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20 avril 2016 3 20 /04 /avril /2016 19:31
MESSAGES DE L'UNION DES ECRIVAINS RHÔNE-ALPES-AUVERGNE
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19 avril 2016 2 19 /04 /avril /2016 19:47
Une très jolie carte fantastique en relief envoyée par Nel et Val... un vrai bonheur

Une très jolie carte fantastique en relief envoyée par Nel et Val... un vrai bonheur

Mardi 19 avril 2016, … la vie C pas du cinéma !

Ce matin les choses empirent... Maurice perd ses forces et ne parvient à se lever qu'avec beaucoup de peine. Il respire très mal... il vient de franchir encore un cran dans le supplice.

Il finit par se lever à huit heures, le temps de déjeuner et Véronique M. arrive, puis Julien pour les soins.

Je remarque la jambe gauche de mon époux anormalement enflée par rapport à la droite mais je ne vois pas toute de suite la rougeur de la cheville. Je vais rejoindre Maurice et Julien dans la chambre pour vérifier l'état des plaies sur les testicules. Le mal qu'il avait hier avec des cloques et de l'infection est calmé, le pansement a joué son rôle protecteur. La plaie est propre et je demande à Julien de lui sécher tous les plis avec le sèche-cheveux, c'est pratique et efficace et de remettre le même type de pansement car il n'y a eu aucun problème pour le retirer, il est tombé tout seul. Maurice va se sentir soulagé de ce côté là, c'est une partie du corps qui fait horriblement souffrir et le cancer de la prostate le malmène.

C'est mon tour d'aller me faire soigner les cervicales, les épaules, le dos, les jambes et les pieds. Julien a compris l'état de notre situation et il s'applique dans les soins. Ensuite lorsque j'ai procédé à ma toilette, j'enfile ma minerve et mon lombostat. Véronique m'aide en tirant sur les scratchs de côté car je n'ai pas la force nécessaire. Ainsi bloquée je ressens un bienfait évidemment, la douleur devient moins vive.

J'appelle le médecin. Sa secrétaire me prévient qu'il ne pourra pas venir avant vendredi sauf le remplaçant demain, mais nous ne voulons pas de remplaçant, le cas de Maurice se trouve beaucoup trop complexe. Comme je le sais notre toubib est surbooké et je me doute qu'il ne peut pas venir sur-le-champ... mais je le connais, il fera l'impossible... effectivement il arrive à treize heures avec Alexandre, un nouveau stagiaire. Et il examine Maurice, un début d'orchite (… et je me rappelle l'orchite de 2009, cinq mois avec une pastèque entre les jambes hurlant de douleur que je soignais avec des compresses de bicarbonate). Puis il établit une nouvelle ordonnance pour la quatrième fois en bagarre avec la pharmacienne pour des dates non conformes... donc, il ne met pas de date, ça suffit les conneries ! Et de plus il augmente encore les doses intercalaires de 5 mg... cela porte à 260 mg par jour la dose de morphine. Il prescrit aussi un autre diurétique qui me laisse très sceptique... le Lazilix ayant un effet dévastateur, nous verrons avec celui-ci, mais je n'y crois guère... le cœur trop sollicité fabrique encore plus d'eau et il s'épuise à ce régime, le corps lavé à outrance perd son potassium et l'eau pénètre les poumons. Alexandre repassera vendredi pour voir sa cheville gauche très rouge et si nécessaire prescrira un antibiotique. Bon, les médecins se retirent. Nous avons nos ordonnances, nos jeunes infirmiers seront tranquillisés.

Il fait très beau avec 2° ce matin et un petit vent nordet. L'ouvrier passe rejointoyer les bords de la fenêtre d' une chambre du haut côté ouest, mais il ne pourra pas remettre les ardoises, il n'est pas couvreur. Des ardoises sont tombées aussi côté Est. En outre, nous nous apercevons avec l'infirmier, ce matin, que le radiateur défectueux de la douche produit des étincelles... afin d'éviter l'accident, nous le mettons hors service en disjonctant le différenciel au compteur.

Nous passons l'après-midi au calme. Une cérémonie de commémoration aux monuments aux morts de la résistance a lieu à Feunteun Aod. Beaucoup de monde circule devant la maison. Nous y étions l'an passé avec un fauteuil roulant électrique en panne dans la côte... les pompiers ont dû remonter Maurice dans leur camion... toujours des aventures comiques à la moindre occasion... nous n'en faisons pas d'autres... mais nous sommes de ceux qui écopent tous ce que les autres ne rencontrent jamais.

Julien, l'infirmier se renseigne sur le passage du médecin. Il entre en empathie devant le calvaire de Maurice et s'applique à le bien soigner. Demain, il rapportera de la pharmacie le nouveau diurétique.

Ce soir, en observant à nouveau la grosse jambe de Maurice je repense aux six érysipèles qu'il a fait et cela y ressemble étrangement sauf que cette fois la rougeur n'est pas sur la jambe mais sur la cheville... si cela s'avère juste ce ne sera que le septième sur la liste !

Ce matin, j'ai entrepris de couper l'accumulation de branches sèches de haie de fusain laissées par les chèvres et rangées sur un coin de l'enclos. Véronique M. est venue me donner un coup de main pour les mettre en petits morceaux dans des sacs verts biodégradables que nous porterons à la déchetterie sauf si André est preneur de bois d'allumage pour sa cheminée. Nous en avons une dans la maison, mais ici nous ne faisons plus la corvée de bois.

Ce soir, vers dix-sept heures, il fait si beau, si chaud que je décide de poursuivre. Malhabile avec un corset, une minerve, lorsque l'on ne peut pas se tenir debout, il faut travailler assise dans le fauteuil roulant et ce n'est pas simple, en plus les outils me tombent des mains et difficile de les ressaisir mais en prenant mon temps, je parviens à remplir la moitié d'un sac... je continuerai demain.

En attendant j'ai pris un bon bol d'air océanique devant une mer bleue et calme, sous un soleil resplendissant au côté de nos animaux. Froudenn est restée un long moment à côté de moi à observer mon manège et Aig, (Aik -Petit Bisou) venait me câliner à sa manière chèvre... trop mignon ! J'ai récolté trois œufs, le derrière de mes poules se réchauffe et je suis saoule du bon air respiré...

J'ai reçu une très jolie carte de ma fille aînée et de Nelly pour notre anniversaire de mariage et le diplôme de ma Mention d'excellence aux Poésiades de Bayonne, mon 46ème Prix Littéraire... dans notre vie si ballottée par nos tourments, il se présente bien des moments magiques !

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Published by Dana LANG, CONTEUR AUTEUR CREATEUR - dans PLUS FORT SOUFFLE LE VENT
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18 avril 2016 1 18 /04 /avril /2016 21:31
PLUS FORT SOUFFLE LE VENT / Dana LANG
en Bretagne en 2011
en Bretagne en 2011

Samedi 16 avril 2016,

L'état de Maurice empire chaque jour. Les détresses respiratoires et les angoisses se font plus prégnantes. Ses œdèmes durcissent, gonflent et lui plissent la peau qui s'irrite avec les grosses sudations de jour comme de nuit... effets secondaires de la morphine et de la cortisone. La journée se traîne lamentablement... seul le sourire de Céline nous apporte un rayon de soleil. Le soir, je veille. J'attends que Maurice prenne bien sa morphine à vingt heures et à minuit puis je vais me coucher à une heure quinze. J'ai bien progressé sur deux concours. Je ne tarde pas à m'endormir vaincue par les douleurs.

