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21 juillet 2017 5 21 /07 /juillet /2017 14:24
ILS ONT TUE L'ENFANT / Alain MILLION, notre ambassadeur de la Paix (FRANCE)

Ils ont tué l’enfant (extrait)

J’entends encore son cri

Je le revois toujours

Son regard dans la nuit

Son corps tombé sans bruit

Et l’écho de sa voix

Qui tremblait d’un adieu

En signe d’au revoir

Sous la voute des cieux

Et son visage gris

Et son visage meurtri

D’une tache de sang

De blessures macabres

Et de cendres d’encens

 

Ils ont tué la vie

Ils ont tué l’enfant

L’enfance des soleils

L’enfance des merveilles

Au nom d’un dieu vengeur

D’une prière assassine

Qui insuffle la peur

La haine et le malheur

Sans défense et sans armes

Il n’était pas soldat

Ni tueur ni guerrier

Il était un enfant

Un enfant

 

La poussière a couvert

Son ombre et sa lumière

Comme une bête égorgée

Il est devenu sang

Répandu sur la terre

En larmes déchirées

Une femme un enfant

Une mère en prière

Qui supplie sans pleurer

 

Ils ont tué la vie

Ils ont tué l’enfant

L’enfance des soleils

L’enfance des merveilles

Ils ont tué l’espoir

Voici leur grande gloire

Leur lâcheté suprême

Ils ont tué l’enfant

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Published by Dana LANG, CONTEUR AUTEUR CREATEUR - dans Ambassadeurs de la Paix
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20 juillet 2017 4 20 /07 /juillet /2017 14:00

2015 / annonce de Dana LANG, conteuse professionnelle, auteure, poète,

 

 

LA FONTAINE DE LA MER – Feunteun Aod

écrit le 4 octobre 2014... conte inspiré par le petit port de Feunteun Aod à Pendreff, Plogoff...

*Prix Paul Éluard décerné par le Jury du Grand-Prix de Petite-Camargue 'Les Amis de Frédéric Mistral et d'Alphonse Daudet), le 12 mai 2015.

Jeudi 20 juillet 2017... serait-ce possible qu'il ressuscite à nouveau ?

 

Maurice me réveille à quatre heures pour des maux de jambes... je lui donne un doliprane. Il a faim et froid. Je lui passe une brioche et lui dépose une couverture.

Je retourne me coucher à cinq heures, toujours avec de très violentes douleurs dans le dos, les reins, les jambes. Je me rendors. J'entends l'infirmière dans la maison mais je dors trop jusqu'à sept heures quarante-cinq. Puis je déjeune.

Véronique prend son service à huit heures trente. J'ai quelques courses à faire. Elle dépose mon fauteuil manuel dans le coffre de sa voiture et nous rencontrons Pierre notre ami et voisin. Il me dit qu'il passera voir Maurice pendant notre absence... c'est vraiment tellement gentil. Me voilà tranquille pour chercher mes chaussures chez le cordonnier, passer au magasin d'informatique pour des clefs USB et au bricolage pour une ampoule spéciale. Je vais en rapporter deux qui ne vont pas du tout, j'ai oublié d'emporter le modèle ! Bon, je devrais y retourner, quelle poisse !

L'infirmière revient et nous constatons de nouveaux les progrès sur l'état de Maurice... et je le trouve nettement moins confus cet après-midi.

Il suit le Tour de France à la télévision. Installée sur l'ordinateur, je ferai bien une sieste... je me sens très lasse.

Mercredi 19 juillet 2017... vers un léger mieux...

 

La nuit a été calme. Vers une heure du matin, il est pris de démangeaisons et je dois le masser avec de la pommade à la calendula. Puis il a faim, je lui donne des petites brioches aux pépites de chocolat... il a froid, je le recouvre d'une couverture. Je retourne me coucher à deux heures.

L'infirmière passe à sept heures du matin pour donner les remèdes à Maurice. Un comble la faire revenir rien que pour cela, alors que nous avons des piluliers et que les cachets doivent lui être donnés à huit heures et à vingt heures !

Je l'entends marcher mais je dors trop fort malgré d'affreuses douleurs je dors jusqu'à huit heures trente. Annie frappe à la porte, je me lève très en retard car je veux aller en courses. Bon, le temps qu'elle fasse le tour de la maison, je peux me préparer. Elle m'aide à faire le déjeuner de Maurice... puis nous partons. Nous rentrons à onze heures quinze... le temps de déballer mes paquets, de trouver huit œufs cachés dans la huche à pains mise au poulailler... l'infirmière revient pour les soins de Maurice et Annie va l'aider. Puis elle nous quitte.

L'infirmière s'en va à son tour. Nous constatons toutes les deux avec bonheur une amélioration de l'état de santé de Maurice. Il semble avoir perdu du poids, il semble que le diurétique à petite dose ait provoqué cela... mais je suis sur mes gardes car les diurétiques excitent son cœur qui sous cette pression fabrique trois fois plus d'eau... nous verrons, cela reste à observer et à surveiller.

En attendant, je remarque un mieux évident sur son état de santé... un truc aussi, il ne semble pas avoir souffert de la tête et du cœur depuis quinze jours... à suivre ! Va-t-il de nouveau ressusciter ?... J'ai du mal à y croire... mais comme dit ma petite-fille : Papy est indestructible !

En attendant, j'ai commencé mes recherches pour trouver une location de maison (pas chère) dans la région lyonnaise... tout est si difficile. Nous ne pourrons pas le faire si Maurice doit être transféré en ambulance... cela va nous coûter un argent fou !

Bon, nous verrons, mais à présent nous avons une furieuse envie de vivre plus près de nos enfants et petits-enfants... nous avons de belles fêtes en préparation.

Mardi 18 juillet 2017... il rentre dans le même état que depuis dix mois et où l'on bafoue de plein fouet la volonté des malades !

 

Et c'est reparti... le revoilà à la maison... dans le même état que depuis dix mois. Je lui ai téléphoné hier soir pour lui dire que je ne viendrai pas ce matin... économie d'un voyage mais aussi il faut préparer son arrivée, mettre son espace et son lit en état, ranger la maison et Véronique n'est là que ce matin. Il râle, il n'est pas content car il faut emporter toutes ses affaires un peu partout dans l'hôpital (en fait dans sa chambre, évidemment).

Ce matin j'ai d'abord appelé le service des soignantes pour savoir comment s'est déroulée la nuit et leur recommander de bien ramasser toutes ses affaires et les ranger dans sa valise. Puis je l'appelle pour le rassurer. Il a eu un début de nuit difficile dans la confusion, puis après un demi seresta il s'est endormi jusqu'à six heures. Il rouspète encore un peu. Les infirmières vont lui changer sa sonde entre dix et onze heures et il sortira à quatorze heures. Bon, mais du moment qu'il sort tout va bien !

Le temps comme chaque jour oscille entre gros nuages noirs à l'horizon, un ciel couvert qui se dégage d'un coup après quelques coups de tonnerre au loin pour s'ouvrir sur le grand beau temps chaud, très chaud.

Véronique arrive et prend son service. Elle range la maison qui en a un furieux besoin avant l'arrivée de Maurice. Je prépare le repas.

