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4 septembre 2016 7 04 /09 /septembre /2016 21:18
DES NOUVELLES DE GAZA / UNE RENTREE SCOLAIRE REUSSIE MALGRE LA SOUFFRANCE EN PALESTINE / Ziad MEDOUKH, mon ami, ambassadeur de la Paix, professeur de français,...DES NOUVELLES DE GAZA / UNE RENTREE SCOLAIRE REUSSIE MALGRE LA SOUFFRANCE EN PALESTINE / Ziad MEDOUKH, mon ami, ambassadeur de la Paix, professeur de français,...
DES NOUVELLES DE GAZA / UNE RENTREE SCOLAIRE REUSSIE MALGRE LA SOUFFRANCE EN PALESTINE / Ziad MEDOUKH, mon ami, ambassadeur de la Paix, professeur de français,...
DES NOUVELLES DE GAZA / UNE RENTREE SCOLAIRE REUSSIE MALGRE LA SOUFFRANCE EN PALESTINE / Ziad MEDOUKH, mon ami, ambassadeur de la Paix, professeur de français,...

Une rentrée scolaire réussie malgré la souffrance en Palestine / Ziad Medoukh

La rentrée scolaire 2016/2017 dans les territoires palestiniens a été marquée par la volonté des familles d’envoyer leurs enfants à l’école en Cisjordanie et dans la bande de Gaza, en dépit d’une situation très difficile à tous les niveaux.

Plus d’un million deux cent mille élèves ont repris le chemin de l’école cette semaine, parmi eux 700 mille en Cisjordanie et 500 mille dans la bande de Gaza.

On compte presque 800.000 élèves inscrits dans les écoles publiques, 300.000 dans les écoles de l’UNRWA pour les réfugiés palestiniens, et 100.000 dans les écoles privées.

Le taux de scolarisation cette année dépasse les 92%, malgré toutes les difficultés sur place affrontées par toute une population civile en souffrance permanente sous occupation israélienne.

Cette volonté montre que l’éducation est un enjeu pour les Palestiniens qui continuent à croire en un avenir meilleur pour eux et pour leurs enfants.

En Cisjordanie, la rentrée scolaire est reprise dans la douleur, à la mémoire de ce bébé brûlé vif avec ses parents, par des colons israéliens, dans leur maison, dans le village de Doma près de Naplouse, à la veille de la rentrée précédente en septembre 2015 .

Les élèves affrontent de nombreuses difficultés devant le mur, les barrages militaires israéliens et les check-points afin de joindre leurs écoles.

Dans la bande de Gaza, la rentrée scolaire est reprise dans la souffrance et les difficultés économiques, deux ans après la fin de l’offensive militaire de 50 jours en été 2014, qui a causé la destruction de 30 écoles et de nombreuses classes qui ne sont pas reconstruites jusqu’à maintenant à cause de l’interdiction israélienne de faire entrer les matériaux de construction dans cette région sous blocus.

Une rentrée scolaire dans les larmes et les ruines, mais avec une volonté remarquable de nos élèves à poursuivre leur scolarité même dans des écoles et classes endommagées par les bombardements israéliens, même dans des classes nombreuses avec 50 élèves par classe.

Cette rentrée des classes est reprise dans la douleur, à la mémoire de ces 300 élèves et 40 professeurs, tués il y a un deux ans par les forces de l’occupation israéliennes.

Une nouvelle rentrée scolaire sous blocus israélien inhumain dans cette région de plus en plus isolée et enfermée qui continue de subir des bombardements israéliens, avec des conséquences sur la disposition des livres et manuels scolaires pour ces milliers d’élèves.

Malgré le mur de la honte, les check-points, les mesures atroces de cette occupation aveugle, et les difficultés économiques, les élèves en Cisjordanie insistaient pour rejoindre leurs écoles.

Malgré le blocus israélien inhumain, la fermeture des frontières, le chômage , la non reconstruction des écoles et classes détruites, et les coupures d’électricité, les élèves de Gaza étaient nombreux dans les salles de cours.

C’est la volonté d’apprendre en Palestine malgré tout !

C’est la continuité de la vie dans notre Palestine !

L’éducation est la lumière de la Palestine !

L’éducation est sacrée en Palestine !

L’éducation est une forme de résistance en Palestine !

C’est un signe d’espoir pour l’avenir !

Un avenir de liberté, de paix et de justice !

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4 septembre 2016 7 04 /09 /septembre /2016 19:59
TEXTES PRIMES de Dana LANG
TEXTES PRIMES de Dana LANG
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4 septembre 2016 7 04 /09 /septembre /2016 19:47
UN RADEAU DANS LE CIEL / Dana LANG
Au chevet de Maurice depuis plus de six mois... photo de Pierre F.
Au chevet de Maurice depuis plus de six mois... photo de Pierre F.

