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29 août 2017 2 29 /08 /août /2017 14:42
UN NOUVEAU 1ER PRIX DE LITTERATURE INTERNATIONAL... le 56ème ! / Dana LANG, conteuse aux plumes de Sioux, artiste internationale, auteure de romans fantastique (Héroic-Fantasy) et de contes, poète insurrectionnelle, ambassadeure de la Paix,...

ENCORE UNE MAGNIFIQUE NOUVELLE !

Je viens de recevoir le 1er Prix Denise BOIZOT  au 10ème Concours International :                   'Les Cordées 2017' !... Sur la poésie libre et libérée : 'Cascade Joyeuse de la Liberté' ci-dessous...

Wahoo, je suis super heureuse... le 56ème dans mon escarcelle !

CASCADE JOYEUSE DE LA LIBERTÉ, Dana LANG, mai 2008.

 

Les poissons font des ronds

Quand la terre tourne pas rond

La couleuvre se promène

Quand le vent nous malmène

Le coucou chante et l’écho

Nous renvoie des problèmes d’eau

De cultures, de forêts

De rizières, de chênaies

Un horizon de nuages

De violentes images

Saccagée pour l’or vert

Notre mère la Terre

De doux pinsons ramagent

Fins et beaux plumages

Chantent mésanges, roitelets

Sittelles et rossignolets

La vie s’enfuit, orage

Vers de lointains rivages

Car rien ne dure, perdure

Près de la cascade pure

Du jardin japonais

En ce printemps de mai

Des papillons bleus volent

Et des pensées s’envolent

Au loin on entend le canon

Le bruit des bombes, explosions

Irak en feu sera châtié

Palestiniens meurent assoiffés

Tibétains torturés, violés

Darfour lui abandonné

Drame birman sous la junte

Foyers de guerre, plaintes

Il faut bien vendre des armes

Quand coulent tant de larmes

Pour se rendre utilitaire

Justifier les militaires

Devant la mort, la maladie

Nous souffrons vulgaires fourmis

Vouloir casser cette Terre

Renier un paradis vert

Dans les cris et les alarmes

De petits enfants en armes

Cessez vite ces combats

Ici, là-bas et là

Songeons à nous bâtir

Et pensons à l’avenir

D’un monde meilleur sans faim

Sans épidémies demain

Dans notre jardin d’éden

Où je vis en souveraine

Je cisèle des verbes mots

Pour les poser sur ton chapeau

Des oiseaux s’aiment sereins

En notre jardin avec soin

Ils élèvent leurs petits

Dans leurs minuscules abris

Paisibles, tranquilles, loin

De cet océan de haine

Qui hurle dans les plaines

Des populations sacrifiées

Pour de trop sombres marchés

Ce soir, je pense à toi

Qui marche à côté de moi

Jeune fille tibétaine

Dans cette contrée lointaine

Ta jolie tête éclatée

En ce monde sans pitié

Sous le fusil chinois

Je vois ton petit minois

Et je hurle, je crie

Mon cœur saigne aussi

Oui, nous vous sauverons

Partout vos noms triompheront

PAIX et LIBERTÉ !

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Published by Dana LANG, CONTEUR AUTEUR CREATEUR
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28 août 2017 1 28 /08 /août /2017 22:36
LE BOUFFEUR DE VIE (carnets journaliers) / Dana LANG, conteuse aux plumes de Sioux, artiste internationale, auteure de romans fantastique (Héroic-Fantasy) et de contes, poète insurrectionnelle, ambassadeure de la Paix,...

Lundi 28 août 2017... grosse chaleur... et douleurs qui n'en finissent pas...

 

Il me réveille à une puis trois et six heures, d'abord parce qu'il est de nouveau pris dans une crise de toux où il se trouve très encombré, puis l'étouffement arrive derrière... crises de démangeaisons aussi.

L'infirmière passe à sept heures, je l'entends à peine franchir la porte... et à huit heures Nathalie arrive et prend son service. Elle nous fait griller nos tartines et prépare le cacao à Maurice. Nous déjeunons puis elle fait la vaisselle, s'occupe du linge sec et étend une lessive. Ma machine à laver est en train de rendre l'âme... j'espère qu'elle va tenir encore un peu.

Nathalie vient m'aider pour agrandir l'espace des oies. Elles tondent l'herbe. Puis elle va finir à la maison et nous quitte à onze heures. Je reste au pré pour tailler du fusain. L'infirmière repasse à onze heures trente et s'applique dans les soins de Maurice. Quand elle a fini sa toilette minutieuse, elle le rase et lui fait les ongles, puis elle s'en va à son tour.

L'après-midi Maurice dort et je m'endors dans le fauteuil releveur près de lui, puis une heure plus tard je file sur mon lit, je me sens très fatiguée et ce depuis le réveil. Vers dix-sept heures trente Maurice m'appelle.

Ensuite je retourne pour donner de l'herbe aux chèvres mais j'ai peu de temps et je dois abandonner mon travail pour mes soins. Lorsque c'est terminé je retourne vers mes fifilles et j'aperçois un chat qui s'enfuit à toute allure... pas étonnant que j'ai entendu les oies criailler si fort.

Les chèvres sont sorties de leur enclos et je dois les rentrer. Froudenn accourt vers moi, Aig dans son sillage. Je les attire avec des tranches de pain. Je vais réparer les trous qu'elles ont ouverts à nouveau dans le grillage qui a fait son temps. J'ai à peine achever le travail que j'aperçois Aig déjà dehors... zut à refaire. Je l'appelle, elle vient et me fait des fêtes mais elle ne m'écoute pas et n'en fait qu'à sa tête... et vas-y qu'elle mange les fraisiers et attaque le palmier... lui si joli a été ratiboisé jusqu'au pied. Je tente de l'en empêcher... mais je suis si branlante sur mes jambes que je ne risque pas de l'attraper... je vais chercher du pain et je finis par la faire rentrer dans l'enclos... je vais reboucher les trous du grillage, là où elle a réussi à se faire un passage.

Je file à la maison pour le dîner. Nous soupons... cela prend du temps car je dois le faire manger... il est toujours aussi désorienté. Il veut coucher à la maison, car s'il reste dehors il lui faudra des couvertures !

Aujourd'hui il a beaucoup souffert de la chaleur, j'ai dû placer un troisième ventilateur dans la pièce. Ce soir il manque d'air et me demande de remonter à 3 litres et demi l'extracteur d'oxygène car il étouffe, de plus il souffre beaucoup de la prostate et ne parvient pas à trouver le sommeil... il ne cesse de gémir et de se plaindre... la nuit s'annonce encore bien mal.

LE BOUFFEUR DE VIE (carnets journaliers) / Dana LANG, conteuse aux plumes de Sioux, artiste internationale, auteure de romans fantastique (Héroic-Fantasy) et de contes, poète insurrectionnelle, ambassadeure de la Paix,...

Dimanche 27 août 2017... nuit d'enfer !...

 

À une heure Maurice crie prend des quintes de toux que rien n'arrête... puis il se met à étouffer...je me lève pour lui donner son spray de propolis. Il présente l'avantage de le calmer immédiatement. Quant à sa respiration je remonte un peu la pression de l'oxygène que je baisse une heure après. Puis victime de démangeaisons atroces, je tente de le masser.

Il souffre beaucoup du fait qu'il dort sur la sangle car le week-end Céline n'a personne pour l'aider à la remettre le matin. Maurice vit un enfer de douleurs de toutes sortes... aussi il se plaint de sa jambe droite, surtout son genou si douloureux... de rester immobile dans le lit n'arrange rien. Je vais rester près de lui jusqu'à cinq heures, tellement impuissante devant son calvaire. Malgré tout je le masse comme je peux, mais je ne parviens jamais à atteindre les endroits cruciaux, tel que le dos, les reins.

Il demeure toujours désorienté... rien n'est facile désormais. Il me dit qu'il faut lui enlever ses chaussures, ou bien lui mettre son pantalon, lui ouvrir la barrière, il veut toujours s'en aller, prendre son véhicule et partir...

Je retourne me coucher à cinq heures, il me réveille à nouveau à sept. Puis l'infirmière arrive mais je ne l'entends pas, j'ai sombré dans un sommeil lourd. Maurice m'appelle à huit heures, je lui fais deux tartines et je lui recommande de ne pas me réveiller, je suis littéralement ko !... Du coup, je me recouche et je ne vais me lever que sur l'arrivée de l'infirmière à onze heures trente... Maurice a dormi aussi, mais pour lui, il a bien dormi toute la nuit... il ne se souvient jamais de la nuit passée, en fait il ne garde aucun souvenir de la veille, ou du jour même.