Dimanche 17 avril 2016,

Maurice a dormi longtemps. Au matin, je le trouve à sept heures dans la cuisine. Nous déjeunons avant l'arrivée de Céline, l'infirmière. Elle passe maintenant encore plus de temps dans les soins de Maurice qui demandent une grande vigilance. Nous lui demandons de nous prendre le pain, ce à quoi elle consent volontiers.

Après les soins, je travaille sur l'ordinateur, mais je suis bloquée par les douleurs osseuses de tout mon corps depuis une semaine, le mal progresse depuis hier et aujourd'hui je souffre énormément. Je mets ma ceinture pour me raidir mais si cela continue demain, je vais être obligée d'enfiler mon lombostat et ma minerve... je suis sans cesse harcelée de douleurs de toutes sortes.

Bon, le repas est prêt depuis mercredi, il nous reste du fromage et cela m'arrange bien. À midi, nous fêtons gentiment, en tête-à-tête, nos dix-sept ans de mariage autour d'une fondue savoyarde arrosée d'un délicieux Champagne offert par mon fils pour mon anniversaire mercredi dernier, ce qui donne un peu de lumière à l'âme de Maurice.

Nous nous remémorons cette très belle journée d'un magnifique mariage où nous avions retenu trois hôtels pour nos quatre-vingt invités qui venaient de loin et pour certains de très loin... et le lendemain les chutes de neige avaient fait fuir la famille et les amis alsaciens... dommage la fête se prolongeait encore le dimanche.

Maurice vêtu d'un costume jaune de marin breton (vareuse) ne me quittait pas des yeux et j'avais un manteau blanc en dentelle de Quimper acheté toute spécialement à Quimper. Nos petits-enfants Mélissa et Naïli vêtus comme nous se régalaient de ces deux journées exceptionnelles. Nos enfants (les miens-ceux de Maurice lui ont tourné le dos) étaient radieux et beaux comme des cœurs... c'était vraiment un merveilleux moment dans nos vies tourmentées... que de bons jours ont suivis... avec un inoubliable voyage de noces aux Baléares, et d'autres nouveaux voyages de fin d'année en Bretagne... oui, malgré les soucis énormes de santé de Maurice, dans les rémissions nous avons vraiment su profiter de chaque instant... nous avons vécu depuis ce jour avec la mort aux trousses.

Et en 2001, son très grave AVC, nous a conduit à partir six mois pour un grand tour au pays Basque, au Pays Basque Espagnol, en Asturies, en Galice, au Portugal, en Andalousie, un immense merveilleux, inoubliable voyage... que de souvenirs magiques... et il y a eu tant de moments extraordinaires... comme aller soigner durant deux mois les oiseaux mazoutés de l'Erika sur la Base Navale de Lorient lors de la grande tempête de 2000-2001... je ne peux pas me lancer dans la description de tous ces instants, il faut lire mes livres.

Ainsi ensemble nous avons connu de très grands hauts et de très grands bas... moi-même, quatre ans plus tard j'ai dû faire face à une nouvelle évolution dramatique de ma maladie... pas de pot malgré notre chance !

Maurice reprend des maux de tête virulents. À peine les doses de morphine augmentées de 50 %, voici qu'il doit les remonter encore... et de nouveau les maux reviennent en force... dingue ! Son état chavire un peu plus chaque jour et ce n'est pas rassurant ! Jusqu'où va-t-il aller et comment tout cela va-t-il finir ?

Cela nous inquiète tous les deux... en attendant, nous vivons comme toujours dans l'instant qui passe, sans trop de poser de questions, sans trop appréhender l'avenir, enfin pour ce qui me concerne car Maurice lui s'inquiète de tout.

Je remarque que depuis une semaine, il paraît ne plus être très conscient de se qui se passe autour de lui. Trop vite épuisé, trop douloureux il demeure dans son lit, heureux quand il trouve le sommeil. Finalement vaincus par la douleur, l'un comme l'autre, nous faisons une sieste. Je vais dans mon lit à quatorze heures et Céline arrive pour nous réveiller à seize heures trente seulement Maurice dormait trop fort et il a oublié sa prise de morphine à seize heures. Il la prend avec une heure de retard... et ses maux de tête reviennent au galop !

Ce soir, je veille à nouveau... je ne suis pas en forme avec ces douleurs récurrentes qui me bloquent littéralement tous les mouvements. Pas drôle !

Aujourd'hui, il a fait un temps dégagé de tout nuage, de toute pluie... un ciel bleu azur et une lumière piquante a régné sur le Cap... nos animaux étaient heureux, nos poules ont caqueté tout l'après-midi... j'ai recueilli deux œufs... elles ne pondent pas encore régulièrement...

Lundi 18 avril 2016,

Maurice ne dort plus depuis trois heures et il est déjà dans la cuisine. Je l'entends et je me lève pétrie de douleurs osseuses... je me suis couchée à une heure quinze.

Nous déjeunons en attendant l'arrivée de Nathalie, auxiliaire de vie et de Julien, l'infirmier. Le pouls est à 96 ! Il mesure les œdèmes du ventre. Il a pris encore quatre centimètres de tour de taille en huit jours. Inutile de dire que plus aucun vêtement ne lui va et ce depuis février, il ne lui reste que les pyjamas et les maillots sept XL... ses jambes ont triplées de volume. Ses énormes cicatrices des jambes sont devenues monstrueuses.

Les problèmes si graves de Maurice s'amplifient de jour en jour. Julien me demande conseil pour une très vilaine plaie mal placée. Nous ne savons que faire... mais finalement nous optons pour la solution qui nous semble la meilleure.

Ce matin Maurice sur l'ordinateur qu'il a tout près de lui recherche désespérément le fournisseur de fauteuils roulants électriques et pliables. Les fournisseurs sont en Chine et je dois recevoir des messages... je les intercepte dans la soirée... cela ne nous avance guère. En attendant, par ses recherches il se fatigue la tête.

Je prépare des carottes Vichy et porte les épluchures à nos biquettes qui les savourent. Nous passons à table pour nous régaler avec en entrée les restes de beignets d'aubergines que j'avais préparés samedi.

Maurice est très pâle, il va mal, de plus en plus mal... son appétit baisse... tout est si difficile à présent : – les épouvantables tremblements de Parkinson, les détresses respiratoires où le plus souvent il mange en apnée, les difficultés à s'asseoir, se lever, les maux insensés que lui provoquent ses jambes... et tout, tout le reste.

Une fois encore, il me dit qu'il en a marre, qu'il veut partir, qu'il voudrait un fusil pour se tirer une balle dans la tête, en finir au plus vite... je le vois, je le sens désespéré au bord du sanglot.