Dimanche 4 septembre 2016,

Évidemment Maurice a passé une nouvelle nuit de galère épouvantable. Au matin, une crise d'étouffement le réveille, il a bien du mal à retrouver une respiration normale.

Il déjeune très peu en attendant Béatrice, l'infirmière qui comme toujours pense qu'il s'agit d'une crise d'angoisse... c'est tellement simple et rassurant !... Tout comme moi mes douleurs viennent de l'arthrose ! ! ! C'est bien mal connaître les problèmes d'une maladie dégénérative, évolutive et surtout démyélinisante !

Bref, passons... Lorsque j'ai eu mes soins, je passe à la cuisine. J'ai fait la vaisselle hier soir pour me débarrasser, je la range. Je pèle les champignons à l'avance pour faire une omelette. Je balaie de partout, étends et range le linge, prépare une autre machine à tourner cette nuit.

Soudain, on frappe à la porte, Marie-Claude et Marc pénètrent dans la maison. Cela faisait longtemps que l'on ne les avait pas vu, à part croiser Marc pendant les courses. Nous discutons un long moment, mais ce que nous avons à dire n'est pas drôle, puis ils nous quittent.

Et Pierre arrive avec son sourire éclatant et une petite boite de mûrons qui vont nous régaler une fois de plus. Il regarde le fauteuil de Maurice tout comme l'avait fait Marc juste avant, le retourner pour le remettre sur son cran... mais là Pierre trouve le problème... la pièce est sérieusement endommagée et le fauteuil tout simplement cassé... depuis le temps, nous nous en doutions évidemment... ce n'était pas normal de devoir le retourner jour et nuit pour avoir une position convenable qui ne le fasse pas souffrir... seulement voilà impossible pour le moment de s'en faire livrer un autre... nous attendons le devis depuis vendredi (il avait été demandé en juillet mais en août la France s'arrête!)... et les malades, les urgences connaît pas !

Bref Pierre remet le fauteuil dans une position qui convient provisoirement à Maurice et il lui cale un coussin sous son pied droit avec un tapis par dessus, ce qui le soulage grandement.

Ses jambes et ses pieds coulent plus que jamais ouvrant de larges plaies... on le suit à la trace et cette fois l'eau de ses œdèmes se mêlent de sang. Ses pantoufles trempées coulent lorsque on les met à la verticale... c'est une histoire invraisemblable et pourtant... et il faut bien comprendre et admettre que Maurice vit totalement supplicié depuis plus de six mois.

Imaginons un homme que l'on remplit d'eau chaque jour comme une barrique et tout ce qui s'en suit de problèmes graves... ce n'est plus tenable pour lui et cela s'aggrave de crises cardiaques récurrentes !

Vers seize heures trente, il me redit comme il en a marre de son état, de sa souffrance !... Et moi aussi de devoir vivre sa torture au quotidien, à chaque instant, à chaque minute... mais je tiens car je vis uniquement dans l'instant.

Aujourd'hui le temps est très lourd et la pression atmosphérique ne convient pas à l'état de santé de Maurice... étouffements, crises de très froid puis de trop chaud se poursuivent.

Je ressens une nouvelle crise d'asthénie. Je devrais m'allonger mais comme Maurice j'attends l'infirmière.

Je vais m'installer dans mon fauteuil un moment cela m'aidera... et... je m'endors. Je file sur mon lit à la demande de Maurice.

Du coup, je me réveille à dix-neuf heures et nous soupons.

Un gros crachin tombe autour de nous... on ne voit plus grand chose et tout est mouillé.

Maurice éprouve beaucoup de mal à trouver le repos. Son rythme alterne toujours entre sommeil, réveil, courses aux toilettes qui le mettent à plat, énervement, angoisse, maux de tête, chaud, froid, tension haute, tension basse avec un cœur toujours trop rapide...

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3 septembre 2016 6 03 /09 /septembre /2016 22:30
TEXTES PRIMES de Dana LANG
TEXTES PRIMES de Dana LANG

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3 septembre 2016 6 03 /09 /septembre /2016 21:23
UN RADEAU DANS LE CIEL / Dana LANG
Maurice à Plouhinec février 2011
Maurice à Plouhinec février 2011

Samedi 3 septembre 2016, un deuxième infarctus en trois jours...

