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1 - Symboles et traditions
Traditionnellement en Alsace, la veille de Noël était consacrée à Adam et Eve. Le sapin, seul arbre vert en décembre, symbolisait l’arbre du fruit défendu. On le recouvrait alors de pommes - le péché originel- et d’hosties - la rédemption.
La coutume de l’arbre de Noël se propagea à une grande partie de l’Alsace sous l’influence du protestantisme, avant de gagner les pays germaniques.
Déjà, au XIV° et au XV° siècles, des archives communales mentionnaient le droit pour les habitants de couper un sapin dans la forêt communale en période de Noël. Après 1500, la comptabilité de certaines corporations atteste l’achat d’un sapin et de décorations destinées expressément à la célébration de Noël.
L’ornementation du sapin a évolué au fil du temps. Aux pommes et hosties s’ajoutèrent fleurs en papier, bougies - symboles de la lumière du christ – friandises, jouets, boules de verres pour arriver aux sapins aux styles extravagants que nous connaissons.
Sous Napoléon, l’Alsace était la seule province française à célébrer Noël en décorant ses maisons de sapins.
« En Alsace, il n’y a pas de famille si pauvre qu’elle soit, qui n’ait son arbre de Noël ».
Le roi Louis Philippe a été le premier à introduire l’arbre de Noël alsacien à Paris. Il faudra attendre la guerre de 1870 et l’immigration des alsaciens pour que la coutume se transmette à la France puis au monde entier.
Quand un alsacien émigre, il emporte la coutume héréditaire dans ses pénates. On l’a retrouvée dans les placers boueux de Californie, dans le sable du Sahara, dans les tranchées de Sébastopol, si bien qu’on a pu dire :
Là où est une famille alsacienne, là est un arbre de Noël. »
(E.SEINGUERLET - Histoire de Strasbourg – 1876)
2 - L’ARBRE SUSPENDU
Plusieurs gravures anciennes nous montrent un arbre de Noël suspendu au plafond comme devaient l’être primitivement les branches de sapin.
3 - L’ARBRE SYMBOLIQUE
En tant qu’arbre, le sapin de Noël est symbole de régénération, distributeur de fruits. En tant qu’arbre à feuilles persistantes, il est promesse d’un printemps futur, toujours vert et vivant malgré la rigueur des temps.
4 - LE PREMIER SAPIN DECORE
En 1597, les comptes de la ville de TURCKHEIM mentionnent l’achat de décorations de Noël : pommes, hosties, papier peint et fils. Le papier peint servait probablement à la confection de roses en papier, symboles de la fidélité et de l’amour de Dieu pour les hommes. La croyance populaire voulait que certains arbres refleurissent pendant la nuit sainte.
5 - LE SAPIN EN 1605
A Strasbourg en 1605, le Weinachtsbaum apparaît dans les écrits d’un voyageur resté anonyme : ‘’A Noël, on érige des sapins à Strasbourg,
dans les Stuben, on y accroche des roses en papier multicolore découpé, des pommes, des oublies, des fils d’or, des sucreries’’
6 – L’arbre richement décoré
Symbole de vitalité, de fécondité et d’abondance, l’arbre va se couvrir de bonnes et belles choses : fruits, noix, gâteaux, bonbons, cadeaux, poupées, jouets,…
7 - LUMIERES DE NOEL
Ce n’est qu’en 1785 que les bougies sont mentionnées comme éléments décoratifs dans une description faite par la baronne d’OBERKIRCH :
« Le grand jour arrive, on prépare dans chaque maison le tannen, le sapin couvert de bougies et de bonbons avec une grande illumination… »
8 - LE SAPIN DECORE DE BOULES
A l’origine, les sapins de Noël étaient décorés avec des pommes. D’après une légende, en 1858, une grande sécheresse priva les Vosges du Nord et la Moselle de pommes et de fruits en général. C’est alors qu’un souffleur de verre de Goetzenbruck, dans l’Est mosellan, essaya de trouver une solution en soufflant des boules en verre.
9 - L’ARBRE SUR LA FONTAINE
Durant la nuit de la Saint-Sylvestre, au tournant du siècle dans les villages francophones des Vosges, les jeunes filles se rassemblaient à la fontaine où elles allaient puiser de l’eau et y plantaient un petit sapin. Dans la journée du lendemain, elles le décoraient de rubans, de coquilles d’œufs et autres fanfreluches. La nuit tombante les surprenait à danser.
10 - L’ARBRE DE NOËL A L’ECOLE
A partir de 1871, l’administration allemande introduit la scolarité obligatoire et impose même la coutume de l’arbre de Noël, présenté comme authentiquement germanique.
Avant cette date, les archives mentionnent pourtant maintes fêtes de Noël scolaires, dans les milieux protestants surtout.
11 - LE SAPIN COMMERCIAL
Dans les années 1930, l’arbre de Noël fait son apparition sur les places publiques, aux carrefours, devant les magasins.
Depuis la guerre de 40-45, il est devenu un élément incontournable
dans la décoration des commerces et l’illumination des centres villes pendant le mois de décembre.
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(Photo : dessin / CHRISTINE WILSDORF/ Droits
Réservés)



