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23 octobre 2015 5 23 /10 /octobre /2015 19:22
LA FUITE DES JOURS... / Dana LANG
LA FUITE DES JOURS... / Dana LANG

~~Jeudi 22 octobre 2015,

Le ciel se couvre de lourds nuages noirs mais il ne pleut pas. Maurice a passé une nuit presque pleine et il va mieux au réveil. Il fait griller les tartines, Sylvie prépare le café et nous pouvons déjeuner.
L'infirmier arrive pour les soins et le contrôle de la tension, du pouls et de l'oxygénation, geste qui ne sert pas à grand-chose puisque l'on n'y lit pas les apnées de la nuit.
La plus grosse de nos poules et qui est aussi la plus jeune se met à pondre. Le pondoir dans le petit poulailler devient trop petit pour les trois poules du coup, après réflexion, nous pensons qu'il faut installer un dortoir sous l'estrade de jeux de nos chèvres, là où elles ont deux abris de plein air.
Maurice y fixe un manche à balai pour le perchoir et découpe une porte dans une planche avec un trou pour le passage des cocottes. Il prend l'idée de peindre une poule humoristique et inscrit le mot dortoir au-dessus de son dessin. Puis, il fait sécher son œuvre à l'intérieur de la maison.
L'après-midi, il se sent très mal et se plaint à nouveau de la tête ! Nous restons à nous reposer au salon.
La nuit tombe vite.

Vendredi 23 octobre 2015,

Le drapeau breton planté dans le terrain nous indique qu'il va faire beau aujourd'hui.
Maurice se lève en meilleur état qu'hier après-midi. Dès qu'il est prêt, il s'en va terminer son ouvrage chez les chèvres.
De mon côté j'apporte du maïs dans un seau à mes petites protégées. Petit Bisou arrive en courant dès que je l'appelle :
-Aig (Aik), Aig, Aig vient !...
Alors avec ravissement elle plonge son museau dans le seau puis elle se met à jouer avec moi comme elle le fait avec 'sa sœur'... elle me prend littéralement pour une chèvre... sa maman chèvre, sans doute.
Les jeux interminables me font sentir ses petites cornes pointues et je fais très attention à ce qu'elle ne vienne pas me surprendre sur le côté, elle me ferait tomber... il m'en faut si peu avec mon manque absolu d'équilibre.
N'empêche, nous nous amusons bien toutes les deux cependant que Froudenn nous observe d'un air dédaigneux !
Sylvie aide Maurice. Elle emporte la planche qui va servir de porte au nouveau dortoir des poules. Maurice assis y pose les charnières et le loquet. Pendant ce temps les chèvres autour de lui observent ses moindres gestes.
-Mais que peut-il bien faire ? Pourquoi ferme-t-il cet espace qui nous protège de la pluie ? se demandent-elles.
Puis soudain Froudenn mécontente attrape son tee-shirt par derrière et tire dessus, puis elle saisit le bas de son pantalon et l'arrache avec ses dents tant et plus.
-Mais pourquoi donc fait-il cela, non mais de quoi je me mêle ! s'indigne la biquette.
Maurice a fini. Il rentre pour observer son travail depuis la véranda. Le dessin est vraiment réussi, une œuvre d'art !
Du coup, il se décide à en faire autant sur la cabane des chèvres. Il peint une jolie tête de biquette avec sa peinture acrylique sur une planche et vient la faire sécher près du radiateur et il se dit qu'il va se remettre à peindre, il y a longtemps qu'il veut me faire un dragon pour la déco du jardin !
Lorsqu'il revient pour épier l'attitude de nos chèvres naines devant son travail, il voit Aig qui lèche allègrement la peinture. Heureusement qu'elle se trouve bien sèche, cependant nous sommes horrifiés et après un moment encore plus abasourdis de voir Aig rentrer dans le dortoir par un si petit orifice puis Froudenn à son tour !
-Ça c'est le comble ! Et les deux en plus ! grogne Maurice dans tous ses états.
Du coup, il y retourne pour mettre un bandeau afin de réduire l'entrée du dortoir. Mais que nenni, en fin d'après-midi, je découvre la petite tête d'Aig qui sort du passage ! Ah, la coquine ! ! !
Ce soir à la tombée du jour j'attire les poules dans leur dortoir avec les épluchures de légumes et les restes de la table. Puis je ferme le petit poulailler devenu le pondoir. Elles vont devoir s'habituer à leur nouveau château.
Je retourne sur l'ordinateur... Maurice se plaint de la tête... la nuit tombe vite.
Demain est un autre jour...
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20 octobre 2015 2 20 /10 /octobre /2015 19:33
LA FUITE DES JOURS... / Dana LANG
LA FUITE DES JOURS... / Dana LANG

~~Samedi 17 octobre 2015,

Au réveil Maurice ne se sent pas bien du tout, pourtant il ressent un bienfait certain sous son respirateur qui lui permet une nuit sans apnées.

Mais il doit se préparer pour aller chez le dentiste. Nous déjeunons tôt, puis il s'en va.

Je nourris les chèvres et les poules. Petit Bisou (Aig= Aik) se dresse devant moi toutes cornes en avant pour jouer, cela m'amuse beaucoup. Je remplis leur écuelle de maïs et en jette aux poules. Elles sont ravies.

Lorsqu'il revient il me dit que la visite s'est fort bien passée avec un praticien beaucoup plus sympathique que la première fois, une attitude à l'opposée de la précédente... incroyable tout de même... plus courtois encore à l'énoncé de la profession de Maurice !

Bon mais devant son cas, il l'envoie chez un stomatologue pour lui extraire au moins cinq dents... cela ne me surprend pas. La dernière fois, avant le déménagement, il avait dû se faire ôter sept dents directement à l'hôpital ! Il a obtenu un rendez-vous pour le 13 novembre, en attendant il n'a pas fini de souffrir.

Au retour Maurice a envie de faire un tour au marché sur le port de Tréboul où nous pensons pouvoir manger sur place. Je commençais à m'affairer à la cuisine pour finir mes confitures de pommes.

Tant pis, nous y allons. Nous passons à la Baie des Trépassés prendre un seau de sable pour nos poules, sable qui recouvre le parking, aussi cela nous simplifie la vie.

Nous arrivons sur le marché très achalandé de Tréboul. L'air frais nous ravigote. Le ciel reste couvert depuis le lever du jour. Une partie de la place se trouve occupée par les forains et l'autre plus grande partie par le stationnement des voitures.

Nous trouvons une place pour notre utilitaire au milieu de celles-ci, puis avec nos deux fauteuils nous regagnons le marché. Nous faisons le tour de chaque étal... bouchers, poissonniers, maraîchers, vendeurs de toutes sortes offrent leurs produits. Nous achetons deux morceaux de saumon fumé au profit de l'école, deux salades à une petite productrice bretonne et trois coquilles Saint-Jacques à un pêcheur qui n'a plus que cela. *

Enfin, nous cherchons la pizzéria des jeunes qui vendaient cet été sur le port mais nous ne la trouvons pas. Nous sommes quittes pour acheter un poulet rôti et deux parts de gratin dauphinois sur le marché.

Nous rentrons pour déjeuner. J'avais prévu de confectionner une jardinière de légumes mais ce sera pour demain.

Nous nous régalons avec le poisson fumé, le gratin et le poulet.

L'après-midi nous restons accablés de fatigue et de douleurs dans nos fauteuils.

Dimanche 18 octobre 2015,

Maurice ne se sent pas mieux que la veille pourtant il remarque une meilleure nuit sous son masque.

Il fait très beau mais très frais le matin. Il tente de nourrir les chèvres mais il se fatigue très vite. Il rentre épuisé et sous l'effet des calmants trempé de sueur comme tous les jours... je dois l'aider à se changer plusieurs fois dans la journée.