Maurice passe une nouvelle nuit agitée. Je me lève et prépare les tartines grillées... il s'en vient doucement extrêmement fatigué prendre un peu de café et à peine une tartine, puis ne tenant plus sur la chaise, il retourne se coucher jusqu'au moment de l'arrivée de Béatrice à neuf heures. Maurice ne supporte plus les soins sur le lit médicalisé de la chambre, il reste debout car il a de grosses difficultés à respirer... d'ailleurs il ne dort plus dans ce lit depuis deux ans, il y étouffe. Bon, ce matin c'est encore plus bas que la veille et ainsi comme chaque jour qui passe depuis des mois et des mois.

J'étends le linge que j'ai fait tourner dans la nuit. Je vaque aux occupations habituelles du réveil. J'arrange le fauteuil-lit de Maurice, lui change les serviettes trempées à ses pieds, je veille à ce qu'il ne manque de rien, qu'il soit bien installé puis je vais m'occuper des animaux.

Je leur apporte du grain et je retourne pour ouvrir l'eau. C'est à ce moment-là que Maurice depuis la véranda aperçoit 'La Diva' qui joue les filles de l'air.

Il me dit que la poule a réussi à sauter du côté droit de l'enclos et elle se retrouve dans le pré de Pierre C. Je prends mon fauteuil armé de mes béquilles puis avec mes cannes, je fais le tour par derrière la maison en longeant le pré. C'est un exercice très difficile pour moi car je n'ai absolument aucun équilibre déjà sur le plat alors dans un pré plein de bosses, je dois redoubler de vigilance. Mais même ainsi mes jambes se dérobent sans crier gare, mon pied ou mon genou ou ma hanche se décroche.

Je vois ma belle poule noire à l'angle du pré contre la haie. Après deux ou trois hésitations elle consent à se laisser prendre. Fort heureusement car je ne peux pas lui courir après. J'abandonne une béquille sur place et je la ramène sur mon bras, mais qui est-ce que je vois là debout devant moi sur ses béquilles Maurice terriblement inquiet pour moi et qui m'attend avec des ciseaux pour lui couper l'autre aile. Pauvre Diva !

Nous coupons le bout de son aile gauche, la droite c'est fait et je la ramène dans l'enclos. Je repars à la recherche de mon matériel et fermer les deux portillons lorsque mon époux me crie que j'aurais dû attendre car elle s'est de nouveau envolée ! ! ! Mais comment a-t-elle pu faire sans la force de ses ailes ? Incroyable !... Et il faut que je retourne dans le pré après tant de difficultés pour avancer... je reprends mes béquilles, le fauteuil ne peut pas circuler dans cet endroit sans accès. J'avance et je ne la vois pas... mais où est-elle passée ? Je vais tout au fond contre le muret de séparation, je franchis un buisson de ronces et de fougères et j'entends ma poule qui semble m'appeler ! Je cherche en suivant son cri et que vois-je ?... Un nid... un nid avec de beaux œufs d'or ! Ce n'est pas possible !

Voici donc la bonne raison qui faisait que 'La Diva' s'en allait chaque jour et revenait vers nous tranquillement. Elle allait faire ses œufs ailleurs. J'avais bagué ma poule avec un tortillon jaune et j'ai pu remarqué qu'elle se faisait battre sévèrement par les deux grosses Coucou de Rennes 'Cabosse' et 'Dondon'. Elle se mettaient à deux sur elle et la bourrait de coups de becs. Elle a eut sans doute envie de faire ses œufs en paix.

Bon, je la saisis et je l'emporte de la même façon que la première fois et là, je l'enferme dans le dortoir à poules en voulant lui remettre ses œufs, mais à quoi cela servirait-il puisqu'il n'y a pas de coq et que je n'ai nulle envie d'avoir des poussins.

Là-dessus arrive Pierre F., il tombe bien... je suis crevée, j'ai mal partout (comme toujours) et je prends mon fauteuil électrique pour l'accompagner jusque derrière la haie dans le chemin derrière la maison du voisin. Je lui montre où il peut ramasser les œufs d'or. Il y en a huit ! Oh la la, cela me semblait bien étrange à entendre les cris et en comptant les œufs. Il y avait bel et bien un manque.

Finalement, je récupère tous ses œufs et je ne les rends pas à ma pauvre poulette. Pierre va mettre un leurre à la place dans son nid et je la libère en ouvrant le dortoir. Aussitôt elle recommence et repart de la même manière. Je la retrouve un moment plus tard devant l'enclos. Je la laisse tranquille. Elle se promène ainsi tout l'après-midi et le soir en apportant les restes de table où pour finir en beauté je fais une belle chute en avant comme une poupée de chiffon ; 'La Diva' rentre dans l'enclos. Elle ira se coucher avec ses congénères... au moins ainsi elle ne sera pas tuer par le renard !

