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23 décembre 2016 5 23 /12 /décembre /2016 12:44
LA VIE COMME UN DEFI ! / Dana LANG, conteure, auteure, poète, ambassadeure de la Paix,...

Mercredi 21 décembre 2016... intense fatigue...

 

Installée dans le fauteuil, je tente de suivre un film... mais je m'endors. À vingt-trois heures Maurice m'appelle, je dois le changer.

Atteint de violentes diarrhées, il se répand dans le lit... c'est la débâcle. Il faut tout nettoyer, tout changer. Je nettoie le drap du mieux possible et j'ôte toutes les alèses... je ne peux pas retirer le drap, ce sera fait demain matin par Corinne, en attendant je recouvre d'alèses et remets une couche propres. Je remplis un sac poubelle de vingt-cinq litres.

Maurice continue de dormir profondément jusqu'à cinq heures trente du matin, où je dois à nouveau le changer. La diarrhée a été maintenue dans la couche cette fois-ci.

Je retourne me coucher et à huit heures trente j'ouvre la porte à Annie. Je déjeune, Maurice refuse ses repas depuis hier... il ne mange plus.

Je me prépare et Corinne arrive. Maurice a besoin d'une bonne toilette, de changer de maillot, de draps et d'alèses. Ceci fait, Corinne lui passe sa perfusion et puis s'en va chez une autre patiente en attendant que la perf soit terminée. Elle s'écoule durant une heure. Mais les médecins de Brest ont rallongé la sauce... il devra en recevoir autant le soir... pour l'heure il est fort mal en point. Il se trouve prisonnier d'une fatigue immense.

Annie vaque à ses occupations... je lui demande de sortir les décorations de Noël... mais je n'ai pas le temps de m'en occuper. Je dois téléphoner pour trouver un verticalisateur électrique chez un fournisseur de matériel médical. Je téléphone aussi à ma banque. Finalement je trouve un fournisseur et nous aurons ce verticalisateur et une sangle avec une ordonnance adéquate.

Je déjeune seule... puis je vais sur l'ordinateur prendre connaissance de mes courriels en attendant le médecin.

Lorsqu'il arrive je suis dehors à nourrir nos protégées. Il fait mauvais temps depuis trois ou quatre jour, il pleut beaucoup la nuit et des averses traversent nos journées. Le médecin m'appelle.

Je cesse immédiatement mon travail pour parler de l'état de Maurice et aussi des demandes diverses entre le fournisseur et les infirmiers qui ont besoin de matériel. Il ausculte Maurice bien mal en point et pense au virus qui circule actuellement, de bonnes gastro-entérites. Je préfère penser cela que de le voir avec un problème sur l'antibiothérapie. Il prescrit des comprimés en cas de diarrhée récurrentes, d'autres pour les vomissements et aussi une réhydratation en perfusion continue. Il dresse une ordonnance pour le matériel de kiné et aussi pour les infirmiers car Maurice aura une très grosse dose d'antibiotiques, trois fois supérieure à la normale.

Puis Corinne vient et emporte toutes les ordonnances à la pharmacie. Ensuite elle revient pour les soins. Quand elle a terminé c'est au tour de Klara, la kiné de franchir la porte. Maurice est très faible et elle pratique un drainage sur sa jambe opérée. Quand elle a fini sa séance, elle le cale avec des coussins pour lui faire tenir une autre position, mais à peine est-elle sortie que Maurice se plaint, cela le fait trop souffrir. Je suis obligée de tout retirer et de lui masser la cuisse avec la pommade.

Il étouffe ses sanglots en gémissant :

J'en ai marre, chérie, j'en ai trop marre, je n'en peux plus, je n'en peux plus !

Je fais tout ce que je peux pour lui adoucir sa peine. Je le caresse mais ses pleurs redoublent :

J'en ai marre, j'en ai vraiment marre !

Puis, il se rendort. Plus tard il me demande un yaourt qu'il ne parvient pas à manger seul. Je le lui donne à la cuillère. Il s'endort.

Je remarque aujourd'hui encore et depuis plusieurs jours que ses mains ont la couleur de la farine... comme si le sang l'abandonnait. Déjà, nous avions constaté le même phénomène avec le médecin remplaçant avant et pendant ses infarctus...

Je soupe seule à la cuisine. Il dort profondément. J'en profite pour rester sur l'ordinateur. Il se réveille à vingt-trois heures pour pleurer.

Il pleure longuement pour me dire combien il en a assez. Il se plaint de ne même plus avoir la force de se tourner pour les soins... la force de plus rien... il n'a plus envie de se battre et des envies de mourir lui reviennent. Il est secoué par tout ce qu'il doit endurer. J'essaie de lui remonter le moral, mais je suis tellement impuissante à changer quoi que ce soit à part l'aider de mon mieux pour ses soins. Il me dit encore qu'il se bat pour moi, qu'il résiste à tout pour moi, pour ne pas me quitter et en même temps il a honte de ce qu'il me fait endurer... mais mes mots ne peuvent pas décrire ce que je ressens, et mon cœur pourtant renferme un océan de larmes qui ne peut pas couler...

Jeudi 22 décembre 2016... tant va la cruche à l'eau qu'elle casse !

 

Maurice a eut une gastro-entérite carabinée. Le médecin repasse dans l'après-midi car Maurice fait une allergie avec plein de petits boutons rouges. Moi, je suis effondrée dans le fauteuil... je me sens mal. Le docteur pense que je vais prendre le même virus. Pourtant des douleurs neurogènes se déclenchent avec violence dans mon dos puis dans les jambes et soudain une accumulation de douleurs me saisit musculaires, osseuses, tendineuses. J'ai mal de partout à hurler. Bientôt je ne peux plus bouger.

Un colis est trouvé dehors par l'un de nos intervenants. C'est mon fils et ma belle-fille qui nous souhaitent un joyeux Noël avec un gros panier de gourmandises ! Ils sont adorables !

Au soir, je ne peux absolument pas aider Maurice, je ne peux pas faire un seul mouvement.

Dans la nuit j'entends Maurice se plaindre abondamment et je suis clouée dans mon lit. Je me lève et je ne parviens pas à manœuvrer le fauteuil roulant manuel avec mes pieds, je mets une éternité à franchir l'espace jusqu'à son lit en criant de douleur. Lorsque j'arrive près de lui il a besoin d'être changé, avec beaucoup de difficultés je lui change sa couche mais je ne pourrai rien faire d'autre... il doit rester avec ses démangeaisons.

Au lit ma vie est intenable... les douleurs m'obligent à me retourner sans arrêt difficilement. J'entends Maurice se lamenter, dire qu'il n'en peux plus. Sur le matin il a froid et je recommence à me traîner jusqu'à lui pour lui donner ses couvertures que je ne parviens pas à lui mettre.

Une longue nuit s'étire dans une souffrance sans borne.

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21 décembre 2016 3 21 /12 /décembre /2016 17:14
VOEUX DE JOYEUX NOËL A TOUS MES LECTEURS, FANS, A TOUS MES AMI(E)S ET FAMILLE SI PRECIEUX...