Lorsqu'elle s'en va il est midi et je déjeune. Maurice arrive à quinze heures en ambulance. Les ambulanciers devenus des amis depuis le temps s'acquittent fort bien de leur tâche. Il mettent la sangle du lève-personne et le soulèvent ainsi du brancard au lit. Il est enfin sur sa couche. Je m'aperçois que ses urines sont claires et abondantes... je suis sûre qu'il a un diurétique. Je regarde les ordonnances, il a du potassium, donc il doit avoir un diurétique... et sûrement un générique ! Ce que les médecins peuvent être autistes, obtus, bornés et si pleins de leurs certitudes ! Cela n'est autre que de l'acharnement thérapeutique ! ! ! Contrairement à la demande de Maurice, qui confus et faible n'a plus la force de résister... nous n'aboutirons pas !

Je suis colère et je prends le téléphone pour faire observer au médecin des soins palliatifs que j'avais bien signalé et re signalé cette volonté de non acharnement... de toute manière elle a décidé de faire donner les comprimés par l'infirmière... c'est fou la confiance, les rapports sereins du service des Soins Palliatifs de Douarnenez !

Ma décision est prise, nous allons quitter la région !

Lundi 17 juillet 2017... un autre été va passer dans cette situation innommable où l'on nous abandonne...

 

Je me suis couchée à une heure. J'ai regardé Carmen et je me suis régalée avec une mise en scène incroyablement moderne et grandiose. Seulement ce matin à sept heures je dors lourdement et je dois me lever. Ce que je fais, je me prépare, déjeune et file à la salle de bains.

Lorsque Nathalie franchit le seuil de la maison, je suis encore occupée, elle saute sur la vaisselle et elle étend une lessive. Puis elle plie le fauteuil roulant manuel, l'emporte dans la voiture, prend toutes mes affaires, un colis et mes lettres pour la Poste et dans notre précipitation j'en oublie le paquet pour Maurice. Il nous faut retourner à la maison. Elle court le chercher. Je passe à la boîte à sous, mais la Poste et les boulangeries sur notre passage sont fermées. Nous passons voir si la Poste dans le bourg voisin est ouverte, non il est encore trop tôt, tant pis nous filons en direction de l'hôpital !

Nous trouvons Maurice réveillé. Il reste confus. Il marche sans souci et il va chercher son fauteuil dans le couloir, un chouette fauteuil qu'il faut que je ramène à la maison... il vaut quatre millions ! Toujours cette obsession de la marche et des fauteuils roulants !

Bon, je parviens à communiquer un peu avec lui. Je lui dis que demain il sort. Oui, oui, il est content, il veut sans aller et le plus tôt sera le mieux. Pour moi, aussi.

Quant au reste je n'en peux plus de le voir dans cet état, j'ai le cœur crevé... malheureusement que va-t-il devenir, que fera-t-on de lui, combien de temps survira-t-il ainsi encore dans cet état ?... Et ses problèmes respiratoires et cardiaques se résorberont-ils ? Après tout 'il n'est pas mourant' (je ne le crois nullement et le problème n'est pas là, plutôt comment est-ce possible de laisser un être humain dans cet état aussi longtemps... on ne le ferait pas à un chien!), alors débrouillez-vous donc... les médecins s'en lavent les mains ! Ce faisant ils ne respectent pas notre liberté et nos Droits.

En tout cas, moi je ne peux réellement et objectivement plus m'occuper de lui et pourtant je suis là, fidèle au poste et je dois accepter notre misère et surtout l'horrible condition où l'acharnement thérapeutique inqualifiable des médecins a réussi à plonger Maurice...

On a fait tout ce qu'il fallait pour qu'il en soit ainsi... ne pas écouter mes alarmes quant à sa respiration difficile, quant à une trop lourde anesthésie générale pour une 61ème opération, quand j'avais prévenu que l'on ne l'endormait plus depuis quinze ans... et tout ça pour lui dire que sa hanche est foutue, mais l'autre aussi ! Les médecins nous avaient prévenus à Lyon... il lui faudrait aussi deux prothèses de hanche ! Tout comme ils nous avaient dit qu'il ne lui restait plus que 20% de son volume respiratoire... une trop longue litanie de problèmes insurmontables !

Il ne fallait surtout pas le re médicaliser... il ne fallait pas l'opérer de la tête par une double trépanation SANS ANESTHÉSIE, il ne fallait pas l'opérer de sa jambe... une antibiothérapie costaud aurait bien fait l'affaire... ah, j'en ai marre de ce corps médical qui fait bloc et n'écoute jamais, jamais ô grand jamais leurs patients ou leurs conjoints. Je suis la seule à bien connaître son état, les étapes par où il est passées !

Et quand je pense que l'on vient me dire qu'il n'a pas de caillot dans la tête, pas de Parkinson, quand il suffit de lui donner la main et l'on comprend tout ! Bientôt il n'aura pas de cancer de la prostate (alors qu'il faudrait l'opérer pour la 5ème fois... mais là on est coincé pour de bon !). Idem pour son genou droit... mais celui-là au moins on ne l'a pas touché en 2002, impossible !), il n'a pas d'insuffisance cardiaque et respiratoire, il n'a pas de polyarthrite, ni d'arthrose, ni d' hernies discales, ni, ni, ni !

Bon, mais maintenant il va falloir gérer au jour le jour une situation absolument dramatique et c'est bien sur moi que cela repose... moi avec mon drame personnel, ma maladie qui avance et mon diabète qui ne me lâche pas en ce moment. Enfin, je suis partiellement à l'abri, une maladie rare fait peur au corps médical et ainsi on me laisse en paix.

 

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19 juillet 2017 3 19 /07 /juillet /2017 19:45


 


     
Mort de Max Gallo, un historien qui aimait la France
  • Par Paul-François Paoli
  • Mis à jour
  • Publié
L'académicien français Max Gallo est mort le 18 juillet 2017 à l'âge de 85 ans.
L'académicien français Max Gallo est mort le 18 juillet 2017 à l'âge de 85 ans. Crédits photo : Sébastien SORIANO/Le Figaro
  •  

DISPARITION - L'académicien s'est éteint mardi 18 juillet, à l'âge de 85 ans. Véritable passionné de l'histoire de France, il aura publié plus de cent livres, et participé activement à la vie politique et intellectuelle française.

Né à Nice le 7 janvier 1932, ce fils d'immigrés italiens commence par obtenir un CAP de mécanicien ajusteur, puis un bac mathématique et technique. Mais c'est l'histoire qui le passionne ; il devient agrégé puis docteur en histoire, enseigne au lycée Masséna à Nice puis à Sciences Po Paris en 1968. Pour lui, se détacher de ses racines a été la chose la plus difficile, ainsi que l'humiliation, comme il le confia au Point: «Quel prix faut-il payer pour s'arracher aux déterminismes sociaux et culturels?»

Lire aussi - Max Gallo, l'historien amoureux de la France

Rapidement, il écrit des «romans-Histoire», qui feront son succès. Parmi eux, la Baie des Anges (1976), la Machinerie humaine (suite de 11 romans). En 1971, il collabore avec Martin Gray pour Au nom de tous les miens, histoire romanesque d'un rescapé du camp de Treblinka, très bien accueilli. Max Gallo publie également des biographies sur Robespierre, Garibaldi, Jaurès, Victor Hugo. En 1997, sa saga sur Napoléon (Robert-Laffont) rencontre un grand succès et montre à quel point l'auteur devient une référence dans le domaine historique. Il veut faire aimer la France à la jeunesse, à travers son histoire.