Entre temps Maurice qui s'est agité, contrarié de me voir faire tout ce trajet pour la chercher, fait un nouvel infarctus à onze heures au moment où Pierre est là. Il souffre atrocement. Je lui dis de prendre son spray de trinitrine, il en prend plusieurs coups plus trente mg de plus de morphine. La douleur aiguë le quitte progressivement. Je reste un moment à discuter avec Pierre ce qui semble une éternité à Maurice qui a besoin de moi, il s'énerve, il pleure. C'est insupportable !

J'attends que sa crise cardiaque s'estompe vers quatorze heures pour lui donner son repas dans un bol avec une grande cuillère directement dans son fauteuil-lit. Je lui donne à boire et il ne veut plus rien. Il mange très peu depuis plusieurs jours déjà. Je fais en sorte que tout aille pour le mieux dans son installation. Il a tout sous la main : la 'zapette' de télévision, la lampe, ses médicaments, ses crèmes, son eau, sa pince, ses béquilles, son seau pour uriner car maintenant il arrive à grand peine aux toilettes tant il est essoufflé... et puis il ne faut pas écarter le risque de chute avec la trinitrine... ouf, c'est dur, très dur !

Lorsque j'ai terminé, je range des papiers dans mes classeurs concernant mes affaires littéraires puis épuisée je file dans la chambre en laissant la porte ouverte.

Comme hier je suis bloquée des cervicales, des bras, du dos, j'ai une grosse crise d'asthénie. Dans le lit mes jambes se paralysent et mes bras, mes mains et mes pieds me torturent. J'ai du mal à m'endormir avec une oreille accrochée à la pièce d'à-côté. Je sais que je n'arriverais pas à me reposer comme il le faudrait et ce depuis des jours et des jours, tourmentée par l'état de mon époux et abîmée par ma maladie.

Alain arrive en visite. Je sors du lit toujours aussi mal mais je suis heureuse de le voir. Il se soucie de nous vraiment fort. Nous demeurons à discuter une moment tous les trois lorsque l'on frappe à la porte. Ce sont Éliane et Clémentine qui viennent aux nouvelles où hélas je dois leur apprendre la nouvelle crise cardiaque de Maurice. Puis Pierre F. passe en coup de vent prendre lui aussi des nouvelles.

Nous prenons un café et Maurice veut venir près de nous dans la véranda. Il y demeure un bref instant. Ensuite nos amies nous quitte de même que notre ami Alain. Il reviendra lundi, cher Alain.

Nous soupons de la même manière qu'à midi, Maurice reste dans son fauteuil-lit qui fait un bruit de mitrailleuse en bougeant. Puis dans un état extrême, il s'endort... en dormant il geint et se plaint... que sera la nuit ?

J'écris ces lignes, j'ai mal de partout, coincée à partir des cervicales, du dos, des jambes qui ont bien du mal à se mouvoir tant la douleur est intense, j'ai mal aux épaules, aux bras, aux mains... comme d'habitude depuis ma dernière crise évolutive en 1994... je suis cassée, usée par les douleurs tendineuses, musculaires, neurogènes, osseuses !

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2 septembre 2016 5 02 /09 /septembre /2016 22:51
TEXTES PRIMES de Dana LANG
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2 septembre 2016 5 02 /09 /septembre /2016 22:05
UN RADEAU DANS LE CIEL / Dana LANG
Un rosier magique !
Un rosier magique !

Vendredi 2 septembre 2016,

Je me lève à huit heures... Maurice se traîne lamentablement après une nuit très agitée à partir de trois heures du matin.

Il fait des tartines grillées depuis sa chaise... il ne tient pas debout au-delà de quelques secondes. Il grignote une tartine, boit un peu de café et retourne se coucher en attendant Béatrice.

Nelly reprend son service après quelques jours de vacances. L'infirmière vient vers neuf heures avec des remèdes donnés par le médecin hier. Elle nous soigne, puis organise le pilulier de Maurice.

Il se recouche. De mon côté, j'attends que Nelly finisse son travail à la maison pour l'emmener avec moi trouver la solution pour que 'La Diva' ne se sauve plus... justement elle se balade hors de l'enclos, une fois de plus... elle se dirige vers moi dès qu'elle me voit ! Mais cette fois, elle n'a pas envie de se faire prendre, elle m'évite et veut n'en faire qu'à sa tête, à savoir se promener. Nelly la chope avec le filochon et la voilà de nouveau dans l'enclos... ah, la coquine !

