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25 février 2017 6 25 /02 /février /2017 16:18
Textes primés de Dana LANG, conteure, auteure de fantasy, poète, ambassadeure de al Paix,...

Textes primés de Dana LANG, conteure, auteure de fantasy, poète, ambassadeure de al Paix,...

Samedi 25 février 2017... toujours plus mal !

 

Je m'installe pour veiller près de lui dans le fauteuil releveur qui me permet de dormir. Je m'endors vers vingt-deux heures, lui dort depuis vingt heures. Auparavant je lui ai donné tous ses remèdes, il était très fatigué de trois jours de palabres intenses avec ses fantômes, parfois au téléphone, d'autres fois dans des batailles stériles... épuisé il s'est affaissé dans un sommeil brutal où je l'ai rejoint.

Vers vingt-trois heures il s'est mis à hurler de douleur, des cris épouvantables qui me donnaient des frissons. Je pensais qu'il s'agissait de la sonde car il la touchait en hurlant. Je lui ai donner 20 mg de morphine en priant qu'elle fasse de l'effet immédiat. J'avais une furieuse envie d'appeler Corinne, mais à quoi cela aurait-il servi si cela ne venait pas de la sonde. Il s'est calmé d'un coup et parti dans d'énormes ronflements. J'ai vérifié sa lunette, il l'a perdue plusieurs fois dans la nuit. J'ai mal à mon pied et je tente d'aller dans mon lit, mais je ne pense pas pouvoir rester longtemps. En effet à une heure trente, il pousse des hurlements terrifiants et je me lève. Je lui redonne 20 mg de morphine mais il crie durant deux heures en hurlant qu'il a mal dans tout le corps ! J'attends près de lui que cette crise violente se calme. Vers deux heures trente, il s'apaise enfin et sombre dans un sommeil profond et moi également près de lui. Vers quatre heures du matin, il sanglote très fort, il a froid, trop froid. Évidemment il se découvre sans arrêt triturant son drap dans tous les sens, l'ôtant, le remettant, s'enroulant dedans ou en faisant un gros paquet. Je le recouvre avec une grosse polaire et deux autres plus petites. Il va mieux tout de suite. Il s'endort puissamment et moi, également. Nous allons dormir ainsi jusqu'à dix heures.

Corinne frappe à la porte du coup, elle me réveille. Elle vient pratiquer les soins de Maurice, mais il n'a guère envie d'être bousculé. Elle fait une petite toilette rapide. Elle ne peut guère le mettre sur le côté, il étouffe immédiatement, elle doit faire vite.

Ennuyée, touchée par notre nuit d'enfer je lui dis que je vais appeler le médecin, mais elle téléphone elle-même tout de suite. Elle nous explique qu'il viendra après avoir vu tous ses patients.

Je cuis du colin d'Alaska pané dans une petite poêle. Je découpe une des deux tranches pour Maurice, je lui donne à la fourchette, il ne mange que quatre petits morceaux... et surgit le médecin remplaçant que j'aime beaucoup.

Il ausculte Maurice et nous parlons de la nuit passée. Il refait une ordonnance avec 80 mg d'oxyncontin pour vingt heures et 60 mg le matin qu'il ne change pas. Il transforme les gouttes de Haldol (neuroleptique) qui me répugne un peu et que je ne suis pas arrivée à lui faire boire tant il dormait, en 1 comprimé la nuit... cela ira mieux pour lui administrer. Son traitement existe que pour le soulager... mais je n'aime pas la surcharge de comprimé... il en a dix le matin, et sept le soir, cela commence à faire beaucoup !

Bon, il faudrait parvenir à l'apaiser et qu'il dorme le plus possible. Depuis ce matin, il dort profondément avec encore ici ou là des fantômes qui repassent et des petits gémissements. Il se remonte trois ou quatre fois dans le lit et je lui range le coussin qui cale sa jambe gauche. Lui, redresse difficilement ses coussins sous sa tête et je l'aide à remettre sa lunette d'oxygène.

Après avoir déjeuné rapidement, je vais donner les épluchures de fruits et de légumes à mes petites amies. Je m'aperçois que la serrure du portail de l'enclos est toute dégrippée et qu'elle tourne dans le vide, la poignée du portail ne fonctionne plus non plus, ce que m'avait signalé Sylvie. J'appelle Henke à la rescousse. Depuis quinze heures il bricole dessus et il s'applique comme à son habitude. Il m'avait déjà réparé celle de la porte d'entrée de la maison.

Il passe et dit bonjour à Maurice qui le reconnaît mais ne parvient pas à lui dire un mot.

Vers quatre heures Maurice se bat encore avec sa lunette, il me demande d'appeler le fournisseur pour en avoir d'autres, car celle-ci le blesse à présent (l'infirmière de son côté a peur qu'il prenne des escarres sur les oreilles et dans le nez). Ce que je fais et le fournisseur viendra lundi.

Il demeure profondément endormi et je tombe, moi aussi de sommeil. Il est seize heures. La compote et la soupe réalisées à quatorze heures sont cuites. Il me restera à les mouliner ce soir.

'La Diva' a refait le mur aujourd'hui, je l'ai retrouvée se baladant dans l'herbe autour de l'enclos. Ah, la chipie, elle sent le printemps et elle a dû aller faire son œuf dans la haie. Henke lui a ouvert grand la porte et elle est rentrée bien tranquillement au poulailler retrouver ses sœurs.

Sacrée coquine !

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24 février 2017 5 24 /02 /février /2017 18:30
LA VIE COMME UN DEFI ! / Dana LANG, conteure, auteure, poète, ambassadeure de la Paix,...

Vendredi 24 février 2017... épouvantable nuit et journée identique...

 

Il n'a pas cessé de débloquer... se battre avec tout... parler fort... réclamer en criant... toute la nuit. Il se plaint de la tête.