Lire aussi - Max Gallo: «En histoire, la chronologie est le socle de tout»

Homme politique engagé

Au seuil de sa carrière, Max Gallo s'intéresse à la politique ; fervent communiste, il s'éloigne du parti après la mort de Staline. Il qualifie ses premiers romans de «politique-fiction», édités sous le pseudonyme de Max Laughman (L'Italie de Mussolini en 1964, Gauchisme, réformisme et révolution en 1968, Le Cortège des vainqueurs en 1972). L'écrivain ne fait pas que disserter: il s'investit, et est candidat aux élections municipales de Nice dans le parti socialiste. Ayant échoué, il devient secrétaire d'État et porte-parole du gouvernement en 1983, mais finit par s'éloigner de la gauche. Dans la foulée, il s'exprime à travers une tribune, Le silence des intellectuels (Le Monde), afin de dénoncer l'inactivité des érudits. Il décide d'agir, et fonde le Mouvement des citoyens avec Jean-Pierre Chevènement.

Il développe l'idée d'une crise nationale qui commence à la fin de la Première Guerre mondiale. Dans ce sens, il écrit Fier d'être français, ou L'âme de la France, histoire de la nation, des origines à nos jours, pour dénoncer la notion de repentance historique qui se développe dans les années 2000. «Je n'appartiens pas à la France de la repentance… j'appartiens à une France fière d'être elle-même.»

En 2005 il rejoint le groupe d'historiens qui refuse une réécriture du passé à l'aune des lois mémorielles. Pour lui, la loi doit être séparée de l'histoire. Il conteste la position de Jacques Chirac à propos de la responsabilité de l'État français dans la Shoah, ainsi que la loi Taubira qui reconnait les traites et esclavages comme crime contre l'humanité. Basculant à droite, Max Gallo rédige plusieurs discours de Nicolas Sarkozy, comme celui à la mémoire du poilu de 1914, Lazare Ponticelli.

Il entre à l'Académie française le 31 mai 2008, au fauteuil de son ami Jean François Revel. Il continue à écrire en grande quantité, mais la maladie de Parkinson le contraint à ralentir. Il publie ses mémoires dans L'oubli est la ruse du diable, où il se confie, notamment sur le décès de sa fille, qui l'a rempli de culpabilité. Celui qui se définit comme républicain et catholique aura écrit quantité d'ouvrages, sur une vieille machine à écrire, en souvenir sans doute de celle que son père lui avait offerte avec cette phrase: «Tu peux gagner de grandes batailles avec ça.» Et il en a gagné, tant son nom reste dans la mémoire française au Panthéon des auteurs les plus prolifiques.

«J'écris pour qu'on ne puisse pas ensevelir les morts sous le silence et les assassiner ainsi une nouvelle fois. J'écris pour qu'ils revivent un jour» (Le Pacte des assassins).

À VOIR - En 2015, Max Gallo se confiait sur sa maladie

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Published by Dana LANG, CONTEUR AUTEUR CREATEUR - dans GRANDS AUTEURS
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18 juillet 2017 2 18 /07 /juillet /2017 19:15
Maurice opéré du cerveau le 3 11 2014

Maurice opéré du cerveau le 3 11 2014

UN BILAN TRAGIQUE...

 

( Maurice 'n'est pas mourant'... avec ça on a tout dit ! Il n'aura pas, comme il l'a demandé une sudation profonde et continue, alors tant pis s'il meurt 'étouffé dans d'atroces souffrances' (sic), les médecins s'en lavent les mains ! En attendant nous demeurons leurs victimes, si Maurice n'avait pas rencontré la médecine, il aurait vécu jusqu'à cent-vingt ans !

Voici un récapitulatif de la tourmente qui s'est abattue sur lui. Il a été victime de dix-sept accidents (beaucoup dans le sport) et on peut ajouter aussi tous les accidents domestiques, très nombreux à cause de ses jambes et de son manque d'équilibre dû au syndrome de Parkinson déclaré trop tôt.

1/ Accident de moto... il aura la cage thoracique enfoncée, plâtré des cervicales aux hanches durant un an, deux hernies discales (non opérables - tant mieux !)

2/ Accident de voiture, le diagnostique vital réservé durant un mois, il gardera le nez collé sur le front tout ce temps là.

3/ 1980 : Accident de ski, deux jambes aux genoux pulvérisés... il en résultera un acharnement de 1980 à 2001 avec des greffes osseuses et une pose de prothèse totale de genou gauche en 2001 ; un handicap à plus de 80% à vie. Pourtant il perdra son procès en 1994 (Par la faute d'un avocat et d'un médecin véreux !).

4/ Diverses opérations de la prostate... en tout soixante interventions chirurgicales.

5/ Son cœur ne supportera plus un tel régime.

A/ 1992 : Deux embolies pulmonaires sur deux interventions chirurgicales.

B/ 1994 : Infarctus avec malaise, conduit à l'hôpital cardiologique de Lyon.

C/ 1996 : Il consulte un pneumologue et porte un respirateur à vie.

D/ 24 août 2001 : AVC avec paralysie à gauche et amnésie. On ne lui fera pas de scanner.

E/ En 2002 : Intervention chirurgicale aux coronaires... pas de pontage ses artères explosent, pose d'un stent.

7/ En 2002 : Devant ce bilan cardiaque le chirurgien orthopédiste renonce à lui poser une prothèse totale de genou droit.

8/ En 2008 : Parkinson. Il consulte une neurologue à l'hôpital neurologique de Lyon. Elle lui déconseille la prise de médicaments devant son bilan cardiaque, toutes ses pathologies et tous ses traitements. Mais elle l'envoie voir un confrère plus près de notre domicile tous les six mois. Il ne l'écoutera pas, il ne donnera pas de dopamine qui pourrait le tuer en 24 heures, mais un traitement qui l'emmènera vers la mort lente en lui prétextant qu'il deviendra assurément fou avec la Parkinson s'il venait à ne pas se traiter (existe-t-il vraiment un traitement pour cette maladie neurologique, j'en doute ? ).

9/ De 1998 à 2013 : Diverses opérations : Il est opéré de divers accidents ménagers en anesthésie locale.

10/ En 2009 : Sous le poids de trop de traitements il sombre et il est placé en Soins Palliatifs à domicile où malgré du laxilix et du diffu k à doses mortelles il devient gros comme une baleine et ses pieds grossissent comme deux ballons sous les œdèmes cardiaques, car sous l'effet du diurétique son cœur fera trois fois plus d'eau. Il aura une sonde à demeure mal placée par le médecin traitant, ce qui le conduira une fois de plus aux urgences. Il prendra une orchite grosse comme une pastèque et tout cela durant cinq mois. Il rentrera aussi en urgence en cardiologie, dans une chambre avec 40° sans ventilateur, où le médecin testera toute une gamme de médicaments (alors qu'il reçoit le traitement de son chirurgien cardiaque) et ne verra pas qu'il prend du Plavix depuis sept ans quand il ne devait le prendre que durant neuf mois ! Du coup, Maurice est devenu hémophile ! ! !

Durant cette période de 5 mois, malgré 7 urgences à l'hôpital absolument aucun médecin ne verra qu'il souffre d'une overdose médicamenteuse sévère (42 comprimés par jour), sauf un ! En dernier recours une assistante des Soins Palliatifs me conseillera de l'emmener voir un gastro-entérologue. Devant l'évidence et puisqu'il n'a plus rien à perdre, Maurice accepte d'être totalement démédicalisé. Il ne prendra plus aucun remède jusqu'en 2013. Nous vivrons quatre ans d'une belle rémission grâce à ce médecin visionnaire.

 

11/ 2013 : De nouveaux problèmes de prostate le conduise chez une généraliste qui va lui prescrire zanidip (pour la tension) et modurétic (un diurétique!) qui va le jeter dans de très nombreuses chutes spectaculaires et peu à peu le conduire de nouveau à des œdèmes cardiaques. Jamais il n'aurait dû prendre ce traitement ! ! !

