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1 juillet 2016 5 01 /07 /juillet /2016 20:21
PLUS FORT SOUFFLE LE VENT / Dana LANG

Jeudi 30 juin 2016 ,

Aujourd'hui un temps maussade, terne, gris, et frais désespèrent les Bretons. Il pleut... un temps aux couleurs de nos âmes.

Un rayon de soleil apparaît dans la boîte aux lettres... deux grandes enveloppes... une des Arts et Lettres où je reçois la revue 'Coulisses' et une autre avec la revue 'Rencontres' accompagnée de deux diplômes : l'un : 1er Prix Chantal CROS 'Carnet de Voyages' sur mon texte 'Festival des Mots Saoû Etc...' , et le deuxième : 1er Prix de 'la Critique' sur mon texte 'Escapade en Festival d'Avignon'.

Voilà qui est fait pour m'apporter du baume au cœur et Maurice est encore plus heureux que moi.

Cela porte au 49 et 50 ième Trophées, Mérites, Médailles, Prix et Mentions reçus depuis le 13 septembre 2013.

[Prix décernés précédemment par Les Rencontres Artistiques et Littéraires de l'Essonne :

10.03.2015 *1er Prix du Souvenir / Rencontres-L'Île des Poètes Essonne (Recueil : 'Mon Père')

10.03.2015 *2ème Prix 'Les Mots Secrets' / Rencontres-Île de France Essonne (Recueil prose poétique livret n°1 : 'Solitude, Soleils d'Hiver')

10.03.2015 *2ème Prix 'Journal Intime' / Rencontres-Île de France Essonne ( 'Un Berceau, Douze Fées et une Sorcière').

20.11.2014 *Mérite Culturel et la Rose d'Or / Rencontres Artistiques et Littéraires (pour l'ensemble de son Œuvre).

20.11.2013 *Mérite Culturel et la Rose d'Honneur / Rencontres Artistiques et Littéraires de l'Essonne (Proses poétiques, poésie libre libérée).

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29 juin 2016 3 29 /06 /juin /2016 18:04
PLUS FORT SOUFFLE LE VENT... / Dana LANG
Mes trois rosiers de Brocéliande deviennent superbes cette année
Mes trois rosiers de Brocéliande deviennent superbes cette année

Lundi 27 juin 2016,

Nous nous levons à huit heures. Un brouillard épais domine et il tombe quelques gouttes.

Caroline arrive désespérée, de mémoire de Breton on a rarement vu un temps pareil ! Nathalie vient à son tour et nous promet que la météo annonce de belles éclaircies cet après-midi.

Effectivement après le repas un grand ciel bleu avec la chaleur s'amènent... je file dans mes haies... je taille encore trois branches faufilées dans le muret... et je tombe deux fois, le nez sur le sol. Comment vais-je pouvoir me relever ?... Avec beaucoup de patience assurément... le fauteuil n'est pas loin mais il me faut l'atteindre à quatre pattes comme d'habitude. Je saigne et cela coule... je dois aller me laver. Je me rince abondamment et j'applique de l'éosine qui stoppe aussitôt le sang.

Là-dessus Maurice sort avec l'envie d'aller faire un tour... avec un fauteuil bien chargé il se muni tout de même du chargeur au cas où. Je termine la coupe de feuilles de fusain pour les chèvres, je libère la caisse derrière le fauteuil de tous les outils et nous y allons.

Il fait beau et chaud, nous partons prendre un café sur la terrasse de nos amis. La promenade s'avère très agréable. Je prends des photos. Nous passons un bon moment, mais au soleil nous prenons chaud et Maurice préfère s'en aller. Nous repartons en direction de la maison.

Je retourne dans les haies en attendant le passage de l'infirmière. Après les soins, nous allons prendre des nouvelles de nos amis Éliane et Pierre autour d'un café.

Puis nous rentrons pour souper. Maurice regagne sa couche... mais il ne parvient pas à trouver le sommeil, je m'installe sur l'ordinateur.

Je lis mes courriels et réponds à mes amis. Puis j'écris... à vingt-deux heures, le temps se voile sur la mer... le pavillon des nations celtiques m'indique un vent d'ouest... le temps sera identique demain.

PLUS FORT SOUFFLE LE VENT... / Dana LANG
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Mardi 28 juin 2016,

Le ciel pastel nous envoie des passages ensoleillés et des nuages légers. Il fait beau et lourd. Un vent d'ouest perdure.

Nous déjeunons à huit heures et déjà Céline, l'infirmière frappe à la porte. Puis Véronique apparaît.

Lorsque je suis prête, je file au jardin, Maurice me suit. Il vient scier à la main les deux grosses branches qui restent dans la haie. C'est bon, cette fois nous voilà tranquilles. Je file au fond du terrain dans le passage piéton entre le voisin et notre haie. Eh bien, il est grand temps que je vienne la couper, elle a poussé de 80 centimètres et tout le chemin est envahi de hautes herbes et de lierre. Je vais demander à J. de passer la débroussailleuse; en attendant, je commence à prélever des branches de fusain pour nourrir les biquettes. Comme à chaque fois, au bout d'une heure je m'arrête, épuisée.

Je rentre préparer le repas, restes d'hier et une salade de betteraves, œufs durs, tomates. Ensuite je m'allonge au salon et je regarde pour la deuxième fois le dernier épisode de la saison 6 de 'Game of Thrones'... génial !

Puis, une crise d'asthénie m'envoie au lit et A. la podologue me réveille pour les soins des pieds... l'alerte sur mon pied gauche est levée, elle pratique les soins mensuels de même que ceux de Maurice.

Finalement, je viens sur l'ordinateur lire mes courriels et poursuivre... jusqu'à l'heure du repas du soir. Vers dix-sept heures les embruns sont tombés puis à dix-neuf heures le grand soleil est revenu sur le Cap Sizun.

PLUS FORT SOUFFLE LE VENT... / Dana LANG
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Mercredi 29 juin 2016,

Un temps couvert et gris nous accueille au réveil... désolant ! Le vent vient de l'ouest, rien d'étonnant.

Maurice n'est vraiment pas bien aujourd'hui... de plus il vient de réaliser qu'il souffre vraiment d'une insuffisance cardiaque ! Alors là, je suis scotchée ! Cardiaque depuis 1992 avec deux embolies pulmonaires, un infarctus en 1994, un AVC en 2001, opéré du cœur en 2002, plus terrible encore en 2014 avec une double trépanation de la boîte crânienne à la suite de nombreuses chutes dues à une tension inégale et la prise du zanidip (et du modurétic ? Et du plavix à vie qui l'a rendu hémophile !)... un bilan plus que désastreux sur une personne souffrant d'insuffisance cardiaque et respiratoire grave, avec un syndrome de Parkinson, un cancer de la prostate, une polyarthrite... et qui avait connu une belle rémission après qu'un gastro-entérologue inspiré lui avait supprimé absolument tous ses remèdes car il venait d'être victime d'un empoisonnement massif par les médicaments où en 2009, les médecins l'avaient placé cinq mois en soins palliatifs à domicile avec 42 comprimés par jour, oxygène 24 h / 24, sonde à demeure, lazilix et avec lui le diffu K, un traitement indu pour le Parkinson, et tout le toutim ! Oublions ses soixante interventions chirurgicales et le fait qu'il soit en situation de handicap (à mobilité réduite) depuis 1980 soit trente-six ans...

Devant un tel bilan, Maurice aurait-il perdu la mémoire ? Non, simplement, je crois qu'il se protège comme il peut, qu'il se met dans le déni pour survivre coûte que coûte... mais une émission de télévision lui ouvre les yeux par l'intermédiaire d'un vétérinaire... bon, quoiqu'il en soit, il va mal aujourd'hui un peu plus qu'hier... il dort toute la journée. Ses pansements le font horriblement souffrir car ils font occlusion à l'eau qui jaillit de toute part... des plaies, des trous se forment un peu partout et sur l'autre jambe, à présent. Son corps gonflé d'eau ne peut pas lui rendre la vie facile et comment pourrait-il avoir le moral avec ça ?

Ce matin, je me plonge dans la cuisine pour la confection des repas. J'épluche des carottes et voilà que de nouveau je me coupe et que le sang jaillit. Je suis obligée d'arrêter, d'endiguer le sang avec de l'éosine et un gros pansement que je réalise tant bien que mal, après moults difficultés... me voilà bien ! Je poursuis avec les légumes d'une ratatouille.