CHERS AMI(E)S, chers fans,

Je vous adresse à tous mes meilleurs vœux pour un très joyeux et heureux Noël.

Je vous le souhaite entourés de tous ceux que vous aimez et qui vous sont chers et précieux.

En ces Fêtes de fin d'Année, je ne peux pas m'empêcher de penser à tous ceux qui souffrent, qui n'ont pas d'abri, pas de nourriture, pas de remèdes pour se soigner, à tous ceux qui se trouvent sous les bombes par la faute de tyrans qui n'ont aucune idée sur le sens sacré de la vie. Je pense surtout aux millions d'enfants malades, aux enfants blessés dans ces guerres effroyables, à tous ceux qui sont partis, pertes irrémédiables hélas dans cet immense gâchis qu'est la guerre...

Noël et Jour de l'An doit exprimer le vœu le plus sacré celui de la Paix dans le Monde... la Paix, la Paix, nous la voulons pour tous, nous la réclamons pour tous les civils qui sont les victimes de ces abominations commises par des criminels au pouvoir dans trop de pays à présent.

Joyeux Noël à toi Marina, à ta formidable famille, à tes sœurs, tes parents, tes ami(e)s, à toi ma précieuse Lucette, ta maman, tes fils, à toi Véronique Pacaud et ta famille, à toi Marielle ta petite famille et maman et tant d'autres amis Jean-Claude et Annie, Joëlle et Daniel, Jacqueline, Béatrice et Margot, Pierre et Jeanne, Alain et Delphine, André et Sophie, Pierre et Eliane, André et Jeanne, Josiane, Sylvie et tous les autres... ;

Joyeux Noël encore à tous mes ami(e)s auteur(e)s rencontrés en Rhône-Alpes Auvergne, bourgogne, Yonne, Paca avec qui je garde un sentiment particulier, Jacques Bruyas et Elyane sa compagne, ses enfants, petits-enfants, à Aïcha Vésin Chérif, à Lucile Gauchers, à Pierre Cœur, à  Marie Garnier, à Nadia Bergougnoux Zékri, à Marc Wallerand, à Claire Van Kinh, Joëlle Vincent, Valérie Simon, et à tant d'autres... ;

Joyeux Noël à tous les responsables de Concours Littéraires Internationaux qui se dépensent sans compter pour faire grandir la Littérature et les Arts dans le monde, je pense à Simone et Martin Gabriel, à Maïté Beule, Andrée Jolas, Martine Gilhard, à Martine Goblet, Marie-Agnès Brossard et tous les membres de l'Association  'Regards', je pense à Michel Hermenier, aux amis de Ti an Holl, et à tous ceux que j'oublie ici tant la liste est longue...;

Joyeux Noël à tous les ambassadeurs de la Paix Ernesto Kahan, Gérard Gautier et Martine, son épouse, Guillaume Ekoumé, Ziad Medoukh, Claude Felgerolles et tous les autres...

Joyeux Noël ,à toutes les personnes rencontrées autour de mes livres qui sont si nombreuses et auxquelles je pense avec affection...;

Joyeux Noël à tous mes fans, je songe à Cindy Massa, à Alissandre, Ancelin, Aymeric, Colline, Clara, Damien, Ema, Eva, Florine, Isabelle, Jeff, Jennifer, Laure, Marie, Milou, Paul, Pauline, Pierrick, Raphaël, Sarah, Stéphane, Véronique et beaucoup, beaucoup d'autres... qui me suivent et attendent la 3ème époque de ma saga fantastique 'Les 3 Héritiers de la Clef des 7 Mondes' (les dessins sont terminés et la couverture magnifique !), et tous les fans du livre 'Les Sanglots du Vent', et encore tous les amoureux de mes contes 'Noëls Enchantés' et mes autres contes ;

Joyeux Noël à tous ceux qui nous entourent actuellement à la maison, à nos auxiliaires de vie, aux médecins, infirmier(e)s, à Klara, à Alexandra ; aux médecins du CHRU de Brest, infirmier(e)s, soignants...

Joyeux Noël à tous mes proches, famille, tantes Suzy, Carmen, cousins, cousines :

Joyeux Noël à nos enfants, petits-enfants et arrière-petit-fils chéris...

Oui à tous, je vous souhaite de très belles Fêtes de Noël en famille.  

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20 décembre 2016 2 20 /12 /décembre /2016 20:10
Gwenn, mon oie blanche me cherche...

Gwenn, mon oie blanche me cherche...

Mardi 20 décembre 2016... un formidable branle-bas de combat !

 

Je l'ai massé plusieurs fois hier soir, et à minuit je suis allée retrouver mon lit... dévastée de fatigue. Mais à une heure il me sonne. Je ne l'ai pas nettoyé, lavé et massé d'après lui... il perd la tête, il ne se rappelle plus rien d'un moment à l'autre ! Je recommence le boulot... et lui poursuit ses cris de douleur. Vers cinq heures du matin ses cris redoublent. Il a trop mal à ses jambes, ses pieds, ses cuisses... principalement là où il demeure en appui depuis trois mois. Je retire en frottant doucement avec le gant mouillé le 2ème pansement de duo-derm que j'avais mis car évidemment il fait un bourrelet qu'il ne supporte pas. Ensuite, je lave doucement, sèche bien et masse avec la pommade en prévention d'escarres. Puis je retourne me coucher car je dors debout.

Vers huit heures il me fait lever car Véronique va arriver et aussi Corinne, l'infirmière dévouée. J'ai tellement sommeil !

Je lui prépare son déjeuner et le mien. Véronique prend son service et Corinne arrive à son tour. Elle s'occupe de Maurice. Lorsque je suis prête, je demande à Véronique de m'aider pour un envoi postal et de me conduire à la Poste.

Nous nous trouvons nez à nez avec Corinne qui revient pour rincer la perfusion de Maurice... tout ce temps il est resté seul en dormant copieusement.

Véronique termine sa matinée chez nous et je reste avec la préparation du repas et Maurice à changer. Puis il s'endort à nouveau profondément. Plus tard, je dois le changer à nouveau et il se rendort aussitôt en refusant son repas...

Klara me téléphone pour savoir si Maurice a été pesé à l'hôpital et nous avons complètement oublié ce souci... nous avons besoin de le savoir pour un verticalisateur que le fournisseur de la pharmacie n'a pas (il nous faudrait l'acheter ! Ben voyons !). Je vais voir avec le fournisseur de l'hôpital...

Klara me dit qu'elle arrive dans dix minutes et moi, je tombe de sommeil !