Comment et quand son supplice, son calvaire infernal finira-t-il ?

À quatorze heures déjà, il reprend ses maux de tête. Je lui renouvelle son eau glacée dans une petite cuvette qu'il garde tout près de lui et il se met des gants mouillés sur le crâne... il est à bout... il me dit qu'il est trop mal... il ne parviendra pas à dormir, tout juste à somnoler.

Il m'a signalé qu'il ne peut plus se relever dans les toilettes malgré la barre de relevage que nous avions fait mettre aux toilettes. J'appelle nos amis et il vient dès sa sortie du boulot avec son frère. Je suis vraiment heureuse. Ils m'installent aussitôt la deuxième barre de relevage que nous avions en attente au garage.

Voilà, ainsi je n'aurai plus ce souci... il me fait si peur d'imaginer le voir chuter dans la maison !

Après le repas du soir, Maurice s'endort à huit heures difficilement... il geint, se plaint dans son sommeil puis à vingt-deux heures trente il se prend à avoir très froid... c'est ainsi depuis l'accentuation du mal. Je le recouvre de trois couvertures polaires et vérifie les radiateurs.

Il se rendort... puisse-t-il dormir sans trop de peine... moi, je veille jusqu'à minuit pour sa prise de morphine où je dois le réveiller... j'écris.

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Published by Dana LANG, CONTEUR AUTEUR CREATEUR - dans PLUS FORT SOUFFLE LE VENT
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17 avril 2016 7 17 /04 /avril /2016 16:14
SALON DU LIVRE 'CONTES ET LEGENDES' à BOTMEUR
SALON DU LIVRE 'CONTES ET LEGENDES' à BOTMEUR

Hylo tudoù !

Comme chaque année, le Salon du livre Contes et légendes ouvre ses portes aux Grands & Petits, le Dimanche 24 Avril, à Botmeur, petite commune au cœur de ces paysages énigmatiques créés par le brouillard et le chaos granitique, propices au foisonnement des légendes : Les Monts d'Arrée.

De 10h à 18h : Dédicaces d'auteurs, relais de 35 conteurs sur 3 scènes (conte tout public, conte pour enfant et conte en langue bretonne) conférence, ateliers d'écriture et d'illustration, balade contée, courts métrages, stands associatifs, balade en calèche, marché de Pays, repas le midi, crêpes, gâteaux, Barbapapa !

Une belle journée enchantée au berceau des légendes

Entrée adulte : 3 €

Gratuit pour les enfants

Plus d'infos sur le web : www.yeun-elez.com/salon-contes-et-legendes

Awenn PLOUGOULM

06 60 56 78 07​

02 98 81 47 06

livre.conte@gmail.com



Salon du livre Contes et Légendes

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15 avril 2016 5 15 /04 /avril /2016 18:47
Arrivés par la poste mes merveilleux cadeaux d'anniversaire !
Arrivés par la poste mes merveilleux cadeaux d'anniversaire !Arrivés par la poste mes merveilleux cadeaux d'anniversaire !

Arrivés par la poste mes merveilleux cadeaux d'anniversaire !

PLUS FORT SOUFFLE LE VENT / Dana LANG

Jeudi 14 avril 2016,

Maurice va plus mal, il a souffert de la tête toute la nuit. Julien, l'infirmier passe et le panse correctement... il a retenu la leçon.

Maurice lui recommande de ne jamais le réanimer, de ne pas appeler les pompiers ou le SAMU. Il veut s'en aller au plus vite car personne ne peut plus rien faire sur son état.

Véronique R. me conduit à la boulangerie où j'avais commandé deux pains sans sel.

La journée s'étire très péniblement dominée par les maux de mon époux où il se trouve par deux fois en détresse respiratoire. Il n'en peut plus et parle d'en finir !

Vendredi 15 avril 2016,

Maurice a dormi mais toujours aussi difficilement, malmené par ses difficultés respiratoires et tous ses maux.

Céline arrive pour les soins. Elle s'inquiète vivement de la situation. Elle a peur que le ventre de Maurice s'ouvre sous la pression des œdèmes qui ne cessent de gonfler un peu plus chaque jour. Ses plaies deviennent de plus en plus vilaines... de plus, il est en détresse respiratoire chaque fois qu'il va s'allonger sur le lit. Il ne respire plus et devient violet. Il ne parvient plus à se conduire à la chambre sur ses jambes... la douleur est extrême sur ses genoux martyrisés.

Nous parlons de son état à la cuisine où je suis en train de déjeuner et Maurice voudrait avoir une arme à cette heure. Céline veut être dédouanée en cas de problème majeur. Maurice m'a fait des lettres pour le médecin mais il en fait encore une où il refuse tout acharnement thérapeutique, toute réanimation, il refuse l'arrivée des pompiers et du SAMU, il veut mourir ici à la maison.

Il ne veut plus JAMAIS se retrouver à l'hôpital où les chirurgiens seront encore capables de lui faire une nouvelle double trépanation à vif sans nous demander notre AUTORISATION !

Où est l' HUMANITÉ dans ce monde où l'on est capable de faire vivre à une personne âgée handicapée, atteinte de multi-pathologies gravissimes, tremblant de tous ses membres une telle opération ? À qui l'on attache la tête et à qui l'on met un bandeau dans la bouche pour ne pas hurler et à qui on perce la tête en y faisant deux trous avec une perceuse pendant une heure et demie ! ! ! Et à qui l'on veut remettre ça dix jours plus tard, ce qu'il a refusé obstinément !

Je ne pardonne pas et ne pardonnerai jamais que les médecins se permettent d'utiliser de telles méthodes !

Je vous le demande où est l' HUMANITÉ ?

Faut-il aller voir notre vétérinaire pour obtenir des soins totalement dignes et humains ? ? ?

Maintenant nous en sommes arrivés à sa fin de vie... où il doit encore endurer un véritable supplice, des jours et des jours d'agonie infâme !

Est-ce digne, est-ce humain ? Pourquoi n'avons-nous pas le choix de décider de notre propre mort et de finir dans la dignité ?

N'a-t-il pas eu son compte de souffrance en trente six ans de charcuterie en tous genres ? Opéré pendant plus de trente ans à raison de deux à trois greffes osseuses (30 opérations) dans ses genoux pour finir par une prothèse totale du genou gauche sur des os en lamellés collés, et là-dessus après un mois de crises cardiaques subir un AVC quatre mois plus tard qui lui laissera un caillot gros comme deux pouces !

Et du même coup fini la pose d'une prothèse totale au genou droit.

Auparavant sur les interventions chirurgicales il a subi deux embolies pulmonaires et il a fait un infarctus sur la nouvelle de la perte de son procès pour son accident de ski... il aura été opéré au total soixante fois ! ! !

Depuis toutes ces dures années, la suite a été pire encore... où je raconte notre descente aux enfers dans 'Docteurs, vous m'avez tué !' livre que je recommande au monde médical, spécialistes, médecins, infirmiers, soignants et accompagnants en fin de vie.

