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28 août 2016 7 28 /08 /août /2016 20:03
CITATION / Dana LANG
Published by Dana LANG, CONTEUR AUTEUR CREATEUR - dans CITATIONS - DICTONS
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28 août 2016 7 28 /08 /août /2016 19:34
UN RADEAU DANS LE CIEL / Dana LANG
UN RADEAU DANS LE CIEL / Dana LANG

Samedi 28 août 2016,

Je me lève dans la nuit et soudain j'aperçois une forme noire sur le bord de la fenêtre à droite, je n'en crois pas mes yeux et cette forme se déplace à gauche, elle ressemble à une poule noire ! Une poule se serait échappée, envolée... mais les poules dorment la nuit... ce n'est pas possible... je ne vais pas aller tracasser Maurice avec ça... je vérifierai demain si une poule manque à l'appel. Je trouve cela très étrange.

Au matin, la première chose qui me vient à l'idée, c'est d'aller contrôler le nombre de poules dans l'enclos... eh bien, elles sont toutes là, aucune ne manque à l'appel !

J'en parle à Maurice qui me dit que j'ai sûrement vu une chouette. Alors c'est ça... un oiseau sans doute !

Maurice a dormi à peu près avec les galères habituelles. Au matin, le linge trempé à ses pieds est à tordre.

Nous déjeunons puis Béatrice, l'infirmière arrive. Ensuite, je refais le lit de Maurice comme chaque matin et soir, je plie le linge sec, j'étends la lessive de la nuit et du matin, je fais la vaisselle, j'abreuve mes animaux et récolte les œufs... puis nous préparons nos affaires pour partir rejoindre Pierre à la Pointe-du-Raz.

Nous avons bien chargé les batteries de nos fauteuils et nous espérons pouvoir tenir jusque là-bas. Pierre nous envoie des messages que nous ne pensons pas à regarder. Nous partons et nous le ratons. Il arrive avec son véhicule dans l'intention de nous emmener avec le nôtre directement à la Pointe. J'avais pensé le lui demander mais je n'ai pas osé le faire.

Sur le vélo-route Maurice s'arrête huit fois. Les deux dernières en plein milieu de la route où nous craignons de rester plantés là. Fort heureusement le fauteuil roulant électrique repart, mais nous ne sommes guère rassurés. La batterie cette fois est bel et bien morte !

Nous nous rendons chez Delphine où Maurice va pouvoir charger... mais il reste que nous avons peur de ne pas pouvoir arriver à descendre puis à monter jusque La Pointe. Mince, il aurait fallu que Pierre nous conduise ! Nous lui téléphonons. Il se doute du problème. Nous lui proposons que je retourne à la maison. Il y déposera son vélo et il conduira notre camionnette.

Nous installons l'escabeau deux marches et mon fauteuil à l'intérieur et nous partons chercher Maurice qui doit être fort contrarié. Tout se passe merveilleusement bien.... et nous parvenons à notre destination.

Chez Dédé, nous commandons notre fameux moules frites curry pour Pierre et moi-même et à la Bretonne pour Maurice. Un vrai bonheur d'être là tous les trois à se régaler chez Dédé... mais Maurice faiblit peu à peu et finalement nous devons partir car il va mal.

Nous rentrons et il file directement au lit dans un état second... il va vraiment très mal. L'infirmière le constate. Il fait très chaud et lui grelotte de froid... je dois lui mettre deux couvertures et lui changer sa serviette au pieds.

Il va rester ainsi jusqu'à dix-huit heures où nous allons goûter un peu de pied de porc apporté par Pierre et cuisiné selon sa recette. Maurice n'a pas très faim, nous mangeons peu, puis il retourne au lit.

Pendant ce temps, je vais arroser mes plantations qui souffrent de tant de chaleur... l'arrosage en fauteuil roulant électrique n'est pas aisé et je fatigue vite, mais à vingt heures trente je parviens à finir ma tâche.

Épuisée je m'installe sur l'ordinateur pour lire mes courriels... et j'écris. J'ai mis à tourner une machine et je vais devoir me coucher très tard.

Encore une fois, comme chaque jour, des moments magiques s'invitent dans une journée terriblement éprouvante.

Merci à la vie !

UN RADEAU DANS LE CIEL / Dana LANG
Devant notre moules-frites, hier, pour un petit moment de rémmission...
Devant notre moules-frites, hier, pour un petit moment de rémmission...

Dimanche 28 août 2016,

Le temps se lève gris avec un peu de crachin par moment... puis un soleil timide renaît pour ramener des nuages.

La journée de marche de Memor Stourm est maintenue et cette année nous ne ferons pas acte de présence car nous sommes en panne de fauteuil et Maurice va trop mal. Je le regrette profondément mais Pierre nous envoie des photos de cette manifestation en mémoire de la lutte des Plogoffistes contre l'installation d'une centrale nucléaire à Feunteun Aod.

Maurice a passé une nuit de galère et au matin c'est pire. Ses jambes gonflées d'eau sont boursouflées et se plissent aux chevilles en une peau d'éléphant. L'eau pisse sans arrêt et les serviettes sont trempées malgré les épaisseurs... il se trouve dans un état lamentable et effrayant.

Nous déjeunons rapidement et Béatrice l'infirmière le trouve bien mal en point, on le serait à moins que ça. Il serait temps que les soignants ouvrent les yeux et même le médecin que j'appellerai demain... car Maurice s'éteint dans une souffrance intolérable celle du manque respiratoire ! ! !

Il tient à peine debout et retourne se coucher... je vaque à mes occupations... faire la vaisselle, étendre le linge qui a tourné dans la nuit, préparer les haricots beurre apportés par Sylvie.