Céline est passée pour les pansements et Véronique M. a remplacé Véronique R. qui est malade.

Nous prenons notre repas de midi et je m'aperçois qu'il pleut et il ne fait pas chaud... chouette, je ne peux pas sortir ! Heureusement les biquettes ont reçu du fusain en abondance hier et avant-hier... les pauvres petites ne sortent pas de leur cabane ! Trop peur de l'eau ! ! !

Une crise d'asthénie m'expédie au lit. Vers seize heures nous recevons la visite de Marc qui nous amène un rayon de soleil, et Maurice se rendort... je demeure sur l'ordinateur... une journée bien triste s'achève aujourd'hui...

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26 juin 2016 7 26 /06 /juin /2016 19:27
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Vendredi 24 juin 2016,

Je trouve Maurice dans la cuisine à sept heures trente. Il a dormi a peu près sommeil toujours entrecoupé de ses levers pour les toilettes. Sa jambe droite coule toujours autant... rien ne change.

Caroline, l'infirmière arrive, puis Nelly prend son service. Ce matin j'ai besoin qu'elle m'aide au jardin. Nous devons désherber les hortensias et les marguerites du Cap que nous avons mis sur le bord de la route.

Maurice qui s'ennuie seul à la maison vient près de nous et finalement il n'y tient plus... il va chercher sa débroussailleuse pour la passer dans un endroit difficile. Au bout de cinq minutes il n'en peut plus et perd son souffle, mais il a fait le coin de la route !

De mon côté je désherbe à quatre pattes, puis je me couche dans l'herbe pour me décoincer car je reste bloquée dans les positions. Je commence à trop souffrir et je me relève comme d'habitude en me traînant à quatre pattes vers mon fauteuil roulant... je commence à redresser ma jambe gauche avec ma main, puis celle de droite. Elles ont beaucoup de mal à se redresser puis je bascule le bassin sur mon siège et je me tire dessus pour me mettre en position assise, un vrai pantin désarticulé !

Dans le jardin poussent des fougères aigles, des digitales, des agapanthes bleues, des griffes de sorcière, des euphorbes, une véronique, un ceanothe, une passiflore, des roses trémières, des arums, de la rhubarbe, du persil, de la ciboulette, du basilic, des fraisiers grimpants, des rosiers lianes, un goji, un framboisier noir, trois palmiers côté sud, trois cordilis (palmiers australiens), des rosiers de Brocéliande, des azalées, un rhodendrons, deux camélias, quinze hortensias, des yuccas, des géraniums, des gazanias, des ostéospermums (marguerites du Cap), des haies de fusain et d'éleagnus.

Nelly m'aide à vermifuger Froudenn (Caprice)... pour cela il s'agit de l'attraper, mais après bien des tentatives il s'avère totalement impossible de lui mettre la main dessus... une vraie bourrique ! Ce n'est pas la peine d'insister nous n'y arriverons pas.

Nelly nous quitte, non sans avoir au préalable étendu la dernière lessive et soudain je me dis que j'aurai dû appâter la chèvre avec une petite tartine grillée. Eh oui, me dit Maurice, il fallait mettre ton produit dessus... c'est ce que je fais et voilà elle l'a mangé ! Enfin, il est l'heure de se mettre à table.

Je fais chauffer des acras de morue et du Chili con carne tous prêts. Nous finissons sur un yaourt aux myrtilles.

Je retourne à la taille des haies devant la maison. Je suis contente de moi ! J'ai élagué les branches à 1,20 mètre de hauteur et j'ai retiré toutes celles qui poussaient à l'intérieur et devant le tronc principal... par contre il va me rester un gros travail de nettoyage de vieilles brindilles et de lierre agrippé aux branches et enraciné au sol mais je me ferai aider... avec un râteau le plus gros devrait être déblayé.

À la vitesse de la pousse actuelle, lorsque j'aurai fini d'un côté, je devrai recommencer de l'autre... enfin cela a le mérite de nourrir mes petites protégées.

Le 12 juin de l'an dernier (2015), il m'avait fallu faire piquer ma petite chienne, Toopie atteinte d'une tumeur aux mâchoires... comme je la regrette et comme je pense à elle qui n'était qu'amour et tendresse, tellement adorable ! Merveilleux moments passés avec elle durant treize ans... elle me manque.

Lorsque Caroline revient pour les soins, je suis encore dans la haie, totalement épuisée et elle tombe bien j'allais justement m'arrêter.

Je me mets à l'aise et m'installe devant la télévision au salon près de Maurice. Puis nous dînons et il se couche.

Je demeure sur l'ordinateur jusqu'à ce que le sommeil me gagne...

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Samedi 25 juin 2016,

La journée se lève sur un grand soleil et un vent frais, elle se déroule comme hier. Caroline vient à neuf heures pour les soins. Nous avons déjeuné regrettant de ne pas être restés plus longtemps au lit.

J'ai le temps de faire la vaisselle et de mettre une machine à laver en route. Ensuite, je vais terminer le travail entrepris hier sur la haie... Maurice me rejoint et prend l'idée de brancher la scie sauteuse et de couper les quelques dizaines de grosses branches que je devais scier à la main. Je ne veux pas mais il insiste... bien qu'il soit assis sur son fauteuil, il doit faire une pose à chaque branche sciée. S'il doit se mettre debout ce n'est que quelques minutes sous peine de tomber... pour moi, c'est pareil.

Vers onze heures j'avais mis le repas en route, il est temps de rentrer manger. L'après-midi se passe au repos devant la télévision et se finit par une sieste vaincus par l'épuisement.

Caroline revient. Puis après les soins, nous prenons l'idée de faire un tour dans nos fauteuils roulants électriques jusqu'à la Pointe-du-Raz. Il nous faut vingt minutes pour arriver à destination. Nous flânons autour des boutiques et nous prenons le temps de déguster une gaufre à la Chantilly installés au soleil.

Au retour nous souhaitons passer dans la boutique de nos amis, mais le fauteuil roulant de Maurice qui peinait dans la côte à l'aller a maintenant du mal à avancer et menace de le lâcher... la batterie n'est pas suffisamment chargée. Il me demande de passer au magasin sans lui, ce que je fais.

Puis, je file en roulant à fond pour le rejoindre mais je ne le retrouve que devant la maison à pousser son fauteuil heureusement que sur quelques mètres... il est au bord de l'évanouissement... la prochaine fois, nous penserons à nous munir du chargeur de batteries. Nous avons hâte de souper et de nous mettre à l'aise.

Maurice s'endort et je veille sur l'ordinateur...

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Dimanche 26 juin 2016,

Le temps médiocre dès le réveil ne m'incite pas à aller dehors. Nous déjeunons et je fais la vaisselle en attendant l'infirmière.

Après les soins, je range la chambre, refais le lit de Maurice, balaie, fais tourner une lessive et l'étends. Le repas est prêt d'hier et cela me permet de souffler un peu. Désormais, je vais m'organiser afin de ne pas cuisiner le week-end, cela me fait beaucoup trop de fatigue sans mes auxiliaires de vie.

Nous avons le temps de nous remettre sur notre série au salon. Nous prenons notre repas et re... série, puis nous faisons la sieste.

Je me lève et prépare une compote de fruits. L'infirmière revient pour les soins et nous terminons notre série... le dernier épisode sera visible demain puis il nous faudra attendre l'an prochain... quelle fresque médiévale fantastique ! Époustouflante au niveau de la réalisation et de la mise en scène ! Que ne feront-ils pas aujourd'hui au cinéma !

Ce soir Maurice n'est pas bien, il grelotte comme très souvent dans la journée. Les infirmiers continuent de lui panser ses plaies dues à l'échappement de l'eau de ses œdèmes. Ils lui grattent la fibrine de manière à ce que la cicatrisation se fasse et éviter l'infection... mais l'eau continue de pisser et il faut bien qu'elle passe. Quelques instants après ces pansements, sa jambe devient rouge, dure et enflée de plus belle, ce qui le fait beaucoup souffrir aussi je lui enlève tout. Maintenant des plaies s'ouvrent sur la jambe gauche.

Maurice est resté des années avec une très vilaine plaie ouverte sur les cicatrices de sa jambe gauche sans que cela n'inquiète personne sauf moi.