Du coup nous déjeunons à treize heures, tartines grillées avec beurre, confiture pour Maurice et simples tartines beurrées pour moi avec café.

L'après-midi, Maurice qui souffre de la chaleur me demande de l'air... je plonge la véranda dans l'ombre en baissant les volets, je le place en courant d'air et mets les deux ventilateurs en action... il a encore trop chaud... mais il dort à poings fermés. J'en profite pour aller m'allonger à quatorze heures... je ne peux pas fermer l'œil, trop à penser...

L'infirmière repasse à six heures alors que je suis en train de couper de l'herbe pour nos animaux. J'en termine car elle doit soigner mes pieds.

Dès son départ, nous dînons. Je fais manger Maurice qui en outre de trembler comme une feuille n'a plus la force de lever le bras pour s'alimenter. Il me dit qu'il se sent tellement fatigué, de plus en plus épuisé. Je l'aide jusqu'au bout, mais il dort déjà.

Espérons que la nuit soit meilleure. Il a fait très beau aujourd'hui... et nous ne profitons de rien.

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Samedi 26 août 2017... grosses crises de peur panique...

 

Je prépare le déjeuner. Je lui fais deux tartines et lui épluche trois kiwis. La matinée se passe à attendre avec impatience l'infirmière qui est déjà passée rapidement à sept heures vingt.

Je passe dans la salle de bains, puis en cuisine où je fais une petite vaisselle, un riz au lait, une compote de plusieurs fruits, étends du linge... puis je file un moment sur l'ordinateur à la recherche d'une maison à louer en Rhône-Alpes.

Maurice, quant à lui, ne tient plus d'impatience ; comme chaque jour il a hâte d'être changé, lavé, arrangé dans son lit et Céline fait tout ça avec bonheur.

Nous mangeons les restes d'hier et Maurice s'endort. La télévision ne fonctionne toujours pas et je regarde une série sur l'ordinateur.

Les chèvres se sont échappées de leur enclos et je dois les rentrer. Je prends quatre petites tranches de pain et elles arrivent en courant vers moi... je les rentre aussitôt et je vais passer un fil de fer dans les trous qu'elles se sont amusées à agrandir.

Comme toujours je n'ai aucun équilibre sur mes jambes, ce qui fait que je fournis des efforts extrêmement difficiles surtout en souffrant aussi de mes bras et de mes mains... mais j'en viens à bout. Elles ne sortiront plus.

Je préviens Maurice que je vais les nourrir, je serai sur la route au fond du terrain. J'ai réussi à couper un sac d'herbe quand je l'entends hurler... je suis obligée de tout abandonner pour venir voir... il se trouve en pleine panique... il me dit que la police me cherche... mais quelle police ? Et pourquoi faire ?... Je ne l'ai pas vue, ni personne d'ailleurs.

Il a réussi à remettre la télévision en route... et du coup il mélange tout... les films avec le réel. Il ne sait plus où il est, où il habite, ce qu'il fait là !

Je retourne vers les animaux pour leur donner ma cueillette, je veux faire plus mais Maurice est terrifié. Je ramasse le linge sec dehors quand j'entends un appel de détresse... j'ai peur que ce soit un malaise cardiaque ou une crise respiratoire... lorsque j'arrive rien de tout cela... il est terrifié par un ours à la télévision. Je suis abasourdie par son degré de frayeur... je veux lui changer la chaîne, il regarde encore un peu (histoire sans doute de se rassurer) puis nous passons à autre chose.

Il attend l'infirmière en me demandant l'heure jour et nuit depuis plusieurs jours. L'infirmière arrive et cela le rassérène enfin. Cependant il prend encore une peur panique posé sur la sangle du lève-malade.

Bon, nous dînons et il me confie comme sa journée a été mauvaise, comme il a été mal et comme il a ressenti des crises de panique aujourd'hui.

Finalement il s'endort à vingt heures. Il a fait beau et calme aujourd'hui. Je n'ai guère pu me reposer et j'ai réalisé plus fort encore l'impossibilité pour moi de laisser Maurice tout seul à la maison...

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Vendredi 25 août 2017... étouffements...

 

J'ai mal dormi, trouvé le sommeil seulement vers deux heures. Maurice après de très violentes douleurs de la prostate a fini par s'endormir jusqu'à quatre heures trente du matin... il me réveille pour des démangeaisons et la faim. Je le masse et lui donne deux brioches au chocolat qui ont l'art de lui calmer ses angoisses.

Il me rappelle à sept heures et je me recouche. L'infirmière passe derrière moi.

Nelly arrive et me réveille d'un sommeil profond. Je dors mieux sur le matin bien que très douloureuse.

Elle nous grille nos tartines que je prépare et qu'elle porte à Maurice. Je déjeune tout en discutant avec elle. La matinée passe vite et je n'ai guère d'allant... une fatigue immense m'habite du réveil au coucher, je n'en sors pas... et je ne parle pas de Maurice dont l'état ne s'améliore aucunement, tout au contraire.

L'après-midi il dort et je tente de faire une sieste sans succès, je ne parviens pas à m'endormir. Il m'appelle à seize heures.

L'infirmière repasse le soir pour nos soins. Ensuite nous dînons rapidement et nous nous battons avec la télévision qui refuse de se mettre en route... privés de télé depuis midi !

Il fait un très beau temps, à dix-sept heures trente je file prendre un café chez mon amie Éliane. En chemin je rencontre mes voisins et amis qui se promènent avec leurs enfants venus en vacances... avec leurs petits-enfants ils viennent donner des pommes tombées sur la route à nos biquettes. Les enfants sont très heureux de cette découverte.

Vers vingt heures Maurice étouffe... je remonte l'extracteur à 3 litres et demi pendant une heure puis je le baisse à 3 litres. Cela fait un mois environ qu'il est bloqué à 3 litres auparavant il demeurait à deux litres, puis deux litres et demi à trois depuis sa sortie d'hôpital... il s'endort en gémissant...

Il dort longtemps, me réveille à trois heures pour des démangeaisons... puis à sept heures, et une demi-heure plus tard.

J'ai encore sommeil mais du coup, je me lève...

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24 août 2017 4 24 /08 /août /2017 19:46
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Jeudi 24 août 2017... toujours une douleur diffuse, un sentiment de malaise profond...

 

La soirée s'est déroulée comme celle de la veille... crise sde démangeaisons intenables t moi qui courre autour du lit pour tenter de la calmer avec des petits bouts de massage car impossible d'atteindre son dos... quoique nous fassions Céline et moi et malgré les comprimés anti-gratte, l'eau de son corps ne peut que le démanger. C'est une histoire de fou, impossible à soulager !... Son cœur trop faible ne supporte plus les assauts d'un diurétique... mais de toute façon plus rien ne peut faire qu'il perde son eau, qu'il puisse se relever de son lit avec un tel abdomen, plus rien ne pourra le remettre debout quand il lui faudrait trois prothèses, deux pour ses hanches et une pour son genou droit et comment se rééduquer avec un Parkinson ? ! ! !... Alors combien de temps encore va durer ce calvaire ?

La journée s'est passée comme le veille avec l'arrivée de Sylvie ce matin. Je dormais profondément et j n'avais aucune envie de me lever, je serai restée volontiers au lit jusqu'à dix ou onze heures... grosse fatigue, grandes douleurs. Sylvie fait notre déjeuner et prend le café avec moi. Puis je file à la salle de bains où je ne parviens même plus à me peigner. J'ai perdu toutes mes forces dans les bras et les mains, je n'ai plus la force même pas pour une petite cuillère, rien ne tient dans mes mains et je laisse tout tomber... et cela me fatigue intensément de parvenir à ramasser. Les catastrophes s'enchaînent, lundi je suis tombée sous le nez de l'infirmière et de Nathalie... j'ai laissé tomber les déchets que je portais aux animaux... etc... etc...

Après les soins de l'infirmière à midi, Sylvie nous quitte pour prendre un autre service et je reste avec sur les bras encore tout à faire. Le médecin passe juste avant que nous passions à table. Il ne trouve rien à redire sur l'état de Maurice qui de toute façon ne s'engage pas vers le meilleur, bien au contraire.

Maurice lui bien apaisé après les soins s'endort. Lorsque j'ai terminé le rangement, je file au lit mais je ne parviens pas à sombrer dans le sommeil, trop de tracas tourne dans ma tête. Maurice m'appelle à seize heures et du coup je me lève.