Je vais cueillir du persil devant la maison. Une belle touffe d'herbe verte se trouve juste devant. Je la coupe pour la porter aux oies. Et soudain, je vois 'La Diva' arriver dans l'allée et venir à ma rencontre. Elle s'est échappée pour la troisième fois ! Elle se couche devant moi, je la prends doucement... je lui parle et le l'emmène ainsi aidée de ma béquille vers le portillon pour la déposer doucement dans l'enclos où elle retrouve ses congénères.

Dommage que Maurice soit mal, on aurait pu faire une chouette photo : moi et ma poule noire ! ! !

Je rentre pour préparer le déjeuner. Quand tout est prêt Maurice guère en forme ne parvient pas à rester assis très longtemps.

Ma fille aînée me téléphone et nous sommes heureuses d'échanger des nouvelles.

Maurice abrège son repas et il retourne se coucher, moi retardée, je le termine après lui.

Puis je débarrasse la table, fais la vaisselle et range le linge... je n'en finis pas des tâches quotidiennes.

Je dois préparer un concours mais une crise d'asthénie (fatigue neurologique et musculaire) me couche. Je finis sur mon lit mais j'ai si mal que je ne peux pas m'endormir.

J'entends Maurice se déplacer pour aller aux toilettes très souvent comme dans la nuit. Béatrice arrive pour les soins et il se recouche.

Je travaille sur mes projets. Vers dix-huit heures trente, Maurice réclame pour dîner, mais il est dans un état épouvantable. Il ne se tient plus sur sa chaise, tremble et sursaute, il a un mal fou à mettre sa cuillère à la bouche. Il n'arrive plus à parler... il me bredouille qu'il a été vraiment très heureux de connaître Jeanne et Pierre mais hélas pas pour longtemps... il me dit que c'est la fin, comme il aimerait partir dans son sommeil ! Et je dois lui faire un gros bisous avant qu'il aille au lit.

Je lui apporte son dessert et j'ai trouvé encore trois fraises succulentes sur mes fraisiers grimpants, je lui offre la plus grosse... nous en avons déjà goûté quelques unes. Elles sont à mourir de plaisir... jamais goûté de meilleures que celles-ci !...

Il s'endort. J'éteins la télévision et je veille sur l'ordinateur... aujourd'hui, je me sens particulièrement lasse.

La nuit tombe à vingt et une heure trente... les jours ont bien baissés.

Toute la basse-cour s'est couchée... et je ne tarderai sans doute pas à en faire autant.

La marche de Memor Stourm (Mémoire d'une lutte) où, hélas, nous ne figurerons pas cette année, mais le coeur y est !
La marche de Memor Stourm (Mémoire d'une lutte) où, hélas, nous ne figurerons pas cette année, mais le coeur y est !
La marche de Memor Stourm (Mémoire d'une lutte) où, hélas, nous ne figurerons pas cette année, mais le coeur y est !
La marche de Memor Stourm (Mémoire d'une lutte) où, hélas, nous ne figurerons pas cette année, mais le coeur y est !

La marche de Memor Stourm (Mémoire d'une lutte) où, hélas, nous ne figurerons pas cette année, mais le coeur y est !

Published by Dana LANG, CONTEUR AUTEUR CREATEUR - dans UN RADEAU DANS LE CIEL
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27 août 2016 6 27 /08 /août /2016 19:59
DEUX ANS APRES LA FIN DE LA NOUVELLE OFFENSIVE ISRAELIENNE : LA RECONSTRUCTION DE GAZA AU POINT MORT / Ziad MEDOUKH, professeur de français, poète, écrivain, ambassadeur de la Paix,...
DEUX ANS APRES LA FIN DE LA NOUVELLE OFFENSIVE ISRAELIENNE : LA RECONSTRUCTION DE GAZA AU POINT MORT / Ziad MEDOUKH, professeur de français, poète, écrivain, ambassadeur de la Paix,...
DEUX ANS APRES LA FIN DE LA NOUVELLE OFFENSIVE ISRAELIENNE : LA RECONSTRUCTION DE GAZA AU POINT MORT / Ziad MEDOUKH, professeur de français, poète, écrivain, ambassadeur de la Paix,...
Ziad MEDOUKH
Ziad MEDOUKH

Deux ans après la fin de la nouvelle offensive israélienne : La reconstruction de Gaza au point mort / Ziad MEDOUKH

26 août 2014, 26 août 2016 ! Deux ans déjà, deux ans se sont écoulés depuis le fin de la nouvelle agression israélienne contre la bande de Gaza en juillet-août 2014-la troisième en cinq ans-. Une offensive menée par une puissance militaire contre des enfants, des femmes, des personnes âgées, et des innocents , dans un territoire enfermé, isolé et soumis à un blocus inhumain, offensive qui a duré plus de 50 jours, avec des pertes humaines considérables - plus de 2200 morts, parmi eux, 600 enfants, et 11000 blessés, civils et enfants en majorité-, sans oublier la destruction massive de l'infrastructure civile de la bande de Gaza, avec notamment plus de 12000 logements détruits totalement, et près de 150.000 endommagés.

C’est comme si c’était hier, un événement terrible en Palestine, un véritable carnage à Gaza, des crimes et des massacres israéliens contre des civils et des innocents. Cette nouvelle attaque avait pour objectif de briser la volonté d’une population résistante, d'une population courageuse qui a résolu de défier le blocus, mais qui a surtout décidé de rester attachée à sa terre, en dépit de toutes les difficultés et des mesures atroces d’une occupation aveugle.

Deux ans après, le blocus et les mesures israéliennes entravent la reconstruction des milliers de maisons détruites au cours des bombardements israéliens dans une région de plus en plus abandonnée par une communauté internationale officielle complice.