 

12/ 2014 : Notre arrivée en Bretagne se poursuit et se solde par des chutes catastrophiques où pendant un mois les pompiers viendront une vingtaine de fois le relever du sol. Il fait un très grave AVC avec paralysie à gauche et incontinence totale. Les médecins n'y verront que du feu. Envoyé trois fois en urgence à l'hôpital de Douarnenez, ils ne trouveront rien au scanner, pas plus que la cardiologue. Il faudra un scanner à Quimper où il sera envoyé immédiatement à Brest sans que je sois informée et où Maurice m'appellera depuis l'ambulance à vingt-trois heures trente pour me dire qu'il sera opéré du cerveau ! Il a été opéré de partout, il ne manquait plus que celui-là !

L'intervention chirurgicale est un véritable scandale. Il sera présenté en salle d'opération attaché, la tête ficelée avec un bâillon dans la bouche sans savoir qu'il ne sera pas endormi ! Et il va recevoir deux trépans dans le crâne de cette manière !... Un homme de soixante-dix ans, tremblant de tous ses membres, avec une insuffisance cardiaque et respiratoire sévère, un cancer de la prostate et j'en passe... polyarthrite, arthrosique au dernier degré... supportant une telle douleur durant une heure et demie, est-ce seulement pensable ? Sur un chien, on ne le ferait pas... qu'ils se l'appliquent donc à eux-mêmes ces chers neurochirurgiens, ensuite ils pourront discuter ! ! !

Dix jours plus tard Maurice chute à nouveau et derechef il est envoyé à Brest. Les neurochirurgiens veulent recommencer la même opération. Ils ne lui avaient enlevé que la moitié d'un caillot gros comme deux pouces et une grosse hémorragie cérébrale. Maurice a refusé avec persistance. Cela ne leur a vivement déplu, mais ils n'ont pas pu l'emmener de force !

 

13/ 2015 :… Mais à la maison, nous avons dû supporter les suites de cette opération où Maurice se traînait avec deux bosses sur ses deux trépans. De plus impossible d'obtenir un rendez-vous en pneumologie à Quimper, le rendez-vous reporté de 6 mois en 6 mois... au rythme du temps, je l'ai vu diminuer un peu plus chaque jour... ses sorties à la pêche se raccourcissaient, et devenaient plus rares et ainsi jusqu'à ne plus conduire... son cœur s'est mis à refaire des œdèmes dont l'eau coulait par les jambes.

 

14/2016 : durant huit mois alité, il marchait encore un peu jusqu'au garage, puis jusqu'aux toilettes. Il s'est mis à faire son sixième érysipèle, et puis le 12 septembre 2016 sa jambe gauche s'est trouvée bloquée dans l'impossibilité d'avancer un pas. Comment faire pour lui faire regagner sa couche ? Cette fois les pompiers ont refusé d'intervenir... je ne sais plus comment nous sommes parvenus à le ramener sur le fauteuil releveur où il dormait depuis huit mois car ses jambes pissaient l'eau de ses œdèmes cardiaques. Durant ce temps, je suppliais le médecin d'arrêter le diurétique, mais que nenni. Sa prothèse totale de genou gauche infectée par le streptocoque de l'érysipèle lui occasionnait de grandes douleurs. C'est alors que le médecin traitant dit qu'il fallait couper la jambe gauche, renchéri à l'hôpital de Quimper par le chirurgien prothésiste et l'infectiologue. Ce dernier voulait carrément opérer deux fois pour une arthrodèse (blocage de la jambe). Je savais pertinemment que Maurice ne pouvait plus supporter aucune anesthésie générale sous peine de voir son cœur en très grosse difficulté, mais pour l'heure je m'opposais à son amputation ! Qu'aurions-nous fait nous ensuite ? Finalement les médecins de Quimper renvoyèrent Maurice à la maison et l'infectiologue lui fit signer une décharge sous prétexte qu'il ferait une septicémie sous quatre jours ! Ils lui donnèrent un rendez-vous pour l'hôpital de Brest.

Bloqué à présent dans le lit depuis deux mois, les chirurgiens de Brest l'envoyèrent à Quimper passer une batterie de tests pour savoir s'il était allergique à la pénicilline. Pour ma part, une antibiothérapie de choc aurait bien suffi à le soulager... mais ils lui donnèrent rendez-vous deux mois plus tard pour une intervention chirurgicale lourde ! Heureusement qu'il devait faire une septicémie ! ! ! Maurice acceptait l'opération espérant être délivré en restant sur la table.

Deux mois plus tard après de grosses délibérations de la part d'une collégiale de médecins, dans l'état où il se trouvait pourtant avec un infarctus le 30 août et le 3 septembre 2017, une alerte cardiaque à Douarnenez et à Quimper, les chirurgiens convenaient de lui changer sa prothèse pour en mettre une nouvelle ! L'intervention chirurgicale fut lourde... et longue l'anesthésie générale. Deux jours plus tard tout le monde courait dans les couloirs et le cardiologue arrivait en urgence... résultat : le cœur n'a pas supporté, gonflé d'œdèmes plus que jamais, il ne s'est jamais relevé.

Il vit avec l'oxygène et une sonde à demeure, toujours couché sur le flanc gauche sans jamais s'asseoir, ni bouger depuis dix mois ! ! ! Durant cinq mois ses œdèmes en l'absence de modurétic avaient fini par disparaître, mais depuis qu'il ne mange plus, ils sont revenus trois fois plus qu'auparavant, touchant en plus du corps, ses quatre membres, durcis au ventre et aux cuisses.

Il souffre de partout, des muscles, des tremblements intempestifs, de la prostate, de la tête, de son cœur... en proie au délire et à la confusion, mais pour les médecins des soins palliatifs il ne souffre pas, il n'a pas de caillot ni de sang dans la tête, il n'a pas la Parkinson, 'il n'est pas mourant' on se demande bien ce qu'il fait là.

Voilà le bilan tragique que nous fait vivre la médecine actuelle.

FAIS-MOI MOURIR ! Dana LANG, conteuse aux plumes de Sioux, artiste internationale, auteure de romans fantastique (Héroic Fantasy), poète insurrectionnelle, amabssadeure de la Paix,...
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17 juillet 2017 1 17 /07 /juillet /2017 22:20
Hortensia devant la maison

Hortensia devant la maison

Dimanche 16 juillet 2017... il marche dans sa tête...

Je me lève à huit et je déjeune. Puis je mets en route le concert du 14 juillet à Paris, que je n'ai pas suivi vendredi. L'art lyrique que j'aime passionnément par sa beauté me touche particulièrement dans les moments douloureux de ma vie.

Et justement je me morfonds sur notre malheur et les larmes me viennent en pensant à Maurice coincé sur son lit d'hôpital et à sa grande souffrance.

Je me secoue... je dois préparer ses affaires pour demain... il m'a demandé un pantalon long... dans sa tête il marche et il veut sortir de son lit (pauvre homme qui roule en fauteuil depuis 37 ans)... je lui ai pris des biscuits bretons et du chocolat noir aux noisettes entières... il avait envie de chocolat. Il ne mange rien à part des yaourts, des crèmes et des compotes. Il n'aime pas le reste vraiment pas bon.

Je prépare aussi tout ce dont j'ai besoin pour demain car je dois passer à la pharmacie, à la poste, à la boulangerie. Je dois être prête dès que Nathalie franchira la porte à huit heures trente demain.

Je prends le temps de regarder le merveilleux feu d'artifice qui clôture le concert du 14 juillet à Paris, feu grandiose, de plus en plus beau !