Il finit par s'allonger dans son fauteuil.

Pour la préparation du repas, il vient m'offrir son aide. Il épluche les pommes de terre, les carottes et coupe en morceaux le potimarron, toutes tâches que j'ai tant de difficultés à effectuer.

Je fais cuire une jardinière de légumes et nous mangerons le reste du poulet d'hier et le dernier morceau de saumon fumé. Je fais sauter les coquilles Saint-Jacques dans la poêle, mais je suis déçue en ouvrant l'un d'elles de ne trouver à l'intérieur qu'un gros paquet de sable (très bon pour les poules !). Nous allons avoir une noix chacun et sans corail, c'est bien peu mais tellement délicieux que nous apprécions en nous léchant les doigts.

Quand nous terminons le repas, je suis moi-même hyper fatiguée. Comme chaque jour j'ai mal dans tout le corps et je ne tiens pas debout... je file dans le fauteuil abandonnant toute la vaisselle sur la table de la cuisine... je verrai plus tard.

Vers dix-sept heures, je prépare une soupe de potimarron avec quelques carottes, quelques pommes de terre, du céleri, un morceau de beurre et un nuage de crème. C'est un délice !

Nous restons dans nos fauteuils puis un moment plus tard, je fais la vaisselle et range un peu la cuisine.

Nous regardons le film 'Astérix et Obélix chez la Reine' puis je reste un moment à écrire...

Lundi 19 octobre 2015,

Il fait très beau, un ciel bleu pur sans nuage s'ouvre à nous. Je me lève à huit heures.

Comme d'habitude Maurice passe une nuit découpée par ses prises de médicaments et son mal être. Hier soir, il s'étouffait sous son appareil respiratoire, une fois de plus. Il faut dire qu'il ne peut dormir que dans la position assise aussi a-t-il déserté le lit depuis un an et éprouve beaucoup de difficulté à installer et garder sa machine car il se lève tant de fois dans une nuit... rien ne va plus !

De plus, il se trouve continuellement en état de fatigue et sous les effets secondaires indésirables de son traitement de confort. De plus c'est la troisième fois cette semaine qu'il recommence à se plaindre de la tête... et je n'aime pas ça ! Bon, je dois tâcher de tenir debout !

Julien, l'infirmier remplaçant vient faire les soins pour son premier jour avec nous et Sylvie arrive pour prendre son service.

De mon côté, je prépare une lettre au Chef de Centre de EDF après son courrier où il vient nous réclamer une somme de mille-cinq-cent euros alors que nous venons de régler plus de mille-trois-cent euros depuis l'été. J'accompagne ma lettre d'un chèque de quatre cent euros.

Depuis un an que nous sommes établis ici, les services Edf n'ont jamais pris en compte notre demande de mensualisation et un beau jour il se réveillent en nous réclamant deux-mille-deux cent euros cash. Nous avons payé par petites sommes dans un premier temps où ils nous avaient établi un échéancier mais au fil des jours, ils n'ont cesser de remettre en cause ce genre de paiement pour exiger la somme totale.

Nous avons eu des difficultés extrêmes à les joindre, nous laissant poireauter des heures au téléphone, des explications avec une quantité d'employés, jamais la même personne et toujours remis en cause à chaque fois.

Toutes les semaines harcelés au téléphone, par courrier puis menacée de coupure le lendemain etc... de vraies méthodes fascistes !

Du coup, hors de moi, je finis par écrire au Chef de Centre et j'envoie le double au Président Hollande pour dénoncer les pratiques employées par ce trust industriel sur les citoyens !

Dans notre situation nous sommes excédés par tout ce qui vient nous perturber à tous les niveaux... et nous avons eu à mener tant de combats effarants... oui, nous marchons sur la tête !

La journée finit par s'achever.

Mardi 20 octobre 2015,

Le matin il fait encore nuit noire à huit heures. Puis le jour se lève sur un ciel totalement dégagé. Le temps demeure au beau fixe.

Sylvie nous retrouve et Julien arrive à son tour. Maurice ne va pas très bien. Il se traîne sous tous ses maux.

Après le déjeuner, je vais voir nos protégées... cette fois Petit Bisou (Aig-Aik) me reçoit en montrant ses cornes pour jouer ensemble... elle a tout compris ! Et elle ne va pas cesser durant tout le temps où je vais leur servir du maïs dans leur auge, nettoyer leur estrade de jeux. Elle se dresse toute droite sur ses pattes arrières, tête et cornes en avant, elle fait mine de m'attaquer... incroyable ! Je n'en reviens pas... ça c'est de l'amour ! Froudenn (Caprice) nous observe incrédule ! Mais qu'est-ce qui prend à sa copine de jouer comme ça avec un être humain ?

Du coup, pour faire un énorme plaisir à mes biquettes, je vais cueillir un seau de lierre sur le muret du jardin de Roland et Arlette. Ravies, elles bégètent avec bonheur et les poules crétellent avec joie. Les choucas guettent en graillant avec force. C'est le bonheur !

Maurice ne peut guère s'occuper, il ne parvient plus à bricoler et a perdu le goût de la pêche. Partir en course devient plus difficile. Il se sent accablé.

Au courrier d'aujourd'hui, je reçois trois diplômes. Le 1er Prix du Conte avec 'Louka, le Petit Loup de Brocéliande', le 3ème Prix de la Nouvelle et un Prix de Poésie libre décerné par les Poésiades 2015 de Moulins. Cela me comble, mais bien sûr une fois de plus, je suis attristée de ne pas pouvoir me rendre à la Cérémonie de Remise des Prix.

Dans l'après-midi le fournisseur de l' appareil respiratoire de Maurice vient faire un contrôle et lui demande de retourner voir un pneumologue sinon la machine ne sera pas prise en charge par la Caisse de Sécurité Sociale, le certificat du médecin traitant ne sera pas suffisant ! C'est incroyable après 18 années d'appareillage on en est encore là, heureusement que l'on doit faire des économies ! Il va falloir se rendre à Quimper quand Maurice est déjà si éprouvé par la maladie, payer une visite (inutile!) et un VSL ! Cela en devient risible et ridicule ! ! ! Je rouspète mais j'ai envie d' hurler devant la connerie de ce monde stupide !

En crise d'asthénie comme chaque jour, je passe l'après-midi dans le fauteuil tout à côté de Maurice. Puis nous dînons rapidement, il retrouve son fauteuil et moi l'ordinateur pour un moment d'écriture.

J'ai préparé trois nouveaux concours...

La nuit tombe à huit heures sur ce bout de France si loin de tout...

~~Mercredi 21 octobre 2015,

Maurice va très mal. Au réveil rien ne va plus... il se sent de plus en plus mal. Il prend pourtant la peine de nous faire des tranches de pain grillées pour le petit déjeuner.

Nathalie, l'auxiliaire arrivée met le café en route. Je me lève juste pour m' asseoir à table. Moi aussi, comme d'habitude je souffre dans tout le corps et ne tiens pas sur mes jambes... je suis totalement déséquilibrée comme si j'étais juchée sur un skate board ? Bref, j'ai la démarche d'une femme ivre... ce ne serait rien si je ne souffrais pas autant depuis treize ans.

Julien arrive en plein déjeuner et pratique les soins à Maurice. Je me dirige sur le côté de la table où j'ai abandonné mes diplômes hier vers mes dossiers. Je pousse un cri d'épouvante !... Mais qui donc a pu renverser les pots à la citronnelle ! Le dossier avec mes trois diplômes nagent dans l'huile ! Je suis horrifiée et en colère... comment faire à présent, tout est foutu ? Fort heureusement les responsables de Moulins ont bien fait les choses... les diplômes sont sur papier glacé ! Maurice constate les dégâts et me conseille de les mettre à sécher sur le sèche linge à côté du radiateur qu'il remet en route. Oh, vraiment je suis si désolée par cet accident stupide.

