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16 juillet 2007 1 16 /07 /juillet /2007 16:08

 

 


LIONEL GUIBOUT - FORÊTS PREMIÈRES.

Ne vois-tu pas...
... donc il s'agit de forêt. Forêt, nom féminin selon les uns dérivé du bas latin forestis (silva) et selon les autres du francique forhist, collectif de forha. Une forêt...
Donc ce que cela suppose d'orée et d'ombres profondes. De futaies, de taillis. de sentiers et de lisières. Une forêt donc. Or - hypothèse qui n'est pas nécessairement une inconséquence - que l'origine du mot "forêt" puisse être, soit incertaine, indéterminée, n'est pas indifférent. Forêt... Le trouble fait son entrée en scène avec le mot.
L'inventaire d'arbres aux essences diverses, de feuillus, de résineux, l'inventaire de fougères, de troncs, de ronces, d'orties, de bois mort, d'humus, de mousses et de feuillées foulées passe sous silence les songes, les contes, les mythes.
... Ne vois-tu pas le sang lequel dégoute à force. Des Nymphes qui vivoyent dessous la dure écorce.
Ne vois-tu pas...
Forêt hantée. Forêt "Dont l'ombrage incertain lentement se remue", forêt hantée de présences terribles, de forces, de menaces. Forêt de nostalgies, de terreurs et de rêves, de voix qui murmures, de mystères et de silences, d'enchantements. Forêt "de Satyres et de Sylvains, la crainte des Naïades", de fées, d'elfes et de sorcières. Forêt où Actéon métamorphosé en cerf par Artémis outragée meurt déchiqueté par ses chiens. Forêt où Artémis encore lâche sa meute derrière Callisto, fille de Lycaon, engrossée par Zeus. Forêt des limbes où Hécate la nocturne ouvre devant Enée qu'accompagne la Sybille un chemin bordé par la blême Mélancolie et la folle Discorde aux cheveux ensanglantés dans les mèches desquels se lovent des serpents, la Guerre qui porte la Mort et le Souci qui rongent et d'autres mots encore, immobiles et dressés dans l'ombre comme des arbres sombres dont les branches se croisent, s'entremêlent, se griffent. Forêts que sont les géants Cottos, Gygès et Briarée dont les corps - Hésiode l'assure dans la Théogonie - sont composés de l'enchevêtrement de cinquante têtes et de cent bras, forêt de corps monstrueux, forêt qui est un foisonnement de Têtabras. Forêt que la vengeance de Déméter rend stérile. Forêt qui n'est plus que l'enchevêtrement de lignes...
Ne vois-tu pas...
Forêt qui est un écheveau de lignes qui se tendent ou qui semblent se briser ou se recroqueviller, qui est un entrelacs de lignes perdues au-delà de la feuille où elles composent un espace paradoxal dont il est hors de question de déterminer s'il est une profondeur hors d'échelle ou s'il est un plan, qui est un réseau de traits dont se trace l'écorce d'un tronc de taches cambrées, courbes, qui est une écriture indéchiffrable, lignes d'encre à la densité de fagots, de taillis, écheveau d'ombres, de lumières, de couleurs.
Forêt de silences et de songes parce qu'elle est peinture.
Parce qu'elle n'est que peinture.
Forêt de L.G.
Ne vois-tu pas...
                     
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16 juillet 2007 1 16 /07 /juillet /2007 11:49

 

 
 

 
Quant à moi, j'ai atteint le bout de mon périple.
Quarante ans d'aventures ont alourdi mon pas et mon souffle.
Je n'ai plus d'autre désir que de vivre, au milieu des miens, de longues journées paisibles.
Et d'être, de tous ceux que j'aime, le premier à partir.
 


 
Amin Maalouf  ( dernière page du roman: "Léon l'africain").
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15 juillet 2007 7 15 /07 /juillet /2007 16:56
On les représente toujours merveilleusement belles. Elle n'hésite pas à employer toutes sortes de magies -la «rouge» celle d' l'amour  de préfèrence_ pour arriver à leurs fins. Elle se changent parfois en d'hideuses sorcières et se plaisent à resurgir plus plaisantes encore l'instant d'après. Les Enchanteresses -quoiqu'elles y prétendent- ne sont pas des Fées, mais des mortelles qui, par études, par initiation, ont acquis certains arts des Fées et puissances d'enchantements. Peu d'entre elles peuvent s'enorgueillir d'une lointaine parenté avec le royaume de Féerie. Ou bien comme Viviane, elles ont obtenu d'un mage la science d'enchantement. On dit qu'elles ne sont pas toujours bonne, jalouses, capricieuses et que leur part mortelle les rend fort dangereuses.
Grâce à leurs pouvoirs, elles agissent pareillement aux fées et Parques sur le destin des hommes. Quelques fois par amour, par profit ou perfidie

 

Le chevalier entra par aventure au-dedans de la forêt. De longue errances le menèrent à la clairière du bois. C'était un feuillage de nœud de plusieurs chemins. Le feuillage après s'être serré au point que les ramures s'enlaçaient à lui, s'éclaircit, et le preux entra au-dedans d'un cercle de lande verdoyante. Là il vit la vieille dame hideuse. Si laide, groin de porc et crocs au-dehors. Tachelée et naine, bosselée des membres, un œil crevé, l'autre chassieux qui le regardait derrière des cheveux en paillasse tombant jusqu'à terre.
Elle prit un air mielleux pour l'appeler et à sa voix qui semblait un chant d'oiseau il se sentit faillir. Elle lui dit: «Beau sire, me voulez-vous épouser?» En d'autres lieux, hors de là, sans doute en aurait-il été autrement. Il aurait ri, ou se serait fâché et aurait poursuivi sa route plus loin, la délaissant.Mais il ne bougea pas. Il lui tendit même la main pour l'aider à monter en selle.