Bon, Nelly se munit de la petite massette, de fil de fer, de clous, du sac aux déchets et de l'araignée. Je lui montre par où j'ai vu la poule se sauver, explique ce que Maurice pensait faire. Mais je m'aperçois que les fils tendus au-dessus du grillage n'ont pas été remis correctement en place lorsque je taillais la haie et cela provoque un espace pour s'échapper. Pendant que nous retendons les fils de fer, Nelly me dit que ce serait aussi bien de mettre du grillage à poules sur cette partie haute à découvert. C'est vrai cela simplifierait les choses, seulement je ne pourrais plus tailler la haie de ce côté-ci, je devrais passer derrière la maison de mon voisin... mais, nous sommes obligés d'y aller de toute façon. Oui, avec le grillage, ce serait définitivement la paix... à moins qu'elle ne trouve un autre plan pour faire le mur !

Nelly s'en va chercher le grillage à poules déposé au garage et me ramène du papier journal pour m'asseoir sur la chaise laissée dans l'enclos et souillée par les chèvres. Je vais pouvoir ainsi m'y installer.

Nous posons le grillage. Cependant que Nelly fixe avec des petits morceaux de fil de fer certains endroits du grillage moi, je plante de petits clous dans les piquets pour le fixer plus solidement. Je me soulève pour saisir quelques clous dans la boîte et soudain Aig (Aik) emporte mes journaux dans sa gueule. Bon sang, ah, la chameau et Froudenn se met de la partie pour lui piquer son paquet. Impossible de lui courir après, aussi Nelly est obligée de le faire à ma place. Elle récupère enfin les journaux, mais Aig en garde une feuille qu'elle dévore sous nos yeux ! Ce n'est pas possible ! Je replace mes journaux, cette fois moins largement afin qu'elles ne les dérobent pas.... mais Froudenn vient à la charge et tire sur le petit morceau qui dépasse... je suis obligée de la chasser à plusieurs reprises et de veiller sur les deux, car Aig revient à son tour.

Ah comme elles sont espiègles ces deux-là ! L'autre jour penchée sur le dortoir des poules, Froudenn placée au-dessus sur l'estrade m'a arraché une bonne touffe de cheveux pour... les manger !

Bon, nous terminons enfin la pause du grillage et il est déjà l'heure pour Nelly de nous quitter. Nous n'avons plus le temps de nettoyer l'enclos. Ce sera pour plus tard.

Je commence à mettre en route le déjeuner que voici Pierre à la porte. Il nous apporte en coup de vent une bonne petite dégustation de la Ferme des Gorré... avec tout ça, inutile de démarrer le repas, je reporte tout à ce soir. Sacré Pierre, comme il pense à nous !

Nous mangeons et Maurice retourne au lit. J'étends encore une lessive et j'en fais de même.

Avant l'arrivée de l'infirmière, je suis déjà dehors pour abreuver nos animaux, changer l'eau de l'abreuvoir et remplir le bac à Gwenn et Du qui adorent prendre leur bain et se laver. C'est étrange les poules boivent dans le bac aux oies et les oies se gargarisent dans l'abreuvoir... allez donc comprendre les bêtes... l'eau des oies doit avoir un parfum indescriptible !

Ensuite je fais le tour des pondoirs, je rentre et je vais préparer le souper. Ce que j'avais prévu pour midi, je le cuisine ce soir. Jardinière de légumes en salade, poêlée de poivrons, oignons frais et tomates qui recouvrira le poisson (colin) et le riz basmati blanc et sauvage... en petite quantité... mais on frappe à la porte, nous recevons une visite tout à fait inattendue. Deux personnes avec qui nous avions vraiment sympathisé, Joscelyne et Adrien viennent nous rendre visite émues par les événements qui bouleversent notre vie en suivant ces pages. Ils viennent de loin et nous sommes très touchés de les revoir. Ils nous offrent une magnifique orchidée. Heureux de nous retrouver, nous ouvrons un cidre... arrive Alain avec une bouteille de jus de pomme et deux crêpes au chocolat, nous préférons sa bouteille que nous ouvrons et refermons l'autre.

Chers amis qui nous rendent ainsi tant de visites pour remonter le moral de Maurice accablé de tant de maux. Nous parlons un long moment autour de nos verres. Puis nos amis nos quittent un peu tristement.

Nous passons à table, je réchauffe mes plats, nous n'avons pas très faim mais c'est fameux !

Maurice regagne son fauteuil articulé et s'endort.

Je fais tourner une machine de linge et je reste sur ces pages... Maurice ne dort plus.