Bon et puis je me suis réservée d'aller manger à la Pointe ce dimanche... cela ne me fera pas de mal. Je retrouve mes amis et je commande une assiette de fruits de mer et un moules-frites. L'entrée relève toujours de l'exploit pour moi car j'ai du mal à défaire les crustacés et je n'ai pas la force d'appuyer avec la pince sur la coque des araignées, mais le serveur me vient en aide, et aussi il me sert l'eau contenue dans une belle bouteille de limonade mais beaucoup trop lourde pour moi. Enfin malgré la tristesse qui étreint mon cœur je me régale et je passe un bon moment, d'autant qu'il fait un très grand beau temps. Puis je commande une glace à la chantilly. Je vais régler ma note, mais j'ai oublié le café. Dédé me le sert sur le comptoir.

Puis je me dirige vers les cartes postales fantastiques et je reprends la route en direction de Delphine et Alain. Je passe un instant bien agréable avec eux, et Justine me fait connaître Blacky, leur toutou.

Je rentre à la maison. Il est quinze heures... je suis inquiète... j'ai pourtant chargé le fauteuil ce matin, mais sans doute pas suffisamment longtemps. Il me restait deux points verts, je les ai utilisés sur la côte qui mène à la Pointe du Raz... et me voilà en panne sèche à l'entrée du vélo-route. Le fauteuil s'arrête net. Je le mets en manuel et je retourne sur mes pas. Heureusement je ne suis pas loin d'une maison habitée par une dame et ses trois enfants. Je la hèle et elle me vient aussitôt en aide avec un large sourire. Sa maman arrive également et elles me guident jusqu'à leur voiture. À elles deux, elles plient mon fauteuil et le montent dans le coffre du véhicule, puis la grand-mère me conduit jusqu'à la maison où elle monte le fauteuil.

Me voilà rentrée... jamais je n'aurai pu faire la route en poussant mon fauteuil ! Je suis reconnaissante à ces deux dames pour leur aide.

Puis je m'occupe de mes fifilles en poussant mon fauteuil roulant manuel devant moi. Je prends bien garde à ne pas tomber.

Lorsque j'ai fini, je reçois un coup de fil de Maurice. Il a encore dormi tout l'après-midi. Il me dit qu'il a récupéré une télévision... on a des postes de partout, celui du camping-car, le moyen, le grand et encore un autre... toujours dans ses confusions ! 

Je reçois un coup de téléphone de mon petit-fils et de mon fils. Je suis heureuse de les entendre. Nous échangeons des nouvelles.

FAIS-MOI MOURIR ! / Dana LANG, conteuse aux plumes de Sioux, artiste internationale, auteure de roman fanstastique (Héroic Fantasy), poète insurrectionnelle, ambassadeure de la Paix,...
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15 juillet 2017 6 15 /07 /juillet /2017 20:48
Fleur de Yucca devant la maison

Fleur de Yucca devant la maison

Samedi 15 juillet 2017... victime d'errances médicales graves... nous en payons le prix fort... et à nous évidemment de faire face maintenant !

Je ne parviens plus à dormir... voilà déjà un moment que je bouge dans tous les sens victime de mes douleurs intenables. Il est cinq heures... je tente de me rendormir, en vain... des idées sombres m'envahissent et mes douleurs finissent par me jeter hors du lit. Je file sur l'ordinateur à six heures où je termine la rédaction de mon conte 'L'Œil du Dragon' et prépare ma participation à un nouveau concours. Tout est prêt, je vais pouvoir poster mon courrier lundi.

Je déjeune, puis j'appelle Maurice mais il ne répond pas. Je téléphone à l'équipe soignante et une infirmière me dit qu'il dort, il a dormi toute la nuit et c'est tant mieux. Bon, je le rappellerai vers midi trente. Je traîne ce matin sur la préparation de mon courrier.

Je prépare mon repas, et en attendant je rappelle Maurice. Il m'annonce qu'il s'est réveillé avec deux filles dans son lit ce matin ! Je lui demande des explications. Les infirmières sont venues lui faire la toilette et il a déjeuné à six heures ! Puis il rajoute qu'il est allé chercher son fauteuil roulant dans le couloir, il a marché sur 150 mètres.

Il demeure perdu dans ses idées fixes... il marche, il a toujours marché... un peu. J'ai beau tenté de le ramener à la réalité, il se fâche... alors je le laisse en proie à ses délires. Ce qui m'inquiète le plus c'est que cela dure depuis près d'une semaine. Pourtant il a des petits moments de lucidité. Il ne parvient pas à se situer dans le temps avec ces trois jours de pont du 14 juillet... chaque jour il me demande si je viens le voir demain... je lui réponds que non, je n'ai personne pour me conduire à l'hôpital, il ne me verra que lundi ! Le temps lui paraît bien long de me voir et surtout de rentrer à la maison... je pense que ce sera mardi après-midi, il faut lui changer sa sonde.

Je tente de faire la sieste mais je somnole sans y parvenir... toujours les soucis viennent me hanter. Finalement je me lève à quinze heures trente et je décide de faire un tour à la Pointe jusque chez Delphine et Alain. Je reste sur la terrasse au soleil comme un lézard et je discute avec Delphine autour d'un café et d'une crêpe. Cela chasse mes idées noires. J'ai bien fait de me bousculer... j'étais vraiment mal partie aujourd'hui. Je rentre pour aller nourrir nos animaux qui m'attendent avec ravissement. Auparavant je rappelle Maurice, mais il est occupé par les soins. Tant pis, je lui téléphonerai lorsque j'en aurai terminé avec toutes les fifilles. Il m'appelle à dix-neuf heures cinquante... j'entends le téléphone, je termine juste et j'ai bien du mal à monter la rampe en poussant le fauteuil roulant manuel. Finalement à défaut d'un électrique, je le pousse devant moi pour être plus sûre de ne pas tomber.

Je ramène un œuf. Hier j'en ai trouvé un dans le pondoir extérieur, très pratique pour moi, et puis en les nourrissant j'ai aperçu un autre posé au sol... je sais pas ce qu'elles ont en ce moment !... Il y a bien longtemps que je ne suis pas allée vérifier de partout, mais je ne m'y aventure pas toute seule.

Bon, un nouveau coup de fil, je parviens à prendre le combiné. Il me dit qu'il n'a pas dormi cet après-midi, mais il ne peut pas dormir tout le temps sinon cette nuit risque d'être difficile. Il a reçu un appel de notre petit-fils, il est content. Ce soir il semble moins confus. Il me demande le programme de la télévision, mais il n'est pas terrible, de toute manière il ne s'y intéresse guère. Nous nous souhaitons une bonne nuit.

Je demeure un peu sur l'ordinateur. Je lis mes courriels. J'ai reçu le message d'une amie qui m'a fait du bien au moral. Je ne tarderai pas à me coucher, hier soir une nouvelle fois je me suis endormie sur le film, j'aurai mieux fait de choisir le concert !

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15 juillet 2017 6 15 /07 /juillet /2017 11:08
PRIX LITTERAIRES / Dana LANG, lauréate du TROPHEE John Ronald TOLKIEN pour sa saga fantastique (Héroic- Fantasy) LES 3 HERITIERS DE LA CLEF DES 7 MONDES

2017 / annonce de Dana LANG, conteuse professionnelle, auteure, poète, ...