Dans ce petit territoire côtier, des milliers de familles attendent toujours d’être relogées . La reconstruction, qui peine à se mettre en route, est désormais à l’arrêt complet depuis qu’Israël a suspendu il y a trois mois les importations de ciment et provoqué une telle pénurie que la plupart des travaux menés par l’UNRWA, l’agence de l’ONU en charge des réfugiés palestiniens, ont cessé.

A travers la bande de Gaza, les coupures d’électricité sont quotidiennes et atteignent dans certains endroits jusqu’à 18 heures par jour. Israël contrôle toutes les entrées et sorties de biens et de personnes de Gaza, à l’exception du terminal de Rafah, vers l’Egypte, que Le Caire tient fermé en quasi-permanence.

Les organisations internationales tirent régulièrement la sonnette d’alarme au sujet de l’économie de Gaza, au bord du gouffre, avec un taux de chômage parmi les plus élevés au monde (environ 47%), une pauvreté endémique et des exportations quasi-nulles.

Deux ans après, plus de 60 % des bâtiments et immeubles attendent toujours les matériaux de construction dont l’importation est interdite en raison des restrictions sévères imposées par l’armée de l’occupation.

Deux ans après, le rythme de reconstruction reste très lent, une grande partie de Gaza reste en ruines. Selon une enquête récente de l’ONU, plus de 15 mille déplacés sont sans abris.

Deux ans après, les pays donateurs n’ont pas tenu leurs promesses faites lors de la conférence internationale pour la reconstruction de Gaza en octobre 2014. Seulement 25% de l’aide destinée à Gaza lors de cette conférence est arrivée.

Deux ans après : peu de projets de reconstruction privé ou public ont commencé dans les rues de Gaza qui témoignent de la barbarie subie pendant ces 50 jours. Partout, ce ne sont que ruines des maisons, des immeubles, des mosquées, des écoles, des stades, des usines ou des bâtiments détruits et visés par les bombardements israéliens. Selon un haut responsable de l’ONU : au rythme actuel, il faudrait 30 ans pour réhabiliter et reconstruire ce qui a été endommagé

Deux ans après : rien n’a changé pour les sans-abri, plus de 7.000 habitants vivent toujours sous des tentes, dans des caravanes inhabitables, ou à côté des ruines de leurs maisons détruites dans des conditions très difficiles. Beaucoup d’habitations n’ont pas été réparées, à cause du maintien du blocus et de l’interdiction d’entrée, par ordre militaire israélien, des matériaux de construction.

Deux ans après : Gaza est toujours sous blocus, Gaza subit les bombardements et les raids israéliens, Gaza est plus que jamais une prison à ciel ouvert. Et l’armée de l’occupation poursuit sa politique agressive à l’encontre des Palestiniens.

Deux ans après la fin de cette nouvelle offensive, la situation stagne, rien ne bouge. Pour plus de deux millions d’habitants toujours enfermés, cette situation reste très grave à tous les niveaux, surtout sur le plan humanitaire, malgré, partout dans le monde, la mobilisation internationale contre les crimes israéliens et malgré les promesses de reconstruction rapide.

Deux ans après, suite à leur résistance remarquable contre les armes de l'aviation, de la marine et la force terrestre israéliennes, rien ne semble différent pour les Palestiniens de Gaza, toujours à la recherche d'une solution politique et pas seulement humanitaire. Les passages et les frontières avec l'extérieur sont souvent fermés par ordre militaire israélien et les produits alimentaires et autres qui entrent à Gaza sont rares. Les autorités israéliennes ouvrent le seul passage commercial qui relie la bande de Gaza à l’extérieur deux ou trois fois par semaine pour permettre l'entrée de 300 camions et de quelques convois humanitaires. Parmi ces camions, 5 à 6 seulement contiennent des matériaux de construction, souvent destinés aux projets internationaux. Ce passage se ferme sous n’importe quel prétexte, par décision israélienne, sans prendre en considération les besoins énormes de la population civile.

Chaque foyer à Gaza n’a droit qu’à 6 heures d’électricité par jour, car la seule centrale électrique, qui a été détruite en juillet 2014, ne fonctionne pas, par manque de fioul et de carburant. Les conséquences sont dramatiques pour les hôpitaux, les centres médicaux, les usines, et les institutions éducatives.

Les habitants de Gaza, épuisés à la fin de cette nouvelle agression, ont peur pour leurs enfants et leur avenir. Ils espèrent le début rapide des projets de reconstruction, notamment après les promesses internationales.

L’aspect le plus grave de toute cette situation difficile, aspect qui marque l’esprit de la majorité des habitants, est l’absence de perspectives pour ces gens qui ne voient aucun changement. C’est un sentiment horrible qui va influencer l’avenir de cette génération, surtout des jeunes.

Les Palestiniens de Gaza attendent et attendent. Ils n’ont pas d’autre choix que d’attendre. Ils attendent une ouverture, ils attendent la levée de ce blocus inhumain, imposé depuis plus de 10 ans, ils attendent une réelle réaction internationale qui mette fin à l’impunité de cet occupant. Ils attendent avec un courage à toute épreuve, une sérénité exemplaire et une volonté remarquable.

En attendant, à Gaza, la vie continue, ses habitants confiants et déterminés s’adaptent et montrent une patience extraordinaire, ils tiennent bon, persistent, patientent, résistent, restent à côté de leurs maisons détruites, mais surtout, ils continuent d’espérer, espérer un changement radical, une solution politique. Ils espèrent en un lendemain meilleur, un lendemain de liberté, de paix, mais, avant tout et surtout, un lendemain de justice.

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26 août 2016 5 26 /08 /août /2016 20:51
CITATION / Dana LANG
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26 août 2016 5 26 /08 /août /2016 20:21
UN RADEAU DANS LE CIEL / Dana LANG
Maurice devant les fleurs de mon rosier Anne Carrière dans notre maison de la Loire.
Maurice devant les fleurs de mon rosier Anne Carrière dans notre maison de la Loire.

