé. Lorsque je termine en changeant l'eau de leur abreuvoir, le fauteuil électrique se met en rade, plus de batterie... il ne tient vraiment plus la charge … et je dois attendre l'infirmière car le volet est resté clos et je ne peux pas entrer. En l'attendant j'observe les oies. Elles se baignent dans leur bain de boue... pas étonnant qu'elles soient si blanches ! Très drôle leur façon de se laver, de s'ébrouer !

L'infirmière arrive pour mettre le fauteuil en manuel et l'emporte au garage. Puis elle ouvre le volet et je peux entrer par la rampe... Maurice attendait impatiemment que je lui apporte des pêches. Il les aura en dessert tout à l'heure. Quand l'infirmière se retire nous soupons. Je fais manger Maurice et seulement après je prends mon repas... mais il m'interrompt plusieurs fois, pour sa boisson, pour ses démangeaisons où je dois le masser avec de la pommade. Il me certifie que l'infirmière ne lui a pas donné ses cachets pour dormir et je lui dis que oui, comme chaque jour. Il insiste tant et tant que je finis par l'appeler et elle me confirme. Il a peur de ne pas pouvoir s'endormir et pourtant à vingt et une heure il dort déjà. Sans doute dormira-t-il car cela n'a pas été le cas la nuit dernière et la journée sans sommeil a été difficile.

Je termine mon repas à vingt heures trente. Ma fille me téléphone, puis l'infirmière qui me confirme ce que je sais déjà.

Il a fait très beau temps aujourd'hui... et l'été se déroule sans nous.

 

LE BOUFFEUR DE VIE / Dana LANG, conteuse aux plumes de Sioux, artiste internationale, auteure de romans fantastique (Héroic-Fantasy) et de contes, poète insurrectionnelle, ambassadeure de la Paix,...

Samedi 5 août 2017... grande fatigue générale... épuisement...

 

La nuit a été difficile avec des maux de tête par deux fois. Hier soir, puis à quatre heures. Il m'a réveillée à une heure quinze, puis à quatre heures par trois fois, puis plusieurs fois sur le matin.

Il se plaint d'une immense fatigue, la nuit, le jour, le matin. Je me lève à sept heures quinze et prépare le déjeuner. Ensuite je m'habille et procède à la vaisselle. Je fais tourner une lessive. Je confectionne une grosse compote avec les fruits achetés hier. Je me sers des fruits les plus mûrs. L'infirmière est passée tôt ce matin et la voilà à onze heures trente à bichonner Maurice. Il en a grand besoin mais cela le fatigue intensément.

Après le repas où je le fais manger le plus souvent, il somnole de temps à autre et reste confus avec des hallucinations... j'étends deux lessives et je demeure sur l'ordinateur à écrire des lettres.

Vers dis-sept heures je vais nourrir mes fifilles. Les chèvres se sont encore échappées de leur enclos. Par quatre fois aujourd'hui, elles se sauvent. Fort

heureusement elles me connaissent bien et accourent vers moi dans une belle envolée. Je répare deux trous dans le grillage devenu trop vieux mais un moment plus tard, elles se trouvent de nouveau hors de leur enclos. Je retourne réparer un autre grand trou avec des cordes mais elles vont se faire un plaisir de les manger. Je mettrai du fil de fer demain ! Je suis vannée.

Après le repas du soir, Maurice me confie qu'il replonge et il s'endort profondément... et je pense que je ne vais pas pouvoir traîner devant la télévision.

LE BOUFFEUR DE VIE / Dana LANG, conteuse aux plumes de Sioux, artiste internationale, auteure de romans fantastique (Héroic-Fantasy) et de contes, poète insurrectionnelle, ambassadeure de la Paix,...

Vendredi 4 août 2017... visite du médecin...

 

Hier soir il a recommencé à souffrir de la même manière, puis après un calmant il s'est apaisé et la nuit s'est bien passée, à part ses crises de fringale à trois et cinq heures... et au matin.

L'infirmière passe à sept heures... je viens juste de me recoucher. Puis c'est au tour de Véronique de frapper et d'entrer... elle me réveille. Nous faisons les choses habituelles à savoir préparer le petit-déjeuner. J'épluche deux kiwis pour Maurice. Nous déjeunons. Ensuite je me prépare pour faire quelques courses.

Je fais le plein de fruits au maraîcher qui se tient les vendredis et samedis durant tout l'été devant la grande surface. Puis nous nous dirigeons vers mon magasin habituel pour quelques petites choses qui me manquent.

Nous rentrons pour ranger mes emplettes. L'infirmière arrive et Véronique lui donne un coup de main pour soulever Maurice dans le lève-personne.

Je prépare le repas et nous déjeunons. Le médecin remplaçant passe ausculter Maurice. Rien à signaler... son état suit son cours. L'après-midi se passe dans le calme, nous nous endormons. Ensuite je file nourrir les animaux et l'infirmière repasse pour les soins.

Nous soupons et je m'installe devant l'ordinateur. Maurice demeure confus. Il me parle de mon frère, me déclare qu'il est dans la maison... il voit Naïli à la télévision... enfin comme chaque jour, il est perdu dans l'espace et le temps. Aujourd'hui, il était dans les locaux d'EDF...

Il a fait beau !

LE BOUFFEUR DE VIE / Dana LANG, conteuse aux plumes de Sioux, artiste internationale, auteure de romans fantastique (Héroic-Fantasy) et de contes, poète insurrectionnelle, ambassadeure de la Paix,...
Repost 0
Published by Dana LANG, CONTEUR AUTEUR CREATEUR
commenter cet article
3 août 2017 4 03 /08 /août /2017 19:23
LE BOUFFEUR DE VIE / Dana LANG, conteuse aux plumes de Sioux, artiste internationale, auteure de romans fantastique (Héroic-Fantasy) et de contes, poète insurrectionnelle, ambassadeure de la Paix,...

Jeudi 3 août 2017... nous attendons le médecin...

   

 

Il a souffert violemment jusqu'à minuit trente... heureusement qu'il ne souffre pas (soi-disant). Il a saigné abondamment dans la poche urinaire... sans doute a-t-il encore une infection urinaire mais pas seulement. Bref, c'est toujours le même scénario depuis bientôt onze mois... alité depuis dix-neuf mois. Est-ce vraiment la vie que cette vie-là ? Vous avez dit : projet de vie... mais quelle vie ?... Celle-ci ?

Finalement il finit par s'endormir jusqu'au matin. Il m'appelle, l'infirmière est à la porte. Nous allons ensemble auprès de lui et je remarque sa lunette d'oxygène posée sur son nez ! Il a dû dormir un long moment comme ça. Il a 92 de saturation !

L'infirmière lui donne ses cachets directement dans la bouche avec une petite cuillère, comme ça il est certain qu'il prend bien son LAZILIX ! ! !... Mais cela ne le transforme pas mieux, sinon pire !...

Je retourne me coucher. Camille, l'élève infirmière arrive et je me lève. Elle se met à la vaisselle. Elle m'aide au déjeuner de Maurice, je fais mes tartines grillées. Ensuite je me prépare, nous allons chez le garagiste. Nous avons pris la décision de vendre notre véhicule, notre déménagement va entraîner des frais.

Je file m'occuper de nos animaux et je laisse Camille aux tâches de la maison. L'infirmière est là et soigne Maurice avec son aide. Je prépare le repas. Puis il s'endort. Je me mets sur l'ordinateur et un coup de fatigue m'envoie sur le fauteuil releveur où je m'endors à mon tour... j'ai froid, mais je ne parviens pas à me lever pour me couvrir.

La podologue arrive pour mes soins de pieds... je me sens mieux. Puis c'est au tour de l'infirmière qui n'a pas pu trouver le médecin ni au cabinet, ni au téléphone.