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1 septembre 2016 4 01 /09 /septembre /2016 20:14
TEXTES PRIMES de Dana LANG

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1 septembre 2016 4 01 /09 /septembre /2016 19:33
UN RADEAU DANS LE CIEL / Dana LANG
UN RADEAU DANS LE CIEL / Dana LANG

Jeudi 1er septembre 2016,

Maurice a passé une nuit épouvantable, agitée, à se battre avec tout. Ses jambes et ses pieds ont imbibé d'eau six grosses serviettes de toilette, au matin, je lui en retire les dernières pour en placer d'autres... il semble avoir perdu du ventre !

Je me suis couchée à vingt-trois heures car il s'était apaisé. J'ai gardé la porte de la chambre ouverte et je l'ai entendu brasser et gémir... à cinq heures et demi, je ne pouvais plus dormir malgré mon besoin intense de sommeil.

Je déjeune tôt et Maurice trop épuisé ne veut pas me rejoindre... je le comprends ô combien !

Béatrice arrive à huit heures et j'occupe déjà la salle de bains en pensant qu'elle arriverait plus tard. Elle me fait mes soins de pieds puis elle passe à Maurice, pressée par la rentrée scolaire et l'accueil des enfants diabétiques.

Sylvie prend son service à neuf heures aujourd'hui, du coup nous avalons une tasse de café tous les trois... Maurice n'a rien mangé !

J'ai besoin de quelques courses : courriers, pharmacie, pain, lessive, eau, quelques fruits.

Je dois sortir avec Sylvie et le fournisseur de grands appareillages pour handicapés va passer ce matin, zut, zut et re zut !

Bon, nous faisons le tour rapidement et nous arrivons pour trouver Maurice avec nos amis Clémentine et Henke venus aux nouvelles de sa santé, tellement gentils et choqués eux aussi de la tournure des choses.

Maurice m'explique évasivement le brassage de papiers qu'il a fallu faire pour retrouver des références indispensables... et nous aurons les devis demain ! Hou la la, encore pas triste tout ça !

Puis on frappe fort à la porte... ce sont André et Pierre nos amis et voisins, sidérés par la nouvelle de la dégradation de sa santé. Nous prenons un verre de cidre tout en discutant.

Ces visites touchent mon époux au cœur et cela lui fait du bien au moral.

Bon, nous mangeons vers treize heures d'un steak haché et un reste de purée d'hier... Maurice n'a pas faim. Il retourne se coucher.

Arrivent à la porte notre médecin et un stagiaire. Ils regardent mon pied et notre docteur prescrit un antibiotique. Je lui dis que j'ai obtenu mon rendez-vous radiologique pour le jeudi 8 septembre. Il renouvelle nos ordonnances.

Puis il s'attache au cas de Maurice avec un nouvel électrocardiogramme où la crise aiguë douloureuse semble être passée visiblement. Comme les maux de tête recommencent, il supprime un spatch de trinitrine sur deux... je préfère car les conséquences sur le cerveau peuvent être terribles dans sa situation. On continue de baisser la cortisone mais on remet de l'hydro cortisone pour la glande surrénale affectée.

Il fait un temps magique ! Je file m'occuper de nos animaux. Ce matin, je suis allée demander au volailler le nom de la race des poules que je lui avais achetées. Ce sont des poules de marans... les fameuses poules aux œufs d'or, avec un bon caractère, calme et très sociable ! Eh bien voilà pourquoi 'la Diva' me court après comme un petit chien, je comprends mieux maintenant. Elles pondent de gros œufs (de vraies patates) couleur chocolat de 70 à 80 grs contre 60 grs et jusqu'à plus de 250 dans l'année ! Je suis contente de mon choix. Leur chair est savoureuse, mais cela ne m'intéresse pas... nos animaux ne seront pas tués !

Je taille un mètre de haie de fusain pour Aig et Froudenn qui m'attendent impatiemment. Les oies ont tondu l'herbe tout autour du grillage, ce qui est remarquable car une machine n'y passait pas, sauf à devoir y couper au ciseau ! De bonnes tondeuses que les oies ! Tout ce petit monde représente une déchetterie à lui tout seul. Ensuite, je remets de l'eau dans le petit bac de Gwenn et de Du, nettoie et remplis l'abreuvoir. Puis, je fais la tournée des œufs. Voilà c'est fait !

Maurice à la maison se débat toujours entre le très froid et le trop chaud, il va mal, il se plaint, il a très mauvaise mine. Mais voilà Alexandra, la podologue qui vient gratter mon pied. Je lui explique ce que le médecin m'a donné. Ensuite c'est le tour de Béatrice pour les soins de Maurice.