Jeudi 25 août 2016,

Nous nous levons sous un ciel orageux. La température a baissé, tant mieux.

Maurice ne déjeune pas, il attend Julien pour la prise de sang. Moi, au contraire, je me dépêche, je me prépare vite, nous partons en courses.

Sylvie s'empare de mon fauteuil roulant manuel et des sacs qu'elle range dans sa voiture et va faire demi-tour pour me prendre devant la maison.

Nous filons. Nous faisons le tour de cinq magasins, boulangerie, moyennes surfaces et point vert. Nous passons aussi chez Delphine pour lui prendre du café. Alain vient à la porte de la voiture pour me demander des nouvelles de Maurice. Nous parlons un moment.

Nous rentrons juste à temps pour ranger. Maurice de son côté (malgré son état) a préparé et fait cuire la purée où il n'a pas oublié l'ail. C'est bien.

Pierre a téléphoné. Il nous rapporte du marché un demi-poulet cuit, une salade, une betterave et deux tomates bio en prime ! J'avais prévu de faire du poisson, eh bien ce sera du poulet !

Trop chic, Pierre, quel bonhomme !

L'après-midi se déroule tant bien que mal. Il fait très chaud, je dois ventiler largement. Maurice dans son fauteuil-lit étouffe, il dort assis et moi, je range, prépare les salades et m'occupe de relever les œufs au poulailler. Je n'ai pas trouvé de leurre chez Point Vert. Et je devrai y retourner car je veux contenir les poules aux endroits faciles d'accès pour moi.

La petite poule noire que je caresse s'est enfuie, elle s'est retrouvée dans la haie du fond et se promène tranquillement dans la grande allée. Elle a fort bien retrouvé le passage pour revenir vers nous.

Je le dis à Maurice qui s'inquiète aussitôt. Comme hier, car elle s'était échappée de la même manière (sans doute en volant), j'ai calmé Maurice en lui disant qu'elle allait venir vers moi, qu'elle se ferait caresser et qu'ainsi je pourrais la prendre facilement... et c'est exactement ce qui s'est passé. Nous lui avons de nouveau coupé l'aile droite et je l'ai remise dans l'enclos sans souci. Maurice n'en revient pas de cette poule si familière.

Un orage gronde et il se met à pleuvoir quelques grosses gouttes. La podologue arrive vers seize heures... je l'avais oubliée... et Julien juste derrière.

Nous nous faisons soigner puis Maurice veut sortir. Le temps n'est pas très engageant... l'orage tourne au-dessus de nous, il semble s'être éloigné et nous partons.

Dans Lescoff, le fauteuil de Maurice s'arrête une fois, puis deux. Nous faisons demi-tour. Il s'arrête de nouveau près du hameau.

Il est temps de rentrer... et d'un coup il réalise que cela doit venir du gros chargeur, le petit charge le mien qui visiblement tient la charge... espérons-le car sinon nous n'allons plus pouvoir sortir avant d'avoir de nouvelles batteries.

Maurice met son fauteuil en charge. Nous soupons, je range un peu et m'installe au bureau.

Maurice se couche... comme chaque soir, il se plaint de ses jambes. Le tapis au sol est trempé, je le change contre deux serviettes pliées en quatre... il doit supporter tant de maux !

En dormant, il geint et crie parfois. La morphine le fait divaguer.

J'attends la fin de ma lessive pour aller me coucher...

UN RADEAU DANS LE CIEL / Dana LANG
Mon jardin enchanté du Cergne !
Mon jardin enchanté du Cergne !

Vendredi 26 août 2016,

Le temps s'est rafraîchi et des nuages gris recouvrent le ciel.

Sylvie arrive pour prendre son service et nous sommes toujours heureux de la voir.

Béatrice tarde à venir aussi je me prépare car je veux aller chercher des leurres pour les poules et aussi des bagues pour baguer la poule qui me suit en gloussant.

Nous abandonnons Maurice mal en point après une nuit de galère dans les mains expertes de Béatrice. Nous filons à Gamm vert, où je trouve ce que je veux et je me renseigne sur les aliments. Sont-ils bio... non ! Il me faudrait trouver du maïs chez un agriculteur qui ne traite pas ses champs... pas si simple !

Bon, nous rentrons. Le ciel s'est découvert d'un coup et un grand et chaud soleil fait son apparition dans un ciel bleu pur sans nuage, comme souvent ici.

Une fois rentrée, je vais au poulailler avec mes cannes en prenant garde de ne pas tomber. Généralement j'avance avec mille précautions, chose extrêmement difficile car je n'ai absolument aucun équilibre. Je vais placer les leurres et baguer ma poule 'La Diva'. Elle se laisse approcher, prendre et caresser comme un chat. J'en profite pour la baguer en la posant sur l'estrade des chèvres. Ce n'est guère aisé pour moi entre mes déséquilibres et mes 'mains de singe', d'autant que la bague n'est rien d'autre qu'un petit tortillon en plastique jaune. Je fais cela pour la reconnaître mais maintenant je l'ai bien repérée... c'est la plus noire de toute, la plus ronde et les plus belles plumes. Voilà c'est fait ! Ouf, il a fallut parfois la maîtriser car elle s'impatientait mais elle a été très docile. J'ai dû repousser les assauts de Froudenn qui jalouse la chargeait avec ses cornes, exactement comme elle se comporte lorsque je joue avec Aig (Aik, Petit bisou) ! Ah, l'affreuse. J'ai vérifié les différentes cases, balayé les estrades et Aig est venue chercher sa dose de caresses en jouant avec moi. Froudenn fort heureusement très affairée à décortiquer une branche de fusain se tient tranquille.

