Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
31 juillet 2017 1 31 /07 /juillet /2017 19:19
TROPHEE John Ronald TOLKIEN / TROPHEE LITTERAIRE attribué à Dana LANG par le CEPAL

2017 / annonce de Dana LANG, conteuse professionnelle, auteure, poète, ...

Après

1/ la troisième Mention d'excellence des Poésiades de Bayonne pour le texte de poésie libre 'Sous les Balles' en 2017, 'Ils se noient... là' en 2016, et 'Puisque tu vis, Philippe' en 2015,

2/ la Mention Prix Littéraire du Grand-Prix du Jury de Petite-Camargue pour mes textes de poésie libre et de poésie libre libérée où j'ai déjà obtenu le Prix Edmond Rostand en 2014, le Prix Paul Éluard en 2015, le Prix Paul Valéry en 2016,

3/ après le Trophée le Lauzun de Bronze remis par Pierre Bellemare pour mon conte 'La Princesse aux Mensonges',

4/ j'apprends aujourd'hui, le 27 juin 2017, la nouvelle dont j'avais toujours rêvée en écrivant (dans le lit à la suite d'une troisième crise évolutive) ma saga fantastique (Héroic Fantasy) en trois volumes 'Les 3 Héritiers de la Clef des Sept mondes' (T1: La Dragonne et l'Œuf d'Or Sacré, T2 : Éloïse et le Commandeur du Temps', T3 : Atlantis et la Licorne Noire) que le CEPAL vient de m'attribuer le Trophée John Ronald TOLKIEN, trophée qui me sera remis le dimanche 10 septembre à Thionville (57), après le Prix des Frères Grimm en 2013, le Trophée ANDERSEN et le Trophée HOMÈRE en 2015.

WAOUH, que du bonheur ! Ce qui porte mon palmarès à 55 Trophées, Mérites, Médailles, Prix et Mentions Littéraires Internationaux de septembre 2013 à ce jour !

Repost 0
Published by Dana LANG, CONTEUR AUTEUR CREATEUR
commenter cet article
31 juillet 2017 1 31 /07 /juillet /2017 19:01
LE BOUFFEUR DE VIE / Dana LANG, conteuse aux plumes de Sioux, artiste internationale, auteure de romans fantastique (Héroic-Fantasy), poète insurrectionnelle, ambassadeure de la Paix,...
LE BOUFFEUR DE VIE / Dana LANG, conteuse aux plumes de Sioux, artiste internationale, auteure de romans fantastique (Héroic-Fantasy), poète insurrectionnelle, ambassadeure de la Paix,...

Lundi 31 juillet 2017... je perds le moral !

 

Il s'est endormi en me disant qu'il est monté sur le tracteur et qu'il recommencera demain !

Vers une heure du matin je l'entends crier et gémir. Je me lève... il se plaint d'être talé et il a mal dans tout le corps... je lui donne un doliprane mais il va se plaindre ainsi jusqu'à trois heures et demi.

Je retourne dans mon lit vers quatre heures jusqu'au matin où il m'a appelée pour connaître l'heure et le passage de l'infirmière. Je dors jusqu'à huit heures.

Le bureau m'appelle pour me donner des changements au niveau des auxiliaires de vie pour la journée, l'une viendra deux heures ce matin et l'autre deux heures ce soir.

À neuf heures c'est Annie qui prend son service. Je suis contente de la voir car la maison est un peu sens dessus-dessous. Maurice demeure confus pour la journée.

J'ai entendu les pas de l'infirmière à sept heures et la voilà de retour à dix heures quarante-cinq. Comme à son habitude, elle prend soin de lui avec une très grande douceur. Maurice demeure dans la confusion. Il me dit que nous partons tout de suite vers les enfants... il voit une pomme rouler sur la table... il a des hallucinations.

Nous déjeunons. Puis nous nous endormons devant la télévision. Véronique prend son service à seize heures. Elle étend deux lessives et repasse. Puis elle vient m'aider un petit moment à cueillir du fusain pour mes biquettes. Pendant ce temps notre voisin et ami passe rendre une petite visite à Maurice.

L'infirmière repasse à dix-huit heures. Puis nous soupons. Je fais manger Maurice... il a fait déborder la baignoire et a marché dedans hier après-midi, me déclare-t-il tout de go !

Chaque jour un peu plus, Je perds le moral de le voir ainsi. Je veux rentrer plus près des enfants car je ne sais pas ce que je vais devenir... je me sens si mal et que ferai-je avec lui dans cet état ?

LE BOUFFEUR DE VIE / Dana LANG, conteuse aux plumes de Sioux, artiste internationale, auteure de romans fantastique (Héroic-Fantasy), poète insurrectionnelle, ambassadeure de la Paix,...
LE BOUFFEUR DE VIE / Dana LANG, conteuse aux plumes de Sioux, artiste internationale, auteure de romans fantastique (Héroic-Fantasy), poète insurrectionnelle, ambassadeure de la Paix,...

Dimanche 30 juillet 2017... où sont mes chaussures ! ...

 

Maurice m'a réclamé par trois fois les clefs de contact... il s'imagine toujours pouvoir rouler et partir. Il s'est plaint et a gémi jusque vers vingt-trois heures où je me suis couchée. À six heures il me réveille par sa toux et ses crises d'étouffement... puis à sept heures il m'appelle pour me demander l'heure, et bien entendu il a faim... je lui sers ses petits pains, je lui dis d'attendre l'infirmière qui sera là à sept heures et je retourne me coucher.

Je me lève à huit heures, je m'approche de Maurice qui mange ses petits pains et me réclame ses chaussures. Je lui annonce que j'ai encore trop sommeil et je vais retourner au lit, après tout c'est dimanche et tout est prêt pour midi. Mais d'un seul coup, je repense que G. doit repasser ce matin à cause de nouveaux problèmes sur mon ordinateur. Du coup je déjeune, je fais la vaisselle, je me prépare et j'étends une lessive, en fais tourner une autre.

Il frappe à la porte vers dix heures trente. Lorsque j'ouvre l'ordinateur le problème d'hier à disparu... enfin j'ai une autre alarme sur mes images à introduire sur mon site... il me répare tout... c'est tout bête, mais je n'explore pas assez les fonctions de cet appareil ayant toujours peur de faire une bêtise. Voilà, c'est fait et je peux travailler sans être bloquée... merci G., très gentil à toi.

L'infirmière arrive juste lorsqu'il part. Elle soigne Maurice avec un dévouement incroyable, une douceur et une conscience professionnelle qui l'honore. Maurice n'a jamais été briqué de cette façon là. Elle le rase, lui fait les ongles, enfin elle passe partout. Ce que j'apprécie le plus c'est qu' elle prend le temps de le raser au lieu de le disputer parce qu'un jour il n'a plus la force de se raser lui-même... quand on sait comme il tremble et que l'on connaît son état d'épuisement !

Nous déjeunons à treize heures. Puis Maurice somnole et s'endort. Vers quatorze heures je veux regarder Louis, la brocante mais je m'endors. Comme je suis mal, je me lève pour aller sur le lit. Il ouvre un œil et je lui explique où je vais. Il se rendort. À seize heures il me réveille pour me demander l'heure. La pendule est au-dessus de lui mais il ne parvient pas à la lire. Il a hâte de voir l'infirmière.

Elle revient pour ses soins et les miens. Ensuite nous soupons et Maurice s'endort d'un coup, très sereinement.

Les chèvres se sont sauvées de leur enclos par deux fois aujourd'hui. Ces vilaines ont mangé mes fleurs et aussi le petit palmier planté devant la véranda... ah, les affreuses coquines. Et puis je vois Froudenn sauter sur le muretin... oh, la la ! Bon, je les appelle avec du pain dans la main, elles courent comme des flèches et me suivent jusque dans l'enclos. La deuxième fois rebelote elles se précipitent sur les géraniums et sur le cordylis. Je reprends du pain et je les fais rentrer à l'intérieur de leur espace, puis je vais vérifier le grillage... évidemment il y a un trou à mi-hauteur et elles parviennent facilement à s'y introduire malgré le peu de largeur ! Je rebouche ce trou. Elles ne sortent plus. Les lapins de Garenne de toutes les grandeurs batifolent de partout autour de nous.

Le temps s'est enfin délicieusement remis au beau pour la journée.

LE BOUFFEUR DE VIE / Dana LANG, conteuse aux plumes de Sioux, artiste internationale, auteure de romans fantastique (Héroic-Fantasy), poète insurrectionnelle, ambassadeure de la Paix,...
LE BOUFFEUR DE VIE / Dana LANG, conteuse aux plumes de Sioux, artiste internationale, auteure de romans fantastique (Héroic-Fantasy), poète insurrectionnelle, ambassadeure de la Paix,...
Repost 0
Published by Dana LANG, CONTEUR AUTEUR CREATEUR
commenter cet article
29 juillet 2017 6 29 /07 /juillet /2017 19:14
LE BOUFFEUR DE VIE / Dana LANG, conteuse aux plumes de Sioux, artiste internationale, auteure de romans fantastique (Héroic-Fantasy), poète insurrectionnelle, ambassadeure de la Paix,...
LE BOUFFEUR DE VIE / Dana LANG, conteuse aux plumes de Sioux, artiste internationale, auteure de romans fantastique (Héroic-Fantasy), poète insurrectionnelle, ambassadeure de la Paix,...

Samedi 29 juillet 2017... j'ai faim !

Je suis allée me coucher dès que Maurice s'est enfoncé dans le sommeil. Et j'ai dormi jusqu'à cinq heures où j'entends un énorme cri :

J'ai faim !