Nous soupons et Maurice recommence à souffrir comme hier soir... cela promet pour la nuit...

Aujourd'hui la pluie a cessé. Nos biquettes ont enfin pu mettre le nez dehors, elles détestent la pluie. Elles ont mangé tout le sac de fusain. Elles sont belles avec leur robe noire et blanche lustrée. Aig (Aik) surtout est vraiment craquante et si câline.

LE BOUFFEUR DE VIE / Dana LANG, conteuse aux plumes de Sioux, artiste internationale, auteure de romans fantastique (Héroic-Fantasy) et de contes, poète insurrectionnelle, ambassadeure de la Paix,...

Mercredi 2 août 2017... je ne remarcherai plus jamais !

 

La pluie est tombée toute la nuit. Il m'a appelée à trois et cinq heures du matin car il avait faim. Le reste du temps nous avons dormi. J'étais debout à l'arrivée de l'infirmière pour lui ouvrir la porte. Elle se tenait sous la pluie.

Puis je me lève au moment où Annie frappe et entre. Elle prépare nos déjeuners, commence la vaisselle et étend le linge. Je me prépare et à dix heures nous partons à la poste, au bureau de l'ADMR et au discount prendre les petites choses qui me manquent. L'infirmière se tient au chevet de Maurice pour ses soins. Annie l'aide un peu puis elle termine en m'aidant à la cuisine.

Elle me dit ce que Maurice lui a confié :

Je ne remarcherai plus jamais !

Je fais le repas et nous déjeunons. Puis Maurice s'endort. J'appelle mon ami, Jacques Bruyas, président de l'UERAA. Je passe l'après-midi sur l'ordinateur à rechercher une location dans la région lyonnaise. J'ai téléphoné aussi pour avoir un devis pour un déménageur. Je suis épuisée.

Après le repas du soir, Maurice commence à souffrir en se plaignant de plus en plus fort ; il se tortille de douleur. Sa poche d'urine est pleine de sang. Heureusement qu'il ne doit pas souffrir ! ! ! Je dois le soulager avec un doliprane... le docteur avait marquer 10 mg de morphine pour la nuit... mais il est parti en vacances et nous attendons son remplaçant depuis le début de la semaine... et nous n'avons toujours aucune nouvelle de la kiné... le temps passe, rien ne change !

Maurice vit, si l'on appelle cela vivre, toujours coincé sur le flanc gauche avec un ventre toujours aussi gonflé... vive le lazilix (qui lui fatigue le cœur à outrance ! ! !

LE BOUFFEUR DE VIE / Dana LANG, conteuse aux plumes de Sioux, artiste internationale, auteure de romans fantastique (Héroic-Fantasy) et de contes, poète insurrectionnelle, ambassadeure de la Paix,...
Repost 0
Published by Dana LANG, CONTEUR AUTEUR CREATEUR
commenter cet article
1 août 2017 2 01 /08 /août /2017 19:21
LE BOUFFEUR DE VIE / Dana LANG, conteuse aux plumes de Sioux, artiste internationale, auteure de romans fantastique (Héroic-Fantasy), poète insurrectionnelle, ambassadeure de la Paix,...
LE BOUFFEUR DE VIE / Dana LANG, conteuse aux plumes de Sioux, artiste internationale, auteure de romans fantastique (Héroic-Fantasy), poète insurrectionnelle, ambassadeure de la Paix,...

Mardi 1 août 2017... nous n'avons rien vu de l'été...

 

Maurice s'est plaint et a gémi puis s'est endormi sur un doliprane pour la nuit avec des moments d'agitations. Il m'a appelée cinq ou six fois en criant :

Chérie, viens m'aider, il faut que je me lève !

C'est un thème récurrent... se lever... lui ôter ses chaussures. Cette nuit il a fait deux gâteaux !

J'ai dormi avec mes douleurs habituelles... en ce moment elles me vrillent l'intérieur des os. Je dors copieusement sur le matin malgré les appels de Maurice qui veut connaître l'heure. Comme chaque jour il attend l'infirmière, elle arrive à sept heures. J'entends ses pas.

Je me lève à huit heures. Je lui donne dans un petit bol une excellente compote de pêches, brugnons, poires, puis je lui prépare un cacao. Lorsque Véronique frappe à la porte, je l'envoie à la boulangerie pour le pain et deux viennoiseries. En chemin elle rencontre des problèmes sur la route et du coup je file à la salle de bains, sors le linge de la machine, en fais tourner une autre. Quand elle arrive elle offre un pain au chocolat à Maurice et je lui garde l'autre pour demain.

Elle s'empare des tâches à faire puis nous partons chez le garagiste. Je dois faire réparer les freins du véhicule. Puis nous roulons jusqu'à la Pointe où je vais retirer mes livres à l'Office du Tourisme.

Nous rentrons à la maison. L'infirmière vient à son tour. Je fais les comptes et règle des factures. Ensuite je prépare le repas de midi : poireaux en salade, boudin antillais avec petites patates sautées, yaourt, crème dessert protéiné pour Maurice.

Je range tout, propre et bien installé il s'endort déjà. Je demeure sur l'ordinateur. Puis je m'endors devant la télévision. Vers quatre heures le fournisseur d'appareillage médical revient pour la batterie du fauteuil roulant électrique de Maurice... et, mais il fonctionne ! Je n'y comprends rien... il était encore en commande manuelle ! C'est trop fort ! Du coup, je m'aperçois que le fauteuil est bel et bien chargé et le fournisseur repart pour la deuxième fois !...

Maurice de son côté fait une crise. Il se met en colère contre moi, il veut que je descende la barrière qui le retient au lit pour ne pas tomber. Il devient méchant et dit qu'il va me massacrer si je n'ouvre pas cette barrière... il veut se lever !

Bon tu veux te lever ?... et bien vas-y ! Tu sais que tu dois attendre la kiné (qui ne vient pas d'ailleurs malgré nos appels incessants) même Céline ne te met pas dans le fauteuil car il faut l'attendre...

Je le laisse car je vais nourrir nos animaux. Au bout d'un moment j'entends ses appels... je me demande ce qu'il fait... il me dit de venir voir. J'accours avec le fauteuil roulant électrique et lorsque je suis près de lui, de son doigt il me désigne :

Regarde un peu la grosseur de cette bête !

Une bête ?... Mais quelle bête ?

Ah, mais non c'est du linge !

Zut alors Maurice, tu me fais revenir du fond du terrain pour ça ! Écoute l'infirmière ne va pas tarder, je termine avec nos fifilles et je viens.

Lorsque j'ai terminé, je rentre à la maison et l'infirmière arrive. J'informe Maurice que je vais dire bonjour à mon amie et voisine cependant que Céline le soigne... je fais l'impasse sur mes soins de pieds.

Je passe un petit moment autour d'un café avec mon amie, puis je rentre. Des larmes plein les yeux, Maurice me confie comme il en a gros sur le cœur de ne pas avoir réussi à se lever, il ne le peut pas et il le réalise avec un grand chagrin. De plus l'infirmière l'a un peu grondé tout comme moi. Il en demeure très malheureux.

Nous soupons des restes de midi. Il me dit qu'il ne mangera plus !

Une belle journée ensoleillée se termine.

LE BOUFFEUR DE VIE / Dana LANG, conteuse aux plumes de Sioux, artiste internationale, auteure de romans fantastique (Héroic-Fantasy), poète insurrectionnelle, ambassadeure de la Paix,...
Repost 0
Published by Dana LANG, CONTEUR AUTEUR CREATEUR
commenter cet article
31 juillet 2017 1 31 /07 /juillet /2017 19:19
TROPHEE John Ronald TOLKIEN / TROPHEE LITTERAIRE attribué à Dana LANG par le CEPAL

2017 / annonce de Dana LANG, conteuse professionnelle, auteure, poète, ...