À présent, Maurice passe son temps dans son fauteuil-lit devant la télévision où le plus souvent il somnole, et bien content s'il parvient à s'endormir... les folles douleurs de la tête reprennent chaque soir à seize heures... il faudra encore augmenter la morphine où nous entrons dans les doses mortelles.

Et je dois une fois de plus tenir la barre au milieu de la pire des tempêtes.

Il fait bien triste aujourd'hui...

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Published by Dana LANG, CONTEUR AUTEUR CREATEUR - dans PLUS FORT SOUFFLE LE VENT
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14 avril 2016 4 14 /04 /avril /2016 00:17
La merveilleuse carte de ma si belle, si douce et si tendre amie Lucette...

La merveilleuse carte de ma si belle, si douce et si tendre amie Lucette...

Le cadeau confectionné par les doigts de fée de Marie-Claude...

Le cadeau confectionné par les doigts de fée de Marie-Claude...

Les soixante-dix roses offertes par Val et Nel, l'orchidée, le Champagne et les chocolats envoyés par Yvan et Sandrine, mes si chers enfants tant aimés...
Les soixante-dix roses offertes par Val et Nel, l'orchidée, le Champagne et les chocolats envoyés par Yvan et Sandrine, mes si chers enfants tant aimés...
Les soixante-dix roses offertes par Val et Nel, l'orchidée, le Champagne et les chocolats envoyés par Yvan et Sandrine, mes si chers enfants tant aimés...

Les soixante-dix roses offertes par Val et Nel, l'orchidée, le Champagne et les chocolats envoyés par Yvan et Sandrine, mes si chers enfants tant aimés...

La si jolie carte de mon amie, Marie-Christine Schwartz, bibliothécaire et responsable du Salon du Livre de Lalouvesc en Ardèche

La si jolie carte de mon amie, Marie-Christine Schwartz, bibliothécaire et responsable du Salon du Livre de Lalouvesc en Ardèche

PLUS FORT SOUFFLE LE VENT / Dana LANG

Lundi 11 avril 2016,

Rien ne change, l'état de Maurice se dégrade chaque jour davantage.

Son tour de taille est passé à un mètre quatre-vingt, sa cheville gauche a pris un centimètre de plus et la droite deux centimètres et tout ça en huit jours. Cela devient critique et dramatique. L'infirmière appelle le médecin qui arrive à treize heures.

Il ne sait plus quoi faire... c'est insoluble, il tente par ci, par là pour le soulager. C'est sûr il ne peut pas faire de miracle. Il lui change le forlax (qui est un remède salé) contre un autre produit à prendre trois fois par jour, car la morphine et son augmentation perturbe le fonctionnement de l'intestin et il lui prescrit des bandes de contention pour calmer ses jambes... peut-être des pansements sur une jambe de bois... mais il n'a pas le choix, il faut tout faire pour le soulager et restreindre autant que possible les douleurs... et ce n'est vraiment pas simple car les pathologies sévères de Maurice sont nombreuses et très complexes... et le pire ses maux de tête reprennent le dessus. Il ne cesse de dire : -Quelle vie de merde... ça ce n'est pas la vie... finir comme ça c'est indécent, ignoble !...

La journée superbe nous offre un ciel radieux. Je suis allée cueillir des haies pour nourrir nos biquettes. Aig (Aik, Petit bisou) n'a pas cessé de crier tout le temps qu'elle m'a vue dans cet exercice... elle appelle sa maman chèvre par des cris désespérés !

Mardi 12 avril 2016,

Le jour se lève sur un ciel lumineux sans l'ombre d'un nuage, bercé par une douce chaleur 18° dans l'après-midi, très peu de vent, la mer est belle... superbe ! Des vacanciers flânent et se promènent sur notre route qui mène au petit port pittoresque de Feunteun Aod et dont le chemin côtier invite à une randonnée grandiose jusqu'à la Pointe-du-Raz. Nous constatons ainsi l'arrivée des touristes.

Pour nous, les jours s'étirent dans un long, trop long cauchemar... Maurice va trop mal et l'on ne peut plus rien faire. Il gonfle comme un ballon. Nous nous enfonçons dans un délire de souffrances qui s'accentue malgré les antidouleurs puissants. Et... ses maux de tête remontent sur la morphine... c'est l'horreur. Quand est-ce que son supplice va cesser ? Quel pays arriéré que le nôtre où l'on ne peut pas choisir de finir sa vie dans la dignité !

En attendant, il devient fou de douleur, d'angoisses, de mal-être de trop de tout... trop de problèmes avec son cerveau, trop avec son cœur, trop avec sa respiration, trop avec sa prostate, trop avec ses urines, trop avec son Parkinson, trop avec ses genoux, trop avec ses jambes, trop avec ses œdèmes, trop avec sa peau, trop avec les effets secondaires de la cortisone et de la morphine... trop, trop, c'est beaucoup trop !

Malgré les soins des infirmières matin et soir, je dois le soigner. Il me réclame de la pommade sur ses pieds, ses jambes et ce soir sur son corps. Il n'en peut plus de la gratte avec ses œdèmes et ses plaies menacent d'exploser. Il réclame d'en finir au plus vite !

De mon côté, je dois gérer cette si cruelle impuissance quand j'ai tant de mal à supporter sa souffrance. J'éprouve de l'empathie envers Maurice et je le soulage comme je le peux même avec si peu de moyens, tant de douleurs et peu de mobilité. Je fais de mon mieux quand nous voilà revenu à revivre l'absurdité de 2009, mais cette fois non pour une overdose médicamenteuse sévère, mais pour une vraie fin de vie et en beauté avec le cerveau en prime !

Enfin, je tente de tenir la barre coûte que coûte. Je ne peux plus partir autant que je le voudrais dans mon imaginaire et je peine à écrire longtemps, mon esprit tourné vers les tourments quotidiens de mon époux.

Ce soir après une nouvelle crise, Maurice prend envie d'une fondue et je lui dis : – Pourquoi pas demain ? –Ah, mais oui pour ton anniversaire !... s'écrie-t-il.

Donc, il me faudra aller en courses demain !

Mercredi 13 avril 2016, jour de mon anniversaire...

Inutile de parler de la nuit atroce passée par Maurice... et son réveil tout aussi perturbé. Nous nous levons à sept heures, déjeunons puis Véronique M. arrive projetée dans notre tourment quotidien... vient alors Céline, l'infirmière qui pratique les soins sur Maurice.

Moi, je suis déjà prête pour aller en courses... et préparer le repas de fête de midi, mais ce matin je n'ai pas les idées en place... je mets ma veste et je vois sortir de la chambre Céline qui court totalement affolée car Maurice en détresse respiratoire ne parvient ni à se relever, ni à s'asseoir, ni à marcher... pour un peu elle me bouscule dans le couloir. Nos infirmières sont jeunes, inexpérimentées aux problèmes que pose une fin de vie extrêmement difficile et elles paniquent vite.