Ce soir, il n'a pas faim et je lui propose une petite soupe de pâtes... c'est tout ce qu'il peut avaler. Puis il va se coucher en redoutant la prochaine nuit. Je lui recommande d'essayer de ne pas s'énerver à l'avance, de prendre l'euphytose que je suis allée chercher à la pharmacie ce matin (on était en panne) et de tâcher de s'apaiser... ce qu'il tente de faire.

Tout cela malgré son courage hors norme n'est pas facile pour un grand malade comme lui... nous avons traversé tant d'épreuves redoutables et là de nouveau la souffrance sans fin s'invite à notre table... la souffrance morale de devoir me quitter... et les larmes qui jaillissent... comme les miennes lorsqu'il pleure.

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31 août 2016 3 31 /08 /août /2016 21:02
TEXTES PRIMES de Dana LANG

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Présentation

  • : LE MONDE IMAGINAIRE de Dana LANG, conteuse aux plumes de sioux, fée des loups, auteure Fantasy, contes, nouvelles, poète insurrectionnelle (trilogie de prose poétique), lauréate de 76 Prix littéraires
  • : BIOGRAPHIE Dana LANG *1989-2002, conteuse professionnelle internationale (artiste, durant 12 ans intermittente du spectacle / Cie du Soleil Noir). Elle conte dans les écoles, collèges, lycées, bibliothèques, médiathèques, salles de spectacle, théâtres, festivals... etc... *1991, fondatrice d'une Maison du Conte 'La Biche au Bois' au Cergne (42-Loire). Elle reçoit 20 000 scolaires en attractions contées sur les Terres d'Anne de Beaujeu dans les Monts du Haut-Beaujolais, et organise un Festival du Conte et des Conteurs en Forêt et en Cabarets «Flèches des Fées» pendant cinq ans. Elle conte avec divers musiciens dont Tenzin Gonpo artiste tibétain qui l'accompagne aux instruments et à la voix. Elle parraine un enfant tibétain pendant plusieurs années. *1994, sociétaire des Auteurs et Compositeurs Dramatiques. Elle participe à divers festivals... *Avril 1998, elle conte dans les écoles françaises, Instituts, hôtels, villages pour le Festival International des Conteurs Francophones à Abidjan en Côte d'Ivoire. *2003, auteure, poète, en situation de handicap, elle poursuit en écrivant toute son Œuvre. Elle réécrit ses contes adaptés pour la scène (120 contes) et écrit de très nombreux ouvrages dont des contes merveilleux et fantastique, un récit autobiographique ' Les Sanglots du Vent' ; une trilogie Fantasy ' Les 3 Héritiers de la Clef des 7 Mondes' (t.1 : La Dragonne et l'Œuf d'Or Sacré ; t.2 : Éloïse et le Commandeur du Temps ; t.3 à paraître) ; des témoignages de vie ' Docteurs, vous m'avez tué ! ' suite à paraître : ' La Danse de la Méduse ', ' L'Arbre d'Or ', 'La Fuite des Jours', 'La Maison du bout... de la Terre', 'Plus fort souffle le vent', 'Un Radeau dans le Ciel', 'Jusqu'au bout du Voyage', 'La Vie comme un Défi', 'Fais-moi Mourir !', 'Le Bouffeur de Vie', 'L'Ultime Voyage d'un Combattant de la Vie', 'Vogue là où te mènera ton Rêve', 'L' Envol les Ailes Brisées',... édité en juin 2019 par Horizon Littéraire Contemporain : un recueil de prose poétique et de pamphlets de 7 livrets ' Puisque tu vis, Philippe', 'Je vous écris, Frères Humains', 'À l'Aube d'un Jour, Humanité' et un livret de nouvelles 'Poindra le Jour', ... *2011, à la création de la Maison du Conte, de l'Illustration et de l' Édition Fantastique ' LA FONTAINE AUX FÉES ' édite dix de ses livres (sur plus de 30) et avec son époux Maurice JANIN, architecte d'exécution (en situation de handicap), fréquente les Salons du Livre de Rhône-Alpes, Auvergne, Bourgogne, Yonne, Paca chaque week-end durant deux ans. Sur le Salon du Livre de Lorette (42-Loire), elle rencontre Michel COUROT, Dico d'Or, grand gagnant de la Dictée de Bernard Pivot en 1995. Il deviendra son relecteur et son très grand ami. *En avril 2011, elle écrit un conte merveilleux : Flora, Pipi et Scratch, la sorcière. *2012, sociétaire des Arts et des Lettres de France, membre du bureau de l' UERA A (Union des Écrivains de Rhône-Alpes-Auvergne), ambassadrice