Après

1/ la troisième Mention d'excellence des Poésiades de Bayonne pour le texte de poésie libre 'Sous les Balles' en 2017, 'Ils se noient... là' en 2016, et 'Puisque tu vis, Philippe' en 2015,

2/ la Mention Prix Littéraire du Grand-Prix du Jury de Petite-Camargue pour mes textes de poésie libre et de poésie libre libérée où j'ai déjà obtenu le Prix Edmond Rostand en 2014, le Prix Paul Éluard en 2015, le Prix Paul Valéry en 2016,

3/ après le Trophée le Lauzun de Bronze remis par Pierre Bellemare pour mon conte 'La Princesse aux Mensonges',

4/ j'apprends aujourd'hui, le 27 juin 2017, la nouvelle dont j'avais toujours rêvée en écrivant (dans le lit à la suite d'une troisième crise évolutive) ma saga fantastique (Héroic Fantasy) en trois volumes 'Les 3 Héritiers de la Clef des Sept mondes' (T1: La Dragonne et l'Œuf d'Or Sacré, T2 : Éloïse et le Commandeur du Temps', T3 : Atlantis et la Licorne Noire) que le CEPAL vient de m'attribuer le Trophée John Ronald TOLKIEN, trophée qui me sera remis le dimanche 10 septembre à Thionville (57), après le Prix des Frères Grimm en 2013, le Trophée ANDERSEN et le Trophée HOMÈRE en 2015.

WAOUH, que du bonheur ! Ce qui porte mon palmarès à 55 Trophées, Mérites, Médailles, Prix et Mentions Littéraires Internationaux de septembre 2013 à ce jour !

Repost 0
Published by Dana LANG, CONTEUR AUTEUR CREATEUR
commenter cet article
31 juillet 2017 1 31 /07 /juillet /2017 19:01
LE BOUFFEUR DE VIE / Dana LANG, conteuse aux plumes de Sioux, artiste internationale, auteure de romans fantastique (Héroic-Fantasy), poète insurrectionnelle, ambassadeure de la Paix,...
LE BOUFFEUR DE VIE / Dana LANG, conteuse aux plumes de Sioux, artiste internationale, auteure de romans fantastique (Héroic-Fantasy), poète insurrectionnelle, ambassadeure de la Paix,...

Lundi 31 juillet 2017... je perds le moral !

 

Il s'est endormi en me disant qu'il est monté sur le tracteur et qu'il recommencera demain !

Vers une heure du matin je l'entends crier et gémir. Je me lève... il se plaint d'être talé et il a mal dans tout le corps... je lui donne un doliprane mais il va se plaindre ainsi jusqu'à trois heures et demi.

Je retourne dans mon lit vers quatre heures jusqu'au matin où il m'a appelée pour connaître l'heure et le passage de l'infirmière. Je dors jusqu'à huit heures.

Le bureau m'appelle pour me donner des changements au niveau des auxiliaires de vie pour la journée, l'une viendra deux heures ce matin et l'autre deux heures ce soir.

À neuf heures c'est Annie qui prend son service. Je suis contente de la voir car la maison est un peu sens dessus-dessous. Maurice demeure confus pour la journée.

J'ai entendu les pas de l'infirmière à sept heures et la voilà de retour à dix heures quarante-cinq. Comme à son habitude, elle prend soin de lui avec une très grande douceur. Maurice demeure dans la confusion. Il me dit que nous partons tout de suite vers les enfants... il voit une pomme rouler sur la table... il a des hallucinations.

Nous déjeunons. Puis nous nous endormons devant la télévision. Véronique prend son service à seize heures. Elle étend deux lessives et repasse. Puis elle vient m'aider un petit moment à cueillir du fusain pour mes biquettes. Pendant ce temps notre voisin et ami passe rendre une petite visite à Maurice.

L'infirmière repasse à dix-huit heures. Puis nous soupons. Je fais manger Maurice... il a fait déborder la baignoire et a marché dedans hier après-midi, me déclare-t-il tout de go !

Chaque jour un peu plus, Je perds le moral de le voir ainsi. Je veux rentrer plus près des enfants car je ne sais pas ce que je vais devenir... je me sens si mal et que ferai-je avec lui dans cet état ?

LE BOUFFEUR DE VIE / Dana LANG, conteuse aux plumes de Sioux, artiste internationale, auteure de romans fantastique (Héroic-Fantasy), poète insurrectionnelle, ambassadeure de la Paix,...
LE BOUFFEUR DE VIE / Dana LANG, conteuse aux plumes de Sioux, artiste internationale, auteure de romans fantastique (Héroic-Fantasy), poète insurrectionnelle, ambassadeure de la Paix,...

Dimanche 30 juillet 2017... où sont mes chaussures ! ...

 

Maurice m'a réclamé par trois fois les clefs de contact... il s'imagine toujours pouvoir rouler et partir. Il s'est plaint et a gémi jusque vers vingt-trois heures où je me suis couchée. À six heures il me réveille par sa toux et ses crises d'étouffement... puis à sept heures il m'appelle pour me demander l'heure, et bien entendu il a faim... je lui sers ses petits pains, je lui dis d'attendre l'infirmière qui sera là à sept heures et je retourne me coucher.

Je me lève à huit heures, je m'approche de Maurice qui mange ses petits pains et me réclame ses chaussures. Je lui annonce que j'ai encore trop sommeil et je vais retourner au lit, après tout c'est dimanche et tout est prêt pour midi. Mais d'un seul coup, je repense que G. doit repasser ce matin à cause de nouveaux problèmes sur mon ordinateur. Du coup je déjeune, je fais la vaisselle, je me prépare et j'étends une lessive, en fais tourner une autre.

Il frappe à la porte vers dix heures trente. Lorsque j'ouvre l'ordinateur le problème d'hier à disparu... enfin j'ai une autre alarme sur mes images à introduire sur mon site... il me répare tout... c'est tout bête, mais je n'explore pas assez les fonctions de cet appareil ayant toujours peur de faire une bêtise. Voilà, c'est fait et je peux travailler sans être bloquée... merci G., très gentil à toi.

L'infirmière arrive juste lorsqu'il part. Elle soigne Maurice avec un dévouement incroyable, une douceur et une conscience professionnelle qui l'honore. Maurice n'a jamais été briqué de cette façon là. Elle le rase, lui fait les ongles, enfin elle passe partout. Ce que j'apprécie le plus c'est qu' elle prend le temps de le raser au lieu de le disputer parce qu'un jour il n'a plus la force de se raser lui-même... quand on sait comme il tremble et que l'on connaît son état d'épuisement !

Nous déjeunons à treize heures. Puis Maurice somnole et s'endort. Vers quatorze heures je veux regarder Louis, la brocante mais je m'endors. Comme je suis mal, je me lève pour aller sur le lit. Il ouvre un œil et je lui explique où je vais. Il se rendort. À seize heures il me réveille pour me demander l'heure. La pendule est au-dessus de lui mais il ne parvient pas à la lire. Il a hâte de voir l'infirmière.

Elle revient pour ses soins et les miens. Ensuite nous soupons et Maurice s'endort d'un coup, très sereinement.

Les chèvres se sont sauvées de leur enclos par deux fois aujourd'hui. Ces vilaines ont mangé mes fleurs et aussi le petit palmier planté devant la véranda... ah, les affreuses coquines. Et puis je vois Froudenn sauter sur le muretin... oh, la la ! Bon, je les appelle avec du pain dans la main, elles courent comme des flèches et me suivent jusque dans l'enclos. La deuxième fois rebelote elles se précipitent sur les géraniums et sur le cordylis. Je reprends du pain et je les fais rentrer à l'intérieur de leur espace, puis je vais vérifier le grillage... évidemment il y a un trou à mi-hauteur et elles parviennent facilement à s'y introduire malgré le peu de largeur ! Je rebouche ce trou. Elles ne sortent plus. Les lapins de Garenne de toutes les grandeurs batifolent de partout autour de nous.