Cette fois il n'eut plus à lutter pour se frayer un passage au milieu des taillis, car ceux-ci s'écartaient avant qu'il n'en franchisse les murs et derrière eux se refermaient. Bientôt un château se montra à la fin d'une allée magnifiquement bordée de vergers.
De belles dames parées les aidèrent à descendre et à traverser maints jardins jusqu'à une salle immense où se dressait un autel apprêté pour la cérémonie. Il y eut banquet et bal et moult autres festivités et, à minuit, les époux furent conviés à se rejoindre dans la chambre nuptiale.
Comme le mari hésitait, elle dit de sa voix douce: «Ne voulez-vous pas vous coucher beau sire ?» Et ouvrant les yeux comme si il s'agissait de la première fois, il découvrit la plus belle femme qu'il ait jamais vu. «Je suis bien votre épouse, doux sire, dit-elle, en m'épousant vous m'avez à moitié délivrée de mon sort. Cependant au matin je devrais reprendre ma triste apparence, et ce la moitié de chaque jours, à moin que vous ne puissiez répondre à une question.»

«Préférez-vous me voir belle le jour et hideuse la nuit, ou préférez-vous me voir la nuit aussi belle qu'à cette heure et me laisser dans la journée recouvrer cette monstrueuse figure dans laquelle vous me vîtes ?»
Après un moment de réflexion le chevalier lui dit: «Je suis incapable de répondre à votre question. C'est à vous de choisir ce que vous préférez.»
«Voilà la bonne réponse à ma question, s'écria-t-elle. Car vous m<'avez offert ce que toutes les femmes désirent: la liberté de choisir sa propre vie. Désormais le sort est à jamais rompu. Jamais plus vous ne verrez la dame hideuse. A vous je serais pour toujours.
Et il en fut ainsi. 

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14 juillet 2007 6 14 /07 /juillet /2007 16:15

  

- Les sorcières n’ont pas besoin de magie. Être sorcière est d’abord un caractère, un état d’esprit.

Est-ce que les sorcières existent ?

Dans notre réalité, chaque chose est et n'est pas. La sorcellerie existe car des sorcières y croient. Elles montrent, dans tous leurs gestes, dans leurs mots, qu’elles sont profondément, intensément sorcières. Cela suffit pour faire d’elles ce qu’elles sont.

Pour répondre à la question d’une autre manière, voici une historiette. Vraie.

Cela se passait en colonie de vacances ; j’avais un poste d’animateur. Blandine était une gamine d’une dizaine d’années. Belle, réservée, avec de superbes yeux bleus et un regard qui vous scotchait… Un peu « à la masse » aussi, soyons franc. Les autres enfants la disaient sorcière. Ça la peinait un peu… juste un peu.

Un soir, on a organisé une « boum » au chalet. Comme toujours, les garçons n’osaient pas inviter les filles et les filles se morfondaient. Pour rigoler, on est allés leur chercher des oreillers, des balais. Les filles se sont mises à danser en serrant langoureusement l’oreiller.

Soudain, j’ai vu Blandine dans un coin. Elle tenait un balai tout contre elle et avait le regard plus magnétique que jamais…


Est-ce qu’elle jouait de sa réputation ? Est-ce qu’elle se donnait vraiment un plaisir de sorcière, en dansant avec son balai ? Ou bien était-elle, une fois de plus, « à la masse » ? En fait, je m’en foutais. Pour moi, et pour tous ceux qui ont pris la peine de l’observer ce soir-là, Blandine nous a fait cadeau d’une image…


Bienvenue parmi les sorcières…

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Published by DANA LANG - dans SORCIERES SORCIERES
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14 juillet 2007 6 14 /07 /juillet /2007 16:04

Comment se rencontrèrent les hommes et les femmes


 

Frithjof Schuon - Indiens d'Amérique

http://www.frithjof-schuon.com/indiens.htm


Comment se rencontrèrent les hommes et les femmes


Qui créa le monde ? Vieil Homme. Il fit bien toutes choses sauf une, qu'il fit mal. Dans un village, il mit les hommes (avec les hommes il habita) et dans un autre il mit les femmes. Il mit entre eux une forêt. Hommes et femmes ainsi vécurent, chacun chez soi, chacun pour soi, les hommes ignorant l'existence des femmes, les femmes ignorant l'existence des hommes.

Leur vie d'abord fut en tout point semblable. Armés de presque rien, de bâtons, de cailloux, ils chassèrent le buffle, ils firent de leurs peaux des vêtements grossiers et se nourrirent de viande crue, de rien d'autre, car en ces temps lointains aucun d'eux ne savait que les fruits, le maïs, les légumes étaient bons.

Plus tard, beaucoup plus tard, les hommes apprirent à tendre des arcs et à tailler des flèches, les femmes à tanner et à assouplir le cuir. Elles en couvrirent leurs tentes, puis s'en firent des robes ornées de belles pierres et de piquants de hérissons. Alors Vieil Homme un jour dans sa hutte de branches prit sa tête à deux mains et se dit : " Ma création pourrait être meilleure. J'ai mis hommes et femmes en des lieux séparés. J'ai eu tort. Il y a là ni plaisir ni chance de bonheur. En vérité, il faudrait qu'ils s'unissent, afin que naissent d'autres êtres. Et il faudrait que cette union soit tant agréable qu'aucun n'y puisse résister, sinon ils resteront chacun de son côté. Qui doit donner l'exemple ? C'est moi bien sûr, c'est moi, pauvre vieux fatigué ! "

Vieil homme s'en fut donc où les femmes vivaient. Au sortir de la forêt, de derrière un buisson il observa longtemps, dans le pré, leur village. " Comme leurs tentes sont lisses et hautes, comme leurs robes sont belles ! se dit-il. Quels grossiers arriérés nous sommes, pauvres hommes, nous qui n'avons pour toit que des branches mal jointes, et pour tout vêtement que du cuir brut et puant ! Il faut que cela change. Il faut absolument qu'elles viennent chez nous. " Le Vieux s'en retourna au village des hommes et conta ce qu'il avait vu. Chacun s'extasia et tous dirent ensemble : " Allons à leur rencontre ! Unissons-nous à elles ! - Outre qu'elles ont ce qui nous fait envie, dit encore Vieil Homme, vous trouverez aussi à caresser leur corps une sensation neuve et plus agréable que vous ne sauriez imaginer. Attendons quelque temps. A la belle saison, nous irons tous les voir ".