Maurice a été mal toute la fin de l'après-midi avec cette douleur diffuse dans la poitrine, ce sentiment de malaise profond ajouté à son épuisement général.

Arrivé au soir, nous dînons en espérant que la nuit ne sera pas trop compliquée.

Il a fait très beau aujourd'hui et le soleil rasant ajoute des couleurs et une douceur sur un paysage merveilleux... un tableau de rêve...

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Mercredi 23 août 2017... douleur diffuse dans la poitrine...

 

Je dois le masser plusieurs fois de partout, mais difficile sur la partie collée au matelas... puis il gémit tout le soir... je m'endors devant la télévision, dans les courants d'air et les ventilateurs, je n'ai pas fermé les baies vitrées.

Malgré ses gémissements continuels, le bruit du matelas à air et de l'extracteur d'oxygène, malgré que je me sente gelée, je ne me réveille qu'à trois heures trente... où je dois encore le masser, lui donner à boire et des petites brioches qui lui calment ses angoisses, fermer les fenêtres et les ventilateurs. Je file dans mon lit.

Il me réveille à sept heures pour le masser encore, l'infirmière ne va pas tarder. Je me recouche, je l'entends pénétrer dans la maison. Elle vient lui donner ses remèdes... je m'endors épuisée.

Annie frappe et entre. Je me réveille, je dormais fort. Je saute du lit, nous devons aller en courses. Elle doit chercher le pain, je suis en panne et Maurice réclame des tartines. Je file à la salle de bains puis revenue de la boulangerie, Annie nous prépare nos déjeuners. Une fois prête, Annie place mon fauteuil dans sa voiture et nous partons en laissant Maurice seul... ce que je crains.

Lorsque nous rentrons l'infirmière est là. Je range les courses et Annie va l'aider à mettre les sangles du lève-malade pour soulever Maurice. Puis notre auxiliaire de vie nous quitte.

Je prépare le repas et nous passons à table, c'est à dire devant le lit de Maurice où il mange couché, il ne peut pas s'asseoir. Je lui relève un peu la tête, pas trop car son ventre l'empêche de respirer et lui fait mal. Le plus souvent je le fais manger car il tremble si fort que tout tombe de sa cuillère. Cela remplit la serviette d'aliments ce qui l'énerve au plus haut point.

Une fois de plus après le repas nous nous endormons devant la télévision. Il me réveille à quinze heures trente, puis je regagne mon lit mais il me rappelle à seize heures pour une grosse douleur diffuse dans la poitrine... il se sent vraiment mal mais je demeure impuissante à faire quoi que ce soit pour le soulager... puis lorsqu'il se calme je vais sur l'ordinateur lire mes courriels... une amie bretonne est en train de traduire mes textes et mes contes écrits en Bretagne en langue bretonne pour participer à un concours.

Comme tous les soirs Maurice me demande de surveiller l'arrivée de l'infirmière ou de lui téléphoner car elle ne connaît pas notre adresse !

L'infirmière revient, le soigne et je file nourrir nos biquettes car Maurice n'a pas voulu que je le quitte. Je le trouve hyper angoissé et confus comme chaque jour, désorienté par le fait qu'il ne voit plus rien que du fond de son lit.

Cette fois je coupe les hautes herbes du fond du pré. Céline vient me chercher pour mes soins et afin que je termine plus vite elle me donne un coup de main, ce qui nous fait bien rire.

Elle nous quitte et nous pouvons dîner. Puis Maurice s'endort et commence à gémir à vingt heures trente...

Il a fait très beau aujourd'hui...

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Mardi 22 août 2017... énervement... confusion... douleur cardiaque...

 

Il a souffert de la prostate jusqu'à minuit quarante-cinq... que l'on ne vienne pas me dire que mon époux ne souffre pas ! Il ne fait que ça, quand ce n'est pas la prostate, ce sont les douleurs neurologiques qui l'habitent tout entier... ou les maux de tête... ou son genou droit... ou ses douleurs cardiaques... ou ses douleurs articulaires...etc... etc... et je ne parle pas de la souffrance psychologique que nous traversons, l'un et l'autre...

Il a fini pas s'apaiser et finalement j'ai regagné ma couche à une heure du matin jusqu'au passage de l'infirmière où il m'a appelée.

Ensuite je m'installe un moment sur l'ordinateur et lorsque Nathalie arrive, nous déjeunons... la matinée se déroule comme d'habitude. L'infirmière repasse pour les soins.

Pour le repas de midi je prépare des œufs à la béchamel et des pâtes, yaourt, pèche. Nous mangeons, puis somnolons devant la télévision bien au frais, car il fait très chaud aujourd'hui en Bretagne.

À seize heures trente Maurice me réveille et se met à hurler. Il faut héler des copains pour le rentrer à la maison. Il hurle le prénom d'un voisin, ce qui doit s'entendre dehors, qu'il mêle à un très ancien ami à plusieurs reprises, et il insiste pour que j'ouvre la barrière du lit, comme il le fait très souvent en ce moment. Il demeure toujours aussi confus, désorienté, puis il prend une douleur cardiaque et me réclame le natyspray par deux fois.

L'APF m'appelle pour me dire qu'il est impossible de satisfaire ma demande pour me rendre à Thionville recevoir mon Prix Littéraire International, le Trophée John Ronald TOLKIEN... cela me rend très malheureuse, mais je m'en doutais. Tant pis, je devrai compter sur mes amies.

Je file nourrir nos biquettes et l'infirmière revient. Elle soigne Maurice puis mes pieds. Nous dînons et comme chaque soir Maurice reprend ses crises de démangeaisons insupportables où je dois passer de la crème.

Quelle va être la nuit ?

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23 août 2017 3 23 /08 /août /2017 19:44
ARRÊTEZ LE RACISME, ARRÊTEZ LA GUERRE / Mazin QUMSIYEH, notre ambassadeur (PALESTINE)
 
Arrêtez le racisme, arrêtez la haine !
 

Commencez par votre cœur – il n’est jamais trop tard
Dans un monde tourmenté, nous nous sommes trompés
Notre devoir et notre responsabilité, nous réfléchissons
Grâce à l'expérience, nous savons
La vie est l'énergie bonne ou mauvaise qui coule
Jusqu'à notre mort quand nous ne sommes plus
Et seuls nos actes racontent notre savoir
Certains d'entre nous ont été enseignés dans les écoles
Pour se souvenir des règles d'or
Non seulement nous faisons aux autres ce que nous espérons pour nous-mêmes
Mais il y a un prix pour les actes eux-mêmes
Que tout ce que nous faisons nous revenons
Une bonne ou une mauvaise action, même un sourire ou une fissure
"Dieu leur donne ce qu'ils souhaitent"
En fait, ce que je fais me revient
ce que j'ai fait hier
Me revient aujourd'hui
Vous ne pouvez pas faire la guerre pour la paix et la sécurité
Pas plus que vous pouvez avoir des rapports sexuels pour la virginité
Arrêtez le racisme, arrêtez la haine
Commencez par votre cœur – il n’est jamais trop tard
L'énergie positive engendre le positif
La pensée égoïste engendre un danger
Choisissez Justice, gentillesse et humanisme
Pas la cruauté, la cupidité et le racisme
Vous ne pouvez pas prendre l'argent dans votre tombe
Seules les mauvaises actions et les bonnes actions
Laissez ce simple fait ne pas devenir flou
Sauvez un enfant, une plante, un ami ou un oiseau
Préoccupé par votre esprit,
De toute pollution, clarifiez-le
La tranquillité n'est pas le faucon mais la colombe
Vous ne pouvez pas conquérir la haine sauf par l'amour
Respirez profondément et expirez doucement
Méditez et vous trouverez cette route gagnante
Considérez comment le soft conquiert le dur
Et pourquoi les méfaits sont marqués
Les routes des sages sont comme les vapeurs d'eau
Faibles et douces, mais les pierres se dissipent comme des rêves
La clé est le temps nécessaire à la patience
La porte est une gentillesse que nous devons savoir utiliser

Arrêtez le racisme, arrêtez la haine
Commencez par votre cœur – il n’est jamais trop tard !
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21 août 2017 1 21 /08 /août /2017 19:42
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Lundi 21 août 2017... il n'en peut plus... douleurs physiques, souffrances psychologiques insupportables...

La nuit se passe comme la précédente... il me réveille à une, puis à quatre heures pour des douleurs vives, ensuite sur le matin toutes les heures... beaucoup d'angoisse...

Nathalie me réveille et je me lève. Elle nous prépare nos déjeuners... je suis contente de ne plus me lever sans cesse pour une chose ou une autre... elle porte les tartines et le cacao à Maurice.