J'ai une grande expérience hélas du cas extrême de mon époux pour toutes les épreuves extra dures que nous avons vécues ensemble... et j'ai dû garder la tête froide dans les pires tempêtes... j'ai connu tant de situations limites avec lui, tant de moments tellement compliqués, inimaginables aux communs des mortels... que les médecins eux-mêmes n'ont pas pu envisager : ce quotidien de cauchemar, d'épouvante minute par minute, heure par heure, jour après jour dans des descentes aux enfers impossibles à saisir, à imaginer.

Il faut lire 'Docteurs, vous m'avez tué !' pour comprendre ce que nous avons vécu... en attendant, ce matin, véronique prend le fauteuil roulant manuel dans sa voiture et roule jusqu'à Primelin lorsque je m'aperçois que je n'ai ni la sacoche, ni ma liste de commissions. Je suis catastrophée, il faut faire demi-tour.

Elle se dirige vers la maison et va chercher la sacoche mais elle ne trouve pas ma liste. J'y vais alors à mon tour et je m'aperçois que je l'avais glissée dans ma poche ! Mince alors... tout démarre mal ce matin. Je suis excitée, si ça se trouve j'ai une tension affreuse !

Bon, nous finissons par nous trouver devant le magasin et Véronique sort le fauteuil manuel, saisit le caddy pour handicapé, ce qui est vraiment précieux car je peux le pousser pendant qu'elle me pousse !

Et ainsi je fais mes courses avec l'aide de Véronique : – Eh bien, me dit-elle... il faut le vivre !

À la caisse elle range les produits dans les deux sacs cependant que je m'occupe de régler la note. Vers sa voiture, elle introduit les sacs à l'intérieur puis le fauteuil replié et elle roule jusqu'à la maison. Ouf !... Nous rentrons et nous rangeons les courses.

Maurice veut râper le fromage, il commence mais Véronique doit prendre la relève. Elle dresse la table dans la salle à manger car nous avons invité des amis. Le repas sera vite fait avec des champignons à la Grecque achetés tous prêts, la fondue savoyarde améliorée de trompettes de la mort et une fameuse tarte aux fraises.

Durant ce temps, je fais des tonnes de bêtises, laisse tomber des objets... bref, la routine... en en plus ce n'est pas mon jour !

Nos amis arrivent avec un superbe cadeau confectionné par Marie-Claude et Marc un sac pour nos poules, leur visite requinque un peu Maurice... célébrer simplement mon anniversaire, discuter lui redonne un peu de baume au cœur.

Nous commençons par l'entrée et voilà que l'on sonne à la porte... deux énormes colis franchissent le seuil de la maison et nous sommes impressionnés par la grosseur et la hauteur des paquets, j'ai hâte de les ouvrir !

Nous attendrons le gâteau et le Champagne. Nous passons à la fondue puis au dessert avec sept bougies comme il se doit... nous sommes illuminés par ce moment magique où en ouvrant le premier paquet je reçois soixante-dix roses multicolores de ma fille et de ma belle-fille, puis au second paquet nous découvrons une superbe orchidée, une bouteille de Champagne et des chocolats de chez Fauchon de la part de mon fils et de ma belle-fille ! Je suis aux anges, heureuse et bouleversée par de telles attentions de la part de mes enfants... mais je les connais bien et nous nous aimons si forts tous ensemble avec mes trois enfants et leurs compagnes, trois petits enfants-cinq avec leurs compagnes et notre arrière petit-fils, Louka... une famille FORMIDABLE !

Maurice faiblit et regagne son lit pas si loin de nous. Nos amis se retirent à quinze heures. L'infirmière revient à seize trente puis à dix-sept heures deux jeunes gens viennent nous acheter le rétro projecteur. Doucement, nous nous débarrassons de ce que dont je n'aurai pas l'utilité ou ce dont je ne pourrai plus me servir une fois seule... et Maurice tient à ce que je m'achète le fauteuil électrique pliable en forme de valise si pratique pour mon autonomie.

Sur ce, mon amie Éliane franchit la porte avec un gros hortensia dans les bras en me souhaitant un bon anniversaire et nous nous embrassons fort, très fort. Elle demeure un moment à discuter autour d'un café et Maurice se joint un petit moment à nous.

Je suis très fatiguée par cette journée, j'ai été très affairée ce matin et aussi cet après-midi interrompue dans une crise d'asthénie par les visites. Je n'ai pas pu me lever pour donner un trombone à l'infirmière, impossible de me lever.

Après le repas du soir, j'ai enfin pu ouvrir mon courriel pour répondre à tous les messages de mes amies et amis qui ont illuminés ma journée.

Moments magiques avec ma merveilleuse amie Lucette qui m'a écrit une magnifique carte d'anniversaire avec un mot comme à chaque fois si beau, si plein d'amour et d'admiration. Ah, ma tendre Lucette comme tu es loin de moi... mais l'essentiel n'est-il pas visible qu' avec le cœur.

Ma douce amie Véronique Pacaud-auteure m'a elle aussi envoyé un mot plein de tendresse.

Instants magiques encore avec tous mes amis Serge Sommer-auteur compositeur, Évelyne, Thaïs-illustratrice, Lucile Gauchers-auteure, Jeanne, Marina Ferreira-sa famille-le bureau de son association Marina, notre combat, Cindy-une fan, Anele Éléna, Marielle-commerçante, Jugurtha, Martine, Nadia Bergougnoux-Zékri-auteure, Corinne et tous ceux que j'oublie m'ont manifesté leur soutien et leurs vœux en cette journée du 13 avril 2016 où je fête, je n'ose pas le dire, mes soixante-dix ans... ce que je ne crois pas une minute !

Tout comme les Garennes, les faisans sont légion dans la lande, nos prés et nos jardins...
Tout comme les Garennes, les faisans sont légion dans la lande, nos prés et nos jardins...Tout comme les Garennes, les faisans sont légion dans la lande, nos prés et nos jardins...

Tout comme les Garennes, les faisans sont légion dans la lande, nos prés et nos jardins...

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10 avril 2016 7 10 /04 /avril /2016 19:21
PLUS FORT SOUFFLE LE VENT / Dana LANG
PLUS FORT SOUFFLE LE VENT / Dana LANG

Jeudi 7 avril 2016,

Maurice a dormi et en ressent quelques bienfaits qui ne durent pas longtemps comme tous les jours. La journée s'étire bien péniblement.

Dans l'après-midi nous recevons la visite de notre amie Éliane. Pierre est à l'hôpital depuis deux jours. Nous restons un moment à discuter autour d'un café.

Maurice épuisé dîne à dix-huit heures et s'endort juste après le repas. Il fait très beau, la mer est bleue et le vent bien frais.

Vendredi 8 avril 2016,

Je veille jusqu'à trois heures trente du matin... Maurice ne ferme pas l'œil de la nuit... énervé, il se bat avec le son éteint de la télévision qu'il ne parvient pas à remettre. Il est mal et ne trouve aucun repos... au matin, je le trouve à la cuisine dans un très mauvais état.

Il a encore gonflé voire doublé de volume... il n'en peut plus et ne cesse de dire : ­-J'en ai marre, ce n'est plus une vie !

C'est vrai, où se trouve la dignité dans une fin de vie où l'on doit en baver des ronds de flan jusqu'à la toute dernière extrémité ?