Comme il parlait ainsi, Vieille Femme étonnée découvrait dans le bois les empreintes de pas qu'avait laissées Vieil Homme. Elle suivit ces traces, chemina quatre jours, aperçut dans un pré un camp de huttes basses. C'était celui des hommes. Elle les épia puis s'en revint chez elle et dit à ses compagnes : " Il y a là-bas un lieu où vivent des humains. Ils sont plus grands que nous. Ils sont plus forts aussi. Ils possèdent des armes et tuent tant de gibier qu'ils ne connaissent pas comme nous la famine. " Les femmes émerveillées répondirent : " Si nous vivions comme eux, quel bonheur ce serait ! "

Un jour, comme elles allaient, rêveuses, à leur travail (c'était le premier jour de la saison nouvelle), les hommes apparurent au bord de la forêt. Ils s'approchèrent d'elles. Ils étaient tous vêtus de lambeaux de cuir brut. Leur peau était crasseuse, leurs cheveux hirsutes. Ils puaient. Elles dirent : " Ces êtres-là sont-ils des humains ou des bêtes ? Ils sont sales comme des porcs. Ils empestent ". Vieille Femme cria : " Allez-vous-en d'ici ! - Allez-vous-en d'ici ! " braillèrent ses compagnes en jetant des cailloux, des branches, de la boue à leurs faces barbues. En hâte, ils reculèrent, revinrent dans le bois. Leur Vieux leur dit alors : " J'ai bien fait de planter leur village loin de chez nous. Ces femmes sont cruelles. Je vais peut-être bien les jeter hors du monde ". Il ramena ses hommes et tous s'en retournèrent.

Dès qu'ils furent partis, Vieille Femme se retira dans sa tente de buffle, s'assit sur un tapis, resta la tête basse quatre jours pleins à réfléchir, puis elle se dit : " Nous aurions dû tenter d'aider ces pauvres êtres. Nous avons été sottes, orgueilleuses, méchantes. Pourquoi ne pas aller vers eux tout humblement, vêtues comme ils le sont, aussi crasseuses qu'eux ? Nos beaux habits les intimident. Il faut que nous soyons comme ils se voient eux-mêmes. "

Vieil Homme revenu dans sa hutte de branches au même instant pensait : " Peut-être sommes- nous des êtres repoussants. Peut-être est-ce pour cela que les femmes nous ont chassés comme des chiens errants. Peut-être, serait-ce une bonne idée de nous laver et de nous vêtir aussi bien que possible avant de revenir les voir ". Il alla se baigner au pied d'une cascade, peigna sa chevelure, l'orna de plumes d'aigle et s'habilla de daim. Quand ses compagnons le virent ainsi s'avancer parmi eux : " Vieil Homme, dirent-ils, tu es beau comme un astre ! - Décrassez votre corps, rasez votre figure, habillez-vous de peau souple et douce au toucher, et retournons ensemble au village des femmes, leur dit Vieil Homme ".

Le jour même, ils se mirent en route. Quand ils y arrivèrent, ils ne virent partout que des mégères sales. Toutes s'étaient vêtues de peaux de chèvre souillées de sang caillé, leurs joues étaient boueuses, leurs nattes emmêlées. Ainsi, pour plaire aux hommes s'étaient-elles enlaidies. " Horreur ! dirent-ils tous. Quelles affreuses bêtes ! - En vérité, dit Vieil Homme, elles sont infréquentables. Fuyons frères, fuyons avant que leurs guenilles sanglantes n'aient gâché nos ornements ! "

" Apparemment, nous faisons tout de travers, ronchonna Vieille Femme en les regardant fuir. Et pourtant, je le sens, nous devons nous unir à ces êtres bizarres, car ils ont Dieu sait quoi qui nous fait grande envie, nous avons Dieu sait quoi qu'ils aimeraient avoir, et ces deux Dieu sait quoi devraient aller ensemble. Femmes, essayons encore de les amadouer. Allons nous faire une beauté. " Elles allèrent à la rivière, et leurs cheveux lavés furent bientôt tressés, ornés de coquillages, de cordons colorés. Puis elles se vêtirent de robes de daim blanc, mirent autour du cou des colliers de graines multicolores, aux poignets des bracelets d'écaille, se chaussèrent enfin de mocassins souples. Ainsi parées elles prirent le chemin du village des hommes.