Nous avons vu un professeur à Lyon, une infectiologue, un dermatologue, son chirurgien tous affolés de ce mal étrange et lorsque nous sommes arrivés en Bretagne, après cinq jours de pêche en short et des bains de soleil sur sa plaie face à la mer... il n'y avait plus rien, plus de trou, plus de vilaine plaie... tout s'était cicatrisé ! Je ne pouvais en croire mes yeux ! Comme quoi la nature reste la plus forte !

Ce soir, il est vraiment mal. Il tourne en rond cherchant son coussin, ses couvertures.

Je demeure près de lui... sur l'ordinateur.

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23 juin 2016 4 23 /06 /juin /2016 21:08
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Mardi 21 juin 2016,

Nous dormons fort sur le matin... Céline réveille Maurice ! Il a si mal dormi gêné par ses plaies toute la nuit. Ce matin sa tension est de 11,7, beaucoup trop basse... et il n'est vraiment pas en forme.

Il m'appelle mais j'ai entendu la porte s'ouvrir. Je me lève zombie. Le brouillard est de mise après la journée d'hier. Cela se lèvera sans doute cet après-midi.

Puis Véronique M. arrive à son tour pour prendre son service. La matinée passe vite.

Après le repas, le soleil fait son apparition et je file au jardin pour m'occuper de nos biquettes. Je leur distribue du maïs. Je taille les haies et donne trois sacs de feuilles à nos petites amies qui réclament.

Vers quatorze heures J. arrive pour passer la tondeuse et la débroussailleuse. Bien que mal en point, Maurice sort prendre l'air pour regarder et passer un moment avec J. enfin épuisé, il rentre.

J. et moi, nous nous rendons à la déchetterie avec un fourgon empli de sacs de déchets verts et de branches. J. y a rajouté les bouteilles de verre, un vieux portillon de bois et d'autres objets plastiques.

Qu'est-ce que je suis contente... tout est propre et rangé autour de la maison... cela faisait si longtemps qu'il me fallait le faire... mais comment ? Et voilà que tout enfin est solutionné.

Nous revenons de la déchetterie pour trouver Céline à la maison. J. s'en va et après les soins de mon pied, je poursuis mon travail dans la haie.

J'élague avec des outils bien tranchants les haies de manière à dégager le bel hortensia qui se développe au milieu. Je fais place nette... et je vais tâcher de déblayer le lierre qui pousse de façon empirique au pied de chacune. Déjà, la haie de devant se présente propre et nette... mais pour aujourd'hui j'en ai assez et je n'en peux plus. Il me faut rentrer.

Je chauffe une pizza pour un repas du soir rapide. Le crachin tombe à dix-neuf heures. La journée se termine à l'opposé de celle d'hier... j'ai pris l'air tout l'après-midi.

Je devrais dormir profondément. Je souhaite que Maurice en fasse autant.

Je me cale sur l'ordinateur...

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Mercredi 22 juin 2016,

Nous dormons profondément sur le matin... il faut pourtant se lever. Nous déjeunons.

Le brouillard tombé hier soir aura encore bien du mal à se lever... mais il fera beau cet après-midi.

Nous déjeunons. Julien arrive pour les soins suivie de Nathalie. Ma Barouk au pied gauche évite le frottement sur ma plaie mais elle me déséquilibre encore davantage.

Ce matin, je reste tranquillement sur mon fauteuil roulant. Maurice traîne dans le même état... besoin intense de sommeil.

Malgré cela il prépare les pommes de terre nouvelles et je retrouve une boite de tripoux des Cévennes qui fera bien notre repas de midi avec une salade d'endives et morceaux de pommes, poires et gruyère. Nous déjeunons.

Ensuite nous nous reposons au salon. Une heure plus tard, je file au jardin. Les rosiers de Brocéliande de couleur rouge, jaune, rose et blanc exhalent à l'entrée leurs fragrances envoûtantes égales à leur beauté. Je range les pots de fleurs déplacer par J. pour la tonte et je nettoie le petit poulailler. Ensuite je m'installe devant la haie avec mon fauteuil roulant et mes outils tranchants. Il fait si chaud d'un coup... c'est intenable, j'aurai mieux fait de faire la sieste, et puis le temps se voile.

Julien revient et tout à coup un éclair déchire le ciel, il tombe quelques gouttes... j'offre ma récolte aux chèvres qui détalent sous la pluie et je rentre.

Après les soins, nous restons devant notre série puis nous soupons. Nous retournons vers notre série puis Maurice s'endort.

Comme chaque jour, au bout d'un moment il m'appelle car il grelotte de froid... je le recouvre de couvertures.

Je m'installe sur l'ordinateur... Il fait beau... le soleil a repris sa place avec un petit vent d'est en ouest... les chèvres batifolent.

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Jeudi 23 juin 2016,

La journée se présente comme celle d'hier avec un ciel bas ce matin.

Une fois prête je pars en courses comme tous les jeudis avec Sylvie. Comme nous avons un peu de temps devant nous, je lui demande de faire un petit détour pour aller voir la plage de St Tugen. Je dois avancer avec mes béquilles et ma Barouk sur un chemin sableux... malheureusement je ne peux pas marcher si loin et je renonce. Sylvie veut aller chercher le fauteuil roulant mais il se met à pleuvoir. La vue est déjà superbe de loin mais il me faudra revenir avec les enfants peut-être, car je ne connais pas cet endroit... site dangereux pour la baignade à cause des courants violents aussi est-elle surveillée en juillet et août.

Puis nous rentrons pour ranger. Nous prenons le repas de midi et à treize heures, le médecin nous rend visite accompagné d'une stagiaire. Mon pied va mieux, l'alerte est passée... je termine mes antibiotiques dimanche.

L'état de Maurice est stationnaire. Il continue de perdre l'eau de ses œdèmes par sa jambe droite et ses plaies sont soignées chaque jour. Il ne peut rien faire que de rester dans son lit-fauteuil car il souffle énormément au moindre effort.

Ce matin, comme tous les matins de la semaine il passe du temps sur son ordinateur a fouillé le Bon Coin, une manière à lui de tenir le moral et de s'occuper. Il cherche une cuisinière car la nôtre commence à dysfonctionner, un petit poulailler pour prendre encore quatre poules car nous sommes heureux d'offrir quelques œufs à ceux qui nous aident pour telle ou telle bricole que nous ne pouvons plus faire... et nos œufs sont si bons !

Le vent nordet se met à souffler, ce qui a le mérite de balayer les nuages et de nous rapporter le soleil... mais aussi beaucoup de fraîcheur.

Julien arrive pour les soins et nous attendons la podologue pour nos soins de pieds... mais une fois encore, elle nous lâche sans prévenir.

Dehors, les biquettes font les folles... elles courent en tous sens et à toute vitesse bondissant de touret en touret, d'estrade en estrade, de la balançoire au pré et rebelote... un groupe de marcheurs s'esclaffent de voir des chèvres se balancer et courir de la sorte... elles offrent aux touristes jeunes et vieux une attraction certaine.

Bon, je sors au jardin à dix-sept heures trente pour continuer la taille de ma haie et l'approvisionnement de mes biquettes... seulement, il ne fait pas chaud et je ne traîne pas... elles recevront plus de lierre que de fusain mais ce n'est pas grave, il leur reste le fusain de la veille et demain, elles auront du maïs en plus.

Il est temps de rentrer pour souper... des restes de midi. Puis Maurice va se coucher... la télévision le gêne depuis quinze jours, alors je rejoins l'ordinateur pour lire mes courriels et continuer mon travail littéraire.

Ce soir, je lis une lettre tellement belle de Lucette, ma si douce et si fidèle amie qu'elle bouleverse mon cœur. Chaque fois que je pense à elle plus fort, voici que je reçois l'un de ses mots qui me touche tant. Quelle belle amitié que la nôtre !

D'autres amies me laissent des petits messages qui me montrent qu'elles pensent toujours à nous... Josiane, Marielle, Véronique, Marina, Noëlle, Marie, Thaïs, Nadia... je vais en oublier. Cela nous apporte bien du réconfort.

Tous ces petits grains font partis du petit moment magique de la journée que je compte chaque soir... un moyen de tenir la féroce adversité.

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20 juin 2016 1 20 /06 /juin /2016 21:58
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Lundi 20 juin 2016,

Nous nous levons sur un temps pourri, exécrable... quelle tristesse... brouillard et pluie pour la journée... on se croirait dans un jour d'hiver... ciel bas, pas un brin de soleil... la journée est à l'eau !