Il voudrait être en Belgique ou en Suisse pour en terminer proprement. En attendant supplicié il aborde une descente aux enfers plus dure de jour en jour ! Il prend ses antidouleurs à heure fixe mais cela ne règle pas tout, certaines douleurs ne sont pas couvertes et que fait-on pour la douleur psychique ?

Alors que nous sommes tous les deux à bord dans cette barque à la dérive. Il n'a rien dormi non plus de la journée, ce soir totalement épuisé il prend de l'euphytose qu'il m'a fait cherché à la pharmacie ce matin en toute urgence.

Finalement après le repas à dix-huit heures, exténué il finit par trouver le sommeil... pas trop tôt ! Il faut dire que depuis des jours et jours c'est ainsi... il ne parvient à trouver le repos qu' en dormant de manière très épisodique.

J'ai beaucoup travaillé hier soir et dans la nuit... j'ai fait pas mal de rangement dans mes dossiers et j'ai avancé pour le concours avant le 16 avril et du coup, il a pu partir tout de suite ce matin.

Le temps aujourd'hui fut très médiocre et ce soir le crachin tombe doucement. Il fait jour encore à vingt heures trente, nos animaux ne sont pas couchés.

Samedi 9 avril 2016,

Maurice s'enlise... chaque jour un peu plus fort... aujourd'hui plus rien ne va.

Céline et Caroline, les infirmières sont catastrophées par son état désastreux. Mais que peut-on faire quand il n'y a plus rien à faire ?

Le pire c'est qu'il reprend des maux de tête carabinés. Il se plaint de ne plus pouvoir respirer. De plus, il a la nausée, des crises de maux d'estomac, mal au pancréas, sa tension ce matin est à 19 et ainsi de suite...

Céline me dit qu'elle va appeler le médecin. Je lui réponds que le médecin après une semaine de vacances nous a promis de passer donc, lundi il va le faire. Cependant, elle préfère lui téléphoner.

En attendant, Maurice demeure dans son fauteuil-lit très mal en point. Il a d'énormes difficultés sur ses jambes. André, notre voisin et ami passe le voir... il réalise que cela va très mal... c'est dur.

Moi, ce matin après mes soins de dos, de pieds et de jambes, je fais la vaisselle d'hier soir, puis je commence à préparer le repas... aujourd'hui six tomates, trois poivrons et quatre courgettes rondes farcies. J'en fabrique un grand plat, ce qui fera pour demain et une partie que je glisse au congélateur. Je confectionne également une savoureuse salade de fruits... Maurice adore. Il aime car il n'est pas obligé d'éplucher les fruits avec ses tremblements effrénés. Je prépare aussi une salade de betteraves. J'assaisonne bien tous ces plats en persil frais (j'ai lu que les infusions de persil réduisent les œdèmes).

Quand il passe à table à midi et je le trouve très pâle avec le teint cireux... pire que d'habitude. Il mange mais son énorme appétit a baissé. Puis trop mal assis sur une chaise, il va vite se remettre au lit.

De mon côté, je range, fais la vaisselle, puis je vais couper des haies de fusain pour mes petites biquettes... je suis exténuée mais je dois m'y rendre ainsi demain je serai tranquille.

Lorsque je reviens de ma cueillette, Pierre est à la maison venu prendre des nouvelles de Maurice. Je n'en peux plus de toutes ces tâches entreprises ce matin, je dois me reposer. Je souffre de partout... moi aussi, je serai bien sur un lit. Au lieu de ça, je réponds à mes courriels abondants... et je poursuis mon travail sur l'ordinateur.

La journée s'achève doucement... Maurice dort près de moi cependant que je regarde un film à la télévision. Cela me repose mais je suis totalement épuisée, je commence à m'endormir.

Je pars me coucher laissant Maurice accablé dans son fauteuil-lit. Va-t-il dormir cette nuit ?

Dimanche 10 avril 2016,

Encore une nuit impossible pour lui, un cauchemar ! Lorsque je me lève, je le trouve déjà à la cuisine. Nous déjeunons puis arrive Céline, l'infirmière pour les soins quotidiens. Il a 17,9 de tension. Elle passe beaucoup de temps à le panser. Il va si mal ! Puis, elle prépare son pilulier.

Il pleut fort ce matin avec un grand coup de vent revenu dans la nuit. Il siffle de toutes ses forces dans la lande. Nos biquettes restent à l'abri dans leur cabane, elles détestent la pluie. Dès que la grosse averse cesse elles rognent l'écorce des piquets de leur enclos et s'acharnent à finir les branches de haie de fusain que je leur ai apporté hier... demain, je devrai recommencer. Ce qu'elles peuvent manger ! Ce sont des déchetteries à elles seules.

Les poules quant à elles se régalent des restes de table et les épluchures de toutes sortes. Elles aussi participent à l'écologie. En tout cas, leurs œufs sont plus que fameux avec un jaune crémeux à souhait et d'une couleur orange sans égale... un vrai régal ! La 'Dondon' nous réserve des œufs doubles. Elle en a pondu sept depuis la reprise récente de la ponte. Je les réserve pour les œufs à la coque... un véritable délice ! Dernièrement j'ai lu que ces œufs là sont quatre fois plus nourrissant que ceux du commerce venus des élevages en batterie et même les fameux bio ne sont pas aussi bons puisque dans ces batteries on soulève simplement un plancher et les poules grattent là dans la terre. Tu parles d'une vision écologique ! Bref, je suis bien contente d'avoir ces trois poules heureuses de vivre.

La journée se passe... mal ! Le repas tout prêt d'hier nous a suffi. Maurice se traîne dans un état épouvantable. Il a encore enflé de partout. Il n'est plus qu'une boule d'eau qui se déplace très difficilement sur une canne dans la maison.

Ce dimanche matin des personnes sont passées lui racheter ses moulinets de pêche. Il a hâte de se débarrasser de tout.

Puis il reprend sa place comme chaque jour et nuit dans son fauteuil-lit au salon. Il se plaint, me dit qu'il en a marre de sa situation extrême. Ses maux de tête remontent sur la morphine, c'est très inquiétant.

Épuisée par les douleurs, je vais faire la sieste, je n'arrive à rien faire de bon. Céline arrive pour les soins du soir et cela me réveille à seize heures trente.

Je demeure sur l'ordinateur jusqu'au repas et Maurice tente de s'apaiser voire de dormir. Nous passons à table, il souffre de tous les maux, c'est intenable pour lui et difficile pour moi de le voir descendre ainsi plus bas chaque jour... jusqu'à quel degré de douleur devra-t-il supporter cela ? Maurice vit désespéré de se voir acculer à de telles souffrances... et moi, je dois chaque jour gérer cette foutue impuissance devant l'inéluctable.

Quand est-ce que et comment cela finira-t-il ?

Ce soir, le temps s'est remis au beau fixe. Vingt heures et le ciel s'offre totalement dégagé de ses vilains nuages sans plus un seul brin de vent, sans pluie... un temps parfaitement calme et magnifique à vingt heures.