Au matin, il ne cesse de vociférer contre tout... il se bat avec un paquet de viande qu'il ne parvient pas à porter... ensuite c'est du jambon qui coule de partout... puis on leur fait manger de la merde parce qu'ils sont pauvres... s'écrie-t-il ! Il semble être en bagarre aves la grande distribution.

Il me réclame ses cachets depuis cinq heures et du coup à force de cris, je me lève à six heures trente après avoir passé des tas de petits endormissements coupés par des réveils continuels pour voir si sa lunette n'a pas bougé, le recouvrir, lui donner sa morphine, ses gouttes, à boire... etc...

Il tombe de son lit... le fauteuil va tomber... il ne cesse de manipuler la zapette du lit pendant des heures si bien qu'il se retrouve au matin haut perché... c'est une bataille continuelle. Il se croit dans son camion ou ailleurs, il n'est pas à la maison !

Sylvie arrive et se met au café puis à la vaisselle. Je porte une tartine à Maurice qui ne veut rien d'autre. Je me prépare, nous partons en courses après neuf heures. J'ai du mal à le laisser seul, mais je sais que Corinne va venir et ensuite Pierre viendra le garder un moment.

Lorsque nous rentrons des courses à onze heures vingt, Pierre est à la maison. Je range les commissions dans le frigidaire et Sylvie file au poulailler ramasser les œufs... mais pas d'œufs d'oie aujourd'hui. J'étais trop contente, elles en ont fait la douzaine, j'espère qu'elles ne vont pas s'arrêter en si bon chemin.

Il fait un énorme soleil aujourd'hui avec des températures douces, cela fait du bien et nous change de ces derniers jours où le crachin restait tenace.

Je fais des épinards frais avec des œufs durs, Maurice n'en mange qu'une bouchée. Dans l'après-midi je prépare une salade de fruits. Pendant ce temps, Maurice n'arrête pas de parler à ses copains, il fait les questions et les réponses et il vend des casse-croûtes, il me dit d'en préparer six... du coup, je lui en fais un, une tartine beurrée avec deux tranches de saucisson, c'est toujours ça qu'il aura avaler, puis il me demande un yaourt.

Il ne cesse de rouler son drap dans tous les sens, couché de travers, la tête plus ou moins à la renverse, le ventre à l'air. Je lui remet souvent son drap en place, ses taies d'oreiller aussi.

Il converse tout seul tout l'après-midi comme s'il était au téléphone et juste avant le retour de Corinne, il parle un grand moment avec Mélissa. Corinne vient et l'arrange au mieux. Il parle toujours, il semble être avec son fils... et parle de sa fille... tout est si confus !... Mais il reste ainsi des heures.

Peut-être finira-t-il par dormir cette nuit, vu qu'il n'a fait que 'brediner' depuis son retour de l'hôpital !

Je me cale sur l'ordinateur un petit moment. Il faudrait que j'avance dans mes concours... mais je suis si fatiguée.

 

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23 février 2017 4 23 /02 /février /2017 20:47
LA VIE COMME UN DEFI ! / Dana LANG, conteure, auteure de fantasy, poète, ambassadeure de la Paix,...

Jeudi 23 février 2017... Maurice déraisonne jour et nuit...

Maurice amnésique ne sait plus d'où il part, ni où il va... il se croit à notre ancien domicile. La nuit il veut son fauteuil, il veut s'en aller... tout s'embrouille dans sa tête. Je me suis installée dans le fauteuil releveur près de lui... il ne cesse d'appeler, de parler avec des personnes, les enfants, mes frères sont là et il ne peut pas me parler tranquillement, il y a du monde autour de lui où il est à la pêche, il réclame son copain l'indien... il ne sait pas où il est, ni se qu'il fait ici. Il veut partir en camion... enfin toute la nuit il va parler ainsi, chercher les enfants, les copains...

Il me cherche :

T'es où ?

Je suis là à côté de toi !

Mais c'est où là ?

Il ne se reconnaît pas dans l'espace de la maison, il croit être dans l'autre, il cherche l'ascenseur... il ne voit pas où est le salon, ni où se trouve la chambre, la cuisine, le couloir... cela va durer ainsi toute la nuit, il ne cesse de parler endormi ou réveillé, et le jour promet d'être pareil.

Sylvie arrive. Je me lève, prépare deux tartines pour Maurice que Sylvie lui apporte. Il n'en mange qu'une. Et cela continue... il est perdu, heureusement il semble nous reconnaître. Je lui fais prendre ses remèdes... il nous appelle pour rien... des élucubrations de son cerveau.

Je lui prépare deux kiwis. Il n'en mange qu'un. Il me réclame du fromage, nous n'en mangeons plus depuis des mois, il parle de compote mais n'en veut pas. Il dérange Sylvie pour une cuillère au sol, mais c'est son goupillon qui lui sert à se gratter quand ses jambes rougissent... mais elles vont beaucoup mieux. La plaie est partie et il y a beaucoup moins d'eau... le ventre aussi diminue, mais il garde de vilaines plaies sur le ventre qu'il a grattées, là où sortait de l'eau.

Cette nuit il a tout fait tombé autour de lui. Au matin, enfoncé dans le lit, couché en diagonale il ne peut pas boire son produit pour les intestin... je vais sortir les pailles.

Corinne arrive pour prendre son service. C'est difficile à présent de le bouger, il se plaint d'avoir mal partout et aujourd'hui encore, surtout au crâne. Il continue de parler sans queue ni tête. Il fait des gestes dans le vide où il mime la pêche, les hameçons, une corde pour les chèvres (je ne vois pas trop pourquoi), il me passe ces choses invisibles que je prends pour ne pas le contrarier... et ainsi toute la journée.