Lorsqu'elle frappe à la porte Maurice est toujours plongé dans un sommeil sans fond. Elle tente de le réveiller un peu en le faisant tourner d'un côté et de l'autre. Elle lui pratique un drainage mais soudain Maurice est saisi de vomissements et Klara s'affaire à courir pour des serviettes, une bassine que je vais chercher à pas de tortue. Maurice souille les draps. Klara aide Maurice du mieux qu'elle peut, elle enlève les draps salis. Soudain je pense à l'antibiothérapie... moi, j'ai vomis durant quinze jours matin, midi et soir jusqu'à n'avoir pas plus de force qu'une mouche... et les médecins ont fini par me changer de produits (qu'ils testaient directement sur moi) et ils ont trouvé finalement l'antibiotique approprié à mes germes qu'ils m'ont placé en perfusion par un cathéter sur la veine centrale dans la poitrine côté gauche et ce durant quatre mois... Maurice, lui, n'est pas sorti de l'auberge !

Lorsque Klara nous quitte c'est au tour d'Alexandra de franchir le seuil de la maison habillée en petit lutin avec un beau bonnet de laine pointu. Elle vient gratter nos pieds. Elle me soigne... il y a de quoi faire mais je vais mieux. Quant à Maurice elle doit lui retirer la peau morte dessous son pied gauche résultat de l'anesthésie générale. Puis elle lui coupe son ongle incarné ce qui a le pouvoir de le réveiller en hurlant.

Corinne arrive et trouve Alexandra en pleine action sur les pieds de Maurice. Elle repart un moment chez une autre patiente en attendant que la podologue ait terminé son travail. Maurice dort toujours aussi profondément. Puis Alexandra se retire et Corinne vient. Tout comme Klara, elle doit changer entièrement le lit, les draps, l'alèse, les serviettes, laver, masser Maurice. Elle vaque à tout cela lorsqu'elle s'aperçoit que mon époux baigne dans une terrible diarrhée. Lorsqu'elle l'a tout lavé, changé voici qu'il est encore saisit de violents vomissements et je suis allée chercher de nouveau la petite bassine prévue à cet effet. Pour la seconde fois, elle doit changer les draps. Elle n'en finit plus de sa soirée

Moi, pendant ce temps, j'étends deux lessives et voilà que de nouvelles sont déjà à prévoir pour ce soir et pour demain.

Lorsque Corinne nous quitte Maurice poursuit son profond sommeil... il a à peine ouvert les yeux une fois ou deux, et je ne crois pas s'il se soit rendu compte du branle-bas de combat autour de lui cet après-midi ?

Comme Klara me l'a demandé, j'ai appelé le médecin afin qu'il passe à la maison. Il avait prévu un rendez-vous pour demain... il viendra demain.

Ce soir, je n'irai pas me coucher... je resterai près de son lit dans le fauteuil car je ne peux pas courir, ni me déplacer vite en cas de problème ou le plus souvent je me tétanise... ce soir, je nous vois encore bien mal partis... nous ne sommes pas sortis de cette galère de souffrances et de douleurs...

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19 décembre 2016 1 19 /12 /décembre /2016 22:04
Mon poème est lu sur la passerelle lors de la Marche Des lampes pour Alep à Audierne jusqu'au phare...

Mon poème est lu sur la passerelle lors de la Marche Des lampes pour Alep à Audierne jusqu'au phare...

Marche avec des lampions allumés dans la nuit de l'indifférence...
Marche avec des lampions allumés dans la nuit de l'indifférence...

Marche avec des lampions allumés dans la nuit de l'indifférence...

Dimanche 18 décembre 2016... marche pour Alep à Audierne...

 

Je m'occupe de Maurice jusqu'à une heure, puis je vais me coucher. À deux heures quinze, il m'appelle, il a faim... je lui prépare des tartines beurrées. Il me rappelle à trois heures quinze, je dois le laver, le masser, le changer.

Je l'entends crier à cinq heures trente, je me lève... sa jambe le fait souffrir horriblement. Je le masse, lui cale un gros coussin dessous et je lui pose un pain de glace. Il crie jusqu'à six heures trente du matin... je me relève et je vais voir ce qui le met dans cet état. Il a très mal sous la cuisse. Je lui demande de se retourner en s'aidant avec la barrière du lit. Il a gratté avec un goupillon et de la crème et son alèse de coton est en miettes. Je vois qu'il s'agit de la grosse tache noirâtre de sa cuisse qui lui mène la vie dure.

Lorsque je suis debout à huit heures, je lui prépare son déjeuner et je déjeune à mon tour. Audrey, l'infirmière arrive pour ses soins. Pendant ce temps, je commence à préparer les moules. Heureusement qu'André les a nettoyées car je ne pourrai pas les faire moi-même. Là le travail est bien dégrossi.

Lorsque l'infirmière s'en va, après mes soins, je m'occupe à nouveau de Maurice. J'applique deux très gros pansements de duo-derm... mais il ne devra pas se remonter sans cesse dans son lit. Pour cela je lui mets le drap de glisse sous la grande alèse. Je dispose aussi le petit drap de glisse sous ses pieds afin qu'il puisse faire sa gymnastique dans la journée.

Je retourne à mes fourneaux. Je fais cuire les moules avec de la bière comme Maurice a envie. Manque de pot, évidemment, je ne parviens pas à ouvrir la bouteille, elle échappe de mes mains de singe et se renverse sur le sol... je peste tant et plus. Maurice dans son lit m'ouvre une autre bouteille. Je rajoute à ma sauce du persil, de l'ail préparé la veille (heureusement) et de la crème.

Nous déjeunons autour du lit de Maurice et nous nous régalons avec des poireaux en salade, du gratin dauphinois et les moules sauvages grosses comme des huîtres !

Je vais voir mes petites protégées. Je leur amène du grain et de l'eau puis je rentre car malgré un énorme soleil, il fait froid.

Je fais la vaisselle puis je me mets sur l'ordinateur... Maurice s'est endormi profondément juste après un coup de fil de mon fils. Cette année les enfants fêtent Noël chez leur sœur Nathalie, cela me rend toujours très heureuse de savoir toute la fratrie réunie. Eux, bien entendu, sont toujours tristes de devoir faire les fêtes sans nous... mais depuis plusieurs années nous sommes victimes de notre état de santé dégradée.

Aujourd'hui toutes mes pensées volent vers Alep, et ce soir la population se met en marche et se réunit au phare d' Audierne pour envoyer les pensées du peuple de France à celui de Syrie sous le joug de dictateurs sanguinaires qui bafouent impunément la vie sacrée, et ne respectent pas le désir du peuple Syrien à l'émancipation, à la démocratie. Pour garder leur pouvoir et leur suprématie sur les peuples, ils noient ce besoin de liberté dans le sang des innocents ! Ce soir mon pamphlet 'Alep, ton cri monte au ciel ' sera lu devant tous les participants. Comme je suis bloquée à la maison, que je ne peux pas marcher, ni conduire, ce sera une manière d'être là-bas avec tous, par mon âme et mon cœur. Car je pleure, et je saigne de savoir autant de petits enfants sous une pluie de bombes !

Maurice se réveille et vers dix-sept heures je dois le changer. Il se plaint d'avoir mal sur sa cuisse... évidemment le pansement a bougé et fait un bourrelet. Je le décolle doucement pour le recoller... je verrai ce soir si je dois le lui retirer avec de l'eau. Il s'endort après avoir mangé un bout de raisin.