Qu'importe, nous resterons devant la télévision... sûr que J. ne viendra pas tondre la pelouse et emmener tous les sacs de déchets verts à la déchetterie !

Céline se pointe à huit heures pour la prise de sang à faire sur nous deux... ça tombe bien on se réveille à l'instant. Pour moi, elle saisit quatre flacons.

Nathalie arrive. Bon, je peux déjeuner tranquillement, Maurice viendra à la cuisine après les soins.

Céline me soigne le pied. La podologue viendra cet après-midi.

Maurice prend un café avec Nathalie. Lorsque je suis prête, je ne peux pas aller tailler la haie... nos pauvres petites biquettes restent dans leur cabane toute la journée... lorsque je les appelle pour leur donner les épluchures de la préparation du repas, elles arrivent en trombe et repartent sans traîner se remettre à l'abri. Un temps épouvantable !

Après le repas de midi, je reçois un appel de Céline, elle doit venir me repiquer un flacon car il en fallait cinq !

Nous nous sommes installés au salon, elle arrive pour me piquer une nouvelle fois et repart aussi vite qu'elle est venue pour filer au laboratoire.

Nous allons rester dans nos fauteuils jusqu'à l'arrivée de la podologue qui examine mon pied et le soigne avec un pansement au miel. Elle reviendra jeudi... et voici Céline pour les soins, elle m'apporte ma Barouk... ça ne va pas être simple pour les transferts avec cette chaussure spéciale mais c'est le seul moyen de délester le point d'appui à protéger (à noter qu'elle est beaucoup mieux étudiée que celle que j'avais en 2012 après l'opération de mon ostéite, elle avait fini par casser)... le médecin passera jeudi, je dois le lui rappeler.

L'heure du repas du soir s'annonce déjà !

Puis nous regardons le dernier épisode de 'Game of Thrones' qui vient de sortir hier soir en Amérique... superbes effets spéciaux !

Ensuite Maurice espère trouver le sommeil... installée sur l'ordinateur jusqu'à vingt -trois heures je l'entends se débattre... il ne parvient pas à dormir...

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19 juin 2016 7 19 /06 /juin /2016 20:29
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Samedi 18 juin 2016,

Il fait beau et chaud. Le ciel bleu parsemé de nuages nous souffle un vent léger.

Maurice a dormi comme un bébé... du coup, il paraît mieux au réveil, somnolant encore à la cuisine.

Nous déjeunons à huit heures. Céline arrive pour les soins. Maurice est continuellement pansé sur ses jambes... mais les pansements bouchent les orifices de sortie de l'eau et ses jambes se mettent immédiatement à gonfler et à rougir... cela le fait beaucoup souffrir.

Mon pied imbibé de bétadine dermique semble moins affecté... à suivre.

Je prépare une salade de fruits et Maurice épluche des pommes de terre nouvelles et l'ail pour un petit rôti d'agneau et des patates sautées.

Après le repas, nous nous reposons un peu. Maurice a envie de faire un tour jusqu'à la Pointe-du-Raz chez nos amis, mais son fauteuil roulant électrique déchargé doit être mis en charge... le mien est prêt.

En attendant, je continue la taille de la haie et je livre un plein gros sacs de fusain et de lierre à nos biquettes ravies. Nous nous reposons à nouveau en attendant Céline, l'infirmière.

Puis nous partons en direction de nos amis, moi avec mon fauteuil dont les jambes naviguent dans le vide car la soudure a sauté aux jointures. Cela me fait râler pour un fauteuil à 13500 euros, pas foutu de tenir cinq années ! Nous prévoyons de m'en acheter un autre, électrique pliable comme une valise pour entrer dans n'importe quelle voiture... mais pour l'instant je ne sais pas quand nous allons pouvoir le faire.

Il faut prendre la journée comme une victoire... Maurice sort dans son fauteuil pour la première fois depuis neuf mois. Nous filons sur la route déserte puis nous traversons des petits hameaux joliment fleuris pour nous retrouver sur la grande route et arriver chez nos amis attablés sur leur terrasse sous un grand soleil.

Nous sommes vraiment heureux de nous retrouver là devant la mer si bleue, si vaste, si belle ! Nous voyons passer le bateau de l'Île de Sein.

La seule et dernière fois où nous l'avions pris, nous étions accompagnés par des dauphins... superbe traversée ! Dommage je n'avais pas mon appareil photographique !

Nos amis nous servent un café accompagné de crêpes et de gâteaux du terroir... nous discutons sous un soleil brûlant... au bout d'un long moment, nous songeons à nous mettre à l'ombre surtout Maurice malgré sa casquette, sa tête demeure fragile. Nous observons l'océan et les circonvolutions d'un voilier. Puis leur fille vient nous rejoindre et j'en suis particulièrement ravie. Nous passons un moment fort agréable. J'achète quelques victuailles, miel, café et crêpes puis nous les quittons pour aller souper.

Enfin, nous nous reposons une heure devant la télévision et à vingt heures Maurice se couche.

Je m'installe sur l'ordinateur jusqu'à vingt-trois heures trente pour lire mes nombreux courriels.

Au courrier j'ai reçu le résultat du concours de la RATP, j'ai fini dans les 100 finalistes sur 8000 participants. C'est un beau résultat ! Encore un petit instant magique.

J'écris, je poursuis mon dernier conte fantastique... je me couche à vingt-trois heures trente.

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Des fraisiers grimpants le long de la rampe...
Des fraisiers grimpants le long de la rampe...

Dimanche 19 juin 2016,

Il fait doux, le ciel oscille entre soleil, nuages et vent léger. Nous déjeunons et attendons Céline pour les soins.

Ensuite nous filons chez nos amis à la Pointe leur porter ce que nous leur avions promis hier. Nous restons un moment et rentrons pour le repas composé des restes d'hier.

Ensuite nous nous reposons un moment devant la télévision et je vais tailler la haie.

Maurice demeure devant le poste pour une course de formules 1... mais il s'endort profondément.

Vers seize heures, il commence à crachouiller et je m'entaille le pouce sans doute avec le sécateur... je ne sais pas comment mais cela saigne abondamment et je dois rentrer rapidement sous peine d'en mettre de partout. Trop tard, je tache le jostik du fauteuil et on peut me suivre aux gouttes de sang que je répands... je me nettoie, désinfecte et prend une compresse épaisse, l'infirmière me trouvera bien un pansement adéquate... justement elle arrive.

Après les soins de Maurice, c'est mon tour, mon pied va mieux mais reste rouge et chaud autour de la corne... le traitement continue.

Je suis épuisée et nous nous reposons au salon en suivant notre série.

Vers vingt heures trente Maurice se couche et je m'installe sur l'ordinateur... je lis mes courriels et j'écris... je ne pense pas pouvoir veiller aujourd'hui... trop lasse.

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17 juin 2016 5 17 /06 /juin /2016 20:49
PLUS FORT SOUFFLE LE VENT / Dana LANG
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Vendredi 10 et samedi 11 juin... les journées se ressemblent...

Il pleut aujourd'hui vendredi, le ciel bas et gris ne m'autorise pas à sortir. Tant mieux, je n'aurai pas à arroser. Après l'euphorie de la veille Maurice doit déchanter douloureusement... rien ne va, rien ne change. Il demeure aussi faible, au bord du malaise et aussi tourmenté par ses maux que jamais. La journée se passe comme toutes les autres avec le même rythme, les mêmes tourments de chaque jour qui passe. Il ne peut rien faire tant il a de difficultés dans tous ses mouvements, tant il est essoufflé et épuisé. Les soins restent les mêmes, il faut enlever la fibrine de ses plaies à vif... et l'eau coule toujours autant, il gonfle et dégonfle au rythme des heures. Il passe son temps à dormir ou devant la télévision couché dans son fauteuil-lit au salon... c'est dur !