GARGONILLE, LA SORCIERE DES CHEMINEES
Un conte de Noël de DANA LANG (Tous Droits Réservés)






QUESTIONNAIRE :
Et...la porte du conte
s'ouvre sur le mystère, le monde de l'au-delà, l'autre monde, de l'autre côté du miroir, le mystère des fées...des elfes...des lutins, des trolls, des korrigans, des farfadets, des
leprechauns...des tomtes...des niebelungens, tant d'êtres fantastiques et merveilleux...
Et...l'enfant est transporté dans l'univers magique...des rêves, des poèmes
des histoires de princesses
et des contes de fées
des tartes à la crème
des dragons, des sorcières
aux longs poils plein le nez
des géants, des chimères
des loups affamés
et des monstres ventrus ! Turlututu !
( Dana LANG, Extraits de "Eclats de Dires", tous Droits réservés)
" La Biche au Bois " Maison de la conteuse.

Maison de la Conteuse, vue du ciel


et, dans le bruissement des arbres,
le son de ta voix.
Je n’ai pas pu grimper sur la montagne,
solitaire,
pour hurler ton nom
jusqu’à ce que jaillissent mes larmes
et le sang de mes plaies contenu.
Figée sur ce mur rêche et dur
j’ai observé le ciel
la mort en dedans.
.../...
Ose aimer pour traverser les chagrins
Ose, pour éclater de joie
Ose, pour étouffer la douleur,
Ose, pour affronter la vie
Mais ose,…ose aimer.
.../...Femme, petite femme
Ton âme ressemble à un cœur
Dans l’écrin de ma main
Où gémit
La souffrance de tes sœurs
Ton regard
s’étale comme un lac blanc
où se cherchent la paix et le bonheur
Tes mains caressent l’eau
appel de la liberté où le vent
envole la colombe
Ton ventre
berceau de la vie
enfante l’avenir
Ton corps entier érigé
devient la figure de proue
d’humanité
Tu bâtis dans le chagrin
le bonheur de demain
De quel fardeau
peux-tu être affligée
dont tu ne sortes
victorieuse et anoblit
Peux-tu le savoir
Toi si petite
petite femme ?
.../...
ne pas leur montrer
ne rien leur faire voir
Etre la vitrine
où tout scintille
où l’on a envie d’entrer
de découvrir
d’apprendre et d’entendre.
Ne pas leur montrer
que ce long chemin parcouru
fut semé d’embûches,
d’obstacles en tous genres
où la course fut si rude
et le combat si âpre
que tu en sors blessée
meurtrie
a bout de fatigue
de souffrances
Mais il valait la peine
Car il fut si beau
conduit par le seul vouloir
cherche et trouve le bonheur
Voilà ce qu’elle te dira ma vitrine
elle te fera croire
que tout était facile
comme une recette rapide
mais si tu es curieux
tu souhaiteras y pénétrer
comme dans un livre d’images
alors…je te parlerai
de mes rêves
Ils furent fous mes rêves
et insensés aussi
parce que femme
et comme un fil ténu,
ils ont tissé une histoire
capable de tenir
sur un simple
tableau.
.../...
Mois d’avril triste, où les abricotiers et les amandiers ont gelés. Le forsysthia avec un mois de retard frissonne et ses fleurs ont bien du mal à garder leur éclat jaune flamboyant.
La vie est belle, redresse la tête, baisse pas les bras.
Pourtant, je rêve d’évasion, de soleil et d’espace, de la caresse du vent, du mouvement de la mer, comme de ton cœur qui bat contre moi.
Et, je m’enivre de l’air du temps, du cri des mouettes sur le sable, en courant.
Mes yeux avides retiennent la beauté sauvage pour la fixer dans la mémoire sans âge.
Je chasse les mauvais jours pour
ne plus me souvenir, encore et encore que de toi.
.../...
Désemparée, esseulée, triste,
Pourquoi est-ce que je résiste ?
Je chante, je ris sur le seuil,
pourquoi tant de trilles ?
quand mon cœur est en deuil
et mon âme vacille.
.../...
Des cerises, des pivoines et des fraises
Pour cueillir les coquelicots et les bleuets
Dans mes cheveux la marguerite préférée
Je m’en irai par les chemins
A la recherche de la maisonnée
Où toi, dans ce coin de ciel bleu
Plein de ciments sur les mains
Tu me tendras ta bouche gourmande
Comme une rose. .../...
Juin 1986 :
Il y a des sources
D’où naissent des rivières
Où s’ébattent des oiseaux
Et des enfants
Et de l’eau qui ruisselle
Et se mêle
en coulant délicieusement
au milieu des champs
où paissent des vaches
qui s’approchent des barrières
pour nous voir passer
comme deux enfants
deux enfants fous
heureux et tendres
qui se sont couchés
en rêvant
au milieu des champs.
Sonnera l'heure de ce rendez-vous fébrile,
Tendre et joyeux
Cet instant où je veux
Retenir le temps
Et l'adieu déchirant
Comme la mort
Qui nous retire
Là, du bonheur.
.../...
J'entends nos rires aigrelets