L'infirmière est passée tôt donner ses comprimés, puis elle revient pour les soins... Maurice souffre le martyr, il a réussi à se nouer la tubulure de la sonde autour de sa cheville... du coup la poche urinaire se remplit de sang.

Nathalie m'aide à étendre six draps lavés ce week-end, et elle a plié tout le linge des lessives précédentes que j'avais étendues à la maison et au garage. Puis elle me donne un fameux coup de main aussi pour changer de place le parc aux oies qui tondent la pelouse. Ensuite elle aide l'infirmière pour soulever Maurice, et elle s'en va prendre un autre service.

L'après-midi se passe difficilement, Maurice somnole sans jamais obtenir de repos. Je m'endors à côté de lui, mais cela ne dure pas, le téléphone sonne pour rien, et il me réclame sans arrêt... il demeure totalement désorienté... il pense qu'il y a des gens dans la maison, comme hier soir une vingtaine de personnes venaient dormir chez nous !

Il demande sans arrêt dans quelle pièce il se trouve, parfois il se voit dehors... il parle toujours de notre véhicule, il veut le conduire, il veut partir... du coup vers dix-sept heures, il prend une crise de panique totale, il veut sortir de ce lit, il veut descendre, marcher, bouger... il s'énerve.

L'infirmière arrive qui le trouve dans cet état , il s'en prend à moi, à elle, à tous qui sommes incapables de le sortir de ce sort affreux... oh, comme je le comprends, moi-même je ne le supporterai pas... rester ainsi gisant sur le lit, toujours sur le même point d'appui, sur la hanche gauche où son abdomen déborde de lourdeur, de flotte dont le poids excessif le fait verser de ce côté-ci, et où cela gagne maintenant le côté droit avec ses cuisses, ses fesses durcies comme le dessous de son ventre, et cet état le fait s'étouffer de plus belle... comment, oui comment peut-on demeurer ainsi affublé d'une sonde qui renforce sa misère, et une lunette à oxygène où il étouffe malgré tout à chaque petit effort... oui comment est-ce possible ?

Il crie, il hurle à Céline de lui apporter une mitraillette... cet après-midi, il me disait qu'il aurait dû se trouver à Barcelone, comme ça ce serait fini une bonne fois !... Et soudain il éclate en sanglots en pleurant qu'il n'en peut plus, il n'en peut plus... et moi tout à coup de le voir pleurer aussi fort, je me mets à pleurer dans mes mains, je pleure comme je ne l'ai jamais fait depuis des années... je lui tiens la main... puis je contiens mes larmes, car si je me laissais aller je ne pourrai plus jamais m'arrêter, tant je verserai tout ce chagrin immense contenu depuis tant de temps.

Je sors m'occuper de nos chèvres... lui continue avec l'infirmière qui pleure à son tour... elle lui propose une solution... pourquoi ne pas partir en rééducation à M..., puisque nous devons partir ?... J'avais penser à une hospitalisation, mais on ne peut plus rien lui faire sauf de s'acharner encore sur lui, les soins palliatifs ne sont pas pour lui 'puisqu'il n'est pas mourant' d'après les médecins, mais il n'est pas vivant non plus, alors la rééducation semble la seule issue. Il y a aussi la pneumologie à Lyon, mais il ne peut y rester qu'une nuit... à suivre...

Sous l'effet de cet espoir, Maurice se calme doucement. Il me demande de coucher près de lui cette nuit, ce que je ferais évidemment, même si cela me fait souffrir, de toute manière ici où dans mon lit je souffre chaque nuit.

Maurice n'a pas faim, moi non plus. L'émotion nous a brisés. Nous prenons un petit casse-croûte, toujours sur la petite table à côté de lui. Puis il somnole tout en poussant des râles de souffrance.

Il fait très beau ce soir après un matin plongé dans la brume, le soleil a fait son apparition sans un seul mouvement d'air... soirée parfaitement calme.

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20 août 2017 7 20 /08 /août /2017 19:47
LE BOUFFEUR DE VIE (carnets journaliers) / Dana LANG, conteuse aux plumes de Sioux, artiste internationale, auteure de romans fantastique (Héroic-Fantasy) et de contes, poète insurrectionnelle, ambassadeure de la Paix,...

Dimanche 20 août 2017... infernales démangeaisons... étouffements...

 

Il me réveille deux fois dans la nuit... il souffre de la prostate... puis sur le matin rebelote à six, à sept, à huit... impossible de dormir plus longtemps.

Je me lève et prépare les déjeuners... je ne vais pas arrêter de la journée... il ne cesse de m'appeler et de se plaindre. Il a de terribles démangeaisons, mais il ne peut pas en être autrement avec le ventre gonflé d'eau à outrance... le diurétique fatigue son cœur qui en contrepartie ne cesse de produire de l'eau et le pousse à l'étouffement permanent. Il se plaint aussi de la sonde qui fuit et lui fait bien des misères... il n'en peut plus de toutes ses attaques de toute part... pour tout arranger il tremble comme une feuille... rien d'étonnant à ses appels continus, ses plaintes et ses râles. Par moment il devient blanc comme un linge.

Je regarde mes courriels puis je file à la salle de bains. Ensuite je fais la vaisselle et prépare le repas. Je me lance dans l'épluchure des patates ce qui est devenu une prouesse qui me fait mal... demandez à un singe de le faire, vous verrez le résultat... je les comprends de mieux en mieux. Je laisse tomber tout ce que je touche et cela m'irrite au plus haut point. Je parviens tout de même à confectionner une purée avec du boudin... il me faut une sacrée dose de patience. Enfin nous allons pouvoir manger à treize heures.

L'infirmière a terminé ses longs soins, bien ennuyée de voir les problèmes rencontrés par Maurice avec cette sonde à demeure... il n'en finit plus d'en voir de toutes les couleurs...

L'après-midi s'écoule en regardant le défilé du Festival Interceltique de Lorient que nous affectionnons tant, et dire que nous sommes ici et que jamais nous n'avons pu nous y rendre, heureusement que nous l'avions vu en 2002. Allongée sur le fauteuil releveur près de Maurice je m'enfonce dans le sommeil où tous mes muscles me font mal... l'infirmière arrive et je me trouve coincée par les douleurs... crise d'asthénie... et pourtant elle me réveille pour passer le lève-malade. Ah, je suis ko.

Quand elle s'en va, Maurice est pris de crises de démangeaisons qui n'en finissent pas. Je lui dis que ses comprimés vont finir par lui faire de l'effet. Je lui présente le repas du soir et nous terminons à vingt heures. Il geint sans arrêt.

Je n'ai pas pu étendre les draps, mais j'ai fait quatre lessives et demain il faudra tout étendre, heureusement j'aurai Nathalie... elle va avoir du travail. Ce soir j'ai aussi dû laver la sangle du lève-malade et je l'ai étendu sur l'appareil, on verra demain il devrait faire beau.

Ce soir, je n'en peux plus... si je devais compter le nombre de fois où je traverse la maison, je serai bien étonnée.

Le temps est resté maussade aujourd'hui...

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Samedi 19 août 2017... la sonde fuit une fois de plus... étouffements permanents...

Maurice apaisé par les soins de l'infirmière et la prise de ses remèdes s'endort.

Il me rappelle à minuit cinq pour des démangeaisons, à quatre heures car il a soif et faim, puis à six, à sept, à huit et à neuf heures. Finalement je me lève.

Je lui prépare son déjeuner puis le mien. Je fais la vaisselle, étend une lessive, file à la salle de bains et l'infirmière arrive. Elle soigne toujours avec autant d'abnégation et de passion son malade. Maurice est épuisé par les soins, il a tant de mal à respirer.

J'ai mis en route le repas, une tourte au saumon, une salade de tomates avec jardinière de légumes, yaourts, fruits.

Il va dormir l'après-midi. Je termine vers quinze heures et je vais faire une sieste, mais je ne parviens pas à trouver le sommeil. Vers seize heures cinquante Maurice m'appelle... pour rien.

Je file chercher de la nourriture pour mes chèvres et je relève le courrier. Je reçois une réponse négative pour la prise en charge de l'ambulance pour le déménagement... je m'y attendais... il faudrait qu'il soit hospitalisé pour y avoir droit... bon, cela ne va pas nous empêcher de partir.

L'infirmière arrive lorsque j'ai terminé de cueillir mes fusains, elle monte mon sac à la maison puis elle va renverser son contenu au-dessus de l'enclos... c'est chouette, moi j'ai tant de mal pour y aller ! Puis mon adorable Clémentine que j'ai rencontrée tout à l'heure, apporte une brouette d'herbe pour les animaux... les voilà aux anges !