Je me lève et lui donne deux pains au chocolat et son jus de fruits. Puis je lui dis de me laisser dormir jusqu'à ce que vienne l'infirmière à sept heures... mais à six heures du matin il ne cesse de hurler pour que je me lève. Je finis par me lever avant son arrivée. Il dit que l'on doit emmener les gosses à l'école ! Ça commence bien de bon matin. Des idées noires sur notre devenir me montent à la tête.

Je vais sur l'ordinateur qui m'occasionnent des problèmes depuis hier soir. Il n'ouvre pas mes documents placés sur le disque dur externe... c'est tout mon travail qui est là-dedans !... Et aussi toute ma liste d'ami(es) et de contacts. J'enrage.

Je prépare comme tous les matins deux kiwis que je coupe en rondelles dans un petit bol pour Maurice puis je déjeune. Ensuite je fais la vaisselle et prépare les légumes pour mon plat de midi, filet mignon de porc en ragoût avec des carottes, des pommes de terre et des pruneaux. Je lave, équeute les belles fraises achetées hier et les coupe dans un saladier. Je fais cuire les blancs de poireaux à la vapeur et je lave les légumes pour la soupe.

Je mets mon fricot en route et je passe dans la salle de bains. Je me lave et m'habille comme chaque jour et une fois prête je roule avec mes grandes roulettes jusque chez mes ami(e)s pour demander l'aide de G. pour mon ordinateur. Pierre me dit qu'il vient justement de chez lui et il va l'appeler tout de suite pour me dépanner. Chic, c'est vraiment chic et tellement gentil ! Déjà le voilà à la porte et comme un coup de baguette magique il me répare le problème en un rien de temps ! Comme je suis gourde avec cet appareil ! Je pousse un ouf de soulagement... il y a certaines pannes qui me donne des suées froides.

L'infirmière est passée ce matin et justement elle termine lorsque G., notre ami arrive. Maurice lui me demandait ses chaussures. Il demeure confus dans l'espace temps, aussi il garde des obsessions : il marche, il doit aller aux toilettes, il sort...

Je téléphone à Naïli pour lui parler de notre déménagement. Ça tombe mal il n'a plus de congés, mon fils non plus. Cet après-midi je passe des petites annonces. Pendant ce temps Maurice dort.

Ma fille aînée m'appelle. Elle craint que je ne rencontre que de gros soucis avec notre projet de déménagement. C'est vrai que ça risque bien d'être coton, mais je vais prendre les problèmes les uns après les autres et je parviendrai bien à m'en sortir. Je ne dois pas être faite pour avoir une vie dorée et facile. D'ailleurs il suffit de lire 'Les Sanglots du Vent' (récit autobiographique) pour s'en rendre compte.

LE BOUFFEUR DE VIE / Dana LANG, conteuse aux plumes de Sioux, artiste internationale, auteure de romans fantastique (Héroic-Fantasy), poète insurrectionnelle, ambassadeure de la Paix,...
LE BOUFFEUR DE VIE / Dana LANG, conteuse aux plumes de Sioux, artiste internationale, auteure de romans fantastique (Héroic-Fantasy), poète insurrectionnelle, ambassadeure de la Paix,...
LE BOUFFEUR DE VIE / Dana LANG, conteuse aux plumes de Sioux, artiste internationale, auteure de romans fantastique (Héroic-Fantasy), poète insurrectionnelle, ambassadeure de la Paix,...

LE BOUFFEUR DE VIE

 

Vendredi 28 juillet 2017... 'le bouffeur de vie' !

Sous l'effet des médicaments Maurice s'est endormi à huit heures jusqu'à trois heures du matin. Puis ses quintes de toux interminables et ses étouffements m'ont fait lever. Je lui ai donné son propolis qu'il a dû prendre en plusieurs fois pour réussir de se calmer. Une douleur cardiaque s'en est suivie où je lui ai tendu son natispray. Puis les crises d'étouffements ont repris le dessus et cette fois c'est l'extracteur d'oxygène que j'ai dû remonter à 3 litres. Enfin des maux de tête épouvantables l'ont assaillis... jusqu'au matin où près de lui j'ai passé une nuit blanche et où je n'ai pas pu trouver un doliprane dans la maison !

L'infirmière frappe à sept heures et me trouve occupée à la cuisine. Je lui explique la nuit que nous venons de passer... sans aucun calmant ! Cela me révolte.

Je file à la salle de bains, ainsi lorsque Nelly sera là nous ne perdrons pas de temps... nous devons aller en courses.

Lorsque nous sommes prêtes, nous partons mais je ne suis pas tranquille d'abandonner Maurice ainsi. Nous filons via les magasins. Sur la place nous rencontrons mes amis Jeanne et Pierre. Nous rentrons à onze heures quinze... juste le temps de ranger et voici l'infirmière. Nelly l'aide à soulever Maurice dans son hamac.

Je fais cuire des filets de tacots avec des tomates assaisonnés d'un peu de poivre, de basilic et de curcuma, j'y ajoute des langoustines. Maurice se régale, puis je lui donne une part de tourte au saumon. Ensuite une de ces crèmes protéinées achetées à la pharmacie sur ordonnance. Et pour finir j'ai acheté deux petits gâteaux à la framboise où j'ajoute un jet de crème fouettée... un délice !

Le médecin passe en coup de vent. Il refait son ordonnance. Je lui demande un bon de transport pour retourner dans notre ancienne région, près de nos enfants le plus vite possible. Cela sera fait dans la semaine. Espérons que nous parviendrons à avoir l'accord de la Sécurité Sociale pour un transfert sanitaire.

Cet après-midi il dort. Je dois rentrer les chèvres qui se sont échappées de leur enclos une fois de plus. Cette fois-ci il ne reste que les tiges des fraisiers ! Il faut se rendre à la raison... les fraises nous n'en aurons pas cette année !... J'en ai achetées de très belles aujourd'hui au maraîcher installé devant Leclerc le vendredi et le samedi durant la saison d'été.

Je colmate les trous forcés dans le grillage puis je vais me jeter sur le lit, épuisée ! Je me réveille à dix-sept heures dix et j'ouvre la porte. L'infirmière vient pour effectuer les soins à Maurice qui demeure confus. Je n'ai pas le courage de traîner toute habillée, je me mets en chemise de nuit.

Nous dînons des restes de midi. Ce matin j'ai ôté la peau des langoustines après bien des difficultés. Il prend une crème et un peu de raisin... mais la soirée se présente comme l'inverse de celle d'hier soir... il demeure douloureux. Il se plaint dans un râle continue jusque tard dans la nuit. Je tombe de sommeil... va-t-il dormir cette nuit ?

Il n'a cessé de se plaindre pendant des heures. Nous n'avons aucun médicament sous la main ! J'en parle au médecin et nous constatons que les ajouts de morphine de notre médecin traitant ont été supprimés en soins palliatifs... et du coup il ne reçoit plus les doses ajustées par notre médecin... on ne sait plus à quel saint se vouer.

Bon, Maurice ne s'apaise pas. Il est 22 heures 46 minutes et il gémit toujours.

LE BOUFFEUR DE VIE / Dana LANG, conteuse aux plumes de Sioux, artiste internationale, auteure de romans fantastique (Héroic-Fantasy), poète insurrectionnelle, ambassadeure de la Paix,...
Repost 0
Published by Dana LANG, CONTEUR AUTEUR CREATEUR
commenter cet article
27 juillet 2017 4 27 /07 /juillet /2017 23:35
FAIS-MOI MOURIR ! / Dana LANG, conteuse aux plumes de Sioux, artiste internationale, auteure de romans fantastique (Héroic-Fantasy), poète insurrectionnelle, ambassadeure de la Paix,...

Jeudi 27 juillet 2017... étouffements !

 

La nuit est difficile. Maurice me réveille car il tousse beaucoup et étouffe. Puis il m'appelle plusieurs fois sur le matin... l'infirmière arrive à sept heures, et je lui explique sa nuit. Elle lui passe un aérosol, mais il ne les supporte plus... et c'est nouveau. Est-ce le bruit de la machine qui résonne dans sa tête, ou est-ce sa respiration privée d'oxygène ? Peut-être tout simplement les deux !

Nelly arrive pour m'aider. Elle prépare mon déjeuner et celui de Maurice. Ensuite elle vaque aux occupations habituelles, notamment étendre toutes les lessives dont je suis arrivée à bout.

Ensuite elle vient m'aider pour cueillir des fusains dans un très grand sac de déchets verts... ainsi j'aurai une bonne provision et je serai tranquille pour un petit moment. Pendant ce temps là Maurice m'appelle cinq fois... il a trop chaud, ensuite il a soif… mais ce sont plus des angoisses que des demandes particulières. Une première fois c'est Nelly qui va le voir, moi en équilibre instable au fond du jardin, derrière le muretin, je suis trop lente à regrimper dans mon fauteuil. La seconde fois je réponds à son appel, puis les fois suivantes nous sommes si occupées avec les animaux que je n'y parviens pas... il est obligé d'attendre et il en est fort mécontent.

Il reste confus au niveau de sa localisation... aujourd'hui il est à l'hôpital ! Lorsque l'infirmière revient à onze heures cinquante, il reste peu de temps à Nelly pour l'aider mais cela suffit car il s'agit juste de le sangler sur le lève-malade. Nelly s'en va jusqu'à demain où nous irons en courses.

Je fais manger Maurice et je prends mon repas comme chaque jour à ses côtés près de son lit. Il s'endort pour l'après-midi et j'en fais de même dans le fauteuil, cependant une douleur récurrente dans la jambe me conduit à aller au lit. Vers seize heures deux coups de fil me dérangent et bien entendu je ne parviens pas à temps à l'appareil. Je rate donc ces deux appels.