Bon, après ça, je m'attaque au nettoyage du tout petit poulailler. Je vérifie qu'une poule ne soit pas dans le pondoir, mais rien. Donc j'abaisse la porte car sinon les cocottes passent par le tiroir que je suis obligée de retirer pour le nettoyer. À ce moment Caboche saute rapidement juste au même moment et sort par le trou grand ouvert... mince, il va falloir l'attraper maintenant et avec celle-ci ça va être une autre paire de manches ! J'appelle Sylvie en renfort car je ne pourrais pas marcher aussi vite et je risque une chute à tout moment. J'ai pris le filochon pour la capturer et du coup je le passe à Sylvie. Elle lui court après, tourne autour d'elle deux, trois fois, puis elle la chope dans le filet ! Chic, la voilà prise et elle la dépose dans l'enclos. La prochaine fois, je me méfierai davantage, mais Caboche porte bien son nom !

Enfin, tout est terminé et je vais pouvoir m'attaquer au repas tout prêt d'hier avec salade, purée, poulet, yaourt, fruit.

Maurice toujours aussi mal se traîne lamentablement.

Lorsque Sylvie nous quitte nous passons à table. Pierre nous envoie un SMS pour nous dire qu'il arrive dans cinq minutes. Il vient avec une livraison de dégustation de cochonaille à en faire pâlir plus d'un ! Pétard, sacré Pierre, c'est pas possible !

Notre ami à peine sorti, je reçois un coup de fil de Nathalie. Nous sommes très heureuses de nous parler au téléphone et de prendre des nouvelles réciproquement.

Du coup, Maurice a finit son repas avant moi et il va se coucher.

Je termine mon déjeuner, je range... puis une crise d'asthénie me saisit vers quatorze heures. Je vais m'allonger... je m'endors pétrie de douleurs insupportables qui vont durer tout le temps que je serais au lit.

Béatrice arrive pour les soins à seize heures trente et nous réveille.

Ensuite, nous nous préparons pour faire notre petit tour à la Pointe où Pierre nous attendra... mais le fauteuil roulant de Maurice stoppe par deux fois et nous sommes sur le point de faire demi-tour... je repense qu'il a pris son chargeur, donc, nous pouvons aller jusque chez nos amis Delphine et Alain pour recharger le fauteuil et en profiter pour rester un peu avec Pierre sur la terrasse ensoleillée. Justement il arrive sur son vélo électrique. Nous commandons un café et nous discutons autour d'un message envoyé par Maurice qui a écrit LK au lieu de OK... pas facile quand on tremble comme un fou avec le Parkinson ! Pierre a voulu savoir ce que LK voulait dire... en sommes nous arrivions à notre rendez-vous en vaisseau spatial ! ! ! Gros rires ! Puis Pierre nous donne sa recette de pieds et d'oreilles de cochon revenus dans la poêle-cloche et nous montre une photo de son plat. Il nous met l'eau à la bouche, oh, le coquin ! Ensuite il m'explique que l'attitude de ma poule n'est rien d'autre que la manifestation du besoin du coq pour couver et faire des poussins ! Oui, je n'y avais pas penser... à suivre donc...

Après un bon et très agréable moment passé tous ensemble, nous nous quittons avec la promesse d'aller déguster un moules frites chez Dédé... à condition que Maurice ne soit pas trop malmené par tous ses maux conjugués... c'est sûr que cela serait épatant. Pour arriver à la Pointe dans les conditions de sa batterie déficiente, il va falloir prévoir de s'arrêter recharger chez Delphine, puis chez Dédé... quelle galère ! Mais en attendant les nouvelles batteries, nous n'avons pas le choix ! Et ce serait tout de même bien de les avoir très vite pour profiter des très belles journées qui se présentent encore à nous... profiter de chaque instant.

Nous rentrons, son fauteuil s'arrête de nouveau deux fois... mais nous parvenons sans encombre à destination. Nous garons nos deux fauteuils au garage et comme chaque jour Maurice met en charge le sien. Je mettrai le mien demain.

Nous soupons et il regagne son lit. Je vaque à diverses occupations. Couper les restes pour les poules, faire la vaisselle, préparer une nouvelle machine... etc.

Enfin, vers vingt heures, je m'installe sur l'ordinateur à lire mes courriels.

Maurice s'endort... j'écris... j'entends le claquement des petits sabots des chèvres qui s'éternisent à jouer, il fait si beau !

Le pied de cochon façon Pierre et... le vaisseau spatial (lunaire) !
Le pied de cochon façon Pierre et... le vaisseau spatial (lunaire) !

Le pied de cochon façon Pierre et... le vaisseau spatial (lunaire) !

Published by Dana LANG, CONTEUR AUTEUR CREATEUR - dans UN RADEAU DANS LE CIEL
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24 août 2016 3 24 /08 /août /2016 17:50
CITATION / Dana LANG
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24 août 2016 3 24 /08 /août /2016 17:38
UN RADEAU DANS LE CIEL / Dana LANG
UN RADEAU DANS LE CIEL / Dana LANG

Mardi 23 août 2016,

Il fait un immense grand beau temps avec du vent le matin.

Nous déjeunons avant l'arrivée de Véronique et de Julien.

Comme chaque jour, depuis des mois maintenant, Maurice n'est pas en forme... c'est la mort lente, un supplice, une crucifixion. Tous les matins, il baigne dans son jus, les pieds trempés et la grosse serviette pliée en huit inondée. Il n'a rien perdu du tour de taille et repris un centimètre sur les jambes, la pompe est en action continue... son cœur fait de l'eau et son insuffisance respiratoire lui joue des tours.