Lorsque l'infirmière nous quitte, je sers une soupe de tomate froide à Maurice, je la lui fais manger, ensuite un bout de charcuterie, un yaourt et des prunes.

Il respire mal, son visage est rouge et il émet un râle continu. Voilà une journée qui s'est passée comme toutes les autres. J'ai refait deux lessives et demain j'aurai six draps à étendre... je ne vais pas pouvoir !

Il a fait bon aujourd'hui, grand beau temps ensoleillé.

Vendredi 18 août 2017... étouffements... étouffements... étouffements...

 

Il me réveille à une heure, puis à deux où je suis obligée de le changer. Je dois m'y reprendre à six fois tant il s'étouffe couché sur le côté gauche (pourtant le moins difficile) et pour moi qui souffre tant de mes mains et de mes doigts ce n'est pas facile, puis il m'appelle à six heures. Ensuite je retourne au lit où je m'endors profondément et je n'entends pas le passage de l'infirmière. C'est l'arrivée de Nelly qui me pousse à me lever.

Elle nous prépare nos tartines, les apporte à Maurice et je déjeune. Puis je me pose sur l'ordinateur et vers dix heures, je songe à aller dans la salle de bains, je déteste traîner ainsi, cela ne m'arrive jamais, mais encore trop ensommeillée je ne réagis pas tout de suite.

Voilà, je peux aller changer l'eau de nos animaux. Nelly a terminé le plus gros des tâches et me rejoint, elle cueille rapidement un sac d'herbe et de pissenlits pour les chèvres. Les oies déplacées dans le pré remplacent la tondeuse.

L'infirmière arrive et Nelly lui donne un coup de main pour installer Maurice sur le lève-malade. Il est très difficile de tourner Maurice surtout sur le côté droit, car il faut faire rouler son ventre qui n'est autre qu'un très lourd sac d'eau et cela le fait souffrir intensément, il s'étouffe fortement aussi à chaque fois. Le diurétique que les médecins s'acharnent à lui donner ne fait que fatiguer son cœur qui produit trois fois plus d'eau et provoque son étouffement continuel. Seul le gastro-entérologue de Roanne et le cardiologue de Brest ont compris l'état réel de son cœur. Ils ont bien vu que malgré son état il fallait le laisser en paix et ne rien tenter... mais allez dire cela à tous ces médecins jusqu'auboutistes et autistes.

Nelly termine son service et nous quitte. L'infirmière soigne Maurice avec un très grand dévouement, elle s'applique comme jamais à le soulager le plus possible.

Je prépare le repas, jardinière de légumes en salade, quiche lorraine, yaourt et prunes. Puis Maurice somnole, il respire mal, il a chaud et me demande de mettre en route les deux ventilateurs. Il fait beau et chaud, la véranda est déjà plongée dans le courant d'air.

Je m'installe dans le fauteuil releveur près de lui où finalement je m'endors. Au bout d'un moment je ressens un froid intense et mes jambes se paralysent, j'entends Maurice en pleine détresse respiratoire, mais je ne parviens pas à me réveiller. Il faudra attendre seize heures quarante-cinq pour que j'arrive à bouger.

Maurice a le souffle court et la respiration sifflante. Ses yeux sont rougis et son visage bleui, rouge et violet. Il respire la bouche ouverte et il se sent très mal. Il me demande de rester assise à ses côtés. Nous nous tenons la main. Nous attendons l'infirmière. Pour un peu j'appellerai le médecin mais pourquoi faire ?

Céline arrive et nous sommes tranquillisés. Elle s'applique à le soulager en lui mettant un suppositoire pour des selles qui ont du mal à sortir. Puis lorsqu'elle l'a lavé et changé, elle lui ôte sa sonde, celle posée hier n'était pas au bon diamètre. Il devrait se sentir mieux. Déjà il respire plus calmement et se sent allégé d'un grand poids.

Lorsque l'infirmière nous quitte, je fais rapidement une omelette, lui donne un yaourt avec de la poudre de protéine, du riz au lait. Petit à petit Maurice s'endort sereinement. Il devrait dormir apaisé.

Je lis mes courriels et j'écris. J'ai préparé une affiche pour les vétérinaires afin de placer mes chèvres et mes oies chez de bons maîtres. Cela m'attriste de m'en séparer...

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Jeudi 17 août 2017... démangeaisons, maux de tête... étouffements...

 

Après les soins du soir, son repas, ses démangeaisons récurrentes que je calme en le frottant avec des crèmes à la calendula, Maurice finit par s'endormir. Il s'étouffe régulièrement à chaque efforts fournis pour manger, se moucher, se tourner avec l'aide de l'infirmière... etc... etc... il cyanose aussitôt, mais au calme son teint devient livide, de la couleur farine de ses mains devenues ainsi depuis son infarctus du 30 août 2016.

Il s'enfonce dans le sommeil et moi, je ne résiste pas au charme de Lætitia Casta dans la Coupable Passion d'Arletty qu'elle interprète brillamment dans ce film.

Puis je file au lit.

La nuit est entrecoupée de ses appels toutes les deux heures jusqu'au matin où il souffre à nouveau de maux de tête. Je le fais déjeuner car il doit rester trois heures à jeun avant sa nouvelle prise de sang. Sylvie frappe et entre. Je déjeune et je file à la salle de bains. Je me prépare pour aller en courses.

Lorsque nous rentrons l'infirmière est là et Sylvie doit s'en aller car elle doit assurer un autre service. Je range et les commissions et je me jette dans la confection du repas de midi : côtes de veau aux carottes.

Je termine à peine la préparation que le médecin surgit dans la maison. Il nous ausculte tous les deux (je n'aime pas bien ça, je n'en ai guère l'habitude !). Il veut me prescrire un troisième comprimé de metformine. Je lui dis que je prends tous les jours du curcuma dans mes plats... la curcumine possède la vertu de guérir 700 maladies, notamment le diabète et mon pied ne coule plus ! Les médecins ne sont pas très portés sur la phytothérapie, médecine d'avenir. À part cela, nous passons une séance de rigolade car Maurice se trouve privé de ses crèmes protéinées remplacées par de la poudre 'de perlinpinpin' à ajouter dans les yaourts... ce que Maurice n'apprécie pas trop. Ces crèmes ont la réputation de faire grossir soi-disant...

Durant l'après-midi Maurice s'endort. Moi, je me cale sur l'ordinateur. Dans mes courriels je reçois la réponse de mon amie Aïcha Vésin-Chérif, auteure et responsable de l'UERAA pour me représenter à la Cérémonie de Remise des Prix de Thionville et dont Marie-France Moriaux, poète pourra emporter avec son époux mon Trophée John Ronald TOLKIEN et mes cadeaux dans sa voiture, ce qui déjà me rassure.

Malgré cela, je me mets en tête de trouver un interlocuteur capable de satisfaire mon désir de me rendre à Thionville en Lorraine. Jamais je n'ai éprouvé ce besoin, cette envie folle d'être présente, sans doute trop privée depuis trois ans de tous contacts professionnels. Déjà en 2015 j'aurai dû me rendre à Thionville pour recevoir le Trophée Andersen et le Trophée Homère mais je m'étais faite représenter par mon amie, Marie-France Moriaux. Elle avait eu la gentillesse de me rapporter mes cadeaux avec son époux, puis mon fils était allé les chercher et mes enfants me les avait apportés lors de leurs vacances à la maison.

En septembre 2013, nous étions allés Maurice et moi recevoir mon Prix des frères Grimm et nous avions apprécié cette superbe manifestation, la qualité et les compétences des responsables, des Jurys et des bénévoles du Centre Européen pour la Promotion des Arts et des Lettres qui œuvrent avec tant d'abnégation à la réussite de cet événement. Nous en avons gardé un souvenir impérissable. C'était mon premier Prix Littéraire et depuis celui-ci est le cinquante-cinquième d'une longue série où j'aurai pu faire le tour de la France.

Je téléphone à la Maison du Handicap où la directrice, une personne fort charmante, qui une fois que je lui ai exposé ma situation, m'encourage vivement à m'y rendre. Elle me conseille d'appeler l'Association des Paralysés de France... mais pourquoi est-ce que je n'y pense jamais, de même que l'AFM et la CMT France ? Je donne un coup de fil à l'APF où j'expose ma requête exceptionnelle à un monsieur très aimable. Il offre une bonne écoute à mon problème.

Il me dit de le rappeler demain matin à neuf heures... d'un coup mon cœur tintinnabule doucement et mon âme se reprend à espérer.