Avant l'arrivée de l'infirmière, Maurice me lance :

Surveille car elle ne connaît pas la route !

Qui ça ?

Ben tu sais bien l'infirmière, elle ne va pas trouver !

Mais Maurice, elle connaît bien le chemin à présent depuis le temps qu'elle vient ici !

Il n'en demeure pas moins convaincu pour autant, mais c'est comme ça ces jours derniers. C'est comme nos auxiliaires de vie qu'il a vu travailler à l'hôpital !

Quelquefois ses confusions deviennent pénibles.

Ces derniers jours je recherche activement une maison pour retourner auprès de nos enfants, je me sentirai plus rassurée. Et la naissance prochaine d'un deuxième arrière-petit-fils nous donnent des ailes dans notre tête, mais matériellement c'est une toute autre histoire ! Je n'ai pas fini d'en baver car cela provoque un cumul de soucis, d'organisation et de travail... ah que les fées me viennent en aide !

FAIS-MOI MOURIR ! / Dana LANG, conteuse aux plumes de Sioux, artiste internationale, auteure de romans fantastique (Héroic-Fantasy), poète insurrectionnelle, ambassadeure de la Paix,...

Mercredi 26 juillet 2017... j'ai marché !

 

Maurice s'est endormi en me disant :

Tu l'as vu, j'ai marché.

Du fond de son lit, il marche dans sa tête depuis dix mois et demi.

Il m'appelle à cinq heures, puis à six, puis à sept... je me lève à chaque fois et sur le matin je le laisse m'appeler, finalement je renonce et je vais à la cuisine.

Je lui donne ses pains au chocolat. J'attends Annie pour me faire servir. Comme chaque jour je suis vannée. Je ne sors pas ce matin et le réveil a été fort déprimant... un brouillard épais recouvrait le Cap et il a stagné là en duo avec la pluie.

Je voulais un coup de main de la part d'Annie pour couper du fusain derrière le muretin, mais la pluie m'en a dissuadée. Annie étend une lessive, et j'en fais tourner deux autres... puis l'infirmière arrive et elle l'aide à manipuler Maurice dans son lit.

Enfin Annie nous quitte puis l'infirmière. Nous prenons notre repas et Maurice s'endort.

Lorsque l'infirmière revient, elle s'aperçoit que mes biquettes se sont sauvées de leur enclos. Bon je les laisse manger à satiété, cependant qu'elle me soigne mes pieds... mais cette fois les fraisiers y sont restés... tant pis, pas de fraises pour cette année ! Puis elle vient m'aider, mais à peine suis-je dehors mes petites chèvres rappliquent à toute allure. Avec une tranche de pain, elles rentrent dans leur parc.

La soirée se termine dans le même rythme quotidien.

FAIS-MOI MOURIR ! / Dana LANG, conteuse aux plumes de Sioux, artiste internationale, auteure de romans fantastique (Héroic-Fantasy), poète insurrectionnelle, ambassadeure de la Paix,...
Repost 0
Published by Dana LANG, CONTEUR AUTEUR CREATEUR
commenter cet article
25 juillet 2017 2 25 /07 /juillet /2017 18:51
Rosiers de Brocéliande

Rosiers de Brocéliande

Mardi 25 juillet 2017... Qu'avez-vous dit déjà ? :

Les Droits du malade... ? Le respect de la personne de confiance... ? L'abus de vulnérabilité ?... Le Droit de mourir dans la dignité... ?  L'acharnement thérapeutique... ?...

 

Il me réveille à deux heures pour des crises de démangeaisons. Puis à six heures parce qu'il a faim.

Enfin je me lève à sept heures quarante-cinq. Nathalie vient à huit heures trente et prépare un cacao à Maurice qui vient de recevoir un pain aux raisins.

Je prends mon café et vais m'habiller pour retourner en courses. Nous allons acheter des jus de fruits et des croque monsieur. Nous partons à dix heures et passons chez Delphine où je commande des crêpes. Alain est là et nous prenons tous un café en terrasse dans la joie et la bonne humeur. La vue sur l'océan reste immuable, cependant selon le temps les nuances varient... mais toujours d'une beauté à vous couper le souffle !

Nous rentrons. En route nous rencontrons notre voisin dont le nom breton me fait dire à Nathalie :

Mais non, ce n'est pas le monsieur en quad ! Nous partons dans un immense fou rire que rien ne semble devoir arrêter. L'infirmière est déjà là, Nathalie lui vient en aide.

Quand les soins sont terminés, je réchauffe le déjeuner et nous mangeons. Puis j'étends une lessive et vais donner du grain aux animaux. Je reste près de Maurice devant la télé, mais j'irai bien faire une sieste sauf que le fournisseur doit passer pour le fauteuil roulant. Justement à seize heures il frappe à la porte. Je l'entraîne au garage et là, ô surprise le fauteuil est chargé correctement ! Alors là, je n'y comprends rien ! Comment est-ce possible ? Sans doute était-il trop déchargé ! Le fournisseur me conseille d'aller faire gonfler les pneus au garagiste... ce que je ferai dès que je le pourrai.

Je tombe de sommeil. Je vais sur le lit. Une heure plus tard Maurice me réveille brusquement pour me dire des sottises. Je lui demande si il a bien sa lunette dans les narines. Il a trop chaud alors que le temps n'est pas très beau. Une grosse brume s'est déposée sur le Cap. Je m'installe sur l'ordinateur. Il me dit de surveiller car il y a deux routes et l'infirmière ne sait pas où nous habitons ! Justement la voilà. Il se plaint à nouveau d'en avoir marre... plusieurs fois dans la journée.

Après un dîner rapide je saisis une boisson protéinée dans le carton que vient d'apporter l'infirmière, je perds l'équilibre et je tombe entre les deux fauteuils et je crois m'écraser sur l'horloge, fort heureusement ma chute s'arrête sur mes deux genoux... mais comme d'habitude je n'ai pas la force de me relever et les deux sièges près de moi ne suffisent pas à me donner la force musculaire qui me manque. Je peste, j'enrage, je pleure presque de désespoir. Moi aussi, j'en ai marre !

FAIS-MOI MOURIR ! / Dana LANG, conteuse aux plumes de Sioux, artiste internationale, auteure de romans fantastiques (Héroic-Fantasy), poète insurrectionnelle, ambassadeure de la Paix,...

Lundi 24 juillet 2017... et... le calvaire d'une vie grabataire se poursuit !

 

Il s'est endormi à vingt-et-une heures et il a dormi tout la nuit. Je regarde le film... à un moment je pique du nez, mais je me redresse car je veux aller jusqu'à la fin de cette œuvre originale et sympathique.

De temps en temps Maurice tousse, il est encombré. Je le réveille pour lui donner son spray de propolis, cela le calme aussitôt.

Je file me coucher à minuit et je m'endors tout de suite. Au matin je me réveille en sursaut. Il est presque sept heures. Oh la la, et l'infirmière qui va passer ! Je suis à peine debout, sa silhouette se dessine derrière la vitre. Toute ensommeillée j'arrive en fauteuil, je lui ouvre la porte et la salue. Elle donne les remèdes à Maurice et s'en va. Je n'arrive toujours pas à croire à une telle ineptie de la part des toubibs... heureusement que le ridicule ne tue pas !

Nathalie arrive à huit heures et je m'étais rendormie. Je me lève et je déjeune. Elle passe le déjeuner à Maurice. Je vais à la salle de bains. Pendant ce temps Nathalie vaque à ses occupations. Une fois prête nous prenons les affaires pour aller chercher un rasoir en promo, mais je fais l'impasse sur le fait que je devais passer à la pharmacie. En plus, j'oublie les jus de fruits ! À refaire demain... quand on a pas de tête... faut avoir des jambes... oui, mais je n'en ai pas non plus !

Nous rentrons. Je range les courses... cependant que Nathalie aide l'infirmière pour la manipulation de Maurice. J'en profite pour appeler Orange, mon époux une fois de plus a perdu la carte sim du portable ; je passe un mot au médecin pour qu'il capture la kiné que nous attendons toujours ; je téléphone au fournisseur d'appareillages médicaux car la batterie du fauteuil roulant électrique de Maurice que l'on vient de changer est déjà morte... et aussi à Alexandra qui m'a laissé un message pour un rendez-vous futur afin de soigner mes pieds. J'appelle ma fille. Elle est très heureuse de son colis.

Je prépare le repas et fais manger Maurice, je prends mon repas après lui et ensuite je vais m'occuper de nos animaux... je trouve un seul œuf au pondoir !... Mais qu'est ce qu'elles font ces poules ?

Pendant de temps, Maurice dort. L'infirmière le soigne si bien qu'il en ressent un bien-être profond au milieu de son calvaire couché toujours sur le même côté... elle repasse ce soir.

Nous dînons et je demeure près de lui à suivre un film. Une crise de démangeaisons le reprend et je lui passe de la pommade, il me faudra recommencer à vingt-trois heures. Puis il s'endort profondément... je vais pouvoir aller me coucher.

FAIS-MOI MOURIR ! / Dana LANG, conteuse aux plumes de Sioux, artiste internationale, auteure de romans fantastiques (Héroic-Fantasy), poète insurrectionnelle, ambassadeure de la Paix,...

Dimanche 23 juillet 2017... la lutte pour respirer !

 

Il m'appelle à deux heures... je l'entends s'agiter... il se plaint, il tousse, il s'étouffe... je lui demande ce qu'il a.