Lundi 19 décembre 2016... consultation à la Cavale Blanche à Brest...

 

La nuit se trouve très agitée, après l'avoir lavé, massé, changé, je me couche à minuit... mais il me réveille toutes les heures.

Il me sonne à huit heures car il veut déjeuner mais je lui rappelle qu'il va avoir une prise de sang. Zut, il est déçu, il risque de déjeuner tardivement. L'infirmière arrive à neuf heures trente et nous lui avons préparé ses tartines et son cacao sur la table de la cuisine. Audrey lui passera, en attendant je sors en courses avec Nathalie... il serait temps que je songe à Noël.

Nous rentrons rapidement. Nathalie a terminé le tour de la maison et elle m'aide à confectionner une salade de fruits copieuse, cela m'évite bien de la peine... je n'arrive plus à peler les oranges.

Sur la revue que m'envoie l'association CMT France, je vais pouvoir m'acheter un stylo pour écrire correctement et un doigt pour m'aider à ouvrir les paquets et toutes sortes d'autres choses... il faudrait que je trouve un ouvre bouteilles de lait, d'huile, etc... et aussi, des couverts spéciaux pour la Parkinson.

Nathalie nous quitte à midi. Auparavant, elle m'a donné un coup de main pour déblayer toutes les affaires autour du lit de Maurice car les brancardiers viennent nous prendre à treize heures trente pour une consultation d'après opération. Ils arrivent en retard retenus par les travaux sur Audierne et aussi pour avoir déposé une malade en route.

Les ambulanciers que nous connaissons tous à présent, portent Maurice du lit au brancard, puis ils chargent mon fauteuil roulant manuel et nous voilà partis après avoir été bien installés dans l'ambulance.

Il nous faut deux bonnes heures pour parvenir à Brest. Le voyage s'est fait bien pénible pour Maurice et pour moi aussi qui ressens une vive douleur neurogène dans le dos. Nous faisons malheureusement la queue à la radio pour son genou et de nouveau la queue pour des papiers cependant que Maurice souffre de plus en plus sur le brancard surtout de ses traces noirâtres sur le cuisse et sur sa cheville droite, enfin le brancard est vraiment petit pour sa morphologie exubérante. Je m'inquiète car depuis avant hier son ventre s'est remis à enfler et se gonfler d'eau... les œdèmes cardiaques vont-ils revenir de plus belle... j'en ai comme une mauvaise impression.

Les médecins font entrer le brancard dans leur bureau et ausculte sa jambe débarrassée de ses quarante agrafes. Ils sont contents de leur boulot... ils peuvent. Il fallait oser faire une telle intervention sur un bonhomme perclus de tant de pathologies graves. Bon, mais Maurice s'est trouvé entouré une belle collégiale de médecins qui ont réfléchi durant quinze jours à cette situation périlleuse.

Finalement, nous ne sommes pas fâchés de rentrer... crevés ! Maurice n'a qu'une hâte, retrouver son lit, souper et dormir. Nous téléphonons dans l'ambulance à Jean-François qui a la gentillesse de venir à dix-neuf heures pour laver, masser et changer Maurice.

Une fois bien installé dans son lit, je lui apporte la soupe et un morceau de flan... il commence à s'endormir. Alain et Justine nous rendent visite... nous sommes très heureux de les voir mais ils ne sont pas en forme pris par une bonne bronchite. Ils s'en vont, Maurice s'endort tout à fait... ah, s'il pouvait dormir la nuit entière... mais là, il ne faut pas rêver !

Ce soir j'ai reçu un message du responsable de la marche d'hier soir à Audierne... mon poème a bien été lu sur la passerelle devant une assemblée de cent-soixante personnes. Merci à toi, Jean-Paul... ainsi j'étais présente.

J'ai également lu un message de ma grande, douce et si belle amie Lucette. Cela m'a apporte du baume au cœur.

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Published by Dana LANG, CONTEUR AUTEUR CREATEUR
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18 décembre 2016 7 18 /12 /décembre /2016 15:49
DES LAMPES POUR ALEP / UNE MARCHE POUR ALEP AU PHARE D'AUDIERNE à la nuit tombée où des lanternes seront allumées dans le noir silence de l'indifférence !

Aujourd'hui plus que jamais mes pensées sont tournées vers Alep assiégée, bombardée, dépecée, massacrée, anéantie... à ces familles, à ces femmes, à ces vieux, à ces petits enfants piégés sous un déluge de bombes et de tonneaux d'explosifs ! ! !

Alep dans le collimateur des grands despotes de ce monde, racailles sanguinaires qui préfèrent noyer dans un bain de sang la population plutôt que de satisfaire la montée des revendications du peuple pour la liberté, la démocratie et la Paix !

Honte à ces criminels... les dictateurs du monde actuel doivent être arrêtés et jugés pour crimes contre l'humanité... ce siècle ne devrait plus jamais voir de tels monstres assoiffés de pouvoir et de sang en action... il faut en finir de ces assassins ! ! !

Ce soir, à Audierne les gens vont marcher jusque vers le phare et allumeront des lanternes, autant de lucioles lumineuses dans le noir de l'indifférence... qu'elles soient nombreuses ces personnes pacifistes et dignes.

Ce soir, une personne dévouée lira mon pamphlet 'Alep, ton cri monte au ciel !'. Il dira au monde mes pensées pour Alep, pour la Syrie et son peuple, il dira mes remerciements et ma gratitude envers ce chercheur syrien qui a découvert une avancée dans ma maladie rare, génétique, orpheline, dégénérative, évolutive, démyélinisante, et qui a explosé dans un attentat meurtrier. Il dira ma peine de ne pas être parmi les marcheurs et pour cause, il dira ma solidarité envers le peuple libre de Syrie, il dira mon soutien. Il dira mon chagrin de voir tant de souffrance et tant d'enfants terrorisés, blessés ou tués.

Tenez bon amis, nous sommes avec vous !

Mon poème est lu au soir du 18 décembre lors de la Marche 'des lampes pour ALEP allumées dans la nuit de l'indifférence'...

Mon poème est lu au soir du 18 décembre lors de la Marche 'des lampes pour ALEP allumées dans la nuit de l'indifférence'...

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Published by Dana LANG, CONTEUR AUTEUR CREATEUR - dans Ambassadeurs de la Paix
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17 décembre 2016 6 17 /12 /décembre /2016 20:44
LA VIE COMME UN DEFI ! / Dana LANG, conteure, auteure, poète, ambassadeure de la Paix,...

 

Jeudi 15 décembre 2016... à dix jours de Noël.

 

Je reste près de lui toute la soirée, il me sollicite parce qu'il a faim, il a froid, il a chaud, il veut boire prendre ses remèdes, le changer deux fois, puis le laver, le masser à deux heures... je finis par me coucher à trois heures trente.