Le médecin remplaçant vient aujourd'hui au lieu de demain. Nous parlons des nouveaux remèdes qui portent à dix le nombre de cachets le matin, ce qui ne me plaît guère... enfin si cela peut le soulager... si cela peut lui éviter des crises d'épilepsies. Il me fait les ordonnances nécessaires et aussi celles de mes soins de pieds et un matelas anti-escarres à air.

La psychologue de Betek Pen m'appelle, elle passera mercredi à dix heures trente.

Alexandra arrive pour les pieds, elle reviendra jeudi prochain.

Maurice ne parvient plus à se servir ni de la télévision, ni de l'ordinateur, ni du téléphone depuis plus d'une quinzaine de jours. Il a réussi à bloquer le petit écran. J'en ai parlé à Éliane qui vient avec Gilbert pour nous dépanner... c'est vraiment chic ! Je suis contente, Maurice aussi.

Corinne arrive pour les soins et découvre les ordonnances du médecin remplaçant. Elle doit repasser à la pharmacie. Maurice se plaint beaucoup durant les soins qu'il ne supporte plus.

Au soir, je lui fais une petite omelette. Puis il goûte un petit bout de mon gâteau aux poires. Il se plaint beaucoup de sa respiration.

Il reprend la gratte de sa jambe droite où il reste une rougeur persistante curieusement relancée le soir. Par deux fois je dois lui frotter avec de la crème et ensuite il le fait lui-même avec son goupillon de douche.

Il dit ;

C'est quand qu'on a refait le toit ?

La nuit s'annonce sous le mauvais auspices...

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23 février 2017 4 23 /02 /février /2017 20:37
Maurice hospitalisé sept jours en soins palliatifs afin d'ajuster ses traitements anti-douleur...

Maurice hospitalisé sept jours en soins palliatifs afin d'ajuster ses traitements anti-douleur...

Mercredi 22 février 2017... Maurice revient à la maison...

Je suis pratiquement prête lorsque Annie franchit le seuil de la maison. Nous faisons vite et nous voilà parties en direction de l'hôpital.

Nous arrivons et je m'approche de Maurice pour l'embrasser.

Il me déclare :

Aujourd'hui ils viennent de me faire une piqûre contre la maladie des cochons !

Des cochons ? Des cochons !

Je pouffe mais j'ai une grosse envie d'éclater de rire.

Il poursuit :

Oui, regarde c'est sur la table ! Ah non, il n'y a plus rien.

Plus tard il me dira :

Mais bien sûr ! C'était marqué dessus !

Bon, je lui demande s'il veut toujours rentrer à la maison.

Oui, mais... il réfléchit.

Bon, je vais voir dans le couloir pour tenter d'attraper une infirmière, mais je tombe sur une aide-soignante :

Oh, mais bien sûr qu'il peut sortir, on est pas en prison ici !

Puis elle va demander aux infirmières. Quand elles sortent de leur salle de repos et que je renouvelle ma demande, elles me répondent :

Ah, il ne peut sortir que sur l'avis du médecin !

Un moment plus tard, un médecin entre dans la chambre un peu pète-sec, elle m'annonce :

Le doc. C. est absente mais bon, je vais faire le nécessaire.

Je viens de leur demander mon sac de remèdes que j'avais apporté mais si je ne l'ai pas, je n'en ai plus à la maison.

Bon la toubib me prépare le changement dans l'ordonnance... un peu plus de poisons ; pour le coup il a de nouveau un sacré paquet de remèdes... plutôt ridicule avec ce qui se passe.

Nous partons, j'embrasse Maurice et lui dis :

À toute à l'heure à la maison.

Quand il apprend qu'il quitte l'hôpital, il sort de ses cauchemars pour ouvrir de grands yeux et questionne :

C'est vrai, je sors ?

Je sens qu'il est soulagé, content.

Nous rentrons. C'est une affaire rondement menée. Je téléphone aux Urgence 29 et la secrétaire me répond que l'hôpital a appelé pour un départ à treize heures trente. Je préviens l'infirmière mais cela a été fait aussi. J'appelle Archipel Santé pour un matelas à air, et du coup je retrouve mon fournisseur de Fouesnant qui m'apportera le matelas lundi ou mardi ! Voilà du beau travail, contrairement au fournisseur habituel !

Les ambulanciers me téléphonent pour me dire qu'ils quittent l'hôpital à treize heures trente avec Maurice. Je demeure sur l'ordinateur pour lire mes courriels.

Au bout d'une demi-heure, ils arrivent avec le brancard et installent mon époux dans le lit tout prêt. Maurice ne reconnaît rien. Il ne sait pas où il est. En quittant l'hôpital de Douarnenez, il pensait qu'il quittait celui de Roanne ! Il est perdu.

Il me demande plusieurs fois :

Je suis où, je suis où.

Tu es dans ton lit, au salon, celui que tu n'as pas quitté depuis cinq mois et demi...

Ah, je ne suis pas dans mon fauteuil ?

Non, le fauteuil où tu as dormi pendant des mois est là, juste à côté, c'est moi qui dort dedans maintenant !

Ah bon ?

Les ambulanciers se retirent. Maurice ne cesse de délirer. Il recommence à parler, causer dans le vide en disant de grosses sottises. Tout se mélange, le passé et le présent. Dans son lit il cherche les hameçons et soudain un fait un gros tas avec son drap et sa couverture... c'est un sac pour aller à la pêche.

Plus tard, il me dit :

Allez on se prépare, on part en Bretagne !

Tout dans son esprit se mélange... le passé, le présent, le temps et l'espace.

Clémentine et Éliane sont passées, étonnées de trouver Maurice de retour à la maison et plus surprises encore de l'entendre chercher des hameçons. Elles comprennent la situation où se trouve plongé Maurice.

C'est très triste... mais il est là. Vendredi le médecin remplaçant viendra le voir. Ce soir Corinne est allée chercher les nouveaux remèdes donnés par la toubib de l'hôpital, que je crois totalement inutiles. Puis elle soigne mon époux confus...