Le temps s'est enfin délicieusement remis au beau pour la journée.

LE BOUFFEUR DE VIE / Dana LANG, conteuse aux plumes de Sioux, artiste internationale, auteure de romans fantastique (Héroic-Fantasy), poète insurrectionnelle, ambassadeure de la Paix,...
LE BOUFFEUR DE VIE / Dana LANG, conteuse aux plumes de Sioux, artiste internationale, auteure de romans fantastique (Héroic-Fantasy), poète insurrectionnelle, ambassadeure de la Paix,...
Repost 0
Published by Dana LANG, CONTEUR AUTEUR CREATEUR
commenter cet article
29 juillet 2017 6 29 /07 /juillet /2017 19:14
LE BOUFFEUR DE VIE / Dana LANG, conteuse aux plumes de Sioux, artiste internationale, auteure de romans fantastique (Héroic-Fantasy), poète insurrectionnelle, ambassadeure de la Paix,...
LE BOUFFEUR DE VIE / Dana LANG, conteuse aux plumes de Sioux, artiste internationale, auteure de romans fantastique (Héroic-Fantasy), poète insurrectionnelle, ambassadeure de la Paix,...

Samedi 29 juillet 2017... j'ai faim !

Je suis allée me coucher dès que Maurice s'est enfoncé dans le sommeil. Et j'ai dormi jusqu'à cinq heures où j'entends un énorme cri :

J'ai faim !

Je me lève et lui donne deux pains au chocolat et son jus de fruits. Puis je lui dis de me laisser dormir jusqu'à ce que vienne l'infirmière à sept heures... mais à six heures du matin il ne cesse de hurler pour que je me lève. Je finis par me lever avant son arrivée. Il dit que l'on doit emmener les gosses à l'école ! Ça commence bien de bon matin. Des idées noires sur notre devenir me montent à la tête.

Je vais sur l'ordinateur qui m'occasionnent des problèmes depuis hier soir. Il n'ouvre pas mes documents placés sur le disque dur externe... c'est tout mon travail qui est là-dedans !... Et aussi toute ma liste d'ami(es) et de contacts. J'enrage.

Je prépare comme tous les matins deux kiwis que je coupe en rondelles dans un petit bol pour Maurice puis je déjeune. Ensuite je fais la vaisselle et prépare les légumes pour mon plat de midi, filet mignon de porc en ragoût avec des carottes, des pommes de terre et des pruneaux. Je lave, équeute les belles fraises achetées hier et les coupe dans un saladier. Je fais cuire les blancs de poireaux à la vapeur et je lave les légumes pour la soupe.

Je mets mon fricot en route et je passe dans la salle de bains. Je me lave et m'habille comme chaque jour et une fois prête je roule avec mes grandes roulettes jusque chez mes ami(e)s pour demander l'aide de G. pour mon ordinateur. Pierre me dit qu'il vient justement de chez lui et il va l'appeler tout de suite pour me dépanner. Chic, c'est vraiment chic et tellement gentil ! Déjà le voilà à la porte et comme un coup de baguette magique il me répare le problème en un rien de temps ! Comme je suis gourde avec cet appareil ! Je pousse un ouf de soulagement... il y a certaines pannes qui me donne des suées froides.

L'infirmière est passée ce matin et justement elle termine lorsque G., notre ami arrive. Maurice lui me demandait ses chaussures. Il demeure confus dans l'espace temps, aussi il garde des obsessions : il marche, il doit aller aux toilettes, il sort...

Je téléphone à Naïli pour lui parler de notre déménagement. Ça tombe mal il n'a plus de congés, mon fils non plus. Cet après-midi je passe des petites annonces. Pendant ce temps Maurice dort.

Ma fille aînée m'appelle. Elle craint que je ne rencontre que de gros soucis avec notre projet de déménagement. C'est vrai que ça risque bien d'être coton, mais je vais prendre les problèmes les uns après les autres et je parviendrai bien à m'en sortir. Je ne dois pas être faite pour avoir une vie dorée et facile. D'ailleurs il suffit de lire 'Les Sanglots du Vent' (récit autobiographique) pour s'en rendre compte.

LE BOUFFEUR DE VIE / Dana LANG, conteuse aux plumes de Sioux, artiste internationale, auteure de romans fantastique (Héroic-Fantasy), poète insurrectionnelle, ambassadeure de la Paix,...
LE BOUFFEUR DE VIE / Dana LANG, conteuse aux plumes de Sioux, artiste internationale, auteure de romans fantastique (Héroic-Fantasy), poète insurrectionnelle, ambassadeure de la Paix,...
LE BOUFFEUR DE VIE / Dana LANG, conteuse aux plumes de Sioux, artiste internationale, auteure de romans fantastique (Héroic-Fantasy), poète insurrectionnelle, ambassadeure de la Paix,...

LE BOUFFEUR DE VIE

 

Vendredi 28 juillet 2017... 'le bouffeur de vie' !

Sous l'effet des médicaments Maurice s'est endormi à huit heures jusqu'à trois heures du matin. Puis ses quintes de toux interminables et ses étouffements m'ont fait lever. Je lui ai donné son propolis qu'il a dû prendre en plusieurs fois pour réussir de se calmer. Une douleur cardiaque s'en est suivie où je lui ai tendu son natispray. Puis les crises d'étouffements ont repris le dessus et cette fois c'est l'extracteur d'oxygène que j'ai dû remonter à 3 litres. Enfin des maux de tête épouvantables l'ont assaillis... jusqu'au matin où près de lui j'ai passé une nuit blanche et où je n'ai pas pu trouver un doliprane dans la maison !

L'infirmière frappe à sept heures et me trouve occupée à la cuisine. Je lui explique la nuit que nous venons de passer... sans aucun calmant ! Cela me révolte.

Je file à la salle de bains, ainsi lorsque Nelly sera là nous ne perdrons pas de temps... nous devons aller en courses.

Lorsque nous sommes prêtes, nous partons mais je ne suis pas tranquille d'abandonner Maurice ainsi. Nous filons via les magasins. Sur la place nous rencontrons mes amis Jeanne et Pierre. Nous rentrons à onze heures quinze... juste le temps de ranger et voici l'infirmière. Nelly l'aide à soulever Maurice dans son hamac.

Je fais cuire des filets de tacots avec des tomates assaisonnés d'un peu de poivre, de basilic et de curcuma, j'y ajoute des langoustines. Maurice se régale, puis je lui donne une part de tourte au saumon. Ensuite une de ces crèmes protéinées achetées à la pharmacie sur ordonnance. Et pour finir j'ai acheté deux petits gâteaux à la framboise où j'ajoute un jet de crème fouettée... un délice !

Le médecin passe en coup de vent. Il refait son ordonnance. Je lui demande un bon de transport pour retourner dans notre ancienne région, près de nos enfants le plus vite possible. Cela sera fait dans la semaine. Espérons que nous parviendrons à avoir l'accord de la Sécurité Sociale pour un transfert sanitaire.

Cet après-midi il dort. Je dois rentrer les chèvres qui se sont échappées de leur enclos une fois de plus. Cette fois-ci il ne reste que les tiges des fraisiers ! Il faut se rendre à la raison... les fraises nous n'en aurons pas cette année !... J'en ai achetées de très belles aujourd'hui au maraîcher installé devant Leclerc le vendredi et le samedi durant la saison d'été.

Je colmate les trous forcés dans le grillage puis je vais me jeter sur le lit, épuisée ! Je me réveille à dix-sept heures dix et j'ouvre la porte. L'infirmière vient pour effectuer les soins à Maurice qui demeure confus. Je n'ai pas le courage de traîner toute habillée, je me mets en chemise de nuit.