Une fois prête, je vais voir mes petites protégées pour les nourrir. Elles arrivent en courant. Les unes bêlent et les autres caquettent à qui mieux mieux. De nouveau, Aig (Petit Bisou) me suit partout suivie de Froudenn (Caprice) et se met à jouer avec moi ! Ce qu'elle est drôle et mignonne.

Au jardin, je demande à Nathalie de cueillir les deux courgettes et je coupe les tiges de la rhubarbe. Une fois terminé, je file en cuisine pour préparer des endives au jambon avec une salade. Je coupe les tiges de rhubarbe et prépare aussi un mélange de lardons et de poireaux pour farcir une tourte.

Heureusement toutes ces préparations me permettent d'en faire des plats à glisser au congélateur.

Bon et après ça, j'ai mon compte et la fatigue neurologique me tombe dessus. L'après-midi repos... mais soudain on tambourine fort à la porte !

Malgré nos cris : Entrez ! Rien... il faut du temps pour nous bouger et la personne doit attendre. Il s'agit d'un employé ERDF qui vient aux nouvelles ! Rien que ça !

Eh bien, j'ai eu le nez fin de leur écrire ! Je dois ouvrir mon ordi pour donner à l'employé la copie de ma lettre et du certificat médical d'une obligation vitale d'appareil respiratoire !

Lorsque j'ai terminé il emporte les pièces et disparaît ! Je suis au comble de l'énervement !

Dans le fauteuil, je m'apaise avec difficulté. Je suis si fatiguée, si lasse, si éprouvée et tellement stressée aussi de me battre quotidiennement contre la maladie de l'un et de l'autre, de nos états tellement durs à vivre.

Puis un moment après, je vais me réfugier dans mes écrits... Maurice se plaint à nouveau de la tête. Ce soir en pleine crise il manque tomber au milieu de la maison.

Je lui dis de rester tranquille dans son fauteuil. Enfin la douleur et tous ses maux à la fois se calment, nous pouvons passer à table pour une délicieuse soupe au potimarron qui nous régale pour la troisième fois... elle a fait du profit.

Enfin Maurice retourne au salon un peu plus apaisé après une journée entière de galère.

Le temps fut maussade et frais aujourd'hui et ce soir je cherche les moments magiques de la journée... oui, il y a eut le coup de fil de Francis, notre ami !

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16 octobre 2015 5 16 /10 /octobre /2015 22:20
LA FUITE DES JOURS... / Dana LANG

~~Mardi 13 octobre 2015,

Il fait toujours le même temps, beau, ensoleillé, ciel azur, mer belle.

Une fois prêts nous abandonnons Véronique pour nous rendre à Douarnénez pour la radio panoramique de Maurice. Nous partons en avance afin de passer à la boulangerie et à la poissonnerie où nous faisons le plein de moules pour le repas de demain.

Nous rentrons et passons une journée au calme, épuisés par nos maladies.

Mercredi 14 octobre 2015,

Après la dissipation des nuages matinaux, le soleil fait son apparition.

Maurice n'a pas la forme et je suis très fatiguée du matin.

La journée s'effiloche dans le calme et au repos total.

Jeudi 15 octobre 2015,

Au matin Maurice va vraiment très mal. Je lui dis que du fait qu'il ne supporte plus le lit, il dort sans son respirateur et de ce fait il se trouve en danger permanent... son cœur bat la breloque fatalement. Sans son appareil respiratoire les extraxystols réapparaissent et le mettent en danger. Du coup, avec l'aide de Sylvie, il déménage sa machine. Il est si fatigué qu'il reste dans son fauteuil à tenter de finir sa nuit.

Il fait un temps radieux mais bien frais ce matin. Nous mettons un peu de chauffage mais avec le soleil qui frappe sur les larges baies de la véranda, nous avons vite beaucoup trop chaud, la température est montée à 23° dans la maison. Donc, pas besoin de radiateur sous le soleil. En parlant de ça, celui de la cuisine s'est décroché d'un coup du mur et il a emporté un bout de placo... c'est incroyable ! Une vraie maison de carton pâte.

Pour midi, je prépare un gratin de potitmarron et un morceau de morue avec un aïoli. Je prépare également un gâteau à la poire.

Bon après cela, je suis totalement épuisée, mais c'est fait !

Après le repas, notre médecin passe. Nous l'apprécions à chaque fois un peu plus. Enfin, un médecin qui prend la mesure du phénomène Maurice et de sa très grande complexité. Il y va à pas de velours sur un tel patient et comprend que la sur-médication dans son cas est totalement impuissante à résoudre quoi que ce soit. Il prend la mesure du fait que la chimie a ses limites et empoisonne plus qu'elle ne guérit. Nous sommes en accord total avec lui par notre propre expérience et quelle expérience ! Donc, le médecin s'emploie à soulager Maurice au mieux dans la vision d'un confort de vie plutôt qu'un acharnement thérapeutique à tout crin, nocif à bien des égards. Nous le recevons cinq sur cinq. Aujourd'hui, il lui renouvelle sa prescription de morphine, tout le reste cortisone, diurétique, pariet (pour l'estomac) ont déjà fait l'objet d'une ordonnance. Il ajoute un léger antibiotique et une spray nasal car il pense à un virus qui traîne actuellement. Et il nous quitte en nous recommandant d'essayer d'aller à son cabinet une fois par trimestre car il dispose là-bas de tous les instruments médicaux nécessaires sous la main. Nous voilà tranquillisés.

Puis, nous allons nous reposer dans nos fauteuils. Maurice chausse son appareil respiratoire et finalement il s'endort rapidement.

Vers dix-sept heures, je me prépare pour me rendre chez Éliane et Pierre afin de leur rendre une petite visite hebdomadaire. Ils ont trouvé le temps long car je ne suis pas allée les voir la semaine dernière trop épuisée.

Nous sommes heureux de nous revoir. Éliane, bien touchée elle aussi par la maladie, se trouve très fatiguée.

Nous vivons un vrai bonheur, un petit moment magique partagé !

Vendredi 16 octobre 2015,

Maurice est parvenu à dormir sous son respirateur. Il faut reconnaître que l'une des sangles serrée sur sa tête lui fait mal en comprimant les deux trous de son crâne. Je ne sais pas comment il arrive à supporter autant de maux... il dit que c'est pour rester à mes côtés, qu'il ne veut pas me quitter ! En tout cas il se montre sacrément courageux depuis qu'il vit à mes côtés...

Il fait 4° ce matin et le ciel est couvert. Bon après le petit déjeuner, le passage de Maud, l'infirmière et l'arrivée de Sylvie, nous partons faire le plein de fruits et légumes pour la semaine.

Demain, il devra se lever pour aller chez le dentiste et malgré que celui-ci n'est vraiment pas sympa, il a hâte de ne plus souffrir des rages de dents qui l'accablent en plus de tout le reste ! Il faut reconnaître qu'en ce moment il a bien du mal à surmonter autant de problèmes physiques... et avec les miens, cela me décourage. Cela finit par nous miner.

Il ne nous reste que le repos prolongé et accepter notre sort, devenu un peu plus supportable ici dans notre belle Bretagne et parmi nos amis Bretons.

Pierre passe nous voir... nous sommes contents !

Après un repas vite fait à midi, le soleil fait une percée. Je vais nourrir nos petites protégées. Évidemment, Petit Bisou (Aig = Aik) et Caprice (Froudenn) arrivent en courant et poussent des bêlements interminables.

Les trois poules ne sont pas en reste et elles s'amènent en volant presque et émettent des gloussements de joie.