Vieil Homme dans sa hutte était de mauvaise humeur. Plus rien ne lui plaisait. Il mangeait sans envie, faisait des rêves troubles. Pour un rien il hurlait. Et tous, autour de lui, étaient comme il était : pâles, les joues creusées, négligés et fiévreux. Le Vieux, voyant ainsi dépérir sa tribu, se dit : " Ils ont été déçus par ces créatures imprévisibles. Un jour elles sont crasseuses, un autre jour cruelles. Ils les espéraient belles, accueillantes et tendres. Pourquoi diable se sont-elles enlaidies ? Il doit y avoir une raison à cela ". Comme il pensait ainsi, il entendit dehors crier les sentinelles. Il sortit. " Une troupe de femmes marche sur notre camp ! hurlait-on çà et là. Gare, elles sont féroces ! Tous à vos arcs, vos flèches, vos lances, vos épieux ! - Du calme dit Vieil Homme. Il étendit ses mains. Les guerriers alentour cessèrent de courir. Alors il dit encore : " Je crois que j'ai compris. Allez à la cascade et lavez votre corps. Frottez vos muscles d'huile, parfumez-vous d'encens et coiffez votre front de plumage brillant ". Lui-même se vêtit de ses plus beaux habits, mit sa grande coiffure, son collier de dents d'ours, puis entraîna ses frères à l'entrée du village. Ils attendirent là, en silence, les femmes.

Elles sortirent du bois en chantant et riant. Leurs robes de daim blanc étaient éblouissantes. Leurs parures étaient comme des arcs-en-ciel. Vieil Homme émerveillé dit à ses compagnons : " Voyez-vous ce que je vois ? " Les hommes répondirent : " Courons à leur rencontre, nos coeurs dans nos poitrines sont comme des pur-sang, ils bondissent, ils s'emballent, ils vont nous échapper ! Tandis qu'ils parlaient ainsi, Vieille Femme disait à ses compagnes : " Regardez ces êtres. Ne sont-ils pas superbes ? Leur rudesse me plaît. Leur voix rauque m'émeut. Ne les effrayons pas. Allons vers eux sans hâte ". Vieil Homme et Vieille Femme s'avancèrent l'un vers l'autre. Quand ils furent face à face, le Vieux dit : " Parlons ensemble à l'écart de nos gens. - Je te suis, lui dit-elle ". Ils allèrent sous les arbres. Là ils se regardèrent. Ils se trouvèrent beaux. " J'aimerais découvrir avec toi un plaisir inconnu et secret, dit Vieil Homme. - C'est une bonne idée, répondit Vieille Femme. - Peut-être faudrait-il nous allonger, dit Vieil Homme. - Peut-être faudrait-il, dit-elle. " Ils s'allongèrent. Plus tard, Vieil Homme dit : " Jamais je n'aurais cru me sentir aussi bien. - C'est trop beau, c'est trop bon pour être mis en mots, répondit Vieille Femme en s'étirant dans l'herbe. - Allons apprendre aux autres ce que nous avons découvert, dit Vieil Homme ". Ils retournèrent au village, le coeur léger, les jambes lentes. Ils n'y trouvèrent personne. Les hommes et les femmes s'en étaient tous allés, chaque couple en son lieu. " Nous n'aurons pas à les instruire, dit Vieil Homme. Ils ont trouvé tout seuls. "

Quand les hommes et les femmes s'en revinrent au camp, ils souriaient. Leurs yeux souriaient. Leurs lèvres souriaient. Leurs corps mêmes semblaient sourire. Les femmes au village des hommes apportèrent tout ce qu'elles avaient, tout ce qu'elles savaient, l'art de tanner le cuir et de le décorer, de faire la cuisine, de tisser des tapis, des couvertures chaudes. Les hommes chassèrent pour elles. Ainsi vint l'amour. Ainsi vint le bonheur. Ainsi vinrent les épousailles. Ainsi vinrent les enfants. (Conte des Indiens d'Amérique du Nord, Henri Gougaud, L'arbre d'amour et de sagesse, Ed. du Seuil)


COMMENTAIRES :
Luce a posté :
CE MATIN UN PEU DE FRAICHEUR POUR NOUS SORTIT DU LIT !!!!! avant le lever du soleil !!!! demain nous avons une partie des petits enfants avant la rentrée !!!!! ensuite le calme va revenir !!!!!!!! et davantage de temps pour venir voyager sur ton blog !! merci pour tout ce que tu fais! tu as beaucoup de mérite et de courage !!!!!
gros bisous à tous les deux et bonne continuation !!!! Luce

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14 juillet 2007 6 14 /07 /juillet /2007 15:53

 

  PAROLES DE SÉRÉNITÉ
"Vous trouverez en vous le repos"
   
   
  La sérénité ne peut être atteinte
que par un esprit désespéré,
il faut avoir beaucoup vécu
et aimer encore le monde.
 
Blaise Cendrars
   
 
   
  Si la sérénité résidait dans les plaisirs
du corps, nous dirions que les boeufs
atteignent la sérénité quand ils trouvent
du foin à brouter.
 
Héraclite
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Le ciel est par-dessus le toit ...

Le ciel est, par-dessus le toit,
Si bleu, si calme !
Un arbre, par-dessus le toit,
Berce sa palme.

La cloche, dans le ciel qu'on voit
Doucement tinte.
Un oiseau sur l'arbre qu'on voit
Chante sa plainte.

Mon Dieu, mon Dieu, la vie est là,
Simple et tranquille.
Cette paisible rumeur-là
Vient de la ville.

- Qu'as-tu-fait, ô toi que voilà
Pleurant sans cesse,
Dis, qu'as-tu-fait, toi que voilà,
De ta jeunesse ?

 
Paul Verlaine
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  Harmonie du soir

Voici venir les temps où vibrant sur sa tige
Chaque fleur s'évapore ainsi qu'un encensoir ;
Les sons et les parfums tournent dans l'air du soir ;
Valse mélancolique et langoureux vertige !

Chaque fleur s'évapore ainsi qu'un encensoir ;
Le violon frémit comme un coeur qu'on afflige ;
Valse mélancolique et langoureux vertige !
Le ciel est triste et beau comme un grand reposoir.