Samedi 11 juin,

... avec le retour du beau temps, je passe un peu de temps au jardin afin de planter des boutures d'œillets d'inde que Véronique R. m'a données. J'ai également replanté les petites plantes grasses aux fleurs oranges fluo qu'elle m'a apportées. Puis j'ai coupé un mètre de haie pour nos biquettes qui bêlent à ma vue. Il est l'heure de préparer le repas. Pour aujourd'hui ce sera betteraves rouges aux œufs durs, endives au jambon à la sauce Béchamel, yaourt et flan aux œufs maison. C'est rapide et très bon. Je garde les restes pour demain. Nous continuons de visionner la série fantastique médiévale qui nous passionne puis vaincue je vais m'allonger cependant que Maurice s'endort au salon. L'infirmière arrive pour les soins du soir. Nous dînons à dix-huit heures comme chaque jour et je vais sur l'ordinateur. Maurice commence sa nuit. Il est vingt et une heure... le ciel couvert nous prive d'une très longue et belle soirée ensoleillée de juin.

Dimanche 12 juin 2016,

La journée s'ouvre sur un temps très maussade... grisaille, temps couvert... à la couleur de nos âmes et de nos corps malmenés. Maurice passe une journée exécrable et moi, je suis lessivée entre vaisselle, repas, jardin, rangement, lessive... au soir je n'en peux plus et je me couche à vingt et une heures.

PLUS FORT SOUFFLE LE VENT / Dana LANG
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Lundi 13 juin 2016,

J'ai dormi fort mais levée souvent... Maurice, lui n'a pas fermé l'œil... au matin il est super mal, rien ne change dans son état... ras-le-bol ! L'impuissance me tue !

Je pars en courses avec Nathalie. J'en profite pour m'acheter quelques fleurs de potée pour orner le palier à 50 % de rabais. Nous rentrons pour ranger, ensuite elle a le temps de me faire des soins de visage, ce qui a le mérite de m'apaiser.

Nous attendons la visite du médecin pour treize heures, il doit renouveler nos ordonnances. Il se fait rassurant, les pieds ne sont plus enflés, les jambes ont diminué de volume... il respecte le deal passé avec Maurice, il descend encore de 2 mg au lieu de 1 mg la cortisone, ce qui porte à 10 mg au lieu de 20 mg depuis sa double trépanation. Il espère ainsi que petit à petit Maurice va pouvoir reprendre un peu d'activité... mais moi, sceptique, je n'y crois guère !... Je vois ce qu'il supporte chaque jour et son état ne lui permet pas de faire quoi que ce soit.

Un vent sauvage et fou se soulève d'un coup... ce temps froid m'interdit de m'occuper de la haie. Les chèvres rentrent à l'abri.

La podologue arrive pour les soins de mon pied... bien récupéré avec des pansements au miel de thym mais il me faudrait une Barouk pour éviter le frottement...

manque plus que ça, moi qui ne tient déjà pas debout, il faut à présent marcher sur le talon !

Maurice fait la sieste, je crois que je vais en faire autant. L'infirmière vient pour les soins du soir de Maurice.

Le vent fort a chassé les nuages découvrant avec lui un immense soleil... du coup, je sors faire un sac de haie pour nos biquettes qui m'appellent à perdre haleine. Sous le vent, j'ai bien du mal à tenir en équilibre... mais Éliane au portail m'aperçoit derrière la haie, surprise de me trouver là. Elle m'aide à saisir mon sac et le faire basculer par-dessus le grillage de l'enclos et nous rentrons prendre un café... je suis très heureuse de la voir !

Maurice reste un moment avec nous puis il commence à fatiguer et à se plaindre, il pense avoir de la fièvre... non, il semble que les fièvres récurrentes s'éloignent.

Notre amie nous quitte et nous soupons. Nous restons une heure devant la télévision et je laisse Maurice à son sommeil. Il est vingt heure trente... pourtant il bataille encore avec ses pansements et des soins mal faits qu'il tente d'enrayer en les recommençant lui-même... ce qui n'est pas chose aisée. De nouveau des nuages assombrissent le ciel, le vent se fait moins violent... le soleil disparaît.

Mardi 14 juin 2016,

Le temps se fait mauvais ce matin à la couleur de nos tracas... et la pluie tombe. Maurice va mal dès son réveil. En état de malaise, il ne cesse de se plaindre. Sa nuit n'a pas été terrible.

Nous déjeunons. Caroline arrive pour les soins suivie de Véronique M.

La tension de Maurice est de 12,7, pas étonnant qu'il se sente mal. Les œdèmes, évidemment sont toujours là avec une perte d'eau très importante ce qui ne change pas. Ses plaies se sont agrandies et les pansements posés par les infirmiers ne tiennent pas plus d'un quart d'heure et si ils restent collés cela bouche la sortie de l'eau et lui provoque des maux intenables. Je suis obligée de lui retirer... et ainsi tous les jours.

Lorsque je suis habillée, je vais tailler la haie sur un ou deux mètres dans un espace de soleil. Puis la pluie revient poussée par le vent d'ouest.

Je rentre, il est l'heure de préparer le repas. Pendant ce temps, Véronique fait de la couture... des pyjamas à reprendre aux élastiques.

Nous passons à table avec un filet de limande et du colin de l'Alaska, accompagné d'un riz basmati et sauvage en mélange, yaourt et fruit.

Après une heure de film, épuisés nous dormons tous les deux. Il pleut toujours. Nous soupons et Maurice va se coucher.

Il est vingt heures et un grand soleil resplendit... les biquettes réfugiées dans leur cabane sortent pour manger. Froudenn s'excite sur un piquet de l'enclos pour en extirper l'écorce goûteuse.

Les poules se sont remises à pondre... au loin la mer devenue soudain toute bleue nous sourit.

Hier matin, Maurice a cru bien faire de vouloir vérifier les antivirus de mon ordinateur... résultat je ne peux plus entrer sur Internet, ni sur mon site... la poisse ! C'est à se demander si je n'ai pas encore eu affaire à un 'pirateur' !

J'attends un ami pour me sortir de là. Je n'ose pas penser au nombre de courriels qui vont déborder dans ma boite !

Hier soir, j'ai commencé un nouveau conte : 'Kaoura, la Princesse aux Sept Dragons'... je le travaille un peu chaque jour.

PLUS FORT SOUFFLE LE VENT / Dana LANG
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Mercredi 15, jeudi 16 et vendredi 17 juin 2016,

Déjà mi-juin et nous n'aurons connu que peu de beau temps à ce jour ! C'est dommage car les journées se présentes immensément longues et nous ne profitons pas de cet ensoleillement.

Nous passons une journée maussade... Maurice va très mal et je ne fais que dormir.

Nous recevons de bonnes nouvelles de ma fille Nathalie et également de mes autres enfants, petits enfants et arrière petit-fils.

Jeudi 16 juin,

Grande journée chaude et ensoleillée, sans aucun nuage...

Maurice a froid toute la journée. De mon côté je passe 3 heures et demi dehors au soleil dans mes haies puis je m'aperçois que le grillage à poules, le long de l'enclos possède encore deux beaux trous... est-ce les chèvres ou un renard ? Je répare le grillage le mieux possible... il a souffert des embruns.

Maurice va mal... aujourd'hui, il oscille entre tremblant de froid ou soudain couvert de sueur. Est-ce la baisse de la cortisone à 2 mg d'un coup qui le plonge dans un tel état ? C'est possible, comment savoir ?

Julien arrive pour les soins... stupeur mon pied gauche amputé du 5ème rayon, et six mois plus tard, soigné chaque mois (depuis notre arrivée en Bretagne) est enflammé, rouge, chaud, enflé... me voilà de nouveau dans le pétrin. Il faut appeler le toubib, Julien s'en charge. Ces deux derniers jours mon pansement n'a pas tenu, est-ce le staphylocoque doré qui refait des siennes avec mon diabète.

Je pars faire quelques petits achats avec Sylvie et nous rentrons. Nous rangeons les courses et je prépare le repas.

Vers treize heures trente, le médecin arrive en coup de vent avec une autre urgence sur les bras. Il pense que ce sont les jambes de Maurice mais non, c'est mon tour ! Et voilà antibiotiques en espérant que ça fera effet sinon hôpital pour une antibiothérapie plus serrée... mais ça, ce serait une vraie catastrophe, non envisageable Maurice ne peut pas rester seul ! Donc, il me prescrit aussi une Barouk demandée par ma podologue, des pansements de bétadine trois fois par jour et une prise de sang lundi... à suivre... il me revoit jeudi prochain !

Ensuite je file au jardin où je passe mon après-midi dans les haies. J'ai revêtu un maillot sans manches et du coup je prends une bonne portion de vitamines D et un coup de soleil évidemment. Attention à ne pas mettre de crème solaire qui empêche les UV de la vitamine D de pénétrer et laisse passer les mauvaises... jamais tant eu de mélanomes depuis l'existence des crèmes solaires d'après la médecine naturelle. Demain je mettrai un polo à manches pour calmer mon cou et mes bras.