Dès qu'elles m'aperçoivent dehors, c'est la fête ! Petit Bisou possède une voix à peine croyable... on l'entend jusque au fin fond du hameau et dans la lande alentour. Caprice, elle a un cri totalement étouffé... c'est extraordinaire de constater une telle différence ! La voix d'Aig (Aik) nous fait bien rire.

Le plus drôle c'est que maintenant Petit Bisou me prend pour une chèvre. Elle se met en position pour jouer avec moi toutes cornes en avant, tête baissée et debout sur ses deux pattes arrière... cela m'amuse fort et j'éprouve vraiment l'envie de la chahuter... alors les jeux commencent !

Et puis si nous restons à l'intérieur de la maison dans la véranda, elles nous observent de longues minutes. Elles attendent immobiles comme des statues dans l'espoir de nous voir apparaître. Elles nous guettent ainsi jusqu'à obtenir notre visite !

Trop mignonnes nos deux petites chèvres naines et nos poules sont toutes aussi agréables. Elles nous offrent le grand bonheur de découvrir chaque jour de bons œufs frais et succulents.

Nous n'avons pas trop de travail. Le poulailler est très petit, juste de quoi contenir trois poules bien serrées et le pondoir est à portée de main... c'est impeccable pour nous.

De plus, nous observons une nouvelle portée de lapins de garenne... des lapereaux minuscules se promènent entre les poules et les chèvres, mangent près d'elles sans être inquiétés le moins du monde.

Après les pies de cet été, voici que deux choucas de Bretagne viennent se restaurer chaque jour dans l'enclos... nous allons devoir veiller à ne pas être envahi par leur congénères. Lorsque l'endroit est trop bon, ils se le disent !

Nous faisons la sieste et nous parvenons ainsi très vite au soir.

Un léger souper et je me mets à écrire quelques heures... la nuit tombe rapidement sur la presqu'île, cette langue de terre dans la mer...

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12 octobre 2015 1 12 /10 /octobre /2015 18:51
LA FUITE DES JOURS... / Dana LANG

Mal nommer les choses, c'est ajouter du malheur au monde. (Albert CAMUS)

LA FUITE DES JOURS... / Dana LANG

~~Vendredi 9 octobre 2015,

Le soleil nous accueille au réveil. Il va faire très beau, un peu frais le matin.

Nous déjeunons et une fois prêts nous allons au jardin pour ranger les chaises à l'abri du vent. Derrière le garage sur le côté de la fenêtre nous prévoyons un carré de jardin et Maurice installe des palettes avec l'aide de Sylvie afin de réaliser une bonne hauteur puis il y place des caisses profondes. Nous y mettrons de la terre pour planter des légumes.

Ensuite, nous tuteurons les palmiers australiens 'Cordylis' qui se sont littéralement allongés sur le sol sous le souffle enragé du vent de cette fin de semaine passée.

Des tuiles ont bougées et cela provoque trois gouttières dans la salle à manger sur le parquet... nous sommes obligés de mettre une serpillière et une bassine pour récupérer l'eau qui goutte.

Puis, je mets dans un pot avec l'aide de Sylvie trois rosiers nains que je veux offrir. J'arrose mes plantes intérieures devenues de toute beauté sous la véranda.

Maurice pendant ce temps change l'eau de nos animaux. Enfin, je m'attaque à la cuisine pour une brandade de morue, poisson tout fraîchement pêché par notre voisin. C'est un régal !

L'après-midi, je n'en peux plus... je ne peux plus bouger comme la plupart du temps.

Nous finissons dans nos relax, puis Maurice abandonne le fauteuil pour aller faire une sieste dans le lit... il veut partir après sa prise de morphine dans la nuit pour se rendre à la pêche aux calamars... et si cette fois, il rentre bredouille, il n'y retournera pas de sitôt !

Ce soir comme chaque jour je reçois un courriel de tous mes amis, auxquels je réponds...

Samedi 10 octobre 2015,

Il fait très beau mais bien frais.

Maurice est parti à deux heures du matin, il rentre à cinq heures... bredouille, littéralement refroidi, crevé et dégoûté ! Il ne retournera plus à la pêche de nuit !

Bon, il attend l'infirmière puis il se met à bricoler. Il s'occupe des animaux puis il veut suspendre un petit meuble dans la douche afin de pouvoir ranger tout les produits abondants qui traînent autour du lavabo, mais ni l'un, ni l'autre n'avons la force de le soulever.

Maurice tremble de tous ses membres et moi, je ne peux rien porter. Cela nous énerve mais tant pis, il se fera aider par une fille.

La journée se termine au repos total.

Dimanche 11 octobre 2015,

Rien ne va plus... Maurice va très mal et moi aussi. Je peux à peine tenir debout et je souffre de partout, à chaque mouvement... comme d'habitude... alors nous nous laissons couler au repos.

Par chance vendredi j'ai préparé plusieurs repas : brandade de morue, choux de Bruxelles au sauté de porc. Cela va nous faire largement le week-end.

Lundi 12 octobre 2015,

Maurice va toujours aussi mal et moi aussi. L'infirmière passe et le médecin devrait logiquement passer cette semaine mais je dois lui téléphoner.

Demain, nous devons nous rendre à Douarnénez pour une radio panoramique des mâchoires. Il faudra être en forme demain matin pour courir jusque là-bas.

Maurice souffre de rage de dent depuis une dizaine de jours. Le dentiste consulté la semaine dernière lui a prescrit des antibiotiques mais ce week-end les crises sont revenues en plus de tout le reste. Il doit revoir le dentiste samedi matin.

Cet après-midi, compte tenu de notre état ce sera sieste au programme.

La journée a été pleinement ensoleillée. Il fait très beau mais les matinées sont fraîches.

LA FUITE DES JOURS... / Dana LANG
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8 octobre 2015 4 08 /10 /octobre /2015 19:33
LA FUITE DES JOURS... / Dana LANG

~~Dimanche 4 octobre 2015,

Le temps se gâte. Un vent furieux souffle de toutes parts, une pluie forte l'accompagne.

Maurice part à la pêche à sept heures. Mais il rentre à onze heures dégoûté par le temps et par une partie de pêche où il manquait de sardines comme appât... il a assisté impuissant à la pêche des autres pêcheurs qui sortaient de belles grosses dorades avec... des sardines ! Tant pis, ce sera pour plus tard. De toute manière devant les conditions climatiques, la pêche est à l'eau !

Nous restons à la maison à écouter le sifflement du vent.

Le ciel gris, bouché, pluvieux pousse les chèvres à se cacher dans leur abri... bien au chaud dans leur cabane.

Lundi 5 octobre 2015,

Le vent rugit, mugit, souffle en tempête. La houle est forte... tout s'envole... à ne pas mettre un chat dehors.

Nous partons cependant faire quelques courses.

Après le repas nous nous reposons jusqu'à dix-sept heures. J'ai rendez-vous à la clinique pour le laser sur mon œil gauche. Nous partons avec mes deux flacons de gouttes différentes à mettre pour l'un toutes les dix minutes et pour l'autre toutes les vingt minutes ce que j'effectue dans notre véhicule.

Nous arrivons à dix-huit heures soit une demi-heure en avance mais je poursuis mon traitement dans la salle d'attente. L'ophtalmologue précédent en retard d'un quart d'heure... nous le serons d'autant.

Je passe à dix-huit heures quarante-cinq. Dans la salle d'examen, je me laisse glisser de mon fauteuil sur un tabouret devant le laser. J'approche mon menton sur la machine. Ma pupille est largement dilatée. Le médecin me pose un verre de contact puis il procède au déclenchement du laser qui mitraille seize coups à toute vitesse. Je reçois ainsi une décharge de dix coups de laser sur mon œil gauche. Je sors pour aller régler cent quatre vingt euros pour la troisième fois depuis notre première visite. La clinique ne prend pas la carte vitale, à nous de nous faire rembourser (en partie et dans trois mois!)... et dire que nous avons encore cinq visites dont l'opération de la cataracte sur nos deux yeux !