Il me répond :

J'ai mal au cul du lapin !

Je lui fais répéter :

J'ai mal au cul du lapin !

Je m'écrie :

Le lapin ? Mais quel lapin ?

J'éclaire la pièce et je m'approche. Sa lunette d'oxygène est sur son nez et non dans ses narines ! Ça ne m'étonne plus. Je lui remets en place.

Puis je lui passe de la pommade un peu partout. La sonde fuit ! Marre de cette sonde, entre les douleurs et les fuites, nous rencontrons plus de contrariétés que de confort ! Ras-le-bol ! Je lui ôte la serviette trempée et lui colle une alèse.

Et puis, il respire mal. Son nez est bouché. Je lui tends le spray de propolis pour stopper sa toux... ça marche... nous en avons l'habitude. Il me réclame le stérimar pour arriver à se déboucher le nez. Puis il me demande le wicks pour mettre dans ses narines... je lui rappelle que ça peut boucher sa lunette et pire si il devait être près d'une flamme... ce qui heureusement n'est pas le cas !

Bon mais il insiste plusieurs fois avec le stérimar et passe à l'autre produit. Enfin nous bataillons ainsi jusqu'à quatre heures et demi où je vais me coucher mais chaque fois je dois me relever et chaque fois la lunette se trouve sur son nez et non dans ses narines... mais qu'est-ce qu'il fabrique ! Je lui remets à chaque fois et je mets un scotch sous son cou pour tenir ferme le petit nœud coulant qui retiens la canule... ça ne sert à rien !

L'infirmière pénètre dans la maison. Il a dû se plaindre de sa respiration difficile, j'entends le bruit de l'aérosol qu'elle est en train de lui passer. J'apprécie ce geste.

Il m'appelle à sept heures quarante cinq et rebelote il n'a pas sa lunette d'oxygène... il ne faut pas chercher si il se trouve confus avec des hallucinations !

Je me recouche, j'ai trop sommeil. Il m'appelle à neuf heures, il me réclame l'heure.

Je lui donne de la compote de fruits. Je déjeune, je fais la vaisselle et je commence le repas : un gratin de pommes de terre et des diots. Je confectionne aussi une salade de tomates, haricots verts et salade verte. Je n'ai plus de sauce vinaigrette, je suis obligée de refaire mon gros bocal de sauce. Je sors toutes mes huiles, tous mes vinaigres et les condiments... curcuma (l'épice magique, j'en mets partout !), thym, basilic... etc...

L'infirmière revient à onze heures trente et soigne Maurice avec délicatesse, cependant il souffre beaucoup.

Elle se retire à treize heures et j'apporte à Maurice la salade que je lui donne à la fourchette. Ensuite je lui tends un bol avec la saucisse coupée en dés et le gratin. Il parvient tant bien que mal à manger. Ce n'est pas facile couché et tremblant. Puis je lui fais avaler un yaourt et il mange tout seul une mousse au chocolat beaucoup plus ferme dans la cuillère.

Ensuite je me nourris à mon tour. Nous sommes devant la télévision et nous regardons Louis, la brocante. Il suit le film un moment puis s'endort. Lorsque j'ai fini, je file nourrir nos animaux. Il pleut finement par deux fois, cela ne me gêne pas trop dans ma cueillette. Une fois terminé, je rentre et m'installe sur l'ordinateur jusqu'au retour de l'infirmière qui pratique ses soins avec toujours autant de minutie et de sérieux.

Nous soupons rapidement... Maurice demeure un peu les yeux ouverts devant la télé... mais à vingt-et-une heures il s'endort. Je vais tâcher de ne pas m'endormir devant un film épatant sur l'A3.

FAIS-MOI MOURIR ! / Dana LANG, conteuse aux plumes de Sioux, artiste internationale, auteure de romans fantastiques (Héroic-Fantasy), poète insurrectionnelle, ambassadeure de la Paix,...
Repost 0
Published by Dana LANG, CONTEUR AUTEUR CREATEUR - dans Fais-moi mourir - Dana LANG
commenter cet article
22 juillet 2017 6 22 /07 /juillet /2017 21:07
Rose de brocéliande et fée sur licorne

Rose de brocéliande et fée sur licorne

Samedi 22 juillet 2017... sale temps sur le Cap...

 

Rien ne change pour Maurice, il m'a appelé encore trois fois cette nuit, toujours aux mêmes heures. À une heure trente pour de pénibles démangeaisons que j'ai dû calmer avec la pommade à la calendula. Il m'a rappelé à quatre heures. Sa sonde fuit

et il est trempé. Je retire le drap de dessus et lui en mets un sec. Il se sent mieux. Il me réveille à six heures, il a faim. Je lui donne deux pains au chocolat et une boisson. Je retourne au lit.

J'entends les pas de l'infirmière mais je dors profondément. Maurice m'appelle à sept heures quarante-cinq, il pense qu'il est dix heures. Finalement je déjeune, je lui donne une compote confectionnée hier avec des pêches, des brugnons et quelques abricots, puis je file dans la salle de bains. J'étends une lessive, en fais tourner une autre, elles s'accumulent au pied de la machine à laver.

Puis je sors pour nourrir mes fifilles mais soudain une tempête de vent et de pluie s'abat sur le Cap. Je rentre découragée. Je pousse mon fauteuil roulant devant moi et je pénètre dans la maison. Du coup, j'emporte mes plats et les haricots verts que j'équeute à côté du lit de Maurice devant la télévision. Nous regardons un reportage sur les familles nombreuses et les familles multiples. Ensuite je fais cuire les haricots verts dans la cocotte-minute façon vapeur.

L'infirmière arrive et prend son temps pour soigner avec beaucoup de précaution Maurice. Ce n'est pas facile car il est si lourd et si difficilement maniable. Hier j'ai dû laver la sangle du lève-malade toujours à cause des fuites de la sonde, et ce matin l'infirmière doit lui remettre péniblement.

Lorsqu'elle s'en va à treize heures, je fais frire le colin pané dans une poêle et j'y ajoute les haricots que nous dégustons. Ensuite je lui fais manger un yaourt, il prend une poignée de cerises et je lui donne un bol de fraises à la crème fraîche.

Nous terminons à quatorze heures et je file m'occuper de nos animaux. Je coupe un sac de fusain pour les chèvres et un sac d'herbe pour les oies blanches Gwenn et Ricette. Les chèvres Froudenn et Aig (Aik) m'attendent impatiemment. Lorsqu'elle s'énerve Aig (Petit Bisou) crie à s'ouvrir la gorge. On l'entend dans tout le hameau... ce qu'elle peut me faire rire !

Je termine vers seize heures et je m'installe sur l'ordinateur. Je dois passer les ordonnances de l'hôpital à notre médecin traitant. Puis l'infirmière revient terminer les soins. Je téléphone à ma fille, elle est partie en courses et j'obtiens ma petite-fille Elsa et mon petit-fils, Naïli. Je suis tellement heureuse de leur parler.

Maurice suit le match de football féminin... moi, je ne vais pas traîner pour me coucher, je suis éreintée.

Rose de Brocéliande

Rose de Brocéliande

Vendredi 21 juillet 2017... nous fêtons les 48 ans de ma seconde fille.

 

Hier à quinze heures, notre médecin traitant est passé, content de lui, heureux des discussions échangées lors de la rencontre avec les médecins parisiens et ceux de l'USP... collégiale satisfaite de tenter de tout faire pour un mieux être de leur malade... au fond tout comme celle de Brest qui a opéré Maurice tout en connaissant l'état de son cœur et sachant pertinemment que l'on ne pouvait plus l'opérer depuis quinze ans ! ! !... Seulement voilà il reste une septique.

Les médecins ont réussi à retourner l'état d'esprit de Maurice, certes un combattant au mental fort... mais si facile face à un être très vulnérable, devenu confus. Le physique en a pris un sacré coup, et il ne se relève pas !... Les diurétiques... on connaît ça par cœur, ne vous en déplaise. Et je connais que trop bien les effets dévastateurs sur le corps de Maurice. Il en a absorbé de folles quantités durant cinq mois sous prétexte de lutter contre ses œdèmes, mais il est devenu gros comme une baleine avec des pieds gonflés comme des ballons. Seul un médecin visionnaire a su le sortir de cette impasse mortelle en le démédicalisant totalement. Placé cinq mois en Soins Palliatifs à domicile, il mourait tout simplement d'une overdose médicamenteuse sévère avec lazylix, diffu K, plavix, extracteur d'oxygène et bombes de dépannage, quarante-deux comprimés par jour (plusieurs traitement notamment pour la Parkinson !)... morphine, enfin tout le toutim ! Depuis ses œdèmes ne se cantonnaient plus que sur les pieds, il n'a plus jamais pu porter de chaussettes depuis cet épisode douloureux, mais c'était un moindre mal.

Et le pire de tout ça, c'est que les médecins obligent l'infirmière de venir spécialement pour lui donner ses remèdes qu'elle lui remet directement dans la bouche, au cas où il les refuserait ! Cela ressemble fort au gavage des oies quand la confiance n'est pas de mise ?

Hier soir après une longue sieste tardive, je suis restée près de lui devant un film, et je me suis couchée à minuit. Deux heures plus tard il gémissait de douleur, sa prostate lui jouait de nouveaux tours... je lui ai administré un doliprane et il a gémit durant trois heures... que l'on ne vienne pas me raconter qu'il ne souffre pas !

Puis il m'a appelé toutes les deux heures. J'ai ouvert la porte et tombant de sommeil, je suis allée me recoucher... je n'ai pas entendu entrer l'infirmière, obligée de venir à sept heures du matin pour lui donner ses remèdes ! ! ! Merci les toubibs, on se croit à l'école maternelle !