Toujours en panne avec Internet, j'attends l'aide d'un ami... mes courriels vont être impressionnants... en attendant je travaille sur mon disque dur externe.

Aujourd'hui fut une nouvelle journée superbe de beau temps chaud avec la menace de quelques vilains nuages mais cela n'a pas duré ; le ciel pur nous dévoile une mer bleue azur.

Nos chèvres naines ne cessent de manger. Couchées tard, levées tôt, elles profitent des très, très longues journées du mois de juin surtout lorsque le soleil resplendit de mille feux.

Vendredi 17 juin 2016,

Le ciel joue à cache-cache entre nuages et soleil, fraîcheur et vent, quelques gouttes suivent selon le nuage.

Maurice a froid ou trop chaud, il est vraiment mal. Nelly prend son service et Céline arrive pour les soins. Nous avons déjeuné.

Céline ramène encore de la pharmacie. Le placard déborde de remèdes et de pansements... on pourrait ouvrir une annexe !... Céline se tire les cheveux pour le rangement.

Lorsque je suis prête Nelly m'accompagne pour m'aider un peu au jardin. Il fait frais presque froid, je file chercher un gilet. Maurice à envie de sortir un peu, mais à peine dehors, il tremble de froid, pas de chance. Ce n'est pas aujourd'hui que nous allons prendre un coup de soleil.

Lorsque Nelly et moi avons fini, elle me conduit à la boulangerie. Puis elle nous quitte à midi.

Nous prenons notre repas et je retourne dans la haie. Histoire de prendre l'air, Maurice m'accompagne. Il s'essaie à désherber avec un outil spécialisé depuis son fauteuil roulant mais il s'épuise très rapidement, il abandonne. Rien à faire, il demeure trop faible.

Nous rentrons et nous installons devant la télévision. Au bout d'un moment, Éliane frappe à la porte accompagnée d'un ami venu réparer mon ordinateur bloqué. C'est chic, il parvient à tout remettre d'aplomb et je peux de nouveau entrer sur Internet et sur mon site. Nous parlons autour d'un café.

La soirée s'achève. Je m'installe sur mon ordinateur où je vais pouvoir me mettre à jour et répondre à mes courriels, cependant que Maurice s'endort à vingt heures. Immensément fatiguée, je ne vais pas y rester très longtemps.

Un vent sauvage venu de l'ouest apportant du froid s'est mis à souffler dès dix-huit heures, le ciel est couvert... les chèvres désolées se tiennent à l'abri dans leur petite cache de la journée, il doit tomber quelques petites gouttes !

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9 juin 2016 4 09 /06 /juin /2016 20:56
PLUS FORT SOUFFLE LE VENT / Dana LANG
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Jeudi 9 juin 2016,

Après les brouillards matinaux, le beau temps règne en maître sur la presqu'île. C'est un vrai bonheur de se lever même si je dormirai bien encore comme chaque matin... jouer à la Belle au Bois Dormant !

Et comme chaque jour Maurice déjà levé prépare le petit déjeuner à la cuisine. Je suis zombie, je me traîne. Nous déjeunons.

Véronique R. prend son service et nous attendons Céline retenue par ses malades, les travaux et les embouteillages sur la route.

Finalement je vais me préparer. Je file au jardin tailler un mètre de haie puis Marc arrive, suivi quelques instants plus tard par Alain. Nous sommes contents de recevoir nos amis autour d'un café ou d'une bolée de cidre. Comme chaque jour, après les soins Maurice ressent un instant de sursaut de vie et à l'écouter il abattrait le monde. Il parle déjà de retourner à la pêche, il veut aller jusqu'à la déchetterie déposer tous les sacs que j'ai rempli de branches débitées en petits morceaux et ceux de taille d' éleagnus... mais il déchante vite... à peine passé à table, il devient très pâle, se sent mal et souffrant... ses jambes ont doublé de volume, son corps est enflé... il s' essouffle au moindre petit effort. Il est vraiment très mal !... Et je me désespère de le voir ainsi. Cela m'anéantit.

Avec les amis à la maison j'en oublie de faire cuire le dîner... Maurice avait préparé les pommes de terre et je devais faire un ragoût de mouton, je le mets en route mais il ne sera pas cuit pour midi. Qu'importe je chauffe une pizza. J'avais fait des aspics en entrée... nous nous débrouillerons comme ça et nous mangerons du ragoût ce soir. Nous aurons aussi des restes pour demain.

Quant à Maurice Véronique constate comme moi que le petit moment de surexcitation passée, la réalité se fait tout autre... et c'est très dur !

De la cuisine Véronique remarque que nos voisins cherchent à se débarrasser de leur branches de haie de fusain aussi en fauteuil roulant, je roule jusque vers eux et leur dit qu'ils peuvent venir les jeter par-dessus l'enclos de nos chèvres. Celles-ci croulent sous l'abondance, comme elles adorent manger en hauteur et que le repas servi se trouve à terre, elles jettent les branches sur les tourets, cela leur sert de table, et elles mastiquent les feuilles ainsi perchées. Heureuses ce soir, elles jouent comme des folles à attrape-moi si tu peux, elles sautent sur la balançoire et se projettent en l'air avec des bonds de chamois... trop drôle d'observer leur manège ! De vraies chèvres savantes !

Nous passons un moment à nous remettre pour la deuxième fois toute la série des ' Game of Thrones' et avec le recul nous apprécions vraiment mieux la trame de l'histoire certes d'une très grande cruauté, mais dont les héros se révèlent très attachants et porteurs des grandes valeurs morales.

Naïli, notre petit-fils a reçu son colis et il nous téléphone pour nous remercier et nous dire à quel point il est heureux. Nous sommes vraiment contents.

Maurice souffre de ses jambes. Le pansement posé ce soir par l'infirmière avec un filet commence à lui faire garrot, alors je dois tout retirer. Ces plaies ne sont pas belles et l'eau y sort toujours en abondance... il semble que la jambe gauche va percer aussi sous la pression.

Il tremblait de froid et de tout son être pendant le repas et maintenant il a trop chaud. Je remets le ventilateur du salon. Il s'endort à vingt heures pour se relever une heure plus tard et ainsi de suite toute la nuit.

Il fait jour avec un ciel voilé depuis dix-sept heures où il est venu me rejoindre pour tailler des branches sèches, mais très vite épuisé cela n'a pas été concluant... je finirai demain.

Nous aurons ainsi une dizaine de sacs à faire rentrer par Nelly dans notre véhicule... ensuite nous verrons qui pourra les conduire jusqu'à la déchetterie. Ainsi nous serons débarrasser de cet amas de déchets verts qui encombre l'entrée du pré.

Avec une bonne tonte tout deviendra joli et agréable surtout avec l'explosion de la floraison dans tous les coins... du pur bonheur.

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8 juin 2016 3 08 /06 /juin /2016 20:37
PLUS FORT SOUFFLE LE VENT / Dana LANG
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Mardi 7 juin 2016,

Il fait grand beau temps. Le soleil éclate de joie, peu de vent et la chaleur est de mise aujourd'hui dès le petit matin.

Maurice a dormi mais il est toujours aussi mal en point... rien ne change... sa jambe coule toujours autant et il est si faible qu'il pense ne pas avoir de tension... il a 17, 9 ce matin, mais on ne peut pas s'y fier, toujours le yoyo habituel !

Je me lève à huit heures en plein rêve... dans un conte fantastique... dommage je perds immédiatement la mémoire de mon rêve, c'est ainsi chaque fois.

Véronique M. prend son service. Après les soins de Julien, je file au jardin m'occuper des chèvres et je taille un mètre de haie comme chaque jour.

Le repas est prêt d'hier... cela m'évite de la peine.

Nous passons une journée calme. Je pique des tuteurs au pied de chaque plante puis je vais m'allonger de quatorze à seize heures.

Julien revient et je vais arroser.

Nous soupons et je m'installe sur l'ordinateur le temps de lire mes courriels... je ne vais pas traîner, je suis rompue !

Il fait un temps royal, la mer est bleue à l'horizon... nos bannières flottent au vent.