Nous dînons des restes de midi. Ce matin j'ai ôté la peau des langoustines après bien des difficultés. Il prend une crème et un peu de raisin... mais la soirée se présente comme l'inverse de celle d'hier soir... il demeure douloureux. Il se plaint dans un râle continue jusque tard dans la nuit. Je tombe de sommeil... va-t-il dormir cette nuit ?

Il n'a cessé de se plaindre pendant des heures. Nous n'avons aucun médicament sous la main ! J'en parle au médecin et nous constatons que les ajouts de morphine de notre médecin traitant ont été supprimés en soins palliatifs... et du coup il ne reçoit plus les doses ajustées par notre médecin... on ne sait plus à quel saint se vouer.

Bon, Maurice ne s'apaise pas. Il est 22 heures 46 minutes et il gémit toujours.

LE BOUFFEUR DE VIE / Dana LANG, conteuse aux plumes de Sioux, artiste internationale, auteure de romans fantastique (Héroic-Fantasy), poète insurrectionnelle, ambassadeure de la Paix,...
Repost 0
Published by Dana LANG, CONTEUR AUTEUR CREATEUR
commenter cet article
27 juillet 2017 4 27 /07 /juillet /2017 23:35
FAIS-MOI MOURIR ! / Dana LANG, conteuse aux plumes de Sioux, artiste internationale, auteure de romans fantastique (Héroic-Fantasy), poète insurrectionnelle, ambassadeure de la Paix,...

Jeudi 27 juillet 2017... étouffements !

 

La nuit est difficile. Maurice me réveille car il tousse beaucoup et étouffe. Puis il m'appelle plusieurs fois sur le matin... l'infirmière arrive à sept heures, et je lui explique sa nuit. Elle lui passe un aérosol, mais il ne les supporte plus... et c'est nouveau. Est-ce le bruit de la machine qui résonne dans sa tête, ou est-ce sa respiration privée d'oxygène ? Peut-être tout simplement les deux !

Nelly arrive pour m'aider. Elle prépare mon déjeuner et celui de Maurice. Ensuite elle vaque aux occupations habituelles, notamment étendre toutes les lessives dont je suis arrivée à bout.

Ensuite elle vient m'aider pour cueillir des fusains dans un très grand sac de déchets verts... ainsi j'aurai une bonne provision et je serai tranquille pour un petit moment. Pendant ce temps là Maurice m'appelle cinq fois... il a trop chaud, ensuite il a soif… mais ce sont plus des angoisses que des demandes particulières. Une première fois c'est Nelly qui va le voir, moi en équilibre instable au fond du jardin, derrière le muretin, je suis trop lente à regrimper dans mon fauteuil. La seconde fois je réponds à son appel, puis les fois suivantes nous sommes si occupées avec les animaux que je n'y parviens pas... il est obligé d'attendre et il en est fort mécontent.

Il reste confus au niveau de sa localisation... aujourd'hui il est à l'hôpital ! Lorsque l'infirmière revient à onze heures cinquante, il reste peu de temps à Nelly pour l'aider mais cela suffit car il s'agit juste de le sangler sur le lève-malade. Nelly s'en va jusqu'à demain où nous irons en courses.

Je fais manger Maurice et je prends mon repas comme chaque jour à ses côtés près de son lit. Il s'endort pour l'après-midi et j'en fais de même dans le fauteuil, cependant une douleur récurrente dans la jambe me conduit à aller au lit. Vers seize heures deux coups de fil me dérangent et bien entendu je ne parviens pas à temps à l'appareil. Je rate donc ces deux appels.

Avant l'arrivée de l'infirmière, Maurice me lance :

Surveille car elle ne connaît pas la route !

Qui ça ?

Ben tu sais bien l'infirmière, elle ne va pas trouver !

Mais Maurice, elle connaît bien le chemin à présent depuis le temps qu'elle vient ici !

Il n'en demeure pas moins convaincu pour autant, mais c'est comme ça ces jours derniers. C'est comme nos auxiliaires de vie qu'il a vu travailler à l'hôpital !

Quelquefois ses confusions deviennent pénibles.

Ces derniers jours je recherche activement une maison pour retourner auprès de nos enfants, je me sentirai plus rassurée. Et la naissance prochaine d'un deuxième arrière-petit-fils nous donnent des ailes dans notre tête, mais matériellement c'est une toute autre histoire ! Je n'ai pas fini d'en baver car cela provoque un cumul de soucis, d'organisation et de travail... ah que les fées me viennent en aide !

FAIS-MOI MOURIR ! / Dana LANG, conteuse aux plumes de Sioux, artiste internationale, auteure de romans fantastique (Héroic-Fantasy), poète insurrectionnelle, ambassadeure de la Paix,...

Mercredi 26 juillet 2017... j'ai marché !

 

Maurice s'est endormi en me disant :

Tu l'as vu, j'ai marché.

Du fond de son lit, il marche dans sa tête depuis dix mois et demi.

Il m'appelle à cinq heures, puis à six, puis à sept... je me lève à chaque fois et sur le matin je le laisse m'appeler, finalement je renonce et je vais à la cuisine.

Je lui donne ses pains au chocolat. J'attends Annie pour me faire servir. Comme chaque jour je suis vannée. Je ne sors pas ce matin et le réveil a été fort déprimant... un brouillard épais recouvrait le Cap et il a stagné là en duo avec la pluie.

Je voulais un coup de main de la part d'Annie pour couper du fusain derrière le muretin, mais la pluie m'en a dissuadée. Annie étend une lessive, et j'en fais tourner deux autres... puis l'infirmière arrive et elle l'aide à manipuler Maurice dans son lit.

Enfin Annie nous quitte puis l'infirmière. Nous prenons notre repas et Maurice s'endort.

Lorsque l'infirmière revient, elle s'aperçoit que mes biquettes se sont sauvées de leur enclos. Bon je les laisse manger à satiété, cependant qu'elle me soigne mes pieds... mais cette fois les fraisiers y sont restés... tant pis, pas de fraises pour cette année ! Puis elle vient m'aider, mais à peine suis-je dehors mes petites chèvres rappliquent à toute allure. Avec une tranche de pain, elles rentrent dans leur parc.

La soirée se termine dans le même rythme quotidien.

FAIS-MOI MOURIR ! / Dana LANG, conteuse aux plumes de Sioux, artiste internationale, auteure de romans fantastique (Héroic-Fantasy), poète insurrectionnelle, ambassadeure de la Paix,...
Repost 0
Published by Dana LANG, CONTEUR AUTEUR CREATEUR
commenter cet article
25 juillet 2017 2 25 /07 /juillet /2017 18:51
Rosiers de Brocéliande

Rosiers de Brocéliande

Mardi 25 juillet 2017... Qu'avez-vous dit déjà ? :

Les Droits du malade... ? Le respect de la personne de confiance... ? L'abus de vulnérabilité ?... Le Droit de mourir dans la dignité... ?  L'acharnement thérapeutique... ?...

 

Il me réveille à deux heures pour des crises de démangeaisons. Puis à six heures parce qu'il a faim.

Enfin je me lève à sept heures quarante-cinq. Nathalie vient à huit heures trente et prépare un cacao à Maurice qui vient de recevoir un pain aux raisins.

Je prends mon café et vais m'habiller pour retourner en courses. Nous allons acheter des jus de fruits et des croque monsieur. Nous partons à dix heures et passons chez Delphine où je commande des crêpes. Alain est là et nous prenons tous un café en terrasse dans la joie et la bonne humeur. La vue sur l'océan reste immuable, cependant selon le temps les nuances varient... mais toujours d'une beauté à vous couper le souffle !