Le violon frémit comme un coeur qu'on afflige,
Un coeur tendre, qui hait le néant vaste et noir !
Le ciel est triste et beau comme un grand reposoir ;
Le soleil s'est noyé dans son sang qui se fige.

Un coeur tendre, qui hait le néant vaste et noir,
Du passé lumineux recueille tout vestige !
Le soleil s'est noyé dans son sang qui se fige ...
Tout souvenir en moi luit comme un ostensoir !
 
Charles Baudelaire
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  Nous ne sommes jamais chez nous, nous sommes toujours au-delà.
La crainte, le désir, l'espérance nous élancent vers l'avenir,
et nous dérobent le sentiment et la considération de ce qui est,
pour nous amuser à ce qui sera, voire quand nous ne serons plus.

"Calamitosus est animus futuri anxius"
[Malheureux est l'esprit tourmenté de l'avenir.
Sénèque, Lettres à Lucilius, XCVIII].

Ce grand précepte est souvent allégué en Platon :
"Fais ton fait et te connais"
[Timée].

Chacun de ces deux membres enveloppe généralement tout notre devoir,
et semblablement enveloppe son compagnon.
Qui aurait à faire son fait, verrait que sa première leçon,
c'est connaître ce qu'il est et ce qui lui est propre.
Et qui se connaît, ne prend plus l'étranger fait pour le sien ;
s'aime et se cultive avant toute autre chose ;
refuse les occupations superflues et les pensées et propositions inutiles.

"Comme la folie, quand on lui octroiera ce qu'elle désire,ne sera pas contente,
aussi est la sagesse contente de ce qui est présent, ne se déplaît jamais de soi".
[Cicéro, Tusculanes, V, 18].
 
Michel de Montaigne
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Le royaume des cieux est l'impassibilité de l'âme,
accompagnée de la science vraie des êtres.

Huit sont en tout les pensées génériques qui comprennent toutes les pensées :
la première est celle de la gourmandise, puis vient celle de la fornication,
la troisième est celle de l'avarice, la quatrième celle de la tristesse,
la cinquième celle de la colère, la sixième celle de l'acédie,
la septième celle de la vaine gloire, la huitième celle de l'orgueil.
Que toutes ces pensées troublent l'âme ou ne la troublent pas,
cela ne dépend pas de nous ; mais qu'elles s'attardent ou ne s'attardent pas,
qu'elles déclenchent les passions ou ne les déclenchent pas,
voilà qui dépend de nous.

Si la colère et la haine font croître l'irascibilité,
la compassion et la douceur diminuent même celle qui existe.

 
Evagre le Pontique
   
 
   
  Si, avec un mental impur,
quelqu'un parle ou agit,
alors la douleur le suit
comme la route suit
le sabot du boeuf.

Si, avec un mental pur,
quelqu'un parle ou agit,
alors le bonheur le suit
comme l'ombre
qui jamais ne le quitte.
 
Le Bouddha
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  Comment prendre conscience de notre Etre essentiel ?
Il semble qu'on ne puisse y arriver qu'en procédant de façon négative,
en se posant toujours la question : "Est-ce que mon attitude présente,
est-ce que ma façon de vivre cette situation, est-ce que ma manière de m'adresser
et de répondre à cette personne est conforme à ce, qu'au fond,
l'Etre essentiel exige de moi ?"

Il est tout de même curieux que l'homme ait le don de sentir qu'il n'est pas "juste"
quand il n'agit pas en conformité avec l'Etre. Bien qu'il nous soit donné de vivre
à chaque instant une nouvelle situation qui ne peut se rapporter à aucune autre expérience passée, il y a en nous, à l'évidence, un modèle fondamental, une référence, le sentiment "qu'il nous faut agir ainsi". Ce sentiment est enraciné profondément,
il devrait nous guider dans toute situation, et tout manquement à son égard
devrait nous être perceptible, sensible, quand par exemple nous nous laissons aller, quand une situation purement corporelle l'emporte en nous, quand nous nous abandonnons à une fausse idée de nous-même, quand nous voulons paraître,
ou quand, dans une situation particulière, nous réagissons d'une manière telle qu'à l'évidence ce n'est pas notre Etre qui nous guide, mais notre petit moi existentiel.
 
Karlfried Graf Dûrckheim
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Un maître se promenait dans la montagne.
A son retour, un de ses disciples lui demanda :
"Maître, où êtes-vous allé vous promener ?
"Dans la montagne", répondit le maître.
Le disciple insista : "Mais quel chemin avez-vous pris, qu'avez-vous vu ?"
Le maître lui répondit :
"J'ai suivi l'odeur des fleurs et j'ai flâné selon les jeunes pousses."

Il faut se laisser guider par le dharma du Bouddha,
faire confiance aux herbes et aux fleurs qui poussent sans but,
sans égoïsme, naturellement, inconsciemment.
Cette réponse venait de la source de la sagesse.
la véritable sagesse doit être créée au-delà du savoir
et de la mémoire.

 
Taisen Deshimaru
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  J'ai passé bien des heures de ma vie à regarder pousser l'herbe
ou à contempler la sérénité des grosses pierres au clair de lune.
Je m'identifiais tellement au mode d'existence de ces choses tranquilles,
prétendues inertes, que j'arrivais à participer à leur calme béatitude.
 
George Sand
   
 
   
  Quand l'esprit est parfaitement calme,
il est comparable à l'eau tranquille d'un lac de montagne.
La première ride qui se forme sur l'eau est une émotion.

Qu'en advient-il ? Si l'être laisse cette ride, si légère soit-elle,
s'intensifier et devenir une vague, il sera lui-même englouti par elle.
L'émotion aveugle est alors maîtresse de la situation sans avoir,
en fait, aucune raison d'être.