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21 février 2017 2 21 /02 /février /2017 20:33
LA VIE COMME UN DEFI ! / Dana LANG, conteure, auteure de fantasy, poète, ambassadeure de la Paix,...

Mardi 21 février 2017... encore plus bas chaque jour...

Je me suis couchée tard et endormie aussitôt. Au matin, le chant particulier d'un oiseau me réveille, il est sept heures quarante-cinq... juste le temps de me préparer.

Je déjeune puis m'habille et Véronique frappe à la porte, elle fait rapidement la vaisselle tandis que je réunis le linge que je dois emporter à Maurice.

Nous partons via Douarnenez et arrivons à l'hôpital. Elle me pousse dans les couloirs.

Je frappe à la chambre. Je trouve Maurice endormi, tout en diagonale dans son lit comme à l'accoutumée, il ouvre les yeux, je l'embrasse.

Il parle peu, il n'a plus de conversation depuis dix jours. Il dit des bribes de mots qui se perdent sur un ronflement. Ses propos ne sont pas cohérents.

Il dort beaucoup ce matin. Je lui caresse inlassablement ses doigts farine ; ses mains si blanches le deviennent à présent plus haut que le poignet. C'est tellement, tellement triste d'être là près de lui si loin avec ses yeux vides qui me regarde sans me voir. Je lui redresse son oreiller toujours de travers, mais il rouspète, visiblement je l'embête.

La toubib doit me rencontrer à onze heures, mais elle n'est pas là à onze heures quinze... ce n'est pas possible, Véronique va être en retard pour ses deux autres services ! Flûte !

Elle arrive avec l'infirmière en chef qui vient de lui poser une nouvelle sonde, en effet il y a beaucoup de sang dans la poche d'urine. Le docteur me parle des traitement effectués pour le soulager complément vitaminé alimentaire, neuroleptique et antidépresseur, augmentation de la morphine à 60 mg le neurontin... bon, je réaffirme que nous refusons les diurétiques, cela suffit ! Elle confirme que ce service ne pratique pas l'acharnement thérapeutique mais vise au soulagement de la douleur des patients, je l'entends bien ainsi.

Nous parlons ainsi durant une demi-heure et je lui annonce que je dois vraiment partir maintenant, Véronique va devoir courir pour assurer son service ! Finalement elle me dit que l'on pourra se voir le matin, effectivement je suis ici chaque matin.

Nous quittons l'hôpital en volant. Je me fais du souci pour Véronique. Nous arrivons à la maison qu'elle quitte à midi et quart. Elle est super en retard.

Je déjeune avec la moitié de choucroute apportée hier puis je vais nourrir nos petites protégées et rendre le plat à Clémentine.

Je reste chez mes amis autour d'un café où nous parlons de lui. Ils sont tristes eux aussi et partagent notre peine. Puis je passe chez Pierre mais Éliane est sortie... je la verrai une autre fois. Je rentre.

Je m'installe sur l'ordinateur... je lui téléphone. Il m'entend bien et me comprend. Il me dit clairement qu'il veut rentrer à la maison, il y en a d'autres qui sont rentrés.

Demain, je vais intervenir auprès des médecins pour qu'ils le fasse revenir chez nous.

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20 février 2017 1 20 /02 /février /2017 20:46
LA VIE COMME UN DEFI ! / Dana LANG, conteure, auteure de fantastique, poète, ambassadeure de la Paix,...

Dimanche 19 février 2017... Maurice toujours plus mal que la veille...

 

Je me lève ensommeillée, accablée de tristesse et ne sachant plus quoi faire de ma peau... j'ai très mal physiquement et moralement, l'impression qu'un immense contre-coup me tombe dessus... je vais traîner ainsi toute la journée.

Je téléphone à Maurice qui se plaint d'avoir passé une nuit catastrophique. Les soignantes ont voulu appelé le SAMU. Le soir, il me parle très peu, à peine dix mots inaudibles car il a beaucoup de mal à respirer lorsqu'il veut s'exprimer.

Ma journée se termine dans le même état que ce matin.

 

Lundi 20 février 2017... Maurice se meurt peu à peu...

 

Je me lève après neuf heures de sommeil. Je déjeune et je me prépare, Nathalie va arriver et nous allons partir à l'hôpital. Lorsqu'elle vient, elle m'annonce qu'elle doit quitter son service à onze heures... cela va être juste, aussi nous filons tout de suite.

Nous nous arrêtons à la boulangerie, où elle prend mon pain et un pain aux raisins pour Maurice.

Lorsque nous arrivons, je trouve mon époux encore plus bas que la veille. Nous nous embrassons. Une chance encore qu' il me reconnaisse mais il demeure somnolent et ne parle que très peu. Sa nuit a été une fois de plus très mauvaise.

Il se réveille plusieurs fois en sursaut sous le coup de la douleur de la sonde qui doit être changée. J'aimerai mieux qu'il ne l'aie plus, mais Maurice y trouve un confort de vie, il ne se sent plus souillé.

Peu d'échange entre nous deux, il ne le peut pas, il ne le peut plus. Je reste là à lui tenir sa main, ses mains si blanches depuis son infarctus du 30 août 2016 et je le regarde tristement. Tout ce que nous avons été ensemble se trouve là désormais au bord de la fin d'une si longue agonie... et des souvenirs heureux m'assaillent. Je voudrais pouvoir pleurer mais je ne le peut plus depuis si longtemps... j'ai dans le cœur un océan de larmes qui meurt au bord de mes yeux. Si je devais laisser couler ces larmes, elles ne s'arrêteraient plus.

Nous devons rentrer... je suis restée près de lui même pas une heure, il faut déjà repartir.

Une fois à la maison, Nathalie file au poulailler. Elle y trouve deux gros œufs d'oie et neuf de poule... bien sûr il y a eut tout le week-end.