Ce matin, j'ai rendez-vous avec le Maire de notre ville. Je me prépare et je prends la route... dans mon fauteuil roulant électrique en traversant les hameaux de la presqu'île, au bord de l'océan. J'ai chaussé mes grosses lunettes noires comme d'habitude, car ici, nous vivons sur un bateau en pleine mer. La luminosité abîme les yeux. J'ai aussi mis mon chapeau de paille garni de plumes. Comme d'habitude je ne passe pas inaperçue !

Devant la mairie l'employé m'a aperçue. Il vient m'ouvrir la porte, je suis en avance d'une demi-heure. Le Maire me rencontre avec une grande courtoisie, une belle gentillesse. Il m'écoute attentivement lui narrer nos soucis. Il me promet d'intervenir. Bon, je ressors de cet entretien regonflée d'espoir et je soupire de soulagement.

Lorsque je rentre, Maurice a fait un malaise respiratoire et Véronique a dû y faire face en tentant de l'aider au mieux... pas facile de faire quoi que ce soit sinon d'assister à cette grosse difficulté récurrente.

Après le repas, nous faisons une sieste puis nous partons prendre l'air à la Pointe. Le fauteuil de Maurice s'arrête dans la côte et nous devons le recharger ; fort heureusement nous avons emmener le chargeur.

Nous retrouvons Pierre et une prenons une collation, cependant que le fauteuil se recharge. Il fait très, très chaud, sans un souffle de vent. Bientôt Maurice étouffe, il faut rentrer à la maison.

Nous repartons instantanément et nous passons en coup de vent dire bonjour à Delphine. Maurice ne va vraiment pas bien... il faut reprendre la route.

Entre deux hameaux, le fauteuil s'arrête à nouveau, il est vraiment à bout de batterie, vivement septembre qu'elles soient changées.

La soirée s'achève comme chaque jour.

Je fais tourner mon linge, cependant que j'écris... je veille tard.

UN RADEAU DANS LE CIEL / Dana LANG

Mercredi 24 août 2016,

Le jour se lève dans la grisaille avec un ciel couvert. Mais nous avons moins chaud, on se sent mieux. Véronique revient ce matin, Julien aussi.

Maurice va mal, il me dit :

– Je vais mourir aujourd'hui !

Je prends la journée comme elle vient avec ses hauts et ses bas, mais plus de bas que de hauts depuis de trop longs mois. Cela me lamine et me mine.

Pierre nous fait savoir qu'il passera rapidement ce soir. Lorsqu'il vient il nous apporte un morceau de saucisson de dégustation (je ne dis même pas tant c'est goûteux!) et nous apportera ce que j'espérais acheter avec mon fils à la Ferme des Gorré : de la conchonaille, oui mais quelle cochonaille ! Tout bio ! Sacré Pierre, quel type formidable !

Nous ne sortirons pas ce soir, Maurice n'est pas en état...

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22 août 2016 1 22 /08 /août /2016 21:32
TEXTES PRIMES de Dana LANG... EN IMAGES
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Published by Dana LANG, CONTEUR AUTEUR CREATEUR - dans PRIX DECERNES
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22 août 2016 1 22 /08 /août /2016 18:14
CITATION / Dana LANG
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22 août 2016 1 22 /08 /août /2016 17:34
UN RADEAU DANS LE CIEL / Dana LANG
Graziella chante un air lyrique... sublime !
Graziella chante un air lyrique... sublime !

Dimanche 21 août 2016,

Maurice vient de passer une nouvelle nuit difficile, irrité par une crise de démangeaisons invivable... en 2009, durant cinq mois, ce fut la même chose. Je pense que son corps rempli d'eau provoque ce genre de problème intenable.

Au réveil il me dit que cela dure depuis trop longtemps :

–'Quand cela finira-t-il ?', me demande-t-il.

Nous déjeunons, Maurice accablé de fatigue retourne se coucher en attendant l'infirmière. Heureusement sa douleur au poignet droit s'est enfin calmée.

Je fais la vaisselle, étends le linge que j'ai dû faire tourner hier soir de dix heures quarante-cinq à douze heures quarante cinq... j'ai dû attendre la fin de la machine qui fait beaucoup trop de bruit dans la chambre pour dormir. Nous n'avons pas d'heures creuses de jour et devant le coût effarant de notre note d'électricité (surcoût dû à nos deux handicaps et la grande maladie) je dois faire mes lessives (abondantes) la nuit !

Il faut savoir que nous avons quatre lits médicalisés électriques deux dans la chambre, deux au salon, deux batteries de fauteuil roulant à recharger chaque jour, un respirateur de nuit (où les fournisseurs devaient nous payer un peu de la consommation mais qui n'a été fait que trois mois en vingt ans !), des lessives importantes du fait que Maurice doit être changé très souvent, deux ventilateurs car il craint énormément le chaud avec ses détresses respiratoires... etc... etc... c'est tout simplement l'hôpital à la maison !...

Et rien ne nous est épargné ! ! !

Je file m'occuper des animaux... couper de la haie aux chèvres, apporter du maïs et de l'orge pour tous, je jette des grains de blé aux poules, je change et remets à niveau l'eau dans l'abreuvoir et dans le bac aux oies. Toute la basse-cour glousse de plaisir. Cocotte, la petite poule me suit en chantant et se couche pour se faire caresser !

Il fait un temps radieux avec un ciel bleu pur sans nuage.

Après le repas de midi préparé de la veille, nous allons chacun dans notre lit. Lessivée, je m'endors mais mes douleurs aux jambes ne vont pas me quitter. Finalement à quinze heures trente je me réveille.

Je me prépare car Maurice veut aller faire son tour, après les soins. Nous partons en direction de la Pointe où nous retrouvons notre ami, Pierre devant son café. Nous passons encore un moment délicieux chez Dédé qui nous fait connaître une jeune Diva. Graziella, chanteuse lyrique nous pousse un air et nous lui en réclamons un deuxième.