Maurice dort de temps à autre... parfois il bredouille des paroles confuses comme d'avoir donné un peu d'argent à notre petit-fils venu nous aider ce matin. Il voit les chèvres dans la maison...

J'attends mon adorable podologue pour mes soins de pieds. Elle arrive à seize heures trente. Dans l'intervalle j'avais écrit tous ces mots que l'ordinateur n'a pas voulu enregistrer, du coup je dois tout réécrire... ce que je n'aime pas du tout.

Elle nous quitte et peu de temps après Maurice se plaint de se sentir mal, l'impression de prendre un malaise... il va mal. Il attend, comme toujours, impatiemment l'infirmière car c'est le moment où il bouge un peu de sa couche, change de position hélas trop brièvement.

Le temps s'est éclairci mais il reste plongé dans la grisaille d'un mois de décembre... le soleil et la chaleur doivent revenir oui mais quand ?

En soirée nous apprenons l'effroyable attentat de Barcelone...

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16 août 2017 3 16 /08 /août /2017 22:23
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Mercredi 16 août 2017... et... le supplice continue...

 

Il ne parvient pas à s'endormir avant vingt-deux heures. Je reste près de lui... et une demi-heure plus tard, je regagne mon lit. Vers une heure il me réveille puis à trois heures trente je l'entends hurler pour demander l'heure... ce qu'il ne cesse de faire jours et nuits depuis quelque temps... en fait parce qu'il attend impatiemment les soins de l'infirmière qui vont grandement le soulager de sa position continue au fond du lit. Je me lève en sursaut pour aller lui donner l'heure tout en râlant... je tenterai en vain de me recoucher, il ne cesse de geindre et de se plaindre, tout de travers dans le lit, les jambes pendantes, couché depuis onze mois sur le même point d'appui il n'en peut plus et en pleure. Il veut se lever, prendre le bahut et partir. J'ai beau lui expliquer qu'il ne le peut pas, il ne comprend rien.

Je n'ai pas la force pour le remettre un peu mieux dans le lit... et malgré qu'elle passe à sept heures (uniquement pour lui donner ses remèdes) il lui faudra attendre onze heures et demi pour que l'infirmière l'arrange avec la force du lève-malade. Tout cela est dramatique et personne ne peut rien y changer ! Nous n'en pouvons plus tous les deux d'une telle situation... où nous a plongé la médecine... et ça continue car avec le lazilix il ne cesse d'enfler ! On est pas rendu !

Lui se sent mal, il n'est plus là, angoissé il me fait me relever par trois fois en criant au secours, tant et si bien que je finis par renoncer et je m'installe sur l'ordinateur pas très loin de lui. Il m'a fait remettre la télévision... il ne peut même plus se servir de la télécommande sans chambouler les programmes ou la faire tomber. Par moment il tourne des yeux totalement absents, perdus dans le vide ou il roule de gros yeux ronds. La télévision est là comme une présence mais il ne suit pas les programmes, simplement il regarde des images l'air absent.

Bon, je ne dormirai pas cette nuit et la journée promet d'être dure. Je suis là pas très éloignée, il ne crie plus mais il geint dans un râle continu. C'est infernal. Je ne peux rien lui donner à manger ou à boire, ce qui a le mérite de le déangoisser, l'infirmière doit lui refaire sa prise de sang car la précédente à coaguler dans le tube... impossible alors d'en faire une analyse !

Il recommence à crier et à geindre plus fort... il souffre de son point d'appui et n'en sera soulagé qu'à onze heures trente... il a soif et il lui faut attendre sept heures. Malgré le lazilix, il a très peu uriné depuis hier... que se passe-t-il ? Avec la sonde à demeure plus rien n'est facile.

Finalement l'heure point du lever du jour et je prépare le déjeuner... mais lui doit attendre la prise de sang que doit refaire l'infirmière. Quant elle arrive à sept heures, elle s'y emploie et doit le piquer plusieurs fois tant il est difficile de lui prélever du sang. Cependant, elle ne parvient qu'à une trop petite quantité et du coup, elle doit recommencer demain.

La matinée s'écoule comme à l'ordinaire. Annie cogne à la porte et entre... je suis en piteux état n'ayant presque pas dormi de la nuit. Je ne me sens pas bien, j'ai une petite douleur au cœur que je n'aime pas, mais je fais comme d'habitude j'avance envers et contre tout, je me force sur la douleur.

De plus je suis très contrariée par le fait que personne ne peut me fournir un assistant de vie ou un chauffeur et encore moins une garde-malade... je le pourrai avec le privé mais cela coûte très cher... ah si j'étais riche, la question ne se poserai même pas !

Cela me choque et me contrarie au plus haut point de ne pas pouvoir me rendre à la Cérémonie de Remise des Prix à Thionville pour mon Trophée John Ronald TOLKIEN sur le 2ème volet de ma saga fantastique 'LES 3 HÉRITIERS DE LA CLEF DES 7 MONDES', 2ème époque : 'Éloïse et le Commandeur du Temps' (1er volet : La Dragonne et l'Œuf d'Or Sacré ; 3ème volet : Atlantis et la Licorne Noire) en vente à 18 euros l'un par La Fontaine aux Fées.

Je rumine cela toute la journée, j'en suis très affectée, très malheureuse. Déjà je m'en excuse auprès des dirigeants et recherche une amie qui pourra me représenter et prendre mon Trophée et mes cadeaux !

Il fait moyennement beau. Lorsque l'infirmière est passée pour les soins à onze heures trente, Annie partie, je sers le repas et fais manger Maurice. Puis littéralement vidée, je vais faire la sieste. Une heure plus tard la sonnerie retentissante du téléphone me réveille. Je peste !

Et deux minutes plus tard Maurice hurle :

Dana, Dana viens-vite ! Viens-vite !

Je pense qu'il s'agit du téléphone, mais que nenni !

Il me crie encore :

Viens-vite, viens-vite, tu ne vas pas le croire ! On nous a cambriolés !

Non, mais je rêve, je voilà encore et toujours en pleine confusion ! Je finis par être très affectée de le voir ainsi déraisonner. Il est en plein courant d'air car il avait trop chaud, mais le temps à tourné et il fait trop frais. Je ferme les baies vitrées et je retourne me coucher. Une heure plus tard deux autres coup de fil me réveillent. Du coup, je me lève, tant pis pour la sieste. Je consulte mes messages et c'est mon ami Gérard qui vient aux nouvelles. Je lui raconte la situation où nous sommes de plus en plus empêtrés et notre projet de retourner près des enfants... ce sera mieux pour le moral.  

 

VOYEZ ET SIGNEZ LA PETITION CI-DESSOUS...

 

 

 

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L'infirmière repasse. Durant ce temps je consulte mes courriels et je trouve une pétition dont je soutiens la rédaction au sujet de l'euthanasie (bien que je préfère le terme de suicide assisté). En voici la teneur et je m'associe à ce texte, à cette pétition car nous avons vécu et vivons ce problème inhumain et gravissime :

_Pétition adressée à Agnès Buzyn, Emmanuel Macron, Édouard Philippe rédigée et lancée par Marie Godard :

 

BATTONS-NOUS POUR OBTENIR UNE LOI SUR L'EUTHANASIE !

J'ai rencontré Anne à l'occasion d'un salon du livre où j'étais invitée et à la suite duquel nous sommes devenues amies.

Elle est atteinte d'une maladie grave, la maladie de Charcot, et il ne lui reste que très peu de temps avant qu'elle ne parte mourir en Belgique, faute de loi appropriée en France.

J'ai pris la décision de lancer cette pétition pour tous ceux qui, comme elle, ne peuvent pas recevoir en France l'aide à mourir dont ils ont besoin lorsque leur état de santé est tel que la souffrance physique ou psychologique est devenue insupportable.

Le simple fait de devoir partir en Belgique ou en Suisse, à condition d'en avoir les moyens, est inacceptable et montre bien à quel point nos dirigeants sont hypocrites.

Voyez un peu. La Loi Claeys-Leonetti prévoit que les personnes qui sont considérées par les médecins en fin de vie ont le droit d'être placées dans un état de sommeil profond et privés de nourriture et d'eau jusqu'à ce qu'elles en meurent !

Mais comment peut-on avoir voté une pareille loi dont la mise en application conduit au même résultat qu'une piqûre dans le bras, sauf dans le premier cas, cela peut prendre des semaines, alors que dans le second c'est l'affaire de quelques minutes et que nul ne peut dire avec certitude si cette privation de nourriture et d'hydratation n'est pas douloureuse pour la personne en fin de vie.