Après

1/ la troisième Mention d'excellence des Poésiades de Bayonne pour le texte de poésie libre 'Sous les Balles' en 2017, 'Ils se noient... là' en 2016, et 'Puisque tu vis, Philippe' en 2015,

2/ la Mention Prix Littéraire du Grand-Prix du Jury de Petite-Camargue pour mes textes de poésie libre et de poésie libre libérée où j'ai déjà obtenu le Prix Edmond Rostand en 2014, le Prix Paul Éluard en 2015, le Prix Paul Valéry en 2016,

3/ après le Trophée le Lauzun de Bronze remis par Pierre Bellemare pour mon conte 'La Princesse aux Mensonges',

4/ j'apprends aujourd'hui, le 27 juin 2017, la nouvelle dont j'avais toujours rêvée en écrivant (alitée à la suite d'une troisième crise évolutive) ma saga fantastique (Héroic Fantasy) en trois volumes 'Les 3 Héritiers de la Clef des Sept mondes' (T1: La Dragonne et l'Œuf d'Or Sacré, T2 : Éloïse et le Commandeur du Temps', T3 : Atlantis et la Licorne Noire) que le CEPAL vient de m'attribuer le Trophée John Ronald TOLKIEN, trophée qui me sera remis le dimanche 10 septembre à Thionville (57), après le Prix des Frères Grimm en 2013, le Trophée ANDERSEN et le Trophée HOMÈRE en 2015.

WAOUH, que du bonheur ! Ce qui porte mon palmarès à 55 Trophées, Mérites, Médailles, Prix et Mentions Littéraires Internationaux de septembre 2013 à ce jour !

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14 juillet 2017 5 14 /07 /juillet /2017 18:12
Rosiers de Brocéliande

Rosiers de Brocéliande

Vendredi 14 juillet... l'obsession de marcher ne le quitte pas !

 

Je me réveille à neuf heures. J'appelle Maurice, il ne parvient pas à prendre le combiné. J'appelle l'équipe de soins. Une infirmière me dit qu'il a bien dormi, mais à trois heures il est redevenu confus et elle lui a donné un demi seresta. Une soignante va lui rapprocher le téléphone. Je l'appelle. D'une voix endormie et difficilement claire à cause de l'oxygène, il ne me dit pas grand chose sauf que s'il pouvait marcher il serait sorti... toujours obsessionnel cette marche sur ses deux jambes !

Bon, je le laisse et je vais déjeuner. J'ai envie de traîner en chemise de nuit mais ce n'est vraiment pas dans mes habitudes... je me sens trop mal ainsi. Je file à la salle de bains.

Puis, je me mets sur l'ordinateur avec l'idée de finir mon conte 'L'Œil du Dragon'. Je ne cesse de penser à mon envie de déménager et de retrouver les enfants... mais il y a tant de problèmes qui se dressent devant moi ! Il va falloir que je prenne le taureau par les cornes...

Je téléphone vers treize heures à Maurice... il me dit qu'il a perdu sa lunette à oxygène et que cela devient pire que jamais tant il étouffe !

Je passe l'après-midi sur la fin de la rédaction de mon conte 'L'Œil du Dragon'. Puis je vais m'occuper de nos animaux. L'infirmière remplaçante vient me soigner mes pieds. J'ai oublié de passer à la pharmacie pour moi et je n'ai plus de remèdes... j'ai fait l'impasse, une de plus !

Mon petit-fils adoré me téléphone pour demander des nouvelles. Je lui dis comme j'aimerai revenir près d'eux... ils me manquent trop et eux aussi, nous leur manquons. Je lui donne le numéro de téléphone de son papy.

Je rappelle Maurice. Il vient de finir son repas : un yaourt ! Il me parle et je le comprends toujours que très difficilement. Il me dit qu'il cherche les clefs du bahut. Je lui réponds qu'elles sont à la maison... il est catastrophé et plus encore quand je lui annonce qu'il ne conduit plus depuis deux ans ! Il me raconte qu'il va chercher le fauteuil roulant... il reste confus depuis dimanche soir dernier.

Cette situation me pèse de plus en plus... je ne vois plus la fin de notre cauchemar...

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13 juillet 2017 4 13 /07 /juillet /2017 19:23
Féeries

Féeries

Jeudi 13 juillet 2017... nous habitons en Bretagne depuis trois ans...

 

Je me lève à sept heures pétrie de douleurs vives et insupportables. Je me traîne. Sylvie doit arriver à huit heures et nous partirons à l'hôpital. Hier il a plu tout l'après-midi et aujourd'hui il fait gris au matin, pas très réjouissant.

Le soleil se lève sur le Cap. Nous partons en direction de l'hôpital. Je retrouve Maurice encore bien endormi... il est clair et pas clair... un mélange entre réalité et rêves (délires-divagations)... si bien que lorsqu'il me parle du kiné qui est passé le voir et me décrit les exercices je ne le crois pas, d'autant qu'il parle toujours de se lever. L'infirmière passe... on devra lui changer sa sonde lundi... aussi voir un ergothérapeute pour avoir un lève-malade adéquat, essayer de le mettre sur le fauteuil... il ne paraît pas prêt de sortir de l'hôpital ! La toubib passe et confirme... je dois aussi lui apporter son respirateur lundi, si toutefois il arrive à le supporter... aussi revoir un pneumologue... d'un seul coup c'est le branle bas de combat !

Je ne crois plus guère à tout ça... vu que c'est derrière nous. C'est comme repartir en arrière, mais bref, admettons, nous n'en sommes plus à cela près.

Je fais mon repas puis je vais faire une sieste à quatorze heures... je somnole, j'ai du mal à m'endormir, cela tourne dans ma tête. Les toubibs estiment que l'on peut vivre ainsi... on voit bien qu'ils ne sont pas à sa place, ni à la mienne !

Je me lève à seize heures trente, puis je vais m'occuper de nos animaux, couper de la haie et de l'herbe. Je suis bien embêtée, en panne de fauteuil roulant... ils rendent tous l'âme dans ce terrain plein de trous de taupes. Je me déplace avec un sac, mes outils et une béquille, mais je suis obligée d'avancer pas après pas en faisant terriblement attention car mon manque d'équilibre constant peut me jeter au sol à tout moment... ah, je ne suis pas tranquille !

J'entends la sonnerie du téléphone par deux fois, mais impossible de m'y rendre. Tant pis, j'appellerai plus tard !

Lorsque j'ai terminé, je rappelle. Maurice vient de m'appeler deux fois... il en a déjà marre d'être à l'hôpital et cela ne m'étonne pas !... Eh bien, il sortira comme prévu lundi...

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13 juillet 2017 4 13 /07 /juillet /2017 06:32
Fleur de Yucca

Fleur de Yucca

Mercredi 12 juillet 2017... dix huit mois alité dont... dix mois grabataire, au fond de son lit...

 

Je me lève abrutie de douleurs, de fatigue... je vais si mal que j'ai presque envie de faire venir le médecin... mais pour quoi faire ?... On ne peut rien me faire, et dans le fond c'est tant mieux !

Je suis dégoûtée... je ne peux plus continuer ainsi, je ne pourrai plus soigner Maurice à la maison en continuant à être aussi seule. J'ai besoin d'avoir les enfants dans notre proximité... mais comment faire maintenant pour déménager ? Puis-je demander un transfert sanitaire pour Maurice ? Dois-je le laisser à l'hôpital et le rapatrier lorsque je serai installée... je n'en sais rien... je ne sais plus... juste que je suis à bout de toute résistance. Il faut que je lui en parle... mais comment faire alors qu'il délire, ne sais jamais où il se trouve, où sont les enfants qu'ils réclament en croyant qu'ils sont là... par exemple au téléphone ce soir.