Nous rentrons. En route nous rencontrons notre voisin dont le nom breton me fait dire à Nathalie :

Mais non, ce n'est pas le monsieur en quad ! Nous partons dans un immense fou rire que rien ne semble devoir arrêter. L'infirmière est déjà là, Nathalie lui vient en aide.

Quand les soins sont terminés, je réchauffe le déjeuner et nous mangeons. Puis j'étends une lessive et vais donner du grain aux animaux. Je reste près de Maurice devant la télé, mais j'irai bien faire une sieste sauf que le fournisseur doit passer pour le fauteuil roulant. Justement à seize heures il frappe à la porte. Je l'entraîne au garage et là, ô surprise le fauteuil est chargé correctement ! Alors là, je n'y comprends rien ! Comment est-ce possible ? Sans doute était-il trop déchargé ! Le fournisseur me conseille d'aller faire gonfler les pneus au garagiste... ce que je ferai dès que je le pourrai.

Je tombe de sommeil. Je vais sur le lit. Une heure plus tard Maurice me réveille brusquement pour me dire des sottises. Je lui demande si il a bien sa lunette dans les narines. Il a trop chaud alors que le temps n'est pas très beau. Une grosse brume s'est déposée sur le Cap. Je m'installe sur l'ordinateur. Il me dit de surveiller car il y a deux routes et l'infirmière ne sait pas où nous habitons ! Justement la voilà. Il se plaint à nouveau d'en avoir marre... plusieurs fois dans la journée.

Après un dîner rapide je saisis une boisson protéinée dans le carton que vient d'apporter l'infirmière, je perds l'équilibre et je tombe entre les deux fauteuils et je crois m'écraser sur l'horloge, fort heureusement ma chute s'arrête sur mes deux genoux... mais comme d'habitude je n'ai pas la force de me relever et les deux sièges près de moi ne suffisent pas à me donner la force musculaire qui me manque. Je peste, j'enrage, je pleure presque de désespoir. Moi aussi, j'en ai marre !

FAIS-MOI MOURIR ! / Dana LANG, conteuse aux plumes de Sioux, artiste internationale, auteure de romans fantastiques (Héroic-Fantasy), poète insurrectionnelle, ambassadeure de la Paix,...

Lundi 24 juillet 2017... et... le calvaire d'une vie grabataire se poursuit !

 

Il s'est endormi à vingt-et-une heures et il a dormi tout la nuit. Je regarde le film... à un moment je pique du nez, mais je me redresse car je veux aller jusqu'à la fin de cette œuvre originale et sympathique.

De temps en temps Maurice tousse, il est encombré. Je le réveille pour lui donner son spray de propolis, cela le calme aussitôt.

Je file me coucher à minuit et je m'endors tout de suite. Au matin je me réveille en sursaut. Il est presque sept heures. Oh la la, et l'infirmière qui va passer ! Je suis à peine debout, sa silhouette se dessine derrière la vitre. Toute ensommeillée j'arrive en fauteuil, je lui ouvre la porte et la salue. Elle donne les remèdes à Maurice et s'en va. Je n'arrive toujours pas à croire à une telle ineptie de la part des toubibs... heureusement que le ridicule ne tue pas !

Nathalie arrive à huit heures et je m'étais rendormie. Je me lève et je déjeune. Elle passe le déjeuner à Maurice. Je vais à la salle de bains. Pendant ce temps Nathalie vaque à ses occupations. Une fois prête nous prenons les affaires pour aller chercher un rasoir en promo, mais je fais l'impasse sur le fait que je devais passer à la pharmacie. En plus, j'oublie les jus de fruits ! À refaire demain... quand on a pas de tête... faut avoir des jambes... oui, mais je n'en ai pas non plus !

Nous rentrons. Je range les courses... cependant que Nathalie aide l'infirmière pour la manipulation de Maurice. J'en profite pour appeler Orange, mon époux une fois de plus a perdu la carte sim du portable ; je passe un mot au médecin pour qu'il capture la kiné que nous attendons toujours ; je téléphone au fournisseur d'appareillages médicaux car la batterie du fauteuil roulant électrique de Maurice que l'on vient de changer est déjà morte... et aussi à Alexandra qui m'a laissé un message pour un rendez-vous futur afin de soigner mes pieds. J'appelle ma fille. Elle est très heureuse de son colis.

Je prépare le repas et fais manger Maurice, je prends mon repas après lui et ensuite je vais m'occuper de nos animaux... je trouve un seul œuf au pondoir !... Mais qu'est ce qu'elles font ces poules ?

Pendant de temps, Maurice dort. L'infirmière le soigne si bien qu'il en ressent un bien-être profond au milieu de son calvaire couché toujours sur le même côté... elle repasse ce soir.

Nous dînons et je demeure près de lui à suivre un film. Une crise de démangeaisons le reprend et je lui passe de la pommade, il me faudra recommencer à vingt-trois heures. Puis il s'endort profondément... je vais pouvoir aller me coucher.

FAIS-MOI MOURIR ! / Dana LANG, conteuse aux plumes de Sioux, artiste internationale, auteure de romans fantastiques (Héroic-Fantasy), poète insurrectionnelle, ambassadeure de la Paix,...

Dimanche 23 juillet 2017... la lutte pour respirer !

 

Il m'appelle à deux heures... je l'entends s'agiter... il se plaint, il tousse, il s'étouffe... je lui demande ce qu'il a.

Il me répond :

J'ai mal au cul du lapin !

Je lui fais répéter :

J'ai mal au cul du lapin !

Je m'écrie :

Le lapin ? Mais quel lapin ?

J'éclaire la pièce et je m'approche. Sa lunette d'oxygène est sur son nez et non dans ses narines ! Ça ne m'étonne plus. Je lui remets en place.

Puis je lui passe de la pommade un peu partout. La sonde fuit ! Marre de cette sonde, entre les douleurs et les fuites, nous rencontrons plus de contrariétés que de confort ! Ras-le-bol ! Je lui ôte la serviette trempée et lui colle une alèse.

Et puis, il respire mal. Son nez est bouché. Je lui tends le spray de propolis pour stopper sa toux... ça marche... nous en avons l'habitude. Il me réclame le stérimar pour arriver à se déboucher le nez. Puis il me demande le wicks pour mettre dans ses narines... je lui rappelle que ça peut boucher sa lunette et pire si il devait être près d'une flamme... ce qui heureusement n'est pas le cas !

Bon mais il insiste plusieurs fois avec le stérimar et passe à l'autre produit. Enfin nous bataillons ainsi jusqu'à quatre heures et demi où je vais me coucher mais chaque fois je dois me relever et chaque fois la lunette se trouve sur son nez et non dans ses narines... mais qu'est-ce qu'il fabrique ! Je lui remets à chaque fois et je mets un scotch sous son cou pour tenir ferme le petit nœud coulant qui retiens la canule... ça ne sert à rien !

L'infirmière pénètre dans la maison. Il a dû se plaindre de sa respiration difficile, j'entends le bruit de l'aérosol qu'elle est en train de lui passer. J'apprécie ce geste.

Il m'appelle à sept heures quarante cinq et rebelote il n'a pas sa lunette d'oxygène... il ne faut pas chercher si il se trouve confus avec des hallucinations !

Je me recouche, j'ai trop sommeil. Il m'appelle à neuf heures, il me réclame l'heure.

Je lui donne de la compote de fruits. Je déjeune, je fais la vaisselle et je commence le repas : un gratin de pommes de terre et des diots. Je confectionne aussi une salade de tomates, haricots verts et salade verte. Je n'ai plus de sauce vinaigrette, je suis obligée de refaire mon gros bocal de sauce. Je sors toutes mes huiles, tous mes vinaigres et les condiments... curcuma (l'épice magique, j'en mets partout !), thym, basilic... etc...