Pourtant depuis cette nuit le vent enrageait et la mer était grosse et voilà que soudain tout rit... les oiseaux pépient à qui mieux mieux, et les faisans font entendre leur cri étrange et métallique dans la lande jusque dans nos jardins...

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10 avril 2016 7 10 /04 /avril /2016 09:41
GUERRE ET ENFANT / Joao P.C. FURTADO, notre ambassadeur de la Paix (BRESIL)

GUERRE ET ENFANT

Sept ans mâle
Nationalité Terre
Avait un vieux pneu
Destination aller à l'école
nom de l'enfant
Je ne savais pas, mais c’était la guerre
recrues nécessaires
rien de difficile
Il suffisait de changer son jouet
Ils ont échangé
Le vieux pneu
Pour un fusil de chasse
Il était nouveau brillant
Il est sorti et a jeté
Tir ... il a vu du sang
Il ne croyait pas
Il souleva
Il est venu
C’ était une fille
"Elle fait semblant
Est elle morte "
Pourquoi ne bouge t’elle pas ?
désespéré il cria
Touchée à la poitrine
Elle ne bouge pas
Elle ne bouge pas
Il sentit un impact
La force fait retraite
Aucune douleur
Je voyais le sang sortir
il a essayé de couvrir
Quel jeu était-ce?

Abattue

Plus de fille elle est morte
Et il ne sentait plus rien
Décédée ... ENFANT!
Quelle est la fin de la FIN?

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8 avril 2016 5 08 /04 /avril /2016 19:44
CONTES EN BAIE DU MONT-SAINT-MICHEL / "Et si la Baie m'était contée" avec le conteur Jean-Pierre MATHIAS
CONTES EN BAIE DU MONT-SAINT-MICHEL / "Et si la Baie m'était contée" avec le conteur Jean-Pierre MATHIAS
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7 avril 2016 4 07 /04 /avril /2016 17:18
LE SPORT COMME OUTIL DE PAIX / Joël BOUZOU, notre ambassadeur pour la PAIX (FRANCE)
LE SPORT COMME OUTIL DE PAIX / Joël BOUZOU, notre ambassadeur pour la PAIX (FRANCE)LE SPORT COMME OUTIL DE PAIX / Joël BOUZOU, notre ambassadeur pour la PAIX (FRANCE)
LE SPORT COMME OUTIL DE PAIX / Joël BOUZOU, notre ambassadeur pour la PAIX (FRANCE)
LE SPORT COMME OUTIL DE PAIX / Joël BOUZOU, notre ambassadeur pour la PAIX (FRANCE)

il y a la semaine, le monde est réveillé avec des nouvelles dévastatrices: une explosion mortelle en Belgique a laissé 35 morts et 270 blessés. Trois jours plus tard, 32 personnes, parmi eux beaucoup de jeunes garçons, ont été victimes d'un attentat suicide lors d'une cérémonie de trophée après un tournoi de football en Irak. Le niveau horrible de violence me submerge avec son immédiateté.

Aujourd'hui encore, je suis indigné et profondément attristé par ces actes de violence insensés contre des civils innocents. Alors que nous pleurons pour la Belgique et l'Irak, mes pensées et la solidarité sont avec toutes les victimes du terrorisme et des conflits partout dans le monde: en Turquie, en Birmanie, au Liban, en France, au Nigeria et ailleurs. Pourtant, je vous écris ici à la question de savoir s'il est possible de briser ces cercles de violence partout dans le monde. En outre, je tiens à indiquer s'il est possible d'arrêter de partager le même sentiment de haine qui semble prévaloir dans nos sociétés.

Les récents attentats terroristes brisé les notions des gens de ce qui constitue comme un endroit sûr. Les écoles, les restaurants, les supermarchés, les stades et les lieux de la vie quotidienne ont été la cible d'attaques terroristes insidieuses. Cependant, le spectre du terrorisme est également un effet psychologique paralysant sur notre société. La peur et la menace du terrorisme est livré avec une dose de haine et d'intolérance qui ne cesse de l'alimentation de ces cycles de violence.

À la suite de l'attaque terroriste, le Royal Belgique Football Association a déclaré avec tristesse, "Le football est pas important aujourd'hui". Cette annonce intervient quelques jours seulement après le derby d'Istanbul entre Galatasaray et Fenerbahçe a été annulée en raison de problèmes de sécurité. En revanche, Didier Deschamps a appelé son équipe à "aller de l'avant», comme ils se préparent à faire un retour émotionnel au Stade de France.

Aujourd'hui, je ne suis pas en train d'écrire les réponses à répondre sur la façon dont le sport devrait réagir face à une attaque terroriste. Ni de dire aux gens qu'ils ne doivent pas craindre d'assister à des matchs de sport. Pourtant, aujourd'hui, je tiens à exprimer qu'il est temps de mettre en place des actions durables qui sont capables de transformer les sentiments de haine, la tristesse et la tristesse dans la tolérance, le dialogue et la compréhension. En tant que président de Peace and Sport, une organisation qui promeut les valeurs du sport pour éduquer les jeunes générations et contribuer à favoriser la stabilité sociale, la réconciliation et le dialogue entre les communautés, je crois que le sport est un outil efficace de contrer les récits de la haine et de la méfiance. Par ailleurs, le sport et la société civile a le potentiel de contribuer à arrêter les cycles de violence.

D'une part, le sport est une force majeure dans l'élimination de l'égalité et les barrières multiculturelles et peut construire des ponts à travers les lignes qui pourraient autrement diviser par des récits de haine. Le sport peut servir d'outil pour faire avancer les processus de développement et de consolidation de la paix sociale. Comme James Stibbs, responsable de la communication pour le sport et les loisirs Alliance des revendications de la Grande-Bretagne, le sport "reflètent bon nombre des valeurs que la société civile exige: l'équité, l'égalité, aspiration, espoir". Par conséquent, le sport peut être utilisé comme un outil pour résister au terrorisme et à la haine dans une société. En outre, la société civile a la responsabilité et la capacité de permettre à nos ressources en capital et matérielles humaines; faire pression sur les décideurs et les dirigeants politiques à unir afin que nous puissions aller de l'avant à partir de la culture de la violence à une culture de dialogue, d'engagement et de la paix.

projets de sport se sont révélés être un outil puissant pour le changement social et consolidation de la paix, alors je me demande pourquoi les dirigeants sont résilients de favoriser des initiatives de sport, en particulier dans les zones marginalisées et les banlieues. Est-ce une question d'argent et des fonds? Peut-être, il est question de ne pas comprendre les avantages de la promotion du sport au sein de la société. De mon point de vue, je crois que le sport est capable de transformer les cycles de violence dans l'environnement plus tolérant. Maintenant, plus que jamais le temps pour les deux, la société civile et les dirigeants à assumer la responsabilité de mettre fin à des récits de haine.

Je crois que la Journée internationale du sport pour le développement et la paix, le 6 Avril est une occasion parfaite de se réunir pour un dialogue constructif. Cette journée met l'accent sur le rôle que le sport peut jouer dans la réalisation de progrès et de changement durable. Il est un jour qui met en évidence les valeurs, les sentiments et les émotions que notre société est beaucoup plus besoin de. J'espère que vous rejoindrez les actions extraordinaires qui auront lieu à Monaco et dans les différents pays des 27 Mars jusqu'au 17 Avril.