Dans ce monde il ne fait pas bon être malade et pire encore malades et handicapés ! Rien ne nous est épargné !

Mon œil sensibilisé coule. Nous rentrons bien contents que cela soit fait.

Mardi 6 octobre 2015,

Il pleut encore ce matin. Nous déjeunons avant le passage de l'infirmière.

Je m'aperçois que les toiles d'araignées devant mes yeux se sont réduites. La lumière qui se dégage ici sur la presqu'île me fait mal à l'œil gauche. Je chausse mes lunettes de soleil.

Après les soins, Maurice bricole au garage et je vaque un peu à la cuisine pour préparer le repas avec Véronique. Nous réalisons que le robot ménager refuse de se mettre en route... c'est bien de nous ça !... Tout ce qui n'arrive pas aux autres nous arrivent à nous ! Bon sang, il va falloir le ramener !

Dans l'après-midi, chez le marchand, on nous remplace notre appareil et nous faisons vérifier que le nouveau se met bien en route... pas de souci, mais il a fallu se rendre à nouveau au magasin.

Le temps nous encourage à rester chez nous... je travaille sur mon ordinateur...

Mercredi 7 octobre 2015,

Le temps mauvais traîne de vilains nuages dans le ciel. Le vent fort a cessé.

Nous déjeunons. Béatrice, l'infirmière passe comme chaque matin. Véronique M. arrive à son tour.

Maurice n'est pas parvenu à ouvrir l'insert de la cheminée hier. Il veut mettre un sac qu'il a bourré de papiers journaux afin de le glisser dans la cheminée pour nous isoler du vent qui hurle dans le conduit au point de nous empêcher d'entendre la télévision. De plus, ce vent violent nous apporte du froid.

Véronique parvient à ouvrir l'insert du premier coup. C'est bien, nous voilà parés contre les intempéries ! Maurice veut finir de tailler la haie à l'ouest. Malheureusement la tronçonneuse achetée il y a peu ne fonctionne plus... ça n'arrive vraiment qu'à nous ! Il va falloir retourner la changer à Quimper. Mince alors ! Nous sommes dégoûtés ! Du coup, il passe à autre chose.

Après le repas, nous partons en direction de Quimper mais le GPS tombe en panne et nous voilà perdus à plusieurs reprises dans la ville !... La loi des séries !

Évidemment la situation tourne au burlesque et j'éclate d'un grand fou rire. Maurice lui s'énerve davantage et au bout d'un grand cafouillage, des embouteillages, des ronds points à n'en plus finir, nous parvenons enfin au magasin.

Ce n'était pas une bonne idée car Maurice trop fatigué l'après-midi serait bien mieux dans son relax... mais c'est fait.

Nous réussissons à nous faire changer la machine qui ne fonctionne pas, il trouve aussi une colle glu pour céramique pour un objet déco cassé par notre auxiliaire... bon, nous rentrons avec le GPS foutu pour de bon cette fois !... C'est un jour sans !

Sur la route du retour, Maurice épuisé éprouve une très grande hâte à franchir le portail de la maison.

Nous arrivons fourbus pour aller nous jeter dans nos fauteuils...

Jeudi 8 octobre 2015,

C'est l'été. Un ciel bleu pur nous sourit. Pas un poil de vent, un soleil éclatant, un vrai bonheur... et cela doit durer huit jours !

Sylvie prend son service. Nous déjeunons. Je me prépare car Maurice veut se fournir en maïs pour nos animaux et en tuteurs pour nos palmiers qui se sont littéralement couchés sous le vent.

Béatrice vient pour les soins et sitôt prêts nous partons.

Ce matin, les fées m'accordent une grâce... elle me tendent une perche merveilleuse pour m'encourager à poursuivre encore et toujours. Un homme aimable se présente à moi... une nouvelle fois, mais je ne le reconnais pas. Il se montre d'une grande pugnacité. Il veut que j'édite sa biographie... je peux lui faire après tout avec un bon contrat. Et soudain, je lui dis que je pourrai aussi faire les Salons du Livre de Bretagne avec lui et sa compagne pour peu qu'il puisse et veuille bien conduire notre véhicule... cela paraît tout à fait envisageable. Il va passer à la maison et nous pourrons discuter ensemble de ce projet... à suivre.

Bon, nous rentrons. Maurice se met au travail. Avec les palettes cherchées hier, il ferme une partie de l'aire de jeux des chèvres afin de faire un abri supplémentaire en cas de pluie, pluie que déteste nos petites chèvres. Ainsi elles peuvent rester dehors mais protégées des coups de grain.

Ensuite, il ressort le piquet de l'enclos qui tient le portail de son entrée. Il a été renversé par le vent furieux et Maurice le refixe plus solidement. Cette fois, il est solidement arrimé. Froudenn était sortie de l'enclos lundi matin et se promenait tranquillement devant la rampe de la véranda. Fort heureusement, elle n'a pas eut l'idée de s'échapper... maintenant nos biquettes se sont habituées à leur univers et à leurs maîtres.

Pour demain, Maurice veut installer quatre palettes l'une sur l'autre afin d'y poser quatre grandes caisses pour pouvoir y mettre des légumes à pousser au printemps prochain et prévoir un autre carré de jardin.

Il faut dire que la terre de Bretagne est exceptionnelle au niveau du rendement. J'ai mis cet été le long du mur sans haie des plants de courgettes avec l'aide de Nelly et maintenant je vais pouvoir en cueillir les gros fruits. Les œillets et les roses d'inde que j'avais plantés dans ce carré ont doublé de volume.

J'avais également semé des graines de salades le long de la maison au milieu des fleurs et Maurice a empilé des palettes sur lesquelles il a mis des caisses pleine de terre et à hauteur de fauteuil, j'ai pu ainsi replanter les salades.

Je suis allée couper la 'salade à couper' et j'ai ainsi obtenu une excellente salade pour la semaine... magnifique !

De plus, je me réjouis chaque jour de ma récolte d'œufs dans le pondoir à portée de main juste au bas de la rampe. Pour l'instant seules deux poules sont actives mais la troisième ne devrait plus tarder. Elle a perdu son plumage juvénile mais sa crête n'est pas encore totalement formée bien qu'elle devienne écarlate... ce n'est plus qu'une question de jours.

Tout cela pour dire que malgré notre mauvais état de santé nous tâchons encore et toujours de profiter de la moindre seconde de joie simple... et sortons de la profondeur de nous-même jusqu'à la moindre miette de force pour continuer à avancer vers nos rêves les plus fous.

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3 octobre 2015 6 03 /10 /octobre /2015 18:48
LA FUITE DES JOURS... / Dana LANG

~~Vendredi 2 octobre 2015,

Il fait un temps superbe malgré la fraîcheur du matin. Nous partons en courses... pharmacie pour mon laser de lundi prochain.

Maurice en profite pour passer chez le dentiste où l'accueil par celui-ci est proprement indigne... un triste con de la plus belle espèce... mais Maurice ne se laisse pas faire !

Il est absolument inqualifiable que des médecins se permettent de tels écarts auprès de patient affaibli par la maladie, c'est indigne !

Une nouvelle fois, me voici outrée de constater tant de telles lacunes ! Bref, il en ressort traumatisé... le dentiste l'envoie faire une radio à l'hôpital. Il lui a aussi prescrit un antibiotique. En lui aboyant dessus il lui recommande de le prendre immédiatement... cela a été houleux !

Incroyable... à sa place je serai partie en lui claquant la porte au nez, mais il fallait aller plus loin pour en trouver un autre ! Nous rentrons écoeurés.

André nous apporte des pousse-pieds.