Dans les intervalles j'ai lu le manuscrit de poésies de Béatrice Tallec-Adrian et j'ai terminé sa préface.

J'ai terriblement sommeil et je m'endors rapidement. Il va me sonner dans la nuit car il souffre très fort de sa jambe.

Sur le matin, par deux fois, je l'entends gémir et crier :

J'ai mal, j'ai trop mal à ma jambe.

Lorsque j'arrive dans le couloir, je l'entends ronfler. Je lui ai donné par deux fois sa morphine (qui a énormément baissé) avec un doliprane pour les douleurs aiguës.

Au matin, Sylvie arrive à huit heures trente et prépare le déjeuner. Je me lève au radar. Je déjeune et me prépare rapidement pour aller en courses.

Jean-François vient s'occuper des soins de Maurice. Nous partons pour trois magasins et nous rentrons pile pour midi. Sylvie à juste le temps de m'apporter les provisions, les six sacs de couches, le maïs et l'orge au garage, et de monter le fauteuil roulant.

Je range les commissions petit à petit, puis je prépare le repas, une salade d'endives aux noix et aux pommes et les restes de la tartiflette d'hier.

Dans l'après-midi arrive le fournisseur de l'ancien respirateur qui ne nous a pas satisfait et qui à mis un sacré moment à venir le chercher... et pendant ce temps la Sécurité Sociale paie la location de deux machines... ben voyons ! ! !

Puis l'aide jardinier, venu hier nettoyer la bougie de la tondeuse, se met à tondre le jardin. Ensuite c'est l'infirmier et puis Klara la kiné... Maurice ne parvient pas à se lever sur sa jambe droite... il est terriblement déçu, il en pleure. Ses muscles se sont atrophiés par ses trois mois cloué au lit.

Nos journées sont bien remplies... nous attendions aussi Alexandra qui n'est pas venue, sauf une erreur de ma part.

La soirée s'achève. Je m'installe devant la télévision où je m'endors. Je laisse Maurice à son sommeil pour aller me coucher. Il m'appelle trois fois dans la nuit.

Vers trois heures, je dois le laver, le masser, le changer... je suis éreintée.

LA VIE COMME UN DEFI ! / Dana LANG, conteure, auteure, poète, ambassadeure de la Paix,...

Vendredi 16 décembre 2016...

 

Sur le matin, je dors profondément quand Nelly arrive. J'ai beaucoup de mal à me réveiller. Je déjeune cependant qu'elle prépare un cacao à Maurice à qui hier, j'ai acheté des petits pains aux raisins.

Jean-François s'attaque à ses soins du matin, puis il passe aux miens. Je m'habille ensuite je vais avec Nelly attacher les palmiers qui ont soufferts sous la tempête de novembre. Je taille aussi les rosiers.

Elle replante mon pot d'hémérocalles dans la plate-bande. Nous jardinons en plein décembre !

Finalement il est l'heure de s'en aller pour Nelly... et je reste avec les légumes de la soupe à préparer.

Nous déjeunons et à peine terminé, voici notre médecin traitant qui vient aux nouvelles. Il est content des progrès de Maurice et de sa volonté à en sortir.

Il déclare :

C'est un warrior !

Ce qui m'amuse... mais c'est bien ça !

Il nous prescrit plusieurs ordonnances dont un verticalisateur électrique réclamé par Klara afin que Maurice puisse se mettre debout.

Je m'occupe de mes légumes à la cuisine car je veux refaire cette délicieuse soupe pour toute la semaine.

Puis je vais jeter les déchets à mes petites amies qui m'attendent impatiemment.

Je reste un moment sur l'ordinateur alors que Maurice dort profondément comme ce matin où il s'est endormi toute la matinée... il a beaucoup de sommeil, de forces et de fatigue à récupérer !

Puis arrive Klara pour la kiné alors qu'il dort si fort. Klara lui fait faire ses exercices... il doit retrouver du muscle.

Ensuite voilà Jean-François de bonne heure et du coup Maurice en est content, il va être soulagé de cette gymnastique qui l'épuise.

Moi, je ré-attaque ma soupe que j'avais abandonné par manque de force. Je coupe tous les légumes épluchés en morceaux et je les lave. Je tranche avec un hachoir et un marteau le potimarron et le butternot car je n'ai aucune force dans les doigts... je mets un temps fou à faire tout ça.

Du coup nous soupons à vingt heures, très tard pour nous ! La soupe est si bonne que Maurice en réclame deux bols puis il veut deux tartines de rillettes de porc... ce qui fait qu'il se sent lourd ce soir !

Nous regardons les 'Petits Crimes d'Agatha Christie' et le sommeil me gagne. Lorsque le film se termine, je dois laver, masser et changer Maurice, lui mettre son drap et ses couvertures.

Il prend tous ses remèdes du soir et s'apprête à s'endormir. De mon côté, je file au lit... trop besoin de me reposer.

LA VIE COMME UN DEFI ! / Dana LANG, conteure, auteure, poète, ambassadeure de la Paix,...

Samedi 17 décembre 2016... à huit jours de Noël...

 

Je me suis levée plusieurs fois encore cette nuit parce qu'il hurlait de douleur, je lui ai relevé la jambe avec le coussin, posé de la glace, parce qu'il fallait le couvrir, le masser, le changer... je n'ai pas eu besoin de le laver, il dormait trop.

Au matin je me lève à huit heures pour lui faire quatre tartines, et son chocolat, il meurt de faim, puis je déjeune.

Nous attendons l'arrivée de Corinne, l'infirmière et Maurice se tortille comme un ver dans son lit tant il a besoin d'être lavé, massé et changé. De plus, il hurle depuis des mois car uriner lui provoque de très violentes douleurs. Sa prostate lui joue de mauvais tours (il faudrait encore opérer!).

Corinne vient pour passer à l'action et aussi lui passer pendant une heure sa roséphine dans la veine qui monte au cœur, puis elle rince.

Ensuite elle passe à mes soins et je me prépare pour la journée. Notre voisin et ami André nous livre deux litres de moules qu'il est allé ramasser dans la Baie des Trépassés... je suis drôlement contente, je les ferai demain avec un reste de gratin, cela sera parfait ! Il passe dire bonjour à Maurice qu'il n'a pas vu depuis longtemps car la maison est toujours pleine d'intervenants de toutes sortes.

J'étends deux lessives, je confectionne le repas... aujourd'hui je me lance dans une galère... je fais un gratin dauphinois. Cela me prend un temps fou car j'ai du mal à éplucher l'ail, pour les pommes de terre c'est moins difficile car leur peau est fine en ce moment. Bon, mais je me débrouille (dur, dur) et finalement je sers d'abord du poireau en vinaigrette à Maurice qui crie de faim. Le gratin est au four, nous le mangerons à une heure. Puis je lui sers un morceau de foie de veau, très bon pour son manque de potassium. Le gratin s'avère être fameux ! Nous nous régalons !