Je donne quelques coups de fils. La secrétaire de l'ADMR me met en garde contre les frais que vont occasionner mes voyages à Douarnenez, mais je suis bien obligée d'aller voir mon époux. Demain je dois voir le médecin à onze heures... cela va être bien juste car Véronique devra finir à midi. J'appelle aussi la MDPH au sujet de mon dossier en retard mais la présidente est absente. Puis j'appelle le docteur remplaçant pour lui donner des nouvelles de mon époux.

Je reste seule et je ressens la même tristesse immense, le même désarroi, la même impuissance qu'hier. Je me sens seule, vulnérable et démunie.

Clémentine passe dans l'après-midi. Elle m'apporte une part de choucroute... tellement, tellement gentil de leur part, adorable !

Corinne, l'infirmière arrive pour mes soins, mais je n'en ai guère envie. Elle me colle trois patchs de Versatis dans le dos, mais à quoi cela sert-il ? Les douleurs demeurent plus fortes que jamais... je suis à la limite de rester bloquée au lit, mais je lutte chaque jour pour tenir.

J'appelle Maurice avec trois quart d'heures de retard. Il m'avait dit avant dix-huit heures car après le dîner (il ne mange rien) il dormira. Il me répond et m'annonce qu'il a vendu beaucoup de choses sur le 'Bon Coin' et il a trois millions. Il ne réalise pas et ne sait plus ce qu'il dit depuis tant de jours à présent.

–Comme ça tu pourras tout payer ! J'attends d'encaisser avant de dormir... insiste-t-il.

Comme d'habitude, je ne comprends pas tout ce qu'il me dit ensuite à cause de l'oxygène et aussi par manque respiratoire.

Ce soir, le moral en a pris un coup... et le mieux serait que je me couche au plus vite.

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19 février 2017 7 19 /02 /février /2017 10:48
LA PAIX DANS NOS COEURS, LA FRATERNITE DANS NOS GESTES / Alain MILLION, notre ambassadeur de la Paix,...

La paix dans nos cœurs, la fraternité dans nos gestes / Alain MILLION

 

…La peur, l’angoisse, le défaitisme, la fatalité, le rejet de l’Autre entrent chez nous.

Dans chaque famille, à des degrés divers, nous véhiculons cette vague de sentiments qui vient gangréner nos espoirs de paix et de fraternité universels.

Guerres, attentats, violences, barbaries et terreur, les fanatismes démoniaques se multiplient partout en cercle vicieux. Le pessimisme devient annonciateur de renoncement, d’engloutissement de nos valeurs fondatrices de notre République

Nos repères s’étiolent prêts à disparaitre jusqu’à l’intérieur de nous-mêmes. On en arrive à se dire qu’il est impossible de changer le monde devant le spectacle qui s’offre à nos yeux. La barbarie tue chez nous et au-delà de nos frontières. A travers le monde, les différences ne sont pas acceptées, les armements se vendent de façon exponentielle, les barricades obscènes se dressent entre les nations. Tout va mal.

Aux insultes, on répond par des insultes. A la violence, on répond par la violence. A la mort, on répond par la mort.

Aux armes, on répond par les armes. A la tuerie, on répond par la tuerie.

Nous ne savons plus partager des moments de fraternité. Nous ne savons plus être généreux dans nos cœurs, compatissants envers ceux qui souffrent et qui demandent de l’aide.

Regardons le problème de l’immigration. Nous sommes arc-boutés, sur la défensive, n’étant pas capables de trouver des solutions d’union avec les pays européens pour un accueil fraternel et digne.

Partout la violence règne en maître .Rien ne change dans les têtes . Comment se peut-il qu’une minorité d’illuminés intolérants, moyenâgeux et fanatiques puisse faire souffrir à ce point l’humanité entière en rejetant nos modes de cultures et nos libertés démocratiques.

Or, quand on examine l’histoire de l’humanité, on se rend compte que tout se répète et que les hommes reprennent toujours les chemins de l’appel aux armes et à la destruction, du rejet de l’universalisme et du monde des Lumières. Tout se passe en somme comme si l’histoire n’avait servi à rien et que crimes, menaces, vengeance, guerres, terrorisme imposés à d’autres hommes ne pourraient être que les seules réponses face à des problématiques universelles. Et à chaque fois, pour avoir bonne conscience, les forces obscures du propagandisme crachent leur venin belliqueux pour trouver des boucs-émissaires à abattre et mettre l’univers à feu et à sang. Voici un tableau bien sombre me direz-vous.. Et ,pourtant si on prend la peine de réfléchir et de chausser une paire de lunettes « civilisationnelle », on pourrait s’ apercevoir qu’un autre monde naît, fragile mais vivant, chaotique mais émergeant. Le monde tout entier est à ma porte. Les cultures se rejoignent, s’enchevêtrent les unes aux autres. Les brassages, les métissages, le multiculturalisme progressent. Des formes nouvelles de conception du monde se font jour et provoquent évidemment des problèmes nouveaux et jusqu’alors inconnus. Nous avons rendez-vous avec cette ère inconnue qui se dessine au cœur de nos sociétés. Que nous le voulions ou pas, nous sommes universels, pluriels et métis.