Nous rangeons, Maurice retourne à la pharmacie avec sa carte vitale qu'il n'avait pas sur lui. Évidemment le dentiste lui a fait payer la visite sans remettre l'acte à sa prochaine visite. Il ne faut surtout pas perdre 21 euros !

Nous passons l'après-midi à nous reposer. Maurice veut aller à la pêche aux calamars qu'il a dû suspendre cette semaine à cause du vent et des grandes marées.

Je profite de son absence pour me mettre sur l'ordinateur et avancer un peu dans mon travail...

Éliane frappe à la porte... elle m'apporte un pot de pâté de thon !

La nuit tombe à vingt heures trente... bredouille, Maurice rentre à vingt heures. L'eau de l'océan est trop chaud pour les calamars !

C'est l'automne !

Samedi 3 octobre 2015,

C'est l'été. Le soleil darde ses rayons d'une luminosité forte et unique ici au bout du monde.

Un temps chaud et calme se lève sur la lande sans un souffle de vent. Rien ne bouge, tout est immobile... c'est rare.

Nous découvrons une nouvelle portée de lapins de garenne réfugiés dans l'enclos aux chèvres. Le petit dernier est vraiment minuscule... trop joli !

Nous partons faire quelques achats de ce qui nous manque dans le frigidaire. Une fois rentrés nous rangeons et je prépare un repas rapide.

Hier j'ai fait une tranche de cabillaud à la Provençale... nous nous sommes régalés ; aujourd'hui ce sera salade de tomates à la mozzarela et raviolis au jambon cru.

Arlette passe avec des pousse-pieds et deux parts de gâteau breton... incroyables voisins !

Maurice me conduit chez la coiffeuse 'Imagin'R' à treize heures trente, puis revient me chercher à quinze heures.

Une nouvelle crise d'asthénie m'a prise dans le salon de coiffure... je ne reprendrai plus de rendez-vous pour l'après-midi, cela n'est pas tenable.

En mon absence Maurice bricole au jardin. Il a déplacé les salades plantées dans des caisses en hauteur pour les installer à l'abri du vent.

Ce matin, il a tronçonné la haie côté ouest.

Nous nous reposons à la maison.

Après le dîner, nous restons devant un film... je n'en peux plus de fatigue et de douleurs neurologiques.

LA FUITE DES JOURS... / Dana LANG
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2 octobre 2015 5 02 /10 /octobre /2015 19:28
LA FUITE DES JOURS... / Dana LANG

~~Mercredi 30 septembre 2015,

Il fait un temps superbe gêné par le vent nordet. Maurice tond un morceau de pelouse du côté des palmiers Cordylis qu'il faut redresser couchés par le vent. Puis il coupe une brouette de haie pour les chèvres. Ensuite il entreprend de ranger le garage et termine une couche de vernis sur la petite étagère de la salle de bains.

Comme chaque jour dès qu'il remue un peu il est trempé de sueur et je dois l'aider à se changer.

De mon côté, je range mes livres dans les suppléments de bibliothèques. Je fatigue vite, je ne peux plus soulever les livres, je vais lentement.

Nathalie, l'auxiliaire après un peu de repassage, nettoie les baies vitrées et les fenêtres de l'étage, travaux que je n'ai pas eu à lui demander.

L'après-midi s'annonce au repos, une crise d'asthénie me reprend de plus belle, Maurice doit supporter une rage de dent depuis hier soir... il devra attendre jusqu'à vendredi matin, le dentiste est en vacances.

J'ai rendez-vous chez la coiffeuse samedi à 13 heures trente... il est plus que temps !

Ce soir, je passe un moment chez Éliane.

André à qui Maurice a donné une dizaine de maquereaux nous amène un gros morceau de queue de cabillaud.

Le troc ici en Bretagne, c'est vraiment épatant !

Jeudi 1 octobre 2016,

Il fait une journée d'été. Le soleil éclabousse ses rayons de toute part sur un ciel bleu azur sans aucun nuage et peu de vent, cependant la matinée s'annonce fraîche.

Après avoir nourri nos animaux, nous partons à Quimper, Maurice y a vu une tronçonneuse en promo dans une grande surface. Il en a besoin pour venir à bout de la haie côté ouest qui s'élargit trop sur le terrain.

Nous laissons Sylvie poursuivre les tâches à la maison. Nous rentrons à midi juste pour déjeuner.

Comme chaque jour je découvre deux œufs dans le pondoir. La poule 'Coucou de Rennes' a fait aujourd'hui un œuf énorme encore plus gros que les plus gros laissés de temps à autre. Ceux-là ont souvent deux très gros jaunes de couleur orange... incroyable pondeuse. La deuxième de la même race n'est toujours pas prête à pondre, trop jeune encore mais c'est une très grosse poule. La petite noire pond chaque jour un petit œuf de couleur claire.

Nous passons l'après-midi à nous reposer.

Je ne parviens plus à surmonter les crises d'asthénie malgré ma farouche volonté d'avancer.

LA FUITE DES JOURS... / Dana LANG
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29 septembre 2015 2 29 /09 /septembre /2015 19:38

" HUMAN" de Yann Arthus-Bertrand

~~Lundi 28 septembre 2015,

Il fait très beau avec un soleil éclatant. Maud vient pour les soins.

Ensuite Maurice se fait aider par André afin de rentrer dans la maison les petites bibliothèques bien lourdes achetées au puces. Je vais pouvoir ranger mes livres qui débordent de partout.

Nous passons l'après-midi à nous reposer car nous devons nous rendre à la Clinique Saint-Michel de Quimper.

Nous partons à seize heures. Nous voulons être en avance car je dois mettre des gouttes toutes les dix minutes une heure avant le laser et une autre goutte toutes les vingt minutes d'un collyre différent.

Nous arrivons bien à l'heure, le temps de trouver le service. Dès dix-huit heures, je commence mon traitement en suivant la pendule accrochée au mur. Le monde se presse dans la salle d'attente. Toutes les cinq minutes une personne entre dans le cabinet de l'ophtalmologue. Certaines sont stressées par la peur.

Je bataille un peu pour ouvrir les flacons et c'est Maurice pourtant agité par le Parkinson qui parvient à les ouvrir !

Je mets mes gouttes toutes les dix minutes pour mon rendez-vous de dix-neuf heures dix. Cela me fait sept gouttes et trois de l'autre produit.

Le pharmacien avait dit à Maurice qu'avec tout ça elle ne verra plus rien... que nenni, je vois clair avec une très légère gêne.

C'est incroyable le nombre de patients qui passe avant moi ! Puis c'est mon tour. Je pénètre en fauteuil roulant dans son cabinet occupé par une rangée de lasers.

Fort heureusement le fauteuil tourne aisément sur lui-même. Le Docteur Ribaute, excellent médecin, charmant et très agréable s'étonne de mon engin si performant.

Mais nous ne traînons pas, je passe mon menton sur la machine. Il glisse une lentille dans mon œil droit puis il m'envoie cinq coups de laser. C'est fini.

Je sors pour aller régler une nouvelle facture de cent quatre-vingt euros et je devrai envoyer la feuille de sécurité sociale si je veux être remboursée... il y aura quand même les dépassements d'honoraires à savoir cent euros pour chaque œil. Je dois revenir lundi prochain pour l'œil gauche.

Puis nous reviendrons en novembre pour des visites préparatoires, l'anesthésiste et encore quatre opérations de la cataracte, ce qui fera un coût total de mille-six-cent-vingt euros à avancer.

La maladie à elle seule est une véritable ruine pour deux personnes comme nous, mais le 21 décembre nous aurons des yeux tous neufs !... Et qui sait, peut-être plus de lunettes ?

Nous rentrons à vingt heures trente. Une fée au manteau flamboyant repousse le jour traînant la nuit dans ses voiles. Des lambeaux de nuages rouge s'égarent dans un ciel bleuté.