Je fais la vaisselle entre chaque plat servi, cela m'avance. Puis lorsque nous avons terminé Maurice s'endort aussitôt et moi je file me coucher... je ne peux plus rien faire.

Je dors jusqu'à l'arrivée de Corinne à dix-sept heures trente... cela m'a fait le plus grand bien et Maurice en a fait autant. Ce soir, elle lui retire ce qu'il reste d'agrafes... le voilà libéré.

Nous soupons de cette excellente soupe confectionnée pour toute la semaine. Mais ce soir, il se sent mal et n'a pas très faim. Je le change, il met son masque et s'endort.

J'ai un peu de temps libre, je l'occupe à lire mes courriels et à répondre. Ce soir, il m'arrive des félicitations de par le monde pour mon poème 'Toi, le fou de Dieu'.

Maurice dort et il m'appelle car sa cheville gauche lui fait mal, je vais le masser.

Il fait nuit à dix-huit heures... à huit jours de Noël... je n'ai rien préparé, rien décoré... nous vivons hors du temps concentré sur notre cauchemar...

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15 décembre 2016 4 15 /12 /décembre /2016 02:57

Mercredi 14 décembre 2016... Noël approche à grands pas... pas le temps d'y penser !

 

Je reste près de lui jusqu'à minuit, puis je le laisse car il dort profondément et je peux aller me coucher. J'éteins les lampes et aussi la télévision. Je suis à peine allongée, j'entends les cris de panique de Maurice dans le noir... il ne sait plus où il est, où il se trouve ! Je me relève pour le rassurer et il rallume la télévision qui lui fait une image, une lampe rassurante dans la nuit.

Il me sonne à une heure, puis à deux heures, enfin à cinq heures où je dois le laver, le masser et le changer. Je dors jusqu'à neuf heures. Annie est arrivée et s'occupe du déjeuner de Maurice. Je me lève au radar, épuisée dès le réveil... trop éprouvant !

Je déjeune et nous attendons l'infirmier pour nos soins. Annie vaque à toutes les occupations de la maison, cependant que je reste au service de mon époux tout autant que la nuit.

Je prépare également une tartiflette, Annie épluche les oignons et les coupe en lamelles fines. J'ai mis à cuire dans l'eau les pommes de terre. Une fois cuites je les rassemble avec celles qui me restent de la veille pour les peler. Je mets à rissoler les lardons et les oignons. Lorsque cette préparation devient dorée j'y ajoute la crème puis les pommes de terre coupées en rondelles. Ensuite je verse la moitié de la préparation dans un plat, je dispose la moitié du reblochon sur le dessus puis je rajoute le reste de la préparation et ensuite le reste du reblochon et j'enfourne à four très chaud vingt minutes... un délice !

Le médecin remplaçant passe voir le PICC line de Maurice qui semble inquiétant mais le médecin le rassure. Quand aux agrafes de sa jambe il nous conseille d'attendre la visite auprès des chirurgiens de Brest prévue pour lundi prochain, le 19 décembre 2016... encore un voyage en ambulance. Jean-François trouve ce délai trop long et va demander conseil auprès du chirurgien.

Je change Maurice plusieurs fois avant l'arrivée de l'infirmier et à quatorze heures, je lui fais la grande toilette, massages et change. Je demeure très sollicitée par lui pour maints services.

Dans les intervalles je lis et découvre le livre de poèmes de Béatrice Tallec-Adrian. Je prépare sa préface durant la soirée entre hier et aujourd'hui. Après le dîner où nous terminons notre soupe délicieuse, je poursuis mon travail sur ce livre. Puis je prépare un courrier de renvoi de son manuscrit que je posterai demain.

Je demeure la soirée près de Maurice où tout en travaillant il me sollicite pour un morceau de gâteau, deux pommes, le masser plusieurs fois, le changer aussi.

Il est deux heures du matin, je ne me suis pas encore couchée... j'écris.

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13 décembre 2016 2 13 /12 /décembre /2016 20:26
Maurice sur le point du départ...
Maurice sur le point du départ...

Maurice sur le point du départ...

Mercredi 13 décembre 2016... branle-bas de combat !

 

Je lui donne ses soins habituels à minuit et me couche à une heure. Puis à deux heures, il me sonne pour de nouveaux soins. Il crie, gémit et se plaint de sa jambe. Je me relève à trois heures trente, puis retourne me coucher alors qu'il n'est pas du tout apaisé... il se plaint toujours autant.

 

J'entends l'arrivée de Corinne à cinq heures du matin. Elle vient faire les soins de Maurice et lui passer son antibiothérapie dans son PICC line. Ses soins se déroulent bien et Corinne est un amour de dévouement. Elle s'est levée bien tôt aujourd'hui afin d' être là pour Maurice avant son départ ! Il n'a rien dormi de la nuit et il s'en va au Centre de rééducation fonctionnelle... mais cela est un premier contact, sans doute va-t-on lui donner son planning de kinésithérapie, les jours, les horaires...

 

Je suis debout à six heures et je débarrasse tous les cartons de pharmacie qui obstruent le passage du brancard. Il va falloir que j'achète d'autres tiroirs pour un rangement encore plus pratique.

 

Nous attendons nos amis d''Urgence 29' pour qu'il soit à Tréboul à huit heures trente-cinq. Ils arrivent à sept heures dix et partent à sept heures trente cinq. Ces petits gars sont épatants ! Ils chargent Maurice sur le brancard avec une délicatesse infinie.

Il fait nuit noire et nos chèvres s'étonnent et s'interrogent de le voir traverser le pré sur une telle charrette... elles bêlent ! Nous les avons réveillées !

 

Je n'ai plus sommeil, j'attends l'arrivée de Véronique M. En attendant j'écris.

Véronique s'emploie à sa tâche, puis nous allons chercher du pain et un loto pour faire plaisir à mon époux... il y a une éternité que nous n'avons plus acheté un billet.

 

Maurice et les ambulanciers reviennent précipitamment. Pas de chance, ils ont été reçus dans le couloir pour se faire expédier avec perte et fracas. Il se trouve que l'on rencontre des cons chez les médecins mais celui-ci était particulièrement raffiné dans le genre. Il a purement et simplement renvoyé le convoi dans ses appartements sans plus de délicatesse... malade trop lourd ! S'en prenant aussi aux ambulanciers qui lui faisaient remarquer qu'il avait le voyage d'un autre patient à assurer. Il y en a qui mériterait d'être poursuivi en justice mais ceux-là ne risquent rien !

Bref, Maurice n'ira pas en séances de rééducation fonctionnelles en externat et encore moins en internat ! Bof, quand on y réfléchit ce genre de cure est réservé aux gens bien portants, certainement pas pour des personnes lourdement handicapée et en l'occurence pour l'instant encore grabataire !

C'est triste de penser que dans notre pays on puisse être confronté à ce genre de personnage mais nous sommes dans une logique de rentabilité à outrance... le fric d'abord !

Mon époux rentre sous le choc de cette confrontation... il ne cesse d'en parler tout le matin...

dommage, je n'étais pas avec lui !