Mercredi 8 juin 2016,

Totalement vaincue, je me suis couchée à vingt et une heures et me voilà debout à huit heures... je dormirai cent ans !

Maurice dans la cuisine a déjà fait griller les tartines. Nous déjeunons, puis véronique R. arrive et nous parle de la série télévisée fantastique 'Game of Thrones' qu'elle a suivi avec passion. Série qu'elle nous avait conseillée... nous étions passés à travers... tant mieux, nous l'avons suivie entièrement pendant dix jours, maintenant nous regardons la suite programmée tout les lundis... encore trois épisodes pour cette année... et la suite dans un an !

Julien vient pour les soins. Il fait si beau et si chaud que cela décide Maurice à faire un tour dans son fauteuil roulant... et puis il ne peut pas résister à la tentation de faire un brin d'entretien avec la débroussailleuse.

Marc passe prendre de nos nouvelles et lui démarre la machine. Puis sur ses roulettes Maurice s'en va faire un sort aux herbes folles qui poussent en bordure de la route. Il coupe, et au bout de deux minutes il reprend son souffle toujours assis sur son fauteuil, puis il recommence et ainsi de suite en évitant mes plantations auxquelles j'avais ajouté un tuteur hier. Il en fera la moitié... il rentre couvert de sueur et recouvert d'herbe sur ses jambes pansées... ce n'est pas le pied !

Véronique R. lui vient en aide, elle le change, lui passe de l'eau de Cologne sur le torse et lui nettoie ses jambes.

Évidemment son obstination, sa volonté farouche me fait râler comme à chaque fois. C'est dur de vivre au côté d'un homme de cette trempe !

De mon côté, après tout je suis bien pareille, malgré les risques encourus, j'ai avancé de deux mètres sur la haie et je suis contente de moi. La haie du côté de la route sera entièrement taillée... je m'attaquerai à celle du fond, puis à celle du côté du pré de Pierre. Pas mal de journées de travail en perspective... les haies poussent avec une rapidité incroyable... les chèvres sont nos déchetteries.

Quand je pense qu'à notre arrivée Maurice avait coupé et emporté 12 chargements de branches de haie dans notre véhicule jusqu'à la déchetterie.

Là, j'ai déjà préparé six sacs de branches sèches et d' Éleagnus (ebengei compacta) que les chèvres n'apprécient pas, elles préfèrent de beaucoup les fusains et moi aussi... ce serait tellement mieux de n'avoir que des hortensias (mais nous n'aurions pas de chèvres !).

Ce soir Maurice se plaint de ses jambes, de ses genoux si douloureux, de ses plaies et du pansement qui lui fait tant mal. Sa jambe droite a doublé de volume, une fois encore, l'eau s'écoule toujours... et cela continue...

Dans la maison nous faisons tourner les ventilateurs et les baies vitrées demeurent ouvertes, Maurice craint horriblement la chaleur, et malgré ça parfois il a si froid qu'il claque des dents !

Au loin la mer resplendit de bleu océan... à vingt et une heure vingt-six il fait un temps à aller se promener le long de la côte... nous, nous ne voyons plus rien de tout ça... nos promenades en fauteuil roulant se limitent au pâté de maisons du hameau...

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6 juin 2016 1 06 /06 /juin /2016 19:02
PLUS FORT SOUFFLE LE VENT / Dana LANG
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Dimanche 5 juin 2016,

La journée s'éveille sur un ciel voilé comme hier et puis vers seize heures le soleil resplendit de tous ses feux... il fait chaud.

Maurice n'a rien dormi. Nous nous levons à sept heures, le temps de déjeuner et pour moi de me préparer car ma journée va être rude.

Céline, l'infirmière arrive, quand je suis déjà au jardin après avoir étendu une lessive. Je me suis mise en tête d'arranger le long de la rampe d'accès un endroit débarrassé des herbes folles pour y mettre une rangée de planches de chaque côté afin d'y contenir les herbes et ainsi de pouvoir poser les pots de trois fraisiers grimpants de chaque côté, le tuteur de chaque plante fixé à la rampe d'accès. Les fraisiers peuvent ainsi se développer sur un mètre de hauteur jusqu'à atteindre celle-ci. Voilà une belle façon d'occuper l'espace... Mais quel travail ! Très dur pour moi de désherber, je le fais assise sur une chaise en alu, très stable et aussi très légère. Je souffre énormément mais je suis si entêtée que je vais jusqu'au bout... et puis je tombe une nouvelle fois me voilà par terre, fort heureusement, je chute en avant. J'ai tant de mal à bouger !

Finalement j'arrête à onze heures trente pour mettre le repas en route... ce sera vite fait des pâtes à la carbonara. Puis, je retourne terminer le travail et je suis dans un tel état que je n'ai plus qu'à me coucher. Je dors une heure et je file arroser mes plantes et changer l'eau des animaux.

Enfin, je m'installe sur l'ordinateur pour lire mes courriels. Nous dînons et je retourne sur l'ordinateur préparer l'envoi d'un nouveau concours.

Maurice très fatigué aujourd'hui par son manque de sommeil et son état permanent d'épuisement tente de dormir afin de récupérer. Il perd toujours autant d'eau et sa jambe gauche a perdu un centimètre et celle de droite deux. Malgré le grand beau temps, il n'est pas sorti, trop mal.

Nos biquettes sont restées calmes aujourd'hui sauf à vouloir renverser le seau de maïs que j'avais laissé à l'extérieur contre la clôture grillagée. Avec ses dents et sa bouche Aig (Aik) s'évertue à vouloir renverser le récipient... je la surprends et du coup comme je suis en train d'arroser, je l'asperge d'eau (pas trop fort). Les chèvres détestent la pluie. Surprise, elle fait un bond, un écart, elle bêle en râlant et court se réfugier dans la cabane... elle va y rester pour bouder tout le temps que je serai occupée, puis je l'appelle gentiment et elle sort en râlant contre moi cependant elle vient me voir... c'est fini, elle me câline.

Elle n'a pas la rancune tenace !

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Lundi 6 juin 2016,

Je me lève à huit heures, Maurice déjà dans la cuisine a réussi à dormir cette nuit, mais il n'est pas bien et cela va durer toute la journée.

Nathalie arrive puis Céline. Après les soins Maurice avec peu de tension tente en vain de se reposer.

Nathalie m'emmène poster ma lettre pour un nouveau concours et j'envoie un colis préparé par Maurice pour mon petit-fils, Naïli. Il va être drôlement content !

Bon, la poste est fermée nous devons courir à Audierne. Nous prenons bien du temps entre travaux et camping-cars sur la route, puis l'attente à la poste, nous rentrons à onze heures quinze.

Je dois préparer rapidement le déjeuner : aujourd'hui poulet carottes, un plat délicieux. Ensuite, je vais couper la haie pour les chèvres naines.

Puis exténuée, je file m'allonger et Maurice tente de dormir... un quart d'heure plus tard, voici la podologue pour soigner mon pied... je retourne au lit... un quart d'heure après c'est J. qui vient tondre l'herbe de l'enclos. Nous sommes obligés de nous lever... Maurice mal en point regarde J. se débattre avec la tondeuse qui refuse d'avancer, puis la corde du démarreur lâche... quelle poisse !

Il prend la débroussailleuse et fait le tour. Au préalable il a mis sur l'estrade tous les jeux des biquettes vieille souche, tourets et balançoire. Maintenant l'enclos est propre. Nous en sommes bien contents.

Céline vient pour les soins de Maurice. En attendant, j'élague encore un morceau de haie. Puis J. veut nettoyer le carrosse de la Reine des Fées. Il parvient à le faire glisser puis il passe la machine et débroussaille toute l'herbe qui poussait au fond de celui-ci. Ensuite il fixe une bâche pour maintenir l'herbe. Nous n'aurons plus qu'à créer un rebord que nous comblerons de petits cailloux blancs. Il y a si longtemps que nous voulions le faire. Et bien sûr il nous faudra le repeindre car les embruns de l'hiver l'ont déjà tout rouillé.

J. s'en va et nous dînons. Maurice va mal et ça dure. Il se couche.

Je m'installe sur l'ordinateur pour lire mes courriels... je ne vais rien faire de plus.

Très beau temps ensoleillé et chaud aujourd'hui puis le ciel s'est couvert vers seize heures et une petite pluie fine est tombée vers dix neuf heures, juste assez pour arroser... la mer au loin se noie dans la couleur du ciel.