Ce défi doit être relevé car aujourd’hui ou demain, chacun le sait, il faudra trouver les moyens et faire face à cette vision évolutive des cultures humaines. Notre axe orbital est désormais planétaire. Nous sommes en marche et notre marche fait se rencontrer, se rapprocher les civilisations Si nous ne pouvons pas tous nous aimer, tout du moins, apprenons à nous respecter dans l’intérêt de tous et de chacun. A notre échelle de « petites gens », trouver ce qui nous rassemble, cultiver et faire germer les graines de paix, de solidarité et de fraternité, éveiller les consciences et que chacun, là où il est, fasse des efforts pour le bien vivre-ensemble. Notre culture, notre passé, notre histoire, nos parcours, nos expériences doivent nous permettre de jeter des ponts. Dans un esprit de tolérance et de dialogue, nous aurons à faire grandir nos connaissances et nos intelligences partagées pour in fine, construire le monde de demain. Et la première chose, c’est de ne pas abdiquer face à ces barbares d’un autre temps. Cela amène aussi à une prise de conscience à dépasser nos esprits souverainistes qu’ils soient locaux, régionaux ou nationaux pour redéfinir un avenir commun. Face à cette urgence, les grands de ce monde devront élaborer et concevoir une universalité des droits en s’appuyant sur les institutions internationales, les déclarations des Droits de l’Homme, le Pacte international sur les Droits civils et Politiques… Le monde de demain, n’est plus fait de conquêtes mais de créations. A l’heure actuelle, tout reste imprévisible, périlleux. Le monde de demain, nous en sommes les artisans.

Alors, agissons.

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18 février 2017 6 18 /02 /février /2017 17:40
LA VIE COMME UN DEFI ! / Dana LANG, conteure, auteure de fantasy, poète, ambassadeure de la Paix,...

Samedi 18 février 2017... troisième visite à l'hôpital...

Rachel m'a accordé la présence d'Annie, ce matin. Je me lève à sept heures quarante-cinq... il est grand temps. J'ouvre les volets de la chambre, de la cuisine et je déjeune. Je fais tourner une lessive et je me prépare.

Hier soir, j'ai rassemblé tous ses remèdes dans un sac et je prends le poste de radio. Je suis prête juste à temps, Annie frappe à la porte. Elle embarque mon fauteuil roulant manuel qu'elle plie dans sa voiture, le sac et le poste. Je prends mes béquilles, ma sacoche.

Nous arrivons devant l'entrée de l'hôpital et nous entrons. À l'accueil, je paie l'ouverture de la ligne téléphonique pour l'appeler. Nous pénétrons dans la chambre, les soignantes vont le changer... je leur remets le sac de médicaments, nous prenons le temps de lui dire bonjour et de poser le poste sur un fauteuil, mais il ne le veut pas. Nous devons le ramener avec nous.

Je le découvre dans un lit plus grand 1,m 20 comme celui de la maison mais il possède un matelas à air hyper confortable... il me semblait bien que je devais insister pour avoir le même à la maison (mais c'était une véritable affaire d'état que d'en avoir un !... une honte !).

Il va mal... de plus en plus mal... ce n'est pas nouveau. Il vient de passer une nuit horrible et les soignantes étaient au cent coups... eh oui, les nuits sont ainsi avec Maurice = extrêmement difficiles. Une fois de plus il a étouffé malgré l'oxygène. Cela allait si mal que l'équipe voulait appeler le SAMU... pourquoi faire ? On ne peut plus rien faire pour lui... et on ne va surtout pas s'amuser à lui faire deux nouveaux trous tout vif dans la tête... ça certainement pas ! Maurice refuse, et il a écrit et signé en 2009 et aussi en 2015 contre tout acharnement thérapeutique et il va falloir s'y conformer.

Au bilan, ils se sont aperçus qu'il est tombé dans une grande carence alimentaire, dans une malnutrition sévère. Bien entendu, voilà si longtemps qu'il ne mange plus et il boit si peu ! Cela n'a plus rien d'étonnant s'il voit des fantômes entre la malnutrition, le manque d'oxygène, son œdème cérébral, ses attaques cardiaques, la morphine... et tout le reste !

Je reste peu de temps auprès de lui... Annie doit être à la maison à onze heures. Nous arrivons à tout boucler. Une infirmière me donne le rendez-vous du médecin : mardi à onze heures. Donc, je viendrai avec Véronique qui sera à la maison de huit heures trente à midi... cela sera bien juste !

Nous rentrons et Annie ramène le fauteuil roulant et le poste de radio. Lorsqu'elle s'en va, je me mets en cuisine et je n'en ai guère le goût, cependant je me force à me faire une côte d'agneau avec des oignons, poivron, petite courgette et tomate. Je n'ai envie de rien. Je suis accablée. Pourtant je prépare une flogniarde aux poires en me disant que je lui en emmènerai un morceau.

Lorsque j'ai terminé mon repas, je vais donner les épluchures et du pain à mes fifilles.

Je demeure sur l'ordinateur. Je fais les comptes, découragée. Je rentre dans une immense fatigue.

Il fait un temps royal avec un soleil éclatant... mais je n'ai pas la pêche. J'attends l'infirmier... finalement à dix-huit heures, je me rappelle qu'il ne revient que demain matin... j'avais le temps d'aller cafeter chez Éliane, mais je dois trop me pousser pour faire quelque chose. Je reste sur l'ordi...

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18 février 2017 6 18 /02 /février /2017 17:20
LA VIE COMME UN DEFI ! / Dana LANG, conteure, auteure de fantastique, poète, ambassadeure de al Paix,...

 

Vendredi 17 février 2017... dans l'unité de soins palliatifs...

J'ai dormi jusqu'à sept heures. Je me lève pour déjeuner et me préparer avant l'arrivée de Nelly. Nous devrons partir à neuf heures pour nous rendre à l'hôpital.

Elle frappe à la porte et entre. Elle fait la vaisselle et j'étends le linge, puis elle va voir nos fifilles et trouve quatre œufs et un gros œuf d'oie ! Belle surprise encore aujourd'hui.

Autre moment magique, elle va chercher le courrier et parmi trois lettres, je découvre la nouvelle qui m'informe que je suis lauréate pour la 3ème fois d'une MENTION d'EXCELLENCE sur 50 finalistes aux Poésiades de Bayonne pour mon texte 'SOUS LES BALLES'. Oh, mon cœur se soulève de joie dans cette période où je suis si triste, si affectée par l'état de santé dégradé de Maurice. Comme cela me réchauffe le cœur. Merci mes ami(e)s, merci à la vie !