Comme l'écho du bonheur
Et les souvenirs
Reviennent en chapelets
Fous d'avenir
Où Carillonne le malheur
.../...
Mettre l’empreinte de mes pas sur le sable
mon cœur malheureux, mes yeux emplis de larme
et, comme un cri étouffé
un chagrin, un
sanglot
Esquisser mon âme sur le soleil
puis disparaître avec lui dans la
mer
Dessiner face aux pins et aux vents
une fille seule aux cheveux fous
sans amour, éteinte, sous le
drap du ciel.
Aérienne comme la neige
Détachée, insensible
Point de suspension
Pareil à la plume
D'un cygne
Elle se déplace légère
Et n'attend rien
Rieuse et radieuse
Tel l'edelweiss
Elle darde ses rayons
Quand elle a traversé
Toutes les guerres
Etonnée de vivre encore
Forte et sereine devant sa vie
Solitaire
Elle ouvre les yeux
Et parcourt le monde
Plus de chaînes, ni d'entraves,
Plus de prison
Elle croque dans la vie
Comme Eve dans la pomme
Et tant pis si le regard des autres
L'accusent comme un péché
Elle vit !
.../...
Pense à tes enfants
Broyés par l’école
Les laissant là
Pour tout compte
Cette machine infernale
Se soucie seulement
De former une élite
Où il est interdit
De créer, de rêver et de rire
Et où ce qui n’est pas
maths
Et sciences n’est pas roi
Puisqu’ ils sont si mauvais
Tous ces cancres, ces débiles
N’oublie pas mon enfant
Que tu peux tout, toi
Si ton cœur est vaillant
Et tes rêves assez grands
Impossible ne sera
rien
Car avant que d’être le premier
Sois un homme
Mon fils !
.../...
Ciel d’hiver
L’horizon blanc de neige et de brume
S’effiloche dans les airs
En blanches plumes
Est-ce les oiseaux qui se tuent
Où les rêves d’un dieu ?
Le froid engourdi les pas
Des passants qui se pressent
Et, j’ouvre des yeux étonnés
Sur ce monde aveugle
Qui ne comprend pas.
Femme, bats-toi
Secoue le joug de la neige
Tes enfants te suivront
Dans le sillage des airs
Et demain la terre
Refusera ses chaînes
Les hommes répandent le sang
Et la haine
Et la guerre
Et tu portes la vie
Ils ont besoin de toi
Ils ont construits l’enfer
Gratte tes lourds sabots
Et cours les délivrer
Femme, force de frappe
Demain se lèvera
Dechirant ses voiles
Et ses cris, et ses larmes
Jetant ses oripeaux
Sa misère et ses maux
Au feu de cet enfer
Femme demain
Se nommera
Et deviendra
L’irréelle humanité
Dana Lang " MIROIRS " Livret proses 2 (Tous Droits Réservés)
Rouge sang sur la neige
Le cœur de l’enfant martyr
Et de la femme violée respire
Rouge sang sur la neige
Le merle noir se tient gelé
Sur ses pattes fines
Là-bas, au loin
Au même instant
Un enfant meurt de faim
Celle-ci, couchée dort
Sur la bouche d’égout
Un autre à ta porte
Pitoyable, mendie
Dans le métro erre la foule
Des sans logis
Rouge sang sur la neige
Dans la poubelle, un plus pauvre
Découvre l’enfançon
Dans un plastique
La femme battue se suicide
Un bébé vient au monde
Aujourd’hui
Une fille
Cœur rouge dans la neige
Là-bas des hommes font la guerre...
A suivre dans "Miroirs " février 1987 (Dana Lang).
AVRIL
Avril 2008, trois anniversaires
Nous n’aurons pas le temps
De vivre encore, de sourire, de nous
plaire
Ce sauvage printemps
Me déçoit, m’indiffère
Quand la vie brusquement
De soucis nous atterre
Nous accable maintenant
Tant de deuils faut-il faire
De tous ces jours lentement
Filent nos soupirs souvenirs
Se dégradent et s’enferrent
Il n’y aura plus de chants
Et jamais de mystères
Car la vie peut finir
Ce matin.
IL PLEUT
Il pleut, il pleut
Je ne suis pas trop vieux
Il pleut, il pleut
Méfie-toi de tes yeux
Il pleut, il pleut
Prend ma petite menotte
Il pleut, il pleut
En voilà des carottes
Il pleut, il pleut
Envole-toi, si tu peux
Il pleut, il pleut
Formule un petit vœu
Il pleut, il pleut
Regarde tout est gris
Il pleut, il pleut
Voilà que tu souris
Il pleut, il pleut
Allons chercher des œufs
Il pleut, il pleut
Je me sens un peu mieux
Il pleut, il pleut
Va voir dans la cabane
Il pleut, il pleut
C’est un aéroplane
Il pleut, il pleut
Vois le bel arc en ciel
Il pleut, il pleut
Me fait pousser des ailes
Il pleut, il pleut
Je m’envole et je vole
Il pleut, il pleut
Prend garde à la bagnole
Il pleut, il pleut
J’entends l’accordéon
Il pleut, il pleut
Je ne vois pas Léon
Il pleut, il pleut
Je n’irai pas Germaine
Il pleut, il pleut
Boire à la p’tite fontaine
Il pleut, il pleut
Ne sois pas si grognon
Il pleut, il pleut
Regarde ton pantalon
Il pleut, il pleut
Voici des escargots
Il pleut, il pleut
Demain il fera beau !