Nous arrivons juste le temps de souper et de souffler au salon.

Mardi 29 septembre 2015,

Nous nous levons pour déjeuner. Il fait un temps royal mais un petit vent nordet refroidit l'air.

Béatrice prend la relève de Maud. Maurice ne va pas à la pêche ce matin. Il préfère tenter le calamar, ce soir.

Donc, nous allons faire le plein de produits ménagers qui nous manquent. Nous prenons le pain. Véronique nous accompagne.

Je suis étonnée de ne plus voir les toiles d'araignées qui dansaient devant mon œil droit, je n'arrive pas à le croire. Ma vue maintenant est déséquilibrée par le fait que je vois déjà mieux à droite qu'à gauche où ma vue est troublée par les fils qui s'agitent devant... et puis j'ai aussi une cataracte qui sera opérée en décembre. N'empêche c'est déjà bien plus net à droite !

Nous rentrons déposer les courses et nous repartons à Douarnénez à la recherche de matériel de bureau... et nous voulons dîner dans un petit restaurant sympa où l'on nous sert moules frites et pizzas... mais il est fermé ! Pas de pot !

Nous nous dirigeons sur Audierne, 'Le Grand Large' est fermé aussi, alors nous allons sur le quai où nous trouvons moules frites et café gourmand... une petite pause bien agréable qui n'était pas arrivée depuis longtemps.

Nous rentrons pour faire la sieste. Maurice a en besoin s'il veut pouvoir pêcher ce soir... après l'éclipse de lune ce sont les grandes marées. Nous n'avions jamais vus la mer aussi basse à Audierne et nous découvrons les grands bancs de sable qui envahissent l'entrée du port.

Ce soir au Port de Douarnénez, Maurice est arrosé par les vagues qui débordent sur le quai. Le vent trop froid et les vagues très fortes rendent la pêche impossible.

Maurice rentre... les calamars ce sera pour plus tard !

Tant mieux, nous allons pouvoir nous régaler à regarder le magnifique film de Yann Arthus-Bertrand 'Human' qui passe sur FR2... un moment magique !

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27 septembre 2015 7 27 /09 /septembre /2015 18:23
Photo de Gérard GAUTIER
Photo de Gérard GAUTIER

' On reconnaît le génie au nombre d'imbéciles ligués contre lui '.

~~Samedi 26 septembre 2015,

Il fait un temps superbe, Maurice s'en va tôt jusqu'au port.

Pendant son absence, je m'occupe de nourrir les animaux puis la maison un tantinet rangée, je prépare deux nouveaux concours.

Il me téléphone pour me prévenir qu'il part à Chateaulin acheter des bouchons spéciaux.

Il rentre à seize heures avec une vingtaine de maquereaux qu'il offre à Roland et André.

Il est épuisé.

Nous terminons la journée au calme.

Dimanche 27 septembre 2015,

Il fait très beau avec un petit vent frais.

Maurice repart très tôt à la pêche... manque de pot beaucoup de grand chalutiers arrivent pour décharger leur cargaison de poissons. Les fonds sont remués, impossible de pêcher.

Il rentre bredouille vers midi.

Je reçois un courriel du directeur éditorial de Ouest France, après Fayard (pour Les Sanglots du Vent)... il m'avait demandé un conte pour l'éditer avant son départ en vacances sous prétexte qu'il allait ouvrir une section jeunesse et de retour voici qu'il m'annonce que mes contes ne rentrent pas dans sa ligne éditoriale... tous les prétextes sont bons !

Tous les mêmes ! Je suis dégoûtée... d'un coup j'ai envie de disparaître !

Tout ce travail difficile pendant toute une vie, toute cette lutte quotidienne pour se trouver confronter à des imbéciles !

Nous déjeunons, puis nous nous reposons.

Demain il n'ira pas à la pêche, nous devons nous préparer pour aller à Quimper afin de subir ma première opération au laser de mon œil droit.

La soirée se termine doucement sur un soleil éclatant...

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25 septembre 2015 5 25 /09 /septembre /2015 21:45
LA FUITE DES JOURS... / Dana LANG
LA FUITE DES JOURS... / Dana LANG

~~Mardi 22 septembre 2015,

Le vent souffle en rafales et le ciel est couvert de nuages. Hier, j'ai appelé le médecin pour le renouvellement de nos ordonnances et Maurice se trouve bloqué depuis hier soir vers 22 heures par une sciatique qui le fait hurler de douleur et l'empêche de marcher.

Le médecin vient aujourd'hui. Il arrive après le repas. Il ausculte Maurice coincé par la douleur et il augmente la dose de cortisone pendant quatre jours. Il m'examine aussi. Il refait le tour de nos ordonnances.

Maurice se désole de ne pas pouvoir se rendre à la pêche. Nous restons au calme.

L'après-midi je suis couchée par une crise d'asthénie.

Mercredi 23 septembre 2015,

Dès sa prise de cortisone, la douleur diminue et Maurice sue deux fois plus encore. Il doit se changer souvent avec le traitement qu'il a depuis son opération du cerveau.

Bon, mais il va chercher sa tondeuse déposée chez le réparateur. Quand il revient, il attaque la pelouse. Il nettoie l'enclos des chèvres et remet du foin propre et sec dans la cabane... ce qu'elles sont contentes ! Sacrées biquettes ! Pendant ce temps je les nourris.

Puis je rentre m'occuper du repas avec l'aide de Véronique.

L'après-midi, de nouveau victime d'une grosse crise d'asthénie, je file me coucher... je dors quatre heures !

Du coup, ce soir je ne peux plus dormir... alors j'écris !

Jeudi 24 septembre 2015,

Il fait un temps superbe. Maurice part à la pêche après les soins et ramène une grosse vieille de deux kilos mais il revient écœuré car il y a du pétrole plein le port à croire que les bateaux ont dégazés. Et aussi il reste bien peu de place pour pêcher car les chalutiers sont à quai, c'est bien normal pour un port de pêche.

Bon, il est fatigué... il va pouvoir déjeuner avec moi.

Mais ensuite il veut aller voir les puces pour trouver un rayonnage pour la salle de bains. Nous avons beaucoup de produits de soins et ils finissent par encombrer les abords du lavabo et de la baignoire.

Nous trouvons ce que nous cherchons avec en plus une bibliothèque qui me manque pour rajouter à la mienne car j'ai une accumulation de livres à ranger. Tout cela à prix bien réduits.

Puis nous allons nous reposer car nous accusons une nouvelle crise d'épuisement.

La journée s'achève sur un soleil éclatant et le silence qui s'installe sur les grandes étendues de lande autour de nous.

Vendredi 25 septembre 2015,

Le temps radieux se poursuit.

Je me lance dans les confitures de pomme alors que Maurice part avec Sylvie pour chercher des sacs de terreau afin de repiquer des salades dans des caisses (de cette façon nous sommes à hauteur de fauteuil) puis il m'achète un robot ménager en promo... j'en rêvais depuis des années.

L'après-midi se termine au calme.

Maurice prépare ses gaules pour demain. Je mouline la compote de pomme et je vais me reposer. Il vient me rejoindre.