L'infirmière revient à onze heures trente et soigne Maurice avec délicatesse, cependant il souffre beaucoup.

Elle se retire à treize heures et j'apporte à Maurice la salade que je lui donne à la fourchette. Ensuite je lui tends un bol avec la saucisse coupée en dés et le gratin. Il parvient tant bien que mal à manger. Ce n'est pas facile couché et tremblant. Puis je lui fais avaler un yaourt et il mange tout seul une mousse au chocolat beaucoup plus ferme dans la cuillère.

Ensuite je me nourris à mon tour. Nous sommes devant la télévision et nous regardons Louis, la brocante. Il suit le film un moment puis s'endort. Lorsque j'ai fini, je file nourrir nos animaux. Il pleut finement par deux fois, cela ne me gêne pas trop dans ma cueillette. Une fois terminé, je rentre et m'installe sur l'ordinateur jusqu'au retour de l'infirmière qui pratique ses soins avec toujours autant de minutie et de sérieux.

Nous soupons rapidement... Maurice demeure un peu les yeux ouverts devant la télé... mais à vingt-et-une heures il s'endort. Je vais tâcher de ne pas m'endormir devant un film épatant sur l'A3.

FAIS-MOI MOURIR ! / Dana LANG, conteuse aux plumes de Sioux, artiste internationale, auteure de romans fantastiques (Héroic-Fantasy), poète insurrectionnelle, ambassadeure de la Paix,...
Repost 0
Published by Dana LANG, CONTEUR AUTEUR CREATEUR - dans Fais-moi mourir - Dana LANG
commenter cet article
22 juillet 2017 6 22 /07 /juillet /2017 21:07
Rose de brocéliande et fée sur licorne

Rose de brocéliande et fée sur licorne

Samedi 22 juillet 2017... sale temps sur le Cap...

 

Rien ne change pour Maurice, il m'a appelé encore trois fois cette nuit, toujours aux mêmes heures. À une heure trente pour de pénibles démangeaisons que j'ai dû calmer avec la pommade à la calendula. Il m'a rappelé à quatre heures. Sa sonde fuit

et il est trempé. Je retire le drap de dessus et lui en mets un sec. Il se sent mieux. Il me réveille à six heures, il a faim. Je lui donne deux pains au chocolat et une boisson. Je retourne au lit.

J'entends les pas de l'infirmière mais je dors profondément. Maurice m'appelle à sept heures quarante-cinq, il pense qu'il est dix heures. Finalement je déjeune, je lui donne une compote confectionnée hier avec des pêches, des brugnons et quelques abricots, puis je file dans la salle de bains. J'étends une lessive, en fais tourner une autre, elles s'accumulent au pied de la machine à laver.

Puis je sors pour nourrir mes fifilles mais soudain une tempête de vent et de pluie s'abat sur le Cap. Je rentre découragée. Je pousse mon fauteuil roulant devant moi et je pénètre dans la maison. Du coup, j'emporte mes plats et les haricots verts que j'équeute à côté du lit de Maurice devant la télévision. Nous regardons un reportage sur les familles nombreuses et les familles multiples. Ensuite je fais cuire les haricots verts dans la cocotte-minute façon vapeur.

L'infirmière arrive et prend son temps pour soigner avec beaucoup de précaution Maurice. Ce n'est pas facile car il est si lourd et si difficilement maniable. Hier j'ai dû laver la sangle du lève-malade toujours à cause des fuites de la sonde, et ce matin l'infirmière doit lui remettre péniblement.

Lorsqu'elle s'en va à treize heures, je fais frire le colin pané dans une poêle et j'y ajoute les haricots que nous dégustons. Ensuite je lui fais manger un yaourt, il prend une poignée de cerises et je lui donne un bol de fraises à la crème fraîche.

Nous terminons à quatorze heures et je file m'occuper de nos animaux. Je coupe un sac de fusain pour les chèvres et un sac d'herbe pour les oies blanches Gwenn et Ricette. Les chèvres Froudenn et Aig (Aik) m'attendent impatiemment. Lorsqu'elle s'énerve Aig (Petit Bisou) crie à s'ouvrir la gorge. On l'entend dans tout le hameau... ce qu'elle peut me faire rire !

Je termine vers seize heures et je m'installe sur l'ordinateur. Je dois passer les ordonnances de l'hôpital à notre médecin traitant. Puis l'infirmière revient terminer les soins. Je téléphone à ma fille, elle est partie en courses et j'obtiens ma petite-fille Elsa et mon petit-fils, Naïli. Je suis tellement heureuse de leur parler.

Maurice suit le match de football féminin... moi, je ne vais pas traîner pour me coucher, je suis éreintée.

Rose de Brocéliande

Rose de Brocéliande

Vendredi 21 juillet 2017... nous fêtons les 48 ans de ma seconde fille.

 

Hier à quinze heures, notre médecin traitant est passé, content de lui, heureux des discussions échangées lors de la rencontre avec les médecins parisiens et ceux de l'USP... collégiale satisfaite de tenter de tout faire pour un mieux être de leur malade... au fond tout comme celle de Brest qui a opéré Maurice tout en connaissant l'état de son cœur et sachant pertinemment que l'on ne pouvait plus l'opérer depuis quinze ans ! ! !... Seulement voilà il reste une septique.

Les médecins ont réussi à retourner l'état d'esprit de Maurice, certes un combattant au mental fort... mais si facile face à un être très vulnérable, devenu confus. Le physique en a pris un sacré coup, et il ne se relève pas !... Les diurétiques... on connaît ça par cœur, ne vous en déplaise. Et je connais que trop bien les effets dévastateurs sur le corps de Maurice. Il en a absorbé de folles quantités durant cinq mois sous prétexte de lutter contre ses œdèmes, mais il est devenu gros comme une baleine avec des pieds gonflés comme des ballons. Seul un médecin visionnaire a su le sortir de cette impasse mortelle en le démédicalisant totalement. Placé cinq mois en Soins Palliatifs à domicile, il mourait tout simplement d'une overdose médicamenteuse sévère avec lazylix, diffu K, plavix, extracteur d'oxygène et bombes de dépannage, quarante-deux comprimés par jour (plusieurs traitement notamment pour la Parkinson !)... morphine, enfin tout le toutim ! Depuis ses œdèmes ne se cantonnaient plus que sur les pieds, il n'a plus jamais pu porter de chaussettes depuis cet épisode douloureux, mais c'était un moindre mal.

Et le pire de tout ça, c'est que les médecins obligent l'infirmière de venir spécialement pour lui donner ses remèdes qu'elle lui remet directement dans la bouche, au cas où il les refuserait ! Cela ressemble fort au gavage des oies quand la confiance n'est pas de mise ?

Hier soir après une longue sieste tardive, je suis restée près de lui devant un film, et je me suis couchée à minuit. Deux heures plus tard il gémissait de douleur, sa prostate lui jouait de nouveaux tours... je lui ai administré un doliprane et il a gémit durant trois heures... que l'on ne vienne pas me raconter qu'il ne souffre pas !

Puis il m'a appelé toutes les deux heures. J'ai ouvert la porte et tombant de sommeil, je suis allée me recoucher... je n'ai pas entendu entrer l'infirmière, obligée de venir à sept heures du matin pour lui donner ses remèdes ! ! ! Merci les toubibs, on se croit à l'école maternelle !

Annie entre à huit heures trente et lorsque je suis prête, je retourne dans le magasin de bricolage m'acheter une nouvelle lampe car je ne peux pas travailler sur l'ordinateur avec une ampoule défectueuse que l'on ne trouve plus en commerce. La lampe n'est pas trop chère et je craque sur un phare lampe solaire.