Annie entre à huit heures trente et lorsque je suis prête, je retourne dans le magasin de bricolage m'acheter une nouvelle lampe car je ne peux pas travailler sur l'ordinateur avec une ampoule défectueuse que l'on ne trouve plus en commerce. La lampe n'est pas trop chère et je craque sur un phare lampe solaire.

Nous rentrons. J'ai aussi trouvé de très belles fraises et des cerises devant Leclerc. Cela va nous régaler ! L'infirmière est là, elle bataille avec une sonde qui fuit... pas de chance, cela n'arrête pas ! Elle passe une heure et demie à sa toilette avec une conscience professionnelle hors norme.

Il fait un temps pourri aujourd'hui. La météo a annoncé une tempête et cet après-midi, il pleut fort. Les animaux se terrent dans leurs abris.

Maurice tantôt l'esprit clair, tantôt confus s'endort devant le Tour de France après avoir bien mangé... ah, c'est bien meilleur que la bouillie infecte de l'hôpital !

Ce soir Maurice refuse de se tourner du côté droit, il a trop mal. Cela gène l'infirmière qui veut l'installer correctement. Tant pis pour ce soir, cela ira comme ça.

J'appelle ma fille et nous lui souhaitons un très heureux anniversaire. Elle a tant de travail qu'elle en a oublié de relever sa boîte aux lettres et elle n'a pas reçu le colis que je lui ai envoyé. Elle part faire la fête chez ses filles.

Repost 0
Published by Dana LANG, CONTEUR AUTEUR CREATEUR
commenter cet article
21 juillet 2017 5 21 /07 /juillet /2017 14:24
ILS ONT TUE L'ENFANT / Alain MILLION, notre ambassadeur de la Paix (FRANCE)

Ils ont tué l’enfant (extrait)

J’entends encore son cri

Je le revois toujours

Son regard dans la nuit

Son corps tombé sans bruit

Et l’écho de sa voix

Qui tremblait d’un adieu

En signe d’au revoir

Sous la voute des cieux

Et son visage gris

Et son visage meurtri

D’une tache de sang

De blessures macabres

Et de cendres d’encens

 

Ils ont tué la vie

Ils ont tué l’enfant

L’enfance des soleils

L’enfance des merveilles

Au nom d’un dieu vengeur

D’une prière assassine

Qui insuffle la peur

La haine et le malheur

Sans défense et sans armes

Il n’était pas soldat

Ni tueur ni guerrier

Il était un enfant

Un enfant

 

La poussière a couvert

Son ombre et sa lumière

Comme une bête égorgée

Il est devenu sang

Répandu sur la terre

En larmes déchirées

Une femme un enfant

Une mère en prière

Qui supplie sans pleurer

 

Ils ont tué la vie

Ils ont tué l’enfant

L’enfance des soleils

L’enfance des merveilles

Ils ont tué l’espoir

Voici leur grande gloire

Leur lâcheté suprême

Ils ont tué l’enfant

Repost 0
Published by Dana LANG, CONTEUR AUTEUR CREATEUR - dans Ambassadeurs de la Paix
commenter cet article
20 juillet 2017 4 20 /07 /juillet /2017 14:00

2015 / annonce de Dana LANG, conteuse professionnelle, auteure, poète,

 

 

LA FONTAINE DE LA MER – Feunteun Aod

écrit le 4 octobre 2014... conte inspiré par le petit port de Feunteun Aod à Pendreff, Plogoff...

*Prix Paul Éluard décerné par le Jury du Grand-Prix de Petite-Camargue 'Les Amis de Frédéric Mistral et d'Alphonse Daudet), le 12 mai 2015.

Jeudi 20 juillet 2017... serait-ce possible qu'il ressuscite à nouveau ?

 

Maurice me réveille à quatre heures pour des maux de jambes... je lui donne un doliprane. Il a faim et froid. Je lui passe une brioche et lui dépose une couverture.

Je retourne me coucher à cinq heures, toujours avec de très violentes douleurs dans le dos, les reins, les jambes. Je me rendors. J'entends l'infirmière dans la maison mais je dors trop jusqu'à sept heures quarante-cinq. Puis je déjeune.

Véronique prend son service à huit heures trente. J'ai quelques courses à faire. Elle dépose mon fauteuil manuel dans le coffre de sa voiture et nous rencontrons Pierre notre ami et voisin. Il me dit qu'il passera voir Maurice pendant notre absence... c'est vraiment tellement gentil. Me voilà tranquille pour chercher mes chaussures chez le cordonnier, passer au magasin d'informatique pour des clefs USB et au bricolage pour une ampoule spéciale. Je vais en rapporter deux qui ne vont pas du tout, j'ai oublié d'emporter le modèle ! Bon, je devrais y retourner, quelle poisse !

L'infirmière revient et nous constatons de nouveaux les progrès sur l'état de Maurice... et je le trouve nettement moins confus cet après-midi.

Il suit le Tour de France à la télévision. Installée sur l'ordinateur, je ferai bien une sieste... je me sens très lasse.

Mercredi 19 juillet 2017... vers un léger mieux...

 

La nuit a été calme. Vers une heure du matin, il est pris de démangeaisons et je dois le masser avec de la pommade à la calendula. Puis il a faim, je lui donne des petites brioches aux pépites de chocolat... il a froid, je le recouvre d'une couverture. Je retourne me coucher à deux heures.

L'infirmière passe à sept heures du matin pour donner les remèdes à Maurice. Un comble la faire revenir rien que pour cela, alors que nous avons des piluliers et que les cachets doivent lui être donnés à huit heures et à vingt heures !

Je l'entends marcher mais je dors trop fort malgré d'affreuses douleurs je dors jusqu'à huit heures trente. Annie frappe à la porte, je me lève très en retard car je veux aller en courses. Bon, le temps qu'elle fasse le tour de la maison, je peux me préparer. Elle m'aide à faire le déjeuner de Maurice... puis nous partons. Nous rentrons à onze heures quinze... le temps de déballer mes paquets, de trouver huit œufs cachés dans la huche à pains mise au poulailler... l'infirmière revient pour les soins de Maurice et Annie va l'aider. Puis elle nous quitte.

L'infirmière s'en va à son tour. Nous constatons toutes les deux avec bonheur une amélioration de l'état de santé de Maurice. Il semble avoir perdu du poids, il semble que le diurétique à petite dose ait provoqué cela... mais je suis sur mes gardes car les diurétiques excitent son cœur qui sous cette pression fabrique trois fois plus d'eau... nous verrons, cela reste à observer et à surveiller.

En attendant, je remarque un mieux évident sur son état de santé... un truc aussi, il ne semble pas avoir souffert de la tête et du cœur depuis quinze jours... à suivre ! Va-t-il de nouveau ressusciter ?... J'ai du mal à y croire... mais comme dit ma petite-fille : Papy est indestructible !

En attendant, j'ai commencé mes recherches pour trouver une location de maison (pas chère) dans la région lyonnaise... tout est si difficile. Nous ne pourrons pas le faire si Maurice doit être transféré en ambulance... cela va nous coûter un argent fou !

Bon, nous verrons, mais à présent nous avons une furieuse envie de vivre plus près de nos enfants et petits-enfants... nous avons de belles fêtes en préparation.

Mardi 18 juillet 2017... il rentre dans le même état que depuis dix mois et où l'on bafoue de plein fouet la volonté des malades !

 

Et c'est reparti... le revoilà à la maison... dans le même état que depuis dix mois. Je lui ai téléphoné hier soir pour lui dire que je ne viendrai pas ce matin... économie d'un voyage mais aussi il faut préparer son arrivée, mettre son espace et son lit en état, ranger la maison et Véronique n'est là que ce matin. Il râle, il n'est pas content car il faut emporter toutes ses affaires un peu partout dans l'hôpital (en fait dans sa chambre, évidemment).

Ce matin j'ai d'abord appelé le service des soignantes pour savoir comment s'est déroulée la nuit et leur recommander de bien ramasser toutes ses affaires et les ranger dans sa valise. Puis je l'appelle pour le rassurer. Il a eu un début de nuit difficile dans la confusion, puis après un demi seresta il s'est endormi jusqu'à six heures. Il rouspète encore un peu. Les infirmières vont lui changer sa sonde entre dix et onze heures et il sortira à quatorze heures. Bon, mais du moment qu'il sort tout va bien !

Le temps comme chaque jour oscille entre gros nuages noirs à l'horizon, un ciel couvert qui se dégage d'un coup après quelques coups de tonnerre au loin pour s'ouvrir sur le grand beau temps chaud, très chaud.

Véronique arrive et prend son service. Elle range la maison qui en a un furieux besoin avant l'arrivée de Maurice. Je prépare le repas.

Lorsqu'elle s'en va il est midi et je déjeune. Maurice arrive à quinze heures en ambulance. Les ambulanciers devenus des amis depuis le temps s'acquittent fort bien de leur tâche. Il mettent la sangle du lève-personne et le soulèvent ainsi du brancard au lit. Il est enfin sur sa couche. Je m'aperçois que ses urines sont claires et abondantes... je suis sûre qu'il a un diurétique. Je regarde les ordonnances, il a du potassium, donc il doit avoir un diurétique... et sûrement un générique ! Ce que les médecins peuvent être autistes, obtus, bornés et si pleins de leurs certitudes ! Cela n'est autre que de l'acharnement thérapeutique ! ! ! Contrairement à la demande de Maurice, qui confus et faible n'a plus la force de résister... nous n'aboutirons pas !