 

Je prépare le repas et nous déjeunons. Véronique nous laisse à onze heures trente, puis je vais m'occuper de nos animaux. Il fait un temps incroyable. Je suis dehors bras nus, en petit polo sous un grand soleil lumineux... toutes mes fifilles manifestent leur joie de me retrouver. Les chèvres naines possèdent un très beau manteau de laine noir luisant. Les oies resplendissent de beauté. Les poules ne pondent pas, j'ai recueilli deux œufs en une quinzaine de jours.

 

Lorsque j'ai terminé, je suis exténuée et je rentre me mettre au lit. L'arrivée de Klara, la douce et formidable kiné, me réveille mais je ne peux pas me lever terrassée par une crise d'asthénie.

 

J'entends la voix de Maurice qui commente sa matinée de folie, le déplacement, l'arrivée fracassante et le départ précipité. Klara lui fait faire des mouvements et s'asseoir au bord du lit. Il doit retrouver les réflexes et un soupçon de mobilité. La kiné va demander au médecin de faire livrer tous les appareils nécessaires à sa rééducation et ensuite lorsqu'il le pourra, il ira au cabinet... alors là rien n'est moins sûr... depuis sa double trépanation il n'a plus jamais pu se rendre chez le toubib...

 

Finalement lorsqu'elle est partie, il me sonne afin que je le change. Du coup après, je file un moment sur l'ordi en attendant Corinne, l'infirmière. Pendant ce temps, il coule dans son lit saisi d'une fatigue sans fond... il me dit qu'il a l'impression de mourir... ce n'est pas la première fois.

 

L'infirmière si dévouée vient avec des tubes de crème, pommade qui prévient des escarres... sa peau s'abîme beaucoup sur la jambe gauche et le talon droit qu'il faut masser souvent.

 

Ensuite nous soupons de cette soupe délicieuse confectionnée avec un demi petit butternot, un demi petit potimarron, quelques carottes, navets, patates, poireaux dont je garde le blanc pour les faire en vinaigrette, un peu de céleri congelé, un oignon avec de la crème fraîche... un pur régal. Ce matin j'ai aussi préparé une flogniarde auvergnate faite de pommes-poires (pas assez de poires)dans un plat immense... c'est un délice qui va nous faire quelques jours comme la soupe d'ailleurs !

J'ai montré la flogniarde à Corinne, elle a ouvert de grands yeux tous ronds, tout comme Véronique ce matin devant la grandeur du plat (voir photo).

 

Ce soir je lave, masse et change Maurice à vingt heures, puis vaincu par son immense fatigue il s'est endormi. Il faudrait qu'il parvienne à faire des nuits complètes. Cet après-midi, le fournisseur est passé pour lire les résultats de son appareil respiratoire : en quinze jours, il n'a dormi que deux fois trois heures et ses apnées sont bien corrigées par ce nouvel appareillage dont il commence a s'habituer. Cette machine lui fournit de l'air dans les périodes d' apnées. L'ancienne lui apportait une pression de 14 en continu... cela épuisait son cœur déjà bien trop sollicité.

 

Il dort... je ressens une détresse de fatigue profonde et des douleurs incessantes. Aujourd'hui mes jambes se dérobent à la cheville et au genou droit en provoquant un déséquilibre accentué et une douleur aiguë. J'éprouve moi aussi, un immense besoin de dormir...

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13 décembre 2016 2 13 /12 /décembre /2016 17:52
TOI, LE FOU DE DIEU / Dana LANG, notre ambassadrice de la Paix,...
TOI, LE FOU DE DIEU / Dana LANG, notre ambassadrice de la Paix,...

TOI, LE FOU DE DIEU ! Dana LANG, le vendredi 13 novembre 2015,

Toi qui portes un fusil

La mort en bandoulière

Tu arpentes Paris

En semant la terreur

Que sais-tu de la vie ?

                                        Toi qui écorches

                                        Ta bouche

                                        Avec le nom de Dieu

                                       Que sais-tu de la mort

                                       Après la vie ?

Toi, à l'abdomen

Bardé d'explosifs

Tu découpes le flan

De tes frères

Sans répit

                                      Toi, tu ne penses

                                      Qu'à la guerre

                                      Loin de ton âme

                                      Et tu parles

                                      Et tu ris

Toi, tu salis ton cœur

Et rejettes ces valeurs

Qui feraient de toi

Une humanité

Un amour chéri

                                     Toi, as-tu une petite sœur

                                     Un frère, une mère

                                     Une douce amie

                                     Qui a mal et qui meurt

                                     De tes choix interdits

Toi qui peint de sang

Les rues, les pierres

Tes rêves rouges de colère

Te hantent sans fin

Et rien ne les assagit

                                    Toi et ton mirage

                                    Des cent vierges

                                    Crois-tu vraiment

                                    Pouvoir les retrouver

                                    En ton paradis ?

Crois-tu que ta cause

Par la violence

Vaille ton sacrifice

Que restera-t-il de toi

De ta vie ?

                                    La noblesse de l'âme

                                    Celle du cœur

                                    Gagnent toujours

                                    Sans les armes

                                                     Leur combat en démocratie

 

Ce qui t'attend

N'est pas un Éden

Mais l'Enfer

Sur la terre

                                                                                                  Que tu auras choisi !

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13 décembre 2016 2 13 /12 /décembre /2016 17:32
DAECH... A LA DERIVE... / Gérard GAUTIER, ancien conseiller Régional de Bretagne, auteur, poète, Blanc'estExprimé,...

DAECH …A la dérive…

 

Tu es en recherche de Toi-même,

Des richesses ignorées, de ton cœur, de ton esprit

De celles du Monde et des Humains,

Trouve les lumières de l’espoir

Ne te laisse pas aspirer, enliser

Par le sable mouvant de la négation de l’Autre

Ne suis pas aveuglément le crédo de la haine,

Blasphème insufflé par de lâches et veules esprits,

Ils respirent le néant et nient ton intelligence,

Te mènent vers les chemins de la désespérance

De la violence, de l’intolérance,

Ils t’envoient sur les sentiers de la mort,

Destructrice des aubes enchantées de soleil,

Du parfum musqué de la rose, de ta Mère.

Ils veulent que jamais tu connaisses

Le sourire de l’enfant né de la femme

Que point tu auras,

Tu ignoreras les riches souvenirs

De la vie de tes anciens

Par toi, attristés, déçus, humiliés,

Ne crois pas les vilénies nihilistes

Qui t’envoient au tombeau,

Faisant victimes innocentes et noirs deuils.

Tes parents, tes sœurs, tes frères, tes amis,

Tes compatriotes déjà paient,

Les crimes de tes frères en déshérence,

Le lourd tribut de l’endormissement

De la conscience à toute humanité.

Après ton trépas tu ne rejoindras pas

Le paradis vanté que tu imagines,

Il n’y aura pas de vierges à t’attendre.

Elles ont toutes été violentées dans leur corps, leur âme,  

Avant d’être assassinées comme l’est l’Humanité.