Si cette émotion, alors qu'elle n'est qu'une ride sur l'eau, est volontairement
intériorisée, peu à peu, à cause même de son manque de consistance,
elle se désintégrera d'elle-même pour retourner d'où elle vient.
 
Shri Anirvan
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Une étrange clarté inonde notre âme
quand nous acceptons de bonne foi
notre néant dans un ordre quelconque.
 
William James
   
 
   
 

Il est souvent dit que le mental est la cause de la servitude
aussi bien que la cause de la liberté. Un mental purifié,
développé et maîtrisé devient un moyen d'émancipation
tandis qu'un mental non maîtrisé et indiscipliné s'avère être la cause
de la servitude - de même qu'un homme chevauchant une monture
est libre lorsque son cheval est maîtrisé alors qu'il se sent prisonnier
si son cheval galope d'une façon désordonnée.

la maîtrise de soi n'implique pas la suppression des sens et du mental ;
ceux-ci doivent être utilisés comme de bons serviteurs
mais ne doivent jamais devenir des maîtres dangereux.

la maîtrise de soi révèle cette capacité de l'âme grâce à laquelle le corps
est consciemment maîtrisé, et le mental et les sens retenus de se lancer
dans des actes que réprouverait la conscience. Ainsi un homme maître de lui
est un homme capable de détourner à volonté ses sens et son mental
de tout objet qu'il choisit et de les fixer partout où il estime
qu'il est convenable de le faire.

 
Chandra Swami
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"ERUDIT AUDITOIRE, ceux qui s'entraînent à la sérénité ne devraient pas,
dans leurs rapports avec les différents types d'homme, voir leurs défauts.
Ils devraient rester indifférents aux mérites ou aux démérites d'autrui, bons ou mauvais. Prendre cette attitude témoigne de la sérénité de la nature propre.

ERUDIT AUDITOIRE, il peut arriver qu'un homme non éclairé reste physiquement calme, mais dès qu'il ouvre la bouche, il critique les autres et parle de leurs mérites ou démérites, de leur habilité ou de leur faiblesse, de ce qu'ils ont de bon ou de mauvais et ainsi il dévie de la bonne voie. D'un autre côté, nous attacher à notre propre nature ou à la pureté, est une autre pierre d'achoppement sur le Sentier."

Une autre fois, le patriarche prêcha à l'assemblée comme suit :

"ERUDIT AUDITOIRE, qu'est-ce que la méditation ? Dans notre Ecole,
méditer signifie acquérir une liberté absolue, ne pas être troublé mentalement,
quelles que soient les circonstances extérieures, bonnes ou mauvaises.
Méditer signifie réaliser, intérieurement, la sérénité de notre propre nature.

ERUDIT AUDITOIRE, que sont la méditation et la concentration suprême ?
Etre en méditation signifie être libre de tout attachement envers les objets extérieurs
et la suprême concentration signifie conquérir la paix intérieure."

 
Houeï Neng
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Arrête, ou cours-tu donc, le ciel est en toi :
et chercher Dieu ailleurs,
c'est le manquer toujours.

Le Royaume de Dieu est en nous.
Si tu possèdes dès cette terre un royaume
en toi, pourquoi craindre de tomber
dans la pauvreté ?

L'esprit qui se dirige vers Dieu en tous temps
conçoit sans cesse en lui-même
la lumière éternelle.

 
Angelus Silesius
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  Entre le monde-esprit et le monde-matière, il est un sentier
que nous parcourons comme si nous étions engourdis par le sommeil.
Il soutient nos pas, mais nous n'avons pas conscience de sa force.
Et lors de notre éveil, nous découvrirons que nous portons dans nos vraies mains
les semences qu'il nous faudra soigneusement planter dans la bonne terre
de notre vie quotidienne pour qu'elles produisent nos bonnes actions
et nos plus belles paroles.

S'il n'y avait pas ce sentier entre nos vies et celles qui nous ont quittés,
il n'y aurait jamais eu parmi nous ni prophète, ni poète, ni génie.

Ne retournent à l'Eternité que ceux qui l'ont cherchée sur terre.
 
Khalil Gibran
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Tes jours sombres et courts comme les jours d'automne,
Déclinent comme l'ombre au penchant des coteaux ;
L'amitié te trahit, la pitié t'abandonne,
Et seule, tu descends le sentier des tombeaux.

Mais la nature est là qui t'invite et qui t'aime ;
Plonge-toi dans son sein qu'elle t'ouvre toujours :
Quand tout change pour toi, la nature est la même,
Et le même soleil se lève sur tes jours.

De lumière et d'ombrage elle t'entoure encore :
Détache ton amour des faux biens que tu perds ;
Adore ici l'écho qu'adorait Pythagore,
Prête avec lui l'oreille aux célestes concerts.

Suis le jour dans le ciel, suis l'ombre sur la terre :
Dans les plaines de l'air vole avec l'aquilon ;
Avec le doux rayon de l'astre mystère,
Glisse à travers les bois dans l'ombre du vallon.

Dieu, pour le concevoir, a fait l'intelligence ;
Sous la nature enfin découvre son auteur !
Une voix à l'esprit parle dans son silence :
Qui n'a pas entendu cette voix dans son coeur ?

 
Alphonse de Lamartine
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La plus belle chose
que nous puissions éprouver
c'est le côté mystérieux de la vie.
C'est le sentiment profond
qui se trouve au berceau de l'art
et de la science véritable.
 
Albert Einstein
   
 
   
 

Les disciples lui disaient :
- Le Royaume, quand viendra-t-il ?
Jésus répondit :
- Ce n'est pas en le guettant qu'on le verra venir.
On ne dira pas :
Voici il est là, ou il est ici.
le Royaume du Père est répandu sur toute la terre,
et les hommes ne le voient pas.