Quel don, quel talent ! Un elfe passe... instant féerique.

Puis Maurice fatigué, nous songeons à rentrer. Dans la côte son fauteuil électrique s'arrête... nous devons le charger chez Delphine. Notre ami, Alain se fait un plaisir de brancher le chargeur et nous attendons un petit moment tout en discutant avec eux.

Finalement nous repartons pour arriver sans problème à la maison malgré la faiblesse des batteries.

Nous soupons rapidement. Maurice retrouve les J. O. et moi, l'ordinateur.

Je téléphone à mon fils pour avoir des nouvelles de mon amie Jacqueline, mais après son époux, elle vient de perdre un frère et un neveu. Comme la vie peut-être dure parfois pour certains d'entre nous.

UN RADEAU DANS LE CIEL / Dana LANG
Oh, les belles mûres cueillies par Pierre
Oh, les belles mûres cueillies par Pierre

Lundi 22 août 2016,

Maurice atteint de démangeaisons intenables depuis quatre heures me réveille en sursaut à cinq heures quarante cinq pour que je le soigne.

C'est effarant le pansement collé à cet endroit ne convient absolument pas. Il fait de la colle et cela lui occasionne un très grand mal être... rien d'étonnant à cela ! Je retire le pansement et le traite à l'éosine et comme par enchantement cela le calme instantanément.

Vers huit heures je me lève, Maurice réveillé m'entend et se lève à son tour. Je prépare les tartines grillées et nous déjeunons avant l'arrivée de Julien, l'infirmier.

Nathalie arrive pour prendre son service... cette semaine toutes les filles rentrent de vacances à tour de rôle.

Je téléphone à EDF qui m'accorde une mensualisation plus élevée en rapport avec ma facture annuelle et une mensualisation du supplément de l'année. Pour une fois tout se passe très bien... formidable !

Maurice est rasséréné, lui qui a pris une crise de panique devant la note surélevée, perdant pied, acculé de tant de maux... les crises de panique surviennent à chaque contrariété désormais. Cela est compréhensible avec son œdème cérébral, son insuffisance cardiaque et respiratoire, le Parkinson, le cancer de la prostate, la polyarthrite, les soixante opérations, les œdèmes cardiaques qui coulent sans arrêt, acculé à ne plus guère bouger, lui le battant, le chef ne peut plus gérer, assumer les difficultés... on ne le pourrait pas même à moins.

Mais heureusement je suis un chef, moi aussi !

Je prépare le repas de midi. Je fais des pâtes avec le jus restant du repas d'hier (poivrons et courgette farcie dont j'ai congelé quatre morceaux de deux parts de la courgette si grosse). Avec l'autre j'ai ajouté cinq petites patates, six gousses du bon ail de Yohann, de la crème, je confectionne un velouté que je passe au mixer. Un vrai délice... c'est si bon que nous finissons ce soir, cette soupe froide, elle se révèle meilleure encore.

Cet après-midi après les soins nous avions rendez-vous avec Pierre chez Alain, mais Clémentine et Henke sont arrivés pour finir la coupe de la haie que j'avais déjà fort taillée, mais il restait quelques touffes inaccessibles pour moi de l'autre côté, du côté du pré de Pierre. Je ne peux pas me déplacer de ce côté-ci en béquilles car je tombe à chaque pas, et en fauteuil c'est totalement impossible. Et finalement je parviens à garder les haies à ma hauteur pour ne pas être dépassée par la situation.

Donc, ce sont des voisins absolument formidables ! Et Maurice et moi savons apprécier leur dévouement, leur empathie à notre égard. C'est vraiment un petit coup de main qui m'ôte une épine du pied !

Henke est vraiment un chic type qui nous a beaucoup aidé à notre installation dans la maison. Nous les apprécions beaucoup. C'est merveille que de les avoir près de nous. Finalement nous prenons tous un café chez nous et Pierre arrive qui a reçu un SMS de Maurice lui indiquant que nous ne pouvons pas nous retrouver chez Alain, ce soir.

Tout le monde nous quitte après un délicieux moment passé ensemble.

Nous soupons. Maurice qui ne se sent pas bien se couche et s'endort.

Je réponds à mes courriels, et comme chaque soir, j'écris... je me coucherai encore très tard, car je dois faire tourner la machine à laver dans ce qui était une lingerie de plain pied et qui est devenue notre chambre car nous ne pouvons pas occuper l'étage.

Belle journée de fraternité encore aujourd'hui... avec un grand soleil en prime.

... quand je raconte la Légende d'Ys... photo de Pierre.

... quand je raconte la Légende d'Ys... photo de Pierre.

Published by Dana LANG, CONTEUR AUTEUR CREATEUR - dans UN RADEAU DANS LE CIEL
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Présentation