Lorsque nous sommes prêtes nous partons en direction de Douarnenez et nous arrivons pour constater le terrible incendie qui a ravagé le magasin Centracor hier.

Nelly me pousse dans les couloirs et nous arrivons dans la chambre. L'Unité de Soins Palliatifs se compose de dix chambres seules avec une équipe formidable composée d'un cadre de santé, quatre médecins,une psychologue,une assistante sociale, une équipe soignante et des bénévoles.

Nous trouvons Maurice installé dans un lit trop petit pour lui. L'équipe lui en a commandé un autre. Il somnole pris dans un étau de fatigue. Il parle peu. Je lui tiens la main, caresse son bras. Je suis tellement affectée par son trop long calvaire.

L'équipe soignante a commencé par gérer la douleur au mieux mais il leur manque ses remèdes... il faudrait que je les apporte cet après-midi. Comment vais-je faire ?

Encore réclamer à des amis de m'emmener jusque là... ça m'embête ! C'est dur d'être dépendant à ce point de tout et de tout le monde. Bon, je verrai.

Nous allons prendre un café au salon, l'équipe soignante vient faire la toilette et le lit à mon époux. Au salon, le médecin m'aborde, elle veut que je vienne à un rendez-vous lundi à 14 heures... je vais voir avec mes filles (auxiliaires de vie). Puis nous parlons de l'état de Maurice. Je lui dis que je pense qu'il vient de faire un nouvel AVC.

–Mais vous n'êtes pas le médecin, tout de même !

C'est sûr, mais à chaque fois, c'est moi, hélas qui découvre le diagnostic. Ça été vrai pour le 1er AVC en 2001, pour le 2ème pareillement alors que ni au scanner, ni en cardiologie, ni le médecin traitant ne l'avaient vu, et là ses maux de tête m'ont donnés à penser que c'est bien cela... d'autant qu'il a eut des douleurs cardiaques et début d'infarctus à répétitions ces derniers jours et que la trinitrine n'est pas bonne pour sa tête... reste à en avoir la confirmation... mais tout ce qui vient de se passer est tellement dur et grave que cela me rappelle étrangement son 1er AVC où il était amnésique ! Et puis il a été beaucoup bousculé durant son transport à Brest fin janvier et le 9 février (quatre heures de route aller-retour !)

Nous retournons dans la chambre. Puis nous descendons lui prendre un abonnement TV pour cinq jours mais une fois près de lui, il le refuse... il ne la regardera pas... il a juste envie de dormir. Alors nous parlons de musique et je dis que je lui apporterai la radio. Il veut bien, mais sans trop de conviction. Nous demeurons encore un peu près de lui et nous partons car Nelly doit quitter son service à midi.

Une fois devant la maison, elle sort mon fauteuil roulant manuel et le rentre. Elle doit me quitter, la semaine prochaine elle sera en congé et Sylvie la remplacera.

Je téléphone à deux amis, mais ils sont absents. Tant pis, j'appelle la secrétaire de l'ADMR pour le rendez-vous avec le médecin afin d' avoir quelqu'un demain qui puisse m'emmener porter les médicaments et le poste de radio à Maurice. Finalement Rachel trouve la solution. Demain Annie pourra venir et aussi mercredi après-midi pour voir le médecin. Je souffle de soulagement.

Je termine la journée dans le grand silence, l'immense solitude de la maison. Je reste pendue au téléphone avec les enfants et les ami(e)s.

Soudain j'entends Jean-François derrière moi... il vient pour mes soins de pieds... je l'avais totalement oublié, tout comme j'ai oublié hier Alexandra, la podologue.

En soirée je regarde le magnifique portrait de Jacques Brel... un pur régal !

Je me couche à vingt-trois heures mais je ne parviens pas à m'endormir avant une heure du matin... je pense à lui.

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17 février 2017 5 17 /02 /février /2017 14:34
LAUREATE DE LA MENTION D'EXCELLENCE SUR 50  FINALISTES AUX POESIADES DE BAYONNE / SOUS LES BALLES de Dana LANG, conteure, auteure, poète, ambassadeure de la Paix,...
LAUREATE DE LA MENTION D'EXCELLENCE SUR 50  FINALISTES AUX POESIADES DE BAYONNE / SOUS LES BALLES de Dana LANG, conteure, auteure, poète, ambassadeure de la Paix,...

Une très grande joie et un sentiment de

plénitude m'envahit à la lecture de le lettre qui

m'annonce être lauréate de la MENTION

D'EXCELLENCE SUR 50 FINALISTES aux

POEDIADES DE BAYONNE pour la 3ème

année consécutive ! ! !

 

(C'est mon 52ème Prix Littéraire International !)

 

Je remercie les membres du Jury de l'Institut

Académique de Littérature Francophone pour

l'attribution de ce Prix Littéraire qui me touche

d'autant que je vis des moments extrêmement

éprouvants.