Elles t’attendent pour te faire connaître les feux de l’enfer!

Réveille-toi de ton cauchemar, il est encore temps,

Choisis les rivages de la Vie, de la Paix.

DAECH... A LA DERIVE... / Gérard GAUTIER, ancien conseiller Régional de Bretagne, auteur, poète, Blanc'estExprimé,...
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Présentation

  • : Dana LANG, artiste Internationale, conteuse aux plumes de Sioux, citoyenne du monde, auteure Fantasy, poète, lauréate de 54 Prix Littéraires Internationaux, éditrice, ambassadrice de la PAIX, membre SACD, UERAA, AEB, World Académy of Arts and Culture and World Congress Poets, ...
  • Dana LANG, artiste Internationale, conteuse aux plumes de Sioux, citoyenne du monde, auteure Fantasy, poète, lauréate de 54 Prix Littéraires Internationaux, éditrice, ambassadrice de la PAIX, membre SACD, UERAA, AEB, World Académy of Arts and Culture and World Congress Poets, ...
  • : *1979-1989, bibliothécaire jeunesse en banlieue lyonnaise (Vénissieux) où elle conte déjà trois fois par semaine. Les classes s'inscrivent sur des listes d'attente. *1989-2002, conteuse professionnelle internationale (artiste, durant 12 ans intermittente du spectacle / Cie du Soleil Noir). Elle conte dans les écoles, collèges, lycées, bibliothèques, médiathèques, salles de spectacle, théâtres, festivals... etc... *1991, fondatrice d'une Maison du Conte 'La Biche au Bois' au Cergne (42-Loire). Elle reçoit 20 000 scolaires en attractions contées sur les terres d'Anne de Beaujeu dans les Monts du Haut-Beaujolais, et organise un Festival du Conte et des Conteurs en Forêt et en Cabarets «Flèches des Fées» pendant cinq ans. Elle conte avec divers musiciens dont Tenzin Gonpo artiste Tibétain qui l'accompagne aux instruments et à la voix. Elle parraine un enfant tibétain durant plusieurs années. *1994, sociétaire des Auteurs et Compositeurs Dramatiques. Elle participe à divers festivals... *Avril 1998, elle conte dans les écoles françaises, Instituts, hôtels, villages pour le Festival International des Conteurs Francophones à Abidjan en Côte d'Ivoire. *2003, auteure, poète, en situation de handicap, elle poursuit en écrivant toute son Œuvre. Elle réécrit ses contes adaptés pour la scène (120 contes) et écrit de très nombreux ouvrages dont des contes merveilleux et fantastique, un récit autobiographique ' Les Sanglots du Vent' ; une trilogie Fantasy ' Les 3 Héritiers de la Clef des 7 Mondes' (t.1 : La Dragonne et l'Œuf d'Or Sacré ; t.2 : Éloïse et le Commandeur du Temps ; t.3 à paraître) ; des témoignages de vie ' Docteurs, vous m'avez tué ! ' suite à paraître : ' La Danse de la Méduse ', ' L'Arbre d'Or ', 'La Fuite du Temps', 'La Maison du bout... de la Terre', 'Plus fort souffle le vent', 'Un Radeau dans le Ciel'… un recueil de prose poétique de 7 livrets ' Puisque tu vis, Philippe', une suite de nouvelles et de prose poétique 'À l'Aube d'un Jour' et un livret de pamphlets (prose insurrectionnelle : 'Je vous écris, Frères Humains', ... *2011, à la création de la Maison du Conte, de l'Illustration et de l' Édition Fantastique ' LA FONTAINE AUX FÉES ' édite dix de ses livres (sur plus de 30) et avec son époux Maurice JANIN, architecte d'exécution (en situation de handicap), fréquente les Salons du Livre de Rhône-Alpes, Auvergne, Bourgogne, Yonne, Paca chaque week-end durant deux ans. Sur le Salon du Livre de Lorette (42-Loire), elle rencontre Michel COUROT, Dico d'Or, grand gagnant de la Dictée de Bernard Pivot en 1995. Il deviendra son relecteur et son très grand ami. En avril 2011, elle écrit un conte merveilleux : Flora, Pipi et Scratch, la sorcière. *2012, sociétaire des Arts et des Lettres de France, membre du bureau de l' UERA A (Union des Écrivains de Rhône-Alpes-Auvergne), ambassadrice du Cercle des Ambassadeurs Universels de la Paix, 'La Fontaine aux Fées' édite 'Le Grand Livre de Marina' de Marina FERREIRA et ' Le Monde de Lucas ' de Didier POUDIÈRE. *13 octobre 2013, elle est nommée Membre de la World Académy of Arts and Culture and World Congress of Poets. *Le 18 mai 2014, elle parraine le 1er Festival du Livre et de l'Illustration Jeunesse «Les P'Tits Z'Amis de Marina » à Saint-Didier-de-Formans dans l'Ain (01). *13 Juillet 2014, après avoir vécu deux ans dans le village natal de son père en Alsace près de Bâle et de très longues années en région lyonnaise, elle vit désormais à Plogoff dans le Finistère et devient Membre de l'Association des Écrivains Bretons (AEB). Elle écrit et publie un nouveau conte ' La Fontaine de la Mer Feunteun Aod '. *Décembre 2014, elle collabore au Festival International du Conte de Guillaume ÉKOUMÉ, au Cameroun. Elle écrit un nouveau conte 'Max, le Petit Sorcier'. *Février 2015, elle écrit un conte 'Louka, le Petit Loup de Brocéliande' dédié à son arrière petit-fils, Louka né le 5 février 2015. *23 avril 2015, elle écrit 'Le Dragon de Pors Loubous', un conte fantastique. Fin juillet, par son épouse Danyèle, elle apprend dans une profonde tristesse le décès de son indéfectible ami, Michel COUROT. *20 décembre 2015, elle conte 'Plume de Corbeau' au théâtre Georges Madec à Esquibien pour les enfants des écoles et leurs parents. *Septembre 2013 à 2015, elle devient lauréate de 52 distinctions Littéraires Internationales (Trophées, Mérites, Médailles, Prix, Mentions...) décernés par 13 concours Littéraires Internationaux. *2015-2016, elle recherche un Éditeur sérieux pour lui reprendre toute son Oeuvre. *En 2015, elle est invitée à Sacramento en Californie et à Prague en Tchécoslovaquie du 5 au 10 septembre 2016 par le Président de la World Académy of Arts and Culture and World Congress of Poets où elle ne pourra pas se rendre. *Le 1er février 2016, elle écrit le conte 'Justine et le Pays Contraire'. *Février 2016, elle s'inscrit dans les Salons Festivals du Livre en Bretagne qu'elle espère honorer de sa présence... le 24 avril 2016, elle se rend au Salon du Livre de Botmeur (Finistère) où elle conte et dédicace... En juin 2016, elle écrit le conte Kaoura, la Princesse aux Sept Dragons...
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