 
Evangile de Thomas
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  L'Eternité

Elle et retrouvée.
Quoi ? L'Eternité.
C'est la mer allée
Avec le soleil.

Ame sentinelle,
Murmurons l'aveu
De la nuit si nulle
Et du jour en feu.

Des humains suffrages,
Des communs élans
Là tu te dégages
Et voles selon.

Puisque de vous seules,
Braises de satin,
Le Devoir s'exhale
Sans qu'on dise : enfin.

Là pas d'espérance,
Nul orietur.
Science avec patience,
Le supplice est sûr.

Elle est retrouvée.
Quoi ? - L'Eternité.
C'est la mer allée
Avec le soleil.
 
Arthur Rimbaud
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La contemplation procure à l'homme l'unique faveur
qu'il sache mériter : suspendre la marche,
retenir l'impulsion qui l'astreint à obturer l'une après l'autre
les fissures ouvertes au mur de la nécessité et à parachever son oeuvre
en même temps qu'il clôt sa prison ;
(...) chance, vitale pour la vie, de se déprendre et qui consiste
- adieu sauvages ! adieu voyages !
- pendant les brefs intervalles où notre espèce supporte d'interrompre
son labeur de ruche, à saisir l'essence de ce qu'elle fut et continue d'être,
en deçà de la pensée et au-delà de la société ; dans la contemplation
d'un minéral plus beau que toutes nos oeuvres ; dans le parfum,
plus savant que nos livres, respiré au creux d'un lis ;
ou dans le clin d'oeil alourdi de patience, de sérénité et de pardon réciproque,
qu'une entente involontaire permet parfois d'échanger avec un chat.

 
Claude Lévi-Strauss
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  Ne veux pas qu'il arrive
ce que tu veux qu'il arrive,
mais veux qu'il arrive
ce qu'il arrive
et tu coulera des jours heureux.
 
Epictète
   
 
   
  Nous cherchons toujours à jeter un pont
entre ce qui est et ce qui devrait être ;
et par là donnons naissance à un état de contradiction
et de conflit où se perdent toutes nos énergies.
 
Krishnamurti
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Le roi indien Akbar avait tout en excès. Traditionnellement,
dans chaque cour royale, il y avait un sage.
Lui en avait neuf, dit la légende.

Un jour, brusquement, il s'adresse à eux dans la salle d'audience :
"Dites-mois donc qu'est-ce qui pourrait faire que, lorsque je suis dans la joie,
je ne sois pas emporté par la joie ?
Et lorsque je suis dans la tristesse, je ne sois pas emporté par la tristesse ?
Répondez-moi rapidement."

Les sages se regardent, se concertent, et disent au roi :
"Maharaj, confie-nous ta bague royale, nous te répondrons demain."

Surpris, le roi accepte.

Le lendemain, le plus jeune des sages, presque un enfant, s'avance vers lui et dit :
"J'ai la réponse : mais pour l'écouter il te faut quitter le trône et me laisser la place". Toujours surpris, mais déjà à demi courroucé, le roi accepte et se met en position d'entendre, d'un air sévère, la réponse à sa question.
Le jeune homme installé sur le trône tend alors la bague royale au roi en disant :
"Es-tu en ce moment dans la joie ou dans la tristesse ?"
"Non, répond le roi de plus en plus énervé, j'entre dans la colère et je sens qu'elle va m'emporter !"
"Alors regarde ta bague", dit le jeune sage en descendant du trône.
Et le roi découvre alors, gravée sur l'anneau, cette phrase :
"Même cela passe".

 
Conte indien
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L'expérience de la vie humaine sur une terre ne se déroule pas
aujourd'hui pour la première fois.
Elle s'est faite un million de fois déjà,
et ce long drame se répétera encore un million de fois.
Dans tout ce que nous sommes actuellement, dans nos rêves,
nos découvertes, nos réalisations rapides ou laborieuses,
nous profitons subconsciemment de l'expérience d'innombrables précurseurs
et nos labeurs porteront des fruits sur des planètes que nous ne connaissons pas,
dans des mondes encore incréés.

 
Sri Aurobindo
   
 
   
 

Oui, même si l'humanité est détruite,
si notre race est anéantie comme Sodome,
il suffit qu'il y ait ce beau soir sur la terre et les arbres illuminés ...

Ce qui l'anime est tout entier ici et ne peut jamais se perdre.
Après tout, qu'est-ce que l'humanité sinon une expansion de l'incompréhensible ?

 
D.H. Lawrence
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Marcher est aussi le Zen ...
Que l'on bouge ou que l'on soit immobile
Le corps demeure toujours en paix
Même si l'on se trouve face à une épée
L'esprit demeure tranquille

 
Taisen Deshimary
   
 
   
 

 