 

J'adresse à tous les bises et la fraternité des

fées, en ce jour,

 

Dana LANG

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Présentation

  • : Dana LANG, artiste Internationale, conteuse aux plumes de sioux, citoyenne du monde, auteure fantasy, poète, lauréate de 50 Prix Littéraires Internationaux, éditrice, ambassadrice de la PAIX, membre SACD, UERAA, AEB, World Académy of Arts and Culture and World Congress Poets, ...
  • Dana LANG, artiste Internationale, conteuse aux plumes de sioux, citoyenne du monde, auteure fantasy, poète, lauréate de 50 Prix Littéraires Internationaux, éditrice, ambassadrice de la PAIX, membre SACD, UERAA, AEB, World Académy of Arts and Culture and World Congress Poets, ...
  • : *1979-1989, bibliothécaire jeunesse en banlieue lyonnaise (Vénissieux) où elle conte déjà trois fois par semaine. Les classes s'inscrivent sur des listes d'attente. *1989-2002, conteuse professionnelle internationale (artiste, durant 12 ans intermittente du spectacle / Cie du Soleil Noir). Elle conte dans les écoles, collèges, lycées, bibliothèques, médiathèques, salles de spectacle, théâtres, festivals... etc... *1991, fondatrice d'une Maison du Conte 'La Biche au Bois' au Cergne (42-Loire). Elle reçoit 20 000 scolaires en attractions contées sur les terres d'Anne de Beaujeu dans les Monts du Haut-Beaujolais, et organise un Festival du Conte et des Conteurs en Forêt et en Cabarets «Flèches des Fées» pendant cinq ans. Elle conte avec divers musiciens dont Tenzin Gonpo artiste Tibétain qui l'accompagne aux instruments et à la voix. Elle parraine un enfant tibétain durant plusieurs années. *1994, sociétaire des Auteurs et Compositeurs Dramatiques. Elle participe à divers festivals... *Avril 1998, elle conte dans les écoles françaises, Instituts, hôtels, villages pour le Festival International des Conteurs Francophones à Abidjan en Côte d'Ivoire. *2003, auteure, poète, en situation de handicap, elle poursuit en écrivant toute son Œuvre. Elle réécrit ses contes adaptés pour la scène (120 contes) et écrit de très nombreux ouvrages dont des contes merveilleux et fantastique, un récit autobiographique ' Les Sanglots du Vent' ; une trilogie Fantasy ' Les 3 Héritiers de la Clef des 7 Mondes' (t.1 : La Dragonne et l'Œuf d'Or Sacré ; t.2 : Éloïse et le Commandeur du Temps ; t.3 à paraître) ; des témoignages de vie ' Docteurs, vous m'avez tué ! ' suite à paraître : ' La Danse de la Méduse ', ' L'Arbre d'Or ', 'La Fuite du Temps', 'La Maison du bout... de la Terre', 'Plus fort souffle le vent', 'Un Radeau dans le Ciel'… un recueil de prose poétique de 7 livrets ' Puisque tu vis, Philippe', une suite de nouvelles et de prose poétique 'À l'Aube d'un Jour' et un livret de pamphlets (prose insurrectionnelle : 'Je vous écris, Frères Humains', ... *2011, à la création de la Maison du Conte, de l'Illustration et de l' Édition Fantastique ' LA FONTAINE AUX FÉES ' édite dix de ses livres (sur plus de 30) et avec son époux Maurice JANIN, architecte d'exécution (en situation de handicap), fréquente les Salons du Livre de Rhône-Alpes, Auvergne, Bourgogne, Yonne, Paca chaque week-end durant deux ans. Sur le Salon du Livre de Lorette (42-Loire), elle rencontre Michel COUROT, Dico d'Or, grand gagnant de la Dictée de Bernard Pivot en 1995. Il deviendra son relecteur et son très grand ami. En avril 2011, elle écrit un conte merveilleux : Flora, Pipi et Scratch, la sorcière. *2012, sociétaire des Arts et des Lettres de France, membre du bureau de l' UERA A (Union des Écrivains de Rhône-Alpes-Auvergne), ambassadrice du Cercle des Ambassadeurs Universels de la Paix, 'La Fontaine aux Fées' édite 'Le Grand Livre de Marina' de Marina FERREIRA et ' Le Monde de Lucas ' de Didier POUDIÈRE. *13 octobre 2013, elle est nommée Membre de la World Académy of Arts and Culture and World Congress of Poets. *Le 18 mai 2014, elle parraine le 1er Festival du Livre et de l'Illustration Jeunesse «Les P'Tits Z'Amis de Marina » à Saint-Didier-de-Formans dans l'Ain (01). *13 Juillet 2014, après avoir vécu deux ans dans le village natal de son père en Alsace près de Bâle et de très longues années en région lyonnaise, elle vit désormais à Plogoff dans le Finistère et devient Membre de l'Association des Écrivains Bretons (AEB). Elle écrit et publie un nouveau conte ' La Fontaine de la Mer Feunteun Aod '. *Décembre 2014, elle collabore au Festival International du Conte de Guillaume ÉKOUMÉ, au Cameroun. Elle écrit un nouveau conte 'Max, le Petit Sorcier'. *Février 2015, elle écrit un conte 'Louka, le Petit Loup de Brocéliande' dédié à son arrière petit-fils, Louka né le 5 février 2015. *23 avril 2015, elle écrit 'Le Dragon de Pors Loubous', un conte fantastique. Fin juillet, par son épouse Danyèle, elle apprend dans une profonde tristesse le décès de son indéfectible ami, Michel COUROT. *20 décembre 2015, elle conte 'Plume de Corbeau' au théâtre Georges Madec à Esquibien pour les enfants des écoles et leurs parents. *Septembre 2013 à 2015, elle devient lauréate de 52 distinctions Littéraires Internationales (Trophées, Mérites, Médailles, Prix, Mentions...) décernés par 13 concours Littéraires Internationaux. *2015-2016, elle recherche un Éditeur sérieux pour lui reprendre toute son Oeuvre. *En 2015, elle est invitée à Sacramento en Californie et à Prague en Tchécoslovaquie du 5 au 10 septembre 2016 par le Président de la World Académy of Arts and Culture and World Congress of Poets où elle ne pourra pas se rendre. *Le 1er février 2016, elle écrit le conte 'Justine et le Pays Contraire'. *Février 2016, elle s'inscrit dans les Salons Festivals du Livre en Bretagne qu'elle espère honorer de sa présence... le 24 avril 2016, elle se rend au Salon du Livre de Botmeur (Finistère) où elle conte et dédicace... En juin 2016, elle écrit le conte Kaoura, la Princesse aux Sept Dragons...
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