Ce matin, Camille l'auxiliaire de vie étudiante frappe à la porte. Je me prépare et nous partons à l'hôpital. Après deux jours et trois nuits d'excitation, évidemment il dort... il dort même les yeux ouverts... il me parle sans comprendre que je suis là. La matinée passe rapidement. Je lui fais manger deux kiwis mais il ne s'en rend pas compte. Nous partons. Je l'embrasse et lui dis à demain avec Sylvie.

Je passe l'après-midi au lit jusqu'à dix-sept heures. Françoise, l'infirmière remplaçante vient me soigner mes pieds.

Maurice complètement perdu m'appelle. Il ne se souvient pas que j'étais près de lui ce matin, il attend ma visite et aussi celles de mes enfants... je suis exténuée.

Féeries

Féeries

Mardi 11 juillet 2017... les médecins de l'éthique médicale à son chevet...

 

Je me prépare... ce matin est un grand jour... des médecins de Paris descendent pour évaluer la situation. Véronique, l'auxiliaire de vie arrive pour prendre son service. Elle me conduit à l'hôpital d'où elle repartira pour aller pointer à la maison, elle en profite pour y ramener mes affaires.

Je reste près de Maurice toujours en prise à ses délires... pas de chance les médecins vont venir et entendre ses élucubrations. Un psychiatre passe le voir et l'on me met dehors... super !

Je somnole plus ou moins près de lui qui ôte par cinq fois sa lunette d'oxygène.

Les médecins attendus arrivent dans la chambre vers quatorze heures. Cependant qu'ils parlent avec Maurice, je file dans la salle d'attente où je peux prendre thé ou café. Une dame, accompagnante en fin de vie vient discuter avec moi. Très ouverte, très plaisante nous passons un bon moment à nous raconter nos vies... quels parcours !

Les médecins viennent me chercher et nous allons au petit salon pour échanger nos points de vue. Après un large tour d'horizon de nos vies, les médecins au demeurant très sympathiques, très ouverts m'annoncent que Maurice est loin d'être mourant, son intelligence vivace demeure toujours présente. Donc, il nous faut trouver moyen de le débarrasser de ses œdèmes et tenter de le sortir de là... et s'il fait un infarctus eh bien ce sera ainsi !

Avec de belles paroles on peut tout faire... mais le constat réel se trouve bien différent. Dans notre conversation, nous oublions un autre élément déterminant et capital ma propre situation physique... je suis à bout.

Je passe le reste de l'après-midi avec Maurice qui délire, rejette sa lunette, une fois de plus et m'oblige à force de cris de chercher les clefs du camping-car dans ma sacoche. Pierre arrive à son tour pour me ramener à la maison et le trouve particulièrement excité !... Nous partons, je l'embrasse et lui dis à demain.

Je rentre plus découragée que jamais et plus anéantie aussi.

Rosiers de Brocéliande

Rosiers de Brocéliande

Lundi 10 juillet 2017... je vais le voir...

 

Je me lève à sept heures et je vais déjeuner. Nathalie arrive à huit heures, fait la petite vaisselle, étend le linge dehors, balaie rapidement pendant que je me prépare. Puis elle va mettre le fauteuil roulant manuel dans sa voiture et la tourne afin que je puisse y entrer. Nous partons en direction de l'hôpital.

Je suis catastrophée de trouver Maurice en plein délire... tout ce qu'il dit relève du fantasme. Il parle de son camping-car... de son camion... des fauteuils roulants électriques... tout ce qui l'obsède et la visite des médecins demain... mais rien n'est juste. Je lui donne les cerises qui traînent depuis que je les ai apportées... il balance les noyaux en l'air, il se croit dans un pré. Je lui épluche deux kiwis, il jette le cœur dur dans la pièce, se croyant toujours dans un champ... cela nous déclenche un gros rire mais ce n'est pas vraiment drôle... tout est faux. Pas un seul instant où il soit dans la triste réalité.

Nous restons deux heures environ... je vais pour le quitter et voilà le médecin. Elle comprend tout de suite la situation. Au bout d'un moment elle m'annonce que Maurice n'a pas de tremblements... il n'a donc pas la Parkinson... non, mais je rêve ! Après le constat qu'il n'a rien dans la tête (sic) maintenant il n'est pas Parkinsonien... où est le délire ? Son syndrome de Parkinson a été détecté en 2008 et traité contrairement à l'avis de la neurologue de l'hôpital neurologique de Lyon par un neurologue qui n'a tenu aucun compte de l'avis de sa confrère... Maurice avait le cumul de trop de pathologies et surtout son cœur ne supporterait pas le traitement... il n'en a eu cure !... Mais le gastro-entérologue consulté en octobre 2009 à la suite de ses cinq mois en soins palliatifs à domicile où il mourait d'une overdose médicamenteuse sévère (42 comprimés par jour), lui a retiré tous ses traitements... d'où il s'est retrouvé pour son plus grand bonheur entièrement démédicalisé durant cinq ans !... Mais il aura fallu qu'un autre médecin généraliste re prescrive un diurétique (pour mieux excité son cœur) et un remède (zanidip) contre la tension (mauvais pour les Parkinsonien) pour le renvoyer au trou où il se trouve... et là-dessus une lourde opération totalement inutile ! ! !

Tout cela fait que j'accumule un ras-le-bol phénoménal de tous ces médecins ! Dans ces conditions comment garder le moral et où se tourner lorsque l'on ne vous écoute pas... je constate que nous avons affaire à de parfaits autistes...

Je rentre à la maison, dégoûtée et outrée !

Je me fais chauffer une petite tarte aux noix de Saint Jacques. Puis je vais faire un tour pour évacuer tout ce trop-plein de contrariétés. Je retourne à la Pointe du Raz.

En route un chauffard me corne, et un autre individu au milieu de la route à prendre des photos me fait une leçon de conduite en me parlant de mettre un casque ! ! ! Tous ces touristes en vacances feraient bien mieux de lever le pied !

Je rentre. Il est quinze heures. Je vais m'allonger sur mon lit. Je me lève à seize heures trente et je me dirige sur mon ordinateur où j'espère avancer sur mon conte.

Féeries

Féeries

Dimanche 9 juillet 2017... épisodes d'étouffement...

 

Le temps se présente au matin avec un ciel couvert de nuages, mais le soleil va parvenir à percer dans la journée jusqu'à faire très chaud.

Je téléphone à l'équipe soignante pour avoir des nouvelles de Maurice. Il a dormi. Je déjeune et demeure un moment sur l'ordinateur où je poursuis l'écriture de mon conte puis à onze heures, je me prépare et je prends mon repas de midi.

Je téléphone à l'équipe soignante. L'infirmière au bout du fil m'annonce que Maurice est sous un aérosol car il a du mal à respirer. Je l'appelle un peu plus tard. Je ne comprends rien à ses mots. Je le rappellerai.

Je rentre le linge resté dehors puis je vais chercher le fauteuil roulant au garage... il a l'air d'être en panne de batteries, batteries que l'on vient de changer il y a quelques mois. Zut qu'est-ce qui se passe ? Aurai-je mal branché le chargeur. Je remets l'appareil en route. Je verrai demain.

Bon, je vais prendre le fauteuil pliable. Je le sors par la rampe de devant. Je n'ose pas m'asseoir, peur de tomber. Voilà, je suis installée et je prends la route direction la Pointe du Raz. Ce matin j'ai réalisé d'un coup que je suis partie hier sans régler ma consommation chez mes amis... incroyable j'ai fait carrément l'impasse... il faut croire que je suis vraiment crevée ! Bon, j'y retourne pour payer et reprendre la même consommation. Comme hier, je fais le tour des ami(e)s.