  • : Dana LANG, artiste Internationale, conteuse aux plumes de sioux, citoyenne du monde, auteure fantasy, poète, lauréate de 50 Prix Littéraires Internationaux, éditrice, ambassadrice de la PAIX, membre SACD, UERAA, AEB, World Académy of Arts and Culture and World Congress Poets, ...
  • Dana LANG, artiste Internationale, conteuse aux plumes de sioux, citoyenne du monde, auteure fantasy, poète, lauréate de 50 Prix Littéraires Internationaux, éditrice, ambassadrice de la PAIX, membre SACD, UERAA, AEB, World Académy of Arts and Culture and World Congress Poets, ...
  • : *1979-1989, bibliothécaire jeunesse en banlieue lyonnaise (Vénissieux) où elle conte déjà trois fois par semaine. Les classes s'inscrivent sur des listes d'attente. *1989-2002, conteuse professionnelle internationale (artiste, durant 12 ans intermittente du spectacle / Cie du Soleil Noir). Elle conte dans les écoles, collèges, lycées, bibliothèques, médiathèques, salles de spectacle, théâtres, festivals... etc... *1991, fondatrice d'une Maison du Conte 'La Biche au Bois' au Cergne (42-Loire). Elle reçoit 20 000 scolaires en attractions contées sur les terres d'Anne de Beaujeu dans les Monts du Haut-Beaujolais, et organise un Festival du Conte et des Conteurs en Forêt et en Cabarets «Flèches des Fées» pendant cinq ans. Elle conte avec divers musiciens dont Tenzin Gonpo artiste Tibétain qui l'accompagne aux instruments et à la voix. Elle parraine un enfant tibétain durant plusieurs années. *1994, sociétaire des Auteurs et Compositeurs Dramatiques. Elle participe à divers festivals... *Avril 1998, elle conte dans les écoles françaises, Instituts, hôtels, villages pour le Festival International des Conteurs Francophones à Abidjan en Côte d'Ivoire. *2003, auteure, poète, en situation de handicap, elle poursuit en écrivant toute son Œuvre. Elle réécrit ses contes adaptés pour la scène (120 contes) et écrit de très nombreux ouvrages dont des contes merveilleux et fantastique, un récit autobiographique ' Les Sanglots du Vent' ; une trilogie Fantasy ' Les 3 Héritiers de la Clef des 7 Mondes' (t.1 : La Dragonne et l'Œuf d'Or Sacré ; t.2 : Éloïse et le Commandeur du Temps ; t.3 à paraître) ; des témoignages de vie ' Docteurs, vous m'avez tué ! ' suite à paraître : ' La Danse de la Méduse ', ' L'Arbre d'Or ', 'La Fuite du Temps', 'La Maison du bout... de la Terre', 'Plus fort souffle le vent', 'Un Radeau dans le Ciel'… un recueil de prose poétique de 7 livrets ' Puisque tu vis, Philippe', une suite de nouvelles et de prose poétique 'À l'Aube d'un Jour' et un livret de pamphlets (prose insurrectionnelle : 'Je vous écris, Frères Humains', ... *2011, à la création de la Maison du Conte, de l'Illustration et de l' Édition Fantastique ' LA FONTAINE AUX FÉES ' édite dix de ses livres (sur plus de 30) et avec son époux Maurice JANIN, architecte d'exécution (en situation de handicap), fréquente les Salons du Livre de Rhône-Alpes, Auvergne, Bourgogne, Yonne, Paca chaque week-end durant deux ans. Sur le Salon du Livre de Lorette (42-Loire), elle rencontre Michel COUROT, Dico d'Or, grand gagnant de la Dictée de Bernard Pivot en 1995. Il deviendra son relecteur et son très grand ami. En avril 2011, elle écrit un conte merveilleux : Flora, Pipi et Scratch, la sorcière. *2012, sociétaire des Arts et des Lettres de France, membre du bureau de l' UERA A (Union des Écrivains de Rhône-Alpes-Auvergne), ambassadrice du Cercle des Ambassadeurs Universels de la Paix, 'La Fontaine aux Fées' édite 'Le Grand Livre de Marina' de Marina FERREIRA et ' Le Monde de Lucas ' de Didier POUDIÈRE. *13 octobre 2013, elle est nommée Membre de la World Académy of Arts and Culture and World Congress of Poets. *Le 18 mai 2014, elle parraine le 1er Festival du Livre et de l'Illustration Jeunesse «Les P'Tits Z'Amis de Marina » à Saint-Didier-de-Formans dans l'Ain (01). *13 Juillet 2014, après avoir vécu deux ans dans le village natal de son père en Alsace près de Bâle et de très longues années en région lyonnaise, elle vit désormais à Plogoff dans le Finistère et devient Membre de l'Association des Écrivains Bretons (AEB). Elle écrit et publie un nouveau conte ' La Fontaine de la Mer Feunteun Aod '. *Décembre 2014, elle collabore au Festival International du Conte de Guillaume ÉKOUMÉ, au Cameroun. Elle écrit un nouveau conte 'Max, le Petit Sorcier'. *Février 2015, elle écrit un conte 'Louka, le Petit Loup de Brocéliande' dédié à son arrière petit-fils, Louka né le 5 février 2015. *23 avril 2015, elle écrit 'Le Dragon de Pors Loubous', un conte fantastique. Fin juillet, par son épouse Danyèle, elle apprend dans une profonde tristesse le décès de son indéfectible ami, Michel COUROT. *20 décembre 2015, elle conte 'Plume de Corbeau' au théâtre Georges Madec à Esquibien pour les enfants des écoles et leurs parents. *Septembre 2013 à 2015, elle devient lauréate de 51 distinctions Littéraires Internationales (Trophées, Mérites, Médailles, Prix, Mentions...) décernés par 13 concours Littéraires Internationaux. *2015-2016, elle recherche un Éditeur sérieux pour lui reprendre toute son Oeuvre. *En 2015, elle est invitée à Sacramento en Californie et à Prague en Tchécoslovaquie du 5 au 10 septembre 2016 par le Président de la World Académy of Arts and Culture and World Congress of Poets où elle ne pourra pas se rendre. *Le 1er février 2016, elle écrit le conte 'Justine et le Pays Contraire'. *Février 2016, elle s'inscrit dans les Salons Festivals du Livre en Bretagne qu'elle espère honorer de sa présence... le 24 avril 2016, elle se rend au Salon du Livre de Botmeur (Finistère) où elle conte et dédicace... En juin 2016, elle écrit le conte Kaoura, la Princesse aux Sept Dragons...
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