Je suis colère et je prends le téléphone pour faire observer au médecin des soins palliatifs que j'avais bien signalé et re signalé cette volonté de non acharnement... de toute manière elle a décidé de faire donner les comprimés par l'infirmière... c'est fou la confiance, les rapports sereins du service des Soins Palliatifs de Douarnenez !

Ma décision est prise, nous allons quitter la région !

Lundi 17 juillet 2017... un autre été va passer dans cette situation innommable où l'on nous abandonne...

 

Je me suis couchée à une heure. J'ai regardé Carmen et je me suis régalée avec une mise en scène incroyablement moderne et grandiose. Seulement ce matin à sept heures je dors lourdement et je dois me lever. Ce que je fais, je me prépare, déjeune et file à la salle de bains.

Lorsque Nathalie franchit le seuil de la maison, je suis encore occupée, elle saute sur la vaisselle et elle étend une lessive. Puis elle plie le fauteuil roulant manuel, l'emporte dans la voiture, prend toutes mes affaires, un colis et mes lettres pour la Poste et dans notre précipitation j'en oublie le paquet pour Maurice. Il nous faut retourner à la maison. Elle court le chercher. Je passe à la boîte à sous, mais la Poste et les boulangeries sur notre passage sont fermées. Nous passons voir si la Poste dans le bourg voisin est ouverte, non il est encore trop tôt, tant pis nous filons en direction de l'hôpital !

Nous trouvons Maurice réveillé. Il reste confus. Il marche sans souci et il va chercher son fauteuil dans le couloir, un chouette fauteuil qu'il faut que je ramène à la maison... il vaut quatre millions ! Toujours cette obsession de la marche et des fauteuils roulants !

Bon, je parviens à communiquer un peu avec lui. Je lui dis que demain il sort. Oui, oui, il est content, il veut sans aller et le plus tôt sera le mieux. Pour moi, aussi.

Quant au reste je n'en peux plus de le voir dans cet état, j'ai le cœur crevé... malheureusement que va-t-il devenir, que fera-t-on de lui, combien de temps survira-t-il ainsi encore dans cet état ?... Et ses problèmes respiratoires et cardiaques se résorberont-ils ? Après tout 'il n'est pas mourant' (je ne le crois nullement et le problème n'est pas là, plutôt comment est-ce possible de laisser un être humain dans cet état aussi longtemps... on ne le ferait pas à un chien!), alors débrouillez-vous donc... les médecins s'en lavent les mains ! Ce faisant ils ne respectent pas notre liberté et nos Droits.

En tout cas, moi je ne peux réellement et objectivement plus m'occuper de lui et pourtant je suis là, fidèle au poste et je dois accepter notre misère et surtout l'horrible condition où l'acharnement thérapeutique inqualifiable des médecins a réussi à plonger Maurice...

On a fait tout ce qu'il fallait pour qu'il en soit ainsi... ne pas écouter mes alarmes quant à sa respiration difficile, quant à une trop lourde anesthésie générale pour une 61ème opération, quand j'avais prévenu que l'on ne l'endormait plus depuis quinze ans... et tout ça pour lui dire que sa hanche est foutue, mais l'autre aussi ! Les médecins nous avaient prévenus à Lyon... il lui faudrait aussi deux prothèses de hanche ! Tout comme ils nous avaient dit qu'il ne lui restait plus que 20% de son volume respiratoire... une trop longue litanie de problèmes insurmontables !

Il ne fallait surtout pas le re médicaliser... il ne fallait pas l'opérer de la tête par une double trépanation SANS ANESTHÉSIE, il ne fallait pas l'opérer de sa jambe... une antibiothérapie costaud aurait bien fait l'affaire... ah, j'en ai marre de ce corps médical qui fait bloc et n'écoute jamais, jamais ô grand jamais leurs patients ou leurs conjoints. Je suis la seule à bien connaître son état, les étapes par où il est passées !

Et quand je pense que l'on vient me dire qu'il n'a pas de caillot dans la tête, pas de Parkinson, quand il suffit de lui donner la main et l'on comprend tout ! Bientôt il n'aura pas de cancer de la prostate (alors qu'il faudrait l'opérer pour la 5ème fois... mais là on est coincé pour de bon !). Idem pour son genou droit... mais celui-là au moins on ne l'a pas touché en 2002, impossible !), il n'a pas d'insuffisance cardiaque et respiratoire, il n'a pas de polyarthrite, ni d'arthrose, ni d' hernies discales, ni, ni, ni !

Bon, mais maintenant il va falloir gérer au jour le jour une situation absolument dramatique et c'est bien sur moi que cela repose... moi avec mon drame personnel, ma maladie qui avance et mon diabète qui ne me lâche pas en ce moment. Enfin, je suis partiellement à l'abri, une maladie rare fait peur au corps médical et ainsi on me laisse en paix.

 

Repost 0
Published by Dana LANG, CONTEUR AUTEUR CREATEUR
commenter cet article
19 juillet 2017 3 19 /07 /juillet /2017 19:45


 


     
Mort de Max Gallo, un historien qui aimait la France
  • Par Paul-François Paoli
  • Mis à jour
  • Publié
L'académicien français Max Gallo est mort le 18 juillet 2017 à l'âge de 85 ans.
L'académicien français Max Gallo est mort le 18 juillet 2017 à l'âge de 85 ans. Crédits photo : Sébastien SORIANO/Le Figaro
  •  

DISPARITION - L'académicien s'est éteint mardi 18 juillet, à l'âge de 85 ans. Véritable passionné de l'histoire de France, il aura publié plus de cent livres, et participé activement à la vie politique et intellectuelle française.

Né à Nice le 7 janvier 1932, ce fils d'immigrés italiens commence par obtenir un CAP de mécanicien ajusteur, puis un bac mathématique et technique. Mais c'est l'histoire qui le passionne ; il devient agrégé puis docteur en histoire, enseigne au lycée Masséna à Nice puis à Sciences Po Paris en 1968. Pour lui, se détacher de ses racines a été la chose la plus difficile, ainsi que l'humiliation, comme il le confia au Point: «Quel prix faut-il payer pour s'arracher aux déterminismes sociaux et culturels?»

Lire aussi - Max Gallo, l'historien amoureux de la France

Rapidement, il écrit des «romans-Histoire», qui feront son succès. Parmi eux, la Baie des Anges (1976), la Machinerie humaine (suite de 11 romans). En 1971, il collabore avec Martin Gray pour Au nom de tous les miens, histoire romanesque d'un rescapé du camp de Treblinka, très bien accueilli. Max Gallo publie également des biographies sur Robespierre, Garibaldi, Jaurès, Victor Hugo. En 1997, sa saga sur Napoléon (Robert-Laffont) rencontre un grand succès et montre à quel point l'auteur devient une référence dans le domaine historique. Il veut faire aimer la France à la jeunesse, à travers son histoire.

Lire aussi - Max Gallo: «En histoire, la chronologie est le socle de tout»

Homme politique engagé

Au seuil de sa carrière, Max Gallo s'intéresse à la politique ; fervent communiste, il s'éloigne du parti après la mort de Staline. Il qualifie ses premiers romans de «politique-fiction», édités sous le pseudonyme de Max Laughman (L'Italie de Mussolini en 1964, Gauchisme, réformisme et révolution en 1968, Le Cortège des vainqueurs en 1972). L'écrivain ne fait pas que disserter: il s'investit, et est candidat aux élections municipales de Nice dans le parti socialiste. Ayant échoué, il devient secrétaire d'État et porte-parole du gouvernement en 1983, mais finit par s'éloigner de la gauche. Dans la foulée, il s'exprime à travers une tribune, Le silence des intellectuels (Le Monde), afin de dénoncer l'inactivité des érudits. Il décide d'agir, et fonde le Mouvement des citoyens avec Jean-Pierre Chevènement.

Il développe l'idée d'une crise nationale qui commence à la fin de la Première Guerre mondiale. Dans ce sens, il écrit Fier d'être français, ou L'âme de la France, histoire de la nation, des origines à nos jours, pour dénoncer la notion de repentance historique qui se développe dans les années 2000. «Je n'appartiens pas à la France de la repentance… j'appartiens à une France fière d'être elle-même.»

En 2005 il rejoint le groupe d'historiens qui refuse une réécriture du passé à l'aune des lois mémorielles. Pour lui, la loi doit être séparée de l'histoire. Il conteste la position de Jacques Chirac à propos de la responsabilité de l'État français dans la Shoah, ainsi que la loi Taubira qui reconnait les traites et esclavages comme crime contre l'humanité. Basculant à droite, Max Gallo rédige plusieurs discours de Nicolas Sarkozy, comme celui à la mémoire du poilu de 1914, Lazare Ponticelli.

Il entre à l'Académie française le 31 mai 2008, au fauteuil de son ami Jean François Revel. Il continue à écrire en grande quantité, mais la maladie de Parkinson le contraint à ralentir. Il publie ses mémoires dans L'oubli est la ruse du diable, où il se confie, notamment sur le décès de sa fille, qui l'a rempli de culpabilité. Celui qui se définit comme républicain et catholique aura écrit quantité d'ouvrages, sur une vieille machine à écrire, en souvenir sans doute de celle que son père lui avait offerte avec cette phrase: «Tu peux gagner de grandes batailles avec ça.» Et il en a gagné, tant son nom reste dans la mémoire française au Panthéon des auteurs les plus prolifiques.

«J'écris pour qu'on ne puisse pas ensevelir les morts sous le silence et les assassiner ainsi une nouvelle fois. J'écris pour qu'ils revivent un jour» (Le Pacte des assassins).