Et cela, sans compter que si vous n'êtes pas jugé être en phase terminale d'une maladie, si les médecins décident que vous n'êtes pas aux portes de la mort, alors même la loi Claeys-Léonetti ne pourra pas vous être appliquée (ce qui vient de se passer avec Maurice, mon époux. DL).

Nous avions un espoir de voir cette loi votée dans un avenir proche lorsque le poste de Ministre des Solidarités et de la Santé a été confié à Agnès Buzyn, qui avait déclaré en 2015 être favorable à une loi du type de la loi belge, lors d'un colloque au Grand Orient. Mais elle a changé d'avis et pense maintenant que la loi actuelle est suffisante.

Il y a des milliers de Français qui souffrent de maladies dégénératives et incurables (comme la mienne : sclérose en plaques rare. DL), comme la maladie de Charcot (SLA), la maladie de Parkinson (comme mon époux, Maurice.DL), ou la maladie d'Alzheimer, de maladies auto-immunes, de cancers dont ils ne peuvent pas guérir, ou qui sont dans une détresse psychologique telle qu'ils songent à se suicider. Ces Français doivent continuer de subir ces insupportables souffrances physiques et psychologiques parce que la loi Claeys-Léonetti prévoit que pour qu'une personne soit mise sous sédation profonde et qu'on la laisse mourir de faim et de soif, il faut qu'elle soit en phase terminale (ce qui c'est passé pour Maurice, pourtant accablé d'une dizaine de pathologies incurables ! DL).

En somme, on veut obliger tous les Français à 'boire le calice jusqu'à la lie', selon les bons vieux préceptes de l'église catholique.

BATTONS-NOUS ENSEMBLE POUR QUE CETTE PÉTITION DEVIENNE VIRALE. RÉCLAMONS À NOS DÉPUTÉS QUE CETTE LOI SOIT VOTÉE CETTE ANNÉE, CETTE LOI QUI AURAIT DUE L'ÊTRE PENDANT LE DERNIER QUIQUENNAT ET QUI NE L'A PAS ÉTÉ, JE VOUS LE RAPPELLE !

JE COMPTE SUR VOUS !

Signez la pétition de Marie GODARD

Voulez-vous faire changer les choses ?

Signez la pétition à laquelle adhère Dana LANG (voir son facebook https://www.facebook.com/dana.lang.315)...

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16 août 2017 3 16 /08 /août /2017 11:33
DECES DE JACQUELINE MONSIGNY, romancière, biographe,...

AFP, publié le mercredi 16 août 2017 à 10h40

La romancière Jacqueline Monsigny, connue pour ses grandes fresques romanesques à caractère historique et ses biographies de personnalités comme Jacqueline Kennedy ou Grace de Monaco, est morte mardi à l'âge de 86 ans, a annoncé son fils à l'AFP.

"Ma mère, Jacqueline Monsigny, est décédée hier" mardi, a indiqué Thibaut Chatel, le fils de la romancière et scénariste.

Avant de se lancer dans la littérature, Jacqueline Monsigny avait fait carrière à la télévision dans les années 1960 comme animatrice de nombreux jeux télévisés tout en menant en parallèle une carrière de comédienne au théâtre et au cinéma.

Elle commence à écrire au début des années 1970. Au total, elle aura rédigé plus d'une quarantaine d'ouvrages dont "La belle de Louisiane" et "Le roi sans couronne" qui furent tous des succès de librairies.

Elle était mariée à l'acteur américain Edward Meeks avec qui elle a écrit "Le roman de Hollywood" et "Le roman du festival de Cannes".

 

 

 

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15 août 2017 2 15 /08 /août /2017 19:26
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Mardi 15 août 2017... triste record, sous le lazilix son ventre explose... il n'est pas prêt d'en sortir !

 

Il m'a réveillée toutes les deux heures... torturé de douleurs. Il s'est endormi de dix-neuf heures trente à une heure... rien d'étonnant ! Puisqu' il prend sa morphine avec l'infirmière à sept heures du matin et à dix-huit heures le soir. Ce qui est un non sens car l'heure exacte c'est le matin à huit heures et le soir à vingt de façon à ce que la douleur soit mieux couverte sur le jour et sur la nuit, d'autant qu'il y a un oxynorm à midi mais rien la nuit... il peut souffrir comme un fou et moi m'agiter à le soulager quelle importance ! ! !...

Dans ces conditions, évidemment je m'endors sur le matin... tout en dormant debout j'ai aperçu l'infirmière et je ne sais même plus ce que je lui ai dit...

Je finis par me lever à huit heures pétrie de douleur comme chaque jour... mais ma recette : j'appuie encore plus fort sur la douleur et j'avance en disant 'courage, prends-moi'... et ceci depuis toujours... si je venais à m'écouter je resterai bloquée dans le lit... je l'ai été trois ans à chaque crises évolutives !... Épuisée, douloureuse, ensommeillée je prépare nos déjeuners. Je lui fais trois tartines. Dans la nuit il a mangé deux petites brioches à chaque fois qu'il m'a réveillée par ses cris de douleur.

Puis je file à la salle de bains même si j'ai envie de tout laisser aller, de tout couler, je fais face, je n'ai pas le choix... j'avance. Puis je plie le linge, rempli un autre séchoir, fais tourner une autre lessive. Ensuite j'épluche les pommes de terre à la façon des singes, évidemment... je lui fais plaisir avec des patates sautées au lardons et aux oignons.

L'infirmière est là pour des soins méticuleux. Elle lui coupe aussi les ongles des mains. Puis elle se retire. Nous déjeunons et sous l'effet de la morphine, Maurice s'endort comme presque chaque jour. J'ai prévenu Maurice avant qu'il ne sombre vers quatorze heures je vais prendre le café chez mes amis Henk et Clémentine, adorables personnes et passe un très agréable moment avec eux. Puis je rentre à quinze heures trente pour aller cueillir du fusain à nos chèvres. Maurice dort toujours lorsque je reviens. Vers dix-sept heures le temps si beau me décide à faire un tour à la Pointe chez mes amis. Je n'étais pas revenue depuis que Maurice faisait son troisième séjour en soins palliatifs à l'hôpital. Je prends un café et une crêpe. J'achète du café, du miel au thym pour soigner mes pieds et des petits chocolats pour Maurice, des crêpes aussi mais elles me sont offertes.

Je repars sur mes roulettes lorsque je rencontre mes amis du Nord (c'est la journée !) nous échangeons un long moment... il fait si beau, cela donne envie de flâner ! Je rentre l'infirmière n'est plus là, elle a cru que j'étais au lit et Maurice ne savait plus où j'étais passée. Je le savais, je voulais mettre un petit mot, j'ai oublié !J'arrive pour le repas et Maurice n'a envie que de crêpes avec des petits chocolats... ma foi, nous jouons à la dînette... c'est l'été après-tout !

Puis il demeure à regarder les exploits sportifs extrêmes comme il en a pratiqué beaucoup lui-même dans sa jeunesse... le moto cross où il s'est éclaté quatre fois les poignets... mais je lui rappelle qu'il avait aussi les deux poignets cassés lorsque nous avons déménagé pour arriver ici... je ne rappellerai pas ce soir le cumul de ses accidents sportifs... mais aussi plus tard bricolage ou domestique !

Ce soir il se plaint des irritations des plis de son ventre et de ses cuisses devenus volumineux...

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14 août 2017 1 14 /08 /août /2017 19:26
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Lundi 14 août 2017... rien ne change à notre détresse...

Il me réveille toutes les deux heures. L'infirmière passe comme chaque jour, elle lui fait une prise de sang. Je me lève à huit heures et je prépare nos déjeuners. Véronique arrive une heure plus tard que d'habitude. Elle se met au travail. J'ai prévu de fermer l'espace devant l'arrière de la maison pour mettre les oies à l'herbe.

Véronique déplace les pots de fleurs et barricade le pré avec les deux tables de jardin et les palettes. Puis elle tente de faire sortir les oies de l'enclos, mais soudain je pense au filet, seul moyen de les attraper. Ce qu'elle fait en allant le chercher rangé dans le garage. Elle parvient à prendre les oies et les dépose dans le pré. Stressées, aplaties dans l'herbe, elles ne bougent plus, puis après cinq minutes les voilà heureuses de tirer sur les brins d'herbe à qui mieux mieux. Elles vont pouvoir se remplir le ventre avec bonheur.

Puis Véronique rentre finir sa tâche à la maison, et aide l'infirmière qui vient d'arriver, cependant que je cueille du fusain pour les chèvres.