Aujourd'hui plus que jamais, il est temps pour la réflexion et de soutenir tous les efforts visant à favoriser le dialogue, la résilience des communautés et de l'intégration.

Joël BOUZOU, ambassadeur de la Paix
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Présentation

  • : Dana LANG, artiste Internationale, conteuse aux plumes de Sioux, citoyenne du monde, auteure Fantasy, poète, lauréate de 59 Prix Littéraires Internationaux, éditrice, ambassadrice de la PAIX, membre SACD, UERAA, AEB, World Académy of Arts and Culture and World Congress Poets, ...
  • Dana LANG, artiste Internationale, conteuse aux plumes de Sioux, citoyenne du monde, auteure Fantasy, poète, lauréate de 59 Prix Littéraires Internationaux, éditrice, ambassadrice de la PAIX, membre SACD, UERAA, AEB, World Académy of Arts and Culture and World Congress Poets, ...
  • : *1979-1989, bibliothécaire jeunesse en banlieue lyonnaise (Vénissieux) où elle conte déjà trois fois par semaine. Les classes s'inscrivent sur des listes d'attente. *1989-2002, conteuse professionnelle internationale (artiste, durant 12 ans intermittente du spectacle / Cie du Soleil Noir). Elle conte dans les écoles, collèges, lycées, bibliothèques, médiathèques, salles de spectacle, théâtres, festivals... etc... *1991, fondatrice d'une Maison du Conte 'La Biche au Bois' au Cergne (42-Loire). Elle reçoit 20 000 scolaires en attractions contées sur les terres d'Anne de Beaujeu dans les Monts du Haut-Beaujolais, et organise un Festival du Conte et des Conteurs en Forêt et en Cabarets «Flèches des Fées» pendant cinq ans. Elle conte avec divers musiciens dont Tenzin Gonpo artiste Tibétain qui l'accompagne aux instruments et à la voix. Elle parraine un enfant tibétain durant plusieurs années. *1994, sociétaire des Auteurs et Compositeurs Dramatiques. Elle participe à divers festivals... *Avril 1998, elle conte dans les écoles françaises, Instituts, hôtels, villages pour le Festival International des Conteurs Francophones à Abidjan en Côte d'Ivoire. *2003, auteure, poète, en situation de handicap, elle poursuit en écrivant toute son Œuvre. Elle réécrit ses contes adaptés pour la scène (120 contes) et écrit de très nombreux ouvrages dont des contes merveilleux et fantastique, un récit autobiographique ' Les Sanglots du Vent' ; une trilogie Fantasy ' Les 3 Héritiers de la Clef des 7 Mondes' (t.1 : La Dragonne et l'Œuf d'Or Sacré ; t.2 : Éloïse et le Commandeur du Temps ; t.3 à paraître) ; des témoignages de vie ' Docteurs, vous m'avez tué ! ' suite à paraître : ' La Danse de la Méduse ', ' L'Arbre d'Or ', 'La Fuite du Temps', 'La Maison du bout... de la Terre', 'Plus fort souffle le vent', 'Un Radeau dans le Ciel'… un recueil de prose poétique de 7 livrets ' Puisque tu vis, Philippe', une suite de nouvelles et de prose poétique 'À l'Aube d'un Jour' et un livret de pamphlets (prose insurrectionnelle : 'Je vous écris, Frères Humains', ... *2011, à la création de la Maison du Conte, de l'Illustration et de l' Édition Fantastique ' LA FONTAINE AUX FÉES ' édite dix de ses livres (sur plus de 30) et avec son époux Maurice JANIN, architecte d'exécution (en situation de handicap), fréquente les Salons du Livre de Rhône-Alpes, Auvergne, Bourgogne, Yonne, Paca chaque week-end durant deux ans. Sur le Salon du Livre de Lorette (42-Loire), elle rencontre Michel COUROT, Dico d'Or, grand gagnant de la Dictée de Bernard Pivot en 1995. Il deviendra son relecteur et son très grand ami. En avril 2011, elle écrit un conte merveilleux : Flora, Pipi et Scratch, la sorcière. *2012, sociétaire des Arts et des Lettres de France, membre du bureau de l' UERA A (Union des Écrivains de Rhône-Alpes-Auvergne), ambassadrice du Cercle des Ambassadeurs Universels de la Paix, 'La Fontaine aux Fées' édite 'Le Grand Livre de Marina' de Marina FERREIRA et ' Le Monde de Lucas ' de Didier POUDIÈRE. *13 octobre 2013, elle est nommée Membre de la World Académy of Arts and Culture and World Congress of Poets. *Le 18 mai 2014, elle parraine le 1er Festival du Livre et de l'Illustration Jeunesse «Les P'Tits Z'Amis de Marina » à Saint-Didier-de-Formans dans l'Ain (01). *13 Juillet 2014, après avoir vécu deux ans dans le village natal de son père en Alsace près de Bâle et de très longues années en région lyonnaise, elle vit désormais à Plogoff dans le Finistère et devient Membre de l'Association des Écrivains Bretons (AEB). Elle écrit et publie un nouveau conte ' La Fontaine de la Mer Feunteun Aod '. *Décembre 2014, elle collabore au Festival International du Conte de Guillaume ÉKOUMÉ, au Cameroun. Elle écrit un nouveau conte 'Max, le Petit Sorcier'. *Février 2015, elle écrit un conte 'Louka, le Petit Loup de Brocéliande' dédié à son arrière petit-fils, Louka né le 5 février 2015. *23 avril 2015, elle écrit 'Le Dragon de Pors Loubous', un conte fantastique. Fin juillet, par son épouse Danyèle, elle apprend dans une profonde tristesse le décès de son indéfectible ami, Michel COUROT. *20 décembre 2015, elle conte 'Plume de Corbeau' au théâtre Georges Madec à Esquibien pour les enfants des écoles et leurs parents. *de septembre 2013 à ce jour, elle devient lauréate de 59 distinctions Littéraires Internationales (Trophées, Mérites, Médailles, Prix, Mentions...) décernés par 14 concours Littéraires Internationaux. *2015-2016, elle recherche un Éditeur sérieux pour lui reprendre toute son Oeuvre. *En 2015, elle est invitée à Sacramento en Californie et à Prague en Tchécoslovaquie du 5 au 10 septembre 2016 par le Président de la World Académy of Arts and Culture and World Congress of Poets où elle ne pourra pas se rendre. *Le 1er février 2016, elle écrit le conte 'Justine et le Pays Contraire'. *Février 2016, elle s'inscrit dans les Salons Festivals du Livre en Bretagne qu'elle espère honorer de sa présence... le 24 avril 2016, elle se rend au Salon du Livre de Botmeur (Finistère) où elle conte et dédicace... En juin 2016, elle écrit le conte 'Kaoura, la Princesse aux Sept Dragons'... en 2017 'La Princesse aux Mensonges', 'L'Œil du Dragon'... et autres...
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