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Présentation

  • : LE MONDE IMAGINAIRE de Dana LANG, conteuse aux plumes de sioux, fée des loups, auteure Fantasy, contes, nouvelles, poète insurrectionnelle (trilogie de prose poétique), lauréate de 76 Prix littéraires
  • : BIOGRAPHIE Dana LANG *1989-2002, conteuse professionnelle internationale (artiste, durant 12 ans intermittente du spectacle / Cie du Soleil Noir). Elle conte dans les écoles, collèges, lycées, bibliothèques, médiathèques, salles de spectacle, théâtres, festivals... etc... *1991, fondatrice d'une Maison du Conte 'La Biche au Bois' au Cergne (42-Loire). Elle reçoit 20 000 scolaires en attractions contées sur les Terres d'Anne de Beaujeu dans les Monts du Haut-Beaujolais, et organise un Festival du Conte et des Conteurs en Forêt et en Cabarets «Flèches des Fées» pendant cinq ans. Elle conte avec divers musiciens dont Tenzin Gonpo artiste tibétain qui l'accompagne aux instruments et à la voix. Elle parraine un enfant tibétain pendant plusieurs années. *1994, sociétaire des Auteurs et Compositeurs Dramatiques. Elle participe à divers festivals... *Avril 1998, elle conte dans les écoles françaises, Instituts, hôtels, villages pour le Festival International des Conteurs Francophones à Abidjan en Côte d'Ivoire. *2003, auteure, poète, en situation de handicap, elle poursuit en écrivant toute son Œuvre. Elle réécrit ses contes adaptés pour la scène (120 contes) et écrit de très nombreux ouvrages dont des contes merveilleux et fantastique, un récit autobiographique ' Les Sanglots du Vent' ; une trilogie Fantasy ' Les 3 Héritiers de la Clef des 7 Mondes' (t.1 : La Dragonne et l'Œuf d'Or Sacré ; t.2 : Éloïse et le Commandeur du Temps ; t.3 à paraître) ; des témoignages de vie ' Docteurs, vous m'avez tué ! ' suite à paraître : ' La Danse de la Méduse ', ' L'Arbre d'Or ', 'La Fuite des Jours', 'La Maison du bout... de la Terre', 'Plus fort souffle le vent', 'Un Radeau dans le Ciel', 'Jusqu'au bout du Voyage', 'La Vie comme un Défi', 'Fais-moi Mourir !', 'Le Bouffeur de Vie', 'L'Ultime Voyage d'un Combattant de la Vie', 'Vogue là où te mènera ton Rêve', 'L' Envol les Ailes Brisées',... édité en juin 2019 par Horizon Littéraire Contemporain : un recueil de prose poétique et de pamphlets de 7 livrets ' Puisque tu vis, Philippe', 'Je vous écris, Frères Humains', 'À l'Aube d'un Jour, Humanité' et un livret de nouvelles 'Poindra le Jour', ... *2011, à la création de la Maison du Conte, de l'Illustration et de l' Édition Fantastique ' LA FONTAINE AUX FÉES ' édite dix de ses livres (sur plus de 30) et avec son époux Maurice JANIN, architecte d'exécution (en situation de handicap), fréquente les Salons du Livre de Rhône-Alpes, Auvergne, Bourgogne, Yonne, Paca chaque week-end durant deux ans. Sur le Salon du Livre de Lorette (42-Loire), elle rencontre Michel COUROT, Dico d'Or, grand gagnant de la Dictée de Bernard Pivot en 1995. Il deviendra son relecteur et son très grand ami. *En avril 2011, elle écrit un conte merveilleux : Flora, Pipi et Scratch, la sorcière. *2012, sociétaire des Arts et des Lettres de France, membre du bureau de l' UERA A (Union des Écrivains de Rhône-Alpes-Auvergne), ambassadrice du Cercle des Ambassadeurs Universels de la Paix, 'La Fontaine aux Fées'  édite 'Le Grand Livre de Marina' de Marina FERREIRA. *13 octobre 2013, elle est nommée Membre de la World Académy of Arts and Culture and World Congress of Poets. *Le 18 mai 2014, elle parraine le 1er Festival du Livre et de l'Illustration Jeunesse «Les P'Tits Z'Amis de Marina » à Saint-Didier-de-Formans dans l'Ain (01). *13 Juillet 2014, après avoir vécu deux ans dans le village natal de son père en Alsace près de Bâle et de très longues années en région lyonnaise, elle vit à Plogoff dans le Finistère et devient Membre de l'Association des Écrivains Bretons (AEB). Elle écrit et publie un nouveau conte ' La Fontaine de la Mer Feunteun Aod '.   *Décembre 2014, elle collabore au Festival International du Conte de Guillaume ÉKOUMÉ, au Cameroun. Elle écrit un nouveau conte 'Max, le Petit Sorcier'. *Février 2015, elle écrit un conte 'Louka, le Petit Loup de Brocéliande' dédié à son arrière petit-fils, Louka né le 5 février 2015. *23 avril 2015, elle écrit 'Le Dragon de Pors Loubous', un conte fantastique. Fin juillet, par son épouse Danyèle, elle apprend dans une profonde tristesse le décès de son indéfectible ami, Michel COUROT. *20 décembre 2015, elle conte 'Plume de Corbeau' au théâtre Georges Madec à Esquibien pour les enfants des écoles et leurs parents. *De septembre 2013 à ce jour, elle devient lauréate de 76 distinctions Littéraires  Internationales (Trophées, Mérites, Médailles, Prix, Mentions...) décernés par 16 concours Littéraires Internationaux. *2015-2016, elle recherche un Éditeur sérieux pour lui reprendre toute son Oeuvre. *En 2015, elle est invitée à Sacramento en Californie et à Prague en Tchécoslovaquie du 5 au 10 septembre 2016 par le Président de la World Académy of Arts and Culture and World Congress of Poets où elle ne pourra pas se rendre. *Le 1er février 2016, elle écrit le conte 'Justine et le Pays Contraire'. *Février 2016, elle s'inscrit dans les Salons Festivals du Livre en Bretagne qu'elle espère honorer de sa présence... le 24 avril 2016, elle se rend au Salon du Livre de Botmeur (Finistère) où elle conte et dédicace... *En juin 2016, elle écrit le conte 'Kaoura, la Princesse aux Sept Dragons'... *En 2017 'La Princesse aux Mensonges', 'L'Œil du Dragon'... et autres... *Le 9 et 10 septembre 2017, elle reçoit le TROPHEE John Ronald TOLKIEN pour le 2ème volet de sa trilogie fantastique 'Les 3 Héritiers de la Clef des 7 Mondes' tome 2 'Éloïse et le Commandeur du Temps par le CEPAL à Thionville en Lorraine. Elle reçoit d'autres Prix Littéraires Internationaux et le TROPHEE le LAUZUN de BRONZE remis par Pierre BELLEMARE... *Le 26 décembre 2017, elle perd à Douarnenez son époux bien-aimé à la suite de très grandes souffrances et d'une longue agonie de trois ans. Il sera incinéré à Quimper et ses cendres jetées en mer à 300 mètres de leur habitation. *Année 2018, elle devient membre de Bibliothéca Universalis.           * En février 2018, elle écrit plusieurs contes et nouvelles... qu'elle présente à des concours littéraires... *4 avril 2018, elle reçoit une Mention des Arts et Lettres pour son conte 'L'Œil du Dragon'. *10 août 2018, veuve elle revient s'installer avec sa fille aînée dans les Monts du Haut-Beaujolais où de plus en plus atteinte par sa maladie, elle tente de faire éditer tous ses livres. Quelques uns de ses textes paraissent dans diverses revues et livres. *Le 26 janvier 2019, elle devient membre de l'Académie Littéraire et Historique du Val-de-Saône. *Le 1er juin 2019, elle reçoit trois nouveaux Prix Littéraires Internationaux sur un conte, une nouvelle et une poésie décernés par les Arts et Lettres de France. *Le 29 juin 2019, elle reçoit le TROPHEE d'EXCELLENCE sur son OEUVRE LITTERAIRE et le PRIX d'EXCELLENCE sur son conte MAX, LE PETIT SORCIER en Français et traduit en Roumain par les Editions HORIZON LITTERAIRE CONTEMPORAIN représenté par Noëlle ARNOULT et Daniel DRAGONMIRESCU.
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