À VOIR - En 2015, Max Gallo se confiait sur sa maladie

Repost 0
Published by Dana LANG, CONTEUR AUTEUR CREATEUR - dans GRANDS AUTEURS
commenter cet article
18 juillet 2017 2 18 /07 /juillet /2017 19:15
Maurice opéré du cerveau le 3 11 2014

Maurice opéré du cerveau le 3 11 2014

UN BILAN TRAGIQUE...

 

( Maurice 'n'est pas mourant'... avec ça on a tout dit ! Il n'aura pas, comme il l'a demandé une sudation profonde et continue, alors tant pis s'il meurt 'étouffé dans d'atroces souffrances' (sic), les médecins s'en lavent les mains ! En attendant nous demeurons leurs victimes, si Maurice n'avait pas rencontré la médecine, il aurait vécu jusqu'à cent-vingt ans !

Voici un récapitulatif de la tourmente qui s'est abattue sur lui. Il a été victime de dix-sept accidents (beaucoup dans le sport) et on peut ajouter aussi tous les accidents domestiques, très nombreux à cause de ses jambes et de son manque d'équilibre dû au syndrome de Parkinson déclaré trop tôt.

1/ Accident de moto... il aura la cage thoracique enfoncée, plâtré des cervicales aux hanches durant un an, deux hernies discales (non opérables - tant mieux !)

2/ Accident de voiture, le diagnostique vital réservé durant un mois, il gardera le nez collé sur le front tout ce temps là.

3/ 1980 : Accident de ski, deux jambes aux genoux pulvérisés... il en résultera un acharnement de 1980 à 2001 avec des greffes osseuses et une pose de prothèse totale de genou gauche en 2001 ; un handicap à plus de 80% à vie. Pourtant il perdra son procès en 1994 (Par la faute d'un avocat et d'un médecin véreux !).

4/ Diverses opérations de la prostate... en tout soixante interventions chirurgicales.

5/ Son cœur ne supportera plus un tel régime.

A/ 1992 : Deux embolies pulmonaires sur deux interventions chirurgicales.

B/ 1994 : Infarctus avec malaise, conduit à l'hôpital cardiologique de Lyon.

C/ 1996 : Il consulte un pneumologue et porte un respirateur à vie.

D/ 24 août 2001 : AVC avec paralysie à gauche et amnésie. On ne lui fera pas de scanner.

E/ En 2002 : Intervention chirurgicale aux coronaires... pas de pontage ses artères explosent, pose d'un stent.

7/ En 2002 : Devant ce bilan cardiaque le chirurgien orthopédiste renonce à lui poser une prothèse totale de genou droit.

8/ En 2008 : Parkinson. Il consulte une neurologue à l'hôpital neurologique de Lyon. Elle lui déconseille la prise de médicaments devant son bilan cardiaque, toutes ses pathologies et tous ses traitements. Mais elle l'envoie voir un confrère plus près de notre domicile tous les six mois. Il ne l'écoutera pas, il ne donnera pas de dopamine qui pourrait le tuer en 24 heures, mais un traitement qui l'emmènera vers la mort lente en lui prétextant qu'il deviendra assurément fou avec la Parkinson s'il venait à ne pas se traiter (existe-t-il vraiment un traitement pour cette maladie neurologique, j'en doute ? ).

9/ De 1998 à 2013 : Diverses opérations : Il est opéré de divers accidents ménagers en anesthésie locale.

10/ En 2009 : Sous le poids de trop de traitements il sombre et il est placé en Soins Palliatifs à domicile où malgré du laxilix et du diffu k à doses mortelles il devient gros comme une baleine et ses pieds grossissent comme deux ballons sous les œdèmes cardiaques, car sous l'effet du diurétique son cœur fera trois fois plus d'eau. Il aura une sonde à demeure mal placée par le médecin traitant, ce qui le conduira une fois de plus aux urgences. Il prendra une orchite grosse comme une pastèque et tout cela durant cinq mois. Il rentrera aussi en urgence en cardiologie, dans une chambre avec 40° sans ventilateur, où le médecin testera toute une gamme de médicaments (alors qu'il reçoit le traitement de son chirurgien cardiaque) et ne verra pas qu'il prend du Plavix depuis sept ans quand il ne devait le prendre que durant neuf mois ! Du coup, Maurice est devenu hémophile ! ! !

Durant cette période de 5 mois, malgré 7 urgences à l'hôpital absolument aucun médecin ne verra qu'il souffre d'une overdose médicamenteuse sévère (42 comprimés par jour), sauf un ! En dernier recours une assistante des Soins Palliatifs me conseillera de l'emmener voir un gastro-entérologue. Devant l'évidence et puisqu'il n'a plus rien à perdre, Maurice accepte d'être totalement démédicalisé. Il ne prendra plus aucun remède jusqu'en 2013. Nous vivrons quatre ans d'une belle rémission grâce à ce médecin visionnaire.

 

11/ 2013 : De nouveaux problèmes de prostate le conduise chez une généraliste qui va lui prescrire zanidip (pour la tension) et modurétic (un diurétique!) qui va le jeter dans de très nombreuses chutes spectaculaires et peu à peu le conduire de nouveau à des œdèmes cardiaques. Jamais il n'aurait dû prendre ce traitement ! ! !

 

12/ 2014 : Notre arrivée en Bretagne se poursuit et se solde par des chutes catastrophiques où pendant un mois les pompiers viendront une vingtaine de fois le relever du sol. Il fait un très grave AVC avec paralysie à gauche et incontinence totale. Les médecins n'y verront que du feu. Envoyé trois fois en urgence à l'hôpital de Douarnenez, ils ne trouveront rien au scanner, pas plus que la cardiologue. Il faudra un scanner à Quimper où il sera envoyé immédiatement à Brest sans que je sois informée et où Maurice m'appellera depuis l'ambulance à vingt-trois heures trente pour me dire qu'il sera opéré du cerveau ! Il a été opéré de partout, il ne manquait plus que celui-là !

L'intervention chirurgicale est un véritable scandale. Il sera présenté en salle d'opération attaché, la tête ficelée avec un bâillon dans la bouche sans savoir qu'il ne sera pas endormi ! Et il va recevoir deux trépans dans le crâne de cette manière !... Un homme de soixante-dix ans, tremblant de tous ses membres, avec une insuffisance cardiaque et respiratoire sévère, un cancer de la prostate et j'en passe... polyarthrite, arthrosique au dernier degré... supportant une telle douleur durant une heure et demie, est-ce seulement pensable ? Sur un chien, on ne le ferait pas... qu'ils se l'appliquent donc à eux-mêmes ces chers neurochirurgiens, ensuite ils pourront discuter ! ! !

Dix jours plus tard Maurice chute à nouveau et derechef il est envoyé à Brest. Les neurochirurgiens veulent recommencer la même opération. Ils ne lui avaient enlevé que la moitié d'un caillot gros comme deux pouces et une grosse hémorragie cérébrale. Maurice a refusé avec persistance. Cela ne leur a vivement déplu, mais ils n'ont pas pu l'emmener de force !

 

13/ 2015 :… Mais à la maison, nous avons dû supporter les suites de cette opération où Maurice se traînait avec deux bosses sur ses deux trépans. De plus impossible d'obtenir un rendez-vous en pneumologie à Quimper, le rendez-vous reporté de 6 mois en 6 mois... au rythme du temps, je l'ai vu diminuer un peu plus chaque jour... ses sorties à la pêche se raccourcissaient, et devenaient plus rares et ainsi jusqu'à ne plus conduire... son cœur s'est mis à refaire des œdèmes dont l'eau coulait par les jambes.

 

14/2016 : durant huit mois alité, il marchait encore un peu jusqu'au garage, puis jusqu'aux toilettes. Il s'est mis à faire son sixième érysipèle, et puis le 12 septembre 2016 sa jambe gauche s'est trouvée bloquée dans l'impossibilité d'avancer un pas. Comment faire pour lui faire regagner sa couche ? Cette fois les pompiers ont refusé d'intervenir... je ne sais plus comment nous sommes parvenus à le ramener sur le fauteuil releveur où il dormait depuis huit mois car ses jambes pissaient l'eau de ses œdèmes cardiaques. Durant ce temps, je suppliais le médecin d'arrêter le diurétique, mais que nenni. Sa prothèse totale de genou gauche infectée par le streptocoque de l'érysipèle lui occasionnait de grandes douleurs. C'est alors que le médecin traitant dit qu'il fallait couper la jambe gauche, renchéri à l'hôpital de Quimper par le chirurgien prothésiste et l'infectiologue. Ce dernier voulait carrément opérer deux fois pour une arthrodèse (blocage de la jambe). Je savais pertinemment que Maurice ne pouvait plus supporter aucune anesthésie générale sous peine de voir son cœur en très grosse difficulté, mais pour l'heure je m'opposais à son amputation ! Qu'aurions-nous fait nous ensuite ? Finalement les médecins de Quimper renvoyèrent Maurice à la maison et l'infectiologue lui fit signer une décharge sous prétexte qu'il ferait une septicémie sous quatre jours ! Ils lui donnèrent un rendez-vous pour l'hôpital de Brest.

Bloqué à présent dans le lit depuis deux mois, les chirurgiens de Brest l'envoyèrent à Quimper passer une batterie de tests pour savoir s'il était allergique à la pénicilline. Pour ma part, une antibiothérapie de choc aurait bien suffi à le soulager... mais ils lui donnèrent rendez-vous deux mois plus tard pour une intervention chirurgicale lourde ! Heureusement qu'il devait faire une septicémie ! ! ! Maurice acceptait l'opération espérant être délivré en restant sur la table.