…Ne pleure pas, si tu perds le soleil, tes larmes t’empêcheront de voir les étoiles !
…Les oiseaux ont appris à broder le silence mais ignorent
comment repriser le ciel bleu ? Il faudrait l’aiguille d’un cri et la laine d’un jour brumeux.
DANA LANG, extraits de "Eclats de Dire, Paroles au Gré du Temps " PROSE livret quatrième (TOUS DROITS RESERVES)

Vole papillon vole, dans les derniers feux de l'été.
Comme toi, je vagabonde vers les régions
nostalgiques et romantiques de mon coeur.
L'automne est amer comme les désillusions,
comment croire, quand tant de maux nous
assaillent que les humains changeront ?
Je tourne mon regard vers toi, papillon
insouciant sous le soleil rasant d'octobre,
je t'observe, aérien, si léger.
Ici, là, maintenant, tu détiens à toi seul l'amour
et la beauté du monde. Les fleurs rutilantes
des asters qui t'attirent te bercent sous le vent.
Mon âme au même instant chavire d'enchantement.
Vole, papillon vole, dans les derniers feux de l'été...
Dana Lang, "Dans la maison rose et bleue", livret de
prose cinquième (Droits Réservés) 
La fin de l'été s'annonce et déjà les feuilles rouges,
jaunes, chamarrées explosent de couleurs parmi les
sapins et les pins.
Des coups de fusils sauvages résonnent au loin.
Ils effraient les animaux apeurés et la forêt terrifiée
tremble.
Agacées, les fées se terrent dans leurs palais de
verre.
Un vent furieux souffle, gémit car la paix n'est
plus en ce vert paradis.



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