Nous rentrons. J'ai aussi trouvé de très belles fraises et des cerises devant Leclerc. Cela va nous régaler ! L'infirmière est là, elle bataille avec une sonde qui fuit... pas de chance, cela n'arrête pas ! Elle passe une heure et demie à sa toilette avec une conscience professionnelle hors norme.

Il fait un temps pourri aujourd'hui. La météo a annoncé une tempête et cet après-midi, il pleut fort. Les animaux se terrent dans leurs abris.

Maurice tantôt l'esprit clair, tantôt confus s'endort devant le Tour de France après avoir bien mangé... ah, c'est bien meilleur que la bouillie infecte de l'hôpital !

Ce soir Maurice refuse de se tourner du côté droit, il a trop mal. Cela gène l'infirmière qui veut l'installer correctement. Tant pis pour ce soir, cela ira comme ça.

J'appelle ma fille et nous lui souhaitons un très heureux anniversaire. Elle a tant de travail qu'elle en a oublié de relever sa boîte aux lettres et elle n'a pas reçu le colis que je lui ai envoyé. Elle part faire la fête chez ses filles.

Repost 0
Published by Dana LANG, CONTEUR AUTEUR CREATEUR
commenter cet article

Présentation

  • : Dana LANG, artiste Internationale, conteuse aux plumes de Sioux, citoyenne du monde, auteure Fantasy, poète, lauréate de 55 Prix Littéraires Internationaux, éditrice, ambassadrice de la PAIX, membre SACD, UERAA, AEB, World Académy of Arts and Culture and World Congress Poets, ...
  • Dana LANG, artiste Internationale, conteuse aux plumes de Sioux, citoyenne du monde, auteure Fantasy, poète, lauréate de 55 Prix Littéraires Internationaux, éditrice, ambassadrice de la PAIX, membre SACD, UERAA, AEB, World Académy of Arts and Culture and World Congress Poets, ...
  • : *1979-1989, bibliothécaire jeunesse en banlieue lyonnaise (Vénissieux) où elle conte déjà trois fois par semaine. Les classes s'inscrivent sur des listes d'attente. *1989-2002, conteuse professionnelle internationale (artiste, durant 12 ans intermittente du spectacle / Cie du Soleil Noir). Elle conte dans les écoles, collèges, lycées, bibliothèques, médiathèques, salles de spectacle, théâtres, festivals... etc... *1991, fondatrice d'une Maison du Conte 'La Biche au Bois' au Cergne (42-Loire). Elle reçoit 20 000 scolaires en attractions contées sur les terres d'Anne de Beaujeu dans les Monts du Haut-Beaujolais, et organise un Festival du Conte et des Conteurs en Forêt et en Cabarets «Flèches des Fées» pendant cinq ans. Elle conte avec divers musiciens dont Tenzin Gonpo artiste Tibétain qui l'accompagne aux instruments et à la voix. Elle parraine un enfant tibétain durant plusieurs années. *1994, sociétaire des Auteurs et Compositeurs Dramatiques. Elle participe à divers festivals... *Avril 1998, elle conte dans les écoles françaises, Instituts, hôtels, villages pour le Festival International des Conteurs Francophones à Abidjan en Côte d'Ivoire. *2003, auteure, poète, en situation de handicap, elle poursuit en écrivant toute son Œuvre. Elle réécrit ses contes adaptés pour la scène (120 contes) et écrit de très nombreux ouvrages dont des contes merveilleux et fantastique, un récit autobiographique ' Les Sanglots du Vent' ; une trilogie Fantasy ' Les 3 Héritiers de la Clef des 7 Mondes' (t.1 : La Dragonne et l'Œuf d'Or Sacré ; t.2 : Éloïse et le Commandeur du Temps ; t.3 à paraître) ; des témoignages de vie ' Docteurs, vous m'avez tué ! ' suite à paraître : ' La Danse de la Méduse ', ' L'Arbre d'Or ', 'La Fuite du Temps', 'La Maison du bout... de la Terre', 'Plus fort souffle le vent', 'Un Radeau dans le Ciel'… un recueil de prose poétique de 7 livrets ' Puisque tu vis, Philippe', une suite de nouvelles et de prose poétique 'À l'Aube d'un Jour' et un livret de pamphlets (prose insurrectionnelle : 'Je vous écris, Frères Humains', ... *2011, à la création de la Maison du Conte, de l'Illustration et de l' Édition Fantastique ' LA FONTAINE AUX FÉES ' édite dix de ses livres (sur plus de 30) et avec son époux Maurice JANIN, architecte d'exécution (en situation de handicap), fréquente les Salons du Livre de Rhône-Alpes, Auvergne, Bourgogne, Yonne, Paca chaque week-end durant deux ans. Sur le Salon du Livre de Lorette (42-Loire), elle rencontre Michel COUROT, Dico d'Or, grand gagnant de la Dictée de Bernard Pivot en 1995. Il deviendra son relecteur et son très grand ami. En avril 2011, elle écrit un conte merveilleux : Flora, Pipi et Scratch, la sorcière. *2012, sociétaire des Arts et des Lettres de France, membre du bureau de l' UERA A (Union des Écrivains de Rhône-Alpes-Auvergne), ambassadrice du Cercle des Ambassadeurs Universels de la Paix, 'La Fontaine aux Fées' édite 'Le Grand Livre de Marina' de Marina FERREIRA et ' Le Monde de Lucas ' de Didier POUDIÈRE. *13 octobre 2013, elle est nommée Membre de la World Académy of Arts and Culture and World Congress of Poets. *Le 18 mai 2014, elle parraine le 1er Festival du Livre et de l'Illustration Jeunesse «Les P'Tits Z'Amis de Marina » à Saint-Didier-de-Formans dans l'Ain (01). *13 Juillet 2014, après avoir vécu deux ans dans le village natal de son père en Alsace près de Bâle et de très longues années en région lyonnaise, elle vit désormais à Plogoff dans le Finistère et devient Membre de l'Association des Écrivains Bretons (AEB). Elle écrit et publie un nouveau conte ' La Fontaine de la Mer Feunteun Aod '. *Décembre 2014, elle collabore au Festival International du Conte de Guillaume ÉKOUMÉ, au Cameroun. Elle écrit un nouveau conte 'Max, le Petit Sorcier'. *Février 2015, elle écrit un conte 'Louka, le Petit Loup de Brocéliande' dédié à son arrière petit-fils, Louka né le 5 février 2015. *23 avril 2015, elle écrit 'Le Dragon de Pors Loubous', un conte fantastique. Fin juillet, par son épouse Danyèle, elle apprend dans une profonde tristesse le décès de son indéfectible ami, Michel COUROT. *20 décembre 2015, elle conte 'Plume de Corbeau' au théâtre Georges Madec à Esquibien pour les enfants des écoles et leurs parents. *Septembre 2013 à 2015, elle devient lauréate de 52 distinctions Littéraires Internationales (Trophées, Mérites, Médailles, Prix, Mentions...) décernés par 14 concours Littéraires Internationaux. *2015-2016, elle recherche un Éditeur sérieux pour lui reprendre toute son Oeuvre. *En 2015, elle est invitée à Sacramento en Californie et à Prague en Tchécoslovaquie du 5 au 10 septembre 2016 par le Président de la World Académy of Arts and Culture and World Congress of Poets où elle ne pourra pas se rendre. *Le 1er février 2016, elle écrit le conte 'Justine et le Pays Contraire'. *Février 2016, elle s'inscrit dans les Salons Festivals du Livre en Bretagne qu'elle espère honorer de sa présence... le 24 avril 2016, elle se rend au Salon du Livre de Botmeur (Finistère) où elle conte et dédicace... En juin 2016, elle écrit le conte 'Kaoura, la Princesse aux Sept Dragons'... en 2017 'La Princesse aux Mensonges', 'L'Œil du Dragon'...
  • Contact

Recherche

Articles Récents