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Présentation

  • : Dana LANG, artiste Internationale, conteuse aux plumes de Sioux, citoyenne du monde, auteure Fantasy, poète, lauréate de 55 Prix Littéraires Internationaux, éditrice, ambassadrice de la PAIX, membre SACD, UERAA, AEB, World Académy of Arts and Culture and World Congress Poets, ...
  • Dana LANG, artiste Internationale, conteuse aux plumes de Sioux, citoyenne du monde, auteure Fantasy, poète, lauréate de 55 Prix Littéraires Internationaux, éditrice, ambassadrice de la PAIX, membre SACD, UERAA, AEB, World Académy of Arts and Culture and World Congress Poets, ...
  • : *1979-1989, bibliothécaire jeunesse en banlieue lyonnaise (Vénissieux) où elle conte déjà trois fois par semaine. Les classes s'inscrivent sur des listes d'attente. *1989-2002, conteuse professionnelle internationale (artiste, durant 12 ans intermittente du spectacle / Cie du Soleil Noir). Elle conte dans les écoles, collèges, lycées, bibliothèques, médiathèques, salles de spectacle, théâtres, festivals... etc... *1991, fondatrice d'une Maison du Conte 'La Biche au Bois' au Cergne (42-Loire). Elle reçoit 20 000 scolaires en attractions contées sur les terres d'Anne de Beaujeu dans les Monts du Haut-Beaujolais, et organise un Festival du Conte et des Conteurs en Forêt et en Cabarets «Flèches des Fées» pendant cinq ans. Elle conte avec divers musiciens dont Tenzin Gonpo artiste Tibétain qui l'accompagne aux instruments et à la voix. Elle parraine un enfant tibétain durant plusieurs années. *1994, sociétaire des Auteurs et Compositeurs Dramatiques. Elle participe à divers festivals... *Avril 1998, elle conte dans les écoles françaises, Instituts, hôtels, villages pour le Festival International des Conteurs Francophones à Abidjan en Côte d'Ivoire. *2003, auteure, poète, en situation de handicap, elle poursuit en écrivant toute son Œuvre. Elle réécrit ses contes adaptés pour la scène (120 contes) et écrit de très nombreux ouvrages dont des contes merveilleux et fantastique, un récit autobiographique ' Les Sanglots du Vent' ; une trilogie Fantasy ' Les 3 Héritiers de la Clef des 7 Mondes' (t.1 : La Dragonne et l'Œuf d'Or Sacré ; t.2 : Éloïse et le Commandeur du Temps ; t.3 à paraître) ; des témoignages de vie ' Docteurs, vous m'avez tué ! ' suite à paraître : ' La Danse de la Méduse ', ' L'Arbre d'Or ', 'La Fuite du Temps', 'La Maison du bout... de la Terre', 'Plus fort souffle le vent', 'Un Radeau dans le Ciel'… un recueil de prose poétique de 7 livrets ' Puisque tu vis, Philippe', une suite de nouvelles et de prose poétique 'À l'Aube d'un Jour' et un livret de pamphlets (prose insurrectionnelle : 'Je vous écris, Frères Humains', ... *2011, à la création de la Maison du Conte, de l'Illustration et de l' Édition Fantastique ' LA FONTAINE AUX FÉES ' édite dix de ses livres (sur plus de 30) et avec son époux Maurice JANIN, architecte d'exécution (en situation de handicap), fréquente les Salons du Livre de Rhône-Alpes, Auvergne, Bourgogne, Yonne, Paca chaque week-end durant deux ans. Sur le Salon du Livre de Lorette (42-Loire), elle rencontre Michel COUROT, Dico d'Or, grand gagnant de la Dictée de Bernard Pivot en 1995. Il deviendra son relecteur et son très grand ami. En avril 2011, elle écrit un conte merveilleux : Flora, Pipi et Scratch, la sorcière. *2012, sociétaire des Arts et des Lettres de France, membre du bureau de l' UERA A (Union des Écrivains de Rhône-Alpes-Auvergne), ambassadrice du Cercle des Ambassadeurs Universels de la Paix, 'La Fontaine aux Fées' édite 'Le Grand Livre de Marina' de Marina FERREIRA et ' Le Monde de Lucas ' de Didier POUDIÈRE. *13 octobre 2013, elle est nommée Membre de la World Académy of Arts and Culture and World Congress of Poets. *Le 18 mai 2014, elle parraine le 1er Festival du Livre et de l'Illustration Jeunesse «Les P'Tits Z'Amis de Marina » à Saint-Didier-de-Formans dans l'Ain (01). *13 Juillet 2014, après avoir vécu deux ans dans le village natal de son père en Alsace près de Bâle et de très longues années en région lyonnaise, elle vit désormais à Plogoff dans le Finistère et devient Membre de l'Association des Écrivains Bretons (AEB). Elle écrit et publie un nouveau conte ' La Fontaine de la Mer Feunteun Aod '. *Décembre 2014, elle collabore au Festival International du Conte de Guillaume ÉKOUMÉ, au Cameroun. Elle écrit un nouveau conte 'Max, le Petit Sorcier'. *Février 2015, elle écrit un conte 'Louka, le Petit Loup de Brocéliande' dédié à son arrière petit-fils, Louka né le 5 février 2015. *23 avril 2015, elle écrit 'Le Dragon de Pors Loubous', un conte fantastique. Fin juillet, par son épouse Danyèle, elle apprend dans une profonde tristesse le décès de son indéfectible ami, Michel COUROT. *20 décembre 2015, elle conte 'Plume de Corbeau' au théâtre Georges Madec à Esquibien pour les enfants des écoles et leurs parents. *Septembre 2013 à 2015, elle devient lauréate de 52 distinctions Littéraires Internationales (Trophées, Mérites, Médailles, Prix, Mentions...) décernés par 14 concours Littéraires Internationaux. *2015-2016, elle recherche un Éditeur sérieux pour lui reprendre toute son Oeuvre. *En 2015, elle est invitée à Sacramento en Californie et à Prague en Tchécoslovaquie du 5 au 10 septembre 2016 par le Président de la World Académy of Arts and Culture and World Congress of Poets où elle ne pourra pas se rendre. *Le 1er février 2016, elle écrit le conte 'Justine et le Pays Contraire'. *Février 2016, elle s'inscrit dans les Salons Festivals du Livre en Bretagne qu'elle espère honorer de sa présence... le 24 avril 2016, elle se rend au Salon du Livre de Botmeur (Finistère) où elle conte et dédicace... En juin 2016, elle écrit le conte 'Kaoura, la Princesse aux Sept Dragons'... en 2017 'La Princesse aux Mensonges', 'L'Œil du Dragon'...
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