Enfin, je me mets en cuisine pour préparer notre repas de midi. Véronique termine son service, puis l'infirmière se retire. Nous déjeunons. Maurice s'endort. Vers quatorze heures trente je vais faire une sieste... et c'est Céline qui me réveille à dix-huit heures. Je ne parvenais pas à m'endormir en songeant à notre situation, alors j'ai pris deux paracétamol et j'ai dormi profondément. Maurice de son côté a somnolé mais fort heureusement il ne m'a pas appelée, pas réveillée. En ce moment trop angoissé, il ne me lâche pas... et il demeure confus.

L'infirmière pratique mes soins de pieds et il m'appelle. Il veut que je lui donne la sacoche. Il tient à vérifier quelque chose. Il a trouvé une enveloppe pleine d'argent dans la rue et il veut la retrouver...

Maurice s'enfonce. Il a du mal dans ses mouvements. Il ne parvient pas à attraper ce qu'il veut, ce qu'il voit... il mange seul de plus en plus mal, ce qui fait que je dois chaque fois l'aider à lui faire prendre ses repas sinon la serviette se remplit d'aliments. Il est totalement désorienté... rien d'étonnant lorsque l'on se tient couché sur le flanc gauche sans pouvoir bouger, ni s'asseoir depuis onze mois... un vrai cauchemar !

Nous prenons notre repas du soir et il s'endort aussitôt après. Je ne vais pas traîner non plus afin de récupérer... mais je dois auparavant lire tous mes courriels.

Il a fait très beau temps aujourd'hui. Les animaux s'ébattent dans la joie. Aig se balance et joue avec Froudenn... toujours un régal de les regarder faire.

LE BOUFFEUR DE VIE / Dana LANG, conteuse aux plumes de Sioux, artiste internationale, auteure de romans fantastiques (Héroic-Fantasy) et de contes, poète insurrectionnelle, ambassadeure de la Paix,...
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Présentation

  • : Dana LANG, artiste Internationale, conteuse aux plumes de Sioux, citoyenne du monde, auteure Fantasy, poète, lauréate de 59 Prix Littéraires Internationaux, éditrice, ambassadrice de la PAIX, membre SACD, UERAA, AEB, World Académy of Arts and Culture and World Congress Poets, ...
  • Dana LANG, artiste Internationale, conteuse aux plumes de Sioux, citoyenne du monde, auteure Fantasy, poète, lauréate de 59 Prix Littéraires Internationaux, éditrice, ambassadrice de la PAIX, membre SACD, UERAA, AEB, World Académy of Arts and Culture and World Congress Poets, ...
  • : *1979-1989, bibliothécaire jeunesse en banlieue lyonnaise (Vénissieux) où elle conte déjà trois fois par semaine. Les classes s'inscrivent sur des listes d'attente. *1989-2002, conteuse professionnelle internationale (artiste, durant 12 ans intermittente du spectacle / Cie du Soleil Noir). Elle conte dans les écoles, collèges, lycées, bibliothèques, médiathèques, salles de spectacle, théâtres, festivals... etc... *1991, fondatrice d'une Maison du Conte 'La Biche au Bois' au Cergne (42-Loire). Elle reçoit 20 000 scolaires en attractions contées sur les terres d'Anne de Beaujeu dans les Monts du Haut-Beaujolais, et organise un Festival du Conte et des Conteurs en Forêt et en Cabarets «Flèches des Fées» pendant cinq ans. Elle conte avec divers musiciens dont Tenzin Gonpo artiste Tibétain qui l'accompagne aux instruments et à la voix. Elle parraine un enfant tibétain durant plusieurs années. *1994, sociétaire des Auteurs et Compositeurs Dramatiques. Elle participe à divers festivals... *Avril 1998, elle conte dans les écoles françaises, Instituts, hôtels, villages pour le Festival International des Conteurs Francophones à Abidjan en Côte d'Ivoire. *2003, auteure, poète, en situation de handicap, elle poursuit en écrivant toute son Œuvre. Elle réécrit ses contes adaptés pour la scène (120 contes) et écrit de très nombreux ouvrages dont des contes merveilleux et fantastique, un récit autobiographique ' Les Sanglots du Vent' ; une trilogie Fantasy ' Les 3 Héritiers de la Clef des 7 Mondes' (t.1 : La Dragonne et l'Œuf d'Or Sacré ; t.2 : Éloïse et le Commandeur du Temps ; t.3 à paraître) ; des témoignages de vie ' Docteurs, vous m'avez tué ! ' suite à paraître : ' La Danse de la Méduse ', ' L'Arbre d'Or ', 'La Fuite du Temps', 'La Maison du bout... de la Terre', 'Plus fort souffle le vent', 'Un Radeau dans le Ciel'… un recueil de prose poétique de 7 livrets ' Puisque tu vis, Philippe', une suite de nouvelles et de prose poétique 'À l'Aube d'un Jour' et un livret de pamphlets (prose insurrectionnelle : 'Je vous écris, Frères Humains', ... *2011, à la création de la Maison du Conte, de l'Illustration et de l' Édition Fantastique ' LA FONTAINE AUX FÉES ' édite dix de ses livres (sur plus de 30) et avec son époux Maurice JANIN, architecte d'exécution (en situation de handicap), fréquente les Salons du Livre de Rhône-Alpes, Auvergne, Bourgogne, Yonne, Paca chaque week-end durant deux ans. Sur le Salon du Livre de Lorette (42-Loire), elle rencontre Michel COUROT, Dico d'Or, grand gagnant de la Dictée de Bernard Pivot en 1995. Il deviendra son relecteur et son très grand ami. En avril 2011, elle écrit un conte merveilleux : Flora, Pipi et Scratch, la sorcière. *2012, sociétaire des Arts et des Lettres de France, membre du bureau de l' UERA A (Union des Écrivains de Rhône-Alpes-Auvergne), ambassadrice du Cercle des Ambassadeurs Universels de la Paix, 'La Fontaine aux Fées' édite 'Le Grand Livre de Marina' de Marina FERREIRA et ' Le Monde de Lucas ' de Didier POUDIÈRE. *13 octobre 2013, elle est nommée Membre de la World Académy of Arts and Culture and World Congress of Poets. *Le 18 mai 2014, elle parraine le 1er Festival du Livre et de l'Illustration Jeunesse «Les P'Tits Z'Amis de Marina » à Saint-Didier-de-Formans dans l'Ain (01). *13 Juillet 2014, après avoir vécu deux ans dans le village natal de son père en Alsace près de Bâle et de très longues années en région lyonnaise, elle vit désormais à Plogoff dans le Finistère et devient Membre de l'Association des Écrivains Bretons (AEB). Elle écrit et publie un nouveau conte ' La Fontaine de la Mer Feunteun Aod '. *Décembre 2014, elle collabore au Festival International du Conte de Guillaume ÉKOUMÉ, au Cameroun. Elle écrit un nouveau conte 'Max, le Petit Sorcier'. *Février 2015, elle écrit un conte 'Louka, le Petit Loup de Brocéliande' dédié à son arrière petit-fils, Louka né le 5 février 2015. *23 avril 2015, elle écrit 'Le Dragon de Pors Loubous', un conte fantastique. Fin juillet, par son épouse Danyèle, elle apprend dans une profonde tristesse le décès de son indéfectible ami, Michel COUROT. *20 décembre 2015, elle conte 'Plume de Corbeau' au théâtre Georges Madec à Esquibien pour les enfants des écoles et leurs parents. *de septembre 2013 à ce jour, elle devient lauréate de 59 distinctions Littéraires Internationales (Trophées, Mérites, Médailles, Prix, Mentions...) décernés par 14 concours Littéraires Internationaux. *2015-2016, elle recherche un Éditeur sérieux pour lui reprendre toute son Oeuvre. *En 2015, elle est invitée à Sacramento en Californie et à Prague en Tchécoslovaquie du 5 au 10 septembre 2016 par le Président de la World Académy of Arts and Culture and World Congress of Poets où elle ne pourra pas se rendre. *Le 1er février 2016, elle écrit le conte 'Justine et le Pays Contraire'. *Février 2016, elle s'inscrit dans les Salons Festivals du Livre en Bretagne qu'elle espère honorer de sa présence... le 24 avril 2016, elle se rend au Salon du Livre de Botmeur (Finistère) où elle conte et dédicace... En juin 2016, elle écrit le conte 'Kaoura, la Princesse aux Sept Dragons'... en 2017 'La Princesse aux Mensonges', 'L'Œil du Dragon'... et autres...
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