Deux mois plus tard après de grosses délibérations de la part d'une collégiale de médecins, dans l'état où il se trouvait pourtant avec un infarctus le 30 août et le 3 septembre 2017, une alerte cardiaque à Douarnenez et à Quimper, les chirurgiens convenaient de lui changer sa prothèse pour en mettre une nouvelle ! L'intervention chirurgicale fut lourde... et longue l'anesthésie générale. Deux jours plus tard tout le monde courait dans les couloirs et le cardiologue arrivait en urgence... résultat : le cœur n'a pas supporté, gonflé d'œdèmes plus que jamais, il ne s'est jamais relevé.

Il vit avec l'oxygène et une sonde à demeure, toujours couché sur le flanc gauche sans jamais s'asseoir, ni bouger depuis dix mois ! ! ! Durant cinq mois ses œdèmes en l'absence de modurétic avaient fini par disparaître, mais depuis qu'il ne mange plus, ils sont revenus trois fois plus qu'auparavant, touchant en plus du corps, ses quatre membres, durcis au ventre et aux cuisses.

Il souffre de partout, des muscles, des tremblements intempestifs, de la prostate, de la tête, de son cœur... en proie au délire et à la confusion, mais pour les médecins des soins palliatifs il ne souffre pas, il n'a pas de caillot ni de sang dans la tête, il n'a pas la Parkinson, 'il n'est pas mourant' on se demande bien ce qu'il fait là.

Voilà le bilan tragique que nous fait vivre la médecine actuelle.

FAIS-MOI MOURIR ! Dana LANG, conteuse aux plumes de Sioux, artiste internationale, auteure de romans fantastique (Héroic Fantasy), poète insurrectionnelle, amabssadeure de la Paix,...
FAIS-MOI MOURIR ! Dana LANG, conteuse aux plumes de Sioux, artiste internationale, auteure de romans fantastique (Héroic Fantasy), poète insurrectionnelle, amabssadeure de la Paix,...
FAIS-MOI MOURIR ! Dana LANG, conteuse aux plumes de Sioux, artiste internationale, auteure de romans fantastique (Héroic Fantasy), poète insurrectionnelle, amabssadeure de la Paix,...
FAIS-MOI MOURIR ! Dana LANG, conteuse aux plumes de Sioux, artiste internationale, auteure de romans fantastique (Héroic Fantasy), poète insurrectionnelle, amabssadeure de la Paix,...
FAIS-MOI MOURIR ! Dana LANG, conteuse aux plumes de Sioux, artiste internationale, auteure de romans fantastique (Héroic Fantasy), poète insurrectionnelle, amabssadeure de la Paix,...
FAIS-MOI MOURIR ! Dana LANG, conteuse aux plumes de Sioux, artiste internationale, auteure de romans fantastique (Héroic Fantasy), poète insurrectionnelle, amabssadeure de la Paix,...
Repost 0
Published by Dana LANG, CONTEUR AUTEUR CREATEUR
commenter cet article

Présentation

  • : Dana LANG, artiste Internationale, conteuse aux plumes de Sioux, citoyenne du monde, auteure Fantasy, poète, lauréate de 59 Prix Littéraires Internationaux, éditrice, ambassadrice de la PAIX, membre SACD, UERAA, AEB, World Académy of Arts and Culture and World Congress Poets, ...
  • Dana LANG, artiste Internationale, conteuse aux plumes de Sioux, citoyenne du monde, auteure Fantasy, poète, lauréate de 59 Prix Littéraires Internationaux, éditrice, ambassadrice de la PAIX, membre SACD, UERAA, AEB, World Académy of Arts and Culture and World Congress Poets, ...
  • : *1979-1989, bibliothécaire jeunesse en banlieue lyonnaise (Vénissieux) où elle conte déjà trois fois par semaine. Les classes s'inscrivent sur des listes d'attente. *1989-2002, conteuse professionnelle internationale (artiste, durant 12 ans intermittente du spectacle / Cie du Soleil Noir). Elle conte dans les écoles, collèges, lycées, bibliothèques, médiathèques, salles de spectacle, théâtres, festivals... etc... *1991, fondatrice d'une Maison du Conte 'La Biche au Bois' au Cergne (42-Loire). Elle reçoit 20 000 scolaires en attractions contées sur les terres d'Anne de Beaujeu dans les Monts du Haut-Beaujolais, et organise un Festival du Conte et des Conteurs en Forêt et en Cabarets «Flèches des Fées» pendant cinq ans. Elle conte avec divers musiciens dont Tenzin Gonpo artiste Tibétain qui l'accompagne aux instruments et à la voix. Elle parraine un enfant tibétain durant plusieurs années. *1994, sociétaire des Auteurs et Compositeurs Dramatiques. Elle participe à divers festivals... *Avril 1998, elle conte dans les écoles françaises, Instituts, hôtels, villages pour le Festival International des Conteurs Francophones à Abidjan en Côte d'Ivoire. *2003, auteure, poète, en situation de handicap, elle poursuit en écrivant toute son Œuvre. Elle réécrit ses contes adaptés pour la scène (120 contes) et écrit de très nombreux ouvrages dont des contes merveilleux et fantastique, un récit autobiographique ' Les Sanglots du Vent' ; une trilogie Fantasy ' Les 3 Héritiers de la Clef des 7 Mondes' (t.1 : La Dragonne et l'Œuf d'Or Sacré ; t.2 : Éloïse et le Commandeur du Temps ; t.3 à paraître) ; des témoignages de vie ' Docteurs, vous m'avez tué ! ' suite à paraître : ' La Danse de la Méduse ', ' L'Arbre d'Or ', 'La Fuite du Temps', 'La Maison du bout... de la Terre', 'Plus fort souffle le vent', 'Un Radeau dans le Ciel'… un recueil de prose poétique de 7 livrets ' Puisque tu vis, Philippe', une suite de nouvelles et de prose poétique 'À l'Aube d'un Jour' et un livret de pamphlets (prose insurrectionnelle : 'Je vous écris, Frères Humains', ... *2011, à la création de la Maison du Conte, de l'Illustration et de l' Édition Fantastique ' LA FONTAINE AUX FÉES ' édite dix de ses livres (sur plus de 30) et avec son époux Maurice JANIN, architecte d'exécution (en situation de handicap), fréquente les Salons du Livre de Rhône-Alpes, Auvergne, Bourgogne, Yonne, Paca chaque week-end durant deux ans. Sur le Salon du Livre de Lorette (42-Loire), elle rencontre Michel COUROT, Dico d'Or, grand gagnant de la Dictée de Bernard Pivot en 1995. Il deviendra son relecteur et son très grand ami. En avril 2011, elle écrit un conte merveilleux : Flora, Pipi et Scratch, la sorcière. *2012, sociétaire des Arts et des Lettres de France, membre du bureau de l' UERA A (Union des Écrivains de Rhône-Alpes-Auvergne), ambassadrice du Cercle des Ambassadeurs Universels de la Paix, 'La Fontaine aux Fées' édite 'Le Grand Livre de Marina' de Marina FERREIRA et ' Le Monde de Lucas ' de Didier POUDIÈRE. *13 octobre 2013, elle est nommée Membre de la World Académy of Arts and Culture and World Congress of Poets. *Le 18 mai 2014, elle parraine le 1er Festival du Livre et de l'Illustration Jeunesse «Les P'Tits Z'Amis de Marina » à Saint-Didier-de-Formans dans l'Ain (01). *13 Juillet 2014, après avoir vécu deux ans dans le village natal de son père en Alsace près de Bâle et de très longues années en région lyonnaise, elle vit désormais à Plogoff dans le Finistère et devient Membre de l'Association des Écrivains Bretons (AEB). Elle écrit et publie un nouveau conte ' La Fontaine de la Mer Feunteun Aod '. *Décembre 2014, elle collabore au Festival International du Conte de Guillaume ÉKOUMÉ, au Cameroun. Elle écrit un nouveau conte 'Max, le Petit Sorcier'. *Février 2015, elle écrit un conte 'Louka, le Petit Loup de Brocéliande' dédié à son arrière petit-fils, Louka né le 5 février 2015. *23 avril 2015, elle écrit 'Le Dragon de Pors Loubous', un conte fantastique. Fin juillet, par son épouse Danyèle, elle apprend dans une profonde tristesse le décès de son indéfectible ami, Michel COUROT. *20 décembre 2015, elle conte 'Plume de Corbeau' au théâtre Georges Madec à Esquibien pour les enfants des écoles et leurs parents. *de septembre 2013 à ce jour, elle devient lauréate de 59 distinctions Littéraires Internationales (Trophées, Mérites, Médailles, Prix, Mentions...) décernés par 14 concours Littéraires Internationaux. *2015-2016, elle recherche un Éditeur sérieux pour lui reprendre toute son Oeuvre. *En 2015, elle est invitée à Sacramento en Californie et à Prague en Tchécoslovaquie du 5 au 10 septembre 2016 par le Président de la World Académy of Arts and Culture and World Congress of Poets où elle ne pourra pas se rendre. *Le 1er février 2016, elle écrit le conte 'Justine et le Pays Contraire'. *Février 2016, elle s'inscrit dans les Salons Festivals du Livre en Bretagne qu'elle espère honorer de sa présence... le 24 avril 2016, elle se rend au Salon du Livre de Botmeur (Finistère) où elle conte et dédicace... En juin 2016, elle écrit le conte 'Kaoura, la Princesse aux Sept Dragons'... en 2017 'La Princesse aux Mensonges', 'L'Œil du Dragon'... et autres...
  • Contact

Recherche

Articles Récents