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Présentation

  • : LE MONDE IMAGINAIRE de Dana LANG, conteuse aux plumes de sioux, fée des loups, auteure Fantasy, contes, nouvelles, poète insurrectionnelle (trilogie de prose poétique), lauréate de 76 Prix littéraires
  • : BIOGRAPHIE Dana LANG *1989-2002, conteuse professionnelle internationale (artiste, durant 12 ans intermittente du spectacle / Cie du Soleil Noir). Elle conte dans les écoles, collèges, lycées, bibliothèques, médiathèques, salles de spectacle, théâtres, festivals... etc... *1991, fondatrice d'une Maison du Conte 'La Biche au Bois' au Cergne (42-Loire). Elle reçoit 20 000 scolaires en attractions contées sur les Terres d'Anne de Beaujeu dans les Monts du Haut-Beaujolais, et organise un Festival du Conte et des Conteurs en Forêt et en Cabarets «Flèches des Fées» pendant cinq ans. Elle conte avec divers musiciens dont Tenzin Gonpo artiste tibétain qui l'accompagne aux instruments et à la voix. Elle parraine un enfant tibétain pendant plusieurs années. *1994, sociétaire des Auteurs et Compositeurs Dramatiques. Elle participe à divers festivals... *Avril 1998, elle conte dans les écoles françaises, Instituts, hôtels, villages pour le Festival International des Conteurs Francophones à Abidjan en Côte d'Ivoire. *2003, auteure, poète, en situation de handicap, elle poursuit en écrivant toute son Œuvre. Elle réécrit ses contes adaptés pour la scène (120 contes) et écrit de très nombreux ouvrages dont des contes merveilleux et fantastique, un récit autobiographique ' Les Sanglots du Vent' ; une trilogie Fantasy ' Les 3 Héritiers de la Clef des 7 Mondes' (t.1 : La Dragonne et l'Œuf d'Or Sacré ; t.2 : Éloïse et le Commandeur du Temps ; t.3 à paraître) ; des témoignages de vie ' Docteurs, vous m'avez tué ! ' suite à paraître : ' La Danse de la Méduse ', ' L'Arbre d'Or ', 'La Fuite des Jours', 'La Maison du bout... de la Terre', 'Plus fort souffle le vent', 'Un Radeau dans le Ciel', 'Jusqu'au bout du Voyage', 'La Vie comme un Défi', 'Fais-moi Mourir !', 'Le Bouffeur de Vie', 'L'Ultime Voyage d'un Combattant de la Vie', 'Vogue là où te mènera ton Rêve', 'L' Envol les Ailes Brisées',... édité en juin 2019 par Horizon Littéraire Contemporain : un recueil de prose poétique et de pamphlets de 7 livrets ' Puisque tu vis, Philippe', 'Je vous écris, Frères Humains', 'À l'Aube d'un Jour, Humanité' et un livret de nouvelles 'Poindra le Jour', ... *2011, à la création de la Maison du Conte, de l'Illustration et de l' Édition Fantastique ' LA FONTAINE AUX FÉES ' édite dix de ses livres (sur plus de 30) et avec son époux Maurice JANIN, architecte d'exécution (en situation de handicap), fréquente les Salons du Livre de Rhône-Alpes, Auvergne, Bourgogne, Yonne, Paca chaque week-end durant deux ans. Sur le Salon du Livre de Lorette (42-Loire), elle rencontre Michel COUROT, Dico d'Or, grand gagnant de la Dictée de Bernard Pivot en 1995. Il deviendra son relecteur et son très grand ami. *En avril 2011, elle écrit un conte merveilleux : Flora, Pipi et Scratch, la sorcière. *2012, sociétaire des Arts et des Lettres de France, membre du bureau de l' UERA A (Union des Écrivains de Rhône-Alpes-Auvergne), ambassadrice du Cercle des Ambassadeurs Universels de la Paix, 'La Fontaine aux Fées'  édite 'Le Grand Livre de Marina' de Marina FERREIRA. *13 octobre 2013, elle est nommée Membre de la World Académy of Arts and Culture and World Congress of Poets. *Le 18 mai 2014, elle parraine le 1er Festival du Livre et de l'Illustration Jeunesse «Les P'Tits Z'Amis de Marina » à Saint-Didier-de-Formans dans l'Ain (01). *13 Juillet 2014, après avoir vécu deux ans dans le village natal de son père en Alsace près de Bâle et de très longues années en région lyonnaise, elle vit à Plogoff dans le Finistère et devient Membre de l'Association des Écrivains Bretons (AEB). Elle écrit et publie un nouveau conte ' La Fontaine de la Mer Feunteun Aod '.   *Décembre 2014, elle collabore au Festival International du Conte de Guillaume ÉKOUMÉ, au Cameroun. Elle écrit un nouveau conte 'Max, le Petit Sorcier'. *Février 2015, elle écrit un conte 'Louka, le Petit Loup de Brocéliande' dédié à son arrière petit-fils, Louka né le 5 février 2015. *23 avril 2015, elle écrit 'Le Dragon de Pors Loubous', un conte fantastique. Fin juillet, par son épouse Danyèle, elle apprend dans une profonde tristesse le décès de son indéfectible ami, Michel COUROT. *20 décembre 2015, elle conte 'Plume de Corbeau' au théâtre Georges Madec à Esquibien pour les enfants des écoles et leurs parents. *De septembre 2013 à ce jour, elle devient lauréate de 76 distinctions Littéraires  Internationales (Trophées, Mérites, Médailles, Prix, Mentions...) décernés par 16 concours Littéraires Internationaux. *2015-2016, elle recherche un Éditeur sérieux pour lui reprendre toute son Oeuvre. *En 2015, elle est invitée à Sacramento en Californie et à Prague en Tchécoslovaquie du 5 au 10 septembre 2016 par le Président de la World Académy of Arts and Culture and World Congress of Poets où elle ne pourra pas se rendre. *Le 1er février 2016, elle écrit le conte 'Justine et le Pays Contraire'. *Février 2016, elle s'inscrit dans les Salons Festivals du Livre en Bretagne qu'elle espère honorer de sa présence... le 24 avril 2016, elle se rend au Salon du Livre de Botmeur (Finistère) où elle conte et dédicace... *En juin 2016, elle écrit le conte 'Kaoura, la Princesse aux Sept Dragons'... *En 2017 'La Princesse aux Mensonges', 'L'Œil du Dragon'... et autres... *Le 9 et 10 septembre 2017, elle reçoit le TROPHEE John Ronald TOLKIEN pour le 2ème volet de sa trilogie fantastique 'Les 3 Héritiers de la Clef des 7 Mondes' tome 2 'Éloïse et le Commandeur du Temps par le CEPAL à Thionville en Lorraine. Elle reçoit d'autres Prix Littéraires Internationaux et le TROPHEE le LAUZUN de BRONZE remis par Pierre BELLEMARE... *Le 26 décembre 2017, elle perd à Douarnenez son époux bien-aimé à la suite de très grandes souffrances et d'une longue agonie de trois ans. Il sera incinéré à Quimper et ses cendres jetées en mer à 300 mètres de leur habitation. *Année 2018, elle devient membre de Bibliothéca Universalis.           * En février 2018, elle écrit plusieurs contes et nouvelles... qu'elle présente à des concours littéraires... *4 avril 2018, elle reçoit une Mention des Arts et Lettres pour son conte 'L'Œil du Dragon'. *10 août 2018, veuve elle revient s'installer avec sa fille aînée dans les Monts du Haut-Beaujolais où de plus en plus atteinte par sa maladie, elle tente de faire éditer tous ses livres. Quelques uns de ses textes paraissent dans diverses revues et livres. *Le 26 janvier 2019, elle devient membre de l'Académie Littéraire et Historique du Val-de-Saône. *Le 1er juin 2019, elle reçoit trois nouveaux Prix Littéraires Internationaux sur un conte, une nouvelle et une poésie décernés par les Arts et Lettres de France. *Le 29 juin 2019, elle reçoit le TROPHEE d'EXCELLENCE sur son OEUVRE LITTERAIRE et le PRIX d'EXCELLENCE sur son conte MAX, LE PETIT SORCIER en Français et traduit en Roumain par les Editions HORIZON LITTERAIRE CONTEMPORAIN représenté par Noëlle ARNOULT et Daniel DRAGONMIRESCU.
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