du Cercle des Ambassadeurs Universels de la Paix, 'La Fontaine aux Fées'  édite 'Le Grand Livre de Marina' de Marina FERREIRA. *13 octobre 2013, elle est nommée Membre de la World Académy of Arts and Culture and World Congress of Poets. *Le 18 mai 2014, elle parraine le 1er Festival du Livre et de l'Illustration Jeunesse «Les P'Tits Z'Amis de Marina » à Saint-Didier-de-Formans dans l'Ain (01). *13 Juillet 2014, après avoir vécu deux ans dans le village natal de son père en Alsace près de Bâle et de très longues années en région lyonnaise, elle vit à Plogoff dans le Finistère et devient Membre de l'Association des Écrivains Bretons (AEB). Elle écrit et publie un nouveau conte ' La Fontaine de la Mer Feunteun Aod '.   *Décembre 2014, elle collabore au Festival International du Conte de Guillaume ÉKOUMÉ, au Cameroun. Elle écrit un nouveau conte 'Max, le Petit Sorcier'. *Février 2015, elle écrit un conte 'Louka, le Petit Loup de Brocéliande' dédié à son arrière petit-fils, Louka né le 5 février 2015. *23 avril 2015, elle écrit 'Le Dragon de Pors Loubous', un conte fantastique. Fin juillet, par son épouse Danyèle, elle apprend dans une profonde tristesse le décès de son indéfectible ami, Michel COUROT. *20 décembre 2015, elle conte 'Plume de Corbeau' au théâtre Georges Madec à Esquibien pour les enfants des écoles et leurs parents. *De septembre 2013 à ce jour, elle devient lauréate de 76 distinctions Littéraires  Internationales (Trophées, Mérites, Médailles, Prix, Mentions...) décernés par 16 concours Littéraires Internationaux. *2015-2016, elle recherche un Éditeur sérieux pour lui reprendre toute son Oeuvre. *En 2015, elle est invitée à Sacramento en Californie et à Prague en Tchécoslovaquie du 5 au 10 septembre 2016 par le Président de la World Académy of Arts and Culture and World Congress of Poets où elle ne pourra pas se rendre. *Le 1er février 2016, elle écrit le conte 'Justine et le Pays Contraire'. *Février 2016, elle s'inscrit dans les Salons Festivals du Livre en Bretagne qu'elle espère honorer de sa présence... le 24 avril 2016, elle se rend au Salon du Livre de Botmeur (Finistère) où elle conte et dédicace... *En juin 2016, elle écrit le conte 'Kaoura, la Princesse aux Sept Dragons'... *En 2017 'La Princesse aux Mensonges', 'L'Œil du Dragon'... et autres... *Le 9 et 10 septembre 2017, elle reçoit le TROPHEE John Ronald TOLKIEN pour le 2ème volet de sa trilogie fantastique 'Les 3 Héritiers de la Clef des 7 Mondes' tome 2 'Éloïse et le Commandeur du Temps par le CEPAL à Thionville en Lorraine. Elle reçoit d'autres Prix Littéraires Internationaux et le TROPHEE le LAUZUN de BRONZE remis par Pierre BELLEMARE... *Le 26 décembre 2017, elle perd à Douarnenez son époux bien-aimé à la suite de très grandes souffrances et d'une longue agonie de trois ans. Il sera incinéré à Quimper et ses cendres jetées en mer à 300 mètres de leur habitation. *Année 2018, elle devient membre de Bibliothéca Universalis.           * En février 2018, elle écrit plusieurs contes et nouvelles... qu'elle présente à des concours littéraires... *4 avril 2018, elle reçoit une Mention des Arts et Lettres pour son conte 'L'Œil du Dragon'. *10 août 2018, veuve elle revient s'installer avec sa fille aînée dans les Monts du Haut-Beaujolais où de plus en plus atteinte par sa maladie, elle tente de faire éditer tous ses livres. Quelques uns de ses textes paraissent dans diverses revues et livres. *Le 26 janvier 2019, elle devient membre de l'Académie Littéraire et Historique du Val-de-Saône. *Le 1er juin 2019, elle reçoit trois nouveaux Prix Littéraires Internationaux sur un conte, une nouvelle et une poésie décernés par les Arts et Lettres de France. *Le 29 juin 2019, elle reçoit le TROPHEE d'EXCELLENCE sur son OEUVRE LITTERAIRE et le PRIX d'EXCELLENCE sur son conte MAX, LE PETIT SORCIER en Français et traduit en Roumain par les Editions HORIZON LITTERAIRE CONTEMPORAIN représenté par Noëlle ARNOULT et Daniel DRAGONMIRESCU.
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