Je quitte le secteur pour aller prendre un café chez mes ami(e)s à la terrasse des Gourmandises de la Pointe. Je demeure un moment à observer l'océan et à me dorer au soleil. Il fait chaud, je me pousse à l'ombre. Puis j'abandonne mon amie pour rentrer... je me sens très lasse d'un coup. Je rentre directement par la rampe et... sans problème, impeccable !

Je suis si fatiguée que je vais me jeter sur le lit. Je m'endors deux heures puis je vais m'occuper de nos animaux.

Je téléphone à Maurice où je comprends quelques petits mots. Il est horrifié de constater qu'il est perdu. Tant pis, j'irai le voir demain... là, il est trop mal...

Je dîne rapidement devant la télé... où je m'endors !

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Présentation

  • : Dana LANG, artiste Internationale, conteuse aux plumes de Sioux, citoyenne du monde, auteure Fantasy, poète, lauréate de 55 Prix Littéraires Internationaux, éditrice, ambassadrice de la PAIX, membre SACD, UERAA, AEB, World Académy of Arts and Culture and World Congress Poets, ...
  • Dana LANG, artiste Internationale, conteuse aux plumes de Sioux, citoyenne du monde, auteure Fantasy, poète, lauréate de 55 Prix Littéraires Internationaux, éditrice, ambassadrice de la PAIX, membre SACD, UERAA, AEB, World Académy of Arts and Culture and World Congress Poets, ...
  • : *1979-1989, bibliothécaire jeunesse en banlieue lyonnaise (Vénissieux) où elle conte déjà trois fois par semaine. Les classes s'inscrivent sur des listes d'attente. *1989-2002, conteuse professionnelle internationale (artiste, durant 12 ans intermittente du spectacle / Cie du Soleil Noir). Elle conte dans les écoles, collèges, lycées, bibliothèques, médiathèques, salles de spectacle, théâtres, festivals... etc... *1991, fondatrice d'une Maison du Conte 'La Biche au Bois' au Cergne (42-Loire). Elle reçoit 20 000 scolaires en attractions contées sur les terres d'Anne de Beaujeu dans les Monts du Haut-Beaujolais, et organise un Festival du Conte et des Conteurs en Forêt et en Cabarets «Flèches des Fées» pendant cinq ans. Elle conte avec divers musiciens dont Tenzin Gonpo artiste Tibétain qui l'accompagne aux instruments et à la voix. Elle parraine un enfant tibétain durant plusieurs années. *1994, sociétaire des Auteurs et Compositeurs Dramatiques. Elle participe à divers festivals... *Avril 1998, elle conte dans les écoles françaises, Instituts, hôtels, villages pour le Festival International des Conteurs Francophones à Abidjan en Côte d'Ivoire. *2003, auteure, poète, en situation de handicap, elle poursuit en écrivant toute son Œuvre. Elle réécrit ses contes adaptés pour la scène (120 contes) et écrit de très nombreux ouvrages dont des contes merveilleux et fantastique, un récit autobiographique ' Les Sanglots du Vent' ; une trilogie Fantasy ' Les 3 Héritiers de la Clef des 7 Mondes' (t.1 : La Dragonne et l'Œuf d'Or Sacré ; t.2 : Éloïse et le Commandeur du Temps ; t.3 à paraître) ; des témoignages de vie ' Docteurs, vous m'avez tué ! ' suite à paraître : ' La Danse de la Méduse ', ' L'Arbre d'Or ', 'La Fuite du Temps', 'La Maison du bout... de la Terre', 'Plus fort souffle le vent', 'Un Radeau dans le Ciel'… un recueil de prose poétique de 7 livrets ' Puisque tu vis, Philippe', une suite de nouvelles et de prose poétique 'À l'Aube d'un Jour' et un livret de pamphlets (prose insurrectionnelle : 'Je vous écris, Frères Humains', ... *2011, à la création de la Maison du Conte, de l'Illustration et de l' Édition Fantastique ' LA FONTAINE AUX FÉES ' édite dix de ses livres (sur plus de 30) et avec son époux Maurice JANIN, architecte d'exécution (en situation de handicap), fréquente les Salons du Livre de Rhône-Alpes, Auvergne, Bourgogne, Yonne, Paca chaque week-end durant deux ans. Sur le Salon du Livre de Lorette (42-Loire), elle rencontre Michel COUROT, Dico d'Or, grand gagnant de la Dictée de Bernard Pivot en 1995. Il deviendra son relecteur et son très grand ami. En avril 2011, elle écrit un conte merveilleux : Flora, Pipi et Scratch, la sorcière. *2012, sociétaire des Arts et des Lettres de France, membre du bureau de l' UERA A (Union des Écrivains de Rhône-Alpes-Auvergne), ambassadrice du Cercle des Ambassadeurs Universels de la Paix, 'La Fontaine aux Fées' édite 'Le Grand Livre de Marina' de Marina FERREIRA et ' Le Monde de Lucas ' de Didier POUDIÈRE. *13 octobre 2013, elle est nommée Membre de la World Académy of Arts and Culture and World Congress of Poets. *Le 18 mai 2014, elle parraine le 1er Festival du Livre et de l'Illustration Jeunesse «Les P'Tits Z'Amis de Marina » à Saint-Didier-de-Formans dans l'Ain (01). *13 Juillet 2014, après avoir vécu deux ans dans le village natal de son père en Alsace près de Bâle et de très longues années en région lyonnaise, elle vit désormais à Plogoff dans le Finistère et devient Membre de l'Association des Écrivains Bretons (AEB). Elle écrit et publie un nouveau conte ' La Fontaine de la Mer Feunteun Aod '. *Décembre 2014, elle collabore au Festival International du Conte de Guillaume ÉKOUMÉ, au Cameroun. Elle écrit un nouveau conte 'Max, le Petit Sorcier'. *Février 2015, elle écrit un conte 'Louka, le Petit Loup de Brocéliande' dédié à son arrière petit-fils, Louka né le 5 février 2015. *23 avril 2015, elle écrit 'Le Dragon de Pors Loubous', un conte fantastique. Fin juillet, par son épouse Danyèle, elle apprend dans une profonde tristesse le décès de son indéfectible ami, Michel COUROT. *20 décembre 2015, elle conte 'Plume de Corbeau' au théâtre Georges Madec à Esquibien pour les enfants des écoles et leurs parents. *Septembre 2013 à 2015, elle devient lauréate de 52 distinctions Littéraires Internationales (Trophées, Mérites, Médailles, Prix, Mentions...) décernés par 14 concours Littéraires Internationaux. *2015-2016, elle recherche un Éditeur sérieux pour lui reprendre toute son Oeuvre. *En 2015, elle est invitée à Sacramento en Californie et à Prague en Tchécoslovaquie du 5 au 10 septembre 2016 par le Président de la World Académy of Arts and Culture and World Congress of Poets où elle ne pourra pas se rendre. *Le 1er février 2016, elle écrit le conte 'Justine et le Pays Contraire'. *Février 2016, elle s'inscrit dans les Salons Festivals du Livre en Bretagne qu'elle espère honorer de sa présence... le 24 avril 2016, elle se rend au Salon du Livre de Botmeur (Finistère) où elle conte et dédicace... En juin 2016, elle écrit le conte 'Kaoura, la Princesse aux Sept Dragons'... en 2017 'La Princesse aux Mensonges', 'L'Œil du Dragon'...
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